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Full text of "Annales de l'Académie d'archéologie de Belgique"

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■^ 


S^'.:/    . 


ANNALES 
DE  L'ACADÉMIE  D'ARCHÉOLOGIE  DE  BELGIQUE. 


PROTECTEUR 


SA    MAJESTE 


LE  ROI. 


ANNALES 


L'ACADÉMIE  D'ARCHÉOLOGIE 


BELGIQUE. 


XXIII. 


2'    SÉRIE,    TOME   TROISIÈME. 


-i-r^&f<S4-&^-^ï^ 


ANVERS , 

TYPOGRAPHIE  .I.-E.   liUSCHMANN  ,  Rl'K  DES  ISRAÉLITES 
JSG7. 


;He'.:rr^'-tNTf?î 


SIGLES  FIGULINS 

(ÉPOQUE  ROMAINE). 


ÉTUDE 


M.    H.    SCHUERMANS, 

ME.MlillE    TITILAIUE   A    LIÈGE. 


OBSERVATIONS  PRÉLIMINAIRES. 

c(  Partout  où  riiomiiie  a  séjourné ,  dit  l'abbé  Cochet  '^, 
vous  trouverez  le  fragment  d'un  vase.  La  poterie  est  la 
trace  la  plus  précieuse  du  passage  de  l'homme  sur  la  terre. 

'  Ce  mot  sigle  est  plus  caractéristique  que  tout  autre,  et  évite  des  périphrases  ;  il  a  en 
outre  l'avantage  de  correspondre  au  nom  longtemps  en  usage  de  «  poterie  sigillée  »  ,  ainsi 
nommée,  selon  quelques-uns,  à  cause  de  l'empreinte  (sigillum)  de  la  marque  du  potier. 
(V.  notamment  Publicalions  de  la  société  pour  la  recherche  et  la  conservation  des 
inomtments  historiques  du  duché  de  Luxembourg  ,  Vil,  p.  170)  ,  dont  ce  genre  de 
poterie  est  le  plus  souvent  revêtu.  Enfin  le  mot  est  déjà  employé  dans  un  cas  identique  : 
sigle  se  dit  des  lettres  initiales  et  des  abréviations  analogues  à  celles  des  poteries  que 
l'on  trouve  sur  les  monuments  épigrapliiques ,  les  monnaies  et  dans  les  manuscrits 
anciens.  C'est  pourquoi  nous  n'hésitons  jias  à  proposer  cette  expression  avec  l'csjjoir  de 
la  voir  adopter.  Ce  n'est  pas  du  reste  absolument  un  néologisme  :  on  trouve  l'expression 
dans  quelques  ouvrages. 

-  Apud  :  Publications,  etc.,  de  Luxembourg,  X,  p.  212. 

Commissaires  ra|iport('urs  :  MM.  C   Maoemans  cl  A.  Casteuman. 


—  6  — 

Aussi  l'élude  de  la  céramique  me  parait-elle  la  plus  impor- 
tante de  toutes  les  connaissances  archéologiques.  » 

La  science  des  poteries  est  la  pierre  angulaire  de  l'ar- 
chéologie, dit  de  son  côté  B.  Fillon  ^,  et  il  cite  à  ce 
propos  une  lettre  du  savant  numismate  Lelewel  qui  recom- 
mande l'étude  des  poteries  même  les  plus  grossières  : 
«  Qu'on  les  classe ,  qu'on  les  aligne  avec  l'œil  d'un  clair- 
voyant ;  de  cette  confrontation  naîtront  des  découvertes  que 
vous  et  moi ,  rêveurs  à  la  piste,  soupçonnons  sans  deviner 
la  force  expansive  de  leurs  conséquences  incalculables  pour 
l'histoire.  La  numismatique  aura  une  sœur  qui  ne  s'était 
pas  montrée  avant  le  temps  présent  quoique ,  par  l'âge  de 
ses  monuments,  ehe puisse  compéter  l'aînesse.  » 

De  Caumont'^,  s' attachant  même  aux  plus  menus  tessons, 
dit:  «  ces  fragments  offrent  peu  d'intérêt  aux  personnes 
qui  se  laissent  séduire  par  le  charme  des  formes  et  par  la 
belle  conservation  des  vases  plutôt  que  par  l'importance , 
des  inductions  qu'on  en  peut  tirer  pour  l'histoire  de  l'art; 
elles  n'ont  encore  été  étudiées  et  décrites  que  par  un  petit 
nombre  d'antiquaires.  Aussi  reste-t-il  beaucoup  à  dire  sur  les 
poteries.  » 

'  L'ait  (le  terre  chez  les  Poitevins  ,  préface  el  p.  15.  Cet  ouvrage  contient  d'excel- 
lentes observations  sur  la  poterie  romaine  ';  mais  il  y  a  lieu  de  faire  des  réserves  sur  une 
division  un  peu  arbitraire  en  poterie  romano-gaiiloise  et  (jallo-romaine.  Voir  aussi  : 
De  Caumont  ,  Cours  d'antiquités  monumentales  ,  11  ,  pp.  186  et  suiv/.  ;  Abécédaire 
ou  rudiments  d'archéologie ,  ère  gallo-romaine  ,  pp.  398  et  suiv.  ;  Arc.haeoloçjia 
(Revue  anglaise  d'anti(iuités) ,  V,  p.  290  et  VllI ,  p.  11  fi;  Publications,  etc.,  de 
Luxembourg ,  VU  ,  pp.  Ifi8  et  suiv.  ;  Hagemans  ,  Un  cabinet  d'amateur  ,  pp.  395  et 
suiv.  ;  Cochet  ,  Archéologie  céramique  et  sépulcrale  (passim)  ;  Brongniaut  ,  Traité 
des  arts  céramiqties  (pnssim)  ;  Brongniaut  et  Riocreux  ,  Description  méthodique 
du  musée  céramique  de  larnaiiufucture  rogale  de  porcelaines  de  Sèvres  (id.)  ; 
COMARMOND  ,  Description  des  objets  d'art  du  palais  des  beaux-arts  de  Lgon  ,  p.  56  ; 
Edm.  Tudot  ,  Collection  de  figurines  en  aivjile,  œurres  premières  de  l'art  gaulois 
(passim)  ;  Demmin  ,  Guide  de  l'amateur  de  faïences  et  de  porcelaines  ,  poteries , 
terres  cuites, \^-  152;  Roach  Smith,  Ulustraiidii  of  Roman  London ,  pp.  89  et  suiv. 

^  (^iiirs  d'anliq.  moniini.  ,  H  ,  195. 


Jusqu'ici ,  dit  Fillon ,  *  les  produits  céramiques  de  l'époque 
romaine  n'ont  été  l'objet  d'aucune  tentative  sérieuse  de 
classement  par  ordre  de  date ,  ce  qui  leur  enlève  l'intérêt 
le  plus  réel  comme  documents.  Introduire  une  bonne  chro- 
nologie dans  les  faits,  n'est-ce  pas  ouvrir  une  grande 
route  à  l'histoire? 

Les  plus  attrayantes  et  les  plus  parlantes  de  ces  études 
sont  celles  qu'on  peut  faire  sur  la  poterie  rouge  lustrée  à 
laquelle,  en  renonçant  à  la  dénomination  usuelle  de  poterie 
sigillée  qui  ne  se  justifie  pas,  qu'on  explique  môme  diffé- 
remment ^,  on  restituera  sans  doute  désormais  le  nom  de 
poterie  samienne  que  lui  donnaient  les  potiers  de  l'anti- 
quité ^,   et  que  les  archéologues  anglais  lui  ont  assigné 


'  L'art  de  terre ,  etc. ,  p.  15. 

-  V.  Bulletin  des  commissions  royales  d'art  et  d'archéologie  ,  111  ,  p.  320  et 
Publications  de  la  société  d'archéologie  dans  le  duché  de  Limbourg  ,  I,  p.  180, 
où  ont  été  passés  en  revue  les  motifs  qui  ont  pendant  longtemps  fait  prévaloir  le  nom 
impropre  de  poterie  sigillée:  le  sceau  du  potier,  le  sceau  dont  on  marquait  prétendu- 
ment les  blocs  de  terre  importés  de  l'étranger  pour  la  falnication  de  ces  vases ,  les 
figures  en  relief  dont  ils  sont  souvent  revêtus  ,  etc.  La  qualification  de  sigillée  était 
devenue  d'autant  [dus  impropre  qu'elle  n'était  plus  même  réservée  à  la  poterie  rouge  ; 
on  l'avait  étendue  à  la  poterie  noire  ,  et  même  à  une  poterie  verte ,  Publications ,  etc.  , 
de  Luxembourg,  XIV,  pi.  iv  ,  fig.  5;  Annales  de  la  société  d'émulation  pour 
l'étude  et  l'histoire  des  antiquités  de  la  Flandre  ,  VII  (2«  série),  p.  315  ;  Sch.wes, 
La  Belgique  et  les  Pays-Bas  avant  et  pendant  la  domination  romaine,  111,  p.  137  ; 
Annales  de  la  société  d'archéologie  de  Namur  ,  IV,  91.  L'Encyclopédie  métho- 
dique (Antiquités)  ,  v"  terre  sigillée  ,  dit  qu'elle  servait  en  peinture  et  en  médecine  , 
qu'on  la  tirait  en  cérémonie  de  la  terre ,  et  qu'on  la  eadietait  de  l'image  de  Diane  ou 
d'une  chèvre.  Cette  assertion  si  minutieuse  dans  ses  détails  ne  se  justifie ,  que  nous 
sachions ,  par  aucun  passage  des  auteurs  anciens. 

'  Le  sigle  du  potier  tetevs  est  souvent  accompagné  du  nom  samia ,  qui  ne  laisse 
plus  de  doute:  B.  Fillon,  p.  31  ;  ïïe  Longpérier  ,  Revue  numismatique  (française), 
I,  p.  73;   Fabroni  ,   Sttnia  degli  antichi  vasi  fittili  aretini,  p.   52. 

Quant  à  l'expression  de  terra  campana  dont  se  sert  B.xrailon  ,  Recherches  sur 
plusieurs'  monuments  celtiques  et  romains ,  pp.  33  et  suiv. ,  elle  ne  se  justifie  pas , 
car  la  Campanie  n'a  pas  eu  le  monopole  de  cette  fabrication  qui,  une  fois  sortie  de 
Grèce  ,  s'est  étendue  par  toute  l'Europe.  11  en  est  de  même  de  l'expression  de  «  poterie 
arétine  »  employée  par  Trnor. 


—  8  — 

depuis  longtemps.  A  ceux  qui  critiqueraient  ce  nom  comme 
comprenant  un  très- grand  nombre  de  poteries  non  fabri- 
quées à  Samos,  ne  peut-on  opposer  le  nom,  général  aujour- 
d'hui, de  faïences ,  appliqué  à  des  vases  qui  certes  sont  loin 
de  provenir  tous  de  la  ville  de  Faenza. 

Qu'était-ce  donc  que  cette  poterie  samienne  qui  fera 
l'objet  principal  de  la  présente  étude  et  du  catalogue  des 
sigles  qui  va  suivre? 

On  a  débité  sur  elle  bien  des  erreurs. 

La  plus  flagrante  de  toutes  consistait  à  prétendre  que  la 
poterie  samienne  était  consacrée  habituellement  aux  usages 
religieux,  et  cette  erreur  a  été  répétée  par  tous  les  anti- 
quaires, depuis  Smetius  jusqu'à  M.  de  Caumont  lui-même. 

On  se  fondait  d'abord  sur  un  passage  de  Pline  qui  ne 
parle  nullement  de  la  poterie  samienne ,  mais  dit  unique- 
ment que  la  simphcité  primitive  s'était  maintenue  dans  les 
sacrifices  et  qu'on  y  faisait  usage  de  vases  de  terre  V 

Ensuite  on  invoquait  un  vers  de  Plante  : 

Ad  rem  divinam  quibus  est  opus  Saniiis  vasis  utitur. 

Terminant  là  la  phrase  et  prenant  le  verbe  uti  comme 
impersonnel ,  on  avait  traduit  utitur  par  on  se  sert ,  il  est 
fait  uscifie.  Seulement  on  avait  oublié  de  vérifier  le  passage 
cité  et  d'ajouter  au  verbe  son  sujet  ;  Plante  parle  d'un 
vieil  avare,  si  ladre  qu'il  se  sert  seulement  de  vases 
samiens ,  de  peur  de  se  les  voir  enlever  par  le  dieu  auquel 
il  sacrifie  : 

Ne  ipse  genius  subripiat  -. 


'  Pline,  Hist.  nat.,  XXXV,  46  :  «  In  socris  quidem  etiam  kodie  non  murrhenia 
rriistallinisiie  ,  sed  ficlilihus  prolibatur  simpulis.  »  Cic.  ,  Rep.,  Vll  ,  (fragments),  dit 
cependant:  «  Oratio  exstat  Laelii,quam  simpuvia ponfificnm  dits  immnrialibus  (jruln 
/tint ,  Sfimiaeque  ,  ut  dicit ,  rapedines.  » 

^  V.  ce  que  nous  avons  dit  à  ce  sujet  dans  le  Bulletin  des  voinmissious  roijalrs 
d'art  et  d'airhéologic,  III,  p.  325,  et  les  Publications,  etc.  .  de  IJmbourij,  I,  p.  lli. 


—  9  — 

Une  autre  erreur ,  diamétralement  opposée ,  consistait  à 
prétendre  que  nulle  part  les  vases  samiens  n'étaient  em- 
ployés aux  sacrifices  funéraires.  Brongniart,  que  le  hasard 
n'avait  pas  conduit  vers  ces  nombreux  tombeaux  où  l'on 
découvre  tous  les  jours  des  poteries  samiennes,  est  l'auteur 
de  cette  proposition ,  aujourd'hui  réfutée  à  satiété  par  des 
faits  contraires  *. 

Toute  une  théorie  reposait  déjà  sur  ces  deux  erreurs 
combinées  :  sacrifices  de  la  vie  ,  toujours  ;  sacrifices  de  la 
mort,  jamais.  .  .  . 

La  vérité  est  celle-ci  :  les  vases  samiens  ,  extrêmement 
répandus,  étaient  la  vaisselle  de  table  la  plus  générale 
et  peut-être  même  des  pauvres  comme  des  riches  :  Samia 
in  esculentis  laudantur,  disait  Pline  ^  ;  et  Martial  soutenait 
qu'on  pouvait  se  passer  des  festins  opulents  quand  on 
avait  les  moyens  de  se  donner  une  portion  de  fèves  dans 
un  plat  de  terre  rouge  ^.  Enfin  dans  les  sacrifices  de  toute 
nature,  aucune  raison  ne  proscrivait  cette  sorte  de  vases, 
employés  au  même  titre  que  les  autres  récipients  de  terre 
cuite. 

Aussi  ces  vases  se  retrouvent-ils  par  toute  l'Europe 
romaine  ^  :  les  nombreux  vestiges  de  poterie  rouge  ver- 
nissée, dit  M.  Madelaine  ^,  qu'on  a  découverts  dans  toutes 


^  BnONGMÂRT  ,  Traité  des  arts  céramiques ,  I  ,  pp.  432  et  436. 

Kabroni,  p.  26,  cite  une  exception  à  la  règle,  en  ajoutant:  «  S'inconlrerauno 
allri  esempi  che  dimostrano  rincertezz^a  di  questa  regola.  »  V.  aussi  :  DiFOUU  , 
Observations  sur  les  noms  de  potiers  et  de  verriers  romains  recueillis  a  Amiens  , 
{Mémoires  de  la  société  des  antiquaires  de  Picardie  ,  IX  ,  p.  4.18). 

*  XXXV  ,  46. 

'  Si  spuniet  rubra  concliis  tibi  pallida  testa, 

Laulorutn  rœnis  saepe  negare  potes. 

XllI,  7. 

*  Grivaud  de  la  ViNCKLLE  (a[iud  Hagemans  ,  p.  409)  a  rencontré  ,  à  Ponipéi ,  des 
ornements  qu'il  avait  remarqués  sur  des  vases  trouvés  à  Lyon  ,  à  Paiis  ,  à  Bavay. 

"  Bulletin  de  la  société  des  antiquaires  de  Picardie  ,  1854,  p.  287. 


—   10  — 

les  parties  de  TEurope ,  et  si  remarquables  par  la  pureté 
de  leurs  formes  ,  la  finesse  de  la  pâte ,  le  brillant  du  vernis, 
le  bon  goût  des  gracieuses  arabesques  en  relief  qui  en 
décorent  les  parois,  avaient  déjà  longtemps  fixé  l'attention 
des  antiquaires  et  des  artistes.  Mais  l'origine  de  ces 
charmants  vases,  les  procédés  de  leur  fabrication,  les 
causes  de  leur  éparpillement  dans  toute  l'Europe ,  soule- 
vaient des  objections  que  les  vagues  explications  de  Pline 
étaient  loin  d'éclaircir  et  de  résoudre.  C'est  chose  désormais 
prouvée  que,  si  ces  belles  poteries  rouges  durent  leur 
origine  au  sol  et  aux  artistes  de  Samos ,  le  secret  de  leur 
fabrication  ne  tarda  pas  à  se  répandre  non-seulement  en 
Italie  ,  mais  aussi  dans  les  Gaules ,  d'où  disparurent  peu 
à  peu  les  poteries  celtiques  plus  grossières.  Les  nombreux 
vestiges  de  fours ,  de  tours ,  de  moules  de  potiers ,  qui  ont 
été  découverts  à  Orléans  par  M.  Jollois,  à  Rheinzabern  et 
à  Heiligenberg  près  de  Strasbourg  par  M.  Schweighâuser, 
à  Lyon  par  M.  Artaud  ',  au  Mans  par  MM.  Revêt  et  Daudin , 
à  Rordeaux  par  M.  Jouannet,  dans  l'Oise  par  M.  Rarraud, 
etc.  "2,  nous  font  voir  que  le  commerce  porta  d'abord  au  loin 


'  M.  AuT.VLD ,  (1817-1830),  et  un  Bavarois  du  nom  de  Kauffman  ,  qui  liabitait 
Paris  vers  1837  et  qui  disait  tirer  ses  jiroduits  de  Rlieinzabern  (principalement  du  sigle 
CoiiNEUTVs  avec  variantes) ,  inondèrent  l'Europe  de  produits  suspects.  V.  à  leur  égard  , 
Brongniart  et  Riocreux  ,  I,  pp.  131  et  132  ;  Publications,  etc.  ,  de  Luxeinbounj  , 
XII  ,  p.  164;  CoMARMOND  ,  ji.  104;  Demjun  ,  p.  153;  Hagemans  ,  p.  412  ;  Jahr- 
biicker  des  Vereins  von  AUerthumsfreunden  im  Rheiiilaiide ,  XXIX-XXX  ,  p.  271, 
(notamment  sur  un  bas-relief  en  terre  cuite  avec  Tinscription  :  silvanvs  tetevs  fitacit 
exvotor  ,  dont  il  existe  de  nombreux  exemplaires  qui  ont  exercé  la  patience  des  savants 
et  dupé  leur  crédulité);  Dltour,  Mémoires  de  la  société  des  antiquaires  de  Picardie, 
IX  ,  p.  423. 

2  V.  encore  les  rechercbes  de  Tudot  et  de  Fillon  ,  pour  l'Allier  et  le  Poitou  ;  de 
Vautrin  ,  pour  les  environs  de  Nancy  ;  Grivald  de  la  Vincelle  ,  Antiquités  cjau- 
loises  et  romaines  recueillies  dans  le  jardin  ilu  palais  du  Sénat  (Luxembourg),  pi.  2  et 
3  ;  les  d(''couvertcs  d'Arles,  Nîmes,  Lyon  et  Bordeaux,  dans  De  C/VUMONT,  Cours  d'antiq. 
iiioiiNin.  ,  H  ,  p.  203  ;  Pulilications,  etc.,  de  Luxembourçi,  Vil  ,  p.  171  ;  De  Payan- 
Di.MniLiN,  (llluslrulioii  ,    1857,   2"  sem ,   jk   382);    Hagkmans  ,  p.   409;    Dri-oi-R , 


—  li- 
ces produits  do  la  Grèce  el  de  Tltalie,  et  que  l'industrie 
locale  ne  tarda  pas  à  les  imiter  dans  diverses  parties  de 
l'Europe.  » 

Fillon  ^  fixe  les  débuts  de  la  poterie  samienne  dans 
les  Gaules  au  règne  de  Domitien,  et  il  ne  date  la  poterie 
rouge  à  reliefs  que  du  règne  de  Trajan  et  de  ses  succes- 
seurs. Toujours  est-il  qu'à  cette  dernière  époque  ,  cette 
poterie  devint  d'un  usage  général  ;  elle  continua  pendant 
plusieurs  siècles  à  primer  toutes  les  autres  espèces  de 
produits  céramiques.  Au  temps  d'Isidore  de  Séville  (vii« 
siècle)  2,  elle  était  encore  en  usage  ;  on  la  retrouve  em- 
ployée par  les  Franks  ^,  et  même  on  en  possède  des 
exemplaires  où  l'ornementation  de  ceux-ci  a  remplacé 
l'ornementation  romaine  ^. 

Les  différents  reliefs  employés  sur  les  vases  samiens  de 

lue.  cit.,  p.  428;  Messmjer  des  sciences  liisloriqnes  ,  1848,  p.  391,  Brongmart  et 
RiocREUX ,  pp.  128  et  suiv.  ;  Roach  Smith,  The  aniiqiiities  of  Richboroiujh  , 
Rccuiver  and  Lymne  ,  p.  70. 

'  L'art  de  terre  ,  pp.  14  ,  16  ,  38. 

*  Bien  que  certains  auteurs  comme  Fillon  ,  p.  38  ,  Roach  Smith  ,  Roman  London , 
p.  108  ,  considèrent  le  1V«  siècle  comme  ayant  vu  la  fm  de  la  fabrication  de  la  poterie 
samienne  ?  on  lit  dans  les  Origines  ou  Étijmologies  :  «  Fictilia  vasa  in  Samo  insula 

prias  inventa  traduntur ,  facta  ex  creta  et  indurataigne Postea  inventum  est 

rubricam  addere  et  exrubra  creta  fingere.  Aretina  vasa  ex  Arclio  municipio  Italiae 
divnntnr  ubi  fiiini  :  sunt  enim  rubra.  De  qiiibns  Sedviivs  : 

Rubra  quod  appositum  testa  ministrat   olus. 

Fabroni,  qui  cite  ce  passage,  ajoute:  «  Circa  l'anno  de  G.  G.  {G\0)  erano  adnnqiie 
lullura  inattivita  li  figline  di  Arez,zo  (ubi  fiimt) .  S'ignora  si  continuassero  depoi.  » 

L'expression  creta  d'Isidore  est  encore  employée  en  Italie  pour  la  poterie  :  «  crela 
rolta,  dit  Riccio  ,  p.  13.  Cela  donnerait  quelque  poids  à  l'iiypotbèse  de  Janssen  que 
les  negotiatores  crelarii  de  certaines  inscriptions  étaient  des  commerçants  en  poteries. 
V.   ScHAYES ,  La  Relgique,    etc.,  II,  p.    159. 

'  Trouvaille,  dans  le  cimetière  frank  de  Lede,  d'une  jatte  samienne  au  sigle  cemior. 
ScHAYES  ,  GataJogue  du  musée  rogal  d'antiquités ,  p.  105,  n"  325. 

*  V.  à  ce  sujet  une  étude  ultérieure  sur  les  poteries  trouvées  à  Tongres  (lot  300  de 
la  deuxième  vente  de  R^^ESSE  ,  du  4  mars  18(U) ,  et  acquises  par  M.  de  Meester  de 
Ravestein  ,  qui  les  a  déposées  dans  son  beau  nuisée  d'Hever  près  de  Malines.  Celte 
é^udc  est  destinée  au  Bulletin  des  comni.  roijales  d'art  et  d'arrliéol..  Vil. 


—  12  — 

l'époque  romaine  ,  sont  ou  bien  des  feuilles  de  lierre  ou  de 
nénufar  sur  le  rebord  extérieur  des  soucoupes  ou  des 
plats  *,  ou  bien  des  ornements  de  tous  genres  moulés  sur 
les  parois  des  bols  et  tantôt  terminés  à  certaine  distance  du 
bord  par  une  frise  circulaire  d'oves  ^,  tantôt  formant  eux- 
mêmes  une  frise  s'arrêtant  à  un  rebord  couvert  de  petits 
traits  en  guillochis  (ceci  surtout  pour  les  sujets  empruntés 
au  règne  végétal  ^). 

Si  la  forme  des  bols  en  poterie  samienne,  même  fabri- 
quée hors  de  Grèce  *  et  d'Italie,  est  toujours  restée  la 
même ,  si  les  frises ,  les  encadrements  ne  varient  presque 
point,  l'imagination  des  artistes  trouvait  néanmoins  matière 
à  s'exercer  sur  les  sujets  de  ces  dessins,  qui  sont  tantôt 
des  chasses ,  des  scènes  de  l'amphithéâtre,  des  divinités  ou 
personnages ,  des  feuillages  divers  ^  imprimés  ^  au  moyen 
de  moules  ou  de  poinçons  dont  on  a  parfois  recueilli  des 
exemplaires  dans  les  fouilles.  Ces  dessins  varient  essentiel- 
lement de  ceux  des  vases  revêtus  d'un  autre  vernis  que  le 
rouge,  sur  lesquels  du  reste  on  a  trouvé  très-peu  de  sigles 
figulins"^. 

Publications,  etc. ,  de  Limbourg  ,  1 ,  p.  113  ,  l'Archaeologia  (Revue  anglaise), 
V ,  p.  289  ,  et  les  Publications,  etc.  ,  de  Luxembourg  ,  VII ,  p.  170  ,  donnent  à  ce 
genre  de  vases  le  nom  de  vasa  hederata  ou  pampinuta  ,  que  nous  avons  discutée, 
ibid.  V.  aussi  Annales  de  la  société  archéologique  de  Namur ,  VU,  416. 

■  Bulletin  des  comni.  roy.  d'art  et  d'archéoL,  V  ,  p,  178. 

'  V.  ultérieurement  l'étude  annoncée  ci-dessus. 

*  Le  musée  de  Bruxelles  possède  des  vases  samiens  véritables  ,  rapportés  de  Samos 
par  M.  le  baron  de  Witte  ,  (Catal.  de  Juste,  p.  166,  T.  33).  11  esta  remarquer 
que  la  frise  à  oves,  que  portent  ces  vases ,  est  un  ornement  de  l'architecture  ionique  que 
l'on  trouve  précisément  dans  le  temple  de  Samos  et  que  les  potiers  samiens  ont  dès 
lors  imitée  tout  naturellement.  (V.  G.  Daly  ,  Revue  générale  de  l'architecture  et  des 
travaux  publics,  XVI,  col.  157  ,  fig.  61). 

^  RoxcH  Smith  ,  Roman  London  ,  p.  Oi  ;  Antiquilies  of  Ricliborough  ,  Reculver 
and  Lijmne  ,  pp.  67  et  68. 

°  Le  moule  s'imprimait  sur  la  terre  encore  molle  ,  puis  on  réparait  avec  l'ébauchoir 
les  bavures  et  les  défectuosités,  Publications,  etc.,  de  Luremhoimj ,  X  ,  p.  213. 

'  DeCaumont,  Ere  fjnll.  roni..,  p.  115.  V.  Quelques  exemples  de  poterie  noire  à  sigles; 


—    13  — 

L'étude  de  ces  moules  à  dessins ,  et  leur  comparaison 
avec  les  empreintes  retrouvées  sur  les  fragments  épars 
dans  toute  l'Europe,  n'est  certes  pas  un  élément  d'étude 
à  dédaigner  ;  mais  il  est  bien  plus  difficile  à  saisir  que  l'élé- 
ment fourni  par  les  sigles  :  les  noms  des  potiers  n'obligent 
pas  à  des  comparaisons  patientes  d'images  que  Ton  ne  peut 
avoir  sous  les  yeux  toutes  à  la  fois  ;  à  des  descriptions  qui 
épuisent  les  ressources  de  la  langue  écrite ,  sans  parvenir 
à  se  graver  dans  l'imagination ,  sans  pouvoir  être  aussi 
facilement  cataloguées  :  les  dessins  ne  nous  serviront  donc 
qu'à  titre  d'auxiliaires  dans  l'étude  des  sigles. 

Des  auteurs  *,  frappés  de  cette  particularité  que  les  pote- 
ries (vases  et  tuiles)  présentent  presque  exclusivement  le 
nom  de  leur  fabricant,  ont  allégué,  on  ne  sait  sur  quel 


Cochet,  la  Seine  inférieure,  arcliéolooique  et  historique,  p.  240;  Normandie 
souterraine,  p.  174;  Publications,  etc.  ,  de  Lnxetnbourg  ,  X,  p.  10,  Schayes, 
Catalodue  du  Musée  de  Bruxelles,  p.  101. 

'  Tournai.,  Catalogue  du  musée  de  Narbonne ,  p.  78:  «  On  sait  que  les  lois 
romaines  prescrivaient  l'obligation  de  placer  une  marque  de  fabrique  sur  tous  les  produits 
exécutés  avec  de  la  terre  cuite.  » 

D'Agencourt  (Seroi'X-d'Agincourt?),  Recueil  des  fragments  de  sculpture  antique 
en  terre  cuite ,  apud  Liger,  Gazette  des  architectes  et  du  bâtiment  ,  1866,  IV, 
p.  248  :  (I  La  loi  obligeait  les  fabricants  de  briques  et  de  tuiles  d'y  apposer  une 
marque  distinctive.  C'était  leur  cachet ,  ou ,  comme  nous  le  dirions ,  leur  enseigne. 
Ces  marques  forçaient  les  fabricants  à  donner  aux  briques  et  aux  tuiles ,  dans  le  choix 
de  la  terre,  dans  les  proportions  et  dans  la  cuisson,  les  qualités  requises  pour  leur  durée  ; 
le  iiiardiand  était  tenu  de  n'en  vendre ,  le  maçon  ou  entrepreneur  de  bâtiments  ,  de 
n'en  employer  que  de  cette  sorte. ...» 

Il  est  certain  que  même  pour  les  tuiles  et  les  briques  ,  ces  prescriptions  sévères  de 
la  loi ,  si  elles  existaient ,  n'étaient  guère  suivies ,  au  moins  dans  nos  contrées ,  car  les 
fouilles  de  Hesbaye  et  d'Outre-Meuse  n'ont  guère  révélé  que  très-peu  de  sigles  de  tuiliers, 
parmi  les  nond)reux  débris  trouvés  ,  idusieurs  tuiles  entières  ne  portaient  pas  le  moindre 
sigle.  —  Et  notons  bien  que  ,  en  sens  contraire  ,  Grignon  ,  Bulletin  des  fouilles  faites 
par  ordre  du  roi  d'une  ville  romaine  sur  la  petite  montagne  du  Chùlelet ,  entre 
Joinrille  et  S.-Di'Jer  ,  p.  lx.  ,  suppose  une  violation  de  la  législation  dans  cette 
impression  des  sigles  :  «  Si  Hadrien  défendit  aux  architectes  d'inscrire  leur  nom  sur  les 
monuments  qu'ils  élevaient-,  des  habiles  potiers  surent  se  soustraire  à  une  loi  qui  devait 
étouffer  le  germe  du  talent.  »  A  qui  croire,  dan^  ce  conflit  d'aflirniations  contradicloires? 


—    14  — 

fondement  liistoriquo ,  qu'il  y  avait  des  lois  exigeant  cette 
désignation,  dont  le  motif  n'est  pas  produit.  Il  est  à  remar- 
quer cependant  que  bien  des  vases ,  même  en  terre 
samienne,  sont  dépourvus  de  tout  sigle  :  d'ailleurs  pour- 
quoi cette  législation  n'aurait-elle  pas  été  appliquée  à  tous 
les  produits  industriels  de  l'époque  romaine,  même  autres 
que  céramiques  ? 

Les  poteries  de  Samos,  déjà  chantées  par  Homère,  dans 
le  Fourneau.,  eurent  des  imitateurs,  comme  on  l'a  déj.à 
dit,  dans  plusieurs  localités  d'Italie  \  d'Espagne  '^,  de  la 
France  ^,  où  l'on  se  servait  non  plus  de  terre  importée  de 
Samos,  mais  de   l'argile  fournie  par  la  localité  même  ^*. 

'  Les  auteurs  latins  parlent  des  fabriques  d'Étrurie,  de  Cunies,  d'Arezzo.  —  V.  Pline, 
Hist.  liai.,  XXXV,  4-G  :  Samia  etiumnum  in  esculeniis  laudantur.  Relinet  liane 
nobilUatem  et  Arretium  inHalia,  et  calintm  tantiim  Siirrenlum  ,  Asta,  Pollentia  ■ 
in  Ilispania  Srignntiim ,  in  Asia  Pergamum.  llahent  et  Tralles  ihi  opéra  sua  ,  Mu- 
tina in  Itniia  :  Quoniain  et  sic  gentes  nohililonlnr. 
Martial,  Epifjr.,  XIV,  98,  102,  114  : 

Aretina  niniis  non  spernas  vasa ,  nionemus , 
Lautus  erat  Tuscis  Porsenna  tictilibus. 

Accipe  non  vili  calices  de  pidvere  natos , 
Sed  Surrenlinae  laeve  toreuma  rotae. 

Hune  tibi  Cumann  rubiciuidam  pulvere  testaiii 
Municipem  misit  casta  Sybilla  suum. 
JuvEN.  ,  XI,  108  : 

Ponebant  igitui-  Tuscn  farrata  calino  ; 
Argenti  (juod  erat ,  solis  fulgebat  in  arniis. 
V.  Missi  ces  vers  attribués  à  Virgile  ou  à  Ovide  : 

Aretina  calix  mensis  decorala  paternis  , 
Ante  manus  medici  quani  bene  sanus  eras  ! 
Brongniart  et  Riocreux,  p.  118,  n»  253'',  donnent  un  moule  d'Arezzo  à  côté  d'un 
fragment  de  vase   antique ,  qui  a  reçu  l'empreinte  de  ce  moule  ;   Fabroni  ,  passim  ; 
Riccio,  Notitie  degli  scaramenti  del  suolo  dell.  aiiticu  Capua  e  dei  snoi  movn- 
menti ,  p.  13  et  15. 

-  V.  sur  les  fabriques  de  Sagoule ,  le  passage  de  Pline  cité  dans  la  note    piécédenle 
et  cette  épigramme  de  Martial,  XIV,  108  : 

Quae  non  soUicitur  teneat ,  serval  que  niinister, 
Sume  Sagtinfiiw  pocula  llcta  luto. 
■'  Cochet,  Normandir  snulenainr  ,  p.  1"2. 
*   COMAUMONn  ,  p.    111 


—   15   — 

Il  est  douteux  seulement  que  cette  fabrication  se  soit 
étendue  à  l'Angleterre  ^  et  à  notre  pays  2.  Ces  contrées,  bien 
que  riches  en  ateliers  de  poterie  commune  ^,  n'ont  pas 
encore ,  jusqu'à  présent ,  fourni  la  preuve  qu'ils  auraient 
participé  à  ce  mouvement  industriel. 

Un  grand  nombre  de  sigles  révèlent  des  noms  d'origine 
locale,  comme  bitvrix,  bodvoc,  daCxOmarvs,  dagodvbnvs, 

PIXTILLVS,   SCOROBRES,   SUOBNEDO,   etC.  ^. 

On  a  même  prétendu  que  quelques-uns  d'entre  eux 
indiquaient  le  nom  de  la  localité  où  les  poteries  avaient 
été  fabriquées  ^  ;  mais    cette    assertion   n'est  pas   encore 

*  D'après  Brongniaut,  le  potier  atilianl:s  aurait  eu  son  atelier  à  l'embouchure  de  la 
Tamise  ;  cette  assertion  est  citnibattue  par  Tudot  ,  p.  49  ;  Roach  Smith  ,  Collectunen 
antiqua,  I,  p.  ICI ,  dit  formellement  que  rien  n'autorise  à  admettre  rinpothèse  de  cette 
fabrication  en  Angleterre;  V.  lu.,  Roman  London,  p.  99;  Antiquiiies  of  Richboroufjh, 
p.  C6. 

-  V.  cependant  Publications,  etc.,  de  Luxembourg,  Vil,  p.  131  et  la  découverte,  en 
Belgique,  des  sceaux  des  potiers  belsvs,  verecvndvs.  Rapport  de  M.  S.  Bormaks  à 
l'Institut  archéologique  liégeois,  année  1865,  p.  7  et  8.  V.  aussi  un  moule,  appelé 
(I  coupe  à  figures  incuses.  »  (2»  vente  de  Renesse  ,  n"  288). 

''  Publications,  etc.,  de  Lu.revibourij,  XI,  p.  lxxvi  ;  Annales  de  la  Soc.  archéolo- 
(liquedeNamur,  V,  p.  161,  VII,  p.  259.  Découverte  d'un  atelier  de  poterie  à  Waudrez, 
faite  en  1864,  dont  les  produits  non  encore  décrits  sont  au  Musée  royal  d'antiquités 

*  TuDOT,  p.  73;  FiLLON ,  p.  36;  Roach  Smith,  Roman  London,  p.  101;  Collect. 
aniiq.,N,  p.  158;  Grivaud  de  la  Vincelle  (apud  DuFOCR ,  /.  cit.,  p.  422)  dit,  on 
ne  sait  sur  quel  fondement,  qu'il  y  avait  défense  aux  étrangers  de  latiniser  leur  nom. 

'  Les  sigles  qui  ont  paru  indiquer  des  noms  de  localités  sont  les  suivants  :  magetob 
(d'Amogetobrie),  alesi  (d'Alise),  cabillo  (de  Cavailhon  et  non  de  Chàlons,  comme  Gkivaud 

le  pense),  mandijra  (de  Mandeure),  caleti  .  m  et  caletini  (de  Caux),  vavvso  (de ), 

uvGVDV  (de  Lyon),  ambatvs  (d'Ems),  arveni  (du  jiays  des  Arvernes),  ambiani  (d'Amiens); 
—  V.  de  Caumont,  Cours  d'antiq.  monum.,  II,  p.  189  ;  Girault,  Mém.  de  l'Aca- 
démie celtique ,  IV,  p.  96  ;  Grivaud  de  la  Vincelle,  Antiquités,  etc.,  du  palais  du 
Sénat,  p.  144,  note  I  ;  de  Golbéry,  Suppl.  aux  antiquités  de  l'Alsace,  p.  13; 
Revue  archéologique  française,  VllI,  p.  184,  XV,  p.  505  et  610,  pi.  348,  fig.  14  et 
II«  série,  IV,  p.  262  ;  Ro.\ch  S.mith,  Collectanea  antiqua ,  I,  p.  157  et  161  ;  Roman 
London  ,  p.  89  ;  Dl'FOUR,  /.  cit.,   IX,  p.  425  ;  Fillon  ,  p.  36. 

Il  est  à  remarquer,  au  surplus ,  que  certaines  des  analogies  étymologiques  citées  sont 
tout  à  fait  arbitraires  :  Ems  avait  nom  Amisia  et  non  Ambatus ,  que  l'on  a  fait  errn- 
nément  dériver  é'Ems-baden  ,  nom  moderne. 

Quant  aux  noms  callioa  ,  britanmcvs  ,  germanicvs  ,  senonvs  ,  aqvitanvs  et  autres 


-    16  — 

généralement  adoptée ,  et  il  y  a  quelque  raison  de  s'en 
délier. 

Presque  toujours ,  sans  parler  des  sigles  de  poteries  gros- 
sières et  de  tuiles ,  les  noms  sont  inscrits  au  fond  intérieur 
des  vases ,  en  un  parallélogramme  ;  quelquefois ,  mais  beau- 
coup plus  rarement ,  ils  sont  renfermés  dans  un  cartel  sem- 
blable à  un  titulus  dédicatoire ,  dans  une  figure  à  trois  bran- 
ches, dans  un  cercle  ou  dans  un  pied  humain  ,  dont  les  doigts 
sont  figurés  par  la  lettre  F  qui  termine  un  grand  nombre 
de  sigles ,  surtout  italiens  * .  Par  exception ,  certains  noms 
sont  placés  à  l'extérieur,  ce  qui  d'après  Cochet*^,  est  prin- 
cipalement le  cas  pour  des  mortiers  à  piler  des  drogues  ou 
des  comestibles. 

Lorsque  deux  noms  se  trouvent  imprimés ,  l'un  à  l'exté- 


semblables ,  ils  indiquent  vraisemblablement  des  individus  ayant  pris  leur  nom  de  leur 
origine ,  mais  non  le  lieu  où  les  produits  ont  été  fabriqués. 

<  Un  des  sigles  de  Fabroni  ,  sous  forme  d'un  pied  Immain ,  a  été  trouvé  à  Londres , 
ROACH  Smith,  Roman  London,  p.  96.  —  V.  aussi  Tcdot,  p.  67;  Fabretti,  Inscrip- 
tionum  explkatio  ;  Bruckner  ,  auteur  anonyme  d'un  livre  intitulé  :  Versiicli  einer 
BeschreibiiHQ  historiscker  tind  naturlicher  Werkwiirdigkeiten  der  Altert humer  von 
Aiigusia  Rauracorum  oder  Augst ,  pi.  xxvi,  fig.  6  et  7. 

*  Normandie  souterraine,  p.  174.  Pour  les  vases  en  terre  grossière ,  les  sigles  se 
trouvent  imprimés  sur  les  anses  des  amphores ,  ou  des  deux  côtés  du  chenal  par  où  les 
terrines,  dites  «  tèles  «,  déversaient  leur  contenu. 

Pour  les  tuiles ,  surtout  provenant  d'Italie ,  les  sigles  avaient  la  forme  de  nos  plats  à 
barbe ,  avec  une  écliancrure  semblable  :  on  y  voit  au  centre  un  monogramme  ou  une 
figure  quelconque  de  divinité ,  d'homme ,  d'animal ,  de  plante ,  de  fleur,  de  vase , 
placée  au  mdieu  d'un  cercle.  Dans  la  circonférence,  une  inscription  en  lettres  majuscules , 
indiquant  le  nom  du  potier  ou  du  maître ,  le  lieu  de  la  fabrique ,  le  nom  du  fonds  d'où 
|a  terre  était  tirée ,  celui  dU  propriétaire  et  ([uelquefois  la  dat(!  du  consulat,  (d'Agencourt, 
/.  cit.)  — V.  plusieurs  de  ces  marques  dans  le  recueil  d'Inscriptions  de  Fabretti, 
p.  500  et  suiv.  ;  dans  la  Gazette  des  arcltitecles  et  du  bâtiment ,  IV,  p.  248  , 
fig.  158  et  suiv.  ;  la  collection  Campana,  au  musée  du  Louvre  ,  en  possède  des  centaines. 

En  ce  qui  concerne  les  sigles  de  tuiliers ,  ils  demanderaient  k  être  à  eux  seuls  l'objet 
d'une  étude  spéciale  ;  aussi  le  catalogue  qui  va  suivre  se  bornera  à  en  extraire  le  nom 
des  officines ,  parce  qu'il  est  très-possible  que  ces  établissements ,  comme  la  dénomi- 
nation d'oprs  doliare  (de  dolium) ,  appliqni'c  aux  tuiles ,  et  comme  la  ressemblance 
des  noms  tend  à  le  faire  supposer,  se  livraient  à  la  confection  d'autres  produits  céramiques 
d'une  nature  plus  exportable  que  les  tuiles. 


—  17  — 

rieur,  l'autre  à  l'intérieur  ^,  on  a  pensé  que  ce  pourraient 
bien  être  ceux  de  l'artiste  et  du  chef  de  l'atelier.  Quant 
aux  noms  gravés  et  non  imprimés ,  à  l'extérieur  des  moules, 
ils  indiqueraient  les  propriétaires  de  ces  moules  -  ;  à  l'ex- 
térieur des  vases,  celui  qui  en  faisait  usage  ^  ou  dont  les 
cendres  sont  contenues  dans  le  récipient  *. 

Certains  sigles  se  composent  de  quelques  initiales  seule- 
ment; il  en  est  d'autres  qui  se  constituent  d'un  simple 
dessin,  comme  d'une  rosace,  d'un  vase,  d'une  figure, 
d'un  oiseau  ^.  Ces  variétés  n'ont  pas  encore  été  spéciale- 
ment étudiées  et  ne  le  seront  pas  encore  ici. 

On  a  cru  voir  dans  certains  noms  en  a  des  noms  de 
femmes,  comme  avcelia,  cracisa,  cavterra,  etc.  c. 
Mais  rien  n'établit  cette  conclusion  d'une  manière  bien 
nette  :  n'avons-nous  pas  des  noms  d'empereurs ,  comme 
CALiGVLA,  galba,  nerva,  ayant  semblable  désinence? 

*  Par  exemple  abvdinos  et  vrbicvs,  sur  la  même  pièce,  Tudot,  p.  89. 
-  Tudot,  p.  64-  et  siiiv. 

'  PEim^i ,  Satijrie ,  31;  Hagemans,  p.  317  et  4U  ;  Broncniart  et  Riocreux  , 
p.  121.  Il  faut  aussi  faire  mention  de  quelques  inscriptions  qu'ont  gravées  sur  certains 
vases,  ou  des  faussaires ,  croyant  par  là  donner  plus  de  valeur  à  l'objet  offert  par  eux  en 
vente ,  ou  des  mystificateurs  voulant  s'égayer  aux  dépens  des  savants  ;  à  cette  dernière 
classe  appartient,  paraît-il,  la  célèbre  inscription  genio  tvrnacesiv  qu'un  plaisant  aurait 
gravée  sur  un  vase  du  musée  du  Louvre ,  et  qui  a  fait  l'objet  d'une  notice  très-érudite 
présentée  à  l'Académie  royale  de  Delgique  ,  Bull.  ,  XIX,  2" ,  p.  393. 

*  FiLLON  ,  p.  37.  Il  est  difficile  d'admettre  que  les  noms  des  propriétaires  s'impri- 
maient :  la  plupart  du  temps  ,  les  objets  d'usage  n'ont  pas  de  relation  directe  avec  leur 
possesseur  ;  ils  ne  sont  pas  faits  pour  lui.  Il  acliète  ce  qu'il  trouve  fabriqué  à  l'avance  , 
mais  ne  fait  pas  en  général  travailler ,  à  moule  perdu  ,  les  objets  dont  il  se  sert ,  en 
faisant  venir  chez  lui,  à  grands  frais,  des  artistes  pour  chaque  spécialité  d'objets. 
V.  cependant  sur  un  vase  funéraire  qui  semble  avoir  été  fait  exprès  avec  l'inscription 
POUTiKVS  ALBiNiAE  CARissiJiE  (sir)  suAE.un  article  qui  paraîtra  dans  les  Piihlications,  etc., 
de  Limbourg ,  IV;  V.  ^n$s\  Jalirbiiclier,  XXVII  ,  p.  127  et  l'inscription  donnée  dans 
le  catalogue  ci-après  au  prétendu  sigle  arvcci. 

"  TliDOT  ,  p    70. 

°  WiLTHEiM,  Lncilih.  rom.,  p.  278  :  «  ut  et  mulieres  fifjUiiam  uijilcisse  inteUigas  ;  » 
Di'FOiJR ,  loc.  cit.,  p.  4-21;  Publications,  etc.  ,  de  Lujcembouvg  ,  VII,  p.  132. 
UOACH  S.WTH  ,  Roman  Londnu  ,  p.   101. 

XXI\  XXlll  -J 


—  18  — 

La  circonstance  que  parfois  le  nom  du  sigle  est  au 
nominatif,  avait  fait  supposer  à  de  Caumont  ^  que  ce  nom 
n'était  pas  celui  du  potier,  mais  du  propriétaire;  c'est  une 
erreur  :  on  trouvera  bon  nombre  de  noms  affectant  tantôt 
le  nominatif,  tantôt  le  génitif:  avgvstvs,  avgvsti;  avnvs, 

AVNi;  AVSTRVS,  AVSTRI ,   etC. 

Certain  autre  rapprochement ,  fait  par  Dufour  2  ^  que 
généralement  les  noms  trouvés  à  Amiens  sont  au  génitif, 
est  dû  simplement  au  hasard  :  les  mêmes  noms  ont  été 
trouvés  ailleurs  au  nominatif. 

Fabroni  ^  ne  paraît  pas  devoir  être  suivi  davantage  quand 
il  classe  ses  sigles  en  noms  locaux,  et  en  attribuant  à  des 
esclaves  ou  affranchis  tous  les  noms  étrangers,  grecs  ou 
autres ,  qu'il  signale  dans  les  poteries  d' Arezzo  :  les  induc- 
tions, très-ingénieuses  du  reste,  de  Fabroni  ne  sont  basées 
que  sur  des  hypothèses. 

Ce  qui  paraît  plus  vraisemblable,  à  raison  des  sigles 
divers  trouvés  parfois  ^  dans  les  ruines  d'un  seul  atelier 
de  potier,  est  que  souvent  les  sigles  fournissent  les  noms 
des  artistes  employés  en  sous-ordre  par  chaque  fabricant, 
et  non  pas  toujours  ceux  des  chefs  ou  propriétaires  de 
l'atelier. 

Quant  à  l'hypothèse  que  les  sigles  donneraient  les  noms 
des  consuls  en  exercice,  elle  n'est  guère  admissible  :  quand 
parfois  on  trouve  les  noms  des  consuls,  comme  c'est  le  cas 
à  Rome  et  en  Italie  sur  les  opéra  doUaria  ,  ils  accom- 
pagnent presque  toujours  le  nom  de  l'artiste  ou  de  l'atelier  s. 
Les  tuiles,  cuites  par  les  légions  campées,  portent  seules 

'  Cours  d'antiq.  monnm.  ,  II  ,  p.  189  et  Ère  (jall.  rom   ,  p.  398. 

'  Loco  cit.,  IX,  p.  4-25. 

'  Ul.  ,  p.  41 . 

*  De  FwAN-DuMOiiMN  ,   loco  cit. 

'-  Fabretti  ,  loco  cit.,  p.  500  et  suiv. 


—  19  — 

l'indication  numérique  de  la  légion,  sans  désignation  d'ar- 
tisans ^ 

C'est  à  peine  si  parfois  l'on  possède  des  renseignements 
pour  déterminer  le  lieu  de  la  fabrication ,  soit  par  l'inscrip- 
tion tumulaire  d'un  artisan  ou  d'un  memljre  de  sa  famille, 
soit  par  la  découverte  en  un  endroit  déterminé  du  four  où 
les  objets  ont  été  fabriqués ,  ou  du  poinçon  qui  servait  à 
empreindre  du  nom  de  l'artiste  l'ouvrage  fabriqué. 

Quant  à  la  date  où  florissait  le  fabricant ,  ou  sa  fabrique , 
elle  est  rarement  susceptible  d'être  précisée  ;  cependant  il 
n'est  pas  sans  exemple  qu'une  époque  certaine  détermine 
parfois  le  minimum  d'antiquité  de  tel  ou  tel  sigle  :  en 
mettant  désormais  en  regard  de  chaque  trouvaille  de  sigles, 
les  monnaies  découvertes  dans  les  sépultures  ou  substruc- 
tions  fouillées  2,  surtout  si  ces  monnaies  sont  à  fleur  de  coin 
et  par  conséquent  mises  en  circulation  depuis  peu  de  temps 
avant  leur  enfouissement,  l'on  parviendra  à  planter  des  jalons 
pour  assigner  aux  sigles  leur  âge  véritable ,  et  pour  en 
tirer  des  déductions  analogues  à  celles  que  fournissent  les 
monnaies  elles-mêmes. 

Gomme  exemple  de  ces  diverses  sources  de  renseigne- 
ments ,  nous  citerons  : 

A.  Lieu  de  la  fabrication. 

1°  Une  pierre  tumulaire  du  potier  casatus  ceratius 
FiCTiLiARius  a  été  trouvée  à  Metz  ^. 


'  Ces  sigles  de  légions,  dont  l'étude  si  importante  mérite  d'être  l'olijét  d'un  travail 
spécial ,  seront  omis  dans  notre  catalogue. 

*  V.  un  semblable  travail  dans  F'illon  ,  p.  14,  qui  invoque  cependant  des  faits  jifu 
probants  à  l'appui  de  sa  thèse. 

'  De  Montfal'con  ,  l'Aiitiquilé  expliquée  ,  111,  pi.  49;  DrisONDEAi;  ,  (Queslions  de 
l'ancienne  Académie  de  Bruxelles,  1),  Mémoire  sur  l'habillement  ,  le  lamjage,  l'état 
de  l'agriculture  ,  du  commerce  et  des  arts  clieii  les  peuples  de  la  Belgiipie  avant 
le  \n^  siècle  ,  p.  172;  Gkivaud  de  la  Vincelle,  Arts  et  métiers  des  anciens, 
pi.  XLVl,  lig.  4. 


—  20  — 

•  2»  Les  produits  du   potier  atevs  evhodvs   proviennent 
sans  doute  de  Langras,  où  l'on  a  découvert  une  inscription  : 

ATTIVS   EVHODVS  VG.    COLON  '. 

30  Les  sigles  vrvoed  et  generosvs  pourraient  bien 
appartenir  au  Poitou,  car  on  y  a  trouvé  une  inscription 
portant  le  second  nom,  et  au  moyen  âge  on  cite  un  sei- 
gneur de  Commequiers  nommé  URVorous  *2. 

4°  A  Annemasse  (Haute-Savoie)  on  a  trouvé  une  in- 
scription de  l'an  5  de  l'ère  chrétienne,  portant  :  firmvs. 

HILARI.    F.      11    MARTI     PRO     MEIS      |1     C.   ATEIO    CAPFrONE.    G. 

viBio  POSTUM.  COS.  Cette  inscription  se  rapporte  peut-être 
au  sigle  firmi  hilari  atylar  ^. 

5^  A  Bordeaux  on  a  trouvé  l'inscription  d.m.  H  axvla 
CENTV  II  GENi.  FI.  FiLiA^,  cpù  porto  à  croiro  que  cintvgenvs 
le  potier  (figvlvsj  (et  il  y  a  de  nombreux  sigles  de  ce  nom), 
habitait  Bordeaux. 

Q^  Enfin ,  pour  ne  rien  omettre ,  il  faut  citer  aussi  l'in- 
scription lapidaire  d'un  certain  verrier  du  nom  d'Alexandre, 
né  à  Carthage ,  mort  à  Lyon  et  qui  était  opifex  artis 
vitreae  ^. 

Les  trouvailles  de  quelques  sigles  en  des  lieux  voisins  les 
uns  des  autres  n'a  guère  d'importance  pour  fixer  le  lieu 
de  la  fabrication  qu'en  ce  qui  concerne  les  poteries  gros- 
sières ;  celles-ci ,  à  raison  de  leur  poids ,  de  leurs  dimen- 

*  De  Longpérier,  loc.  cit.,  p.  80. 

'  FiLLON  ,  p.  31  et  31  ,  où  il  cite  encore  le  nom  de  vitalis  porté  ,  dans  le  Poitou  , 
pendant  le  moyen  âge.  Mais  ce  dernier  nom  peut  être  un  prénom  chrétien. 
'  Revue  arcliéologique  ,  IV  ,  p.  402. 

*  Lequel  pourrait  bien  être  simplement  l'empreinte  imprimée  en  terre  cuite ,  comme  il 
y  en  a  du  reste  des  exemples  ,  d'une  pierre  sigiilairc  d'oculiste.  Revue  oichéologigue  , 
il"  série,  V.  Roach  Smith  ,  Roman  London  ,  p.  101.  V.  aussi  dans  notre  catalogue 
le  sigle  DVRONCTETO  HELiDOAD  CAL.  ((ui  indique  évidemment  le  collyre  cheliilonium  ad 
cnUfjines. 

"  UoACii  Smith,  Colled.  aiitiq.  ,  V  ,  p.  ir)8. 
'^  lu.,  Uiitnon  London  ,  n.   119, 


-   21   — 

sions,  avaient  forcéineiit  un  débit  très-resti'eint,  et  on  ne 
les  trouve  généralement  que  dans  un  rayon  très-limité. 
Mais  les  poteries  samiennes  se  rencontrent  indistinctement 
par  toute  l'Europe  romaine  :  la  coïncidence  des  décou- 
vertes de  ces  poteries  dans  certaines  régions,  n'est  que 
le  résultat  du  hasard  ou  du  passage,  dans  ces  localités,  de 
colporteurs  chargés  des  produits  de  tel  ou  tel  potier  ' . 

Quant  aux  nombreuses  découvertes  de  poinçons  à  mar- 
quer les  noms  des  potiers ,  elles  ont  une  très-grande 
importance,  en  tant  qu'on  puisse  avec  quelque  vraisem- 
blance les  rapporter  aux  lieux  où  les  poinçons  ont  été 
trouvés ,  comme  siège  de  l'industrie  de  ces  potiers  :  on 
les  trouvera,  d'après  l'ordre  alphabétique,  dans  le  catalogue 
des  sigies  -. 

*  C'est  ainsi  que  M.  Janssen  {apud  Hekmans  ,  Noortbrabant's  OudlieJeu  ,  p.  127,) 
conclut  fort  justement ,  à  propos  de  trouvailles  répétées  en  Hollande  de  sigies  du  potier 
CLEMENS  :  «  Een  bewijs  voor  de  uityebieidheid  van  den  handel  daarin ,  maar  loaar- 
door  het  te  minder  zeker  is  dat  clemens  eens  in  Nederland  geboren  of  gevestigde 
fabrikant  is  getueest.  »  Mais  c'est  à  tort  que  l'abbé  Cochet  ,  Revue  archéol.  ,  186i, 
VI  ,  p.  4-49  ,  attribue  trop  d'importance  à  la  trouvaille  de  plusieurs  sigies  de  daminvs 
en  Normandie  ,  en  disant  :  «  cette  coïncidence  ne  prouverait-elle  pas  le  voisinage  de  la 
fabrique  de  daminvs?  » 

Des  produits  de  clemeks  ont  été  trouvés  liors  de  la  Hollande  ,  à  Ems ,  Westerndorf , 
Nimy-Maizières ,  et  de  daminvs  ,  à  Âugst ,  Londres  ,  Tours  ,  Poitiers  ,  dans  le  dépar- 
tement de  l'Allier ,  toutes  localités  qui ,  à  défaut  d'autres  preuves ,  ont  autant  de  titres 
que  les  Pays-Bas  et  l'ouest  de  la  France  à  être  considérées  comme  le  lieu  où 
s'exerçait  l'industrie  des  potiers  cités. 

*  CoMÂRMOND  ,  p.  378 ,  donne  une  liste  de  quinze  sceaux  de  potiers ,  dont  douz^ 
portent  des  lettres  en  relief.  «  On  est  surpris  en  les  examinant ,  dit-il ,  que  l'invention 
de  l'imprimerie  ait  tardé  aussi  longtemps  à  surgir  dans  l'esprit  de  l'iiomnie  ;  car  chaque, 
sceau  représente  une  petite  planche  d'imprimeur  dont  les  lettres  sont  lixes ,  au  lieu  d'être 
mobiles  et  de  pouvoir  se  placer  à  volonté.  »  Il  est  à  remarquer  ([\ic  parfois,  comme  si  ces 
poinçons  avaient  été  clichés  sur  des  lettres  mobiles,  ils  présentent  des  transpositions  analo- 
gues à  nos  «  coquilles  »  d'imprimerie ,  comme  cadndi  pour  cand(i)di  ,  sacrioms  pour  saci- 

UOMS,  SECAND1KAS  pOUr  SECYiNDI.NVS,  FCE  pOUr  FEC,  CAVSAT  pOUr  CAVTVS,  etC. 

Comarmond  n'ose  pas  affirmer  que  tous  les  sceaux  soient  à  l'usage  de  potiers  ;  d'autres 
fabricants ,  étrangers  à  la  céramique  ,  ont  pu  ,  en  effet ,  s'en  servir  pour  marquer  les 
objets  sortant  de  leur  fabrique  :  empreintes  sur  étoffes ,  sur  bois ,  etc.  V.  Hagemans  , 
p.  413;  il  existe  cependant  des  sigies  à  lettres  incuses ,  et  par  coiiséqucnl  imprimées 
à  l'aide  de  poinçons  en  relief. 


—  22  — 

B.  Date  de  la  fabrication. 

Il  est  évident ,  par  exemple ,  que  les  sigles  trouvés  à 
Pompéi  appartiennent  à  des  artisans  ayant  vécu  à  une 
époque  antérieure  à  l'an  79,  date  de  la  destruction  de 
cette  ville. 

Ainsi  encore  les  tumulus  et  les  substructions  de  villas 
de  Hesbaye  et  d'Outre-Meuse  '  ont  tous  fourni  des  mon- 
naies aatérieures  à  Commode,  et  semblent  permettre 
d'attribuer  tous  les  sigles  trouvés  à  une  époque  antérieure 
à  ce  prince. 

Même  conclusion  pour  les  cimetières  d'Ellezelles  (Hai- 
naut)  2  et  de  Flavion  (Namur)  ^,  où  une  série  complète 
et  non  interrompue  de  monnaies  s'arrête  brusquement  à 
Marc-Aurèle  et  à  son  successeur  Commode  ;  pour  les 
substructions  d'Élouges  (Hainaut)  et  de  Fouron-le-Comte 
(Liège)  ,  dont  les  monnaies  les  plus  récentes  datent  de  la 
même  époque. 

En  outre  il  n'est  peut-être. pas  impossible  de  conclure  de 
Tantiquité  des  noms  dérivés  à  l'antiquité  du  nom  primitif  : 
c'était  un  usage  très-fréquent  dans  l'antiquité  romaine ,  et 
attesté  par  de  nombreuses  inscriptions  *,  de  donner  au  fils 
un  diminutif  du  nom  de  son  père  ;  dès  lors  on  peut ,  par 


,  '  Fouilles  du  Ilemelnjk  (Walsbetz  ,  du  Herkenbergli  (Meerssen)  ,  du  Roitdenbosch 
(Houlem-St-Gerlacii) ,  V.  Bulletin  des  comm.  roij.  d'art,  et  d'anhéolog.  ,  V  et  VI. 

^  JOLY ,  Collections  scientifiques  de  la  ville  de  Renaix  ,  p.   19. 

"  Annales  de  la  société  archéol.  de  Namur,  VIT,  p.  31. 

*  V.  Par  exemple  la  célèbre  inscription  d'Igel ,  où  l'on  voit  figurer  ensemble  des 
membres  d'une  même  famille  portant  les  noms  de  secvndinvs  et  secvndinivs  ,  modestvs 
et  MODESTivs  (WiLTHEiM,  pi.  52).  On  trouve  encore  âvgvstina.  et  avgvstalinvs  figurant 
à  la  fois  dans  la  même  inscription  :  Jahrbiicher,  etc.  im  Bheinlande,  XXXIX-XL , 
p.  358  ;  —  EVEiuNi  EVEUi  FiLi,  dans  une  inscription  raiiportée  par  Cochet,  tes  Origines 
de  Rouen  d'aprè.s  l'histoire  et  l'urcliéoloijie,  pp.5i  et  64  ; —  secvndinvs  secvnd!  filivs, 
Steiner.  Codex  inscriplionum  Rlieni  et  Dnnubii ,  IV,  p.  397  ;  —  severini  severi 
FiLi,  Camden,  Britannia  or  a  chorographical  description  ofgreat  Britan  and  [relnnd. 
11,  p.  750, 


—  23  — 

une   hypothèse    assez   vraisemblable ,   attribuer   les  noms 

d'iELIANUS,    .-EMILIAÎS'VS ,     ALBANVS    et     ALBINVS ,     AMMIANVS 

AQUiTANUS  ,  etc. ,  à  des  descendants  d'^Lius ,  --emilius  , 
ALBVS ,  AMMivs ,  AQuiTUS ,  ctc.  Si  l'âge  de  ceux-là  parvient 
à  être  connu,  on  peut  supposer  que  ceux-ci,  d'où  ils  déri- 
veraient, sont  antérieurs. 

Enfin  le  style  *  et  la  forme  des  caractères  ne  sont  pas 
indifférents  :  ainsi ,  bien  qu'on  prétende  en  se  fondant  sur 
une  inscription  du  temps  de  Septime-Sévère  -  que  la  forme 
II  pour  E  a  persisté  jusque  dans  les  inscriptions  lapidaires  du 
lîp  siècle,  M.  de  Longpérier  ^  semble  avoir  parfaitement 
prouvé  que  cette  forme  archaïque  est  propre  aux  pote-- 
ries  et  aux  monnaies  des  premiers  temps  du  Haut-Empire. 
D'analogies  en  analogies ,  on  peut  arriver  à  une  conclusion 
pareille  pour  les  formes  archaïques  des  lettres  a  :  figurée  par 
un  V  renversé  sans  barre  ou  à  barre  verticale  (et  non  hori- 
zontale ■*),  F  et  L  représentées  par  un  i  avec  barre  oblique 
(et  non  horizontale)  placée  vers  le  haut  ou  le  bas  de  la 
lettre  ;  t  ayant  la  barre  supérieure  en  y  ^  ;  d  ressemblant  au 
thêta  grec  ou  à  un  o  barré. 

'  Le  style  des  caractères  a  fait  attribuer  par  Fillon,  p.  18,  et  Com.vrhonu,  p.  92, 
les  sigles  de  sextvs  et  strobius,  au  Haut-Empire,  de  divicatvs  à  une  époque  de 
décadence ,  etc.  D'autres  inductions  sont  venues  depuis  à  l'appui. 

*  Lysons,  An  accounl  of  Roman  Antiquities  discovered  ut  Woodehester  in  tite 
county  of  Gloucester,  p.  1,  note  18. 

'  Loc.  cit.,  p.  73;  le  même,  Bull.  acud.  roy.  deBehj.,  XIX,  2°,  p.  390,  paraît  être 
trop  absolu  quand  il  soutient  que  les  vases  en  terre  samienne  ne  se  trouvent  dans  les 
fouilles  qu'avec  des  monnaies  gauloises  ou  du  Haut-Empire  :  le  siglc  cenitou  de  Lede, 
déjà  cité ,  contredit  son  opinion ,  à  laquelle  il  ne  serait  pas  diflicile  d'objecter  bien 
d'autres  faits. 

*  Fillon,  p.  18  ,  pense  que  cette  forme  de  I'a  est  particulière  à  la  Gaule  et  à  la 
Grande-Bretagne  ;  mais  cette  hypothèse  semble  hasardée. 

*  V.  sur  l'antiquité  plus  ou  moins  grande  des  formes  données  ci-dessus  comme 
archaïques  des  lettres  A  et  L  ,  des  observations  en  sens  contraire  de  Roacii  Smith  , 
Report  on  excavation  made  on  the  site  of  Roman  Castrum  al  Lijmne  in  Kent , 
page  30. 


—  24  — 

L'orthugra})lie  des  uoiiis  maiio  (pour  ntami),  j'ekil  ou  [esil, 
l'emploi  du  c  pour  G  et  vice-uersa  *  peut  aussi  être  considéré , 
jusqu'à  un  certain  point,  comme  un  indice  d'antiquité  ;  enlin 
le  mélange  des  lettres  de  l'alphabet  grec  et  latin  ^  n'est  peut- 
être  pas  une  circonstance  indifïérente  ,  en  ce  qu'elle  indique 
sinon  l'ancienneté ,  on  l'a  contesté ,  au  moins  le  voisinage 
de  localités,  comme  Marseille,  où  l'on  se  servait  des  deux 
langues. 

Nous  n'en  sommes  certes  encore  qu'au  début  de  ce 
genre  d'études  ;  mais  de  quel  poids  les  inductions  ne 
seront-elles  pas ,  quand  elles  seront  appuyées  sur  une  base 
certaine  :  si  parmi  les  sigles  trouvés  à  Tongres ,  il  s'en 
trouvait  un  très-grand  nombre  de  datés  bien  positivement 
du  I*^'"  siècle  par  exemple  ,  et  également  trouvés  à 
Pompéi,  n'aurait-on  pas  la  preuve  presque  évidente  de  l'exis- 
tence contemporaine  de  Tongres ,  et  n'y  aurait-il  pas  là 
un  indice  bien  frappant  de  l'identité  de  cette  ville  avec 
VAdaatiKXt  de  César,  puisqu'on  comblerait  ainsi  la  lacune 
qui  la  sépai-e  de  VAduaca  des  Itinéraires? 

Certes,  ces  diverses  inductions  n'ont  pas  la  précision 
absolue  des  monnaies  dont  la  durée  d'émission  est  limitée 
par  le  règne  du  personnage  représenté  :  telle  officine  a  pu 
subsister  très-longtemps  et  survivre  à  la  sépulture  ou  à  la 
ville  où  l'on  en  a  trouvé  les  produits  ^  ;  les  produits  eux- 
mêmes  ont  pu  survivre  à  leurs  fabricants  ;  mais  encore 
une  fois,  si  ce  n'est  pas  là  une  preuve  certaine,  les  faits,  en 
se  groupant  ultérieurement,  parviendront  sans  doute  à 
autoriser  des  conclusions  plus  précises  :  a  les  vases  gau- 


'  Dk  LoNf.i'ÉiiiER  ,  lue.  cil.  ,  85. 

-  Ue  Caumont  ,  Cours  d'antiq.  monuni,.  ,  Il  ,  |i.  181)  ;  H.\gem.v.ns,  pp.  ôi'S  el  lU  ; 
Gdz-etlc  des  arrhitectcs  et  du,  bâtiment ,   IV  ,   p.   250. 

'  Ainsi ,  on  a  des  sigles  semblant  indi(iuer  non  pas  un  nom  seulement ,  mais  une  usine  , 
FiiONTiNi.vNA   KOUA  (|iour  fabrique)  ,   liciniania  ,   etc. 


25 


lois  sur  lesquels  sont  imprimées  des  inscriptions  à  forme 
archaïque,  dit  M.  de  Longpérier  %  paraissent  remonter  à 
une  époque  ancienne  ;  mais  il  y  a  pour  établir  leur  âge 
dans  l'opinion  des  archéologues  tout  un  travail  à  faire , 
en  s'appuyant  sur  une  suite  d'observations  relatives  aux 
circonstances  dans  lesquelles  ces  monuments  ont  été  re- 
cueillis et  aux  monnaies  qui  ont  pu  se  rencontrer  avec 
eux.  » 

Il  devait  être  bien  considérable  le  commerce  des  poteries 
samiennes,  à  lire,  dans  la  liste  alphabétique  qui  va  suivre, 
les  noms  des  lieux  si  distants  l'un  de  l'autre  où  les  mêmes 
sigles  ont  été  trouvés  ;  et  l'on  ne  s'étonne  plus  après  cela 
de  l'assertion  de  Pline,  que  les  vases  de  Samos,  comme 
aussi  ceux  d'Arezzo ,  de  Sorrente ,  d'Asti ,  de  Pollentia ,  de 
Sagonte  et  de  Pergame ,  s'exportaient  de  tous  côtés  par 
terre  et  par  mer  -. 

Cette  assertion  de  Pline  ne  laisse  plus  de  doute,  sem- 
ble-t-il,  sur  l'inadmissibiHté  de  l'hypothèse  de  Grivaud  de 
la  Vincelle  et  de  Caumont  ^,  aux  yeux  desquels  il  est  plus 
simple  de  faire  voyager  les  artisans  avec  leurs  moules  et 
de  leur  faire  prendre  part  à  la  fabrication  de  leurs  produits 
aux  lieux  mêmes  où  l'on  a  trouvé  ceux-ci,  comme  si  ces 
voyages,  le  transport  de  la  matière  préparée  pour  la 
fabrication,  l'érection  de  nouveaux  fours,  etc.,  n'étaient  pas 
des  opérations  bien  complexes,  que  la  simple  remise  des 
objets  tout  fabriqués  aux  nombreux  colporteurs  parcourant 
le  monde  romain,  pouvait  facilement  éviter  *î 


'  Lov.  cil.,  p.  82. 

*  XXXV,  46:  «  llaec  per  maria  terranque,  uUro  citroque,  poiianlur ,  insifjntbus 
lutae  ufflcinis.   » 

'  Cours  d'antiq.  moinun.,  Il,  203;  Publications,  etc.  de  Luxembourg,  VU,  p.  111. 

■"  V.  sur  CCS  colporteurs  le  bull.  des  romm.  roy.  d'art  et  d'arcliéol.,  V,  p.  482. 
V.  aussi  M.  Galesloot,  Revue  d'hist.  et  d'archéoL,  1,  p.  289. 


26 


Le  passage  de  Pline  qui  constate  l'exportation  des  vases, 
est  du  reste  confirmé  par  ce  fait  déjà  signalé  des  décou- 
vertes de  fours  de  poteries  samiennes  dans  certaines  régions, 
et  par  l'absence  de  ces  découvertes  en  d'autres  pays, 
comme  l'Angleterre  et  la  Belgique ,  tandis  que  ces  deux 
pays  ont  fourni  un  assortiment  tout  aussi  complet  de  sigles 
figulins,  que  la  France,  l'Espagne  et  l'Italie  où  les  vases 
se  fabriquaient. 

Mais  où  le  système  de  Grivaud  et  de  Gaumont  peut  être 
fondé ,  c'est  pour  la  fabrication  des  vases  grossiers ,  des 
tuiles  et  des  briques  dont  le  débit  se  faisait  dans  un  rayon 
beaucoup  plus  restreint ,  et  encore ,  à  voir  notamment  des 
poteries  communes  de  tel  ou  tel  fabricant  déterminé  en 
usage  depuis  Bavay  jusqu'au-delà  de  Tongres  \  n'est-il  pas 
bien  certain  que  ces  poteries  ne  se  transportaient  pas 
elles-mêmes  le  long  des  voies  romaines,  à  d'assez  grandes 
distances. 

L'on  aura  soin  de  mentionner  spécialement,  chaque  fois 
que  l'occasion  s'en  présentera  avec  certitude,  s'il  s'agit 
d'une  lampe,  d'une  tuile  (opus  cloliarej ,  d'une  de  ces  ter- 
rines dites  «  tèles  »  (les  mortaria  de  Roach  Smith),  d'une 
anse  d'aïnphore,  d'une  poterie  grossière  non  spécialement 
désignée  ;  on  comprend  aisément  que  les  conclusions  puis- 
sent être  différentes  pour  chaque  espèce  de  produits. 

Dans  le  catalogue  qui  va  suivre ,  l'ouvrage  de  Froehner 
Inscriptiones  terrae  coctae  vasorum  ^  a  été  largement  mis 
à  contribution  ;  les  2,200  sigles  recueillis  par  ce  diligent 
auteur  ont  été  considérablement  augmentés   de  nouvelles 


•  Bulletin  des  commiss.  roij.  d'art  et  d'archéol.  ,  V  ,  p.  439  et  VI  ,  pour  les 
sigles  vh(hr)a  ,  braiîiatvs,  etc.  V.  aussi  les  sigles  de  tuiliers  :  atab  ,  irps  et  irpoix 
trouvés  dans  les  environs  de  Charleroy  et  de  Nainur. 

^  Pliiloloijus  Zeilsclirift  fiir  dur  klassisclie  AUertlium  ,  [Supplement-Heft  zurn 
iwolften  Julinjaiuj) ,  Gottingen,  1857. 


—  27  — 

observations,  et  un  nombre  très-grand  de  sigles  ont  été 
ajoutés  aux  siens,  de  manière  à  arriver  à  un  total  d'en- 
viron 6,000  \ 

L'ordre  alphabétique  adopté  par  Froehner  a  été  suivi , 
sauf  toutefois  à  rétablir  à  chaque  lettre  ce  qui  lui  revient, 
en  séparant  le  b  du  p  ,  le  d  du  t,  le  c  du  g  et  du  Q  -  ; 
toutes  lettres  que  notre  auteur  avait  réunies  les  unes  aux 
autres  sous  une  même  rubrique.  Des  renvois  laconiques 
suffiront  simplement  à  remplir  le  but  de  simplification  que 
Froehner  avait  en  vue.  Ces  renvois  permettront  aussi  de 
réunir  par  exemple  albi  à  albvs  ,  bien  que  l'ordre  alpha- 
bétique absolu  les  sépare  par  albinvs  ,  etc. 

Froehner  n'a  pas  échappé  à  des  critiques  ^  bien  souvent 
justes  ;  mais  son  travail  soigneusement  revu  ^  a  été  le 
point  de  départ  du  nôtre  :  le  renvoi  aux  n^^  de  l'index  de 
Froehner  aura  du  reste  l'avantage  d'éviter  les  redites  fas- 
tidieuses de  citations  qu'on  pourra  toujours  retrouver ,  en 
feuilletant  son  œuvre. 

Pour  ne  pas  obliger  l'imprimeur  à  faire  confectionner 
des  types  nouveaux,  les  formes  considérées  comme  archaï- 
ques ont  été  indiquées  entre  parenthèses  après  les  sigles 
qui  se  signalent  par  ces  formes.  Les  parenthèses,  avant  et 
après  les  sigles ,  indiqueront  par  des  points  les  fragments 
incomplets  où,  soit  le  commencement ,  soit  la  fin  semble 

"  D'après  TuDor ,  p.  60  ,  M.  de  Longpérier  aurait  relevé  de  son  côti^  plus  de 
3000  sigles  :  combien  ce  travail  ne  nous  aurait-i!  pas  été  utile ,  s'il  avait  été  pulilié  ! 

-  Froehner,  pour  être  logique,  n' eût-il  pas' dû  réunir  aussi  c  et  s?  N'avons-nous 
pas,  en  effet ,  les  deux  formes  du  même  nom  :  ceverianvs  et  severianvs  ? 

'  Jahrbiicher,  etc.,  XX VII  ,  p.  11 4-.  Les  citations  du  Jahrbiicher  portent  principale- 
ment sur  la  lettre  a  ;  chaque  fois  qu'une  citation  de  ce  recueil  accompagne  une  citation 
de  Froehner  ,  le  public  archéologique  sera  par  là  mis  à  même  de  contrôler  l'une  par 
l'autre  ,  en  recourant  aux  sources  indiquées. 

■•Pourquoi  par  exemple  alb(...  est-il  plutôt  attribué  à  albanus  qu'à  albinvs, 
ALBVcivs  ,  albvcianvs  ,  ctc.  ?  Pourquoi  faire  deux  marques  différentes  de  marcvs  , 
n"  1451  et  n"  1415?  de  OF  L.  ces.  vi,  n»  813,  et  of  l.  ces.  viril  ,  n"  2159?  etc. 


—  28  — 

faire  défaut.  Une  pai'enthèse  dans  le  corps  des  sigies, 
désignera  par  de  petites  majuscules  les  lettres  accolées, 
par  des  italiques  les  lettres  douteuses,  et  par  des  caractères 
ordinaires  les  lacunes  comblées  par  hypothèse  ;  en  outre 
l'indication  rétr.  indiquera  les  sigies  rétrogrades  imprimés  à 
l'aide  d'une  empreinte  directe  ;  grav.  les  inscriptions  gra- 
vées à  la  main  qui  par  exception  seront  signalées;  meus. 
celles  qui  seraient  imprimées  à  l'aide  de  moules  en  relief. 

Enfin  toutes  les  observations  et  tous  les  sigies  ajoutés 
à  la  nomenclature  de  Froehner  seront  indiquées  par  un 
astérisque  *. 

Dans  Tordre  alphabétique  il  sera  fait  abstraction  de 
toutes  proclytiques  comme  fecit,  feci  ,  fiici,  fegii,  fce, 

FEC  ,     FIIC  ,     FES  ,     FC  ,     FK  ,     Fil,     FI,     FX ,     FE,     F,     FAT, 

FABRic,  pour  indiquer  le  verbe  facere  ou  le  substantif 
fabrica  ;  *  —  officina,  offic,  offi,  off,  ofgn,  ofic,  ofc, 

OFK  ,  OFl ,  OFE  ,  OFIK  ,  OFX,  OF  ,  0  ,  (oflicuia)  ^  ;  —  MANIBUS  , 
MANIB  ,   MANX  ,  MVS  ,   MS  ,  MANV ,    !MAN  ,    MN  ,    MV ,  MO  ,   MA  ,   M  , 

MAXA,  MOWA,  uw,  w  w  w  {manlbus ,  manu,  manvs^);  — 
A,  AOF,  AFE,  (arte,  ars  fecit  ^)  ; — toutes  abréviations  qui 
se  trouvent  accompagner  aussi  bien  les  nominatifs  que  les 
génitifs,  et  qui  sont  souvent  sous-entendues,  car  on  com- 
prend aussi  bien  manvs  primi  que  iwimvs  manu;  secvn- 

'  Des  auteurs  proposent  aussi  forma  ,  ftvtilia  ou  (kjulina  ;  V.  Tl'dot  ,  p.  68.  La 
Revue  des  deux  mondes ,  LI  ,  p.  121  ,  fait  à  propos  des  abréviations  ou  sigies  des 
inscriptions  lapidaires  l'observation  que  voici  et  qui  est  en  tout  applicable  aux  sigies 
iigulins  :  «  Une  des  principales  difîiculté.s  que  l'on  rencontre  lorsqu'on  étudie  les 
inscriptions  est  d'expliquer  d'une  manière  satisfaisante  les  abréviations  ou  sigies  qui  s'y 
trouvent.  Ce  qui  cause  l'embarras,  c'est  iju'un  même  sigle  peut  signifier  parfois  plusieurs 
clioses  :  i>ii.  (aefectvs),  vr.  (aetorj,  pr.  (oconsul).  »  Les  sigies  figulins  n'ont  pas 
jusqu'à  présent  trouvé  un  Borghesi  pour  les  expliquer  catégoriquement. 

*  On  a  aussi  proposé  opvs  ,  comme  de  rares  exemples  pourraient  le  faire  croire. 
V.  cependant  oprs  doUare  sur  les  tuiles. 

'  Id.  pour  magnaria  (magasin),  Hagemans  ,  p.  414;  Buongniaut  ap.  Dufoir, 
/.  cil.,  p.  420. 

*  Id.  pour  apotliera  (magasin),  KAimoM  ,  p.  46  et  47. 


-  29   - 

dus  (suaj  offlcma,  que  secvndi  officina  tertivs  fecit  que 
tertii  fabrica.  A  moins  qu'il  ne  s'agisse  de  sigles  formés 
de  toutes  initiales,  cas  auquel  on  les  rangera  alphabéti- 
quement sous  la  première ,  il  est  également  fait  abstrac- 
tion des  initiales  formant  des  prénoms:  ainsi  les  sigles 
suivants  se  retrouveront:  e.  caes,  cm.  hr,  p.  crisp, 
I.  coppi  à  la  lettre  c;  cm.  evpo  à  la  lettre  e,  etc.  Dans 
cette  catégorie  des  proclytiques ,  éliminées  fictivement  pour 
Tordre  alphabétique,  sera  aussi  l'abréviation  es,  css,  que 
Froehner  n'explique  pas  et  qui  pourrait  indiquer  le  prénom 

CAIVS  ou  CASSIVS  ^ 

Les  différentes  indications  de  :  vases  à  reliefs,  lampes, 
amphores ,  «  tèles  »  (vases  de  terre  grossière  à  inscrip- 
tions sur  les  bords  du  déversoir),  tuiles,  briques,  seront 
ajoutées  autant  que  possible  dans  les  observations  annexées 
à  celles  de  Froehner  :  il  en  sera  de  même  des  monnaies 
les  plus  récentes ,  quant  il  s'agira  de  fouilles  complètes 
dans  une  villa  ou  dans  un  tombeau.  On  a  vu  plus  haut 
quel  parti  est  à  tirer  ultérieurement  de  ces  indications. 

Bien  que  les  poteries  soient  l'objet  principal  de  ce  tra- 
vail, il  a  paru  utile  d'y  joindre  les  quelques  sigles  qu'on 
trouve,  mais  plus  rarement,  imprimés  sur  les  objets  en 
bronze ,  les  saumons  en  plomb  et  surtout  les  vases  de  verre  : 
ceux-ci  (v.  notamment  les  sigles  de  l'usine  frontinienne) 
semblent  avoir  parfois  été  fabriqués  par  les  mêmes  arti- 
sans ,  et  ne  pouvaient  par  conséquent  être  négligés  dans 
une  nomenclature  devant  comprendre,  pour  être  aussi 
complète  que  possible,  tous  les  noms  d'artisans  inscrits  sur 
les  produits  de  l'art  industriel  pendant  la  période  romaine. 

Un  index  géographique  classant  les  localités  citées  par 
régions,  plus  une  liste  des  noms  de  potiers  rangés  pour 

1  V.  Jahrhuclip.r.  elc.  iiit  Hheinlaiitli',\\\\\  p    i5  (>f  ^iiivanks . 


—  30  — 

faciliter  les  recherches  par  ordre  alphabétique  de  dési- 
nences ,  d'après  la  lettre  d'appui  de  la  dernière  syllabe , 
enfin  une  liste  bibliographique  des  ouvrages  compulsés 
pour  compléter  le  travail  de  Froehner ,  avec  indication  des 
abréviations  de  renvoi,  termineront  le  catalogue  alphabé- 
tique qui  va  suivre. 

Puisse  l'auteur,  à  l'aide  de  son  catalogue,  épargner  à 
ceux  qui  viendront  après  lui,  de  fastidieuses  recherches  et 
puisse-t-il  réaliser,  au  moins  en  partie ,  dans  ce  travail  qui 
n'a  pas  l'ambition  d'être  définitif,  le  vœu  des  savants  : 
depuis  longtemps  ils  ont  manifesté  le  désir  de  posséder  un 
catalogue  semblable  ^  et  il  faut  bien  le  dire ,  le  travail  de 
Froehner,  quoique  datant  seulement  de  1857,  est  déjà  bien 
suranné  aujourd'hui,  à  cause  du  mouvement  considérable 
qui  s'est  fait  récemment  dans  cette  partie  de  la  science 
archéologique  ;  aussi  l'auteur  se  résigne-t-il  à  l'avance  et 
de  grand  cœur  à  voir,  avant  dix  ans  d'ici ,  son  œuvre 
qualifiée  de  surannée  et  exiger  à  son  tour  un  complément. 
La  science  aura  encore  progressé  d'autant. 

Au  futur  congrès  archéologique  ,  organisé  par  V Académie 

*  M.  JOLY,  dans  le  Messager  des  sciences  historiques,  184.8,  p.  251  ,  disait  : 
«  Il  ne  serait  pas  sans  intérêt  de  faire  des  reclierches  comparatives  touchant  les  épigrapiies 
qu'on  est  parvenu  à  lire.  » 

DuFOun  ,  /.  cit.,  p.  433,  ajoutait,  en  restreignant  peut-être  un  peu  trop  la  portée 
de  son  ol)servation  à  la  Gaule  :  «  Un  dictionnaire  de  tous  les  noms  de  potiers  qui 
renfermerait  l'indication  des  parties  de  l'ancien  empire  romain  où  ils  ont  été  recueillis, 
ainsi  que  les  variétés  d'estampilles  appartenant  au  même  personnage ,  suggérerait  des 
observations  fort  intéressantes  sur  cette  brandie  si  importante  de  l'industrie  gallo-romaine. 
Peut-être  parviendrait-on  à  l'aide  de  ces  éléments  à  découvrir  le  lieu  où  tel  potier  avait 
établi  son  atelier.  On  pourrait  ainsi  arriver  à  quelques  conjectures  sur  la  direction  des 
relations  commerciales  que  les  cités  de  la  Gaule  entretenaient ,  conmie  sur  la  faveur 
qu'elles  accordaient  aux  produits  les  plus  renommés  de  la  céramique.  » 

FiLLON,  p.  16  ,  disait  de  son  côté  :  «  Je  ne  doute  pas  qu'on  n'arrive  un  jour  à 
classer  les  poteries  rouges  par  ordre  chrono]t)gique  et  par  lieu  de  fabrication.  Elles 
seront  alors  d'un  grand  secours  pour  l'histoire  locale  et  fourniront  une  foule  de  rensei- 
gnements sur  les  mœurs,  les  usages,  les  croyances  religieuses  et  les  divinités  topiques.  » 


—  31   — 

d'archéologie  de  Belgique ,  l'auteur  fera  la  proposition  de 
centraliser,  autant  que  possible,  tous  les  renseignements 
épars,  si  abondants  partout,  sur  les  sigles  figulins  et  d'y 
joindre  l'indication  des  monnaies  trouvées  en  même  temps, 
etc.,  etc.  Il  se  chargera  volontiers  du  soin  de  les  colliger  et 
de  les  classer;  ce  travail,  dont  personne  ne  méconnaîtra  la 
grande  utilité,  pourra  être  présenté  comme  complément 
au  catalogue  qui  va  suivre,  complément  appelé,  l'auteur 
en  est  persuadé,  à  comprendre  encore  des  milliers  d'obser- 
vations nouvelles  i. 


'  C'est  ainsi  qu'on  aflirme  que  M.  de  Longpérieh  a  réuni  environ  3000  sigles  de 
potiers  (V.  plus  haut,  p.  27),  que  Cochet (Sei/te  inférieure,  p.  491),  cite  des  travaux 
de  savants  destinés  à  voir  ultérieurement  le  jour  sur  la  même  matière ,  que  Fillon  , 
p.  7  ,  annonce  une  étude  sur  la  même  matière  de  M.  de  Longuemar  de  Poitiers  ; 
qu'un  M.  X .  . .  .  a  proposé  au  Comité  du  Bulletin  des  commissions  royales  d'art  et 
d'archéologie  de  publier  une  nomenclature  de  potiers  anciens,  etc.,  etc.  La  comiiaraison 
de  ces  différents  travaux  ne  peut  manquer  de  produire  d'excellents  fruits. 

Au  moment  de  donner  le  bon  à  tirer,  l'auteur  met  la  main  sur  les  Oberbayerisches 
Archiv  fiir  Vaterlundisclte  Gescitichfe  heruusgecjehen  von  dem  historischen  Vereins 
von  und  fiir  Oberbayern,  XXIP''  Band ,  I  Heft  ;  livraison  toute  entière  consacrée 
à  la  fabrication  de  la  poterie  samienne  à  Westerndbrf  (Die  7'omisclie  Topferey  in 
Westerndorf ,  von  Prof.  J.  von  HofiNEI'.).  On  doit  se  borner  ici  à  un  renvoi  général  à 
ce  travail  remarquable  qui  conlirme,  du  reste,  la  plupart  des  observations  présentées 
ci- dessus. 


INDEX. 


1  .  OFA   (. .  . 

Riegel,  Fr.,  1  ;  'Jahrkiieher,  XXVIl  , 
420. 

2.  'AA 

Luxembourg  (poterie  grise),  Publie,  rie 
Luxembourg,  XIV,  xxx. 

AACCA  V.  MÂCCÂ 
AAM  V.   PENTll 

3.  "a.   A.   F 

Londres,  Jahrbiicher ,  XXVII,  122; 
(anse  d'ampliore)  ,  Roach  Smith  , 
R.  L.,  88. 

AAMMIANl  V.   AMMUNI 

4.  ■  AAN 

Wknagne,  Jdhrbilclier,  XXVll ,  120. 

5 .  ■  AB 

Foiiron-le-Conite  (tuiles),  (Macr-Aurèle), 
DEL  Vaux,  1 1. 

AlîADlNVS  V.   ACVDINOS 
0.  "OF  An(Al)l(... 

PniS'^.'-Rh('n.  ;  Jalirburlier,  XXVIl ,  122. 


1  .  '  ABAIVQ 

Mus.     de    Darmstadt  ,     Jalirbiicher , 
XX  Vil,  124. 

8  .  *  OF  ABAL 

Amiens,  Dl'four,  413. 

9  .  ■  ABALANIS 

Londres,  ,/«/iriuc/ie/-,  XXVll,  122; 
Roach  Smith,  R.  L.,  102. 

10.  "OF  ABALI 

Londres,  Jahrbiicher,  XXVII,    122; 
Roach  Smith  :  of.  abali",  R.  L.,  102. 

11.  ' OF  ABABI 

Londres,  Jahrhûcher  ,  XXVll,  122; 
OF.  ABABi,  Roach  Smith,  R.  L.,102. 

12.  'ABASCAiNTl  CN  DO 

Rome  [op.  dol),  Fabretti,  509. 

13.  ABBO  F 

Rheinzabern  et  Alsace,  Fk.  2. 

14.  ABBO  FE  (rélr.) 
Rheinzabern;    Fb.  ,   3.    '  Jnhrbucker , 

XXVll  ,   120  ;   Publie,  de   Luxem- 
bourij,  X,  212,  pi.  iv,  llg.  5. 


If)- 16 


(  "abbo  fect 
1  'abbotf 
RoUenburg,  Jahrbucher,  XXVII ,  124, 

ABE  V.   PBV 
n .  ■ ABF 

Jemeppe  (tuile),  Mus.  de  Liège,  inédit. 

ABI  V.   FABl 

18.  *  ABIANI 

Londres,  Jahrbucher,  XXVII,   122; 
P.OACH  Smith,  R.  L.,  102. 

19.  ■  ABILIO 

Poitiers,  Fillon,  28. 

20.  "abilim 

Londres,  Jahrbudier,  XXVII,    122; 

ROACH     S.MITH  ,    ABIM    .M  ,     R.     L., 

102. 

21  .  ABILVSF 

Vechten,  Fr.,  i. 

22  .  ■  ABINVS 

Ratisbonne,    Steiner  ,    iV ,    125  — 

'(al)binvs? 

23 .  *  abiviral 

Mus.  deDarmstadt,  7f///?'/)îà/(e;',  XXVII, 
124  — 

24.  "aborvsf 

Calcar,  Jahrbucher,  XXIX-XXX,  271. 

25.  MANIBVSll  L.  ABVCCI.  POTTl.   VERNAE|| 

ABVCCIAE  ARISCVLaE 

Paris,  Fr.,  5.  'Inscription  funéraire? 
Jahrbucher,  XXVII,  127. 

26.  "abvdinos 

Allier  (moule)  :  ou  abydinvs,  Tudot,  72  ; 

DE  PaYaN-Dl'MOUUN  :  ARADINVS,  382. 

27.  abvso  (s  renv.) 
Paris,  Fr  .  G. 


33  — 

28. 

29. 


ac(,  . 
Limoges,  Fr.,  7. 

'acciunvs.  F 
Londres,  Jahrbucher,  XXVII,    122; 
ROACH  Smith,  R.  L.,  102. 

ACCIPIO   V.    LVCliO 

30.  ■  ACEDICV.    F 

Poitiers ,  Fillon  ,  28. 

31 .  *  ACER 

Poitou,  Fillon,  34. 

32 .  •  ACERN. 

Douay,  Roach  Smith,  R.  L.,  107. 

33.  "a.  c.  e.  r.  0 

Londres,  Jahrbucher,   XXVII,    122, 
Roach  Smith,  R.  L.,  102. 


34. 


35. 


36 


37 


38 


39. 


40, 


Limoges    (fragment),    Rev.    archéol., 
VIII,  433,  —  *(ard)ACi? 

■  CSSAC(2 

Rossum,  Leemans,  pl.  xv,  fig  161. 

'  ACIALICI.   0 

Poitou  ,  Fillon  ,  28. 

. . .  )âcianh 
Ladenburg,  Fr.,  p.   xx.  —  Cfr.  ra- 

(.L\NIR. 

■  ACIRG 

Le  Chàtelet  (anse  d'ampliore)  Grignon  , 
ccxxiH.  —  Cfr.  cmci  et  cnsoi. 

ACISIRIVS  V.   ACISIRIVS 

ACLi  SEN(.  .  .  (L  arch.) 
Riegel;  Xanten  :  aklisii,  Fr.,  40  qui 
rapporte  ce  sigle  au  potier  agilis. 

■  .^COMM 

Pouay,  Roach  Smith,  R.  L  ,  107, 


XXIX 


XXIII 


34  — 


41  .  ACMONISA 

Mus.  de  Wiesbaden,  Fr.,  8. 

ACOMIIAS   V.   AGOMAR 
4-2 .  ACOHILAUVS 

Sliidenberg,  Fr.,  9. 

acomiias  v.  agomar 

43.  'acri 

Rossum  ,  Leemans,  pi.  xv,  fig.  159. 

44.  'acrisi.    of 

Poitou  ,    FiLLON  ,  31 . 

45.  ■  p.   ACTIl 

Arezzo  ,  Fabroni  ,  42. 

4G.  •acv(... 

Arezzo  ,  Fabroni  ,  44. 

47 .  ACVBIA 

Bavay,  Fr.,  10.  'de  Caumont  ,  399; 
DE  Bast ,  51 . 

ACVI.   M  V.    ACVTr.   M 

48 .  '  ACVITA 

Amiens,  Londres,  Dufour  ,  413.  — 

Cfr.   AQVITANVS. 

49.  'acvl  II   PVB 
Arezzo,  Fabroni,  pi.  ix,  fig.  39. 

50  .  *  ACVRIO  F 

Londres,    Jalirbiicher ,  XXVII,  122; 

ACVRIO.     F,    ROACH    SmITH  ,    R.   L.  , 

102;     Douay:     acvrio.     f.  ,    ID.  , 
ihicl.  ,107. 

51  .  *  ACVRIONI.  M 

Tours,  RoACH  Smith,  Coll.  ant ,  1, 
163. 

.52.  Acvs  (sic) 

Limoges  :  avctlis?  Fr.,  217.  '  Juhr- 
hnclu-r  ,  XXVll,  124. 


53.  offic||acvt 
Limoges,  Fr.,  13. 

ACVTAL  V.   AVGVSTAL  et  LAITIALS.   F 

54.  * ACVTl 
Poitou,   FiLLON,  34. 

55.  ac(vt)i.   m 
Limoges  :  acvi.m,  Fr.,  12. 

56  .  '  ACVTI .   0 

Poitiers ,  Fillon  ,  28. 

57.  ■  ACVTI.  of 

Poitou  ,  FiLLON  ,  29  et  35. 

58  .  *  OFIC  ACVTI 

Allier^,  Tudot,  71. 

59.  OFlC  ac(vt)i 
VVindisch,  Fr.,  11. 

60.  *ACVTVS 

Allier,  Tudot,  71  ;  Londres,  Jalirbiicher, 
XXVII,  122;RoachSmith,R.L.,102. 

61.  *acv||tus 

Env.  de  Naples,  Mommsen,  6307,  1°. 
adalis  v.  doliis. 

62 .  ■  adavcivs 

Tongres  («  tèle  »),  Mus.  de  Meester  , 
N"  303. 

ADE  V.  PRV 

63.  -ADF? 

Walsbetz  (tuile),  Bull,  d'art  et  iVar- 
'cliéoL,  V,  434. 

64 .  C.MADIEC 

Afrique,  cau  adiecti,  Fr.,  15.  —  Cfr. 
caiacciac. 

65 .  lmadiec 

Tunis  ,  Fr  ,  10.  "Rome:  L.  M.  adiec, 
Mus.  DE  Mef.ster. 


—  35  — 


66 .  ADUIARI 

Trêves  :  admaui?  adeiaui?  Fr.  ,  14 
■Janssen,  ap.  Hermans,  121. 

67.  'adivtex  (rétr.) 

Mus.  de  Bruxelles  (brique),  Cntal.  Juste, 
191,  DD  7;  Hagemans:  adivitex 
(par  erreur),  451. 

68 .  *  ADIVTOR 

Meersen,  (poterie  grossière  ,  plusieurs 
exemçl.) , Bull. d'art  et  d'archéol.  ,V1; 
Afin.  Cercle  de  Mons,  Vil. 

AO  70  \  '{adi)\{t)ow 

*'^"'"  }    •FAD(ï)VT(0r) 

Elouges  (poterie  grossière),  (Commode); 
Rens.  de  M.  de  Bove  ;  le  2e  pour- 
rait bien  être  le  fadmo  ,  Cercle 
Mons,  VI,  121. 

71.  ■  ADIVTORl 

Londres,  Jahrbiiclter ,  XXVll  ,   122; 
ROACH  Smith,  R.  L.,  102. 
adrani  v.  vadrani 

72.  "advccH... 
Allier,  Tudot,  71. 

73.  ADVOCISl 

Brotonne  ,  Fr.  ,  17.  'Cochet,  314, 
(extérieur  d'un  vase  à  reliefs)  ;  Angle- 
terre, Jahrbucker,  XXVII,  122. 

74.  'ADVOCISl.  0 

Augsl:  ADVOGisi,  Fr.,  18.  'Douay, 
RoACH  Smith,  R.  L.,  107. 

75.  "advocisio 

Tongres ,  Mus.  de  Liège  (inédit);  Allier, 
TuuoT,  71. 

76.  'ADVOCISl 

Londres  ,  Jalirhiicher,  XXVll  ,  122  ; 
RoACH  Smith  :  advocisi.  of,  R.  L., 
102. 


77.  ■  AUV0RE  (.Stf ) 

Avesnes  (poterie  grossière),  Lebeal',  17. 

78.  aeb(... 
Londres,  Fr.,  19. 

79.  *AED 

Env.  de  Naples,  Mommsen,  6307,  2. 


80-81 


(  'aeginvs 

I    'aeginvs  F 

Rheinzabern,  Jahrbucher,  XXVll,  122. 


82.  *CN.  AEI 

Capoue,  Riccio,  pi.   vui,  fig.  2.  — 
(at)ei  ? 

83.  M.    AELI 

Limoges,  Fr.,  20.  *  Aeli  se  trouve  aussi 
sur  les  tuiles  :  Fabretti  ,  499  :  fig. 

TERENTIANA  AELI  VICTORIS 


84-85 


1     'AELIANI  M 

/  'aelianim  (Eflrc/(.) 
Londres,  Jahrbucher,  XXVll,  122; 
AELIANI  .M,  RoaCH  Smith,  R.  L. ,  102; 
Tongres:  . .)  elianim.  Mus.  de  Liège 
(inédit). 

86 .  AELIANVS 

Bavay,  Fr.,  21. 'de  Caumont,   399; 
DE  Bast,  51. 

87 .  aeli(an)vs 

Voorburg:  .ae(/jinvs?  ae(Oinvs?  Fr.  ,  22. 

88.  'aelini 

Angleterre,  Jahrbucher,  XXVll,  122  — 
aeli(an)i  ?  Cfr.  les  précédents. 

89.  AEMi(...  (rélr.) 
Riegel,  Fr.,  23. 

90  .  '  AEMIC 

Env.  de  Cologne  :  ou  xEmi,  Jahrbucher, 
XXXI  ,  86.  —  Cfr.  les  suiv. 


—  36 


Iakmil  (. . .  {rétr.,Larch.) 

Riegel,FR.,  23.   Cfr.,  Fabroni  ,   499 
(tuilt'i)). 

93.  ■  (ae)   milia.n(.  .  . 

VVaiidrez  (ini'dit),  Mus.   de  Bruxelles, 
6'«/.  JiSTE,  FF.  130. 


94-95 


((a)EJiiu(AN)io  (e  et  L  arcli.) 


If'fleJMlLIANV 

Riegel,  Fr.,  25  et  26. 

96 .  '  AEMILIANVS 

Rottenbui'g,  Jahrbiichcr,  XXVIl,  124. 

AEMS  V.   ALEX 
97  .  AENISAIV  {sic) 

Mus.  de  Wiesbaden  :  aemsatV?  Fr.,27. 

V.   ANISATVS. 

98.  "AEPONA.   0 

Poitiers,  Fillon,  28. 

99.  "AECVIR.  i- 

Londres,  Jahrbucher,  XXVII,  122; 
ROACH  Smith  ,  R.  L.  ,  102.  Id? 
que  : 


104.  AESiivi  (ma) 

Bàle   :    aesivna;    corr.  :  aestivi  ma, 
Fr.,  28.  •  Jahrbucher,  XXVII,  122  : 

AESTIVIMA. 

105.  "AESTIVI  (Eff/'c/f.) 

Allier,  Tudot,  71  ;  France,  de  Long- 
PÉRIER,  81. 

106.  "AESTIVI.   M 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  102; 
Riohborough  :  aestivi  m.,  id.,  RRL, 
68  ;  Mus.  de  Londres  :  aestivi  m  , 
Jahrbucher,\\W,  122. 

107.  *  AESTIVI  M  (Ea?'C/(.) 

Londres  ;  ièid  .:  AESF1VI  m,  Jahr bûcher, 
XXVII,  122  ;  AiiSTivi.  M,  Roach 
S.MITH,  R.  L.,102. 

108.  AESTIVI.  m  A  (E  arch.) 
Meerssen,(Antonin-Pie)Z)K/.d'«/7  et  d'ar- 

chéol.,M; Cercle  Mons,V\\;  Janssen: 
ANSTivi.  MA,  Oudheidk.  ontdekk.,  5. 

109.  "aestivvs 

Bavay,  de  Rast  ,  51.  Cfr.  aesivi  ma 
et  aistivi. 


100.  •(ae)qvr.  k 
Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  102.  V.  j 

NECVREC  et  secvrvs 

101.  "AEQVRVS 

Ravay,  de  Bast  ,51. 

1 02 .  ■  .^ERl 
Londres(anse  d'amphore),  Roach  S.mith, 

R.  L.  88.  V.  AViTi 

AEKVCIANI.   V.   ALBVCIÂNI 

103.  \ESE 

Dormagen,  Fr.,  p.  xx. 
AESFivi  M  (e  nrch.)  V.  aestivi  m 

AESl  V.  BLAESl 


110.  "aETERNI 

Allier,  Tudot,   71  ;  Dordogne,  Brong- 

NIART  et  RiOCBEUX,  124. 
m  .  "AETERNI.   M 

Londres;  Roach  Smith,  R.  L.,  102. 

112.  'AETERNI.  M  {réir.) 
Londres,  Amiens,  Uufour,  413. 

AETINVS.  V.   AELIANVS 

113.  ■  AEVi  (e  arch.) 
France,  DE  Longpérier,  81. 

114.  'afec 

Limoges,  Jahrbucher,  XXVII  124.  — 

'\  A  FE(tw7)'? 


37 


115.  AFER.   FKC 

Neuwie(i,FR.,29  —  aper.  fec?  V.afri. 

AF.  I,  V.  ATEl 

116.  M.\Fi  {sic) 

Mus.    de   Wiesbaden   :   M(anv){y?E)i  ? 
Fr.,  \18r  Jalirbiklter,  XXVll,  124. 

117.  'afri 

Mus.  de  Londres, Jo/ir//iic/ier,XX Vil,  122. 

118.  ■c(af)bivse 

Env.  de  Naples,  Mommse.n,  6307,  3°.— 
c(aivsj  ÂFRivs  F  (ec.it)? 

119.  AFRICANI 

Côte-d'Or,  Fu.,30. 

120.  'AFRICANI  M 

Allier,  Tudot,  71. 

121.  a(fr)ica{ni)m 
Augst  (2  exempl.),  Fr.,  31. 

122.  a{fr)ica(ni)  m 
Riegel,  Fr.,32. 

123.  africanvm 
Lisieux,  Fr.,  33. 

124.  AFR1CVS  FEcrr? 
Weslerndorf,  Fr.,  34.  —  '  Steiner  : 

APRICVS  FECIT,  IV,  161. 
12r>.  ■  AGAB.   SVC.   SAL.  DC 

Rome,  F.ABRETTi,  499. 

126.  "agao 

Arezzo,  Fabroni,  44. 

AGAT110BVL   V.    AHRILIS 


128.  "agatop 

France  (ou  Italie),  (lampe).   Coll.  Du- 
rand, Calai.  DE  WiTTE,  353. 

129.  '  AGEDILLI 

Londres,    Jaltrbuclier ,  \WÏ\ ,    122; 
ROACH  Smith,  R.  L.,  102. 

130.  AGEDILLVS.   F 

Londres,  Fr.,  35,  Id?  que  : 

131.  'AGEEDILLVS     F 

Londres,  Roach  Smith,  R.L.,  102. 

132.  *AGE1S1LVS  FE 

Westerndorf,  Steiner,  IV,    161.  Cfr. 

AGISILIVS. 

133.  *  AGELITO  (e  arch.) 

France ,     de    Longpérier  ,    81.     Cfr. 

AGEELITO. 

AGER   V.  ACER 

134.  OFF.  AGER 

Nimègue-,  Env.  d'Amiens  :  of  facer? 
Fr.,  36. 

135.  FEAGER     {sic) 

Mus.  de  Wiesbaden  :  (o)ff  ager?,  Fr., 
37. 

136.  ■  AGESILVS    FIG 
Westerndorf,   Steiner,  IV,    162.  Cfr. 

AGEDILLI. 

137.  AGILIS 

Windisch;  Xanten  (l  arch.);  Londres  , 
Fr.  ,  38.  ■  (Lampe)  Roach  Smith  , 
Coll.  anliq.,  I,  166;  (anse  d'am- 
phore), FlEDLER  ,  53. 


138 


|27  .       ■  AGATHYRSVS  AVG  LIE  F,  etc. 

Rome, (op.  (loi.,)  Fabretti,  499. (V.  (7)/(/., 
506,  AGATHYRSVS  désigné  seulement  ! 
comme  propriétaire  du  fonds  :  ex.  pr.      139 

AGATHYRSI  AVG.   LIB.)  1 


AGlLlS  (0;F 

Nimègue,  Fr.,  39. 

■  L.    AGILLI  II  SAB'.Nl 

Italie  (tuiles),  Fabretti  ,  499. 


—  38 


140.  ■  AGILLITO 

Londres,   Roach  Smith,  R.  L.,  102. 

Cfr.  AGELITO 
1-il  .  '  AGIPI   HILAn 

Coichester  (bronze) ,  Arckaeol,  XXX1V% 
508. 

142.         AGiRis  Por^T 

Le  Châtelet ,  Grignon  ,  ccxxiii. 

143.  ■  AGISILIVS 

Cim.  de  Flavion  (Commode)  :  ou  agi- 
sirivs,Ahh.  Namiir,\l\  ,  31. 

144.  AGISILVS 

Westerndorf  :  AGESiLVS  fig  ,  Fr.  41, 
d'après  Hefner  antérieur  à  Steineh. 

Cfr.   AGESILVS. 

of  agnitani.  v.  aqviïani. 

145  'agomar 

Corroy-le-Grand ,  Bull,  d'arl  et  d'ar- 
chéol.  ,  III,  552  ;  Catal.  de  Juste  : 
ACOMRAS,  206,  FF  134;  Tarlier 
et  Wauters,  canton  de  Wavre  : 
agomarvs  ,  274. 

146.  ago(ma)(rv)s 
Bartlow-Hills     (Hadrien)  ;     Vecliten   : 

AGOMARVS,    Fr.   42;    Archaeol.  , 
XXV ,  6. 

147.  "AGHICOLA 

Tours  ,  Roach  Smith,  I,  163. 

148.  AGR1C0L.AE 

Witlisburg  ,Fr.,  43. 

149.  AGRIP.  F. 

Mus.  de  Wiesbaden  ;  Xanten  :  agripi  ; 
Fr.,  44. 

150.  L.   AGK  (ivs)  ]\  VICTOR  l'HHLS  F 

Afrique  ,  Fr.,  45. 


151.  'agsatt 

Mus.  de  Lyon  ,  Comarmond  ,   116. 

152-153.      î   ':''''' 

(        CF.   AGVITA 

Londres,   Roach  Smith,  R.  L.,  102. 

AQVIT  et  OF  AQVITA  ? 

154.  C.  F.   Al 

Londres,  Fr.,  46.'  Roach  Smith  :  c. 
F.  AI.,   (anse  d'amphore),  R.  L.  88. 

A1.ANVS,  V.  MAI.\NVS 

155.  Ai.uo 
Italie,  Fr.,  47. 

AI.\X'.V.   ALEX 
AIBA  V.   .ALBANI 

1  56  .  OFAIDAO 

Paris.,  Fr.,  48. 

1 57 .  AiEPO  (ma) 

Paris;  ibid  :  aiep  (....)  Lunneren  : 
AIEPOMA,  Bonn:  J  /PO^  J,Fr.  ,  49. 

AIIAVIVS  V.   ATTAVlVS 

158.  AIMILI  II  ERONIS 

Italie, Fr.,  24.  Cfr.  aemil  et  amilii. 

159.  "AENiCESi  (E  arck.) 
Poitiers ,  Fillon  ,  28. 

160.  'ainsa 
Poitiers  ,  Fillon  ,  28. 

161  .  AINSA  F 

Mus.  de  Uannstadt  :  anisa(^'s)  f?  Fr., 
50.  *  Autriche  (lampe)  Steiner  ,  IV, 
595;  Jahrbiicher  :  ainsa  ||  f,  Jalir- 
bikher  ,  XXVII ,  124. 

162.  ■   I-  AlOM 

Poitou,  Fillon  ,31. 

,  .)  AIORF  V.    MAIOR 


39 


•163.  'AiSTivi  M  j  175.  ALBANi  (l  orch.) 

Londres,    Jahrbucher ,   XX  Vil,   122;!  Riegel ,    Londres:    albani  ,    Mus.    de 


AESTivi.  Cfr.  RoACH  Smith  :  aestivi  m. 
R.  L.  102. 

164.  'aist.ivi 

Elouges  (Commode),  Cercle  Mous,  VI, 
121. 

165.  'AIT 

Juslenville  ,  Mus.  de  Liège  (inédit). 

166.  *ait(ae) 

LeCliâtelet  (anse  d'amphore),  Grignon  , 

CCXXIII. 

167.  AiTi  {sic) 
Hollande,  Fr.,  51.  Cfr.  laitials. 

1  68  .  ■ .  .  )  AITI  MC 

Rossum,  Leemans  ,  pi.  xv ,  fig.  162. 

AIVI  V.   CALVI 
AKLISU  V.   ACM 

169.  EX.  al(.... 
Windisch  :  fx  al  ( . . .  ;  Fr. ,  52. 

170.  'alavci.  m 

Tours,  RoACH  Smith  ,  Coll.  mit.,  1  , 
163. 

171.  ALB 

Enge  Halbinsel:  alb?  Paris,   Fr:,  53. 

172.  'CI     ALB 

Allemagne,  Jakrhucher,  XXVIl ,  124. 
OF  ALB  ? 

173.  'alban 

Poitiers,  Fillon  ,  28.  ;  Allier,  Tudot  , 
71. 

174.  ■qf  alban 

Londres ,  /a/trfcMc/ier,  XXVIl,  122; 
RoACH  Smith  :  of.  alba?{;  R.  L., 
102, 


Wiesbaden  :  (an)b(an)  ,  Fr.,  54.  V. 
ploti. 

176.  albam  m 

Londres  ;  Chéseaux  :  .al(b.  ..;  Fr.,  56,' 
Jahrbiicher,  XXVIl,  122. 

177.  '  ALBANI.   M. 

Londres  ,  Roach  Smith,  R.  L.,  102. 

1 78 .  ALBA?sl(niAN)v  (rétr.)  (l  arrfi.) 
Londres:  aiba(.  . .;  Fr.,  55. 

179.  OF  ALBAM 

Allier,  Tl'dot  ,  71;  Londres,  Roach 
Smith  :  of.albani.'R.  L.,102.,  Jalir- 
biicher,  VII,  122. 

180.  OF.  (al)b(.\n)i 
Studenberg  ;  Windisch  :  of  a(/)b(an)i  ; 

Fr.,  57. 

^81.  M.  albi 

Limoges;  Witlisburg  :  c.  i.  alb;  Fr., 
70  qui  propose  de  lire  c(oloniari) 
L(atini). 

182.  OF.  ALBI 

Studenberg  :  of  alri,  Fr.,  69. 

Cfr.   ALBVS. 
1  83  .  *0F     ALBI 

Allemagne ,  Ja/tr6Hc/(er,  XXVIl,  124- 

184.  "albilli  m 

Londres  ,  Jahrbucher,  XXVII ,  122  ; 
RoaCh  Smith  :  albilli  m.,  R.  L., 
102. 

185.  Yal)billvsf 

Rossum  ,  Leemans,  pi.  XV,  fig.  163. 

186  "ALBIN 

Tongres  ,  Mus.  de  Liège  (inédit). 


—  40 


187.  "albi{n)  (a  avril.) 
Tongres,  Mus.  m:  Meester,  n"  5. 

188.  *  .\LBINI 

Allier,  Tudot,  71;  Tongres,  Mus. 
DE  Meester,  n°  4. 

189.  (rt)LBIN(î) 

Voorburg,  Fr.,  58. 

190.  '  OF.  ALBtNI 

Poitiers,  Fillon,  28. 

191.  ALBINIM 

Friedberg,FR.,  59. 

192.  ■   ALBINI   M\ 

Allier,  Tudot,  71  ;  Londres,  Jnhrhucher, 
XXVll,  122;  ROACH  Smith  :  albi.ni. 
MA  ,  R.  L.,  102. 

193.  'F.  albinis.  of  [sic] 
Londres;  Amiens,  Dltour  ,  IX,  413. 

194.  ALBINVS 

Weinheim  ;  Mayence  ;  Ratisbonne  ;  Co- 
logne; Londres,  Fr.,  60  ;  Steiner  , 
IV,  125  ;  Allier,  Tudot,  71  ;  Amiens , 
Di'Foi'R  ,413;  Chester ,  Jaltrbiiclier, 
XXVII  ,  122  ;  Londres  («  tèle  ») 
RoACH  Smith,  R.  L.,  89;  Richbo- 
rougch  («  tèle  »)  m.,  RRL.,  64; 
Cologne  (lampe),  Jahrbiicfier,  XXXV, 
46  et  Lersch  ,  Coin ,  62. 

195.  AUÎINVS  F 

Ensdorf  :  aloinvs  f,  Fr.,  61. 

196.  ALBINVSFE 

Oehringen;  Ratisbonne,  ihid..  -.  al- 
BiNvs  F[,  Fr.,  62. 

197 .  'albinvs  fe 

Joviacum  ,  Jalirbucher,  XXVll,  122; 
Autriche  ,  Steiner,  IV  ,  526. 


198.  *  albinus  fecit 

Londres,  Jolirbiicher ,  XXVII,  122; 
ALBINVS  fecit  (  «  tèle  »  ) ,  ROaCH 
Smith,  R.  L.,  89. 

199.  *  ALBIVS  F 

Riegel,  Jahrbiidier ,  XXVII,  124.  - 

ALB1(NV)S  F  ?. 

200.  ■  ALBVC.  F. 

Douay,  Roach  Smith,  R.  L.,  107. 

201  .  ALBVCi 

Baden  (Suisse);  Aug.st  (2  exempL); 
env.  de  Lézoux,  Fr.,  63  ;  'Amiens, 
Londres,  Dufour  ,  IX,  413;  Bavay, 
De  Bast,  51;  Lonives,  Jakrbiicher, 
XXVII,  122;  Roach  Smiih,  R.  L., 
102;Douay,iD.,  107. 

202.  ALBVCI.   M 

Bàle,  Fk.,  65.  'Poitou,  Fillon,  34; 
Thulin  (inédit),  Rens.  de  M.  de  Bove. 


203-204. 


\  '  ALBVCI.    MA 
)  '  ALBVCI  OF 

.ondres,  Amiens,  Dufour  ,  413. 


205.  (al)'bv)ci.OF 

Augst,  Fr.,  64.  Cfr.  albvcivs. 

206  ALBVCIANI 

Bcàle  :  aervciani;  Pan-Pudding-Rock  : 
ALBVciNi ,  Fr.,  66.  'Londres,  Jahr- 
bucher,  XXVII,  122,  Roach  Smith, 
R.  L.,  102. 

207  .  ■  ALBVCIANl 

Allier,  Tudot,  71. 

208.  "ALBVCIVS 

Jublains,   Rev.  arehéol.,  VIII,  146. 

209 .  • ALBVS 

Normandie,    Cochet,    401;    Allier, 


41  — 


Tl'DOT  ,    7 1  ;    Poitiers    et    Poitou  , 
FiLLON,  28  et  34.  CfV.  n°^  108  et  s. 

2 10.  *.\LBVS  (a  arcli.) 
Tongres,  Mus.  ue  Miîester  ,  N»  6. 

211.  *AL1!VS.    F 

Bavay ,  cab.  de  Fouhaiestuaulx,  Rens . 
du  pi'opr.  (inédit). 

212.  ALP.VS   F 

Xaiiten ,  Fr.,  08.  "Tongres,  Mus. 
UE  Meester,  N°  1. 

■213.  ALBVSFE 

Riegel;  Vechten;  Augst  :  albvs  fe  , 
Fr.  ,  67.  'Londres,  Jahrbueher , 
XXVII,  122;  RoACH  Smith  :  aldvs. 
FE,  R.  L.,  102. 


2U-215 


^   '  1  ALBVS 
(   *  M. ALBVS 

Bordeaux,  Jaltrbilclicr,  XXVII,  124; 
Rev.  archéoL,  X,  278. 


216 


217, 


*  ALESI 

Besançon,   Rev.  archéol.,    XV,  505, 
610,  pi.  348,  fig  14. 


ALEX 
VS'indisch ;  Voorburg  :  aiax  ,  Fr.,   71. 
Cfr.  ivNivs. 


218.  '  ALEXANDER.  PRA.  VI  (en  ccrclc) 
Italie ,  Fabketti,  499. 

ALEX!.  V.   IVLl  et  IVNl 

219.  ■  A  ALF  11  FORTV 

Pompéi  (métal),  MoM.MhEN,  6305,  10°. 


220.  -L.    ALFI 

Mus.  de  Narbonne  ,  ïoi'I'.nal,  77. 

221  .  *  L.   ALFI.   PRIMlOENl 

Itiilie  ,  Fabreiti  ,  499. 

ALFII    V.    IVNl 
XXIX 


222  .  '  ALIVS.  F 

Londres,  Roach  Sjkth  ,   R.  L  ,  i02. 

223.  '  M.    ALLl  CLEME.MIS 

Italie,  Fabretti,  499. 

224-225  .  ■  L.   ALLl  ONVlESf 

■  FIGLINA.   L.   ALLl  ONYTESI,  elC. 

Italie  (op  dol.j,  Fabretti,  499. 

226.  •   ALLIVS 

Allier,  Tudot,  71  ;  Tours,  Roach  Smith  , 
Coll.  aiUiq.,  I,  163. 

227  .  *  ALLOCIAN 

Mus.  de  Lyon,  Comarmond,  57. 
ALOiNVS  V.  n^^  230  et  s. 

228.  *P.  ALP 
Poitou  ,  FiLLOX,  31. 

229.  "alphiae  lvcile 

Sceau  à  Augst,  Brixk.ner,  3061 ,  pl.xxvi 
fig.  6  et  7;  Empreinte  en  Allemagne, 
Steiner,  IV,  n»  2441;  V.  aussi 
DE  Montfaucon  {dp.  Brickner). 
Pierre  tumulaire  d'vLPiA  lvcilla  près 
Mayence,  Steiner,  1,  215. 

230.  "a.  l.  p.  I.  N.  I.  M. 

Bavay,  cab.  de  Fourmestraulx,  inédit. 

231 .  ALP1N1  FORM  {réir.) 

Dallieini  (gravé),  alpim  eorv.m,  Fr.,  75. 

232 .  ALi'iNi.  SECiJNDi  VIT  (en  cercle,  e  an-h.) 
Mus.  de  Wiesbaden,  Fr.,  73. 

233.  (ajLPiNivs.  F 
Nimègue,  Fr.,  72. 

234 .  ALPlNVS 

Nimègue,  Fr.,  74. 


235.  'altavli 

Klavion    (Conininde)  ,    Ahu.    Na)iiur 

xxni  4 


42   — 


Vil,  31.  MA  (\  arch.)  sous  le  môme 

vase.  —  AI.BAM?   AL.WCl? 

236 .  (alt)ep 
Kaninclieninsel  :  alte  (..  ou  alit^?), 

Vr.,  1G- 

ALVt  V.  CALVI 

237.  *  ALX.  (ak)ms(?) 
Tongres,  Mus.  de  Meesteu,  n"  313. 


^247-218 . 


238-239. 


J   '  ALY 
1   *  ALYI 


Arezzo,  Fabuon'I,  pi.  ix,  fig.  7  et  8. 

240 .  *  AM 

Tongres,  Douglas,  144. 

241.  AM(... 

Mus.  de  Wiesbaden,  Fa.,  77. 

242.  *A.  M 

Arezzo,  Fabrom  ,  pi.  ix ,  fig.  88; 
Limoges  :  a. m  ( . . . ,  Revue  arehéol. , 
VIII,  433. 

a(.  .  .)m  V.  MANVS 

243.  AMABILIS 

Mayence;  Heddernheini;  Nimègue;  Vech- 
ten  ;  Voorburg  ,  Fr.,  78.  '  Autriche  , 
S^El^ER,  IV,  695. 

244.  '  AMABILIS  (a  et  L  o;r/i.) 
Houtcm-S.-Gerlach,  Dull.  d'art  et 

d'arcliéol.,  VI. 

245.  *  AMABIVS 

Londres,  Roacii  Smith,  R.  L.,  102. — 

AMABILIS  ? 
240.  A  MADIS 

Paris,  Fr.,  79.  'Le  Cliàtelet,  Grignon, 
ccxxm. 


j     AM\I 

I    am(ai 

Paris  :  amaïi  ?  Fk.,  85  80.  "Tongres, 
sigle  douteux  du  Mus.  de  Meestek, 

n-n  8.    V.  IVLIV. 

a.man  v.  ma.n 

249.  of.(.\man) 

Bois-de-Vaux,  Fis.,  83. 


250-251 . 


u(/'ajMAND 
OF  AM(an)dI 

Tongres,  Mus.  de  Meestek,  n°  9  et  143. 

AMANDA  V.    CAECILIAE    et  DOMITI. 

252.  ' AMANDO 

Londres,  Jahrbucher  ,  XXVll,  122  ; 
ROACH  Smith,  R.  L.,102. 

253.  («)(m\)iNDVilm  [sic) 
Londres,  Fr.,  84. 

254.  ama(nd)vs 

Develier,  Londres  :  mand  ;  Mus.  de 
Wiesbadcn  :  (ma)\dvi  ou  (aMa)ndvi? 
Fr.,  80. 

255.  *a(ma)ndvsfe 
Joviacum,  Jalirbuclier,  XXVII,  122. 

250.  (\man)dvs  F 

Castel  ;  Zaldbaili  :  amaxdvsf,  Fr.,  81. 

257.  amand(vs)  fe 

Mayence;  Mus.  de  Wiesbaden  :  ...) 
A.xDVS  Fi,  Fr.,  82. 

258.  *   AMANDVS    FE 

France  (ou  Italie),  Coll.  DuRA^D,  Catal. 
DE  WiTTF.,  352,  nM462. 

259.  ■  Flic  (aman)dvs 

Elouges  (Commode):  iiicmvdvs,  Cercle 
Mous,  VI,  121. 


260 .  ■  AHARANVS 

Normandie,  Cochet,  314;  Hagemans, 
(verre) ,  464. 

261 .  '  aMarilis.  F 

Londres,    Roach   Smith   ;   amabilis? 
R.  L.,  102. 

262.  'amarilvs.  f 

Londres ,  Jahrbucher  ,  XXVII ,  122.  — 

AMABILIS.  F? 


—  43  — 

!  274. 


263-264 


(  "  amator 

I  *  AMAT0R1S 

Londres,  Jahrbucher,  XXVII,   122; 
Roach  S.mith  ,  R.  L.  102. 


265.  *  COSS.   AME.   SVLP 

Rome  ,  Fabuetti  ,  510. 

266.  'ambaius 
Poitou  ,  FiLLON  ,  33. 

267.  AJIBATWSI 

Ems  ,  AMBATVS  F?  Fu.,  87. 

268.  'ambiani 

Champlieu   (coupe)  ,    Revue    archéoL, 
VllI  ,  87. 

269.  *A.  M.  c 

Arrezzo  ,  Fabuom,  pi.  IX  ,  fig.  87. 

270.  •  AMEC   F 

Bas-Rliin,   Jahrbiicher  ,   XXVII  ,  122. 

AMKHAiNVS    V.    SANVITTI 

271  .  'ameui.  m  (e  arch.) 

Poitou,  FiLLON,  28.  Gfr.  91  et  s. 

272.  AMENVS 

Mus.  de  Wiesliaden,  Fn.,  88. 

AMER1.MNVS  V.    l'OSTV.MlVS. 

273.  •  (am)'  iiio||  vhu 
Gapouc,  lliccio,  pi.  vni  lii;.  6. 


*  AMi(AN)VS 

Rossuni  ,  Leemans  ,  92. 

275.  '  AMICI.    M. 

Richborougli,  Roach  Smith,  RRL,  68. 

276.  AMIO   FE 

Westerndorf ,  Fr.,  89.  *Steiner,IV, 
161;  Tongres  :  am'of,  Douglas,  144. 

277.  AMIOR 

Lillebonne  :  amior  (...?  Fr.,  90. 
'  Cochet  ,  (vase  en  terre  noire) ,  240. 

278.  AM1RVS(?) 

Mayence,  Fr.  ,  9 1 .  *  Jahrbiicher  XXVII, 
124. 

279.  AMIVS 

Mus.  de  Mannheim  ,  Fr.,  92. 

280.  (am)mi(an)i 

Mus.  de  Wiesbaden  :  aamml\ni  ,  Fr.  93. 
'Jahrbiicher,  XXVII,  124. 

281.  AMMIVS 

Heimersheim;  Mus.  Emele  ;  Heddern- 
lieim;  Voorburg  :  a.\imiv(s),  Fh.,  94. 
'  Londres ,  Jahrbiicher  ,  XXVII  , 
122;  («  tôle  ..) ,  Ro.ACH  S.MiTH,  R. 
L  ,89. 

282.  AMMIVS   F 

Londres ,  Fr.  ,  95.  *  Roach  Smith  , 
AMMIVS.  V  ,  R.  L.  102;  Jahrbucher  , 
XXVII,  122. 

283.  *  AMNUVS  F 

Autriciie ,  Stein'er,  IV,  526.  — 
a(majndvsf? 

284.  "amo 
Sal/.bnurg,  Stei.nkr,  IV,  211. 


285.  ■  EX  Fir,  Q\MOD  C.NYN  FORTVNA 

Rome  (op.  dol.),  Fabretti,  510. 
amoeni  v.  domiti 

286 .  'a-MONvs. 

Lundios,  RoACH  Smith  ,  R.  L.,  102. 
—  am(oe)nvs  ? 

287.  a:«oris  (s  rcnv.) 
Mus.  de  Wiesbaden,  Fr.,  96. 

288 .  fO.MORiSM 

Windisrh  ,  Fr.,  97.  —  Cfr.  anor. 

289.  -a.  M.  P 

Arezzo ,  Facrom  ,  pi.  ix,  lîg.  89. 

AMPUATI  V.    CLVENTI 

290.  'A.  M.  Q 
Poitiers  ,  Fillon  ,  28. 


A.   M.   V 

A.  M.  (vr)  (2  exempl.) 

*  am(vr)( 

*  CAJIVR  ( 

*  CAMVRI 

*  cam(vr)i  : 

*  CAMVRIVS 

*  C.AMVRrVS 

^Modène  et  Arezzo,  Fabroni,  4-2; 
pi.  IX,  fig.  89  à  9-i,  117. 


44  — 

303.  '  Q.    AXCHARI.   C.   F 

Mus.   de  Narljonne  (poterie  grossière), 
Touiînal,  77. 

304 .  • ANC( . . 

Arezzo ,  Fabroni',  ii. 

305.  AXCHIA 

Env,  de  Tunis,  Fr.,  109. 

306  .  •  NANCIIIAL 

Env.    de    Naples  (lampe),    Mommsex  , 
6308,  5°. 

307.  •  oF.  .\XCî 

Mus.  de  Narlwnne,  Tournal,  77. 


291-298. 


308-309 


AND 

ANDE 

Poitiers ,  Fillon  ,  28. 


299.  -ûFAN 

Allemagne,  Jahrbiicher ,  XXVIl  ,  120. 
V.  ivL  et  VI Ms 

300.  ANAIL.    F 

AugSt:  ANANIOU   F  ANAILLF  ?  Fr.,   98  : 
MALLEDV  ,   MAILLEUO  ? 

30 1 .  *  ANANO  (aa  sans  barre) 
Bingen  ,  Juhrhiïrhpr,  XXIX-XXX,  216. 

AMANDO? 

302.  •  EX  OF  ANAOS,  efe. 
Rome  (V//)  (Ici.),   Fabretti,  509. 


310.  (and)ec(ar)vs  fec 

Rottsveii,  Fr.,  100. 

311  .  '  ANDID.    FECIT 

Londres    («    tèle   »),   Roa(-,ii    S.mitii  , 

R.   L.,  89.  —  CANDID? 

312.  ' ANDOCA 

Poitiers  ,  Fillon  ,  28  et  37. 

313.  ■ ANDRA  M 

Poitiers  ,  Fillon  ,  28. 

314.  '.andrias 

Italie,  Passeri,  III,  29,  pi.  ccxxxvn. 
. . .)  ANDVS  FI  V.  no  249  et  s. 

315.  ANE  (. .)  F 
Windisdi,  Fr.,  101. 

ANES,    aNI  ,  V.    C.ERJUNI   et   TlOliANES. 

316.  *  ANI   M 

Fiiiuges  (dommode),  Cvirlv  Mans  ,  VI  , 
121. 


—  45  — 


317.  OF  ANI 

Mus.  Emele,  Fr.,  lO'â. 

318.  *FIG.   SV  II  PERIOR  L  ANIRVFINI,  etc., 

Rome  (op  dol.)  Fabretti  ,  499. 

319.  ANI  A 

Livoume  ,  Fr.,  103.  "Prusse  Rhénane, 
Jahrbiicher,  XXXVIII,  167. 

320.  ANiccivs  (sic) 
Rheinzabern ,  Fn  ,  104. 

321.  *...)amm 

Springhead  ,  Roach  Smith  ,  Coll.  ant. 
I,  166,  pi.  xLi, 

322.  AN1SATVS 

Dalheim;   Le   Chàtelet  :  nisatvs?  Fr. 
105.  'Grignon  ,  Lx. 


330.  falNN^a)  Il  (û)NN(aj  (sir) 

Italie,  Fr.,  113. 


M.   ANNE 

M.  ANNE  ( .  .  . 

331-335.  <J*(ma)nne 

*  MANNE 

*  man(ne)i 

Arrezzo  ,  F.arrom,  42,  et  pi.  ix,  tig.  29 
à  .32. 

336.  * ANNI 

Capoue,  Riccio  ,  pi.  viii,  fig.  3;  Arezzo. 

FaBRONI,  pi.  X,  fig.    3.  .  V.  ARCHLAVS 
PATAGATVS  et  SALViV 

337 .  (an)(ni) 
Paris,  Fr.,  108. 


323.  AXI.SATVSF  I 

Ems  ;  Vecliten  ;  Vooiburg  ,   Fr.,   106.  \ 

•Tongres:   . .)  satvsf,  Mus.  de  Liège  '  339 

(inédit).  j 


338.  'SEX.  llANNl 

Naples ,  Mommsen  ,  6307  ,  n"  5. 


ANNI  :   Z.iiBDAE 

Italie ,  Fabretti,  500. 


324.  ■  ANISATVS    F. 

Douay,  Roach  Sjutii,  R.  L.,  107. 

325.  ANis(/VîJDO  (sic) 
Vooiburg,  Fr.,  107. 

326.  ANivs  (barre  sur  n) 
Betzdorf  (sceau) ,  Fr.,  110. 

327 .  •  ANN 

Bïngm,Jalirbucher,  XXIX-XXX,  216. 

328.  OF     ANN 

Limoges,  Fr.,  112.  'Amiens  ,  Difour, 
413. 


340.  ANNIA  OF  [sic) 

Vecliten,  Fu.,  111. 

341 .  'annios.  F 

Linz,  Jalirbiicher,  XXVII,  122. 

342.  *ANNI0SF 

Autriche,  Steixer,  IV,  517. 

343.  ANNIVS 

Limoges,  Fn.,  109. 

344 .  'annlos.  F 

LiHidres,  Roach  Smith,  \\.  L.,  102 

ANNIVS     F. 


ANNA  '! 

Tongres,  Mus.  RE  Meesteu  ,  n"  12. 


315.  0.  A\o 

l'iiiticr^  ,  FiLi.ON  ,  3i- 


:J46.  OK.    ANOK 

LiiiiOLjes,  Ki(.,  U-l.  —  Cfr.  n°  287. 

311.  'ansiepharu 

Colcliester     (bronze)  ,    Archaeologia  , 
XXXIXS  509. 
ANSïivi  MA  V.  n"'  204  et  s. 

3i8.  'aNSVs 

Bordeaux,  Jahrbiicher,  XXVII,  124, 
Rev.  archéoL,  X  ,  278. 

349 .  ANT 

Limoges,  Ffï.,  115. 

q^n  Q^l         (*(-'^^T)EROS    II    RASIN 
àM-àiJl.       ,.(^^T)j.ROS    II    TITIX 

Arezzo  ,  Fabuoni,  81,  120.  Le  même 
nom  se  retrouve  dans  les  sigles  sui- 
vants, du  temps  de  Seplime  Sévère  : 


-  46  — 

300. 


352-353. 


{  "AiNTEnoT,  etc. 
(  'ANïEuons,  e/c. 
Rome,  {op  rfo/.)  Fauuetti;  500. 


354.  'axtesta  of 

Mayence  (lampe) ,  Jahrbiicher,  XXVII , 
117. 

355.  *GN  ANTHE 

Env.  de  Naples,  Mo.mmsen  ,  6307,  ii"4. 

356.  "antiam  of  c 

Douay  ,  Roach  Smith,  R.  L.,  107. 

357  .  ANTICVI 

Neuville-le-Pollel ,    Fh.,    116.  —Cfr. 
n°  365. 

358 .  '  ANTIMACHI 

Rome,  Fabuetti,  500. 


■  AMIMVS 

Arezzo  ,  Fabuoni  ,  44.  V.  pvbli. 

361.  "antio 

Arezzo:  ou  avtio,  Fabuoni,  44. 

362.  a(nt)io  II  CHVS 
Mus.  de  Wiesbaden  ,  Fu.,  117. 

363.  'antiochvs  ||   n 

Env.  de  Naples,  Mommsen  ,  6307,n°  6. 

364.  *(ant)iocvs 

Arezzo,  Fabroni  ,  pi.  viii ,  sur  le  même 
vase:  cobneli. 

365.  'antiqvi 

Normandie,  Cochet,  81.  Cfr.  n°  357. 

366.  * ANT.  NVS 

Poitou,  FiLLON,  34,  —  anto(m)vs? 

367.  c   ANTONIO 

Besancon  ,  Fu.,  118. 

368 .  *  ANTONIOC 

Rome  (lampej.  Mus.  de  Meester. 

369.  *L.   ANTONIVS    II    SVM   FILON 

Italie  ,  Fabuetti  ,  500. 

ANV.   V.   lANVS  F 

370.  '  F.  ANVLLIVS 

Cuyk,  IIermans,  pi.  xi,  3''  ;  mais  p.  127, 
il  supprime  ce  sigle. 

371  .  ANVNIM  (si(') 

Paris  ,  Fu.,  119. 

372.  *ANVN1  M 

Londres,   Jahrbiicher,  XXVII  ,  122; 
RoACU  Smith  ,  R.  L.,  102. 


359.  'ANTIMETI  373.  *...)AN11SF 

L(mdres  (lampe),  Roach  Smith,  R.  L.,  '  France  (ou  Italie),  coll.  Dirand,  catal. 

112.  —  Cfr.  .\Ti.METi.  '  i)E  WiTTE,  352,  n"  1463 


47 


374.  ' .  ■  .)  AOD  (.  . . 

Arezzo  ,  Fabroni,  pi.  i ,  fig.  3  :  aodo  , 
et  pi.  XV,  fig.  95.  Cfr.  n"  387. 

375.  'AP 

France  fou  Italie),  coll.  DL•RA^D,  catal. 
DE  YViTTE,  353.  Cfr.  ivLii. 

376.  *c.  AP.  F. 

Londres  (anse  d'amphore) ,  Roach  S.miïh, 
R.  L.,  88. 

377.  "CN.  AP 

Env.   de    Naples  ,  Mommsen  ,    6307  , 
n<>  7. 

APA    V.   IVL. 

378.  *APER 

Poitiers ,  Fillon,  28. 


387-388. 


APODO  { . . 
APODOS 

Arezzo,  Fabroni,  44.  Cfr.  n"  374. 


379-380. 


APier) 

APE  (rf) 

Juslenville,  Mus.  de  Liège  (inédit). 


381 .  APERF 

Aiigsbourg  :  apek  ;  Vechten  ,  Fu.,  123. 

382.  APERF...) 

Friedberg, ,  Fr.,  125. 

383.  '  APER.  F 

Augsboiirg  (lampe),  Steiner  ,  IV,  57. 

384.  'ai'ErIIf 
Rosenauberg,  ya/;r/y//p/(e;',  XXVIl,  124. 

385.  APER.   fe 

Oehringen,  Fr.,  124.  —  Cfr.  afer. 

APIA  V.  IVL. 


386. 


A  APISTI  MENANDRI 


389.  'apolavcir 

Mus.  de  Londres,  op.  Tudot  ,  71; 
Jahrbûcher,  XXVll  ,  122  ;  Londres, 
Roach  Smith,  R.  L.,  102. 

390.  *  a.  pol.  avsts 

Londres,  Jahrbiiclier ,  XXVIl,  122; 
Roach  Smith  ,  a.  pol.  avsti,  R.  L., 
102. 

391  .  *  AP0LINAR1S 

Allier,  TiDOT,  71;  Tongres  (aa  sans 
barre).  Mus.  de  Meester,  N"    14. 

392.  "APOLINI.   0 

Poitiers ,  Fillon  ,  28. 

393.  ■  APOLIVSTI 

'  Hongrie  (lampe) ,  Nyhoff  ,   II»  Sér. , 
III,  174. 

394 .  *  APOLLIM 

Juslenville  (gravé  en  écriture  cursive). 
Mus.  de  Lirge  (inédit). 

395.  * APOLOM 

Mus.  de  Lyon,  Comarmond,  116;  Ca- 

poue,  Riccio  ,  pi.  VIII,  fig.  5. 
APPACIMA  et  appaciva  V.  ARDaCI. 

396.  "appfry.  m 

Le  Cliàtelet  (anse  d'ampliorej,  Grignon  , 

CCXXHL 

397.  *  OF.  APPi 

Mus.  de  Narbonne  ,  Tournal,  77. 

APPIA  V.   PlNOSSl. 


398. 


A.   APPVLEI      HlLARiONIS 


Rome  :  (op  rfoL).  Lire  ARISTI  (r  grec),  I  Env.    de    Naples,   Mommsen,    6307, 


Rome,  Fabretti,  500. 


N"  8.    Même  vase   :    fiiimvs    fec  , 


—  48  — 

gravé  à  la  main.  —  C.tV.   n"  i'Ji  et     il-. 
HIIAUIO. 

399 .  ■  Ai'R 

Cologne,   coll.   Meiilo  ,    Jalirbuclter  ,  i  ^^3 
XXXV  ,  i3. 


iOO .  Kvm 

Trêves,  Fr.,  121.  *Cfr.  noSlS et  favi. 

401  .  CF.    APRI 

Riegel;  VVindisch  ;  Rottweil,  Fr.,122. 
APRICVS  FECIT  V.  n»  124. 

402  .  .  .  )   APRILI 

Tongres,  Mus.  de  Meester,  N°15. 

403.  'apuius 

Mus.  de  Londres,  Jahrbiicher,  XXVII, 
1 22 ;  Londres  («  tèle  »)  Roach  Smith, 
R.  L.  ,  89.  Ce  nom  se  retrouve 
aussi  dans  : 

,  ■  APRILIsIIaGATHORVL  DOMITI  TVLLI 
APUILIS  CN.  DOMlTl  AGATHOBVLI 
APRILIS    AGATHOBVLI  \\  DOMITIAE 

LVCILLaE 
AB  APRILI  II  AQLTLIAE  SOZO.MON 
AB  APRILI  II  AftUlLlAE  ZOSOMEA 

Rome  (op  dol.l,  Fabretti,  500  et  suiv. 

V.   AQlILt. 
i09.  ■  CF.   .\PRIL1S 

Londres,  Jalirbiicher ,  XXVII,  122; 
Roach  Smith,  R.L.,  102. 

410.  APRIO 

Rosenauberg  ,  Fk.  ,  126.  *  Augst 
(lampe),  Brucoer  ,  2893  ,  pl.  xv  : 
APRios;  Env.  de  Salzbourg,  Steiner, 
IV,  244. 

411.  APRIO  II  F 

Bàle,  Fr  ,  12".  Cfr.  le  précéd. 


OF   APRIS 
Londres,  Jalirbiicher,   XXVII,    122; 
Roach  Smith:  of.  apris,  R.  L.,  102. 

APRIVS 

Rosenauberg,  Fr.,  128. 


404-408 . 


414.  APRIVS  F 

Rheinzabern,  Fr.,129. 

415.  ■qf.  apro 

Londres  ;  Amiens,  Dlfolr,  413;  Xanfen, 
Hagemans,  415;  Jahrbiiclier ,\\S\\, 
122;  Roach  Smith,  R.  L.,  102. 

416-417.      I  ^^^'■)'^^  i^renv.) 

)  aPRUNI 

Riegel,  Fb.,  130,  131. 

418.  'aproms 

Londres,  Jahrbïtcher ,  XXVII,  122; 
Roach  Smith,  R.  L.,  102. 

419.  "apronivs 
Allier,  TrooT,  71. 

420.  (ffj5)R0Mvs  F  (f  renv.) 
Mayence,  Fr.,  132. 

421 .  *  aprovit 

Riegel,  Jahrbucher,  XXVli,  121. 

422 .  ■ APSOR 

Angleterre,  Jahrbiicher,   XXVII,    122, 

423.  APViFF  (sic) 
Paris,  Fr.,  133.  —  apvlei ? 

424.  *M.  APVLEI  qvieti 

Pompéi  (grosse  poterie),  d'Aloe,  97. — 
Cfr.  n°  398. 

425.  OFAQV  (. .. 
Augst,  Windisch  :  Fr.,  142. 


4- -20.  ■ûFAûv(.       (a  arch.) 

Tongres,  Mus.  DEMEESTER,n°  16. 

427.  "aql'en 
France,  de  Longpérier,  81.    - 

428 .  ■  OF  AQVENi  (e  arch.) 
LeChâtelet,  Chignon,  ccxxiii. 

429.  'aqveisvs  (e  arch.) 

France,  de  Longpérier,  81  ;  Londres, 
RoACH  Smith,  R.  L.,  102. 

430.  AQvi(... 
Nimègue,  Fr.,  142. 

431  .  OF  AQM  (. . . 

Riegpl,  Fil.,  142.  '.lahrbucher,  XXVll, 
120;  Tongres,  Mus.  de  Meester  , 
n»  18. 

432.  OF  Anvi 

Windisch,  Fr.,  141.  —  Cfr.  n"  438. 

433.  OF  AfJVIA  (... 
Nimègue  :  of  aû(vita)?  Fr  ,  142. 

434.  "aovilam 

Xanten,  Fiedleu,  TjS, —  aqvitam? 

435.  *  c.  AQV1LI  APHii.is  (etc.) 
Rome,  (o/).  doL),  Fabretti,  500. 

AQVILIAE     V.    APRILIS. 

436.  .         *AûviLii.  of 
Poitiers,  Fillon  ,  28. 

437 .  AQVIT 

Mus.  de  Wiesbaden  :  aqvh  ;  Windiscli; 
Londres,  Fr.  ,  142.  *Roach  Smith, 
R.  L.,  102;  Jnhrbiicher.  XXVII, 
122.  —  Cfr.  n"  430. 

438 .  of  aqvit 

Windisch  ;  Ensdorf  :  of  aqvif;  Londres, 
Fr.,  140. 


49   — 
439. 


OF  AQVIT  ( . 

Windisch,  Fr.,  142. 


440.  "OF  AQVITA 

Londres,  Jalirbiicher,  XXVII ,  122  ; 
Tongres,  Mus.  de  Meester,  n"  17. 

441  .  AQVITAN 

Windisch;  Riegel  :  aqvilii  ;  Fr.,  135. 
"Florence,  Mus.  de  Meester. 

442.  OF  AQVifTAN) 

Windisch  ;  Mus.  de  Zurich  et  de  Bonn  ; 
Riegel;  Dormagen.FR.,  138  et  p  xx. 

443.  OF  AQVITANl 

Vechten;  Londres,  Fr.,  137.  *Roach 
Smith,  R.  L.,  102  :  of.  aqvitani, 
Londres,  Jahrbucher ,  WW ,  122; 
Autriche,  Steiner,  IV,  694 

444.  OF  aqvit(an)i 

Mus.  de  Darmstadt  ;  Vechten  :  of  aqvitni 

et  OF  AGNITANI,  Fli.,  136. 

445.  OF.  aqvi(tan)[ 

Orléans  :  of  aqvinii  ;  Le  Châtelet  :  OF 
AQviNii ,  Fr.,  139.  *DE  Caumont, 
399. 

446.  *0F    AQV(lTANl) 

Rome,  Mus.  de  Meester. 

447.  aqvitanvs 

Windisch  ;  Mayence  :  acvitanvs  et 
AQViTiNVS  ;  Londres  :  aqviinvs  (aq- 
vitnvs?),  Fr.,  134.  'Londres, 
RoACH  Smith  ,  ap.  DuFOim  ,413. 

448.  'aq(vitn) 
Florence  ,  Mus.  de  Meester. 

419.  *AQVT 

Poitou  ,  FiLLON,  34.  Cfr.  n"  53  et  s. 

AR   V.    IVL 


XXIX 


XXIII 


450, 


451 


452, 


453, 


454. 


455, 


456 


AU(.  .   .)!> 

Mayence  ,  Fii.,  143. 


—  50   — 
464. 


■  ARACI.    M 

Londres,   Jahrbiicher,    XXVll  ,    122; 
ROACH  Smith  ,  R.  L.  :  araci  ma. 
ab(da)ci  m  ? 

'  AHA.\ 

Bavay  ,  De  Bâst,  51. 

AKANTEDV 

Tillelberg,  Fr.,  144. 

ARC.    OF 

Priedberg  ,  Fr.,  145.  —  arguf? 

■  ARCAD1VS 

Mus.    de  Bruxelles  (pot    à    onguent) , 
Catal.  de  Juste,  189,  BB  78. 

*  ARCANVS 

Sagonte,  Fillon,  18;  Allier,  Tidot, 
71  ;  ibid.  (iiionle),  Id.,  66. 

ARCEIIAS    V.   MARCELLVS 


-458  '^     AR(CII)  i!  I>VB 

)  *  ARC(hL)aV.S  II  C.   ANM 

Arez7o  ,  Fabroni  ,  pi.  ix,  lig.  4  et  42. 

ARCILIVS  V.   MARCILIVS 
'  ARCONA  11  l'VBLl 

Arezzo  ,  Farrom  ,  pi.  tx  ,  fig    43. 
arcvsfe  V.  MaRCVS 

460.  *ABD 

Paris,  Rev.  archèol.,  1862,  119. 

461.  ■ard{... 

Limoges,  Rev.  arcliéoL,  Vlll,  433. 

462.  "o.  auo 

Tongres  ,  Mus.  de  Meester  ,  n'^  19. 

463.  OF.  ard 
Windisch,  Fr.,  147. 


457 


459. 


OF   ARD 

Allier ,  Tudot,  71 

465.  ■or.  ARDA 

Mus.  de  Narbonne,  Tournal  ,  77; 
Tongres,  of(ar)da.  Mus.de  Meestek, 
n"  20. 

466.  'ardac 

Londres,  Jahrbucher  ,  XXVIl ,  122; 
RoACH  Smith,  R.  L.,  102. 

467 .  ARDACl 

Augst  ?  Windisch  ;  Bonn  ;  Limoges  :  ard 
( . . .  et  . . .  )  Aci,  Fr.  ,  1 46.  '  Londres, 
Amiens,  Dufoi:r,  413  ;  Paris,  Revue 
archéol.,  1862  ,  119  ;  Douay,  Roach 
Smith,  R.  L.,107;  Tongres  ...) 
DACi  ,  Mus.  de  Liège  (inédit).  —  Cfr. 

ARDACINA  et  AKSACVS 
468  .  *  OF  ARDACl 

Allier,  Tudot,  71. 

469.  '  OF.   ARDACl 

Tongres ,  Mus.  de  Meester  ,  n"  2 1 . 

470.  ardacima 

Lire  ainsi  :  appaci(ma)  (France:  appaciva) 
et  ARDASiNA  ,  Vichy-les-Bains  ,  Fr,  , 
120  et  148. 

ARDASiNA  V.  le  précéd. 

471  .  0  ARDNl 

Paris,  Fr.,  149. 

472.  'areim  (e  yrnv) 

Avesnes  ,  Lebe.vu,  18  ;  Bavay,  DeBast, 
51. 

473  "arevs  (e  arch.) 

France,  De  Longpérier  ,  81. 

474.  ARGOF 

Londres,  Fr.,    150.   "Roach   Smith: 


—  51 


ARGO  F.,  R.  L.,  \0'i;  JuhiMcfier , 
XXVll ,  122.  —  Cfr.  Auc.  of. 

475.  *AR1B0  F 

Bas-Rhin,  Jalirbiicker ,  XXVII,  122. 

476.  'arici.  m 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  102. 

477.  'ARiCI  MA 

Londres,  Jalirbuclier ,  XXVII ,  122. 

478.  'arici  ma 

Allier,    Tcdot,   71  ;  Londres  ,  RoaCH 
Smith,  R.  L.,  102. 
ari&not  v.  dciuti. 

479.  'arilis 

Allier  (moule),  Tudot,  66:  de  Payais- 
Dumoulin,  382. 

480.  'arinvs 

Tours,  Roach  Smith,  Coll.  aiiL,  1, 
163.  —  Cfr.  ARivv.s 

481.  'arionis 

France  (ou  Italie), (lampe), Coll.  Durand, 
catal.  DE  Witte,  392. 

482.  "aristema  (incus.) 
Rome  (lampe).  Mus.  de  Mf:ester. 

483.  "aristio  etc. 
Rome  ,  Fabretti  ,  505. 

484.  *AR1VVS.  L.  F 

Poitiers,  Fillo.n,  28.  —   Cfr.  aiunvs. 

485.  ■  (ar)mori 

Rossum(2  exempl),LEEMANS,  p.  91,  pi. 
xv,Iig.  165  el  166,  à  lire  plutôt  mmui 

486.  'aumot 
h\}xemho\}r§{iw\\eii)yPublicdeLuxcmb., 

111,27. 


48: 


489, 


490, 


491 


492, 


493, 


494, 


Riegel,  Jahrhuc.her,W\l\,  124. 

*  AR'NVIF  (?) 
Lille,  DE  BaST,  212. 

*0.  AflON 

Tours ,  Roach  Smith,   Coll.   anl.,\, 
163. 

' arosvct 
Encycl.  métliod.  ,  pi.  357,  fig.  b. 

ARR  V.   CEPIO 
*  M.   ARRECEM.   CLEMENTIS 

Rome  (plomb),  Fabretti,  543. 

ARRET   V.   TITI 
ARRI  V.   PILOTA 

*  \V.  ARRI.   RVFIONI 

Rome,  FABRfcTTi ,  501. 

'  ARRIMR 

Bavay  :  De  Bast  ,51.  —  arrimf  '? 


Londres,  Jalirbilcher,  XXVI 1  ,  122; 
Roach  Smith,  R.  L.,  102. 

495.  ARRVSF 

Canstaft ,  Fr.,  151.  — (g)ARRvsF  ou 
(c)abrvsf  ? 

496 .  ARSACVS 

Bavay  :  ardacvs?Fr.,  152.  'de  Cau- 
MONT,  399;  de  Bast,  51. 

497 .  *  ARTACCiDÔ  (lettres  grecques) 

Verre  :  Mus.  Bartoldino  ,  Panofka  , 
157;  Fabretti,  530:  artac  ||  ceidô  ; 
Grivaud  de  la  Vincellk  ,  pi.  L  : 
artac  II  CEiDÔ.  ;   Mus.  de  Meester. 

498 .  *  ARTAS  î  I  IDON 

Verre  :  Mus.  B\rtoldino,   Panofka, 


—   r^9. 


151;   Fabretti,  530;  GaiVAiJD  de 

LA  VlNCELLE  ,  pi.  L   :  ARTASlJSlDON. 
ARTI   V.   MARTI  et  SA  ARTl 

499.  ARVCCE 

Vie  ,  Fk.,  153. 

ARVENI  V.   NATTI  et  TEDDI 

500 .  '  .\RVERNICVS 

Alsace;  Nimègue  ,  Fr.,  154. 

ARVI   V.    BELSA 
501  .  ■  ASANIVS 

Vieil-Evreux  ,  Fr.  1 55.  'bonnin  ,  pi. 
XLVi.  (a  triangul.  et  s  renu.) 

502 .  ASCI 
Paris,  Fr.,  156. 

503.  ASCILLl  M 

Londres, Fr.,  157.  'Jahrbilclier,  XXVIl, 
122;  ascilli.  m.,  Roach  Smith, 
P..  L.,  102. 

504.  ASCiRi? 
Bonn,  Fr.,  158. 

505 .  asdesmios 
Limoges ,  Fr.,  159. 

506  .  *  ASIATICl 

Douay,  Roach  Smith,  R.  L.,  107. 

507  .  '  A8IATICIM 

Londres,  Jahrbucher ,  XXVII,  122; 
ASI.ATICI.  M,  R.  L.,  102. 

508 .  ASIAÎICIIS 

Bavay,  Fr.,  160.  *de  Caiimont,  399; 
DE  Bast,  51 . 

509 .  ASiLiAC  (sic) 
llalie,  Kii.,  161. 


510-512. 


/'ASINIAE. 

C    \-...)AS 


ASINIAE    QVADRA.T1LL   OPV   [ 

(. . .  etc. 


'ASINIAE.   MARCEL.   F  elc 
'.  .  .)  ASINIAE    QVaDRÂTI 

'  'ex  FIG  ASINIAE  QV.ADRATILLAE  Stc. 

Rome  (np.  dol.)  Fabretti  ,  501  à  505. 


513.  "aso 

Limoges,   Rev.   archéol.,  VIII,  433. 

514.  *ASPER.  F 

Env.  de  Naples,  Mommsen,  6307,  9°. 

51 5 .  ASPH 
Windisch,  Fr.,  162. 

ASSICO  V.  BASSICO 

516.  ASSIVS  F 
Vooiburg  :  (c)assivs,  Fk.,  183. 

51 7 .  '  assvta 
Normandie,  Cochet,  401. 

518.  aste(... 
Limoges,  Fit.,  164. 

519.  0.  ASTVi  {sic) 

Le    Mans   :   o.    astvti?,    Fr.  ,    165. 
'de  Caiimont,399. 

520.  *m.  astvcis 

Poitiers,  Fillon,  28.  —  Cfr.  lastvcis 

et  ASVTA 

521.  *OFASVIC(?) 

Tongres,  Bull,  du  Limbourg,  VI,  13. 

522 .  ASVTA 

Le  Châtelel  :  ast(vti)  a  ou  ac(vti)a  ? 
Fr.,  106.  'Grignon,  ccxxih. 
asvtalc  v.  laitials.  f 

523.  AT  (...)   A 

Angst  :  ATEi.iANA  ?  Fr.,  170. 


—  53 


524.  *ATAB 

(Tuiles)  :  Berlaconiines  et  Tavieis, 
Ann.  Namur,  II,  290  et  4-19  ;  Li- 
berchies  (inédit),  Rens.  de  M.  P.  — 
C.Van  der  Elst. 

525.  AT.\u? 
Riegel,  Fr.,  167. 

526.  'ate 

Mus.  deNarbonne,  Tournal,  77. 

527.  '  (cn).(ate).  e(rv) 

Capoue,  Riccio,   pi.  viii,  lig.  1.  — Cfr. 

CNAEI  et  CNATEI 

528.  a(te)  l 
Greenwidi,  Fr.  177.  — a(te)  f? 

529.  "ateclo 

Allier ,  Tidot,  71.  —  paterclo? 

530.  'atecIInvo 

Paris ,  Rev.  archéol  ,  V,  1 19. 

531  .  *ATEE 

Bavay,  deBast,   45. 

532 .  ATEI 

In  der  Engi  ;  Bonn  :  ATRi  ;  Vecliten  ; 
Paris;  Limoges  :  at.  fi;  Normandie; 
Amiens,  Fr.,  168.  '  Limoges  :  atei 
et  AF.  I,  Rev.  archéol.,  VllI,  433; 
Allier ,  Tudot  ,71;  Amiens  (dans  un 
cercle), Paris,  Dufour,  413;  Tongres 
(a  sans  barre).  Mus.  de  Meester  , 
n"  22  ;  Capoue  ,  Riccio  ,  pi  viii , 
fig.  11. 

533 .  (at)ei 

Augst  :  (atf)i  ;  Taufendell  ;  Paris  , 
Fr.,  172. 

534 .  (atk)i 
r.àfillon,  Fil.,  173. 


535.  a(te)i 

Càtillon;    Limoges  :  af.  i,    Fk.,  171. 
'Jalirbiicher  ,  xxvii  ,  124. 

536-537.         |*cn(at)e, 

)  '  CN.  (aTE)i 

Tongres,  Mus.  de  .Meester,  n^^  7 1  et  72. 

538.  '.ATEira  II  MAES  f's/c) 

Tongres,  Bull    du  Limbounj,  VI,  13. 

539.  (at)ei  evhod 

Paris  :  atei.  fvholou  fvhod,  Fr.,170. 

540.  (ate)i  (manib) 

Paris  :  (atf)i  ou  (af)i  me,  Fr.,   176. 


541-542 


■(ate)i  !|  {x)\  Il  (nt)hi 


'  (ate)i.x(nt)i 
Tongres  (le  1>"  disposé  en   trois  bras 
convergents  avec  point  au   centre) , 
Mus.  de  MErSTER,  nos  23  et  24. 

543 .  (at)f,ix(an)ti 

Windiscli  ;  Taufendell  :   .\tei    .(xan)ii 
ou  atei  xxviii,  Fr.,  169. 

544.  ateie  {\^^  E  arch.) 

Paris,  Fr.,  174.  'France,  de  Loxg- 

l'ÉKlER,   81.— .VTEIF? 

545.  ateiopia(ti)  (dans  un  cercle)  (e  «/-c/;.) 
Paris,  Fr.,  175  —  atei  optati? 


546. 


Paris  ;    Limoges  ;   Amiens  ;   Chàtillon  , 
Hagemans,  415.  —  V.  ATti 

*  ATELIA 

Poitou  ,  FiLLON ,  34.  —  Cfr.  atilia 


548-519. 


ATELIAM  OF 
Poitiers  el  Poitou,   Fillon  ,   28  et  29. 


—  54 


550.  ■  (ate)  (mma)r 

Capoue,  Riccio,  pi.  vin,  lig.  8. 

551  .  ATEUIE 

Oberculm  ,  Fu. ,   180.  —  f';)|\TERFE? 

ATERN    et    ATERNIF     V.     PATERNl     et 
FRATElîM 

552 .  ATERNOS 

Neftenbacli,  Fr.,  181.—  (p)\.TmsiOF? 

ATFI  V.    ATEI 

553.  *  L.  N.  (at)i 
Arezzo,  Fabrom,  pi.  ix,  fig.  43. 

ATI  V.  L.  N.   ATI  et  PU 
ATIAWS  V.   ATINVS 

554.  ■  M.ATI.ERONIS 

Home  (tuile),  Fabretti,  501. 

A.    TIF   V.    I.   s.    F.    p. 

555 .  ATii 

Berlaconiines  (tuile),  .4»/!.  Namiir,  II, 
290. 

556.  *0K.   ATICI 

Londres;  Amiens,  Dufolr  ,  413.  — 
Cfr.  ATici. 

557 .  *  atil(  .  .  . 
Libercliies,  Cercle  Mons,  I,  84. 

558.  ■  C.   ATIL.  VEST 

(Lampes)  : . . .  Begeb,  111,  446  ;  Rome, 
Mus.  de  Meester;  Italie,  Fabretïi, 
801. 

559.  c  ATIL  VET 

Mus.  Creizer;  Strasbourg:  catilivih, 
Kosching  :  cxtilvest,  Fr.,  182. 


560. 


ATILANO 


561  .  '  ATILIA  .M 

Poitiers,  Fillon,  28.  —  Cfr.  atelia. 

562.  'atilian.o 
Normamlif,  Cochet,  240  et  301. 

563.  'atiliano 

Douay,  Roach  Smith,  R.  L.,  107. 

564.  'atilian  of 

Londres,  Jalirbiicher,  XXVll ,  122; 
ATiLiAN.  or,  Roach  Smith,  R.L.,  102. 

565 .  ATILIANI 

Pan-Pudiling-Rock  ,  Fr.  ,  186.  "Allier 
(moule) ,  Tl'DOT  ,  66  ;  de  Payan- 
DuMOULiN,  382. 

566.  '.ATILIANI    .M 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  102. 

567.  '  ATILUNI  M 

Mus.  de  Londres,  Jalirbiiclier ,  XXVll, 
122  ;  Allier,  Ti'DOT,  71. 

568.  ATILIAMM 

Emb.  de  la  Tamise  :  .\tilliani.  m.  ,  Fr.  , 
187. 

569.  ATILIANl.O 

Lilk'bonne  ;  Mauiévrier,  (2  exempt,  dont 
un  :  ATiLiAfNo),  Fr.,  188. 

570.  ■  ATH.L\N'I.OF 

Londres;  Toulon- sur-.\llier,  IKgemans, 
415. 

571.  *  ATILIANIVS  (sic) 

Bavay,  de  Bast,  51. 


572. 


atilianvs 


Allier  (moule),   de   Pavan-Dumoulin  ,  Bavay,  Fr.  ,  189.  *  de  Caumont,  399; 


382;  Ti-dot,  66;  OK  Cumont,  432. 


DE  Bast,  51  ;  .VUier,  Tldot,  71. 


'}l'i.  '  ATILIANVS  F 

Londres,   Jahrbiïclier  ,  W\\\,   122; 

ATJLIANVS.  F.  ,  ROAÇH,  SmITH,   R.  L., 

102. 

574.  "atilivs 
Echzell,  Fr.,  183. 

575.  *  M.(aT1L)ivS.   FELIX 

Env.  de  Naples,  Mommsen,  6307,  n"  10. 

576.  ATILIVS.   KVS 

Scarpone,  Fk.,  185. 

AlILIVllI  V.   ATILVET 

atilliani  m  v.  atiliam 

577.  "atillvs 

Mus.  de  Darmstadt;  Mayence;  Angle- 
terre, Jahrbiicher,  XXVll  ,  123; 
Rome  (lampe),  Mus.  de  Meester. 

578.  AT1LLVS  F  (sic) 

Env.  de  Mayence  ,  Fr.  ,  184.  —   Cfr. 

ATILIVS 

'  C.   ATILVEST  V.  ATll. 

579.  ATIME 

Bàle;  Rome  :  ati(jie)?  Fr.,  191. 

580 .  ATiMEF 

Xanten ,  Fr.  ,  1 92  *  Fiedler  (lampe) ,  53. 

581.  ati.met 

Langweid;  Mus.  d'Augsboiu'g,  Fr.,  193. 

582 .  ATIMETI 

VVindisch;  Augst  :  atiji(...;  Leibnit- 
zerfeld  ;  Ratisbonne  ;  Rosenauberg  : 
ATUiET  ;  Heddernlieim  ;_  Mus.  do 
Darmstadt;  Monderberg  ;  Niniègue  , 
Fr.,  190.  'Jalirbucher,  XXVII,  117, 
Allier,  Tcdot,  71;  Capoue ,  Riccio, 
pi.  VIII  ,  fig.  4.  —  Lampes  :  Stables  , 
MOMMSEN  ,  6308 ,  6°  ;  Herculanum  , 
S.  Maréchal,  X,49;  Autriche;  Augs- 


bourg  ;     Ralislioiiiic    et    Salzbouig  , 
Steiner,  IV,  57,  125,  245  et  695. 

—  Cfr.   CANIDEM 

583.  *  ATIMETI.   OLI.   PICARI 

Mus.  de  Lyon  (sceau),  Cojiarmond,  378. 

584.  ATIMETVX 

Mus.  de  Mannheim  ,  Fr.,  194. 

585.  'atimi 

Env.  deSalzbourg,  Steiner  ,  IV,  244. 

586  .  ■  ATIllVS    DCXV 

¥um.  de  Salzbourg  (verre),  Steiner,  IV, 
244. 

587 .  ■  ATiNi 

Allier,  TuDOT,  71.  —  atim? 

588  .  *  ATIN1ANVS  FEC 

Joviacum,   Jahrbucher  ,  XXVII  ,  123  ; 
Autriche,  Steiner  ,  IV  ,  526. 

589 .  ATINVS 

Ensdorf  :  ati(an)vs?  Fr.,  195. 

590.  a(...)itnvs 

Neuss  :  a(ûvi)tinvs,  Fr.,  142.  'Jahr- 
biicher, a(ven)tinvs?  XXIIl,  175. 

59 1 .  *  c.  ATISIVS 
Allier,  Tudot,  71. 

592.  c.  ATISIVS  sacinvs 
Agen,  Fr.,  196. 


59.3-594 


591 


{      ATIVS 

/      ATIVSA   {sic) 

Mus.  de  Wiesbaden,  Fr.,  212.  'Jahr- 
biicher, XXVII,  122.  —Cfr.  ATTVSA, 

ATRVSA 

■  ATRANE 

Vulcl,  Fabroni  ,  29. 


596  .  ■  ATRANEMI 

Viilleri'a ,  Fabroni,  7i. 

59"  .  ATRVCIM 

Pan-Pudding-Rock ,  Fr.,  \Ti. 

598 .  atrvsa 

Xanten  ,  Fr.,  198.  *  Fieuler  (lampe), 

53.  —   Cfr.    ATTVSA 

599 .  AITAVICS 

Gondelsheim  :  attavius?  Fr.  ,  199. 

600.  ATTE.\NVS    FEC 

Rheinzabein,  Fr.,  200. 

ATTI    V.   NATTI 

601 .  p.  Ain 

Epfacli,FR  ,207.  'Italie,  Fâbretti,  501. 

602.  *P.  (at)ti 

Arezzo,  Fabuom,p1.  ix,fig.  82.— Cfr. 

ATTIVS 
003.  ATlIA.NtJS 

Rheinzabein  :  .attia  (.)  vs  ;  Env.  de 
Mayence  ;  Riickertziiausen  ,  Fr.  ,  201 . 
■  Zahlbacli,  Jalirbiicher,  XXVll,  12i. 

604.  'ATrici.  M 

Londres; Tours, Roach  Smith,  Coll.  ant. 
1,  163  et  R.  L.  ,  102;  Tongrcs  , 
Mus.  DE  Meestek  ,  n"  27. 

605.  ATTICI  M 

Bâle  :  atticim;  Nimègue;  Londres,  Fr., 
202.  'Jahrhiicher,  XXVII,  122 

606 .  ATTICVS 

Davay,  de  Dast  ,  51.—  Cfr.  aticvs 

607  .  ■  ATTIIM.  F 

Londres  (lampe),  Roach  Smith  ,  R.  L., 
112. 


—  56  — 
608. 


.ATTILUNI     M 

Pan-Pudding-Rock  ,  Fr.,  203.  —  Cfr. 

ATILIAM 

609.  ATT('/JLf'/i(AN)vS  FEC 

Voorburg  :  attilinvs  ,  Fr.,  204. 

610.  ATTILIVS 

Xanten ,  Fr.  208.  '  Fiedler  (lampe), 
53  ;  Allemagne  ,  Jalirbiiclier  XXVII, 
122. 

611.  ATTILIVS  F 

Rheinzabern  :  attillvs  f;  Hanovre;  Env. 
de  Mayence;  Trêves:  attillvs  |1  F  ; 
Vediten,  Fr.,  206.  *  Trêves  (lampe) 
WiLTHEiM,  fig.  410;  Allemagne, 
Jahrbilclier,  XXVII ,  122;  Hollande  , 
Janssen  ,  Gedenkt.,  fig.  11. 

612.  ■  ATTILLI.   M. 

Londres  ,  Richborough ,  Roach  Smith  , 
R.  L.,  68  et  69. 

613.  'attillvsf 

Mus.  de  Uarmstadt,  Jahrhiicher,  XXVII, 
124. 

614.  ATTIVS.    F 

Riegel;  Rottenburg;  Friedberg  ,  attivs 
(. .  ,  Fr.,  208.  — Cfr.  atti 

615.  *at(/)iv(s)    fe  {sreiiv.) 
Tongres ,  Mus.  de  Meester  ,  n"  26. 

616.  atio.  F 
Ximègue.  .vtt.  of  ,  Fh.,  209. 

617.  AITO.   FEC 

Rottweil,  Fr  ,  210. 

618.  OF.    ATTONI 

Rheinzabern  ,  Fr.  211. 


GI9.  ■  ATTVi  (tjram) 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L-,  108. 

620.  ATIVSA.    F 

Nimègue  ,   Fr.  ,   212.   —  Cfr.  atvsa 

ATVLLINVS   V.    CATVLLIXVS 


621.  *  ATVSA  II  F 

Luxembourg  (lampe),  de  Bast,  56. 
—  Cfr.  No  593. 

622.  "atvsa.  F 

Londres  (lampe)  Roach  Smith, Co//.fl/(<. , 
1,  166. 

623.  OF.   (.AV).... 

Windisch,  Fr.,  213. 

AVC  V.  PAS  et  PVB 

624.  ■  AVCELI.  M. 

Douay,  Roach  Smith,  R.  L  ,  107. 

625.  '.AVCELIA 

Londres ,  Roach  Smith  ,  ap.  Dufour  , 
421,  et  R.  L.,  102;  Jalirbucher, 
XXVII,  122;  Bavay,  de  Bast,  51. 


626  *  AVCELLA  F 

Poitiers  ,  Fillon  ,  28.  —  Cfr.  N»  651 . 

627.  "avciIIpvb 

Arezzo  ,  Fabboni  ,   pi.  i\  ,  fig.  38.  — 
Cfr.  n"  633 

628.  0  Avcio  (sic) 

Mus.  de  Wiesbaden ,  Fr.,  217. 

629 .  'avcissa 

Env.de  Naples  (môtal  ou  verre),  Momm- 
SEN,6305,  4». 

630.  (av)cissa  {sic} 
Paris,  Fr.,  21  i. 

XXIX 


631 .  "avco.  im 
Londres;  Amiens,  Dijfolr,  413. 

632 .  (av)c(tvs 
Env.  de  Genève,  Fr.,  216. 

633.  (.av)c(tv)s11pvbu 
Kanincheninsel  ,  Fr.,  215. 

634.  Âvcvs  (sic) 
Badenvveiler  :  avctvs?Fr.,  217. 

635.  AVD 
Vechten,  Fr.,  218. 

AVDA  V.    CaECILIAE 

636 .  AVDAT1M 

Mus.  de  Wiesbaden  ,  Fr.,  219. 

637 .  'avdax 
Poitou  ,  Fillon  ,  34. 

638 .  'ave 

Poitiers  ,  Fillon  ,  28.  —  (]fr.  N"  670 . 
AVEiNi  V.  n°  660. 

639 .  AVEN 
Canstatt,  Fr.,  220. 

640.  ■  AVENNIN.   M. 

Douay,  Roach  Smith  ,  R.  L.,  107. 
—  aventini  ? 

641  .  aventini  m 

Augst,  Fr.  221.  '  Londres,  Jalirbiicher, 
XXVII,  122  ;  AVENTINI.  M.,  Roach 
Smith,  R.  L.  102. 

642 .  AVENTINIA 

Birgelstein  ,  Fr.,  222. 

AVENTiNVS  V.  n"  sniv. 


643 .  AVET 

\  Augst  :  ave'^kJtinvs?  Fr.,  223. 

XXIll  0 


58  — 


044  ■  AVETED\   F 

Afl'iTiion  ,  Mkumans  ,  101. 

015.  AVF 

Windisch,  Fk.,  224. 

646.  .\VF  FRON 

Tunis,  Fis.,  225.  'Lampes:  Cologne, 
coll.  Mep.lo  ,  Jahrbueher  ,  XXXV, 
4-6;  Env.  de  Naplcs,  Mommsen,  6308, 
7".  —  Cfr.  FRO.N 

647.  •   AVF.   FRON 

Capoiie  ,  Riccio,  pi.  viii ,  fig,  9. 

648 .  AVFELLVS 

Fraiire  ,  Fr.,  226. 

649.  "avfi.  FRON  . 
Capoue,  Ricc.io,  pi.  vin,  10". 

650.  avg(.  .  .  . 

Lunneren,  Fr.,  227.—  V.  plotias 

651  .  AVGELIAF 

Vooiburg,  avceliaf;  Aiigst:  AVC.E(e)iA.  F, 
Fr!,  228.—  Cfr.  n"  625. 

052.  OFC.   AVGELl 

Mus.  de  Wiesbaden  ,  ofcngeli  ou 
CF.  c.  NOËL  ,  Fr.,  229. 

053.  AVG.   ST 

Mus.  de  Mannheini,  AVG((')sT)rt/ ,  Fr., 
234. 

AVGiN    V.    PBISCIANVS 

054.  AVGVRF 

Spire,  Fr.,  230. 

655.  "avgvst 

Italie  (brirpie),  Fabretti  ,  501.  Le  nom 
d'AVGVSTvs  se  trouve  souvent  dans 
les  sigles  à'opvs  doliare ,  pour  dé- 
signer le  fonds  :  ex  praedio  domini 


656 


nosiri  avgrsti  (m.,  passini.)  —  Cfr. 
n"  600. 


AVGVSTAL 

BonniACVTAL;  Rheinzabern,  Fr.,231. 
V.  n»  653  et  tu  vu 


657.  AVGVSTALIS 

Londres, Fr., 231.  'ROACH Smith,  R.L  , 
102;  Jahrbiïchcv,  XXVIl ,  122.  — 

V.   BIUTTIDI 

658.  AVGVSTALIS  FE 

Weisenau ,  Fr.  232. 

659.  AVGVSTALIS   FEC 

Rheinzabern,  Fr.,  233. 

660.  AVGVSTi  f(f  rc/zî).) 
Voorburg,  Fr.,  237.—  Cfr.  n"  663. 

661  .  AVGVSTINVS 

Rheinzabern,  Fr.,  235.  'Londres,  Jahr- 
bûcher,  XXVII ,  122  ;  Roach  Smiih  , 
R.  L.,  102. 

062.  AVGVSTINVS  F 

Cansfatt  ;  Rotlenburg  ,  Fk.,  236.  *  Bas- 
Rhin  ,  Jahrbueher,  XXVIl ,  122. 

663.  AVGVSTVS  F 

Westerndorf;  Pachten;  Dallieim ,  Fr., 
238.  *  Steiner,  IV,  161.  —  Cfr. 
n«5  655  et  060. 

664.  AVI  (... 
Riegel,  Fu  ,  239. 

665.  •  ...)  AVi(... 

Flavion  (Commode),  (poterie  grossière), 
Ann.  Nom.,  VII,  33. 

660.  avi(..)m 

Normandie,  Fr.,  240. 


—  59 


067.  'OFic.  AVI 

Mus.  de  Narbonne,  Toijknal  ,77. 

AVIANVS  V.   MAlANVS 

668 .  '  A .  .  vie .  I .  M  (a  triatHjul.  ) 
Env.  d'Évreux  ,  Bonnin  ,  pi.  xlvi. 

669.  AViENi  (e  arch.) 
Ricgelrou  aveini,  Fr.,  239.  '  Jahibii- 

cher,  XXVII,  120. 

670.  *AVii  fit 

Poitiers  ,  Fillon  ,27.  —  ave  (e  arch.yl 

671.  A  vil 

In  der  eiigi,  Fk.,  241. 

672-673.      [y-'''"^    „ 

(    A.   AVILI    11    C.  LARl 

Arezzo  ,  Fabuoni  ,  pi.  ix ,  llg.  1  et  2 . 

674.  "avili 

Douay,  Roach  Smith  ,  R.  L. ,  107. 

675.  MENA   II   avili 
Paris,  Fk.,  242. 

676.  Av(..)iM 
Riegel,  Fr.,  239. 

677.  .  ■  AVisc.  F 

Tongres,  Bull.  Limhourg,  VII,  44. 

678.  'avistosf 

Londres,  Jahrbucher,  XXVIl,  122. 

679.  *AVi(/) 

Tongres,  Mus.  de  Mlester,  no29. 

680.  p.  s.   AVIT 

Windisch,  Fr.,  248. 

681 .  'i'.  s.  Av(n) 
Allier,  Tuuot,  71. 


682.  AViTEO  F  (sic) 
Voorinng,  Fr.,  246. 

683.  "e.x.  fig  AViTi  AERi,  etc. 
Rome  (op.  dol.),  Fabreiti,  509. 

684.  "aviti.  m. 

Douay,  Roach  Smith,  R.  L.,  107. 

685.  '  AVITI  M 

Londres,  Jahrbucher,  XXVII,  122; 
avitl  m,  Roach  Smith,  '.';.  L.,  102. 

686.  avi(ti)o 
Riegel,  Fr.,  247. 

687.  ■  avitos  of 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  102. 

688.  AVITV 
Fricdberg,  Fr.,  245. 

689 .  AViTV.s 

Kongcn;  Bavay,  Fr.,  243.  "Allier, 
TuDOT  ,  7 1  ;  DE  Caumont  ,  399  , 
DE  Bast,  51  ;  Londres,  Roach  Smith, 
R.  L.,  102.—  Ct'r   n°»  632  et  718. 

690.  AVirvs.  F 
Rottenburg;  Rotlweil,  Fr.,  244.  "  Ricli- 

borough,  Roach  Smith,  RRL.,  68. 

691 .  av(k>i)  1  II  NVS  II  FEC  (sic) 
Londres  :  avkvninvs?  Fr.,  250. 

692.  *  m.  avleris  ||  hekmae 
Encijcl.  mélliod.,  pi.  357,  fig.  10. 

693 .  AVLt 

Paris  ,  Fr.,  251.  "Mus.  de  Londres, 
Jahrbucher,  XXVIl,   122. 

694 .  AVL1VS  F 

Londres,  Fr.,  252.  "Roach  Smith  : 
AVLivs.  F,R.  L.,  102. 


è95 .  *  Av( . . .  )m 

Vieil-Évreux,  Bomnin,  pi.  XL VI. 

696.  *a(vm)edvf  {e  arch  ) 

Rossum,  Leemans,  92. 

097.  AVNIM 

Voorburg,  Fn. ,  254-.  '  Amiens,  Dufouk, 
413. 

698.  *AVNO.M.   0 

Poitiers,  Fillon.  28. 

699 .  AVNVS  F 

Rheinzabem,  Fh.,  253. 

"00 .  ■ AVOT 

Allier  (statuette),  de  P.wan-Dlmoixin, 
382. 

AVOTI  V.    SACHILLOS  et  VOVR 
70  t  .     '  AVOTI  FOiniA  SACRILLOS  CARATl 

Allier  (moule) ,  Tudût  ,  66.  —  V.  SCOTO 

AVR.   GEL.   F  V.   PINOSSI 

702.  *.\VR.    IRENE.    FEC 

Rome  (plomb),  Fabretti,  543. 

L.   .WRATVS  V.   T.AVR.XTVS 

703.  "avreli  RVFi 
Italie,  Fabretti,  501. 

704.  "M.   AVRELll  IVLIAN  A  MKMOIUA  [i  KOC 

[maiatroy 
Rome  (plomb),  F.\eretti  ,  543. 

705.  ■  AVRELll  0 

Poitiers,  Fillon,  28. 

"06.  AVRELIVR 

Rali.-ilioiine ,  Fr.,  255.    '  Sïeiner,  IV, 
125. 


60   - 

707. 


AVRELVS   (FE)    {sic) 

Vechten,  Fr.,  256. 


708.  *  AVRICV.    F. 

Ricliborough,  Roach  Smith,  R.  L.,  68. 

709.  AV.  s  (s  renv.) 
Paris,  Fr.,  257. 

710.  "av.  ser  (. . . 
Arezzo,  Fabroni,  -43. 

711.  avservs 

Mus.  Ai}  Mannheim,  Fk.,  258. 

712.  AVSTRl 

Lézoux,  Fr.,259.  '  Jalirbucher,\\\U, 
122. 

713.  '  AVSTRl  M 

Londres,  Jahrbûclier ,  XXVII,  122; 
Roach  S.mith  :  avstr(.  m,  R.  L.,  102. 

714.  avstric 
Nimègue:  avstri  g,  Fr.,  260. 

715.  'avstri.  of 

Thiers  (sceau) ,  Broxgmart-Riockelx, 
108;  Roach  Smith,  Coll.  ant.,  I, 
162;  R.  L. ,  99;  Londres,  id.  , 
ibid.,  102. 

716.  AVSTRVS  F 

Canstatt;  Mayence,  Fr  ,  216. 
.wsTS  V.  n"  390. 

717.  ■ AVSTVS  F 

Londres,  Jahrbiiclier,  XXVII,  122, 
Ro.\ch  Smith:  avstvs.  f.,  R.  L. . 
102. 

718.  c.  avt  [qyavà) 
Windisch  :  avitvs?  Fr..  249. 

AVTIO.  V.   Il"  361 . 


719.  'ex  OF  AVTH  FORT,  etc. 

Rome  yop.  ilol.),  Fabretti  ,  50i. 

AVXIMI  V.   DOMIT    VETBRI 

720.  'AXii 

Londres     (anse     d'amphore)  ,     Roach 
Smith,  R.  L.,  88. 
axim  v.  maximi 

721 .  AXPOTALvs  (L  7-env.) 

Le  Chàlelet,  Grignon  ,  ccxxiii ,  (sigle 
d'un  potier  acrotalvs  avec  lettres 
grecques). 


X-  61   — 

730. 


BANNVI 

Allier,  Tldot,  71. 


B. 


722 .  •  B  (encadré) 

Lillebonne  (verre)  ;  Cochet,  Notice,  12. 


723-724. 


'  b(ac)ao 
'OF  bac(ir)o 
Rossuni,  Leema.\s,  92,  pi.  xv,  fig.  168. 


725.  BAES 

Ensdorf ,  Fr.,  264.  —  Cfr.  paesio. 
OF  BAisi  V.  n»  736. 

726  .  '  BALBINVS.   F 

Londres,  Roach  Smith,   R.    L.,  102. 

727  .  BAMO 

Trêves,  Fr.,  267. 

728  .  '  OF.  BANILLI.   SVO 

Tours,   Roach  Smith,  Coll.   a)it.,\, 
163. 


729. 


731.  *BANV( 

Bourges,  Brongniaut-Riocreux,  124. 

732.  OBARDO 

Vechten,  Fr.,  272. 

733.  'bargatvs 
Arezzo ,  Fabroni,  44. 

734 .  *  BARN.\E 

Allier,  Tijdot,  71. 

735.  BAS 
Windisch,  Fr.,  283. 

736.  •bas(... 

Tongres ,  Mus.  de  Meester,  n"  30.  — 
Cfr.  n"  742. 

737.  'basavgv 

Mus.  de  Brandenbuurg  (lampe),  Beger, 
m  ,  442  ;  DE  MONTFAIXON  ,  V  , 
pi.   CLXI!. 

738.  "basi 

Poitiers ,  Fillon',  27.  —  Cfr.  bassi 
BASico  V.  n"5  748  et  s. 

739.  "Q.  r.ASlLI.  MINNAE 

Rome,  Fabretti  ,  501. 

740.  OFBASS 

Riegel,  Fr.,  279.  'Allier,  Tudot,  71. 

741 .  OF.  basscoei  (sic) 
Vechten,  Fr.,  280.  —  Cfr.  n"  753. 

742.  EASSI 


Londres,  Roach  Smith,  R.    L.,  102;  Windisch;  Augst;  Limneren  ;  Vechten; 


Amiens,    UnKOim ,     413.    —  Cfr. 

n''^  767  et  s. 


Nimègue;  Paris;  Bonn  (lampe),  Fr., 
277    ci    p.   XX.    'Londres,   Roach 


63  — 


Smith  ,  H.  L. ,  102  ;  Bavay  ,  IIage- 
MANS  ,  il  5  ;  Xanten  ,  Fiedler  ,  53  ; 
Tongres  :  (ft)ASSi ,  Mus.  de  Meesteu  , 
nû  31. 

"43.  'm  b.assi,  etc. 

Rome,  [op.  doL),  Fabuetti  ,  500. 

li\.  OF  BASSI 

Windiscli  (2  exempl.)  ;  Aiigst  :  (2  exem- 
plaires) ;  Riegel  ;  ihid.  :  OF  bas  ( . . .  ; 
Friedberg  ;  Maycnce  ,  (2  exempl  )  ; 
Heddemheim  ;  Xanten  ;  Nimègue  ; 
Paris  ;  Bavay  :  OF  baisi  ;  Limoges  , 
Fb.,  278.  'Limoges:  of.  bassi, 
Rev.  archéol.  ,  VIII ,  433  ,  2«  vente 
DE  Renesse;  n«  286,  et  Mus.  de 
Meester  ,  n»  32  ;  Poitiers  ,  Fillo.n  , 
27  ;  Luxeuil. ,  Mém.  antiq .  de  France, 
XXXVI ,  41  ;  Amiens  ,  Dufouk  ,  413  ; 
DE  Cailmont,  399.  —  Cfr.  p.\ssi 

745.  *  OF.  bassi 

Tongres  ,  Bull,  de  Limhourg  ,  VII ,  44  ; 
Mus.  de  Narbonne  ,  Toi.'RNAL,  77; 
Londres  ,  Roach  Smith  ,  R.  L.,  102. 

—  V.   OF.   BVSSl 

746.  '  (/y)xssio  (1"  s  rem.) 
Tongres ,  Mus.  de  Meester  ,  n"  33. 

747.  BASSIOFF 

Xanten,  Fr.  280.  —Cfr.  n"  756. 

748.  B.ASsic 
Windisch,  Fr.,  290. 


749-750. 


^    of  bassi  c 
?    (6)assico 
Windisch,  Fr.,  288  et  289. 


7r)l  .  "OF.    B.VSSICO 

Londres,  Roach  S'îith,  R.  L.  ,  102. 


752.  ot.  BASSI.  c(o) 
Windisch;  Mus.  de  Bàle  :  of.  basico  ; 

Vechten  :  of  bassi  co  ,  Fr.,  285. 
"Tongres,  ..&)assi.co.  Mus.  de 
MtESTtR ,  n"  34  (au-dessous  ivi 
gravé.) 

753.  OFFBASSICOtl  [sic) 

Xanten,  Fr.,  287.  —  Cfr.  n°  741. 

754  BASSicvs 

Mayence,  Fb.,  290. 

BASSIHAMVS  V  CLVVI 

755.  OF.  BASSN  [sic) 
Mus.  de  Mannheim ,  Fu.,  281. 

756.  B.ASsvs 

Mayence  ;  Bavay  ,  Fr.  ,  282.  "  de  Bast  , 
51.  —  Cfr.  n''742  et  s. 

757.  BATAV(/")0 

Humniersdorf ,  Fr.,  307.  —  batavof? 

758.  *BATO 

Env.  de  Naples,  Mommsen,  6207,  11». 

759 .  BATVU  (sirï 
Voorburg?  Fr.,  341. 

760 .  OFBAV 

Riegel,  Fr.,  342.  —  Cfr.  i>av. 

761.  *  BE.  F 
Poitiers,  Fillo.n,  27. 

762.  beada(^)e  (sic) 
Voorburg  ,  Fu. ,  352. 

763.  ■  c.  BEBI.   PRIJU 

Rome,  Fabuktti  ,  501 . 

761  .  CSS  BELAT VLLVS  F 

Westerndorf  ;     Mus.     de     Mannheim  , 


—   63  — 


Fr.,358.  —  ■  Steiîseu,IV,  161;  Von  '  '''i  ■  "of.  BE(LLi)cr 


HeFNKR  :  CSSBELATVLLVSF,  45,flg.  12. 

765.  "BEUN'i  (e  arch.) 

Allier  (iiioiili'),TiiDuT,  66.— Cfr.  n"  780. 

766.  'belin-Kp... 

Tongres,  Mus.  de  Meesteh,  n»  35. 

767.  DELIMCCI 

Paris,  Fk.,  359.  —  'Londres,  Ro.\CH 
Sjiith,  R.  L.,  102. 

768.  ■  belinicci.  m. 
Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  107. 


Tungres  ,  Mus.  de  Meesteh  ,  X°  30 

778.  ■  BELLICl  II  L.    D.   l'OLI 

Mus.    de    Lyon    (sceau  ,     de    [Ritier?) 
COMAUMOND  ,  378. 

779.  BELLICV  (.  .)0 

Vediten  ,  Fr.,  363. 

780.  ■  BELLINI.O 

Allier  ,  Ti'dot  ,  71.  —  Cfr.  n»  765. 

781  .  ■  BhLLINICVS 

Bordeaux,  Rer.  aicliéol.,  X,  278.  — 
Cfr.  n^s  767  et  s. 


169. 


BELINiCCVt.F 


782. 


BELLIRI 


Poitiers ,  Fillon  ,  34  ;   Rossum  ,  Lee-  <  Mus.  de  Lyon  (anse  d'amphore) ,   Co- 

■  marjiond  ,115. 

783.  'bellvci 
Londres  (anse  d'amphore),  Roach  Smith, 

R.  L.,  88. 

784.  BELLVS  FC  (f  renv.) 
Westerndorf,   Fr.  ,    364.    "Steixer  : 

BELLVS  FEC,  IV,   101. 

785.  *BELSA.  M 

Tours,  Roach  Smith,   Coll.  nul.,  1, 
163. 

786.  ■  CELSA.    ARV1. 

Douay,  Roach  Smith,  R.  L.,  107. 


MANS  ,  pi.  XV  ,  fig.  169. 
770.  •  BELIMCCVS.   F 

Londres,  Roagii  Smith  ,  R.  L.,  102. 

7  71.  ■  BELINICl 

Poitou  ,  FiLLOX  ,  '34  ;  Paris  ;  Amiens  , 
DUFOUR  ,413. 

772.  'belinicim 
Bavay  :  beliniclm  ,  de  Bast  ,  51 . 

773.  BELINICOVS  F 

Nimègue  ,    Fr.,   860.  —  belimccvs? 
Cfr.  n"'  775,  781  et  809. 


774.  BELLATOR  F 

Rheinzahem  ;  Fk.,  362. 

787,                           BELSVS  F 

775.  ■  BELLEN  I           Augst,  Fr.,  365. 
Poitou,  FiLLON,  34.  —  Cfr.  n^'-'  765  et  1                                  

S"'V-  788 .                         •  BELSVS.  F 

.lupille  (et  non  Jenioppe), (moule  de  vases 

'''Î6.                      BELLici  à  reliefs),  S.  Bormans,  7. 


Vechten,  Fr.,  363.  —  Cfr.  n"  810. 


BENAVICI  V.  n»  790. 


—  64   - 
I  800. 


789.  ■  M.  BKNNl.   UVFI 

Ponip(!'i  (iilonit)),  Hev.  urehéol.,  X,il9. 

790.  BKNNICI 

Dieppe  :  BENAVici  ;  Fr.,  366. 

791  .  '  BENNICI.   M 

Londres  (2  exeiupl.),  Roach  S.mith, 
R.  L.,102. 

792.  'bennicvs 

Bavay  ,  de  Bast  ,  51.  —  Cfr.  no  781 . 

793.  BERITONVS 

Neuwied ,  Fh.  ,  373. 

794 .  BESVS  FEC 

Rheinzabern  ,  Fr.,  38-i. 

795.  BETT(..)ECII 

Neuwied  :  bet(îo/']ecit  ou  betta  fecit. 
Fu.,  386. 

796.  be(va)lo 

Cologne, Fft.,  387.  '  Leksch  (terre,  verte), 
Ciiln  ,  62. 

BIA   V.    LOLBIA 

797.  BIATTONI 

Rheinzabern:  blattoni  ,  Fr.,  391 . 

798.  ■bicau 

Tum.  de  Seron  (Hadrien),  Aim.  Namur, 
IV,  19.  —  BiGAFi?  V.  cep.  dicauvu 

799.  BIGA.   FEC 

Niniègue  ;  ibid.:  ...)  gafec  ;  ibid.  : 
RIGA  FEC  ;  Vechten  ;  Voorburg  ,  Fr., 
393.  *  Londres,  Roach  Smith  ,  R.  L.  , 
102  ;  Tongres ,  Mus.  de  Meester  , 
n"  38  (2  exempL):  biga  (...,  et 
BIGA.  FEC.;  Fiavion  (Commode),  Ann. 
Namur,  VU,  31. 

RIIINilOM.    V.    11"   809. 


801 


OFIC  BILIC 

Tours;  Limoges,  Fr.,  395. 

OFIC.  BiLic  {rétr.) 
Paris ,  Fr.  394. 


802-803. 


[    OFI  EILIC 


OFIC.  BILICI 

Limoges;  Windisch;  Fr.,  399  et  400. 
*  Tongres  :  . .  .)c.  bilic(  . . . ,  Mus.  de 
Liège  iinédit).  —  Cfr.  n"  810. 

804.  *  OFIC.  BILIC.\?JI  (?) 

Londres,  Roach  S.mith  ,  R.  L.  ,  102. 

805.  *  BILICAT. 

Ricliborough  ,  Roach  Smith  ,  R.  L. , 
68. 

806.  ■  OFIC  BILICAT. 

Londres ,  Roach  Smith,  R.  L.  102. 

j   807.  OFIC  BILICATl 

i  Paris  ,  Fu.  396. 

808 .  BiLiCEDO.  F  (L  arcli.) 

Riegel:  biscedo.  F,  Fr.  ,  397.  —  Cfr. 
n"  812. 

809.  BILINCONI 

Vechten:  biiinroni,  Fr.  361. 
810-811.         S  ■b'L'^'C.  OF 

(    'BILLICl 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  102. 
—  Cfr.  n°  771. 

812.  ABILLICED0  FE 

Xanten,FR.,  398. 

813.  bimivs 

Le  Châtelct,     Fr.,    401.     '  Grignon  , 

CCXXIH. 

RINCFDG.   F   V.    Il"  808. 


65   — 


811.  "BIO.   FECIT 

Londres,   Roach   Smitm,  R.  L.  ,  10"2. 

815.  ■dikacbi  (.  . .  (sic) 

Allier ,  Tudot  ,71. 

816-817.  . 

'bik.  anei  (e  arcli.) 

France,  dk  Longpékikk,  81;  Londres, 

Roach  Smith,  Coll.  aiiL,  1,  106.— 

Cfr.  BIRRANTIN 

818.  "BihBiENi  (e  arck.) 
France,  de  Longpérif.b  ,  81. 

819.  'BlhRANTIN(.  .  . 

Allier ,  Tudot  ,71. 

820.  birrant(vs) 
Vechten,  FR.,40i.  —  Cfr.  n"  81G. 

821.  "birki.  m 
Allier,  Tiidot  ,71. 

BIRTIOLVS  V.   TERTIOLVS 

822 .  *BISENE 

Londres,  Roach  Sun  H,  R.   L.,  102. 

823.  BissvN 
Oberwinterthur ,  Fr.,  iOfi. 

824 .  Biss\  NI 
Xanten,  Fr.,  406. 

825.  •bis(sv)m 

Tongrcs  ,  Mus.  de  Mee.ster  ,  n"  39. 
.  .)bisvs  V.  CIBISVS 

826  .  ■  BITHYN 

Arezzo  ,  Fabroni  ,  44. 

827  .  BITVRIX 

Paris,  Fr.,409.  'Movvhu, Bull.  corr. 
nrch..  Août  1842,  113.  —  Cfr. 
H'VRix 


xxix 


X\i 


828 .  BITVRIXF 

Vecliten;  Le  Cliàtelet ,  Fr.,  410. 

829.  "BITVRIX  [•• 

Autriche,  Steiner,  IV,  517. 

830 .  BITVRIX.     F. 

Élouges  (Commode),  Cercle  Mons,  VI, 
121. 

831 .  'bi.t.vr.ix.  F 

Le  Cliàtelet,  Grignon  ,  ccxiii. 
BITVRIX  V.  n»  880. 

832 .  A  RiviRAL  (sic) 

Mus.  Wiesbaden,  Fr.,41  1 .—  Cfr.  n°32. 

833 .  "bl.  aesi 

Londres,   Roach   S.mith,  R.  L.,  102. 

834 .  ■  BLANDVs  I;  statilia 

Env.  de  Naples,  Mom.msen,  6301,  12". 
blattoni  V.  n°  797. 

BXERTVS  F  V.  COBNEKTVS 

835.  *BNVS 

Mus.    de  Blois  (tuile) ,  Liger  ,  p.  250. 

BOCCAFE  V.   COCCA  et  TOCCA 

836 .  *  EODVoc 
Allier ,  Tudot  ,71. 

837 .  *  BODVOGENVS  F 

Colchester  (bronze), /lrc/ir/("o/.,XXXlX*, 
509. 

838.  'BOIIl  M.AN.   ECIT 

Sagonte,  Brongniart  et  Hiocreux,  125. 

839.  'boinicci  m 

Londres,   Fp..,  414.   *  RoaCh  Smith, 
BOINICCI.  M,  R.  L.,  102. 

840.  EOLMl  OF 

Augsl  ,  Fii.,  116. 

Il  7 


84-1 .  *c.  itONr.KN  (. . . 

Ai'czzo,  Faiîuoni,  a. 

842 .  F.ONOxvs 
Friodbcrg;  Londies  ,  Fii.,  420. 

843.  '-DONoxvs.  F 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  102. 


G6  - 
856, 

857, 


844-840 


\- 


IIOIUI.LI.   M 


ItOniLLl.   OF 

f  '  noniLLi.  oFFic 
Londres,  RoAcn  Smith,  R    L.,  102. 

847.  BORILLIOF 

Bàle;  Londres  :  sjouilliof?  Fiî.,  427. 
Wliier,  Tl'uot  ,  71;  Londres  : 
liuRlLLI  OF,  Akehman,  00. 

848.  '  DOiuo 

Allier,  Ti  dot  ,71;  Ravay,  de  Bast,  51 . 

849.  *B0R10  MA 

Doiiay,  RoACH  Smith,  R.  L.,  107. 

850.  P.0R1VS 

Voorhurg  ;  Niniègue  ;  S. -Nicolas,  Fr., 
428. 

851  .  BORV.   F 

Le  Châtelet,  Fk.  ,  429.  "borv.  f.  f, 
Grignon,  ccxxhi. 

8.'J2.  'BORVSr.   FE 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  102. 

853.  'BOvC.    .)fec 
Voorlmrg,  Leemans,92. 

854 .  ■  B0\ DLVS 

liossuni ,  Leemans,  92. 

855.  ■ novDOi   . 

Dnuay ,   Roach  Smitji  ,  P..  L. ,  107  : 

jlOVDOF? 


BOVDVS 

Mayence  :  bovdvsf  (en  cercle)  Fr.,  43t). 

BOVDVSF 

Vechlen  :botdvsf,  Fn.  ,  437.  *Voor- 
burg  ,  Leemans  ,  92  ;  Mus.  de 
Bruxelles,  Catal.  Jiîsie,  186,  BB-'i. 


858-859. 


I     bovdvsfec 

'    *  BOVDVS  FEC 

Env.  de  Cologne  ;  Gellep  ,  Jalniniclier, 
XXXI  ,  86  à  96. 

860.  BOVDVS.  FtC 

Nimègue;  Voorburg,  Fr.  438.  'Smetivs  : 
BOVDVS  FEC  (ap   Leemans,  92  ) 

801 .  B0VDV(//jvs('/e;c  (sic.) 

Voorburg,  Fr.,  439.   'bovdvsvs  feo, 
ap.  Leemans,  92 

862 .  •  Bovi 
Rossuni ,  Leemans,  92. 

863.  BOVIM 

Riegel ,  Fr  ,  440. 

864.  "bovti.  iM 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  102. 

BPAPIATl  V   VACASATVS  Ct  U"  869. 
BR   V.    VI 

865.  'BRACiitivs  (a  f»r/i.) 

Flavion  (Gomiiiode)  Ann.  Namur,  VU, 
31. 

866.  BRACLi  (sic) 
Xanten,  Fr.,  441. 

867  .  *  BRACKILl.O 

Londres,  Roach  Smith,  R    L,  ,  102. 

808.  'biiaria.  m 

Flnnay,  Roach  Smith,  R.  L.,  107. 


—  67  — 


81)9.  'UUAlîlATVS 

«  Tl'Il's  »  :  Maisiùres  et  Muns  (cabinets 
DE     FoiJUMESTRAULX     et     ToiLLiEZ)  , 

Roiis.  de  M.DEBovEet  Ann.  Cercle 
Mous,   1,   84;   Bavay    :    raihatvs  , 

lîRAKlNlVS   et    BRAPTATVS  ,  DE  BaST  , 

51  ;  Walsbetz  (Antonin  Pie),  Houllieni- 
S.-Gerlacli  (Faustine  II''),  Bull,  d'art 
et  d'arcliéol.,\  437  et  VI;  Fouron- 
le-Cuiute  (Marc-Aurèle) ,  inédit ,  Mus. 
de  Bruxelles,  DD  28*  —  ClV.   vaca- 

S.VrvS  ,  UIAN  M   et  Rl.UV 

870.  BUic(... 

Augsl,  Fil.,  445. 


871-872 


BRICCSI 
lîRlCCI 

Londres,  Koach  Smith,  R.  L.,  102. 


881  .  uiu(ar)im 

Moiilrœul  ,  Fh.  ,  486. 

882.  ...)CRVS0 
iNeuwied,  Fr.,  488. 

883.  'brvt.  . .  Il  mar.  LYPif.  . .  etc. 
Rome  (op.  dul.),  Fabketti,  507. 

884.  'brvtiana  s.  v 

Rome  (op.  doL),  Fabretti,  501. 

885.  *L.    BRVTTIDI  AVGVSTALIS 

Rome  (op.  dot.),  plusieurs  exempl. 
dont  un  indiquant  le  Vl»  consulat  de 
de  Trajan),  Fabretti  ,  501. 

886.  *BV 
Rossum,  Leemans,  92. 


873.  *BRicvs(... 

Bavay,  de  Gaumont,  Couis,  11,  191. 

874.  LBRI.  .    NM 

Vechten  :  bki(tann)i  ?  Fr.,  472. 

875.  ■  BRITAENII 

Londres,  RoACii  Smith,  R.  L.  102. 

876.  erit(ann)(.  .)ii 
Londres,  Fr.  477.  —  Cl'r.  pritanxu 

877.  britvs 
Vechten  ;  Fr.,  479. 

878.  *brixsa 

Londres,   («  tèle  »),  Roach  Smith, 
R.  L.,  89. 

879.  *(br)ocodv 

Rossum  (anse  d'amphore),  Leemans,  91. 

880.  br(.  .)tvt  (sic) 

Mus.de  Mannheim  :  nrrvTRix?  FR..480. 
—  Cfr.  n»  827. 


887.  'Dvcci  (. . . 
Arezzo,  F.abkoni,  44. 

888.  'bvccio. 
Ricliborough,  Ro.\ch  Smith,  R.  L.,  68. 

889 .  '  BYCCIVS 

Allier,  Tidot,  71. 

890.  BvccivsF 

Nimègue  ;   Limotjes  :   Bvccivs.  v,  Fr., 
491. 

891.  BVCC[VSFE 

Vechten;  Fr.,  492. 

892 .  Bvccvs 
Rottweil;  Vechten,  Fr.,  493. 

893.  *  BVCCVS  (rélr.) 
Houtliem-S.-Gerlach  ,    Bull,    d'art    et 

d'arriiéol.,  VI. 

894.  Bvccv.st- 

Yonrburii  ;       Vechten  ,       Fii.  ,      491. 


'Lefjuns  ,  i)2  ;  Scliaesbeig  ,   Puhl. 
de  Limbounj,  II,  '218. 

895 .  *  Bvccvs  MA 
Allier,  TuDOT,  71. 

896.  lîVciANi 

Voorburg,  Fk.,  495.  —  (al)L!VCi.\Ni'.' 

897.  'bvcreuji  (l  arch.) 
Rossuni,  Leem.xns,  92. 

898.  ■  BVLi.NE  {sic) 
Poitou,  FiLLON,  34. 

899.  BVR  (re//.) 
Augst,  Fb.,  500. 

900 .  ■ BVRD.   OF 

Poitiers,  Fillon  ,  27;  Doiiay  :  bvbd 
OF.,  ROACH  S.MITH  ,  R.  L.,  107.  — 
Cfr.  n°  902. 

901  .  BVBDIVI 

Fécanip  ,  Fr.,  502. 

902 .  BVRUU 

Besançon,  Fr. ,  493.  'Normandie, 
Cochet,  491  ;  Bavay,  dk  Bast,  51. 


903-904.  !    ■''^^"'^«■^ 

'     *  BVKUOMS.    OF 


68  — 

908.  "bvia 
Avesnes,LEBE\u,18;  Bavay,  DE  Bast,  51. 

909 .  ■ BVTHI 

Allier,  Tudot,  71. 

910.  BVTRIO 

Jort,  Fr  ,  505. —  "Cochet,  (vase  noir 
et  extérieur  d'un  vase;  295  et  525. 

911.  "BUTRICI 

Amiens,  Dlifour,  413. 

912.  "BVïKiv 

Londres ,  Roach  Smith  ,  R.  L.  ,  106. 
—  Cfr.  pvTRiv 

913.  "bvtvr  OF. 

Tongres,  Bull,  de  Limbourg,  VII,  44. 

914.  *  bvvs  F 

Mus.  de  Bruxelles,  Catal.  Juste,  186, 
BB  ". 


G. 


915.  'c 

Londres  (anse  d'amphore),  Roach Smith, 
R.  L.,  88. 


Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  102.      j  91G-919. 


905.  'OF.  BVRH.INDI 

Richborougli,  Roach  Smith,  R.  L.,  68. 

906,  •...)BVSFE 

Normandie,  Cochet,  401. 

907  .  *  OF.    BVSSl 

Douay,  Roach  Smith,  R.  L.,  107.  — 

(IF.    BASSI? 


•c(... 

•C(...)F 
j  *  OF  C( . .  . 

(•...)c(... 
Tongres ,   Mus.  de  Meester,  n"  40  à 
42  et  348. 

920.  *CA  {rétr  ) 

Coll.    Beugnot    (lampej,     Culal.     ue 
WiTTE  ,  99,  n"  239. 

921.  ■  c(ac) 

France ,  Criv.u'd  ,  pi.  xlvi  ,  lig.  3. 


922  .  *  CABA.NTIVS 

AWkr  {gravé  sur  un  moule),  Tudoï,  (IG. 

—  CAKANTIVS? 

CABl(.  .    V.   CACRIL    F 

923.  '  CADIAN 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  102. 

924 .  CABILLO 

Lyon,  Fr.,  5U5.  "  Rev.  archéul.  ,  XV, 
610. 

925.  'CABIRA 

Env.  de  Naples  (métal  ou  verre),  Momm- 
SEN  ,   6305  ,  8°. 

926.  CABRIL   F 

Nimègue  ;  Riegel  :  cabi(  .    . ,  Fr.  ,  507. 

927  .  CABRILLIM 

Voorburg  ,  Fr.,  508. 

928 .  ■  cabrillvs 
Juslenville,  Mus.  de  Liège  (inédit). 

929 .  C.ABRVS 

Castel;  Voorburg:  cabrvs(f)?  Le  Ciià- 
telet,  Fr.,  509;  "Grignon  ,  ccxxiii; 
Leemans,  119;  Houtem-S.-Gerlach 
(Faustine  II*),  Bull,  d'art  et  d'ar- 
chéoL,  VI. 

9  30 .  *  CABRVS  F 

Rossum  :  c(a6;RVS  F  ,   Leemans,   119. 

—  Cfr.   ARRVS,  GARRVS,   GVBRVS 

931 .  CABVCA 

Windlsch  ,  Fr.,  510.  —  CIV.  n»  9;J3. 

932.  •  ca(6)ycii 

Tongrcs  :  c.advcu  ou  c(aii)(al)i!VCii? 
Mus.  de  Liège  (inédit). 

933  ' CABVSA   F 

.Miicr  ,  Trijor  ,71. 


—  69  — 
934. 


CACABIOF 

Rouen,  Cochet  ,  Origines  ,  56.  —  Cfr. 
les  suiv. 

935  ■  cac.ar 

Allier,  Tuuot,  71. 

936.  *  CACARIOF 

Normandie  ,  Cochet  ,  49 1 . 

937.  'CACAS.M 

Poitiers  ,  Fillo.n  ,  27  ;  Londres ,  Roach 
Smith,  R.  L.,  102. 

938.  "cacaSi.  m 
Poitiers,  Fillon  ,  27. 

939.  caca VA 

E|iinay-S*«-Bi'uve;  Maulévrier:CACA(.  .)va 
et  CACAVA...),  Fr.,  511.  "Cochet, 
301  ,  335  :  CACAVA.  —  Cfr.  n»  981. 

940.  'c\cc(vr)of 
Westerndorf,  Von  Hef.ner,  44,  lig.  3. 

941.  *  cacilantro 

Londres ,  Ro.\ch  Smith  ,  R.  L.,  102. 

942  CADANVS 

Pan-Pudding-Roclc ,  Fk.,  512. 

943  ■  CAUDIRON 

Londres,  Roach  Smith,  R.    L.,   102. 

CADIA    V.   EROS. 

944.  '  CADNDIFE 

Rossum  :  pour  candidife,  Leem.\ns,  1 19. 
CADVCii  V.  n°  932. 

945.  ■  ...  ex  II  FIG   VET  CAEC  AMANUAIO 

Bologne,  (up.  dol.),  LiGER  ,  102.  — 
Cfr.  w  948. 


040.  ■  SKX.   CAEC.    l'HO 

Italie  ,  Faruetti  ,  50:2. 

CAECIL  V.    SVLPICIANI 
947.        ■  C.  0  II  C.  CAECILI  II  PECVLIAKIS 

Italie  ,  FaBuetti  ,  504. 

*  EX     FIGL      II      VET     C.AECILIA 

9i8-9W.i.        „  l™i>-^.etc. 

I      EX     II    FIGL     VET     CxECILIaE 

^  AVDA ,  etc. 

Rome   (op.   dol.),   Fabueïit,    501    et 
502. 


950.  ' CAELI 

Capoiie  ,  Riccio  ,  pi.  vm,  fig.  IG. 

951  .        *  CAELI   FRLICIS   ET   NOM.    PII 

Mus.    de   Lyon   /'sceau ,   de  potier  '?)  , 
Co.mar.mond,  278. 

952.  C\EL1NIM 

Vediten,  Fh.,  514. 

953.  '  •  ■  •)  CAEPONIAN 

Rome  {op.  dol.),  Fauretti,  506. 

954.  c.  CAEREL    II    PHYRRICI  {rétr.) 

Env.  d'Obenud  fanse  d'un  vase)  ,  Fr.  , 
515. 

955.  L.   CAES 

Niinègiie,  Fu.,  510. 


—  70  — 
958. 


950. 


CAES.    F 


L.    CAE  SAE  (illflis.) 

Env.  de  Biiigg;  Lunneren  :  L.  caesar  , 
Fr.,  519. 

959.  • Caesar 

Rome  (lampe)  ,  Panofka,  Mus.  Iturtli, 
153;  id.,  Mus.  de  Meester. 

960.  "L.   CESAR 

Rome  (lampe  à  figure  de  Lvcivs  aelivs 
qui  fut  César)  ,  Fabretti  ,  516. 
caesaris  V  n"  1022. 

961.  "cl.  caes.arvm 

Env.  de  Naples  (tuile),  Mohmsen  ,  6306, 


9G2.  CF.  CAESI 

Nimègue ,  Fr.,  518. 

CAFRivs  V.  n°  1 18. 

963.  CAFVRIO 

Riieinzabern  ,  ou  Alsace?  Fu.  ,  520. 

964.  c.\iiTO  II   F  {sic) 
Neuwied:  canto'?Fk.,  542. 

965.  •  CAi 

Env.  de  Naples,  Mojlmsen  ,  6307,  13«. 
—  Cfr.  n"  64. 

966.  *  CAi.  M.  s 

Londres   (2    exemp.),    Roach  Smith, 
R.  L.,  102.  —  CIr.  n»970. 


9Gi 


OF.  CAl.  IVl 


Orléans  :    cafs  F,     Fr.  ,     517.    "de  j  Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  102. 

Caumont  ,  399. 


957.  •  CAESAE  968. 

Coll.     Reignot    (lampe)  ,     Calai,    m  '■  l'oitins,  Fillo.n  ,  27.  —  Cit.  n"-  ()4, 


WiTTE,  101  ,  n"  251. 


CIA(.   cl   LAITIALS. 


—  71 


0fi9.  ■  C.VIVA.  F. 

Douay,  Roach  Smith  ,  R.  L.,  107. 

970.  "CAiiM? 

Douay,  Roacii  Smith,  R.  L.,  107. 

971.  *0F  CAUV 

Flavion  (Commode),  Ann.  Namur,  VII, 
31.  —  OF  CATIV?  V.  n"  967. 

972.  *CAIM.   D  (?) 

Mus.  de  Narbonne  (lampe)  ,  TounNAL  , 
78. 

CAIOFE  V.  CATOFE 

973.  "OPCAIV 

Augsliourg  ,  Steiner  ,  IV,  57. 

974.  'CAivs 

Poitiers  et  Poitou,  Fillon,  27  ,  30, 
31.  —  Cfr.  GAivs 

975.  *  CAIVS.  F. 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.  102. 

976.  'CAivSF 

Appeldorn  ,  Jahrbiicher ,  XXVII  ,  175. 

977.  OFOAivs 

Mus.  de  Bonn:  calvi  ,  Fr.,  522. 

978.  CAIVS  KT  gm(vs) 
Verliten  ,  Fr  ,  523.  —  Cfr.  n"  965. 

979.  'CF.    CAL 

Londres  ,  Roacii  Smith  ,  R.  L.,  103. 

980.  *c.  CAL.  FAFORis,  etc. 

Rome  {op.  dul),  Fabretti  ,   502.  — 
Cfr.  n"  995. 

981.  calava  F 

Echzell ,     Fr.  ,      525.      '  Lillinglon  , 
Arcliaeol.  ,  XXVI  ,  369. 


982.  .  'cALCACVS  CALCAC. 

Poitou  (verre),  Fillon,  195. 

CALDI  V.  CLAVD 

983.  CALE   (.   .  . 

Londres ,  Fr.,  526. 

984.  ■ CALENVS   F 

Londres    Roach  Smith  ,  R,  L.,  102. 

985.  '  •  ■  •)  calenvs(ms)  f 
Tongres ,  Mus.  de  Meester,  n°  44. 

986.  *  CALENVS  canoleivs(...)fecit 
France  (ou  Italie),  Coll.  DuRA^'D .  Catal. 

DE  Witte,  350,  n°  1434. 

987.  'calerfe  (Ir^  Earch.) 
Cuyk  (verre),  HermaiNS,  134. 

988.  ■  caleti  m 

Caux  ,    Revue    nrcltéol.,    XV,    610; 
Londres,  Roach  Smith  ,  R.  L  ,  102. 

989.  CALETINI 

Amiens;  Voorburg,  Fr.,  525.  'Dlfour, 

413.   —   Cfr.   CARANTIM 
CaLHNA  V.   GACIKIO. 

990.  't.  calixa 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  102.  •^ 

991.  *  CALLIDI 

Poitou,  FiLLON,  34. 

992.  CALLO  F 

Westerndorf ,  Fr.,  530.  "Steiner,  IV, 
161.—  Cfr.  n"  994. 

993.  ■ CALMVA 

Londres,  Roach  Smith  (ap.  Difour , 
418);  id.  calmva.  c,  R.  L.,  102. 

994.  *c.  c.\lo 

Capoue,  Riccio,  pi.  vni,  fig.  18. 


72    - 


,  CALP  FAVOIUS 

[  ■  HERMETIS.    C.  CALP.   FAVORIS 

l"  .  .  .  )  EX  FIGLI  MAIiCIANlS  ||  CALl' 

995-999  J  [FAVORIS 

'c.  CALPETANI.    CtC. 
'.  .  .)  EX   FIGLI   MARC    DOUA    || 
\  [c.   CALPETANI  FAVORIS 

Rome  (op.   dol.) ,   Fabretti  ,   502  et 
509.  —  V.  n"  980. 


1000-1001 


■ . . .  )  c  calp  mxest 


*. . .)  c.  calp.  mnest 
Rome  {op.  dol.),  Fabretti,  502. 

1002.    *.  .  .)  FIG  LAV  II  RIAN  CALP   VERNAE 

Rome  (op.  dol.),  Farretti,  502. 

CALPETA  V.   HER.METIS 

,'...)    FI  DOMITI  11  ANAS   (...) 
1003-1 004.  (  [CALPVRNI 

)        '  L  CXLPVRNIVS  EROS.   F 

Rome  (op.  dol),  Fauretti  ,  502. 

1005.  'OF  c(al)vf 

Rossum,  Leema>;s,1  19.  —  Cfr.  n«  1008. 

1006.  *  L.  calventi 

Mus.  de  Vérone  (lampe) ,  .M  \ffei  , 
167-168. 

1001.       ■.  .  .)    FIG    FAOR  II  lAN  CALVENTIA 

[maxiha 
Rome  {op.  dol.),  Fabretti,  502. 

1008.  CAL  VI 

Mus.  de  Ronn  ;  Nimègue;  Limoges, 
Fr.,531.  "Amiens;  Londres,  Ui  foijh, 
413. 


1009-1010. 


CAL VI.    M 
(        '  OF.    CaLVI 

Londres  ,  Roacii  Smith,  R.  L.,  103; 
Ricliborougli  :  OF  c,\lvi.,  id.,  RI'.L., 
08. 


'    101  1  OF   CALVI 

Windiscli;  ibid  :  ofi(c)ai  vi  ;  Studen- 
berg;  Riegel  :  OF  calv(...,  (o/c)alvi 
(2  exenipl.) ,  et  ofcalvi;  Rottweil; 
Mayence  ;  ibid:  fcalv  ;  Friedberg  ; 
Mus.  de  Bonn  :  ...)calvi;  Neuss; 
Xanten  ;  Nimègue  ;  Vechten  ;  Londres 
(2  exenipl);  Vichy  :  of.caivi, 
Fr.  ,  532.  'Poitiers  ,  Fillon  ,  27; 
Amiens  (3  exempl.)  ,  et  Londres, 
DuF0UR,413;  Rome,  Mus.  de  Mees- 
ter;  Tongres ,  ibid.,  n°  45,  et 
OF.  CALvi,  Mus.  de  Liège  (inédit).  — 
Cfr.  Il"  977. 

1012.  '...)  figldom||minor  calvi  ckescent 
Rome  {op.  dol.),  Fabretti,  502. 

1013.  *...  EX  figIInois  DP  DOL  calvi  crescen 
Portici  {op.  dol.)  :  calxi,  Liger,   164. 

1014.  LIKCDI  II  calvid 

Paris,  Fr.,533. 

1015  CALVIN.    M 

Riegel,  Fr.  ,  535. 

1016.  CALVl.Xl 

Vechten,  Fr.,  534. 

1017.  CALVIM.  M 

Londres;  Nimègue  :  calvini(.  . .  ,  Fr., 
'Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  103. 

CALVO  V.    VILLIS. 

1018.  -CALVVS 

Allier,  Tldot,  71. 

1019.  ■  CAMDIUADANTVS 

Londres  (tuiles),  Roach  Smith,  R.  L,, 

115.    —  Cfr.    CARABANT1VS 

1020.  • cambvs  F 

Mus.  de  Lyon,  Comarmo.nd,  59. 


—  73  — 


10-21.  'CAMBVS.  F 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,103. 

1022.  *ex  figlinis  caesaris  n  ||  camil- 

[lianis 
Rome  (op.  dol.),  Fabretti,  502. 

CAMILL  V.  C.I.MIL  et  MELISSl 

1023.  ■CAMPANO 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  103. 

1024..  "CAMPANI.   0 

Poitiers,  FibLON,  27. 

1025.  CAMPII 

Ronn  :  CAMPiL(i)?  Fr.,  .537. 

1026.  *CAMSAR 

France  (ou  Italie) ,  Coll.  Durand,  Catal. 
DE  WiTTE,  390,  n°  1780. 

1027.  *CAMTI.  M. 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  103. 

1028.  *CAMVLINVS 

Allier,  Tudot,  71. 

1029.  CAMVLIXVS 

Env.  de  Mayence  ,  Fr.  ,  538. 
CAMVRIVS  V.  n°291. 

1030.  'CAN.  patr 

Londres,  Roach  Smuh,  R.  L.  103. 

1031.  *L.  CAN.  SEC. 

Londres  {«  tèle  »),  Roach  Smith,  R.L., 
89. 

1032.  *  CANAL   M 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  103. 

1033.  CANAIM 

Vecliten;  Paris,  Fr.,  539. 

XXIX  v^ 


1034.  -CANi' 

Poitou,  FiLLON,  30.  —  Cfr.  erasticani 

1035.  "OF.    CANI 

Tours,  Roach  Smith,  Coll.   ant.,  I, 
163. 

C.   ANI   V.   GERMaNI 

1036.  *T.   CANIDENI.   ATIMETI 

Rome  ,  Fabretti  ,  502. 

1037.  'CANINI.   0 

Poitiers,  Fillon  ,  30. 

c.  A.  NONO  V.  N0.\0 
10.38.  -C.ANIMA 

Origine  non  indiquée  (lampe),  Birch,  II, 
406. 

1039.  "CANOP  1 1  statiliae 
Arezzo,  Fabroni,  pi.  ix  ,  fig.  71. 

1040.  "canrvcati 

Londres,  Roach  Smith,  R.   L.  ,  103. 

—   Cfr.  RVCATI 

1041.  'OF.   CANT 

Mus.  de  Narbonne,  Tournal,  77. 

1042.  *CANT.   QVESl(?) 

Londres  (anse  d'amphore),  Roach  Smith, 
R.   L.,  88.  —Cfr.  n°1047. 


1043-1044.  ^^'^'^0 

I  CANTO  F 

Xanten,  Fr.  ,  540  ,  54t.  'Fiedler, 
(lampe),  53.  -^  Cfr.  n"^  964  et  1106. 

1045.  'CANTO   M 

Poitiers,  Fillon,  27. 

1040.  cantom(...)m 

Aiigst,  Fu.,  543. 


1047-1018.;     ■''^^'■^"■''-  ^' 

f       'canton  (JV-  ET 

Londres  (anse  d'amphore),  Roach  Smith, 
R.  L.,  88.  —  Cfr.  nM0-i2. 

CA.^VACVS  V.  SANVACV 

1049.  CANVL(..)  ID(..)? 

Rheinzabern ,  Fk.,  544. 

1050.  .    'CAFAS 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.  ,  103. 

1051.  "CAPERi  (Karcli.) 
France,  de  Loncpéhier,  81. 

CaPETA   V.   CIIESCENS 


74   — 

1  lOGI 


'CAl'UA.SIAS 

Londres,  Roach  Smith  ,  R.  L.,  IO:j. 


1052-1053. 


CAPI 
CAPIFES 

Mus.    de   Wiesbaden  ;//>/>/ ;   capifI'C, 
Fi!.,  545-546. 

1054.  'CAPii.o 

Tours,  Roach  Smith  ,   Coll.  uni.,   I, 
163. 

1055.  "CAPION  fsi'c) 

Metz,  Johrbiicher,  XXVli,  117. 

1056.  "CAPITO. 

Salzbourg,  Steiner,  IV,  244. 

1057.  CAPITO   F 

Nimègue;  Wichelhof,  Fr.,  547. 

1058.  "C.  STATI.  CAPITONIS 

Italie,  FABRfcTTi,  502. 

1059.  'CAPiTOUN vs  (L  arc/i.j 

Riegel;   Voorburg  :  capitolinvs  ,  Fr., 
518. 

1000.  'capitvli.  r 

Poitiers  ,   Fil.i.ON  ,  27. 


1002.  CAPHASIN 

Voorburg ,  Fr.,  549. 

1063.  ■  CAPRASIVS 

Rossuni  ;   Voorburg,  Leemans,    119; 
Londres,  Roach  Smith  ,  R.  L.,  103. 

1064.  CAPRASIVS  FE 

Voorburg,  Fa.,  550. 

1065.  c(ap)rinvs 

Env.  de  Mayence  :  carinvs,Fr.,  551. 
CAR(...  V.  n"  116. 

1066.  ■  carabantivs 
Plaxtoletightham (tuiles),  Roach Smith, 

Collant. ,n,  217.—  Cfr.  n"1019. 

1067.  OF  caran 
Krayenbof,  Fk.,  553. 

,     *0F.   CARAN 
1068-1070.       j   "CARANl 

'    "CARANI.    F 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  103. 

1071.  ■ GARANT 

Londres,  Roach  Smiih  ,  R.  L.,  103. 

1072.  CAHANT.    F 

Nimègue;  Londres  :  carani  F,  Fr.,  552. 

1073.  "garanti  m 
Allier,  TuDOT,  71. 

1074.  car(aN)Tin  (z  pour  an) 
Londres;  Pan-Pudding-Rock  :  caratin, 

çareti  et  gal(an)tim?  Emb.  de  la 
Tamise  :  car(an)iin,  Fr.  ,  554.  — 
Cfr.  n»'  922  et  989. 


/o    


I0'5.  '  C\UANTh\'l.    M 

Liiudres,  Ro^cii  Smith,  H.  L.,  1U2. 
CAHANTivs  V.  n"  922. 

1076.  c\ras.\ovf  {sic} 
Zatsenluiusen ,  Fr.,  555. 

1077.  "CVKATl.M. 

Douay,  Roach  Smith,  R.   L.  ,    107. 
—  V.  nos  701  et  1080. 

1078.  "caratili.  m 
Normandie,  Cochet,  152. 

1079.  "car.atvcvs,  F 

Poitou  ,  FiLLON,  34. 

1080.  ■  C.A.R.ATVS 

Bavay,  de  Bast,  51.  —  Cfr.  n"  1077. 

1081.  ■  CARBONIS.   M 

Londres ,  RoACH  Smith,  R.  L.,  103. 

C.    ARCA  V.    CIAUCA 

1082.  'CARCAN 

Ciney,  Ann.  Namur,  IV,  358.  —  CIV. 

CIARCA 

1083.  *  CARETI.    M 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  103.— 
Cfr.  n"  1074. 

1084.  CAREviR  fE  arch.) 

Xanlen,  Vu.,  5.")().  "  France  ,  de  Long- 
PÉRIER  ,81. 

1085  "OF.   CARI 

Poitou ,   FiLLON ,  34  ;  Londres ,  Roach 
Smith,  R.  L.,  103. 

108(5.  ■cari(at)vsk 

Tongres,  Mus  de  !V1ee,ster,  n"  47  . 

1087.  ■  CARHVS.   ovio.   N 

Le  Cliâlclet ,  Grignon  ,  ccx.xhi. 


1088.  'carillif 

Tongres  (2  exempl.),  Mus.  de  Meester, 
nos  48,  49. 

1089.  CAR1SVS 

Mayence;  Londres  ;  Limoges,  Fr.,  537. 
■Roach  Smith,  R.  L.,  103;  Allier, 
TuDOT,  71  ;  Poitou,  Fillon  ,  30.  — 
Cfr.  n»^  1065  et  les  suiv. 

1090.  OFCARIO 

Riegel,  Fr.,  558. 

1091.  CARlOllF 

Hauberg,  Fr.,  559.  —  Cfr.  n»^  1095  et 
1106 

1092.  '  C.\RISIVS  F 
Westerndorf ,  Von  HeFiNER  ,  44 ,  fig.  4 . 

1093.  ■  CARISSSF  fs/f^ 

Le  Chàtelet,  Grignon,  ccxxhi. 

1094.  ■  CARITO 

Mus.  de  Narbonne,  Tournal,  77. 

1095.  "cARivs 

Bavay,  de  Rast,  51.—  Cfr.  n"  1089. 

1096.  ■(cA)K(MANiVs  (a  arcli.) 
Westendorf,  Von  Hefner,  44,  fig.  5. 

1097.  'C^RNARVS 

Bavay,  de  Bast  ,  51. 

1098  CARNATVS 

Le  Chàtelet ,  Fh.  ,  560.  '  Grignon  , 
ccxxiii.  —  Cfr.  n«  1071. 

1099.  CARO 

Londres,  Fr.,  572.  'Roach  Smith, 
R.  L. ,  103;  Archaeol.  (poterie 
grossière),  VIII  ,121. 


—  76  — 

1113 


1  lUO.  *0.   CAKO 

Allier,  Tudot,  72.  —  ClV.  n»  1090. 

1101.  CARPI 

Xanten  :  evcarpi?  Fr.,561. 

1102.  "carr 
Allier,  Tudot,  71. 

1103.  CARR^OJTAl/oJ 

Rottweil,  Fr.,  562. 

1104.  CARROTALVS  (s/c) 

Le  Chàtelet,  Fr.  ,  503.   'Grivaud,  pi. 

XLVII. 

1105.  'C.   CAKT 

Mus.  de  Lyon  (vase  de  bronze) ,  Ccmar- 
MOND  ,  332. 

1106.  'CARTO  F 

Autriche  (lampe),  Steiner,  IV,  695. 

1107.  CARTO  F. 

Mus.  de  Darnistadt  :  carto  ;  Nimègue  , 
Fr.,  564  (664). 

1108.  *carto||f 
Luxembourg  (lampe),  de  Bast,  51.  — 

Cfr.  n«=  964  et  1073. 

1109.  *cartvnit.  m 

Londres  (anse  d'amphore)  ,R6ach  Smith  , 
R.  L.,  88. 

1110.  *CARV 

Tongres ,   Mus.  de  Meestëh  ,   n°  50  : 

KARV?  Cfr.  CIC.'iRV 

1111.  OF  CARV(... 

Riegel  (2exempl.),  Fr.  567. 

1112.  or  CARv(..)i 
Riegel,  Fr.  ,  568. 


's.   CARVILIVS 

Env.  de  Naples  (métal  ou  verre,)  Mo.mm- 
SEN,  6305,  6». 

1114.  'CARVLINVS 

Bavay  :  de  Bast,  51  :  carvlirvs.  — 
Cfr.  n"  1028. 

1115.  CARVS 

Mayence;  Nimègue,  Fr. ,569. 

1116.  CARVS  F 

Baie;    Augst    :    car(...  ,    Fr.,    570. 
•Enns,  Steiner,  IV,  537. 

1117.  CARVSF  (s  renv.) 
Tongres,  Mus.  de  Meester  ,  n"  51. 

1118.  'carvsfec 
Enns,  Fr.,571. 

1119.  *CARVSSA 

Londres,  Roach  Smith  ,  ap.  Dufour  , 
41 8,  et  R.  L.,  103. 
CARZTiN  V.  n"  1074. 

1120.  *CAS 

Env.   de  Naples  (lampe),  Mommse.n  , 
6308,  lOo. 

1121.  *CAS(... 

Londres  («  tèle  »),  Roach  Smith,  R.L., 
89. 

1122.  *CASA  AVC 

Bavay ,  de  Bast  ,  51 . 

1123.  CASIO 
Vie,  Fr.,  574. 

1124.  'CASii. 
Italie,  Farretti  ,  502. 


77  — 


1125.  CASSi 

Strasbourg;  Mus.  de  Leyde  ,  Fk.  575, 
'Élouges  (Commode)  («  tèle  »),  Cercle 
Mons,  VU,  121,  (v(-rifié  a  sans 
barre)  ;  lampes  :  Calcar,  Jahrbiicher, 
xxix-xxx,  224,  pi.  II,   fig.  11  ; 

France  (ou  Italie) ,   Coll.  Durand  , 
Catal.  DE  WiTTE,  398. 

1126.  *CASSI.   M. 

Douay,  Roach  Smith,  R.  L.,  101. 

112"/.  'CASSIA.  OF 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  103. 

1128.  CASSivs 

Friedberg,  Fr.,  576.  *  Bavay,DEBAST, 
51.  — Cfr.  Assivs 

1129.  CASSivsF 

Wichelhoff  (2  exempl.)  ;  Nimègue  ;  Vech- 
ten;  Marsal;  Mus.  de  Mannlieim  : 
CASSIVS  FIG?  Fr.  ,  577.  'Marsal: 
c.\ssivs.  F,  C.  Daly.XIII,  232;  Ros- 
sum,  Leemans,  119. 

1130.  'CASSlVS.  F. 

Londres ,  Roach  Smith,  R.  L  ,  103. 

1131.  *ca(...)ssvs 

Flavion  (Commode), /1/iM.  Namur,  VII, 
31. 

1132.  'cASSvs 
Bavay,  deBast,  51. 

1133.  casst[ 

Env.  de  Mayence,  Fr.,  580. 

1134.  '  CASSTVS  CAV 

Londres  et  Amiens ,  Dufour  ,413:  cav 
pour  CAivs? 


1135.  CAST 

Vechten,  Fr.  ,  578. 

1136.  CASTI 

Afrique,  Fr.,  579. 

1137.  CASTio  {gravé) 
Rheinzabern,  Fr.,  581. 

1 1 38.  *  SEX  CASTRICI 1 1  HEBENi 

Rome,  Fabretti,  502. 

1139.  CASTSUS  F 

Badenweiler,  Fr.,  583. 

1140.  CASTVS 

Normandie,  Fr.,  582.  'Cochet,  313; 
Londres,  Ro.\CH  Smith,  R.  L.,  103. 

1141.  'CASTVS.   F 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.  ,  103. 

1142.  CASTVS.   FE 

Windisch ,  Fr.  ,  584. 

1143.  'CASVRIVS.   F 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  103. 

1144.  CAT 

Zofingen,  Fr.,  589.    'Rome  (lampe), 
Mus.  de  Liège  (inédit). 

1145.  *CAT.   QVIE 

Londres  (anse  d'amphore),  Roach  Smith, 
R.  L.,  88.  —  Cfr.  n"^  1041  et  1047. 

1146.  catasextvs 

Augst;   Londres,   Fu.  ,  585.    '  Ro.\CH 
Smith,  R.  L.,  103. 

1147.  '  CATElUl 

Le  Chàtelct,  Gbignon  ,  ccxxui. 


1118.  CATELLO 

Le   Cliàtelet ,    Fit.  ,   586.    '  Gbivaud  , 

pi.   XL  vu;  GRlCNOiN,  LX. 

1149.  CATJ 

Limoges,  Fk.,  600.  *(Nom  incomplet), 
Revue  archéol. ,  VIII ,  433.  —  Cfr. 
n"  1179. 

1150.  'catia  M 
Allier,  Tldot  ,71. 

1151.  'CATIANl 

Allier,  Tcdot  ,  71. 

1152.  "CATUM.   M 

Londres  et  Amiens,  Dufour  ,  413; 
Chàteaublun  :  ..)atiani  m  ou  (t) 
ATiANi  m;  Rev.arckéol.V  (1862),  41 1 

1153.  'C.ATIANVS 

Allier ,  Tudot  ,  7 1  ;  Londres  ,  Roach 
SsiiTH  ,  R.  L.,103. 

11 54.  CATiCA  F  (sic) 
Voorburg?  Fr.,  587. 

CATiL  V.  n"  557. 

1155.  'CATlLlVIll 

Mus.  de  ScHOEPFLiNN,  Oberum,  pi.xii. 

—  Cfr.  ATlLVtT. 

CATiLLiviii  V.  n"  559. 

1156.  'CATILTUO 

Coll.  Beugxot  (lampe),  Catal.  m  VVitte  , 
98,  n»  235. 

CATILVEST  V.  no  558. 

1157.  ca(ti)o 
Vechten,  Fr.,  601. 

1158.  'cuioN 

Mus.  de  Bruxelles  (brique).  Calai.  Juste, 


cl  TU.ATiON  ,  Heu.  nrcliéol.  ,  1861  , 
285. 

1159.  ■  CATLI.  OFIC 

Orig.   inconn..  Mus.  de  Liège  (inédil). 

1160.  CATLVS.   F 

Le  Cbàlelet   :   c.at(vl)vs?   Fr.  ,  588. 
'Grignon  ,  LX. 

1161.  CAT(O) 

Zolingen  ,  Fh.,  585. 

1162.  cato(fe) 

Rotlenbiirg  :  caiofe  ou  catofe  ,  Fr., 
590. 

1163.  'CATTOFEC 

Poitiers ,  Fillon,  34. 

1164.  'CATTO  M? 

Allier ,  Tudot  ,71. 

1165.  Catv(... 

Voorburg,  Fr.,  591.  'Tongres,  catv  ? 
.Mus.  DE  Mee.stkr,  n"  321. 

1166.  ' OF  CATV 

Tongres ,  Mus.  de  Meester  ,  n"  46 

1167.  * CATVCI 

Londres,  Roach  SiMith,  R.  L.  ,  103. 

1168  "C.ATVLl  OFlC 

Poitiers ,  Fillon  ,27. 

1169.  "CATVLII 

Londres,    Roach  S.mith  ,  R.  L. ,  103. 

1170.  CATVLL 

Zdfingen ,  Fk.,  592. 

1171.  c ATVLLUN vs  (ll  arch.) 


191  ,  DU  16;  V.  sur  les  sigles  cacion  Udltweil,  Fr.,  593 


79  — 


1172.  (c)atvllinvs 

Ziifingcn  ,  {ibid:  . .  .)  tvilual  (l'--  l 
airh.  et  autres  ll  renv.)  ;  Rheinza- 
bern  :  c.\tvl(..)™,  Fr.,  594. 

1  1  73.    Q.  VERÂTIVS.  CATVLLINVS  (e  orcll.) 

Xanten;  VVestcrndorf:  . . .)  natcatvll, 
Fr.,  595. 

1174.  catvllvs 

Bibl.  de  Ludwigsburg  ,  Fr.,  590. 

1175.  ■  CATVLLVS  {rétr;  a  arch.) 
Tongres  ,  Mus.  de  Meester  ,  n°  52. 

1176.  CATVLLVS F 

Env.  de  Mayence  (s  retw.);  Mus.  de 
Mayence,  Fr.,  597. 

1  m.  'CATVLVS.   F 

Londres  («  lèle  »),  Roach  Smith  ,  R.  L.  , 
89. 

1178.  'CATVOS 

Le  Châtelet ,  Grignon  ,  LX.  —  catvof? 

1179.  CATVS 

Env.deNancy  ,    Fr.  ,  598. —  V.  tibvrti 

1 1 80.  CATVSF 

Nimègue  ;  Vechten  ;  Voorburg,  Fr., 
599.  'Tongres,  Mus.  de  Meesteu  , 
n»  53;  Houlliem-S.-Gerlach ,  Bull, 
d'art  et  d'arrhéol.  ,  VL 

1181.  C.\TVSVAL1S   F 

Voorburg,  Fr.  ,  602. 

CAV  V.   CASSTVS 

1182.  •CAVA(Hi... 

Wezeren  (Telricus)  ,  Bull,  d'art  et 
rf'arc/iéoZ.,V. 463, ;i  lire  cava  (nn  .  . 
(m  renv.) 


1183.  'cAVANws  (nn  »r/i(».j 
Juslenvllle,  Mus.  de  Liï'ge  (inédit). 

1184.  'CAVATI 

Poitiers ,  Fillon  ,27. 

1185.  *CAVL\F 

Tongres:  cavlas,  Douglas,   144.  — 
Cfr.  nM192 

1186.  cavinilv 

Bibl.  de  Strasbourg,  Fu.,  604. 

cavlas  V.   CAVIAF 

1187.  'CAVlNTlO. 

Douay  ,  Ro.\ch  Smith  ,  R.  L.,  107. 

1188.  'ex.  off.  p.  cavli.  valentis 
Rome  (op.  dot.) ,  Fabretti  ,  502. 

I  189.  'CAVPI  (...)  FECI 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  103. 

1190.  CAVPIVS 

Nimègue;  Voorburg,  Fr.,  605. 

1191.  OFic.  c(avt) 
Windisch,  Fr.,  606. 

1192.  cavtaia  F  (sic) 

Italie;  Vechten  :  caviaf?  Fr.,  607. 

1193.  cavterra 

Augst.,  Fr.,  608.  'Allier,  Tudot,  71. 

1194.  cavtv(.s)  (tv.s-  rétr.) 
Voorburg ,  Fr.,  609. 

1195.  'caxanon 

Env.    de  Naples  (lampe) ,   Mommsex  , 
6308  ,  8». 

1196.  'caxtoc 

Paris,  riev.  urchéol.  ,  1862,  119. 


80  — 


1197.  *CC 

Fonron-le-Comte  (Marc-àu«èle:),  Mus. 
de  Bruxelles ,  Catal.  de  Juste,  193, 
DD,  SSk,  Mus.  de  Liège  (inédit). 

1198.  'c.  c 

Italie,  Fabretti,  501.  — Cfr.  n°  947 

1199.  *  CCA 

Poitou,  FiLLON,  31. 


1200-1-201 


c.  c.  c 

*C .  c .  CL 

Arezzo,FABRONi,  pi.  ix,  fig.  96,  98. — 
Cfr.  n"  1206. 

1202.  'cccxxii 

Env.  de  Salzbourg  (verre),  Steiner,  IV, 
2U. 

1203.  'c.  c.  F. 

Reculver ,  Roach  Smith  ,  R.L.,  211. 

1204.  *c.  c.  H 
Italie,  Fabretti  ,  502. 

1205.  *c.  CLO  s(ab) 

Arezzo  ,  Fabroisi  ,  pi.  ix,fig.  97. 

1206.  *c.  c.  L.  s 
Poitou,  Fillon,  31. 

1207.  *cco 

Bordeaux ,  Rev.  nrchéol. ,  X,  278. 

1208.  c(..)cvsf 
Limoges,  cocca?  Fr.,  770. 

cdessi  v.  dessi 
cdnvoi  v.  clavu.  of 

1209.  ce(... 

Voorburg,  Fr.  ,  610.  —  Cfr.  pastor. 


1210.  'OF.CE 

Londres,  RoACH  Smith,  R.  L.,  103. 

1211.  'OFF.CE 

Tongres ,  Mus.  de  Meester  ,  n"  54. 

1212.  'OFFI.CE 

Douay,  Roach  Smith,  R.  L. ,  108. 

CECSINVS  V.   CELSINVS 

1213.  CEHA 

Londres  :  CEU  a?  Fr  ,  611. 

1214.  'CEI 
Montrœul,  Fr.,  612. 

1215.  *0F.   CEI 

Londres ,  RoACH  Smith,  R.  L.,  103. 

1216.  CEIIMAN 

Augst  :  cerman?Fk.,  680. 

1217.  l||ceivs||f 
Env.  de  Mayence,  Fr.,  613. 

1218.  'OFCELAD 

Le  Ciiâtelet ,  Grignon  ,  lx. 

1219.  'CELADI.  MaN 

Mus.  de  Narbonne,  Tournal  ,77. 

1220  OFCELADI 

Heddernbeini  ;  Nimèpe  ;  Paris  ;  Le 
Cliàtelet;  Bavuy,  Fk.,  615. 'deCaii- 
mont,  399;  mais:  of  celadi  ,  Cours, 
II,  190. 


1221-1222. 


^    celer 


CELER    II    RASIN 

Arezzo  ,  Fabhoni  ,  44  ,  pi.  ix,  fig.  126. 

1223.  'CELFS 

Allier  (tuiles) ,  Tudot,  71. 


—  81   — 


1224.  OFCELI 

Bartlow-Hills  ;  Lillebonne  :  OFCFif. . .  ; 
Fk.,  616.  •Cochet:  ofcfi,  240. 

1225.  M.\CELiv  {rétr.) 
Oehringen  ,  Fr.  G 18. 

1226.  CELivs 

S.-Amand  ;  Env.  de  Mayence  :  c(.)livsf, 
Fr.,  617.  —  Cfr.  Livs 

1227.  "CELSi 

Allier,  Tudot  ,  71  ;  Tongres,  Mus.  de 
Meester  ,  n"  55. 

1228.  ofcelsi 
Riegel;  Londres,  Fr.  625. 

1229.  ofcn.  CEL(si) 
Vechten,  Fr.,  626. 

1230.  *L.   C.   CELSI.   0 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.  103. 

1231.  CELSI  of 

Windisch,  Fr.,  628. 

1232.  ■  c  CELSI. OFIC 

Poitiers,  Fillon,  27. 

1233.  "CELSIANl.   F 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  103. 

1234.  'CELSIANI.  OF 

Poitiers,  Fillon,  27.  —  Cfr.  n»  1240. 

1235.  celsinvs 

Vechten,  Fn  ,622.  '  Londres,  Roach 
Smith,  R.  L.,  103. 

1236.  CELSINVSF 

Nimègue;  ibid  :  cilinvs.  i;  Vechten  : 
ciLSiNVS  F  ;  Xanten  :  cecsinvs  f  , 
Fr.,  623. 


1237.  CELSVS 
Rheinzabern;  Londres,  Fr.,  624. 

1238.  (c)elsus  F 
Rheinzabern,  Fr.,  627. 

1239.  'CELTAS.   FC 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  103. 

1240.  'CELTIAN.  M 

Tours;  Roach  Smith,  Coll.  ant.,  1, 163. 

1241.  CEN 

Limoges  ,  Fr.  ,  635.  *  Coupe  à  reliefs , 
Rev.  archéoL,  VIII,  433.  —V.  gen 

et  MINCIVS. 

1242.  'OF  C.  EN 

Tongres  (2  exempl.),  iVIus.  deMeester, 
nos  56  et  57. 

1243.  -OF  CEN 

France, Grivaud, pi.  xlvii.— Cfr. n°  1251 

1244.  CEN. CIO 

Vechten  :  senecio?  Fr.  ,  637. 

1245.  cendrinvs  f(c.  avec  petite  ligne) 
Mayence,  Fk.,  638. 

1246.  CENESPSE  (sic) 

Augst  :  CENFisPSA?  Studenberg;  Wiflis- 

burg;  CENRM   ou  plutôt  :    .  .  .)  VRSI, 

Fr.,  639. 

1247.  "CENIAN  (e  arch.) 
Poitiers  ;  Fillon  ,27.  —  cesian  ? 

1248.  *0F.  ce(nit) 

Tongres ,  Mus.  de  Meester  ,  n"  58. 

1249.  CENITOR  F 

Lede ,  Fr.,  644,  d'après  le  Mess. scient, 
hist.,  1848,241;  id.,BM//.  Acad., 
XIV,   2» ,  260 ,   fig.   4  :  CENITORF  ; 


XXIX 


XXIII 


9 


82  — 


Catal.  ScHAYES,    105,  n"  324  et  1  1262.  OF  cent 

Caia/. Juste, 21 1,HH 21  :gknitor F.  |  Veohten,  Fr.,646. 

Mais  :  c.  en.  i.  t.  or.  f.  (vérifié  au 
Musée.) 


1250.  'C.E.N.I.T.O.R.F 

Élouges  (Commode) ,  Rens.   de  M.  de 
BovE  :  rectification  de  Cercle  Mons  : 

C.E.N.I.T.O.R.F,  VI,  121. 

1251.  CENO 

Limoges,  Fr.,  64T. 

CENRSi  V.  n°1246 

1252.  OF.  CENS 

Nimègue ,  Fr.,  651. 

1253.  *  OF  CENS 

Tongres,  Mus.  de  Meester  ,  n"  59. 

1254.  CENSO  (. .. 

Lillebonne,  Fr.,  654.  'Cochet,  240. 


1255-1256. 


OF.  CENSO 
CENSORI 

Londres,  Roach  Smith  ,  R.  L.,  103. 


1257.  CENSORINF 

Vechten,  Fr.,  650.  *  Mus.  de  I,iége  : 
CE(ns)0RiNF  (n  renv.)  (inédit). 

1258.  '  CENSORINl 

Londres,  Roach  Smith,  R.   L.,  102. 

1259.  CENSORINV 

Neuwied;  Voorljurg,  Fr.,  648. 

1260.  CENSORINVS 

Rheinzabern ,  Fr.,  649. 

1201.  "CENSORNVS 

Flavion  (Commode)  :  ofnsornvs,  Ann. 
Namur. ,  Vil ,  31  ;  probablement 
censor(in)vs. 


1263.  *CENTi  irétr.) 
France    (sceau ,  de  potier?) ,  grivacd  , 

Remeil,  pi.  xxix,fig.  11. 

1264.  centorf 
Paris ,  Fr.  ,  645. 

1265.  •ce(nt)y 

Tongres  :  ce(rt)v  ?,  Mus.  de  Meester, 
n°  317. 

1266.  'arr  IJFAD  (. . .  CEPio,  etc. 
Rome  {op.  doL),  Fabretti,  511. 

1267.  CER 

Paris ,  Fr.,  667. 


1268-1270. i 


*CE  (r... 
'c.  E  {r... 

^  *M.   CEK.   F 

Tongres,  Mus.  de  Meester, no^  60  et 61. 


1271 .  OFE  CER 
Rheinzabern,  Fr.,  666. 

1272.  "OFF.  CER. 

Mus.   de    Lyon  :  (anse    d'amphore) , 

OF.  F.  CER  ,  COMARMOND,  129. 

1273.  OFFCER 

Paris ,  Fr.  ,  685.  *  Tongres,  Mus.   de 
Liège  (inédit). 

1274.  'OFFICER  (grandes  lettres) 
Tongres,  Mus.  de  Meesteb,  n»  62. 

1275.  ■  CER.   AL.  M. 

Douay,  Roach  Smith,  R.  L.,  107.  — 
Cfr.  n»  1284. 


•1216.  *0F.   CERA 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  103. 

1277.  CERAE 

Nimègue ,  Fr.,  655. 

1278.  MA.    CERATl 

Vieux ,  Fr.  ,  656. 

1279.  MACERATl 

Bibl.    de  Bàle ,   Fr.  ,  657.    'Bartlow- 
mWs,  ArchaeoL,  XXVIII,  4. 

1280.  'CEREA 

Londres,  Roach  Smith,  ap.  Dufour, 
418,  et  R.L.,103. 

1281  .  CEREALIS 

Roltenburg  ;     Rheinzabern  ;    Londres , 
Fr.  663. 

1 282 .  cerealisfc 

Londres ,   Fr.  ,     664.     '  Archaeol  ; 
cereaus(fe)c,  VIII,  131 

\1283.        *0F  cere  II  (al)is  etv  ||  sso(mvr) 
(lei-  srenv.)  Poitou,  Fillon,  32. 

1284.  CERIAL 

Windisch  ,  Fr.  ,  665.  —  V.  naevi 

1285.  *CERI.   AL.   M 

Ciney,  Ann.  Namiir,  IV.  358.  —  Cfr. 
no  1275. 

1286.  ■  CERIAL.  M 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  103. 

1287.  "cebialm 
Bavay,  de  Bast,  51. 

1288.  CERIALI 

Le  Châtelet;  Paris,  Fr.,  659.  "LeChâ- 
telet:  CERIALI.  M,  Grignon,  lx. 


83  — 
I  1289 


CERIALI.   MA 

Nimègue,  Fr.,  661. 


1290.  CERIALI  (ma) 
Zurich;  Augst,  Fr.,  662. 

1291.  CERIALI  MA. 

Douay;  Roach  Smith,  R.  L.,  107. 

1292.  CERIALIS 

Kôngen;  Rheinzabern;  Bibl.  de  Stras- 
bourg ;  Mus.  de  Munich  ;  Rottenburg 
{rétr.)  ;  ibid  :  CERiALis  et  CERIALIS.  i, 
Fr.,  658.  'Londres,  Roach  Smith, 
R.  L.,  103;  Rheinzabern,  et  ibid, 
(réfr.), Brongniart  et  Riocreux,  16; 
Public,  de  Luxembourg  X,  212.  (à 
l'extérieur  d'un  vase);  Mayence,  iè/rf: 
X.  217  ;  Mus.  de  Lyon,  (moules,  mais 
suspects),  COMARMOND,  104,  107, 
131.  —  Cfr.   GERIALVS 

1293.  CERIALISF 

Vooriiurg,  Fr.  ,  660. 

1294.  *CERIALS  F 

Luxembourg  (lampe);  Public.deLuxem- 
bourg  ,  X  ,  211. 

1295.  ■off(c)erm 

Tongres ,  Mus.  de  Meester  ,  \\°  64.    , 

1296.  CERfMA) 

Windisch  ;  Riegel  :  GERM.  fe  et  GER  ( . . .? 
Fr.  ,  681 .  —  Cfr.  n"  1216  et  germani. 

1297.  cer(ma)ni 

Augst  ;  Riegel  :  ger(ma)ni  ;  Windisch  : 
er(ma)ii  ;  Paris  :  r(man)i  ;  Xanten  : 
CtRNANI  ,  Fh.,  669. 

1298.  C.  ERMANI 

Zurich  ;  Mus.  de.  Bâle  :  g.  ermani  ; 
Augst:  c.  f(rman)  ;  Bâle:  c.  ani  , 
Fr.,  670. 


—  84  — 


1299.  'cer(ma)nif 
Tongres,  Mus.  de  Liège  (inédit). 

1300.  •(CE)li(M.\)NIl 

Richborough    (vase  à  reliefs)  ;   Roach 
Smith,  RRL.  pi.  m ,  fig.  3. 

1301.  cer(manio) 
Obenvinterthur ,  Fr.  ,  673. 

1 302.  '  cer(ma)nio  (point  dans  o)  ; 
Tongres    (vase    à   reliefs)  ,    Mus.    de 

Meester  ,  n°  65. 

1303.  *  (CE)R(MÂ)NIOr 

Tongres ,  Mus.  de  Meester  ,  n^  227. 

1304.  "CERMNI 

Douay  ,  Roach   Smith,  R.   L.,   107, 
cer(ma)ni  ? 

CERNANi  V.  nM297 

1305.  "CERTI  (e  arch.) 
France  ,  de  Longpérier  ,  81 . 

1306.  ■ CERTI 

Tongres,  terti?  Mus.   de  Meester, 
no  345. 

1307.  'CERTI.  MA (Eflrc/î.) 

Amiens  et  Londres  ,  Dufûur  ,413. 

1308.  "CERTVS.  F 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  103. 

1309.  'C.    CERVIC 

Env.  de  Naples  ,  Mommsen  ,  6307 ,  14°. 

1310.  -L.   CES 

Londres   (  anse   d'amphore  )  ,    Roach 
Smith,  R.  L.,  88. 

1311.  ■  OF  CESE.N 

Amiens,  Dufour,  413. 


1312.  ■  E.\  FIGLIN  MACEDONIANIS  ||  C.CESENIVS 

[CLEMEN  1 1  S  FEC 

Rome  (op.  dol.) ,  Fabretti,  502. 

1313.  'CESIANI  (Ett/'cA.) 

France,  de  Longpérier  ,  41. 

1314.  CESIANIF 

lUeville  :  . .  .)fsi.anie  ,  ou  fsianie  ,  Fr.  , 
694.  'ciisiANiE  (les  deux  l"ii  réunis 
par  en  haut ,  comme  un  p  grec) 
Cochet,  81. 

1315.  CESIANI.  F  (e  arch.) 
Neuville-le-PoUet,  Fr.,  693. 

1316.  CESORIN 

Râle  ;  ibid.  ?  cisorin  (rélr) ,  Fr.  ,  652. 

—  Cfr.   CENSORIN 

1317.  cesorin(... 
Augst,  Fr.,  653. 

1318.  ■cESORiNi  (rétr.) 

Allier,  Tudot  ,  68  ,  71  ;  de  Caumont  , 
399. 

1319.  'cesorini  of  sofforia 
Rome ,  Fabretti,  502. 

1320.  *T.  CEST  II  SEVERI 

Rome  ,  Fabretti  ,  502. 

1321.  CESTIVS 

S.-Amand,  Fk.,  695. 

1322.  "CETi 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.  ,  103. 

1323.  ■  CETTUS  (e  arfiA.  j 
Allier  (moule) ,  Tudot  ,  66. 

1324.  'CEVERIANVS  (ee  arc/i.) 
France  ,  de  Longpérier  ,  81. 


—  85  — 


1 325.  CKVERIA^vs  f  (tE  arcli.) 
Heddernheim  ,  Fr.  ,697. 

1326.  ■  s.  CEVS 
Poitou,  FiLLON,30et  31. 

1327.  -c.  F 
Normandie  (verre),  Cochet  ,215. 

OF.  CFi  V.  n°  1224. 
CFR.MAN  V.  n"  1298. 

CFRONU  V.   FRO?sTl 

1328.  •ciiG||c|jp 

Verre  :  Niniègue  Saietius  ,  25  ;  Env . 
de  Nimôgue,  Daly  ,  VU,  366; 
Nyhoff,  III,  259. 

CHASPICUS  V.   OVIRKI 


1337  .  *  OF  c(hh)  esti 

ToDgres,Mus.  de  Meesteu,  u"  66.  — 

Cfr.   EVH0D1 


1329-1330 


CHAVD.   0 
■ CHAVDOS 
Poitou,  FlLLON  ,  34. —   CLAVD.   OCHERM 

V.  nol624. 

1331.  *GHIA 

Londres,  ArchaeoL,  VIII,  122. 

1332.  CHONi  OF  (sic) 
Picardie,  Fr.,  698. 

1333.  *c(hr)es||pvb 
Arezzo;  Fabroni  ,  pi.  ix  ,  fig.  40. 

1334.  '  CHRESl.  M 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  103. 
—  Cfr.  n°  1337. 

1335.  'L.  CHRESI.  M 
Poitou  ,  FlLLON,  31. 

CHRI.   TITI  V.  TITI 


1338-1339 


I  '  (CH)RYSi|P\C 


'  CI1KVSANT1  (.  .  . 

Arezzo  ,  Fabroni  ,  44,  pi.  ix,  fig.  34. 

CHRYSARO  V.  DOMITl 

CHVS  V.  n»  302. 

1340.  •  ..(ci)... 

Tongres ,   OF  Lien  ?  ?,   Mus.  de  Liège 
(inédit). 

1341 .  '  ci(al)bf 

Moinalle  (anse  d'ampliare),  Mus.  de  Liège 
(inédit).  — Cfr.  n^^  172,  181,etGiAB 

1342.  *c.  I.  A.  c. 

Mus.  de  Lyon,  Comabmond,  116.  — 
Cfr.  Il»  968. 

1343.  OF.    CIAM 

Bàle,  Fr.,  699. 

1344.  '  CIAJIAT.    F 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L  ,  103. 

1345.  ■  CIAMATI 

Bonn  ,  Lersch  ,  63. 

1346.  ■  ci.\Mic.  0 

Tours,  Roach  Smith,  Coll.  a/ji., 1,163. 

1347.  'ciAMiiiv 

Le  Cliâtelet ,  Grignon  ,  ccxxiii. 

1348.  ciAMisvs  fréir.J 
Riegel,  Fr.,  703. 

1349.  ciANico 
Trêves,  Fr.,  705. 


1336.  ■  CHIIESIMI.  L.  M.  c  ;  — 

Rome,  Fabhetti,  511.  —  Cfr.  gre-  j  1350.  C(/mrca 

siMi.  I  Niniègue ,  Fr.,  706. 


1351.  't.    CIA.   SAT 

Wells,  Steiner  ,  IV  ,  517. 

1352.  'ciAT 
Bavay,  de  Bast  ,51. 

1353.  '  ciAïivi 
Rlieinzabem    (suspect) ,     Co.mahmosd  , 

107. 

1354.  *t;mis 

Luxeuil,  Aniiq.  de  /'Va«ce,  XXXVI,  iO. 


86  — 
1364 


1355-1356. 


C1BISV(.  . 


fcjlBlSVlS  FAC 

Riegel,  Fr.,  708,  709. 

1 357  .  CIBISVS  F 

Mus.  de  Wiflisburg;  Rottenburg  : 
iBisvs.  F  (suspect) ,  Fr.  ,  707 . 
■  Autriche  ,  Steiner  ,  IV,  517. 

1358.  CIBISVS  FEC 

Augst;  Studenberg;  Vicques  :  cmisvs. 
i(...  ;  Rottweil  :  ciBis  et  (cî)bisvs  ff 
ou  CIBISVS  FEC  ,  Fr.,  709. 

1359.  'OF.  cic. 

Douay,  Ro\cn  Smith,  R.  L.,  108. 

1360.  *cic.  svB 

Mus.  de  Lyon,  Com.armonD;  116. 

1361  .  CICARV 

Cologne,  Fr.,  711.  — Cfr.  n"  1364. 

1362.  'c.i.clli.o.M.s 

Lampes  ,  de  Montfaucon,  V,  pi.  cxxxv 
cm  V.  oviRi 

1363.  "ciiiiLM 

Mus.  de  Lyon,  Comarmond,  116. 
ciLiNVS.  I  V.  n°  1236 


CIKAKO 

Bavay  ,  de  Bast,  51. 

1365.  ciLLi 

Epfach,  Fr.,  712.  —Cfr.  ciu 

1366.  CILLVTIVS   (// 

Vooi'burg,  Fr  ,  7l3. 

ciLSi.NVs  V.  n"  1236. 

1367 .  'ciLSVRO  (s  couché) 

Mus.  de  Lyon,  Comarmond,  116. 

1368.  *c.  iMiL 

Normandie  (anse  d'amphore),  Cochet, 

491.  —Cfr.   MELISSI. 

1369.  OF.  ci(...)M 
Augst,  Fr,  700. 

CIMA   V.   CVR 

1370.  *CIM10 

Bavay  ,  de  Bast.  —  Cfr.  oiMio? 

1371.  OF   CIN 

Nimègue,  Fr.,  714. 

1372.  *ciNA 

Poitou,  FlLLON,  34. 

CINCOS  V.  vhitves 

1373.  "CINCTVGNATV 

Le  Chàtelet,  Grignon,  ccxxiii.  —  Cfr. 
n°  1397. 

1374.  ■ciN(cv)iNVS 

Tongres ,  Mus  de  Meester,  n°  68. 

1375.  CINGES  F 

Westerndorf,  Fr.,  715.  'Steiner,  IV, 
161  ;  VON  Heffner  ,  44  ,  fig.  6. 

1376.  'ciNiA 

Bavay ,  de  Bast  ,  51  ;  Capoue  ,  Riccio, 
pi.  viH  ,lig.  14. 


—  87   — 


tSTT.  "ciNiv 

Poitou,  FiLLON,  34. 

1378.  cinn(.  . .)  {mreni).) 
Aiigst,  Fb.,  716. 

1379.  ■CINNAM(... 

Normandie  ,  Cochet,  491. 

1380.  'CINNAMI 

Elbeuf,  Cochet,  400,  401;  Allier, 
TuDOT  ,  71  ;  Londres ,  Roach  Smith, 
R.  L.,  103;  Riciiborougli,  id.,  RRL., 
68  et  69. 

1381.  "ciNNAMi  (rétr.) 

France,  de  Caumont  (d'après  Tijdot); 

BONNIN,  pi.   III. 

1382.  "ciNNAMY  {rétr.,  a  arch.) 
Tongres,  Mus.  deMeester,  n°  69. 

1383.  CISNAMVS 

Nimègue,  Fr.,  717. 

1384.  *cinnan(... 
Rouen,  Cochet,  Origines,  56. 

1385.  *ciNNANi  (rétr.) 

Londres;  Amiens  (2  exempl.),  Dufoijr, 
413. 

1386.  *CINNATIM 

Normandie,  Cochet,  491.  — cinnami? 

1387.  *CINTIR10.  M 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  103. 

1388.  'CINTIS.  M 

Douay,  Roach  Smith,  R.  L.,  107. 

1389.  'CINTVAGENI 

Londres ,  Roach  Smith,  R  L.,  103. 


1390.  'CINTVCN 

Voorburg  :  ou  cintvcn.\tvs  ,  Leemans, 
119. 

1391.  cintvcn.\tvs 

Voorburg;    Vecbten  :    cintvcivatijS  , 
Fr.,  721. 

1392.  *ci1ntvcnv( 

Rossum ,  Leemans,  119. 

1393.  CINTVGENI 

Neftenibach;  Augst  :  cint.vceni  ,  Lon- 
dres :  cintvgent;  Fr.,  719. 

1394.  "CINT.VGENT 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  103. 

1395.  CINTVGNA 

Mayence,  Fr.,  721. 

1396.  CINTVGNATI 

Mayenne,  Fr.,  723. 

1397.  CINTVGNATV 

Rlieinzabern  ;  Mayence  :  cintvnatv? 
Fr.,  722.  'Gellep,  Julubiicher , 
XXXVllI,  166. 

1  398 .  CINTVGN.ATVS 

Le  Châtelet,  Fr.,  720 

1399.  CINTVS 

Le  Châtelet;  Pan-Pudding-Rock,  Fr., 
727.  *  Grignon  ,  ccxxiii 

1400.  C1N(1V)S  FECIT 

Rlieinzabern  :  ciNVS ,  Fr.,  730. 

1401 .  OF.  cin(tv)s.  F 

VVichelhof  :  ciNVS  ou  REGINVS?  Fr., 
731. 

1402.  ClNTVS.  s.  M. 
Nimègue,  Fr.,  728. 


—  88 


1403.  *ci(nt)vsm(... 

Tongres ,  Miis.  de  Meesteu,  n"  70. 

/'      *CINTVSMI.    M 

im-mi)  ■c'^TvsMix 

I      'CINTVSMV 

'       'CINTVS.MVS.    F 

Londres,  Ro.^cu  Smith,  R.  L.,  103. 

1  408 .  CINTVSMVS  F  (sic) 

Rottweil,  Fr.,  129.  —  V.  linivsmix 

1409.  "CIN.T.VSSA 

Londres,  Roach   Smith,  R.   L.,  103; 
Doiiay;  c.in.t.vssa,  id., /fcîV/.,  107. 

1410.  *ciPi.  Bi  (.... 
Herculanum  (verre  ou  métal),  Momjisen, 

6305,  7°. 


1418  *C.   IRO.   OFF. 

Doiiay,  Roach  Smith,  R.  L.,  107 

1419.  0.  ciROi  (. . . 

Vechten,  Fr.,  738.   —  V.   n"  1414. 

1420.  'CIRRI.   M 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  103. 

1421.  "CIRRO 

Poitiers,  Fillon,  27. 

1422.  CIRRVS  F 

Nimègue;  Vechten,  Fr.,  739. 

1423.  CIRRVS  FEC 

Voorbnrg,  Fr.,  740. 

1424.  "CIRRVS.  FEC 

Londres,  Ro.\ch  Smith,  R.  L.,  103. 


1411.  CIRA  ! 

Hongrie  (tuiles),  Nvhoff,  N.  séi\,  111,  1  1425. 
174.  , 


cisi(ne)bi 
Mus.  de  Wiesbaden ,  Fr.,  741. 


1412.  CIR.\CIL 

Riegel  :  GRACiL  [is)?  Fr,,  73i. 


1426.  *c.  cispivs 

Arezzo ,  Fabroni,  43. 


1413.  'CIREXORAS 

BiRCH  (anse  d'ampliore) ,  408. 

1414.  A.   CIRGI.  F 

Env.de  Chavannes,FR.,935.— V.n°  1419 

1415.  clR(m)NA  (sic) 
Voorburg,  Fr.,  737. 

ciRisvs.  iV.  n°  1358 

1416.  "ciaivs 

Mus.  de    Lyon,  Comarmond,    110.    — 
Cfr.  n<'1422. 

1417.  ciRMXioi  (sic) 
Augst  :  CIRMA^'IUF'?  Fr.,  678. 


1427.  citisof 
Heddernheim  :  citisok  ,  Fr.,  742. 

ciTSiANi  V.  n°l313. 

1428.  civ  (... 
Voorburg,  Fr.  ,  743. 

1429.  "CIV  (..)  EiT 

France  (ou  Italie)  (lampe),  Coll.  Durand, 
Catal.,  DE  WiTTE,  393. 

1430.  'CIV.  Il 

Tongres  :  Livii  ??,  Mus.  de  Liège  (inédit). 

1431.  civiLis 
Mayence ,  Fr.,  744. 


89  — 


U32.  "CIV^BIT 

Coll.  PoiRTALKs  (2  exerapl.  suspects), 
Cnlal.  151. 

OIVLI  et  C.IVLIVI.    V.    IVLI 

1433.  civoiv 
Nimègue,  Fp..,  74(5.  —  Cfr.  vorv 

1434.  civoivs  (i  1  inclinas) 
Stiidenberg  :  civioivs  ,Fr.,  745. 

'OIVPPI.    M   V.    IVl'Pl.    M 

1435.  'civ.  PR.  svR 

Tiiimil.  de  Séion  (Hadrien)  :  civ(î7is) 
v{rile)A  svr(;'/)?  .4//».  Ncnnur ,  IV, 
18. 

ClV.    ROMANI  V.    C.RF.STl 

1436.  -c.  1.  V.  R. 
BiRCH  (anse  d'aniphorej,  408. 

CI..  D  V.  p.  CI..  D 

1437  .  'CLA.   M 

Huiliers,   Fillox,!27;   Allier,  Tidot, 


1438.  "CLAMISSA 

Tongrcs,  Douglas,   144.  —  r.tV.    n»^ 
1343,  1348  et  giamissa 

1439.  CLAVD:  OF 

Limoges  :  cald:of;  Mus.  deDarmsladt: 


Fr.,  749.  -Stelner,  IV,  161  ;  vox 
Hefnkr  :  cl(em)(en)s  f,  45 ,  fig.  8  ; 
Londres,  Roach  Smith  ,  R.  L.,  103  ; 
Voorburg,  Hermans  ,  127;  Mus.  de 
Bois-le-Duc ,  id.,  î'èirf.,  Nimy-Mai- 
zières.  Coll.  Toilliez  (Rens.  de  M. 
0E  Bove).  —  V.  nuisis. 
CLEMENTis  V.  n"^  223  et  491 . 

1444.  'CLEMESF  (l  arck.) 
Westerndorf,  vonHëffner,  45,  fig.  7. 

1445.  CLEN 

Voorburg,  Fr.,  750. 

1446.  'CLICICL 

Le  Chàtelet ,  Grignon,  ix. 

CLITYS  V.  SEX 

1447.  "CLIVAILA.   0 

Normandie ,  Cochet  ,  491. 

1448.  *CLO 

Coll.  Beugnot  (lampe),  Cfl/«/.DE  Witte, 
99,  n''242. 

1449.  ■  p.  CLO 

Arezzo,    Fabhom,   pi.   ix,  9°.  —  Cfr. 

SAB  et  I1ELI 


c(D)iN\0i,  Fr.,  748.  —  Cfr.  n'*  1329.  ;  1450-1451.        ,_^^^ 


1440-1441 


CLAVDl  HERODOT 
Tl.   CLÂVDI  S.ABIiM 

Rome,  Fabretti,  503.  —  Cfr.HER  svl 


1442.  Tl.   CLAVDI  X  PESIMl 

Mus.    de  Lyon    (sceau ,    de    potier?) 

COMARMOND  ,  378. 

CLAITIALS  V.  LAITIALS 


Arezzo ,  Fabro.ni,pI.  ix,  fig.  10,  12. — 
Cfr.  SAB 

1452.  c.  CLO.  svc 

Italie,  Fr.,  751.  'Italie  (ou  France) 
(lampe)  :  c.  clo.s.  vc,Co11.  Durand, 
Cutal.  deWitte,  391,  n»  1784.  — 
Cfr.  n"  1456. 


1443.  CLEMENS  F 

Ems;  VVcsterndorf;  Nimôgue(2  exempl.), 


1 453 .  ■  <=lo''1'=fl 

Élouges  (Commode) ,  Cercle  Mona,  VI, 


XXiX 


XXIU 


iO 


—  90  — 

Itil.   Vthilir'  :  CLbl''cii   (anse   irani  -  1405.                   'c.  M.  ii 

jihore),  Rens.  de  M.  de  Bove.  Ctiiusi,  Fabiionm,  14. 

U54-.             'CLOD.   FIAC.   VAV.  ICH  J1466.                          'C.MRMQ 

Pompt-ï  (amphore),  d'Aloe,  7.  Mus.    de    Lyon    (sceau,    de    potier?), 

COMAHMOND, 378. 

14n5.                        '(.LOLDIA  

France  (ou Italie)  (lampe),  Coll.  Durand,  j  U67.                     cnad 

Catal     DF,   WiTTE,   353.    —    Cfr.  '           Italie?  Fn,  753. 

ELOI.DIO  

1468.                           'CNAE 

..rn              (    "c.  CLOSio  Poitiers,  Fillon  ,  27.  —  Cfr.  n"  53t). 

I     ■  c .    CLOSVS  — 

France  (ou  Italie)  (lampe).  Coll.  DiRAND,  14.69.                    c"aei 

Catal.  de  WiTTE,  393  et  394.  Mayeme  ,  Fr  ,  754.  —  Cfr.  n"  1472. 

1457.  ci.OMi  1470.                      CNATi 

Paris,  Fr.,  752.  —  Cfr.  n"  1433.  Vecliten  :  cnati ? Fr.,765.— Cfr.  gnati. 

1458.  "c.  L.  V  1471.                    c^(.\T)I 

Mus.  de  Narbonne  (poterie  grossière),  Xanten,  Fr.,  757.  *  FitDLER  ,  45. 

TorHNAL ,  78.  — 

1472.                          OF  CNEl 

1459.  '  c.  cLVENïi.  AMPLiAïi  Ricgel ,  Fr.,  755. 

Eiiv.  de  Naples,  Momiisen,  6307,  15°.  o.  ncel  etCN  geli  V.  n»652. 

1460.  "CLVvi  11  iiASSi(/Tmu's)  1473.                   '  c.maac 

Env.  de  Naples,  Mommsen,  6307,  16".  Ee  Cliàtelet ,  Gri&non,  ccxxiii. 

—  c.  N.  0.  V.  IM.  c.  N.  0 
U61 .                     *c.  M  — 

Tongres,  Douglas,  144.  1474.                '  cnsorinf 

cmarev  V.  MAREVP  Env.    de    Sarrebourg ,   Brongniart  et 

—  Ri0CREiix,p.  120.  —  Cfr.  n°  1257. 
1462.               -cIImIIhIIr  — 

Verre:  tri's.  de Brandenbourg,  Beger,  III,  14-75.  "ex  fig  Qa.mad  cnvn  fortvna  etc. 

464;  MoNTFAUCON  :  c||m||ii||r  et  '          Rome  (op.  (loi.),  Farretti  ,  510. 

c  II  M  II  H  II  R,  V,  pi.  xcviii  et  xcix;  '                        co  V.  n°  752. 

Jahrbucher.  XXXIII-XXXXIV,  227  ;  |                                   '• — 

/Jeî).  arc/(eo/.,  1863,  224  1476.                      "  COB 

G.  MMV.is  et  c.  MMVNis  V.  Il"  1555.  Poitiers  ,  Fii.i.oN  ,  27 

1463-1464    î           ^"    '^"'  '   '^^'^'^-                     COEENERDVS 

(        'cMU  Rlieinzabern  (2   exempl.) ,    Fr  ,    765. 

.Mus.  lie  Lyon  (anses  d'ampliores),CoiiAh-  *  Brongniart  et  RiocREUX  ,    16.  — 

Mo.ND,  Il  5  et  116.  Cfr.  n»  1485 


—  91   — 


H"8.  ■  coci 

Poitiers  ,  Fsllon  ,  27. 


U79-U80 


cOBNEiuvs  R  reni'. 

COBNERIVS. 

Rheinzabern,  Bbongniaut  et  Riocheix, 
119  et  128. —Cfr.  n"  1485. 

1481  .  "COBNEHÏ  (e  arrk.) 

Fiance  ,  de  Longpékieb  ,  81. 

1482.  cobnerti 

Rheinzabern,  Fr.,  760. 

1  483  .  ■  COBNEBÏl  M 

Londres,  Ro.\ch  Smith,  R.  L.  ,  103. 

1481.  COBNERTl 

Rheinzabern  ,  Fit.,  701. 


1490.  "CGC.   M 

Poitiers ,  Fillon  ,  33. 

1 49  1 .  *  COCAM 

Périgneiix  ,  XXV'e  Comjrh,  282. 

1 492 .  ■  cocÂSi 

Poitiers,  Fii.lox  ,  27.  —  Cfr.    coxam 
et  n"  1503. 

1493.  cocc(... 

Ratisbonne  ,  Fk.,  706.  '  Steuneh  ,  IV, 
125. 

1494.  "a.cocc.fel. 
BiRCH  (lampe),  406. 

1495.  coccA  FË 

Voorburg  :  tocca  ou  bocca  ,  Fa.,  767. 


1485. 


COBNERTVS 


1496. 


T.  C0CCE1      FOBTVNATI 


Rheinzabern; /6(d:  COBNERIVS;  France,  Italie  fdolium),  Fabretti  ,  503. 

Fr.,  761.  ■  Public,  etc.  de  Luxem- 


1497.  ■  COCCIL.   M 

LoNGPÉRiER,  81  ;   Londres,  Roach  \  Londres,  Roach  Smith,  R.  L.  103. 

Smith,  R.  L.,  103;  Comarmond  ,  ' 

107  ;  Westheim  (2  exeniijl.),SrEiNER,  '  l-i98-  '  coccillm? 

Flavion  (Commode),  Ann.  Naniur,  Vil, 
31. 


bourg,     IX,     xxxix  ;    France,    de 


IV,  62. 


1486.         'oobnertvs.  f  (rélr.) 

Rheinzabern,  CoMARMO.ND,  157; /'M/^/ic.  i  ''^^^J      .  'coccilu.  m^ 

de  Liixemb.,  X,  209  et  211.  ' 


Londres ,  Roach  Smith ,  R.  L.,  103. 


1487.  COBNERTVS   F 

Windisch  :  {rélr.);  Rheinzai)ern  :  (co)  s 

b.nertvsf;  iliid  :  ((ubn)Eiu\ar;  Fr.,  [  \^{)\ 

758,  759.  ! 


1500.  "OF.  ceci  . 

Périgueux,  XXV-^  Congres,  282. 


C.OCI.   OFIC 

Limoges,  Fr.,  770.  —  Cl'r.  n<'1401. 


1488.  COB.NERIVS.   FEC 

Westheim ,  Fr.  ,  703.  —  Clr.  n"  1617 


1502.  "COCILLIMA 

Allier,  Tudot,  71. 


1 489 .  ■  OF  CGC 

Poiliers,  Fillon,  27 


1 503 .  *  cocisi 

Lézoïix  (sceau),  Tl'DOT  ,  01. 


—  92 


1504.  cocv 

Mie,  Fk.,  168.  —  CtV.  n"  5000. 

1505.  "cocvn 
Poitiers ,  Fillon  ,  31. 

1506.  's.  CEVS.  llcocvH. 
NalUers,    XXXI«   CoïKjrès,    301. 

Deux  sigles  différents. 


1515.  "CN.  COfcLl.  l'HlVATl 

Mus.    de  Narbunne  (poterie  grossière), 
ToURNAL,  78. 


1516-1517 


L.   COKLl 
■  L.   COhU.  F 

BiRCH  (lampe),  407. 


1518.         'COGNATA  TA VI  (giuoé) 
Normandie  ,  Cochet,  73. 


1507.  "COCVRNV.    F 

Londres,  ROACH  Sun  H  ,  H.  L.,  103.       1  1519 


1508.  'COCVRO 

Allier ,  Tudot  ,  71  ;  Bavay,  de  BaSï,  51  ; 
Londres,  Roach  Smith,  R,  L.,  103. 


0.    COGNATl 

Poitiers,  Fillon  ,27. 

1520  "coiAVOi 

Mus.  de  Darmstadt,  Steiner,  IV,  605. 


1509. 


1521. 


COITOS  F  (sic) 


Elouges  (Commode),  Cercle  Mons  ,  VI,  ^igaee,  Fr.,  827.  —  Cfr.  cotto. 


125;  Londres,  Roach  Smith,  R.  L. 
103;  Uouay  :  cocvRO.  F  ,  ID.,  107. 

1510.  "0C0D(.  .)ad\(.)c((') 

Houlhem-S.-Gerlacii,    Bull,    d'aii   et 
(Farchéol. ,  VI 


OF.  co.  lY  V.  COS.   vi 

1522.  -cOLi 
Italie,  Fabhett!  ,  503. 

1523.  ' .  .  .)0F  cOLivs 
Marseille  (op.  dol.),  Liger,  p.  250. 


1511.  ■  COEFIU 

Coll.    Beugnot    (lampe),    Catul.    m  j  .   -,.      „^       i    "collo.  k 

VViTTE,    103,   n"    373.  —  coelio  ,--•'•'    • 

(réir.  ?)         '  ! 


'     ■ COLON 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  103. 


1512.  '  COEFl.O 

BuîCH  (lampe),  406. 


1526.  ' COLLON 

BlHCH  ,411. 


1513.  'COEFIO  (sic) 

France  (ou    Italie)  (lampe) ,  Coll.  Du- 
rand ,  Catal.  UE  WiTTE  ,  394. 
coEi  V  n»^  741  et  752. 

1514.  OFCOELI 

Riegel ,  Fr.,  771.  "Tongres,  Mus.  de 
Meester  ,  n"  73  ;  Mus.-  de  Liège  : 
OFCo(. .  .)  inédit. 


1527.  OF.  COM. 
Bàle,  Fr.,  772. 

1528.  '  p.  coM.p(iii)sc(.  . . 
Velleja,  Annnti ,  Xll  ,  242. 

1529.  'COMB.UU.   F 

Poitou,  FiLi.ON,  32. 
coMBrn  V.  n°  1531.  co.mci.ns  V.  n"  1542. 


—  93  — 


1530.  *  CO.MKC 

Évrcux  (vene),  Bonni.n  ,  pi.  xlix. 

\ho\.  "COMtf/tjTI 

Tuni.  de  Héron  :  ou  combiti  ,  Mus.  de 
Liège  (inédit). 

153?.  coMi  (grave) 

Palatinat,  Fk.  174.  V.  n"  1504. 

1533.  cOMicvs 

Le   CluUelet,    Paris?   Fit.,    "75.    'm 
G.^LUioNT  ,  599  ;  Grignon'  ,  lx  . 

1334-.        'CAU  CO.MIMl  S.\B1N1\N1  elc. 

Rome  [op.  dol  ),  F.\bretti  ,  503. 

1535.  *  CAll   COMINII  SAUl.MA.M 

Algérie,  Revue  archéol.,  1864,  450. — 

Cfr.  COTiNANl 

1536.  coMiNivs 
Tossenberg;  Tiltelberg  ,  Fn. ,  776. 

COMlOIi  V.  FRON 

1537.  COMISLLVSl  [sic) 

Neuwied   :   comisilvs    ou    comisilvsi  ; 
Voorburg  :  (c)ojiis(;)ivi,  Fr.,  777. 

1538.  COMITIA 

Kheinzabern  ;  Augst  ;  Trêves  :  co.Mmv  , 
Fh.,  783. 

1539.  coiiiTiAii  (rélr.) 

Neuwied  :   comcins  ,  cowsixs  ou  co^v- 
civs?  Fu.  ,  778. 

1540-1541.  ,.  ,     ,     ,  ,  , 

(     COMlTIA^LFJt;  (A,  L  Ulch.) 

Westendorf ,  von  Hefner  ,  45 ,  fig.  9 
et  10. 

154"2.  (.oMrriALis 

Rlieinzaberu  ;  Mus.  de  Muiiicb  ;  Bibl.  de 
Strasbourg  :  cowilinvs;    Westem- 


dorf  ;    Neuwied    :    comcins  ,  (rétr.)  ; 

COWSIVS  ,      COWCIVSI     ou     COMll  lAII  ; 

Voorburg,  co(ni//)iAN  ;  Londres,  Fr., 
778.  "Steiner,  IV,  161  ;  Londres, 
HoACii  S.MiTii,  R.  L.,  103. 

1 543 .  COTIITIALISF 

Rheinzabern;  ihid  :  (c)ojiitiaus  f; 
Kemcl  ;  Ratisbonne  :  cow  ( .  . .  et  CO 
(MmAL)is.  F  (rélr.)  ;  Voorburg  ; 
f.OMiTiAN.s  (f),  Fr.,  779.  *Steiner  ; 
cojiiTiALis  F,  IV,  125;  Westerndorf, 
VoN  Heffner,  45,  fig.  11. 

1544.  C0.MIT1AI.ISFE 

Rheinzabern  ;bid  :... )  alis  fe,  Fr., 
782.  "de  C.^UMO.viT  :  cojiiTiAUS  fe 
Cours,  II,  190 

1545.  C0.M1T1.\L1S  FI 

Bonn  :  cojutialis.  f,  Fr.,  781. 

151G.  comi(ti)alis  fi 

Idslein,  Fr.,  780. 

1547.  ■  CO.MlTIA.\S.   F 

BiRCH  (lampe) ,  406. 

1548.  ■  COMITIANVS 
lilRCH  ,  412. 

1549.  co.\i.M 
Friedberg,  Fr.  784. 

COMJIONIANI.  V.   .MONÏAM 

1 550 .  ' COMMIVS 

Tongr<3s,  Mus.  de  Liège  (inédit). 
1551-1552.)      ■^°-^'-^'°^' 

(        'COMMOrU   TERTIA 

BincH  (lampes) ,  406. 

1553.  . . .)  COMMVM 

Bavay,  Fr.,  1780.  'de  Calmont  :  of 
COMMVNl,  399. 


9-fc   - 


1551.  *com(mv)m  ! 

Niiiièguc'?  Hkrmans,  127. 

1555.  COMMVMS 

Oberlaibach  :  c(o).>imv(h,)is  et  commvnis;  ' 
Env.     de    Mayence  ;    Luxembourg  ; 
Xanten,  Fr.,  T85.  '  Fiedler  (lampe), 
38;  Env.  de  Salzbourg,  Steinf.r,  IV,  \ 
244-;  Augsbourg (lampe),  iD,  IV,  57. 

1556  co(mm)vnis 

Rdttweil;  Mayence;    Strasbourg?  Fi\  ,  î 
786.    'OuERLiN,  (lampe),  pi.  x.,  V, 
n»  1546 


1557-1558. 


i         ■  COMPKIN.    F 
(        ■  COMPniNNl.    F 

Londres,  Ro.\CH  Smith,  R.  L.,  IOo. 


1559.  'COMPRINNI 

Douay,  Roach  Smiïh,  R.  L  ,  107. 


1565.  ■ COMVSFEC  (e  arch  ) 
Tongres,  Mus.  de  Meester,  n»  74. 

1 566 .  C0N\  ( .  . . . 
Limoges,  Fr.,  7'.)i. 

1567  .  ■  CO.NAIS.    F 

Autricbe  ,    Steineu  ,     IV  ,     537  ,    Id. 
n°  1553. 

1568.  CONATIVS  F 

lliilingen,  Fr.,  792. 

1569.  CONATIVS  FEcrr 
Hoclimauern,  Fr.,  791 . 

1570.  CONATS.   F 

Ems,  Fr.,  793. 


1560.  co.MV.\i 

Oberlaibacb  ;  Langweid  :  commvni  ; 
Heddernheim  ;  Widielhof  ;  Xanten  ; 
Nimègue,  Fr.,  790.  'Mus.  de  Bois- 
le-Duc  ,  (lampe)  Herm.\ns  ,  127  ; 
Xanten  (lampe) ,  Fiedler.  ,  58  ;  Env. 
de  Salzbourg,  IV,  244.— V.  n''1539.  i   1^73 


1571.  CONDARl.NVS 

Reniagen,  Fr.,  797. 


1572.  C0NESIN1 

Altenstadt,FR.,  798. 


"CONETODY.    F 

Poitou,  FiLLON,  33. 


1561.  COMVNIS  I 

.\ugsbourg;  Nimègue,  Fk.,   787.  'Lon-  :  ^^-'^ 
dres  (lampe),  Roach  Smith,  Coll. mit. 
1,    166;    Mus.    de  Vérone   (lampe) 
Maffei  ,  167,    1 68  ;    Rosenauberg, 
Nyhoff,  lie  s,!rie,  258. 


■  CONGI.  M 

Londres,  Roach  Smith,   R.  L. ,  103: 

CONDI.  M? 


1 562 .  comv(ni)s 
Bonn,  Fr.,  788. 

1563.  '  COMVNIS  01' 
Allier  (tuiles),  ïldot,  70 

1564.  'coMvs 

Poitieis,  Kii.LO.N,  27.  —  V.  n"  1532. 


1575.  coNiv(..)F 

Mus.  de  Wiesbaden,  Fr.,  799. 

1576.  coNOiMvs 

Le    (Mtelel,FR.,    800.    'Grignon, 
ccxxni. 

1577.  'con(s... 

Tongres,  Mus.  de  Meester,  n"  75. 


—  95  — 

'C  VAL  CONS  KAK  1594 

iAL  CONST  KAR 
)■  C.  FL.  CONST.  K..  H 

St-Marx  et  Petronell  (tuiles) ,  Sïkiner  ,     1 595, 
IV,  585  e.t  600. 


^*C  v.; 
1578-1 580. Te  \t 


'cor.  f  {gravé) 
Londres,  Roach  Smith  ,  H.   L.  ,   108. 

'  p.  COR 

Capoue,  Riccio,  pi.  vin,  fig.  l.S. 


/  cONSTAiiNi  [sic] 
1581-!58;j.      j  co.NSTAN 

'    CONSTANS.   F 


1596.  ■ COR.   AV.    PAS 

BiRCH  (lampe),  i06. 


niieinzabern?   Fr.,    801  ,  803  ,    804.  M 59 7.       "ex  f||c.or  mai  sal  pp  u 
'Londres,  co.NSTA.NS. F,  Roach  Smith,  |  Rome  (op.  dol.) ,  Fabretti  ,  50;i. 


R.  L.  103. 


c.   COR.    VRS  \.    VRS 


1584.  CONSTASF 

Ladenburg  ,  Fr.,  p.  xx. 


1585. 


CONSTAS.   F 


1598.  'CORDI 

BiRCH  (lampe),  406. 

1599.  COR] 


Aiigst,   Fr.  ,   80-2.    '  Londres ,  Roach  Londres,  Fr.,  806.  'Roach  Smith  lanse 


Smith,  R.  L.,  103. 

1586.  coNTi  oiff'jic 
Studenberg  :  cox-ati?  Fr.,  795. 

1587.  contionic  (sic) 

Cologne,  Fr.  ,  796.  —  conti  offic? 

1588.  cooviL.  M 
Augst ,  Fr.  805. 

1589.  *f.  co.  par 

Poitou  (2  exempl.)  ,  Fili.on,  31. 

1590.  'copivs  VPA 

Mus.  de  Lyon,  Comarmond  ,  57. 


1592.  'icoppi 

Poitiers  ,  Fii.lon,  27. 

COPPI.    RES  V     OPPl 


d'amphore),  R.  L.,88.  —  V.  hee.n  etn»  1620. 
coRiLSO  V.  n"  1604. 

1600.  'cori(nth)v 

Velleja  :  ou  cori(nthi)v,  Bull,  arckéol. , 

1841,   141.    —  V.   MANEI 


1601-1602. 


)     CORIS.  UFF 


1591.  'l.  TlTlllCOPO 

Arezzo,  Bull,  arckéol.,  1859  ,  220.         ^^q.- 


corisc(  .  .  . 
Nimègue,  Fr.,  807  ,  808. 

1603.  COKISILLVS 

Toiu's ,   Roach  Smith  ,   Coll.   nnl.,\, 
163.  —  Clr.  n"  1537. 

1604.  CURlSsO  F 

Voor])urg;  Vei'iifen:  cORii-SO  ,  Fr.,  809. 


. .  .C)ORM 
Tongres  ,    Mus.  UE  Meestf.r  ,   n"  316. 

MMORM   (lU   MEMORM  ? 

1606.  "corn 

Poitiers,  FiLLOiN  ,  27. 


1593  'COR  

(loll.  BeL'GNOT  (lainpej,^y'o/«/.  de  WlTTE,       ^  (;()■;  -^     ,,QU^,     yj^g 

Bhu'.h  (lampe),  406.  —  Clr.  VRS 


101,  n°  267. 


96  — 


1(308-161  a 


1'.  (.oiin(.  . . 
p.  CORMEL  {en  cercle) 
\>.  co(i\.ne)(li) 
p.  coune(li) 
[   "p.  co(i\n)eli  {rélr.l 

\    '  p.  COKNELIVS 

Arezzo  ,  Fabroni  ,  42  ,  pi.   viii  et  ix  , 
13  à  15  et  127.  -  V.  n"  364. 

1614.  ■  CORNhUVS 

Katishoniu' ,  Steiner  ,  11  ,  350  ;  Hhein- 
zaliern,  td.,  I  ,  370. 

1615.  'l.  cornelii  pr.isr.i 
Home,  F.^BRETTi  ,  51 1. 


1623.  '>i||cos 

Cologne  (lampe),  Coll.  Meulo,  Jahrbii- 
cher,  XXXV,  46. 

1624.  'ces.  CHEHM  etc. 
Rome  (op.  doL),  F.xbrettf,  503 

1625  •  COS.  uv.  F 

Nimègue;  le  Ciiàtelet  ;  Mus.  de  Rouen; 
Épinay,  S'«-Beuvo;  cos(.  . .  —  Fr., 
817;  Cochet,  334;  Grivaud,  pi. 
xiAii.  —  Cfr.  cosRVF  et  n"  1621. 

1626.  "f.  l.  cos.  V. 

Londres,  Ro.xch  Smith,  R.L.,  103.— 
CIV.  le  suiv. 


1616 


1627.  OF  L.  COS.  VI  (sic) 
Rhcinzaheni;  Rottenbiirg?   Fr.,   810.  :          Wiclielliof  :  .socco(fec)  (réir.);  Mus.  de 
Wifisbaden  :  OFCo(..)iv,  Fr.,  813. — 

Cfr.    VIRH.IS 


1017.  CORNERT  (e  rtrcli.) 

Vooi'burg  :  cornekt?  Fi\.,  761.  — 
V.  n»1479. 

1618.  *c.  coRo 

Poitou  ,  Fmj.o.n  ,  31.  —  V.  11"  liï99. 

1619.  'COROBA 

«  Tèles  »  :  Walsbetz  :  et  VVezeren  ou 
COHOB  F,  BuU.  d'art  et  d'archéol., 
V  ,  439  et  464. 


1620.  '  c.  coRV.  .M 

Cologne  (lampe).  Coll.  Merlo,  Jabrhii- 
clier,  XXXV,  46.  —  V.  n"  1618. 

1621.  'coiuFi? 

Tongres,  Mus.  DEMEESTER,n"  78. 


1628.  -cosAXF 
Poitou  ,  FiLLON  ,  27. 

1629.  *  COSAXTIS.  F 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  103. 


1630-1631. 


(      COSERVS  AI 
'    'COSEVSF? 

Allier ,  Tidot  ,71. 


1632.  ■  cosiA 

Roach    Smith  ,    ap.   Dufour  ,    418  ; 
cosiA.  F,  R.  L.,  103. 


1  cosiLi  (l  nrcli.) 
1633-1634.  _,;,  _ 

(         COSILVS 

Mus.  de  Manlieim;  Fr.,  811,  812. 


1622. 


COllVLIA.  NYM 


1635-1636. 


COSIR 
COSl.K 


Env.     de    Naples    (m(''tal    lui    verre),!  Amiens  et  Londres,  Di;foijr,  413,  417. 


MOMMSE.N,  6305,  r. 


Rovch  Smith  -.  cosi(...,  R.  L. ,  103. 


—  97 


1631.  COSl.   RVFIN 

Niniègue  :  cosi  rvpin?  Londres;  Fk., 
815  et  1820.  "RoACEi  Smith  ,  ap. 
Ti'DOT,  71  —  CtV.  n"  IGifi. 

1  638  .  '  COSIRVFIN 

Londres ,  Roach  Smith  ,  op.  Dlfocr  , 
417  etR.  L.,  103. 

1 639 .  •  cosmv(.s) 

Tongres,  Mus.  de  Mkester  ,  n"  67.  — 
Cfr.  Il"  1630. 

1640.  cosivs.(vrt)(AP) 
Windisrl),  Fis.,  814.  —  Cfr.  n"  16r>l. 

1641  .  ■  MANVS  COSIVS 

Allier  (moule),  Tudot  ,  66. 

1642.  "COSMl.   M 

Londres,  Roach  Smith  ,  R.  L.,  103. 

1643.  COSMIANI 

Mus.  de  Bayeux,  Fr.,  818. 

1644.  co.smi(an)i.  f 

Nimègue  :  cosmini  f  ,  Fk.,  819.  '  Rnir.H, 
414. 

1645.  COS.  RV.  F. 

Nimègue;  Le  Cliâtelet;  Mus.  de  Rouen; 
Épinay-S'«.-Beuve  :  cos(...,Fr.,817. 
'Cochet,  334;  Grivaud  ,  pi.  xlvh. 

1646.  cosRVF 

Lunneren;  Nimègue,  Fr.  ,  816.  "  Amiens, 
DuFOLiR  :  cos(t)RVF(i/t),  413;  Ton- 
gres : ...)  COSRVF,  Mus.  DE  Mrester, 
n»  77.  —  Cfr.  n»  1625. 


1648-1649. 


[    '  COSSI 

)    ■  G  COSSl  MA 

Allier  (extér.  de  moules),  Tudot  ,  66. 


1047.  'cosrv.  F 

Douay,  Roach  Smith  ,  R.  L.,  107. 
coss.AMB  V.  n"  265. 

XXIX 


1650.  ■  cossivs 

Allier  (ext(^r.  de  moule),  Tudot,  91  ; 
DE  Payan-du  Moulin  ,  382. 

1651.  '  COSSIVS.  VRA 

Mus.  de  Narbonne ,  Tournai.  ,  77.  — 
Cfr.  n»1640. 

1652.  'C.   CoSSVTlVS||MAlllDlANVS 

Arezzo,  Bull,  ardiéol.,  1859,  220. 

1653.  COSTILIVS  F 

Rheinzabern  ,  Fr.,  820. 

1654.  cosTivs 
Vechten,  Fr.,  821. 

1655.  ■  COSTNIVS  F 

Rheinzabern  ,  Brongniart  et  Riocreux, 
120. 

1656.  COTILLVS 

Le  Châtelet  ,  Fr.  ,  822.  'GrignûN,  l\. 

1657.  coTio 
Bibl.  de  Bàle ,  Fa.  823. 

1658.  "cOTis 
Allier,  Tudot,  71. 

1659.  '  CC0TN.AN1S\R1NIANI 

Tuiles ,  Revue  Archéol.,  X,  305.— Cfr. 
n»  1535. 

1660.  "COTON 

BiRCii  ,414. 


1661.  '(:o(tnM\ 

Tongres ,  Mus.  de  Meester  ,  n"  79. 

XXIII  <  » 


98 


1662.  ■  COTTALVS.  F 

Ennii,  Steiner,  IV,  537. 

1 663 .  COTTALVSFE 

Enns;  Ratisbonne,  Fr.,  824.  *  Steiner, 
IV,  125. 

1664..  OFCOTTO 

Friedberg;  Vecliten,  Fr.,  825.  "Tongres, 
Mus.  de  Liège,  (inédit). 

16C5.  "COTTO  F 

Poitiers ,  FiLLON,  27. 


1666-1667. 


j    ■  COTTO.   F 


OF.  COTTO 

Londres,  Ro,\ch  SwrrH,  R.  L.,  103. 

1 668 .  COTTOS 

Xanten  ,  Fr.,  826.—  Cfr.  n«  1512. 

1669.  'COTVLO 
Allier ,  Tudot  ,71. 

1670.  co VI vieil   (sic) 

Neuwied    :    comitialis?     Fr  ,    828. 

COWCINS  ,       COWCIVS  ,       COWIIXINVS 

V    n"  1542. 


1671-1673.1     * 


c.  P.  P 

C.   p.  p.   E 

c.  p.  p.  0 
Arezzo,  Bull.   archéoL,    1859,    220. 


1674.  'c  ']  P  II  c  ||T 

Rlienen  (verre),  Hermans,  1 35  ;  Janssen, 
Mus.  D.  L.  inscripf.  ,  157;  Nyhoff  , 
111,  259. 

1675.  *CRA 

Capoue  ,  Riccio  ,  pi.  viii,  fig.  15. 

1676.  CRAANI\^f/:) 

Riegel ,  Fr.,  834.  —  Cfr.  n°  1691. 


1677-1678. 


CRACIS.   M 
CRACIS.   S.   M 

Londres,  Roacii  Smith,  R.  L.,  103. 


1679.  *CRACISA 

RoACii  Smith,  ap.  Dufour,  418;  Cim. 
Flavion  (Commode)  (3  exempl),  Ann. 
Na.mur,\ll,  31  et  Rens.  de  M.  Cajot; 
Amiens,  ibid.  —  Cfr.  n°  1692. 

1680.  "CR-ACISA.  F 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  103; 
Normandie  ,  Cochet  ,  Origines,  56. 

1681  .  ■  CR.\CISSA  F 

Litlington,  ArcliaeoL,  XXVI  ,  369. 

1682.  ■  CRACLID    . 

BiRCH  (lampe),  406.—  Cfr.  er.aclid 

1683.  CR.ACVNA 

Montroeul  ;  Mayence  :  cracvnd  ,  Fr.  , 
831. 

1 684 .  CRACVNAF 

Mus.  de  Wiesbaden  :  cracvna(..; 
Dormagen  :  cracvnae  ;  Londres,  Fr.  , 
832. 

1685.  "CRACVNA  F 

Schliigen ,  Steiner  ,  IV,  526. 

1686.  "CRACVNA.  F 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  103. 

1 687  ■  CRACVNA.SF  (s  dans  a) 

Calcar    (lampe),    Jalirbiicker,    XXX  , 

142,  pi.   Il  :   CRACVNAE 

1688.  'cracvnat- 

Douay ,  Ro.ach  Smith  ,  R.  L.,  107. — 

CRACVNAF  ? 


1 689  .  ' CKADOS 

Londres  (anse d'amphore), Ru ach  Smith, 
R.  L.,88. 

1690.  '(.RAS! 

Londres,  Roach Smith,  R.  L.,  103. 

1691.  CRANlANf/; 

Riegel;  Normandie,  Fr.,  833.  —  Cfr. 
n»  1676. 

CRANIO  V.   GRANIO 

1692.  CRASISA 

Maulevrier:  crasisa.  r  ;  Elbeuf:  cracisa; 
Dalheini  :  cracisa  f,  Fh.  ,  836. 
*  Londres  ;  Harflem- ,  Hagemans  ,415; 
Cochet,  301  et  401. —Cfr.  n"  1679. 

1693.  cnASsi(...  (l«s?r/u'.) 
Enns,  CRASISA?  Fr.,  837. 

1694.  CRASSI.    0 

France,  Fr.  ,  838. 

1695.  *CRASSIACVS 

RiRCH,  412.  —  Id?  que  : 

1696.  *  CRASS1.\CVS.   F 

Londres,    Roach  Smith,  R.  L. ,  103. 

1697.  CRASSvs 

Le  Mans,  Fr.,839.  *  de  Caumont,  399. 

1698.  •cRA(sr.//)? 
Lanaeken,  Rens.  de  M.  Habets. 

CHCiRoV.  n°  1743. 

1699.  CF.  CREA(ré//\) 
Bâle ,  Fr.  ,  840. 

1700.  •c(REC).../t 

Londres  (vase  à  reliefs) ,  Arcltaeol. , 
VIU  ,  124. 


—  99  — 

;  1701 


■  CUECIRO.  OFI 

Londres,  Roach  Smith,  R   L.  ,    103. 


1702.  ■  c(rec)o(/()r 
Londres,  Archaeol  ,  VllI ,  122. 

CREI   V.   ANVARI 

1703.  CUEIRO 

Aiigst  :  crestio,  Fr.  ,  841.  —  Cfr. 
n"  1744. 

1704.  ■  CF.  crem 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.  ,    103. 
CREPE  V.  notvs 

1705.  CKES 

Limoges,  Fn.  ,  842.  'Poitiers,  Fillon, 
27;  Heerlen,   Rens.  de  M.  H.abets. 

1706.  M.  CRES 

Londres  ,  Fr.  ,  844. 

1707.  0.  CRES 
Limoges,  Fr.  ,  843. 

1708.  •  =0P  CRES= 

Flavion    (Commode) ,    Ann.    Namur  , 

VII,  31  :  OFCRES? 

1709.  OFCRES 

Riegel  {rétr.);  Friedberg  ;  Nimègue  ; 
Vecliten  ;  Londres  ;  ibid  :  of  cr(  . . .  ; 
Fr.  ,  845.  *  Tongres ,  Mus  de 
Meester  ,  n"  80. 

1710.  ■  OF.   CRES 

Londres ,  Roach  Smith,   R.  L.  ,  103. 

1711.  *CRESCEN  II  C.  CAPETA  ||  LlVIANl 

Pompeï,  MOMMSEN  ,  6307,  17°  —  V. 
n«  1012. 


100 


ni2  ■  CKESCENS  (ee  aivli.) 

Tongres,  Hermans,  127.  Actuullement 
à  Tongres  ou  au  Musée  de  Bruxelles. 

1713.         ■  M    VABENV  II  CRESCENS  FE 

Ponipeï ,  MoMMSEN  ,  6307  ,  60". 

CRESCENTIS  V.   MVNATI 
1 7  U.  CRESCES 

Enns;  Kalisbonne  ;  Augsliourg  ,  Fr.  , 
846.  'Env.  de  Salzbouig,  Steixer, 
IV ,  244  ;  Normandie  ,  Cochet  , 
Origines,  34;  Augsbourg,  (lampes), 
(6  exempl.) ,  Steiner,  IV  ,  57  ;  Ratis- 
bonne  (lampes)  (2  exempl  ) ,  1d  ,  IV  , 
125;  Enns,  1d.  ,  IV,  537;  Mus. 
de  Narbonne  (lampe),  Tournal,  78  ; 
Coll.  PouRTALÈs  (lampe;  ,   152. 

1715.  'cresceIIs 

Hongrie  (lampe),  Nyhoff  ,  li^  Sér.  ,  11)  , 
174. 

1716.  ■  L.  F.  CRESCIV.    FE? 

Londres  (anse  d'amphore),  PxOach  Smith, 
K.  L.  ,  88. 

1717.  '  CRESl  M 

Londres,  Akerman,  90.  —  Cfr.  n"  1727. 

1718.  '  CF.   CKESI 

Londres,    Roach  Smith,  R.  L. ,  103. 

1719.  * CRESH 

Greisch ,  Public,  de  Luxembourg , 
XVIII,  XXXI.  —  Cfr.  n»  1727. 

1  720.  ■  CRESIMl.  L.  M.  C 

Italie  ,  Fabretti,   511. 

1721.  '   CRESIMl.  M 

PuilOU  ,  FlLLON  ,    32. 


1722.  *  CRESIMVS 

.Mus.  de  Bordeaux  :  cuesti  ?  Fr.  ,  856. 
•  lier.  archéol.,\,  278. 

1 723.  CRESINVS 

Limoges  :  CRESTi  ?  Fr.  ,  856. 

1724.  CRESN  (sic) 
Augst  :  CBESTi ,  Fr.  ,   850. 

1725.  OF.   CRESPI 

Windisch:  CRisPi  ?  Fr.  ,  867. 

1726.  *  CKEST  (. .. 

Tongres ,  Mus.  de  Meester  ,  n»  81. 

1727.  CRESTI 

Augst.  ;    Windiscli;   Heddernlieim  ;    Le 
Cliàtelet ,  Fr.  ,  847.  '  Chignon  ,   lx. 

1728.  cres(ti)m 
Londres  ,  cresim  ,  Fr.  ,  849. 


1729-1730. 


V        'M.  CRESTI. 
I       '  M.  CRESTI.   0 

Londres,  Ro\ch  Smith,  R.  L.  ,    103. 


1731.  ■   CRESTI  0 

Tours,  Roach  Smith,  Coll.  ont.,  I, 
163  ;  Bavay  ,  de  Caumont  ,  Cours  , 
11,190.  — Cfr.  n»  1737. 

OF  CREST  (l) 

1732.  CF.  CRESTI 

Nimègue  ;  Vecbten  :  OF  crest(i)  ;  Le 
Châtelet  ;  Londres  ;  Windisch  :  cf. 
cre(...  ,   Fr.  ,  851.    "  Grivaud  , 

pl.   XLVH. 

1733.  "OF   CRESTI 

Le    ChiUelet  :    orcresti  ,   Ghicnox  , 

CCXXIH. 

1734.  ■  CRKSTI  OK. 

Uouay  ,  RoACii  Smith,  R.  L.  ,    107. 


—   101 


1735. 


or.  CREsric 


1747. 


CHICIHONVS 


Londres,  Roacii  Smith  ,    K.  L. ,   103.  |  Env.    d'Amiens,    Dufolk  ,    413. 

CRICIR/MANYS)? 


1 736.  OF  CKES(tic)iv  (r)o>iAN(i) 
Veclilen  ,  restitution  proposée  par  Fu  , 

852. 

1737.  cRESïio 

Scliindellegi  ;  Vecliten  ;  Paris  ;  Bavay  ; 
Limoges  :  crestis  ,  Vw.  ,  848. 
■  DE  CaumOint  ,  399  ;  Allier,  TuDor  , 
71;  Tongres,  Mus.  dk  Meester  , 
n»  82.  —  Cfr.  n"  1731. 

1738.  M.  CUESTIO 

Niniègue;  Lothbury  :  morest(.o,  Fh.  , 
854. 

1739.  OF  CBESTIO 

Hiegel;  Limoges:  OF.  crestis,  Fr.  , 
853.    ■  Vase  et  lampe,  Hev.  urcliéol. , 
Vlll,  433. 

1740.  ■  CKElTl)CVS 

Allier,  Tudot  ,    71. 

1741.  OF.   CHETIO 

Augst,  Fr  ,  857. 

1742.  "C.  CRI.   SEN. 

Riegel ,  Steiner  ,  11 ,  1. 

1743.  ■  CRICIR.  0 
Toiliers,  Fillon,  27. 

1744.  CRICIRO 

Voorburg,    Fr.  ,  860. 

1745.  cRiciuo  (rétr.) 

NeuNNied;  ibid  :  CRCiRO  (ru  ;r/u'.)  ou 
cricir(m.'\nv)  ,  Fr.  ,  859. 

1746.  CRICIRO  FECl  (e  «/■(■/(.) 
Augst ,  Fr.  ,  858. 


f       "CRICVRO. 

1748-1749.  I     .,-^„,„oF. 

Uouay  ,  ROACH  Smith  ,  R.  L. ,  107.  — 
V.  n»  1778. 

l'50.  •  CRll-^lAl 

Le  Gllàtelet,GRlC^ON,  LX.  —  CIIUMAN? 

1751.  ■  CRIINV.  Il 

Le  Cliàtelet,  Grignox  ,  ccwui. 

1752.  ■   CRIMVS.   FE 

Londres,  RoaCH  Smith,  R.  L.,  103. 

1753.  CRIOF 

Neuwied ,  Fr.  ,  862. 

1754.  rcRisp 
Wiflisburg,  Fr.  ,  866.  —  fckisp? 

1755.  CRiSPi 

Windiscli;  Mus.  de  Wiesbadeu,  Fr.  , 
863. 

1756.  CKisi'i.  M 

Niniègue  ,  Fr.  ,  864.  "Amiens;  rispim, 
Dl'fodr  ,  413. 

1757.  ■  ciuspi    MA 

Amiens  :  rispi.  ma,  Dlfour  ,  413. 

1758.  ■crispi(ma) 

Origine  non  indiquée  ,  Mus.  de  Bruxelles 
(inédit),  Catal.  Schaves,  lot  n°  148; 
Juste,  167,  T.  49. 

1759.  CRISPINA 

Bavay  ,    Fk.  ,    808.    '  de    C^L.Mo^T  , 


—  102 


3'J9  ;  Scliacsberg ,    Public,   etc.    de 
Lwi bourg  ,  II  ,  -218.  —  cuispi(ma)? 

1760.  ((ORiSPiNiJ) 

Windisch;  Fk.  ,  869.  *  Allier,  Tudot  , 
71  ;  Poitou,  FiLLON  ,27. 

1761.  'cris  II  PiNi 

Capoue,  Riccio  ,  pi.  viu,  fig.  17. 

176:2.  ciiisPiM  M 

Jort ,  Fk.,  868.    *  de  Calmûnt,  399. 

1763.  CIUSPINI  II  ï  PL  T 

Bonn ,   Fk.  ,871. 

1764.  ■  p.  Lv.  ciuspsi 

Mus.   de  Narbonne  (poterie  grossière) , 
TOUUNAL  ,  78. 

1765.  *  CBisPvs 

Douay ,  Roach  Smith  ,  R.  L. ,  107. 

1766.  cuispvs  F 

Env.    de   Lausanne ,  Fu. ,  865. 

1767.  CRiSTOF  (sic) 
Rheinzabern  :    crestof?    Fr.  ,    855. 

*  DE  CaUMONT  :  ClilSTO  F,   Couis  :  II  , 
190. 

CBlïO  V.   TETI 

1768.  'cRiviii. 
Périgueux,  XX V"  Comjrès,  282. 

1769.  CKIVNAF 

Dormagen;   Vediten  ,    Fn.  ,  872. 

1770.  '  CBixi 
Poitiers,  Fii.lon  ,27. 

1771.  '  (iC{.  .)m{  ..{rétr.i 
Tongres ,   Mus.  de   Meester.u"  317. 

1772.  CROBISC  M 

Augst  ;  CROBISOM,  Fr.,  874. 


1773.  ciiOBiso  (s  rcnv.) 
Paris,  V\\.,  873. 

1774.  'CUOBRO.  F 

Londres,  Roach  Smith,  R.   L.,   103. 

1775.  0  citoci 
France  ,  Fa.,  875. 

1776.  "CROCV 
Poitiers  ,  Fillon  ,  27. 

1777.  'OFFICINA  CROESl 

Poitiers,  Fillon  ,  27.  —  V.  mamil 

1778.  CRVCVRO 

Londres,  Fr.  ,  876.  'Roach  Smith, 
R.  L.,  103. 

1779.  "fc^RvcvKO 

Tongres ,  Mus.  de  Meesteb  ,  n"  83. 

1780.  CRVCVRO  FEC 

Oare,  Fr.,  877.  'Allier,  Tudot,  71. 
—  Cfr.  n»  1743  et  rvcaro 

1781  .  0  CBVl 

Le  Mans;  Lillebonne  :  crv(..)m,  Fh., 
878.  'de  Caumont,  399;  Cochet, 
240. 

c(..)RVSF  V.  n»  930. 

cssia  v.  pii 
cster.  pavllnV.  pavlln 

1782.  'c  s  p. 

Friedberg  (dolium),  Steiner  ,  I,  89. 

1783.  'csp 

Peltau  (tuile) ,  Millheilungeii  Steier- 
mark,  VIII,  76.  —  Cfr.  osp 

1784.  '(.)c-ï 

Rome  (lampe),  Mus.  de  Meesteb. 


1785.  *o.  c(.)tr 

Tongres,  Mus.  de  Meestek,  n°  317. 

1786.  "cv 
Normandie,  Cochet  ,  491. 

1787.  *CVA  FE. 

Voorburg  ,  Steiner  ,  II,  293. 

1788.  CXASVS  F 
Rheinzabern  :  cvxv.s?  Fr.,  879. 

1789.  *  CVBVS  MERVLA 

Poitiers  (brique),  Fillon,  20  et  31. 

1790.  'cvc 

Herculanum  (lampe),  S.  Maréchal,  X, 
pi.  XLI. 

1791 .  'cvc.  M 
Poitiers ,  Fillon  ,27. 

1792.  *CVCAB 

Poitiers:  cvcar?  Fillon  ,  27. 

1793.  CVCALl  M 

Augst  ;  Paris  :  cvcavm  ;  Montroeul ,  Fk.  , 
881. 

1794.  'CVCALI.   M 

Londres,  PiOach  Smith,  R.   L.,  103. 

1795.  '  CVCCILLI.    M 

Londres,  Roach  S>nTH  ,  R.  L.,  103. 


103  - 

1800 


"F.   C.   CVFL\ 

Londres    (anse    d'amphore) ,     Roach 
Smith  ,  R.  L. ,  88 


1796-1797. 


j    ■ CVCESA 


■  CVCESA  (e  arc  II.) 
Poitiers,  Fillon  ,  27. 

1798.  cvc(//)of 
Augst:  CVCALOF?  Ku.,  881. 

1799.  cvDiOF 
Heddernlieim  ,  Fr.,  883. 


1801  .  "c.  V.  H 

Londres,    (anse     d'amphore),     Roach 
Smith,  R    L.,  88. 

1 802 .  CVIAS  F 

Mus.  de  Wiesbaden,  Fr.,  884. 
cvira  v.  vira 

1803.  ■cvillicress(vl) 
Velleja,  Annali,  245. 

1804.  cviNTvs 

Mus.  de  Bàle,  Fr  ,  72G.—  Cfr.  n»  1399 
et  qvintvs 

1805  *ccvldiasv 

Italie,  Fabretti  ,511. 

1806.  *cvm(..).\st(..) 

Tongres    (tuiles; ,     B^^^l.     Lmhounj , 
Vil,  44. 

1807.  ■of(..)cvn(.. 

Tongres:  0F(iv)cvî<((//J?  of(se;cvn (<?/;? 
Mus.  DE  Meester  ,  n"  84. 

1808.  cvNCNAC  {incus) 

Mus.  de  Baie,  cintvcn.xt  ?  Fr.,  724". 

1809.  *cv(.\E)u 

Arezzo,  Fabro.m,  pi.  ix ,  tig.   85   — 
Cfr.  VN. 

1810.  "cvni.ia.f 

Londres,  Ro.\ch  S.miih,  R.   L.,  103. 

1811.  CVNO.V 

Nimègue  ,  Fr  ,  885. 

1812.  "CVC  VT( 

Nimègue  (amphore) ,  Steiner  ,  Il ,  318. 


104 


1813.  cvpiTVS 

Gunzburg  ;  Nimègue  :  cvptivs  ;  Vecliten  ; 
Voorburg,  Fr.,  886.  'Steinkr  ,  IV, 
U  et  8!2. 

1814.  *  CVPITVS.   F 

Mayence,  Steiner,  A',  265. 


1815-1816. 


■  (c)vppivs 
Rossum  et  Voorburg,  Lef.m.xns  ,    119. 


1817.  CVR.CIMA 

Besançon:  cvr.  cm\(7iv)'*  Fr.  887. 

CVHIAFE  V.   SECVRI.\EE 

1818.  "..JcvRicvs  iVLi.  c.  F  (en  cerclej 
Mus.  d'Aosle,  XX1X<^  Coiujrès,  527. 

1819.  CVRNVS 

Veohten,  Fr.,  888. 


D 


1825.  "n 

Rome  (lampe),  Mus.  deMeesteb, 

1826.  'd  (dans  un  losange  et  4  points  aux 

angles) 
Lillebonne  (verre),  Cochet,  Fotice,  12. 

1827 .  '0  (o  barré) 

Flavion  (Commode),  Ann.  Namvr,  Vil, 
33  (gravé). 

1828.  ■dac(... 
Douay,Rn\f,n  Smith,  R.  L.,  107. 

1829.  "D-^ccvs.  F 

Le  Cliàtelet ,  Grignon  ,  ccxxiii. 


1 820 .  CVRTIYS  I 

Rheinzabern  (suspect),  Fr.,  889.  jgoj 


1830.  •d.vccivsf 

Normandie,  Cochet,  81, 


1821.  CVS 

Cologne,  Fr.,  890.  "Taviers,  Berlaco- 
mines  (tuiles),  Aim.  Namiir,  il,  290 
et  419;  111,  205:  cvs  ,  c.  v.  s  et 
sv. .  .,  (cvs  rélr.?) 

1822.  CF.  cvs 

Râle:  OECVS;  Windiscli ,  Fr.,  891. 

1823.  cvsivs 

Env.  de  Heidelberg  ,  Fr.,892. 

1824.  ■  M.  cvsMi 
Italie  ,  Fabretti  ,511. 

cvxvs  V.  n»  1788. 


DAC0(rf;VNVS? 

Rlieinzal)ern ,    Fr.  ,    896.     —    Cfr. 
n»  1839. 


1832.  'dacoimnvs.  f 

Londres,  Roach  Smitu,  R.    L.,  103. 

—  DACODVNVS? 

1833.  DACOMA 

Mayence,  Fr.,  897. 

1834.  *  DACOMA  (points  dans  aa.) 
Tongres,  Mus.  de  Meester,  n»  85;  Coll. 

Driesen. 

1835.  dacomarvs 

Friedberg,  Fr.,  898.  'Allier ,  Tldot , 
71.  —Cfr.  n»  1837. 

1836.  DACOMOT(... 

Nimègue,  Fr.,  900. 


105 


1837.  D\CONARlVS 

Xanten  ,  Fr.,  901.  —  CiV.  n"  1842. 

1838.  'dago 

Londres,  Roach  Smith  ,  R.  L  ,  103. 

1  839 .  DAGODVBNVS 

Londres,  Fk.  ,   902.   "Allier,  Tidot  , 
71.— Cfr.no  145. 

1840.  "DAGODVBNVS  F. 

Londres ,  RoACH  Smith,  R.  L.,103. 

1841.  'dagom 

Douay,  Roach  Smith,  R.  L.,  107.  — 

Cfr.   AGOMAR 

1842.  DAGOMARVS 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  103, 

1843.  DAGOMARVS.   F 

Nimègue,  Fa.,  899.  'Londres,  Roach 
Smith,  R.L.,  103.  —  Cfr.  n"  145. 

1844.  "DAGOMARVS.     FE 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  103. 

1845.  "dam. et.  cos 
Allier ,  Tudot  ,71. 

1846.  "dam.  0 

Allier ,  Tudot  ,  71  ;  de  Caumont  :  damo, 
401. 

1847.  "damas 

BiRCH  (anse  d'amphore)  ,  408. 

1848.  "damin.  0 
Poitiers ,  Fillon  ,  30. 


Roach  Smith,  R.  L.,  103;  Orival, 
Rev.  are/(éo/.,  VI,  449. 

1850.  ■  DAMINVS 

Allier,  Tudot,  71;  Tours,  Roach 
Smith,  Coll.  ant.,l,  163. 

1851 .  "D.  A.  M.  L 

Tournay,  Schayes,  II,  364.  Devise 
peinte  :  da.  mi  ,  mal  lue  ,  V.  Mess, 
srjenc.  hist.,  1824  ,17. 

1852.  "damon 
Allier,  Tudot,  71. 

1853.  " DAMONVS 

Londres  , Roach  Smith,  R.  L.,  103. 

1854.  d(am)onvs 
Augst,  Fr.,  905. 

1855.  ■ DAMONVS.    F 

Poitiers ,  Fillon,  27. 

1856.  "DAMONVS  s.    F 

Allier ,  Tudot  ,71. 

1857.  "dann 

Mus.  de  Bruxelles ,  Schayes  ,  Catal. 
90,  nM46;  Juste,  167,  T.  57. 

1858.  "dano. M 

Poitou  ,  Fillon  ,  34  ;  Tours  ,  Roach 
Smith,  1,163. 

1859.  danvs 
Rottenburg  (suspect),  Fr.,  906. 


1849.  D.AMINI.   M 

Augst;    Bois-des-Loges  ,   Fr.  ,     904.  i 

'Cochet,  206,  401,  525;   Id,  Rev.  j 

ûrc/iéo/.  (II«  série),  VI,  499;  Fécamp;  !  1861 


1860.  "daovd 

Exeter,  Ro.\ch  Smith,  R.  L.,  108. 
daphm  V.  n"  1989. 


Londres,  Hagemans  ,  415;  Londres,  |  Xanten,  Fr.,  907. 

xxj.x  xxin  12 


106  — 


1862.  DARRA.   F 

Le  Cliâtelet ,   Fr.,    909.    '  Grignon  , 

DARRA  F,  CCXXIII..  —  Cff.  TARRA 

1863.  DARSAFI 

Paris,  Fr  ,  9H. 

1864.  DARTOEDfE  fl/T/l.)(Sîc; 

Xanten,  Fr.,  912. 

1865.  D.ATIC(?) 

Windisch,  Fr.,  918. 

1866.  *...)datvs 

Ellezelles  (Marc-Aurèle),  Mess,  srienc. 
hist.  1845,  428. 

1867.  *DAV1CI.  M 

Londres,  Roach  Smith  ,  R.  L.,  103. 

1868.  DAVivs 

Paris?  LeChàtelet,  Fk.,  919. 

1869.  *  DAVIVS.  fe(e  arch.) 

Le  Cliâtelet ,  Grignon  ,  ccxxiii. 

DDIF  V.   MEDDIL 

1870.  'dec.\d 
Bavay,  de  Bast,  51. 

1871  .  ■  DECAMAMVS  (sic) 

Tours,  Ro.\CH  S.mith,  Coll.  ant.,\,  163. 
—  V.  no  1873. 

1872.  ■  DECAXN1  MAN 

Allier,  Tudot  ,71. 

decem  v.  sof 

1873.  (de)c(im)(in)(vs)f 
Mus.  de  Wiesbaden,  Fr.,  924. 

1874.  DECIMVS  FFX 

Alsace  ou  Rheinzabern  :  necimvs  fec  , 
Fr.,926 


/      FLAVIA  D.  E.  D.  N. 
1875-1877.    I   ■  FLAVIA  D.  E.  D.  N. 

(   *  DOMILIA  D.  E.  (ou  ET)  D.  N 

BiRCH  (lampes) ,  406.  Lampes  en 
l'honneur  de  Vespasien  et  de  ses 
fils?  —  Cfr.  n»  1888. 

1878.  DECMI 

Pan-Pudding-Rock;  Mus.  de  Wiflisburg  : 
FicME  (decmi  ,  E  avch.  ?),  Fr.,  928. 

1879.  *  DECMI.  M 

Londres,  Ro.ach  Smith,  R.  L.,  103. 

1880.  DECMI.  MA 

Paris;  Londres,  Fr.,  929. 

1881 .  DECMI  MA  (e  arch.) 

Bavay  :  dicmi  ma  ,  Fr.  ,  930.  *  De 
Caumont  ,  399. 


1882-1883 


*  DECMVS 

*decmvs(e  arch.) 
France,  de  Longpérier  ,81. 


1884.  DECMVSF(Eare/(.) 

Bonn,  Fr.  ,  927.  '  Rome,  Mus.  de 
Meester. 

1885.  decmvs.  fe 

Le  Chàtelet,  Fr.,  925.  "Grignon, 
ccxxviii  ;  Brongni.\rt  et  Riocrelx  : 

DECMVS  FE  ,  121. 

1886.  DECV.MINI  M 

Londres  ,  Fr.  ,  932.  '  Akerman  ,  90  ; 
Ro.ACH  Smith  :  decvmim.  m,  R.  L., 
103. 

1887.  DECVM1M  0 

Wurtemberg,  Fk.,  931. 

DELALV  V.    LALV 
DKLICIN   V.    LICIN 


—  107  — 


S. 


D.   ET.   DEl.   N 


1888-1890.    j    "  FLAVIA  D.  ET  UEI. 

'    '  FLAVIA  D.  ET.  DEl.  N. 

BiRCH  (lampes) ,  406.  —  Cfr.  n«  1875. 

1891  .  ■   Q.  DELLI 

Velleja  (tuiles),  Annali,  Xll,  2i2. 

1892.  *DE5I0.   F 

Le  Châtelet ,  Grignon  ,  ccxxiii. 


1893-1894 


DEMODES. 
*  DEMOI 

Douay,  RoACH  Smith,  R.  L.,  107. 


1895.  DEMf . .  .)r.  m 

Londres,  Fr.,  933. 

1 896  .  ■  DEOMPIS(s/Cj 

France  (ou  Italie),  lampe.  Coll.  Durand 
Calai.  DE  WiTTE,  391,  no  1788. 

1897.  ■  DEC.  N.  PIS 
BiRCii  (lampe),  406. 

1898.  'DEC.  MARTI. 

Voorburg,  Steiner,  II,  293.  —Lampe 
avec  dédicace? 

1899.  DEPPi 
Mont-St.-Bernard ,  Fr.,  934. 

1900.  *M.   DERCINVS  F  (?) 

Allier,  Tudot  ,  71. 

1901.  0DESS 

Augst,  Fr.,  945. 

1902.  •  DESSI 

Mus.   de    Lyon,     Comarmond  ,    125; 
Mus.  de  Vérone  ,  Maffei  ,  167,  168. 

1903.  ■   C.  DESSI 

Mus.    de    Vérone    (lampe) ,    Maffei  , 
167,  168;  Bordeaux  (lampe),  Rev. 


archéol.,  X  ,  278  ;  Coll.  PourtalÉs, 
151.  —  Cfr.  n"  1905. 

1904.  "O  DESSI. 

Env.  de  Salzbourg  (lampe) ,  Steiner  , 
IV,244.— Cfr.  lesuiv. 

1905.  0.   DESSI 

Birgelstein  (4  exerapl.)  :  c  dessi;  Augs- 
bourg  ;  Ratisbonne  ,  Heddernheim  : 
G.  DESSI  ;  Mus.  de  Bordeaux  ,  Fr.  , 
946.  'Augsbourg  :  c.  dessi,  Steiner, 
IV ,  57  ;  Ratisbonne  :  cdessi  (lampe), 
ID.,  IV,  125. 

1906.  'desti 

Élouges  (Commode)  ,  Cercle  Mous ,  VI , 
121  :  (mo)DESTi-? ou  plutôt,  vérifica- 
tion faite,  :  desti(  ...  ? 
DETl  V.  mdeti 

1907.  ■deva(... 

Londres    (  «  tèle   «  ) ,   Roach   Smith 
R.  L.,  89. 

1908.  ■  DEVVi  (e  arch.) 
Allier ,  Tudot  ,  71 .  —  sevvi  ? 

1909.  "diamo 

Bavay  (terre  noire  ,  sigle  en  dessous) , 
Cab.  DE  Fourmestraulx  (inédit). 

1910.  D1A VRO  (sic^ 

Xanten ,  Fr.  ,  955.  *  Mal  lu  pour  primv 
(surmonté  d'un  s) ,  Fiedler  ,  pi.  II , 
fig.  6. 

1911.  'DICAIIVII 

Le  Cliàtelet ,  Grignon  ,  ccxxiii.  — 
Cfr.  n»  798. 

dicetvs  V.  u''1927. 

u(..)ic(.)i.M  V.  nM933. 

DiCMiV.  n°  1881. 


—  108  — 


1912.  ■  DlGNATl 

Poitiers  :  digrati,  FiLLOiN  ,27. 

1913.  DIGMVS 

Mus.  de  Wiesbaden  ;  Heddernheim  ; 
Fr.,957.  'Londres,  Roach  Smith, 
R.  L.,103. 

DlGRATl  V.  U'  1902. 
DUC  PRIMl  V.   FICPHIMI 

191 4.  ■  DIIXLNVl 

Bavay,Cab.  de  Fourmestraijlx  (inédit). 

1915.  DIMIONO 

Limoges,  Fr  ,  962.  —  of  miono? 

1916.  DIMISFE 

Steinsfurl,  Fr.,963. 

1917.  '  DIOGE 

Poitiers,  Fillon,  2". 

1918.  DIOGEN 

Trêves,  Fr.,  966. 

1919.  *  DIOGENES.  F 

France  (ou  Italie)  lampe.  Coll.  Durand, 
Catal.  DE  WiTTE  ,  392. 

1920.  *  DlOC^A^o 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.  ,  103. 
—  Cfr,  n»  1912. 

1921.  DIOM 

Mus.  de  Wiesbaden,  Fr.,  967. 

1922.  DiOMui 
Heddernheim,   Fr.,    968.    —  diomed 

(E  «;•(•/(.)? 

1923.  •  DIOR 
Poitiers,  Fillon  ,27. 

luroAi  V.  n»  157. 


1924.  ■  DiSETO  F  (e  anh.) 

Le  Cliàtelet,  Giugno.n  ,  ccxxiii. 

1925.  ■  DISETO    FE 

Tongres,  Mus.  de  Meester  ,  n^Se. 

1926.  D1SETV(... 

Asberg,  Fr.,  970. 

1927.  DISETVS 

Nimègue;  Vechten;  Katlwyck  :  dicetvs, 
Fr.,  971. 

1928.  disetvsf 
.Mayence  ;  Friedberg  ,  Vn.,  972. 

1929.  ■   OFF.    DIV 

Bavay,  Coll.  de  Fourmestralilx  (inédit). 

1930.  Divi 

LeChâtelst,  Fr.,  Tn.'Ibid:  oivi , 
Grignon,  lx;  Flobecq ,  Mess,  scieiic. 
/«is<.,  1848,  220.   —   Cfr.  n»  1950. 

1931.  *Dm.  I 

Le  Clicàtelet, Grignon,  ccxxiii. —  divi.  f? 

1932.  DIVIO.  M 

Nimègue;  Fr.,  978.  "Londres,    Aker- 

MAN,  90. 

1933.  Divici   M 

Londres;  Vieil-Évreux  :  d(.  .)ic(.)c.  m, 
Fr.,979. 

1934.  "divicatim 
Allier, TuDOï,  71. 

1935.  *  DIVICATL    M 

Londres,  Roach  Smith  ,  R.L.,  103. 

1936.  DIVICATVS 

Londres,  Fr.,  980.  *  Amiens  (3exempl.); 
Litliiigton,  Airlmevl.,  XXVI,  369; 
.\Hier  ,  TuDOT  ,  71  ;  Poitou  ,  FiLLON  , 


—  109  — 


30,   et    Rev.   aichéol.,  XV,    536; 
Londres,  Hoach  Smitu  ,  R.  L.,  103. 

1937.  'Divici.  M 

Londres,  Hoach  Smith,  K.  L.,  103. 


1938-1939. 


■  (d)iM{ir 


1949.  'divvhc 

Xaulen ,  KitOLtR,  pi.  IV,  iig.  i. 

1950.  "divvs 

Env.    de  Kenaix ,    Joly  ,   5.    —   Cfr 
n»  1929 


Terre   noirâtre  :    Tongres  (2  exeinpl.),  |  1951-1952.^      .  ^^^   ^^ 
Mus.  Dt  Meester  ,  n»  322  et  Mus.  de 
Liège  (inédit).  —  Cfr.  n"  1949. 


1940.  DIVIN 

Le  Châleiel,  Fii.,  981. 

1941.  Divix 
Le  Gliàlelel,Fu,,982. 

1942.  "DivixcH 

Le  Gliàtelel ,  Gkig.\on,  ccxxiii. 

1943.  •  "duixi 

Londres,  Koach  Smiih,  H.  L.,  103. 

1944.  ■divixii 

Le  Châtelet ,  Brongniakt  et  Hiocheux  : 
Divixiii,  121.  —  Cfr.  n«1946. 

1945.  ■divix(s)ino 
France ,  GRiVAiJD ,  pi.  XLvii. 

1946.  'DivixTi 

Richborougti  ,  Roach  Smith,  R.  L.,  68 
et  69. 

1947.  "DIVIXTI.  M 

Tours,  RoACH  Smith,  Coll.  uni  ,   1, 
163. 

1948.  uivixTVL 

Londres,   Fr.,   983.  *  Roach  Smith, 
R.  L.,  103. 


Le  Châtelet,  Grignon,  lx  et  ccxxiii.  — 
Cfr.  n"  1930. 

1953.  -DOl.  .. 

Londres  («  tèle  «),  Roach  S.Mn'H,  R.  L., 
89. 

1954.  'DOCALI.   M 

Londres,  Roach  Smith,   R.  L.,  103. 

1955.  DOCCA 
Baie,  Fr.,  984. 

1956.  DOCCAU 

Friedberg,  Fr.,985.  —  Cfr.  n»  1958. 

1957.  DOCCAL 

Nimègue,  Fr.,  992. 

1958.  DOCCALl 

Paris ,    Fr.  ,    993.    '  Russuni  ,    Lee- 
maNS,  119. 


1959-1960 


Doc{calv  . 


'  DOCCAL(y  .  .  . 

Tongres,   Mus.  de  Meester,  n»^  87 
et  88. 

1961  .  DOCCALVS.   F 

Augst  :  .)uccALVS.  F,  Fr.,  994. 

1962.  '  Doccivs 

Normandie,  Cochet,  401. 


110 


1963  'doccivs  F 
Allier,  TuuoT  ,  71. 

1964  ■  DOCCIVS.  F 
Londres,  Roach  Smith,  K.L.,  103. 

1965.  Doccivsi 

Paris,    Fu.  ,    995.    'Eure,     Bonnin, 
pi.  m  (Caudebecj.  —  duccivsf? 

1966.  DOCCVSK 

Riegel  ,  Fit.,  9G6.  —  doccivs r? 

1967.  ■  DOCiLis 

Tongres  :   dochis  ,    Bull.    Limbotirg , 
VI,  13. 

1968.  uociLis  F 

Bavay ,  Fn.,  998.  '  de  Caumont  ,  399  ; 
DE  Bast  ,  51. 

1969.  uocio.  F 
Augst:  uociOFF,  Fk.,  999. 

1970.  ■  DOCHISI 

Douay  ,  Roach  Smith,  R.  L.,  107. 

1971.  "doecci  (Earcli.) 

Londres ,  Roach  Smith  ,  R.  L.  ,  103; 
Allier ,  TuuOT  ,  71.  —  Cfr.n°20U. 

DOFFVSCI  V.  FVSCl 

1972.  *  DOiNV 

Londres  («  ièle  »),  Roach  Smith  ,  R.  L., 


1873.  'DOLicC.') 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L. ,  103. 

1974.  ■  DOLlis  (gravé) 

Meerssen  ,    Bull,  d'art  et  d'urchéol., 
VI ,  Janssen  :  ADALIS,  Oudheidk. ,  5. 


1975.  *EX|1  FIGL  DOM  DOMIT 

Rome  (o/).f/o/.),FABRETTi,  506,  et  510: 

EXPR.    DOM  ,     SOF     et     TEKTVIS.     — 

Cfr.  n"  1982. 

1976.  ■  K.  s.  P  II  OF.   DOM  II  s.  IIll 

Rome  (op.  do/.) ,  Fabretti  ,  519.   — 
Cfr.  n»  1982. 

1977.  ■   DOMETOS.  F 

Londres,  Roach  Smith,    R.  L  ,  103. 

1978.  ■  DOMINAC 

Londres  ,  Roach  Smith  ,    Coll.    uni. , 
l,  166. 


1979-1980. 


DOMINCI 
DOMINICI 

Londres ,  Roach  Smith ,  R.  L.,  103. 


1981.  DOM(lT)(... 

Augst ,  Fr.  ,  1 000.—  Cfr.  faustvs,  for- 
tvnati  et  nicomachi 


1982-1983 


EX  FIGLIH  DOMlT  VETERI  1 1  DP 

[dOL  ÂVXIMI 

EX   FIG   DOMITl    VETERI  ||  OP 

[DOL  AVXIMI 

Italie  ,  Fabretti  ,  501 . 

*  CN.   DOMITl    AMANDl  ||  CN   DA 
■  CN   DOMITl   AMANDl  ||  VALEAT 

[qVI  FECIT 
'  CN   DOMITl   AMOENI  II  VALEAT 

[QVI  FECIT 
'  CN  DOMITl  ARIGNOT  1 1  FEC 

*  CN  DOMITl  CHKYSARO 
'on  DOMITl  DAPHNI 

*  CN  DOMITl  II  EVARISTI 

Rome,  Fabuetti  ,  513  et  515.  —  Cfr. 
n«=  404,  1975,  1998. 

1991.  *   DOMITl  (.  .  . 

Arezzo  ,  Fabroni  .  42. 


1984-1990 


—  111  — 


1992.  ■  L.  DOMITl 

Rome ,  Fabketti,  5U. 

1993.  L  DOMlTI  F 

Mus.    de   Leyde,  l    domiti  p,    Fh.  , 
1005. 

DOMITIA     V.  n°s  40,   1877,  PRIMITIVI 

et  fortvnati 

1994-.  "...  DOMniANARVM.  Fie 

Rome,  (op.  dol  ) ,  Ligeh  ,  fig.  160.— 
Cfr.  n"  1003. 

1995.  D0J11TIANVS 

Mïilhausen ,  Fr.,  1001. 

1996.  DOMITIANVS  F 

Rheinzabern,  Fr.  ,    100'2.    '  Londres 

DOMITI.\NCS.   F  ROACH  SmITH  ,  R.    L.  , 

103. 

1997.  DOMITIANVS.  FE 

Staffort,  Fr.,  1003. 

1998.  ■  CN.   DOMITII  EVARISTI  II  V.  Q.  F 

Italie,  Fabketti,  515.  —  Cfr.  nM990. 

1999.  DO.MITIVS 

Friedberg  ;    Rheinzabern  :  ((/o)mitivs  , 
Fr.,  1004. 

2000.  ■  DOMITVS 

Allier ,  Tudot  ,71;    Londres ,    Roach 
Smith,  R.  L.,  103. 

2001.  DOMITVS.  F 

Paris  :  domitvs.  t,(domi(ti)vs.  f?),  Fr., 
lOOG. 

DONA    V  VIBI 

2002.  DONATI 

Birgelstein  ,   Fr.  ,    1007.    "  Steiner  , 
IV,  244. 


2003.  DONATI.   M 

Nimègue  ;  Paris?  Le  Châtelet,  Fr  , 
1008.  ■Champion  (ii«  siècle)',  Am. 
Namur,  11,  70;  Allier,  Tudot,  71  ; 
Meersen  (Antonin-PJe),  Bull,  d'art 
et  d'archéoL,  VI  ;  de  Caumont,  399, 
mais:  donati  m,  Cours,    II  ,    191  ; 

GrIVAL'D  ,    pi.    XLVII. 

2004.  ■  DONATVS 

Londres,  Roach  Smith  ,  R.  L.,    103. 

DONAVS  V.  LICIN 

2005.  -Dom 
Poitiers,  Fii.lon,  27. 

2006 .  •  DONITIONICI 

Soleure ,  Fr.,  1010.  —  donati  offici 
ou  DOMTio  Fiici?  Cfr.  n"  2011. 


2007-2008 


j  DOMNA.   M 

(      'donnavc 
Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  lOï 


2009.  DONN.WC  F 

Friedberg,  Fr.,  1011. 

2010.  DONTl(...)lIC 

Mus.  de  Bonn  :  donitionici?  Fr.,  1009. 

2011.  'DONTIOIIIC 

Cologne  ,  Coll.  Merlo  ,  Jahrhiic  lier, 
XXXV  ,  43 

2012.  "DONTIONl 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.  103.  — 

DONTI   OFFl? 

2013.  ■  DORl  SF,RVl(/)SECVN 

Italie,  Fabretti  ,  515. 

2014.  ■  doveccvs(k  «/T//.J 

Allier,  Tudot,  7l  ;  France,  de  Long- 
l'ÉRiER,  81  :  Londres ,  Roach  Smith  , 
Coll.  fini  ,  I,  160,  et  R.    L.,  103. 


—  112 


2015.  'doviiiccvs 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.  ,  103. 

2016.  'dovivico  (2e  V  couché) 
Tongres  ,  Mus.  w.  Meéster  ,  n°  89. 

20n,  *  DOVftCVS  (?) 

Poitiers,  Fillon  ,  27.  —  dovf.cvs  ? 

2018.  "c.s.c.DOvs 

Mus.  de  Lyon,  Cgm.xbmond  ,  116. 

2019.  "DKAC 

France  (ou  Italie) ,  (lampe) ,  Coll.  Dub and , 
Cotai.  DE  WiTTE,  353,  n"  1468. 


2029.  *  DRLVS  (sic) 
Bavay  ,  de  Bast  ,51. 

2030.  •  D.  T    A 
Poitou  ,  Fii.uoN  ,  32. 

2031.  •U(VA)IN? 

Bavay  (terre  noire),  Cal),  de  Foiiumes- 
THAULX  (inédit). 

2032.  'dvbitatvs 

Londres    («  tèle  ») ,    Roach    Smith  , 
R.  L.,  89. 

2033.  dvb(it)atvs  f 
Erhzell,  Fu.,  1021. 


2020.  drapon  '• 

Le  Châtelet,    Fn.,   1013.    -Gkignon,  !  203i.  dvbita(tv)s  F 

CCXXIII.  I 


2021  .  DRAPPV.S 

Voorburg  ,  Fu.,  lOU. 

2022.  DRAPPVS  FE 

Rottenburg  :  drappvsf  ,  Fr.,  1015. 

2023.  ■ DRAVCI 

Londres;  Amiens,  Dijfoi!r  ,  413. 

2024.  '  ORAUCI.   M 

Ricliborongli ,  Roach  Smith,  R.  L.,  68. 

2025.  "dravcvs.  f 

Londres,  Roach  Smith,  R.   L  ,  103. 

2026.  'dreo.  fi  (e  arch.) 

Flavion    (Commode),    Aiinl  Namnr , 
VII,  31. 

2027.  DRIEDOCIVS.    F 

Nimègue  ,  Fr.,  1016. 

2028.  DRix'Vs 

Di'p.  de  l'Oise,  Fr.,  1018.  —  CtV.  ORINI 


Rheinzabern  :  dvbiiavsf,  Fr.  ,   1022. 
2035-2036. 


DVC 
DVCRl 

Limoges,  Fr,,  1023,  1024. 


2037.  'dvdenis 

Tours,  Roach  Smith,  Coll.  uni.  ,  1  , 
163. 

2038.  DVDWiN  (sic) 

Virliy,  Fr.,  1025.  —  Cfr.  n"  2031. 

DVIAV  V.    VITAL 

2039.  DVPPIVS.    F 

Nimègue,  Fr.,  1027. 

2040.  dvpv(  . . . 

Mus.  de  Darmstadt,  Fu.,  1028.  "Stri- 
neu  :  dvpv ,  iv,  695. 

2041.  'dvrinx 

Londres,  Roach  Smith  ,  R.  L. ,  103. 

2042.  C.    DVRONCTET 

S  -Remy,    pot  à  onguent  avec    l'em- 
preinte d'une  pierre  sigillaire  d'oculiste 


—  113  — 


C(HE)LIDO('rtH)m)   AD  CAL()|7/rte.9)  Fr., 

1030.  "La  iiierre  même  a  ('té  trouvée 
à  Avignon ,  TùcHON  d'Annfxi  ,  66 , 
no  16. 

2043.  DVUOTix 

Mayence;  Xanten  ,  Fr  ,1031    '  Amiens, 
Dij'foi.'r  ,  413. 


2044 .  '  DVRViv 

Le  Chàtelet,    Grignon,    lx. 

DVDWIM 


Cfr. 


2045.  *...((/)  vs 

Tongres  :   (vin)Dvs?   (anian)DVs'?  etc. 
Mus.  DE  Meester  ,  n»  90. 


2046.  "ebredvs  (e  arch.) 
Poitou  (2  exempt.) ,  Fillon  ,  32. 

2047.  'ebrim 

Luxembourg  :  errim  ou  egrim?  Publ. 
de  Luxembourg,  XIII,  100,  pi,  ii, 
fig.  9.  —  (per)EGRiNi? 

2048 .  *EBVRV 

Douay,  Roach  Smith  ,  R.  L.,  107. 

2049.  EBVRVS.  FEC 

Leibnitzerfeld  ,  Fr.,  1032 

2050.  'EC.A 

Rosenauberg ,  Nyhoff,  ii»  sér.,  III,  258. 

FXIT   V.   L.  E.    ECIT 


2051.  ..)ecvdi 

Windiscli,  Fr,  1911. 

ECVNDVS  V.  VERECVNDVS 
ED  V.  SKR 

XXIX 


2052.  EDATI.  M 

Augst. —  Cfr.  SEDATvs,  Fr.,  1033. 

2053.  EDivvs(?) 

Mayence, Fr.,  1034.  ' Bullet.momim., 
VIII,  255. 

EFRON  V.   EPRON 

2054.  'E  II  G  II  H  II  I 

Pompéï  (verre) ,  Panofka  ,  158;  Uev. 
archéoL,  1863,  223.  —  Cfr. 
g||f|1h||i 

egn  v.  ivl.  egn 

EGNVSF  V.  REGNVS 

egrim  v.  ebrim 

2055.  "ehe 

Mus.  de  Lyon  ,  Comarmond,  116. 

EILVS  V.   VËRNAC 

2056.  "EIMIA 

Limoges,  Revue  archéol. ,  VIII,  433. 

2057 .  ■  Eipc 

Londres  (anse  d'amphore),  Roach  Smith, 
R.  L,  88;  BiRCH,  408. 

2058.  't.  elasi  titiani 
Eiicycl.  met  h.,  pi.  357,  fig.  9. 

ELCIO  V.   FELICIO 


'      *  ELENIVS  FE 

2059-2061 . ]     ' ELENIVS  fec 

'      '  CSSELENIVS  F 

Westerndorf,  Fr.,  1037-1039.  "  Stei- 
NER,  IV,  161;  Von  Hefneb  :  elen- 
ivsF  (s  renv.)  ;  elenivs  fec  ,  et 
cssELENivsF,  45,lig.  13,20  et  21. 
—  Cfr.  n»  2065. 


S)EC(VN)D1?      2002.  'ELI.   M 

Allier,    Tudot,    71;    de    Caumont 
I  ELiM  (rétrJ,  399. 

XXIII  15 


—  114  — 


2063  'ELicvs  (gravé) 

Cim.    de    Sanson  (Justinien),  (cuivre), 
Aiin.    Namur.  ,  VI ,  354-. 

2064 .  *  ^^^"^^ 
Allier,  Tudot  ,  11. 

2065 .  ELLENIVS 

Vechten;  Voorburg,  Fr.,  1036. 

2066.  ELLENIVS  (l  arch.) 

Trêves  :  fllenivs,  Fr.  1035.  —  Cfr. 
HELEmvsetno2059. 

2067.  'eloldio 

Lampes  :  Trésor  de  Brandebourg,  Beger, 
111,  44.2;  de  Montf.MjCON  :  eloldlx, 
V.  pi.  CLXiu.—  Cfr.  n»U55. 
ELSvs  F  V.  no  1238. 

2068.  ■  ELVILLI 

Litlington,  ArchaeoL,  XXVI,  369; 
Londres  ,  Roach  Smith,  R.  L.,  104; 
Richborough  :  elvilli.,  id.,  RRL., 
69;  BiRCH,  414. 

2069 .  *OEM 

Meerssen ,  2«  vente  de  Renesse,  n"  267  ; 
Public,    de    Limhourg ,    1 ,   108  : 

OFM(...'? 

2070.  "KMi.^  (Earc/i.) 
Amiens,  Dufour  ,  413. 

2071 .  E»"CF 

Vecbten,  Fr.,  1040.  —  Cfr.  RF.mic   f 
EMM.IANV  V.  n"  94. 

2072.  *EMi^- 

Douay,  Roach  Smith,  R.  L,  107. 

EMON  et  EMOISTO  V.  MON  et  S. 

2073.  EMTi  (k  orc.h.) 

Vecbten,  Voorburg  :  emtu',  Fr.,1041 
ENCARPlV.  n"  2119. 


2074.  *EN0DVS  fe 

France    (ou  Italie),     Coll.    Durand 
Catal.  DE  WiTTE,  352,  no   1462. 

ENTILietENTViV.   LENTVLI 

eorvmV.  n«2i21. 
epicardv  V.  n»231. 

EPIMETHEVS  V.  FRONTIN  et  FUOTI 
EPO  V.   VTILIS 


2075-2076 


i   *L.  EPP.  n 


(     *L.  EPPI.   F 

Poitou,  FiLLON,  31. 

2077 .  epo(nf)ei  {sic) 
Aix-la-Cbapelle ,  Cfr.  ponti    et  aiepo 

MA  ,  Fr.,  425. 

EPONTI  V.   PONTl 

2078.  "EPPA 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  104, 

2079.  '  EPRON  (Earc/i.) 
Poitiers,  Fillon,  27. 

2080 .  ' OEPSAR 

Tongres,   Bull.    Limb.  ,  VI,    13.   — 
OFFS.'VR  ? 

2081 .  ' EQFA 

Mus.  de  Lyon,  Com.^RMOND,  116. 

2082 .  cssER 

Westerndorf  ;  Enns  ,  Fr.  ,1047.   *  VoN 
Hefner,  45,fig.  14. -V.no2101. 

2083.  ERACLIO  {incus.) 

Mus.  de  Zurich,  Fr.  ,  1042.  'Ârezzo, 
iNGHiRAMi,  V,  11. -Cfr.  nM682. 


l  ■  era(st)ica 
2084-2085.      ^c.  era(st) 


CANI 

\(st)icani 
Arezzo ,  Fabroni  ,  pi.  ix,(ig.  5  et  118; 
Velleja,««//"a/T/(éo/\  1841,  141 

(jui  l'explique:  rrast(vs).c.a(/Oni 


—  115  — 


2086.  ERCLVS 

Voorburg,  Fr.,  1043. 

2087.  *..)erdo 

Coll.  Beijgnot,  Calai,  de  Witte,  79, 
n»  31. 

2088.  •  ..)    ERENN 

Modène,  Fabroni  ,  43.  —  Clr.  perennis 

2089.  'ERICCOF 

Bavay  (terre  blanclie),  Cab.   de  Four- 
mestraulx,  n°  180  :  friccof  (inédit). 

2090.  •erici.  m 

Londres,  Roach  Smith  ,  H.  L. ,  104. 

2091 .  ERICIJI 

Voorburg;  Vechlen  :  fricim?  Fr.,  1045. 

2092 .  EKICVS 

Bavay,  Fr.    1044.    *de    Dast  ,    51; 

de  CaUMONT  ,  399.  —  V.   FRITVS. 

2093.  *ERM 

France,  DE  LoNGPÉRiER,  81. — V.no2095. 

2094.  'cf.  erm 

Mus.  de  Narbonne  ,  Tournal  ,77. 
ERMA1I  et  ERMANI  V.  n°  1298. 

2095.  *ERMVS  (e  arch.) 

France,  de  Longpérier,  81.  — firjivs? 

2096.  ERO...  m  (rélr.)  (?) 
Mus.  de  Zurich,  Fr.,  1048. 

ERON  V.  FRON 
ERONIS  V.    n»  158. 

2097.  'EROR 

Londres,  Roach  Smiih,  R.  L.,  104. 
n°  1004. 


2098-2099 . 


EROS 

EROS  11  CADIA 

Arezzo ,  Fabro.m,  44,  pi.  ix,  lOt. 
V.  no  1004. 


2100.  ■eros||s.(val)j 

Env.  de  Naples,  Mojimsen,  G307, 19». 

2101.  CSSEROT 

Westerndorf;  Enns ,  Fr.,  1048.  *Von- 
Hefner,  45  ,  fig.  15  ;  Steiner  ,  IV  , 
161;  537.  —  Cfr.  n°  2082. 

2102.  erotis 

Strasbourg;  Mus.  de  Leyde,  Fr.,  1046. 
■  Env.  de  Naples  (lampe),  Mo.m.m- 
SEN,  6308,  14°;  Capoue,  Riccio , 
pl.vni,  lig.  20;  Birch  (lampe),  406. 

2103.  "erov.  if 

Londres  (anse  d'anipbore)  Roach  Smith, 
R.  L.  ,   88. 

ERPEIVS  F  et  ERPETVSF  V.    PERPETVS  F 

2104.  'errimi 

Londres ,  Roach  Smith  ,  R.  L.  ,  104  ; 
Birch  ,  414. 

er.  secv  v.  secv 
ertecissa  v.  vertecissa 

2105.  ERTIXI 

Amiens,  Fr.,  1050. 

EHV  V.  n"  527. 

2106.  ERVMNVl  F  (sic) 
Voorburg,  Fr.,  1051. 

ES  V.  VIKTHVS 

2107.  ESSIDI 

Augsbourg,  Fr.,  1052. 

2108.  '  ESTRVS  FIG  {(jravé) 
Allier,  Tu  dot,  64. 


-   116  — 


2100.  'ESVNEllT  liQ    VALERI 

Londres  («  tèle  »),  Roach  Smith,  R.  L. 
89. 

ETl  V.   TETl 

2110.  'etvs.  F 

Londres.,  Roâch   Smith,  R.    L.,  104. 
ETVsso  MVR  V.  n«  1283. 

ETYLAE  V.  FlRMl 
EV  V.    MAR 

EVARiSTi  V.  n-'S  1990  et  1998. 

2111 .  'evas  fpoiut  sur  a) 

France  mérid.  (brique),  Institut,  Méni. 
présentés,  1854,  III,  35. 

2112.  *EVBVL1 

Env.  de  Naples,  Mommsen,  6301,  20". 

2H3.  "tvcA. 

Londres,  (lampe),  Roach  Smith,  R.  L., 
112. 

2114.  EVCABI 

Ronn  :  evca  ( . .  ?  Cologne  ;  Niniègue, 
Fr.  ,  1043.  *  Cologne  (laiïipe),  Leksch, 
Coin,  63. 

2115.  EVCARI  !<■ 

Nimègue,  Fr.,  1054. 

2116.  'evcaius 

Londres,  (lampe),  Roach  Smith,  R.  L., 
112. 

21  n.  EVCAHl- 

Wiesbaden;  Rierstadt ,  Fu.,  1055. 

2118.  EVCARPK 

Env.  de  Xanten  ,  Fr.  ,  1056.  *  Gellep, 
Jahrbucher,W\\m,  16". 


2119.  EVCÀRPI 

Iviisfel  ;  Râle  ;  Diillikon  ;  Friedherg  ; 
Wiesbaden  ;  Mayence  ;  Trêves  ;  Ni- 
mègue :  EVCARPI,  Fr.,  1857.  *Ronn 
(lampe),  JaUrbucher  ,  XXVI  ,  194  ; 
Neuss,  ibki.,  XXXVlll,  167;  origine 
non  indiquée  (lampe)  ,  Hacemans  , 
463.  —V.  nMIOl. 

2120.  EVCARPI  OF 

Xanten,  Fr.,  1058. 

2121.  EVCARPVS 

Trêves,  Fr.,  1059. 

2122  .  LVCILIVS  11  EVCARPVS 

Nimègue  :  spicradvs  ou  epicardv  ,  Fr.  , 
1060. 

2123.  EVCHARES 

Wiesbaden;  Idstein;  Fr.,  1061. 

EVCHRI    V.  FLAVI 
EVCILLES  V.   VaLGI 

2124.  *EVEOC 

Capoue,  Riccio,16.  —  V.  n<'2125. 

EVERl  et  EVERVS  V.  SEVERl  Ct  S. 

CMEVFoV.  n°2132. 

2125.  'evhoc 

Capoue,  RiCGio,  pi.  VIII,  iig.  19. 

2126      *  EVHODi  chresti  (ee  arch.) 
Poitiers,  Fillon,  27.  —  V.  n"  539. 

2127.  •c||E|lv||H||o||D||i||A,    (au 

[milieu  :)  CR 
Verre,  de  Montfalcon,  V,  pi  xcviii. 

2128.  ■  EVHODVS.   FEC 

Rome  (plomb),  Fabretti,  543. 

2129.  EVOTALIS 

Riieinzabern,  Fr.,  1062. 

EVP  V.   M AU 


2130.  '  EVPAR.  F 

Mus.  de  Bois-le-Duc  ;  kvcahvs  ou 
EVCAKPVs?  Hehmans,  129. 

2131 .  ■  EVPHRENOv  (caractères  grecs) 
France  (ou  Italie),  Coll.  Durand,  Catal. 

DE  WlTTE,  355. 

2132.  CM  EVPo  [incus.) 
Windisch  ;  Env.   de  Tunis  :  c  mevp  o  ? 

Fk.,  1063.  ■  Lampes  :  Env.  de  Naples 
MoMMSEN,  6308,  21»;  Hereulanum, 
Maréchal,  53  :  cmevfo,  et  X,  pi.  41. 

2133.  "m.  ev(pk)o 

Allier,  Tudot,  67.  —   V.  m.\u   ev   et 

MAREVP 

EVRAS  V.  MARI 

2134.  EVRVS 

Bavay,  Fr.,  1064.  'deC.^umont,  399; 
mais  :  evrvs(...  ,  Cours,  11,  190! 
UE  Bast,  51. 

2135.  *EVTic 

Poitiers,  Fillon  ,  2'.  V.  aussi 
evtyIIches,  sur  une  bague:  Institut, 
Mémoires  présentés ,  1854  ,  111 ,  36, 
et  sur  un  poids  (caractères  grecs) , 
Mus.  de  Bruxelles ,  Catal.  de  Juste, 
199,  EE.  5 

2136.  ■  EXOMN. 

Douay  ,  Hoach  Smith  ,  H.  L.,  107. 


—  117  — 

2)39. 


2137.  -i- 

Normandie  (verre),  Cochet,  81. 

2138.  'OF.  F(... 
l'oilou  ,  Fillon  ,  34. 


'  (;))romeovs  f(  . . . 
Normandie  (verre) ,  Cochet,   481.  — 
Cfr.  froti 


2  I  40  .  'OF  FAR  (?) 

Allier,  Tudot  ,  71. 

2141.  ■  FABA L 

Bavay,  Cal),  de  Fourmestraulx (inédit). 

2142.  '  c.  FABEVS 

France  (ou  Italie),  Coll.  Durand  ,  Catal. 
deWitte,393. 


2143-2144.  1 


(/•)AB1  (?) 
OF  FABI  (?) 

Vechten,  Fr.,  1065,  1066. 


2145.  'fABli 

Poitou,  Fillon  ,  30.  —  Cfr.  n»  2149. 

2146.  '  L. FABRACA 

Mus.  de  Darmstadt  (lampe) ,  Steiner  , 
IV,  695. 

2147.  '  L.  F.\BR1CMAS 

France  (ou  Italie),  (lampes,  3  exempl.), 
Coll.  DuR.\ND,  Catat.  de  Witte  , 
392  et  s  ;  Birch  (lampe)  :  L.  fabric. 
MAS,  407. 

2148.  '  L    FABRIC  MASO 

Italie,  F.ABRETTi,  515. 

2149.  OF.  L.  FABV 

Nimègue  ,  Fr.,  1067. 

2150.  *P.  FAC 

Mus.  de  Lyon,  Comahmond,  46. 

2151.  ■  OF. FACER 

.  Allier,  Tudot,  71.  —  Cfr.  no  2156. 

F.\C1   V.    SER 


2152.  ■  FACivs 
Allier,  Tu  dot  ,  1\. 

FACTV  V.  LYGVUV 

2153.  'OF.    FACVNDI 

Poitiers,  Fillon  ,27. 

2154-.  *T.  FAD.  Lie 

.  Mus.  de  Narbonne  (poterie  grossière) 
TouRNAL,  78.  —  V.  n"  1266. 

FADPAS  V.  TVRSEI 
21 55  .  *  OF  FAGE 

Allier ,  Ti'DOT  ,71;  Londres  ,   RoâCH 
Smith:  cf.  fage  ,  R.  L.,  104. 

2156.  * E. FAGEU 

Mus.  de  Narbonne,  Tournal  ,77. 

2157.  ■(ef)ager 

Tongres,  Mus.  de  Meester,  n°92. 

2258 .  *  FAL 

Bavay  (carreau) ,   Cab.    m    Four.mes- 
TR.AULX ,  n"  157. 

2159.  ■  FALENDl.  0 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,   104. 

—  Cfr.   KALENDI 

2160.  ■  MVNICIPI  FALISCI 

Italie    (plomb) ,    Fabretti  ,    543     — 
Nom  de  lieu?V.  ci-dessus  p.  15. 


118  — 

2164. 


Augst,  Fr.,    1068.  *  Env.   de    Naples 
(lampe),    Mommse.n  ,    6308,    15°: 

FAVOR? 

FAORIA.N  V.  n"  1007. 

2165.  OF.  F.\R 

Augst,  Fr.,1069. 

2166.  ■  F.\RVi 

Flavion    (Commode),    Ann.    Namiir , 
VII,  31. 


2167-2168. 


■  CFAS 

■  C.   FAS 

Poitiers,  Fillon,  27. 


2169.  'v.  F.ASi 

Le  Chàtelet  {anse  d'amphore),  Grignon, 

CCXXIII. 

FAT   V.    RVFINI 

2170.  *F.vroFE 
Schlogen,  Steiner  ,  IV,  526. 

2171.  FAVENTINVS 

Mus.    de    Wiesbaden  :    faveminvs  f; 
Heddernheim,  Fr.,1070. 

2172.  ■  FAV(.)NTINVS 

Amiens,  Dufol'r,  413. 

2173.  ■   .  .  .  EX  OFICFAVl  II  FLAPRI   etC, 

Rome  {op.  (loi),  Fabretti,  504. 


2161 


Paris  ,  Rev  archéoL,  VI  (1862),  119.      ^^^^^       .         ^^  ^.^^^  ^^^,^^^^^  PK,^ 


2162.  ■f(.)ani 

Tongres,  Mus.   de  Meester,  n"  312. 

2163.  ■  FANV 

Le  Cliàlelet  (anse  d'amphore) ,  Grignon  , 

CCXXIII. 


Rome,  {op.  (loi.),  Liger  ,  166. 

2175.  ■   lU  FAVNIVS 

Allier,  Tudot  ,68,  71. 

F.woms  V.  n»»  980  et  995. 

FAVRIANIS  V.    MARCIAN 


—  119 


2176.  *FAVSTI.  MANIB. 

Londres  (anse  d'amphore),  Roach  Sjiith, 
R.  L.,  88. 

FAVSTINAES  V.    ZOSIMVS 

2177.  'FAVSTVS 

Poitou  ,  FiLLON  ,   32  ,   33  ;  Cerveteri , 
Arezzo  et  Cere,  Fabuoni,  30,  Ai.  — 

V.    SALINATOR 

2178.  *  FAVSTVS.  DOMIT.  TVLLI  ||  FF.CIT 

Italie,  Fabretti  ,  516. 

2179.  *FAV  II  STVSll  FECIT 

Rheinzabern ,  Jnhrbucher ,  XXVII  ,117. 
fecvit  v.  mancivs 

2180.  'fcn 

Druisheim  (grosse  poterie) ,    Steineu  , 
IV  ,  63. 

2181.  • )fe 

Tongres ,  Mus.  de  Meester  ,  n"  93. 

2182.  ■  FEBRISCVS 

Mus.  de  Lyon,  Comarmond,  129. 

2183.  OF.  FEC 

HiifiDgen,  Fr.,  1071. 

2184.  *  FECILVS 

Allier,  Tudot  ,  71. 

FEL  V.  n°  1494 

2185.  OFFELCIS 

Paris:  offeicis  ,  Fit.,  1081. 

2186.  FELIC 

Windiscli ,  Fr.,  1072.  *  Paris,  Revîie 
archéol.,  1862  ,  119.  —  V.  rvsti 

2187.  FEL1C(... 

Londres,  Fr.,  1073. 


2188.  *0F.  FEUC. 

Richborougli ,  Roach   Smith  ,    R.    L. , 
69. 

2189.  ■  FELICI 

Mus.  de  Lyon  ,  Comarmond,  116.   — 

V.  NVMIN 

FEMCIANI   V.     VETTI 

2190.  FELICIO 

Le  Châtelet;    Londres,    Fb.,    1070. 
'  Grignon  ,  ccxxui. 

2191.  *  FELICIO.  F 
Poitou,  FiLLON  ,  31. 


2192-2193 


FELICIO.  0 
■  FELICIONIS 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  104; 
BiRCH,  414. 

2194.  FELICIS 

Vechten;  Vieux  :  felcis  (l  rettr.) ,  Fr., 
1074.  'Tongres.-  ...)icis.  Mus.  de 
Liège  (inédit).  —  V.  n"  951  ,  oppi  et 

RVSTI 

2195.  'gnIIfelicis 

Env.  de  Naples,  Mommsen,  6307  ,  21». 

2196.  felicis(ma)n 

Rottmeil,  Fr.,  1077.  *  Juslenville  , 
Mus.  de  Liège  (inédit). 

2197.  FELICIS  ma(nib) 
Mayenre,FR.,   1079.  —  Cfr.    icisnm 

2198.  ■  FELICIS  0 

Tours,  RoaCH  Smith,  I,  163;  Rirli- 
borougli  :  felicis.  g,  RRL  ,  67. 

2199.  OF  FELICIS 

Londres,  Fr.,  1080.  '  Roach  Smith, 
R   L.,  104. 


—  120  — 


2200 .  *  OF  f(eu)cis 

Tongres ,  Mus.  de  Meester  ,  n»  Oi.— 
Cfr.  n»  2-203. 

2201  .  FELICISA 

Rottenburg,  Fk.,  1075. 

2202.  "FELICYLA  {gravé) 
Londres,    Roach  Smith,  R.  L  ,   108. 

2203.  fEUX 

Londres,  Fr.,  1082.  '  Douay  :  feux.  , 
ROACH  Smith,  R.  L.  ,  107  ;  Bavay  ,  de 
Bast,  51  ;  Salzbourg  (lampe) ,  Steiner. 
IV,  244;  Autriche  (filnile  d'argent) 
iD.,  IV,  537.  Mus.  de  Lyon  (sceau, 
de  potier?)  Comarmond,  378.  Arezzo, 
Fabroni  ,  44.  —  V.  Lvcivs  et  vibi 

2204.  *  FELIX  (Lreni;.) 
Bavay,  de  Bast  ,  51. 

2205.  *  FELIX  (e  arch.) 
Tongres  ,  Mus.  de  Meester  ,  n"  96. 

2206.  FELIX  F  fl"  F  renv.) 
Bavay ,  Fr  ,  1084.  '  de  Bast  ,  51. 

2207  .  *   FELIX.  FE 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  104; 
Douay:  felix.fe.,  id.,  107. 

FEUX.  FEC  V.  FELIX  SEC 

2208 .  FELIX  fecit 
Londres,  Fb.,  1085. 

2209.  'FELIX  SARI 

Env.  de  Naples ,  Mommsen  ,  6307,  22°. 

2210.  ■  FELIX  SER 

Rome  (plomb),  Fabuetti  ,  543. 

2211 .  'feuxs.  F 

Londres,  Roach  Smith,  R.   L  ,  104. 


2212.  '  FELIXS.  FE(.  .. 

Tongres ,  Mus.  de  Meester  ,  n»  95. 

2213.  *  FELIXS.   FEC. 

Douay  ,  Roach  Smith  ,  R.  L.,  107. 

2214.  FELixsEC  (2«  E  arcli.) 

Dalheim  :  felix  fec  ;  Windiscii  :  felix 
s{ex);  Londres:  felix.  s.  fec,  Fr., 
1083. 

2215.  *  FELIX.  SEXANLIVS 
Poitou  ,  FlLLON  ,  34. 

2216.  •  0.   FELMA 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  104. 

2217.  "fenevçtv? 
Poitiers ,  Fillon  ,  27! 

2218.  offer 

Mus.  de  Wiesbaden  ,  Fr.,  1086. 

2219.  fere(nr) 

Cimiez  :ferentr(.  . .  ?  Fr.,  1087. 

OFFESE  V.  TESE 

2220 .  FESTI 

Oberlaibacli  :  F(e)STi  ;  Cologne  ;  Xanten, 
Fr.,  1088.  '  Arezzo,  Fabroni  ,pL  ix, 
fig.  16;  lampes:  Mus.  de  Vérone 
(lampe),  Maffei  ,  167-168  ;  Hongrie, 
Nyhoff,  ii«  sér.,!!!,  174.  Mus.  de 
Périgueux  ,  XX V«  Congrès  ,  282. 

2221  .  OF  FESTI 

Hiifingen,  Fr.,  1089. 

2222 .  FESTVs 

Windisch;  Vechten;  Voorburg  :  FEs(/ys); 
Le  Chcàtelet ,  Fr.  ,  1090.  '  Birgelstein , 
Steiner,  IV  ,  244  ;  France  ,  Grivaud, 

pi.  XLVII. 


2223.  •  FESTVS.    F 

Londres,  Roach  Smith  ,  K.  L.,  10-4. 

2224.  FESTVS.   FECIT 

Nimègue,FR.,  1091. 

2225.  ■  FESTVSIO 

Tongres ,  Douglas  ,  144-. 
FiAC  V.  n°  1454. 

222C.  "fiberaris 

Allier  (moule) ,   de  Payan-Dumoulin  , 
382  ;  DE  Caumont  (grosse  poterie) , 

432.   —  LIBEBABIS? 

FIBIVS  V.  IFBIVS 

2227.  FICTOBIN'VS    F 

Haricau ,  Fr.,  2127.  —  V.    victobinvs 
ficmeV.  n''1878. 

2228.  FIDANVSFCE  (sic) 
Westerndorf,    Fr.,    1093.  '  Steineb, 

IV,  161  ;  Von  Hefner  ,  45,  fig.  22  : 
FIDANVSFCE  (N.  renv.) ,  probablement 
RiPANvs  FCE  ,  Von  Hefner  ,  40. 

2229.  FIDELIS 

Xanten,  Fr.,  1094.  *  Fiedleb  (lampe), 
53. 

2230.  FiDEHS  (e  arc//.) 

Enns:  iiDiiLis,  Fr.,  1096.  "  Steiner  : 
FiDiius  ,  IV  ,  537. 

2231  .  FIDEMV 

Xanten  :  pidejiv  ,  FiDE(/;s)M(a/Ov?  Fr., 
1095. 

2232  .  ■  FIDKVS  FECIT 

Niederwampacli  (statuette)  ,  Piihlic     de 
Lu.remb.,\,  \.  —   kidki.is   fecit? 

2233.  "FiEi.  I. 

Le  Cliàtelet ,  Gbignon  ,  l.\. 

FlG   V.    PIC  et   UVFELLl 


—  121  - 

2234 


'  FIGME  (.  .  .  (?) 

Mus.  de  Narbonne   (poterie  grossière) , 
Tourn.al,  78. 

FIGV  et  FIGVL  V.   TITI 


2235.  FIL 
Rlieinzabern  ,  Fr.,  1097. 

FILON  V.  n°  369. 

2236.  'FiB  (... 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  104. 

2237 .  OFIFIR 

Orléans,  Fr.,  1105.  '  de  Caumont  : 
OF  IFIR,  399,  et  Cours,  II,  191; 
Tongres,  Mus.  de  Meester,  n»  97. 


2238-2239 


OFIC.  FIR 
*  FIRM  ( .  .  . 

Tongres  ,  Mus.  de  Meester  ,  n°  98  et 
99.  —  Cfr.  n»  2249. 

2240.  'OF.  FIBM 

Poitiers ,  Fillon  ,27. 

2241  .  ¥iRM\invs) 

Voorburg,  Fb  ,  1098. 

2242.  ■  FIBMANVS   F 

Autriche,  Steiner,  IV,  537, 

2243.  FIRMANVSFE 

Enns,  Fr..  1099. 

2244.  OF.  FIRMI 

Limoges,  Fr.,  1104.—  V.  110  2256. 

2245  .  '  FIRMI  HILARI  ETVLAE 

Verre;  Anneniasse  :  firm  hilari;  Reims; 
Pérouse  (plusieurs  exempl.)  avec  la 
variante  atylar  ou  rétr.,  Hermans, 
135;  Rev.  archéol.,n.  série,  V, 
247  ,  378  :  marque  d'une  pierre  si- 
gillaire  d'oculiste?  MaisV.  ihid.,  Vlll, 


x\i\ 


XMII 


14 


—  122 


219,  qui  donne  plusieurs  exemplaires, 
avec  variantes  :  Ferrare  ;  Pesaro  ; 
Rouen;  Weyden;  Mus.  Campana,  etc. 

2246  •  L  C  FIRMINI  ? 

Allier,  Tudot ,  71. 
2247-2248.)    *  ^Ji'^'n^;  fe 

(     '  FIKMIiNVSFEC 

Dusseldorf    et    Gellep  ,    Jahrhucher  , 
XXXVIIl  ,  165. 

2249.  FiRMO 

Windisch;     Limoges,     Fr.  ,      1108. 
'Tongres,  Mus.  de  Liège  (inniitj. 

2250.  FiRjMO  (point  dans  To) 
Augst ,  Fr.,  1107. 

2251.  OF  FIRMO 

Augst,  Fr  ,  1106. 

22.'i2.  '   •  •/)  FIRMON 

Tongres,  Mus.de  Meestf.r  ,  n"  100. 

2253.  '  0.  FIliMOMS 

Londres,  Roach   Sjmth  ,  R.  L.,    104. 

2254.  OFIFIMONS 

Londres,  Fr.,  1100. 

2255.  ■  FiRMVNF  (rétr.) 
Rheinzabern  ,  Brongniart  et  Riocreux, 

120;  |il,  IX,  51':  iNVMEb. 

2256.  FiRMVs 

Ratisbonne ,  Kongen ;  Rheinzabern  ,  Fr., 
1101.  'Steiner,  IV,  125. 

2257  .  FIBMVS  F 

Rheinzabern:  f/')iRMVs  F  ,  Fr.,   1102. 

2258.  FIRMVS  FE 

Dadenwciier  :   firmvs  ff  ,  Rhcinzaliern: 


iRMVS  FE  ;  Heddernheim  :  iirmvs  fe  , 
Fr.,  1103.  ■  Westerndorf  :  ('/)irmvsfe 
(f  arch.) ,  Von  Hefner  ,  45 ,  fig.  23. 
V.  nos  398  et  2093. 

2259.  FIRVLLVS 

Weinheim,  Fr.,  1109. 

2260.  •  Fivr.M 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L. ,  104. 
FL  V.  NON!  et  n"  1580. 

2261.  'FLACI 

Mus.  de  Lyon  ,  CoMARMOND ,  129. 
2262-2263.  *    '  t.  flavi  ||  evchri 

)     ■  T.  FLAVI  II  lANVARI 

Italie  ,  Faeretti  ,  516. 
FLAviA  V.  nf^  1875  et  1879. 

2264  .  *  FLAVINl 

Poitou  ,  FiLLON  ,31. 

FLLENivs.  V.   n''2066. 

2265.  "floi 

Londres ,  Roach  Smith,  Coll.  ant., 
I,  166.  —  Cfr.  n"  2272. 

2266.  'florens 

France  (ou  Italie),  (lampe), Coll.  Durand, 
Cafat.  m  WiTTE,394. 

2267.  FLORENT 

Strasbourg;  env.  de  Tunis,  Fr.,  1110. 
■  Lampes  :  Mus.  de  Sghoepflinn  , 
Orerlin,  pi.  XII  ;  Italie,  Fabketti, 
516. 

2268 .  florentin(  . . 
Ladenburg ,  Fr.,  p.  xx 

2269.  FLOREfNT)lXVS  F 

VVindiscii,  Fr.,  1111. 


—   123  — 


2270.  ^^ouENTlNvs^■c• 

Hockenlieim  ;  Alsace  :  flokentinvs  f  , 
Fr.,  1H2. 

2271  .  FLOIUDVS  FE 

Mayence,  Fr.,  1113. 

2272.  ■  FLOS 

Bavay  ,  de  Bast,  51.  —  CtV.  ri»  2265. 
FORM  V.  n°23l. 
FORMA  V.  n"  701. 

2273.  (for)m&\ 
Limoges,  Fr.,  1115. 

2274.  FORMOSVS 

Limoges;    Le    Chàtelet,    Fr.,    1114. 
'  Grignon  ,  lx  ;  de  Caiimoïnt  ,  399. 
—  V.  .    .)MOS  (    . . 
FORT  V.  n"  719. 

2275.  FORTis 

Oberlaibach;  Bibarg;  Cuim  ;  Wiiidiscli; 
Env.  ibid  ;  Lausanne  ;  Ratisbonne  ; 
Augsbourg;  Pfûnz;  Spire;  Mus.  de 
Darrasladt  ;  Mayence  :  portis  ;  Wies- 
baden  ;  Heddernheim  ;  Bords  de  la 
Moselle;  Neuwied  ;  Bonn  (2exenipl.); 
Cologne  ;  Louisendorf;  Vecliten  ; 
Xanten  ;  Nimègue  (2  exenipl.)  ;  Luxem- 
bourg; Londres;  Tongres  ',  Fr., 
1116  et  p.  XX.  'Mus.  de  Lyon,  Co- 
MARMOND,  125;  Amiens  ,  DuFOUR  , 
428  ;  Augst,  Hermans,  128;  Tongres  : 
PORTIS,  Douglas,  144;  Env.  de  Salz- 
bourg ,  Steiner  ,  IV  ,  244  ;  Capoue , 
Riccio,  16,  pi.  VllI,  fig.  21.  — 
Lampes  :  Londres ,  Roach  Smith  , 
Coll.  ant.,  1,  166  et  R.  L.,  112; 
Mus.  de  Bruxelles  (plusieurs),  Cntal . 
Juste,  172 ,  U.  43;  Rome  ,  Panofka, 

'  Prope  TuDgros  (Bourges)  dit  Fhoehner,  d'après 
Janssen  ,  Mus.  Luijd.  Bat,  p.  1!)8;  Timgri , 
c'est  Tongres  en  Belgique ,  tandis  que  lîourges  s'ap- 
pelait en  latin  Bitwiges. 


153  et  Mus.  DE  Meester  (inédit); 
(/)ORTis ,  Tunuilus  de  Ligney,  Mus.  de 
Liège  (inédit)  ;  Maestricht  ,  Coll.  de 
M.  Brabant  ,  Rens.  de  M.  Habets  ; 
Cologne  ,  Coll.  Merlo  ,  Jahrbiiclier , 
XXV ,  43  ,  et  Lersch  ,  Coin  ,  62  ; 
Env.  de  Naples ,  Mommsen  ,  6308  ,  16" 
.\utriche  (3  exempt  ),  Steiker,  IV, 
585,  586,  695,  Tyrol ,  ID.,  211.; 
Augsbourg  (3  exempt.),  id.  ,  57; 
Ratisbonne  ,  id.,  125  ,  Stepperg,  id., 
1 39  ;  Mus.  de  Narbonne  ,  Tournal  , 
78;  Catal.  Pourtalès,  152;  Coll. 
Beugnot,  Cf//«/.  deWitte,  101, 
n°257;  Mus.  de  Vérone,  Maffei  , 
167,  168;  Italie,  Fabretti,  516; 
Hongrie  et  Rosenauberg  ,  Nyhoff  , 
lie  s.,  m,  174  et  258. 

2270.  f(o)rtis 

Env.  de  Salzbourg ,  Fr.,  1 1 17. 

227  7.  '        fort(/)s 

Mayence;  Castel ,  Fr.,  1118. 

2278.  '  (fo)rtis 

Mus.de  Bois-le-Duc  (lampe),  I1£RM.\ns, 
128. 

2279.  fortis.  F 

Nimègue  ;  ibid.  :  fortis.  i,  Fr.  ,1119. 

2280.  "fortis  II  F 
Luxembourg  (lampe),  de  Bast  ,  56. 

2281.  'fortis  F 

Mus.  de  Darmstadt  (lampe),   Steiner, 
IV,   695. 

2282 .  ■  fortis.  i 

Lit.  du    Rliin   (lampe)  ,    Jatirbùclier  , 
XXV  ,  108. 


2283.  "fortisIIi 
Bavay  (lampe)  ,Cat).  de  Fouumestrailx, 

n»130  (inédit). 

FOKTViNA  V.  n»  1475  et  optati 

2284.  ■  OF.  FOKTV.NATl 
Poitou  ,    FlLLON  ,    30. 

/  'OPFIG  FORT  VN ATI  ||  DOMIT  LVC 

2285-2286.?'      ...     op    dol  ||  foutvnat 

'  [LVC 

Rome  (op.  dol.),  Faiîketti,  502  et  512. 
—  V.  n»  1496  ,  PO.MPEI  et  tettc 

2287 .  fortvxatvs 
Nimègiie,  Fr.,  1120. 

2288.  'FECITMALIVS  FORTV^'ATVS 

Poitiers,  Fillon,  27. 

2289.  FORTVNl 

Cortone,  Fr.,  1121. 

2290.  0.  Fossi 
Limoges,  Fk.  ,1122 

FPO.N.FE  V.  n°  2301. 

2291 .  •  FPOM 

Capoue,  Riccio,  pi.  viii,  fig.  22.  — p  =  r 
grec? 

2292.  offr(... 
Xanten,  Fr.,  1139. 

2293.  FRATERM 

Cologne,  Fr.  ,    113.    "1133.    '(Anse 
d'amphore)  Lersch,  Ciiln,  62 

2294.  (fr)ater.m  f 
Voorinirg,  Fr.,  1124. 

FRiCiM  et  friccofV.  no5  2089  et  s. 

2295.  FRITVS  F 

Voorluirg  :  ei'.icvs?  Fr  ,115  —  iritvsf? 
FRMAN  V.  n" 1298. 


124  — 

2296 


OFRNTNl   (siv) 

Yecliten,  Fr.,  113.  —  ofkontini 


2297.  ■ fro 

Normandie  (verre,)  Cochet,  81,  190, 
238,  239,275,  424,  523;  D.aly, 
XI,  418. 

2298.  ■oFFRo(... 

Tongres,  Mus.  de  Meester,  n"  338  — 
OFFRONTiNi  OU  orFRo(ma«!)  ? 

2299 .  FHON 

Vechten  ,  eron  ,  Fr.  ,  1130.  "Verre: 
Wittem,  Publ.  de  Limb.,  I,  34, 
104;  FROREM?  II,  229;  Publ.  de 
Luxemb.,  III,  48;  Cochet,  81. 
V.  no  647  et  rvfre 

2300.  'CO-MIORFRON 

Amiens,  Dufour,  413. 

2301 .  FRO.N  fe((;;i 

Crefeld  :  fpon  fe  i,  Fr.,  1132. 
iiFRON  V.  n"  2079. 

2302 .  OFUON 
Vechten  :  OF  RON,  Fr.,  1133. 


2303-2304 


■  ofron(.  .  . 
(     *  ofr(ow.  . 
Tongres,  Mus.   de  Meester,  n"^    101 
et  102. 

2305.  "frosi 
Normandie  (verre),  Cochet,  81. 

CFRONu  V.  n"  2315. 

2306.  ■0FR0^H 

Flaviun    (Commode)  :   ofronti  ,  Ann. 
Namur,  VII,  31. 

2307 .  front 

Mus.  de  Leyde  :    froni  ,  Fh.,   1131. 
"Amiens  (verre),  Dufour,  413. 


2308 .  ■  fro(nt) 

Tongres,  Mus.  de  Meester  n»319 


—  125  — 

23-20. 


2309-2310. 


E.  I'.    FKONT 

F.  1*.    FHONT 

Normandie  (verre),  Cochet,  206,  207. 


2311.  OFHONT 

Riegel  :  o  front  ;  Mus.  tie  Wiesbaden, 
Fr.,  1134. 


!312-23I3.1      "^o^TS.  c 
(      ■  from  s.  f. 


Normandie  (verre),  Cochet,  20(1,  239, 
424;  Daly,  XI,  418 

2314.  ■  FROiNTl 

Amiens  ,  Dufour  ,  426  ;  Le  Mans  et 
Londres,  ap.  A  un.  Namur,  Vil,  32  ; 
DE  Caumont  ,  399 

2315.  0.    FRONTl 

Vieux;  Le  Mans;  Badeu  (Suisse)  : 
CFKONn(c  renv.)  ,  Fr  ,  1135;  'de 
Caumont  :  o  fronti.  Cours,  II,  191  ; 
Londres,  Roach Smith,  R.  L.,  104. 

2316.  "ofronti 

Roach  Smith,  ap.  Dlfucr,  426;  l^ubl. 
de  Luxemb.  ,  111  ,  23  :  ofponti 
(p:=r  grec?)  —  V.  cependant  po.nti 

2317.  "OFR^NTl 

Tongres,  Mus.  de  Meester,  n°  103. 

2318.  'OF.   FRONTI 

Allier,  Tudot  ,  71. 

2319.  ■  FRONTIN.   M.   M 

Tournay  (verre),  Schayes,  11,  364; 
Mess,  scienc.   Iiial.  ,   1824,  21.  — 

FRONÏlNlANA  ? 


OFRON(TI)N 

Wiesbaden,  Fr.,  1137  —  V.  ronin 

2321 .  ■  (p)romeovs  v(roiitin) 
Normandie ,  Cochet  ,  Origines  ,  34 .  — 

V.  n"  2335. 

2322.  FRONTIM 

Vecliten  ,  Fk.,  1126.  'Londres,  Roach 
Smith,  R.  L.,  104.  —  V.  sext  et 
n"  2296. 


2323-2324 


FRO^(Tl)NI  (point  en  o) 

FRO(NT)liM   (id.) 

Riegel  :  ..)  on(tijn  et   ...)  on(ti)m  . 
Fr.,  1127-28  -  V.  n°  2327. 

2325.  ■  0  FRONTIN! 

RoACH  Smith,  ap.  Dufocr  ,  425. 

2326.  (of)  fro(nt)im 
Rottweil,  Fr.,1138. 

2327.  •  OF.  FRONTINI 

Londres,  Roach  Smith, R.L., 104;  ibid., 
101  :  sur  le  même  vase  :  frontini 

2328.  ■  FRO.NTINIANA 

Normandie  (verre) ,  Cochet  ,81. 

2329.  "frontiniana  fqva 
Amiens,  Dufour  ,413. 

2330.  ■  FRONTINVS 

Londres ,  Roach  Smith  ,  op.  Dufour  , 
425,  et  R.  L.,  104. 

2331 .  FRONTN  (. . .  (point  en  o) 
Riegel,  Fr.,  1129. 

2332 .  FRONTO 

Friedberg,  Fr.,  1140. 

2333 .  ■ FROT 
Amiens  (verre),  Dufour,  426. 


—   126 


2334.  *FR0T1 

Normandie  (verre),  Cochet,  81;  Amiens, 
DuFOUR,  4''26. 

2335.  'PROMEOEV  FROTi  {^^  0  barré) 
Amiens,    Dufour,    426,   prometheus 

(tligrec)?  V.  cep.  Jahrbucher,\\V\\\, 
54  :  EPiMETHEVS  poiu'  un  sigle  ana- 
logue de  Cologne. 

FRR  V.   OPP 

f(.)rtis  V.  n°  2275. 

2336.  *F(RV) 

Capoiie ,  Riccio,  pi.  viii,lig.  23. 
f(.)STI  V.  n°  2220. 


2331-2338. 1     .^^.^^,_ 


Poitou,  FiLLON,  30  et  31. 
FVHûD  et  FVHOL  V.  n"  539. 

2339.  *0F.  Fvs 

Tongres,  Bull,  de  Limbunrg,  Vil,  44. 


2340-2341 


■  OFFVSC 

■  CF.   FVSC 

Tongres ,   Mus.    de  Meester  ,  n°'  28 
et  104. 


2342.  Fvsci 

Nimègue,  Fr.,  1141.  —  V.  vetti 

2343 .  *  OF  Fvsci  (précédé  d'un  d  grec) 
Rossum,  Lee.ma.ns,  119,  pi.  xv,  fig.  182. 

2344.  Fvscvs  F 

Mus.  de  Wiflisburg,  Fr.,  1142. 

2345.  "fvscvs  fec 
Allier,  Tldot  ,71. 

2346 .  *  FVSCVS  FECIT 

Poitou,   FiLLON,  27. 


2347.  ■offg(.... 

Houthem -S.-Cerlach ,    Bull,    d'art   et 
d-archéol. ,  VI.  —  V.  n»^  121 1  et  1272. 
G.\  FEC  V.  n"  799. 

2348.  G.\iiiM.\ 

Livourne  :  g.\vini.\?  Fr.,  506.  — 
V.  n«  2364. 

2349.  'C.   G.\BINI0  ...T.N.C.\U1N0 

Env.  de  Naples,  Mo.mmsen  ,  6307,  24"; 
Archaeol.  Anzeirjer.  ,  1863,  72: 
deux  sigles  différents  (République)  : 
G.\BiNio  (a  arch.). 

2350.  'GABRINI  M 

Amiens ,  Ui.four  ,  413.  —  V.  n°  2360. 

2351  .  'GABRYS.   F. 

Londres  ,  Roach  S.mith,  R.  L.,  104.  — 
V.  n°  929. 

G  A  F   V.   ÛVAF 

GAivs  V.  n°  974. 

2352.  "OFGAI.IVI 

Le  Chàtelet ,  Grignon  ,  Lxetccxxiii.  — 
Cfr.  n°  967. 

2353.  'G.uvs 

Schaesberg,  Bull.  Acad.  roy.  de  Belg., 
XVI,  Publ.  de  Limh.  :  II,  218; 
Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  104. 

2354.  CAivsF 

I  Mus.  de  Wiesbaden  :  caivsf  ;  Appel- 

j  d(jrn  ;  Vediten  ;  Nimègue  ;  Voorburg , 

Fr.,  521. 

2355.  "gaivsfe 

Meerssen  (Antonin-Pie),(<i  tèle  »),  Bull, 
d'art  et  d'archéoL,  VI;  Janssen  : 
CAivsF,  Oudlieidli.,  5. 


2356.  OF.  OAL 

Limoges  ;  Le  Cliâtelet ,  Fr.,  524. 
GALBiis'vs  V.  n»  2360. 


—   127  — 

2368, 


2357  .  GALLiCA 

Le    Cliâtelet,    Fr.,    528.     •Grtvaid, 

pi.  XLVI. 

2358.  ■gallim(... 

Tongres ,  Mus.  deMeestf.r,  n"  105. 

2359 .  GALLio 

Paris,  Fr.,  .529.  —  V.  n"  2361. 

2360.  'GALlilNVS 

■  Londres,  Roach  Smith,  ap.  Dlifour, 
418  ;   CALRiNvs.    F,   R.   L.,   104; 

DUFOUR  ,    418   :    GABRINVS?    Tl'DOT  , 
"1    :  GALBINVS? 

2361  .  'G.^LLVS 

Allier,  Tldot,  64. 

GAMl  V.   NAEVI 

2362.  'garrvs 

Le  Cliâtelet,  Brongniart  et  Riocreux, 
121.  —  Cfr.  n»5  495  et    2351. 

2363.  CASCE 
Bàle,  Fr.,  573. 

2364.  GAVINIA 

Livourne,  Fr.,  603.  —   Cfr.  n°  2348. 

2365.  'a.  gavivs  II  phimigemvs 

Eiiv.  (le  Naples ,  Mommskn  ,  6307,  25°. 

2.366.  -G.  c.  I» 

Jublains    (ani|iliore)  ,     Pu'ik    aicliéol., 
Vlll,  147. 


2367 


''■  '^'  ^^  2380-2381    {       '  ^^^^^^ 

Londres(ansed'amiiliore),  Roach  Smith,  '(       •  gemeni  (ee  orc/r) 

'»•'•■•.  88.  France  ,  DE  Longpérier  ,  81. 


OFF  GE 

Vechten,  Fr.,  687.  —  V.  n»2400  et  s. 

2369.  G.   GEL 

Billichgraz,    Fr.,  614.  '  Arezzo ,    Fa- 

BRONI,  pi.  IX,  flg.   19.    —  V.   PINOSSl 

2370.  -L.   GELI 

Cerveteri  et  Cere ,  Fabroni,  30  et  43.  — 
V.  n"  652. 

GELL   V.    HILARI 

2371.  *GELLI 

Capoue  ,  Riccio,  pi.  vni ,  fig.  24. 

C)Qnc)_go'TO     I  L.   GELLI  (.  . 

(       ■  L.   GELLIVS 

Arezzo ,  Fabroxi  ,  43. 

2374.  GELLIVS  F 

Castel,  Fr.,  620. 

2375.  GELLIVS  II  F 

Heddernheim ,  Fr.,  621. 

2376.  'q.  a.  geme 

Mus.  de  Lyon,  Comarmond,  116.    — 
Cfr.  no  2379. 

2377.  ■  GEMELIVS 

Poitiers,  Tidot,  27. 

2378.  ■  GEMEL  II  p.  CORN 

Env.  de  Naples,  Momiisen,  630",  26". 

2379.  Q.  a.  cemell 

Râle  :   OF.GEMELL?  Fk.  ,  629.   *  Augst 
q'  a'  gemell,  Brlckner  ,  3075. 


•    —   128  — 


2382-2383 


'  GEMENIA 
"  GEMENI   M 
Poitou  ,    FlLLON  ,   34. 


2381.  GEMIN 

Londinières :  gemin  (. . .;  Amiens;  Env. 
d'Etaples,  Fr.,  030. 

.2385.  GEMINI 

Normandie  ,  Fr.,  G31. 

2386  .  GEMINI  M 

,  Londres,  Fn.,  63i.    *  Roach    Smith: 

GEMINI. M  ,  II.  L,,   104. 

2387 .  GEMINVS 

Xanten,   Fa.,  633. 

2388.  GEMINVS  (s  re/u' ) 

Rottweil ;  Nimègue    :  cemm  ,  Fk  ,  634. 

2389 .  ■  GENEKOSVS 
Poitou,  FiLLON,  31. 

2390.  GENIALIS.  F 

Bàle,  Fk.,  640.  *  Bhucknek  :  genialis  , 
3074. 

2391  .  ■  GENIALIS.  FECI 

Londres  ,  RoACii  Smith  ,   R.  L.,    104. 

2392.  ■  GENIALIS  RASINI  PONTICI  SER  F 

Boville  {dolium)  ,  Fabroni  ,  51. 

2393 .  GENio 
Friedberg  ,  Fr.,  641. 

2394.  GENITOR 

Vediten,  Fr.,  642.  *  Houthem-S.-Ger- 
lacli  (Faustine  11)  :  geniio(  .  .  .  , 
liiiU.  d'art,  el  (l'uirliéol. ,  VI.  — 
CIr.  n"  1264. 


2395.  ■  G.E.N.I.T.O.R 

Londres,  Dufour,  418  ;  g.e.n.i.t.o.r.f, 
Roach  Smith,  R.  L.,  104.  —  Cfr. 
n»  1250. 

2396.  *  G.EN.ITOR.F 

Londres  ;  Amiens,  Dufolir  ,  413. 

2397 .  GENITORIS 

Bretonne;  Amiens,  Fr.,  643;  *  Cochet, 
314,  Londres,  H.\gem.\ns,  415; 
Poitiers ,  Fillon  ,27. 

2398.  'geniv 

Gellep  ,  Jahrbiïcher ,  XXXVllI  ,  167  ; 
Londres:  geniv.,  Roach  Smith, 
R.  L  ,  104. 

2399.  •  GENIVS 
Allier ,  Tudot  ,71. 

2400 .  •  GER  (gravé) 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,    108. 

2401-2402.  I        ^^'  ^'^^ 

1  OF.  FL.  GER 

Vechten,  le  2^  :  offi  ger.  ,  Fr.  ,  688-689. 
—  V.  CE 

2403.  OF.Fi.GER  (rétr.) 

Renaix  :  offi  ger,  Fr.,  684.  ' /</.  ? 
Marcke ,  V.  Mess,  scienc.  liisL, 
1848,  349  ,  et  1849,199. 

2404.  OFF.    GER 

Londres  ;  Nimègue ,  Fr.,  686.  'Amiens, 
DuF0iiR,413;  Bavay,  de  Bast,  51  : 
CFFGER  ;  Londres ,  Roach  Smith  , 
R.  L.,   103.  —  V.  n"  2347. 

2405.  offg(er) 

Mus.  de  VViesl)aden  ,  Fr.,  690.  — 
V    n-  2407. 


2406  .  •  GERD  |]  SCAV 

Arezzo,  Fabkoni,  44,  pi.  ix,  lig.  11 


129  — 

2419. 


2407.  GEUM 

Rottweil;  Mus.  de  Mannlieim;  Windiscli  : 
GEBM?  Fr.,  G83.  '  Bavay,  DE  Cau- 
MONT,  399.  —  V.  n"  1296. 

2408.  OF  GEHM 

Paris;   Bavay,    Fk.  ,   682.    "  Doiiay  : 

OF.  GERM.,  ROAGH  SmITH,  R.  L.,  108. 

2409.  *  GERMA.   F 

Enns,  Steinek  ,  IV,  537. 

2410.  GEKMAN.F 

Enns;  Westerndorf ,  Fk.  ,  674.  "Von 
Hefner  :  ce(r.m)anf.  ,  45,  fig.  24. 

2411.  GEKMAM 

Vechten;  Jort ,  Fk.  ,  668.  "  Riegel , 
Steiner,  IJ,  2. 

2412.  ger(ma)ni 

Xanten,  Fr.,  671.  '  Bavay,  de  Bast,51. 

2413.  •GER(MA)Ni 

Tongres,  Mus.  de  Meester,  n"  106. 

2414  'germam.  F. 

Richborough,  Roach  Smith,  RRL.,  69. 

2415.  GERMANIF 

Bàle  :  germanir;  Londres  :  germanie, 
Fr.,675.  'Poitou,  FiLU)N,32. 

2416.  ger(ma)mf 
Oberwinterthur ,  Fr.,  676.    'Tongres, 

Mus.  de  Li(''ge  (inédit). 

241  7  .  GERMAMO 

Vecliten,  Fr.,672. 


2418.  ' GERMANI.  OF 

Londres,  RoachSmitii,  R    L.,  104. 
XXIX  XXIII 


germamci  (sic) 
Bàle  :  germaniof,  Fr.,677. 

2420.  'GERMANIE 

Poitou  (extérieur  d'un  vase  à  reliefs) 
FiLLON,  37.  —  V.  n°  2415. 

2421  .  GERMANVS 

Ratisbonne  ;  ihid.  germmvs  ;  Western- 
dorf; Londres;  Paris,  Fr.  ,  779. 
'Von  Hef.ver  ;  ger(ma)nvs (a  arc/;.), 
45 ,  fig.  25  ;  RoaCh  Smith  ,  ap. 
DurouR,  425,  et  R.  L.  104;  Ni- 
mègue  ;  Bavay;  Marcke  ;  Paris  ,  Ha- 
GEMANS,415;  Bavay,  DE  Bast,  51. 

2422.  ■germ(anvs)  fe 
Riegel,  Steiner  ,  II,  2. 

2423.  'germ.vnvs  r  {sic) 
Ratisbonne,  Steiner,  IV,  125. 

2424 .  GERVINl 

Mus   de  Marinheim,  Fr.,  691. 

2425.  GESCV  F 

Voorburg  ,  Fk.  ,  692.  '  Birch  (anse 
d'amphore),  408. 

2426.  L.   GETVS  F 

Voorburg  :  lvgetvs,  Fr.,  696  et  1374. 
—  V.  lvgetvs 

2227.  'g  II  F  11  H  II  I 

Verre  :  Mus.  de  Pérouse;  Ferrare;  Gels- 
dorf;  Mus.    de   l'arme;   Mus.    Cam- 
PANA,  Hermans,   Revue    archéol.  , 
N.  Série,  V,  382  et  VIII,  215. 
g.frman  V.  n»  1298. 
GJlHllnllF  V.  n»  2434. 

2428.  "GiAB. 

BiRCH  (anse  d'ampbore) ,  408.  —  Cfr. 
n"  1341. 


15 


—  130  — 


2429.  GIAB.GNRSI 

Wiflisburg  :  gn.vrsi?  Fr.,  2213. 

2430.  GIAMAT.  F 

Mus.  de  Bonn  ;  Nimègue  ;  Vechten  ; 
Voorburg;  S. -Nicolas,  Fr.,  TOI.  'Aix- 
la-Chapelle  ,  Jalirhiiclier ,  XXXIII- 
XXXIV,  271. 

2431  .  GIAMAT.   FE 

Nimègue ,  Fr.,  "02. 

2432.  *  giamt(î;s)  f. 

Nimègue,  Steiner,  II,  317.  — /</.  que 
n»  2431  ? 

2433 .  GlAMISSA 

Voorburg,  Fr.  ,  704.  —  Cfr.  n"  1438. 

■2434.  -Gin  II  H  II  F 

Xanten  (verre),  Fiedlek  :  ou  g  ||  h||.h  ||  f 
pi.  XXXIX,  lig.  2.  —  Cfr.  no2427. 

2435.  'ciLi 

Mus.de  Lyon,  Com.\rmond  ,  1 1 6  — 
Cfr.  n°  1365. 

2436 .  ■  gio  fecit 
Allier ,  Tidot  ,  71. 

2437.  *gio(m)cos  (g  retw.) 
Nimègue;  Voorburg  (tuiles),  Steiner, 

II ,  290  ;  Brambach  :  sigle  de  légion 
(suljdi)DioiVLCOS'?  9  et  37. 

2438.  •Cg)l(k)i(/i 

Calcar  ou  Nimègue  (tuiles)  ,  Bram- 
bach ,  42 . 

2439.  *GLVPEI.   M 

Londres,  Ro.\cn  Smith,  R.  L.,  104. 

2440.  "GMT 

L(mdres  (anse  d'amphore),  Roach  Smith, 
K.  L.  ,  88;BiRCH  :  G.M.T.,  408. 


2441.  *gnate 

Poitiers,  Fillon,  27.  —Cfr.  n»^  527 
et  536. 

G.NATI  V.   OCTAVENI 

2442.  ...)gnativs 

Nimègue  :  (cintv)gnatvs?  Fr.,  724''. 

2443.  "CNOVii 

Allier,  Tl'dût  ,   71.  —  Cfr.  n"  1457. 
GNRSi  V.  n»  2429. 

GOD  V.    IVL 

2444.  'gohvi 
Normandie,  Cochet,  401. 

2445.  GOMARVS 

Nimègue:  agomarus  ,  Fr.,  773.  — 
Cfr.  n"  1842. 

2446.  "gondi.  M 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  104. 

2447  .  *  gontu  m. 

Nimègue  ,  Steiner  ,  Il ,  317. 

2448.  *gorcia(... 

BiRCH  (anse  d'amphore)  :  icioh  ,  fin  du 
même  nom?  408. 

2449.  G. p. F. 

Petronell  (tuiles) ,  Steiner  ,  IV  ,    610. 

2450.  *G.  p.  H.  L 

Omal  (verre) ,  Mus.  de  Liège,  pi.  ix  du 
Calai.,  2"  édit.;  mais  à  rectifier 
g||fIIh1|i.  —  Cfr.  n»  2427. 

2451 .  "g.  P.  R.  F 
BiRCH  (lampe) ,  407. 

2452.  GRACA.  F 

Nimègue,  Fr.,  829. 


—  131  — 


2453.  GRACCIIVS 

Londres,  Fr  ,  830.  "Roxch  Smith, 
R.  L.,  101;  BiKCH,  412.  —  V. 
n''2457. 

2454.  'gracius 

Normandie  (poterie  grossière) ,  Cochet  , 
526.  V.n"  1412. 

2455.  'gracisa.  F 

Salzinnes,  Ann.  Namur ,  VIII,  453. 
—  Cfr.  n°  1679. 

2456.  ■GnA(..c)vN 
Tongres.Mus.  de  Meester  ,  a»  107. — 

Cfr.  n»  1683. 

2457 .  '  GRACVS.  F 

Allier,  Tudot,  71. 

2458 .  *  GRACVS.  FEC 

Poitiers  ,  Fillon  ,  27. 

2459.  *grae(... 
Houthem-S.-Gerlach  (Marc-Aurèle) ,//(///. 

iVarl  et  d'archéoL,  VI. 

2460.  'graecvs.  F 

Mus.  de  Lyon,  Cojiaumond,  116.  — 
V.  n"  2471. 

,         ■ GRANANI 

2461-2463.]       * grani 

(      '  graniani 
Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,     104; 
BiRCH,  414. 

2464.  GRAN1C(... 

Vechlen,  Fr.,  835.  —  gmanio? 


2466.  ■  GRAMVS 

Allier  (sceau  de  potier) ,  Tcdot  ,  64. 

i"  G(RATV  II  PVBU 
*g.(rat)vs||pvbl 
'  GRATVS  II  PVBLI 

Arezzo ,  F.abroni  ,  pi.  ix,  fig.  48  à  50. 

2470.  * GRATVS 

Allier ,  Tudot  ,71. 

2471.  ■ GRECVS 

Allier,  Tudot  ,  64,  70.  —  V.  n»  2460. 

GREI  V.    lANVARI 

2472.  GRICIRO 

Nimègue  :  Cfr.  criciro  et  crvcvro  ,  Fr.  , 
861. 

2473.  GVBRVS 

Trêves,  Fr.,  880.  —  Cfr.  n"  929. 

2474.  '  onwz  (sic) 

Tongres ,  Douglas,  144.  —   gvbrvs? 

2475.  gyocenvs  (sic) 
Mayence,  Fr.,  893.  ' Bulkt.monum., 

Vlll,  255. 


H 


2476.  *H 

Herculanum  (lampe),  S.  Maréchal,  X, 

pi.   XLI 

2477.  ■h(... 

Tongres  :  ou  (fi).  . .  Mus.  DE  Meester, 
n»  108. 

HABV.  IVL 


2465.  ■  GRANIO  ('s/c;  — 

Cim.  de  Flavion  (Commode):   cranio?  i  2478.  '  habili 

Ann.  Namiir  ,'SW ,  'M .  \  Poitiers,  Fillon  ,  27. 


—  132  — 


2470 .  HABILIS 

Bavay,  Fb.,  1U3.  '  dk  C^umont, 
399  ;  DE  Bast  ,  .M  ;  ihid.  :  iiAFiLlS  ; 
Allier,  Tudot,  '1. 

2-i80.  "HABILIS.    K 

Londres  ,  Roach  Smiïh  ,  R.  L.  ,  104  ; 
Riohborough  :  habilis.  f.,  Id.,  RRL., 
69. 

2481.  *  HARILISF 

Tongres,  Mus.  de  Liège  (inéditl. 

2482.  HABILIS.    M 

Augst,  Fr.,  1144. 

2483.  HABITVS 

Xanten,  Fi\.,  1145. 

2484 .  HAMi( . . . 

Eiiv.  de  Sinsheim  ,  Fr.,  1146. 

2485 .  ■  HAMSIT 

Env.  de  Namur  (2^  siècle),  Ann.  Namiir, 
II,  38i;  V,  46;  VI,  254;  VII,  27, 
34,  268,  457. 

2486.  HAVCCA  VI  F  {sic) 
Vecliten,  Fr.,  1147. 

HtBENi  V.  n"  1138. 

HEDVN  V. SER 

2487.  *(he)en  II  p  coKi 

Franco,  Brongmart  et  Riocreux,  1^0. 


2490.  'heliniv 

Londres,  Roach  Smith  ,  Coll.  uiit.,  I, 
166. 

HELIDOADCAL  V.  n''2042. 

2491.  *HELI(..)VS.FI   FE 

Londres,  Ro.\ch  Smith  ,  R.  L. ,  104. 

2492 .  '  hell(  . . .  )s  fec 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  104. 
—  hellenivs? 

2493.  *p.  HER 

Env.  de  Naples  ,  Mommsen,  6307,  28». 

2494.  *CL.   HER.   SVL 

Italie,  Fabretti  ,  503. 

2495.  ■  (he)(ra)cl||pvbli 
Arezzo ,  Fabrom,  pi.  ix,  fig.  46. 

2496 .  HER.\CLAE 

Windisch,  Fii.,  1150. 

2497.  *HER.\.CLl(.  . . 

Arezzo ,  Fabrom  ,  44. 

HEKM  V.    IVLI 

2498 .  hebma 

Paris,  Fr.,  1151.  —  V.  n''692. 

HEHMES  V.  SABIDIVS  et  SEBVILIVS 

2499 .  *  hermetis  ||  g.  calpeta  favor 
Italie,  Fabretti,  516.  —  V.  n»  996. 

HEKODOT  V.  n»  1440. 


cl(o)  heli  (sic) 
Italie,  Fr.  ,  1148. 

2489 .  HELENIVS 

Env.deMayence,  V.  ellemvs,  Fr.,1149; 

W.VGENER  :   HELf.)NIVS,   pi.   23,203. 
HELICO  V.   SABIDIVS 


2500-2501. 


(he)rto 
hertoria 
Arezzo,  Fabroni  ,  pi.  ix  ,  tig.  20,  21, 

IIERVCV.   VENERVS 


2502.  *HiBi 

Londres,  Uoach   Smith,  R.  L.,  101. 


133 


2503.  "hicmvuvs 

Élouges  (Commode),  Cercle  Mous,  VI, 
121. 

2504.  •hil{... 
Arczzo  ,  FAbiiONi ,  44. 

2505.  "hila  pAEC 
Capoue ,  Riccio  ,  VIII ,  25, 

HILAR  V.  n°  141. 

2506 .  HILARI 

Londres,  Fr.  ,  1152  '  Roacu  Smith 
(anse  d'anipliore),  R.  L.  ,  88.  — 
V.  n»  2245. 

2507.  ■  UIL(aR)I  II  GELLI 

AiTzzu  ,  Fabrom,  pi,  IX,  18, 

2508.  '  C    HIL.ARIJI  ROMANI 

Italie,  Fabhetti  ,  516. 

25O0.  'HILARIO 

Env.  de  Naples ,  Mommsen  ,  6307  ,  29". 

—  V.  n»  398. 

iiiLARis  V.  n"  42. 

2510-2511.  I    '  hila(ri)v  I!  PVBL 

<     '  HILARIVS 

Arezzo ,  Fabroni,  45,  pi,  ix  ,  36. 

2512.  ■  HIL.\RV8 

Env.  de  Naples ,  Mommsen  ,  6307  ,  30". 

—  V  n»  42. 

2513.  ■  HILO,  L,  Tl.  TI 

Coll.  Beugnot  ,  Catal.  de  Witte  ,  79. 

2514.  *  OKHIPOLYTI 

Gellep  (bronze),  .Inlirbiicher ,  XXXVIII, 
167. 

2515.  "iiiRiM 

Env,  de  NajiU's  ,  Mommsen,  6307,  31». 


2516  ■n.M(??) 
Tongres  ,  Mus.  de  Liège  (inédit), 

HO  V,  M.  HO 

251 7  .  *  HOMERVS 

Arezzo  ,  Fabroni  ,  44. 

2518 .  '  (manvft)(hon)  (entremêlé  de  points) 
Tongres,  Mus.  de  Meester  ,  n"    108. 

2519.  0.   HOKORI 

Limoges,  Fr.,  1153. 

2520.  'ex  OFICHONORll 

Angleterre,  Arcliaeol.,\.,  292,  pi.  xxv. 

2521  .  '  EX  OFFI  11  HOXORINI 

Londres  (argent),  Roaoh  Smith,  R,  L,, 
31. 

2522  .  EX  OFf/)  1 1  HORTE  1 1  NSI 
Italie  ,  Fr.,  1156. 

2523.  ■  L.  HOSCRi 

Mus.  de  Lyon,  Comarmo.\d  ,  67, 

2524.  ■  HOsE  IJL   VMB 

Capoue  ,  Riccio,  VIII,  26. 


2525-2526.  *     c.  hostili  |1  nicanoris 

(     'c.  HOSTILl  II  Ml'HETI 

Italie,  F.ABRETTi,  516. 


2527.  "hotia  (sic) 
Bavay  ,  DE  Bast  ,  51 , 

2528.  HYLA 
Mont-S.-Bernard ,  Fh.,  1154, 

2529.  *h|!y||l||a 

Pérouse  (verre),  lierue  arcliéol.,No\xv. 
Sér.,  V.,  381  etVllI,220. 

2530.  '  HYLA  II  HYLA 

Mus.  de  Pérouse  ,  HERMA^s  ,  135. 


—  134 


2531  .  Q  ORATI  HYLAE 

Bàle  :  qoratihyia  ?  Fr.,  1155. 


2532.  I 

Bonn  (lampe),  Fr.,  \\.  xx. 

2533.  lA 

Lunneren,  Fr.,  1 157.  '  Cologne  (lampe), 
Coll.  Mki'.lo  :  ou  IV,  Jalirbitcher, 
XXXV,  46. 

2534 .  '  lABi 

Londres,  Roach  S.^iitii,  K.  L  ,  104. 

2535.  '  OFiABi 

Le  Chàtelet  :  ORUBi  ,  Grignon,  lx. 

2536 .  1ABVS 
Rheinzabern  :  iakvs  ,  Fk.,  1158. 

2537.  lABVSFF. 

Londres,  Fr.,  1150.  'Roach  Smith, 
R.  L.,  104. 

2538.  'lABVs.  Fii 

Tongres,  Mus.  de  Meester  ,  n"lll. 

2539.  lACHO 
Bavay ,  de  Bast  ,  51 . 

2540.  'ud{v) 

Bingen  (lampe) ,  Jahrbikher' ,  XXIX- 
XXX,  210. 

UEL  V.  ovmRi 

1ALBVS  V.  n°214. 

lAU  V.  n°2546. 

lALLO  FE  V.  n°  2578. 

2541  .  ■  lAixv  {(jrai'é) 

Londres,  RoACii  Smith,  R.  L,  S8. 


2542.  *1AM 

Pompeï ,   Mo.M.\iSEN  ,   6307  ,    32°.   — 

V.  OSA.VI 

2543.  lAiiNiA 

Augst;  Voorburg:  lAMVVA,    Fr.,    116. 

2544.  *1AN 

Augst ,  Bruckner,  pi.  XXVI,  fig.  6  et 
7  ;  même  sceau  qu'ALPHiAE  lvcile 

2545.  >.   lA.N.  B 

Mus.  de  Narbonne  (poterie  grossière) , 
TOIJRNAL,  78. 

2546.  i.\Ni 

Bibl.  de  Strasbourg:  lALi,  Fr.,  1173. 
—  V.  n"  2559  et  lvri 

2547 .  i(ANjiSivs 
Riegel,  Fr.,  1161. 

lANVAR  V.  VOLV.M 

2548 .  i.\NVARi 

Ratisbonne  ,  Fr.  ,  1167.  '  Steiner 
(lampe),  IV,  125;  Tongres,  Mus. 
DE  MEESTER,n»l  12  ;  Italie,  Fabretti, 
516;  Richborough  :  ianvari.,  Roach 
SiMiTH,  RRL.,  68.  —V.  n°2263. 

2549.  lANVARi  (n  renv.) 
Augst,  Fk.,1168. 

2550.  lANVARIS 

Le  CluUelet ,  Fr. ,  1 1 64.  "  Gru;non  ,  lx  ; 
Allier ,  Tuuot  ,  71  ;  Poitiers ,  Fillon, 

27 

2551 .  ian'va)ris 
Paris ,  Fr  ,  1 165. 

2552.  lANVARiso  {réir.) 
Londres,  Fr.,  1 166. 


—  135  — 


2553.  '  T  GREl  lANVARlV  EX  FCD  ||  V.Q.F.   ' 

Rome  {op.  doL),  Fabretti  ,516. 

2554.  UNVARIVS 

Rhcinzabern;  Fnedberg;Nimègue,  Fk., 
1162.  '  Luxouil ,  yi/ém.  soc.  nnliq. 
de  France,  XXXVI,  41. 

2555.  lANVARIVS  F 

Rheinzalicrn ,  Fr.,  1163. 

2556.  ■  lAMVAROS 

Jublains  (n  tèle  »),  Revue  arcliéol  , 
VllI,  147. 

2557  .  *  lANVARS 

Bartlow-Hills  (Hadrien)  ,  Arclineol.  , 
XXVIII,  4. 

2558.  IAKVCO  {(jravé) 
Rlieinzabem  :  ianvso?  Fr.,  1 169. 

2559.  lANVS 

Kongen;  Altenstadt  ;  Nimègue  :  iA(/i)vs, 
Fr.,  1170. 

2560.  lANVSF 

Rlieinzabern  :  ianv(s)f  et  (j)anv(s)  f; 
Bibl.  de  Strasbourg  :  1A^VF  ou  ivna; 
Uottenburg;  Voorburg?  Fr.,   1171. 

2561.  CSSIANVSF 

Westerndorf,  Fr.,  1172.  *  Steiner  , 
IV,  161. 


*US  II  PVB 


2564-2566.     j  '  iasi|J  p(vbl) 

(  *  lASL  [I  PVB 

Arezzo,  Fabroni,  pi.  ix,  lig.  51  à  53, 

2567.  ■  lASOALSOETIR   ^s/f) 

Augst,  BmiCKNER,  3075. 


2568.  -lASSO 
Bavay  ,  de  Bast,  51 

2569.  "lASSO.F 

Londres,  Roacm  Smith,   R.  L.,  104. 

2570.  lASSVFEC  (e  avch.) 
Oeliringen  ,  Fr.,  1172. 

2571.  lASSVs 

Env.  d'Oberrad?  Ninièguo;  Fn.,  1174. 

2572.  -lAssvsF 
Wesferndorf ,  VuN  Hefner,  45,  fig.  26. 

2573.  •](... )ati  m 

Tongres,  Mus.  ue  Meester  ,  n"  297. 

2574.  lATTA? 

Rheinzabern,  Fr.,  1176. 

2575.  ■  IAVENVS 

Douay  ,  Roach  Smith  ,  R.  L.,  107. 

lAVLLAlVI   V.    PAVl.UANI 

2576 .  lAVNiOF 
Rbeinzabern ,  Fr.,  1177. 


iavr(.  . . 


2562.  ■  lAPEVi  2577 
Cervetere  et  Cere,  Fabkom  ,  30  et  46.  \  Meanx  (tuile),'  Li'ger,  p.  250 

iA(.)vs  V.  n"  2560. 

2563.  "lAPPVS- 
Bavay  ,  de  Bast,  51. 

lAPSI  V.  MlAPSl 

lARVs  V.  nO  2536 


Valeat  qui  fecit 


2578.  lAVVO  FE  {sir) 

Enns   :  i.\llo  fe?  Fr.  ,  1178.   "Stei- 
ner, IV,  537. 

lAXTVClSF   V.   LAXTVCIS 
IBERIVS  et  IBERTVS    V.   LIBERTVS 


2579.  '  . .  .)'BiNVS 
Cini.  de  Flavion  (Commode),  ^4»/;  Na- 

mur,  VII,  31.  —  vibi(an)vs? 

.  .)iBiSViSFEC  V.  n°  1358. 

iBisvsF  V.  n»  1357. 

2580.  'ICIT.   MAN.   F 

Mus.  de  Lyon,  Comarmon'd,  116. 

2581.  *  ICARI.L.M.B 

Poitiers,  Fillon,  27. 

ichV.  nM454. 

2582.  .  ..)icis.(nm) 

Windisch  :  (fel)icis  M('a)N(a)?FK. ,  1078. 

2583.  'iCMi 
Cere  ,  Fabroni  ,  46. 

2584 .  *  ICMI IQVAD 

Gerveteri,  Fabroni,  30. 

2585  .  *  ICMRINO    F 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L  ,  104. 

ICNIAS  V.  LE 
ICNIVS  V.   LICNIVS 

2586 .  ICNV( . . .  (sir) 
Paris:  (/)icnv?Fr  ,  1334. 

2587.  ■      "ICO 

Limoges  (2   exeinpl.),   fien.   (nrlipot., 
YIII,  453. 


—  136  — 

2592. 


2588-2589 


j       ■  ICVCO  FECI 
(        '  l(CV)CO  FECI 

Londres,  Fn.,  1179,1180. 


2590.  *...)icvs.(/') 

Tongres,  Mus.  DE  Meester,    n"   112. 

IDGIRNl  V.   LOGIB.NI 

2591  .  lEciuE 

Birgelstein,FH.,  1182.— CtV.  n''2r)93. 


■  lECIDI 

Env.  de  Salzbourg,  Steiner  ,  IV,  244. 
f7)ECVDi  V.  n»  2051  et  secvndi 

2593 .  lEGiDi 

Birgelstein;  Augsbourg;    Aiigst ,    Fr., 
1181.  '  Augsbourg,  (lampe) ,  Steiner  , 
IV,  57  ;  Mus.    de    Vérone  (lampe), 
Maffei,  167,168. 

2594-2595.  (  '  ^-  "^'^'°' 

(   *  L.   lEG  II  IDIV 

Arezzo  ,  F.\broni,  pi.  ix  ,  fig.  23,  24. 
—  Cfr.  svAVis 

2596 .  lERAF 

Paris,  Fr.,  1183. 

2597.  *  lERivs.  F 

Le  Châtelet  ,  Gkigxon  ,  ccxxiii. 

lEGIN  V.   LEGIN 

2598.  *i    lEiM 
Londres,  Archaeol.,  VIII,  124. 

CENTVI  V.  LENTVLI 

2599.  iFBivs  (f,  b  renv) 

Mus.  de  Bonn  :  fibivs  ,  Fr.,  1092. 
of  ifirV.  n»2237. 

2600 .  OF  IGE.M 

Augst ,  Fr.,  1184.  —  V.  ingemini 

2601.  "iGlNf.   MA 

Londres ,  Ro.vch  Smith,  R.  L.,  104. 

IGININAO   V.  LIGINIANO 

2602 .  ■  IHQ 

Capoue  ,  Ricciu ,  pi.  viii,  fig.  52. 

2603 .  ■  IICAMIL 

Vallée  de  la  Saône;  Dallieiin,  Hagemans, 
415.  —  Cl'r.  Mbxissi 


137 


2604.  ..)iiCARV 

Paris  :  OF  caky.  ou  of  carvi?  Fr.  568. 

IICCI  V.  NIM 

iiDiiLis  V.  n°2230, 

2605.  '  iiCAiivi 

Env.de  Sahbourg,  Steiner  ,  IV,  244; 

ECVEVI  ,    ECAEVI  ?   ID  ,  245. 

2606.  "ni 

Tossenberg,  Public,  de  Luxemh.,  VI, 
268. 
iiixo  V.  oxiiii  et  n°  2620. 

2601.  *,..i)io 

Tongres  ,  Mus.  de  Meester  ,  N"  325. 
iiPRON  V.  n"  2079. 
IIRMVS  V.  n'-s  2075  et  2257. 

2608.  -iiviN 

Rouen,  Cochet,  Origines,  56. 

IIVIXIII    V.  MVXIVUI  M  et  MVXTVLLI 

2609.  *iixixiii 
Amiens,  Dufour  ,  413. 

2610.  '  iixxixiixvi  (?) 

Poitou ,  FiLLON  ,  30  ;  iixxixiiXNi , 
Rev.  archéol. ,  XV,  534. 
m  V.  n«  21 75  et  mélisse 

2611.  *i.  Li(Lgrec) 

France  (ou  Italie) ,  (lampe),  Coll. 
Durand,  Catal.  m  Witte,  393.— 
V.  Tl 

lUBERTVS  V.  n"  2958. 

2612.  ■  lUOMAR 

Allier,  TuDOT ,  71.  — Cfr.  n"  2617. 

2613.  'iLiAVS 

Le  Chàtelet ,  Chignon  ,  ccxxiii. 


2614.  '  ILLA 

Le  Chàtelet,  Grignon  ,  ccxxiii. 

XXIX 


2615.  ■  ILLIANI.   M 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  104. 

2616.  *ILUCATI 

Poitou  ,  FiLLON  ,34.  —  BILLICATI? 

2617.  'ILLIOMAN 

Mus.  de  Londres  :  iluomarvs?  Roach 
Smith,  ap.  Tudot  ,71. 

2618.  *  ILLIOMRIN 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.  ,  104. 

2619.  'iLLixo 

Douay  ,  Roach  Smith  , R.  L.,  107. 

2620.  *  .i(//)ixo. 

Tongres ,  Mus.  DE  Meester  ,    n"   114. 
—  V.  oxiiii 

2621.  •..)1LLVS 

France ,  Grivaud  ,  pi.  xvii. 

2622.  *iLO 

Coll.  Reugnot  (lampe), Cfl/a/.  de  Witte, 
101  ,  n°  260. 

ILVRO  V.  LVRO 

2623 .  iLVST 
Studenberg,  Fr.,  1185. 

2624.  iM 

Mus.  deBàle,FR.,  1186. 

2625.  •iM( 

Étaples,  Mém.  ant.  Moriiiie  ,  VI,  212. 

2626.  of  im  cem  (sic) 
Vechten,  Fr.,  1191. 

2627.  'iM.c.N.o 
Poitiers ,  Fillon,  27. 


2628.  'iMAN 

Allier,  Tudot,413. 

XXIII 


16 


2629.  iMANi  (n  renv.) 
Mus.  de  Willisburg ,  Fr.,  1187. 

2630.  'iMANN  (incus) 
Amiens,  Dufour  ,  4.18. 

2631.  •  IMANN. 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,   104. 

^   ^    ^„    r      IMBETIVS 

2632-2633.-^ 

1.      IMBETVS 

Nimègue;  ibid.  :  imbeuvs,  Fr.,  1188, 
1189. 

2634  *iMFPR 

Mus.   de   Lyon  (sceau,    de   potier?), 

COMARMOND,  378. 

2635.  *...)iMi 

Tongres,  Mus.  de  Meester  ,  n"  126. 

2636.  oiMi 
Vechten,  Fr.,  1190. 

2637.  '...jiMiii 

Élouges  (Commode),   Rens.  de  M.  de 
BovE  (inédit). 

IMIL  V.  no  1368. 

2638  ;  iMio 

Amiens,  Dufour  ,413. 

2639.  FKiMio 
Paris,  Fr  ,  1192. 

2640.  IMIVS  ET  GAIV(S) 

Voorburg,  Fr.  ,  1193. 

IMRCI  F  V.  MARCIC 

2641.  *iMRx(?) 

Tongres,  Mus.  de  Meester,  n»  323. 

2642.  •...)!. MS 

Tongres,  Mus.  de  Meester,  n»  110. 
(sacrot)i.MS? 


—  138  — 

2643. 


OFC.   IN 

Wiesbaden,  Fr.,  1207. 
inaiio  v.  ivni 

2644.  (o)ffic.  inc« 
Riegel,  Fh.,  1194. 

2645.  *incen 

Env.  de  Naples,  Brongniart  et  Rio- 
CREUX,  118. 

264G.      incenvi  (gravé)  (e  arch.) 
Zuricli,  Fr.,  1195. 

2647  .  '  INDERCILLVS  F 

Orléans,  Rev.  archéoL,  1863,  209. 

2648.  'CF.   INGE 

Tongres,  Mus.  de  Meester,  n"  115. 

2649.  OF.  iNGEMiNi  (sic) 
Limoges,  Fh.  ,  1196. 

2650.  *INGEN 

Allier,  Tudot  ,71. 

2651 .  "OF  INGENU 

Poitiers,  Fillon,  27  :  OF.  ingenvi? 

2652.  "INGENVI 

Tours,  RoACH  Smith,  I,  163. 

2653.  *iNGEVVs 

Jublains,  Rev.  archéol.  ,  VllI,  146. 

2654.  INI 

Augst,  Fr.,   1250.  'Mus.  de  Darm- 
stadt,  Steiner,  IV,  695. 

2655.  *...)iNi(... 

Tongres,  Mus.  de  Meester,  n»  326. 

2656.  imc 

Mus.  de  Wiesbaden,  Fr.,  1197. 


2657 .  '  iNiiAcvs 
Tongres,  Douglas,  144.—  ivliacvs? 

2658.  iNrvoi 

Cuissy  :  inivof?  Fr.,  1198.  —  innoi? 
rNN.^Mv  V.  n°  1382. 

2659.  INNITA  (nn  re/w.) 
Oeringen,  Fr.,  1199.  —  inni  fa? 

2660.  iNNOi?  (nn  renv.) 
Augst,FR.,  1200.   'Tum.   de  Héron, 

Mus.  de  Liège  (inédit). 

2661.  lisNOVw 

Xanten,  Fr. ,  1201.  ■  FiEDLER,  pi.  iv, 
fig.  4  :  INNOW  ,  lu  :  MONNi  (réir.),  46. 

2662.  INO 
Heddernheim ,  Fr.,  1206. 

2663.  -iNOCi 
Poitiers,  Fillon,  27. 

2664.  "iNOiNCiv 

Élouges  (Commode) ,  Cercle  Mous ,  VI , 
121. 

2665.  'iNPAX  {gravé) 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  108.  — 
Devise  ? 

2666.  1NPLI(..)TVSF 

Enns,  Fr.,  1202.  *  Steiner  :  Icnplivia- 
TVSF.IV,  537. 

2667.  "INPRINTV.  F 

Londres ,  Roach  Smith  ,   R.  L.,   104. 

2668  .  '  1NRATVS  (?) 

Tongres,  Mus.  de  Liège  (inédit). 

2669.  '...)I^TVSMI 

Étaples  :    OF   iNTVSMi ,    Mém.    antiq. 
Murinie,  VI  ,  212.  —  cintvsmi? 


—  139  — 

2670. 


intvsmvs 

Westerndorf  :  intvs  «(awibjvs  ?  Fr., 
1203.  'Von  Hefner  :  int.vsmvs, 
45,  fig.  28.  —  cintvsmvs? 

2671.  "INYLISICO 

Lampes  :  France  (ou  Italie) ,  Coll. 
Dvnxm ,  Catal.  de  Witte  ,  391, 
n°  1785;  ibid:  ...)ivusiCO,   393. 

2672.  'INVLVS 

Poitou,  Fillon,  30;  Rev.  archéoL, 
XV ,  532. 

iNVMED  V.  n'>2255 

2673.  "INVNONIS.  0 

Poitiers ,  Fillon  ,27. 

2674.  iNvs 
Riegel,  Fr.,  1204. 

2675.  *...)INVS.  F, 
Tongres,  Mus.de  Meester,  n°  116. 


2676-2677, 


10 
lOF 


Mus.  de  Genève,  Fr.,  1208  ,  1209. 

2678.  *...)iOF 

Élouges  (Commode),  Rens.   de  M.   de 
BovE  (inédit). 

2679.  'lOANNis 
Poitou,  Fillon»  34. 

2680.  ioc(... 
Heddernlieim  ,  Fr.,1210. 

lOCCAF  V.  n"  2680  et  tocca 

2681.  'lOCCAS 

Bavay,  de  Bast  ,  51.  —  toccaf? 

2682 .  lOCCiNvs 
Neuenheim  :  toccinvs?  Fr.,  1211. 


—  140 


2683.  locNAF 

Neuwied  :  ioccafouiossaf,  Fh.,  laiS.- 
TOCCAF? 

2684.  ioenalis 

Londres,  Fh.,  1213  'Roach   Smith, 
R.  L.,104.  —  Cfr.  n«  2867. 
lOGiRNi  V.  n°3012. 
101  V.   Tl 

2685.  •ioi(..)ri 

Cini.    de    Flavion    (Commode),    Ann. 
Namur,  VII,  31. 

.)I01V1ANV   V.    MONTANVS 

2686.  •lOM 

Gapoue ,  Riccio  ,  pi.  viii ,  fig.  33. 
lOMS  V.  n»  1362. 


2687-2688 


lOPILLO 

'lOPPios  (incm.) 
Allier ,  Tudot  ,  64. 


2689.  *IORNVS  II  VOCARI 

Le  Chàtelet,  Grigno.n  ,  ccxxiu  ;  Metz  : 
TORivos  II  vocARi  F  (plat  en  terre 
grise),  Bull.  Moselle,  1865,  97. 

2690.  •io(sm)vs 

Tongres,  Mus.  de  Meester  ,  n"  118: 

COSMVS? 


2691-2692 


lOSSA 
(  lOSSAFEC 

Mus.  de  Wiesbaden,  Fr,,  1214-1215. 
—  Cfr.  n''2681. 

2693.  *iov 

Tongres  ,  ou  lov  ?  Mus.  de  Meester  , 
noll7. 

2694.  loVANTi 

Londres,  Fr.,  1216.  'Roach  Smith, 
R.  L.,  1104;  BiRCH,  414. 


2695.  lOVlANVS.  F 

Windiscli ,  Fr.,  1217.   —  montanvs? 

2696.  lOViNii  {sic) 

Bibl.  de  Strasbourg  :  ioviani  ?  Fr., 
1218.  'Mais  :  Rheinzabern  ,  ap. 
Bull.  Alsace,  1856-57,  128. 

2697.  "lovis 
Poitou  ,   FlLLON  ,   34. 

2698 .  loviv 

Dalheim;  lOviANV  ou  iovinu?Fr.,  1219. 

2699.  'm.iovivsti 
Gapoue,  Riccio ,  pi.  vui,  fig.  29. 

IPILLV  V.  VXOPILLVS 

2700.  'ipvRix  (p  grec.) 

Namur  (ll^  siècle),  Ann.  Namur ,  VIU  , 

416.   —  BITVRIX? 

2701.  IR(AN)S? 

Paris  :  IRNS?  Fr.,  1221.  —  ir(anv)s? 

2702.  ...)HUNVSF 

Bibl.  de  Strasbourg,  Fr.,122.  'Mais  : 
Rheinzabern ,  ap.  Bull.  Alsace , 
1856-57,  128. 

2703.  'IREDI 

Poitou,  FlLLON  ,  34. 

IRENE  V.  n°  702. 

2704.  '  IRIDVBNOS 

Poitou,  FlLLON,  34.   —  Cfr.  ridvrno 

2705.  •iRiM(... 

Élouges  (Commode),  Rens.  de  M.  de 
BovE  (inédit).  —  piiiM(. .  ? 

2706.  OFIC  HUMI 

Env.  de  VVindisch  :  ofic  primi?  Fr., 
459. 


—  141 


2707.  *OFF.  i(n)Ni 

Tongres  :  ou  off.  nini  ,  Mus.  de  Mees- 
TER,  n»  119. 

2708.  IRITVS 
Friedberg,  Fb.,1222. 

2709.  iKiTVS  F 

Mus.   de  Mannlieim  :   fritvsf?    Fu., 
1223. 

2710.  ..IRIVSF 

Ladenburg  ,  Fr.,  p.  xx. 

IKMVS  V.  n"  2257. 

2711 .  *  IRXVS  FE 

Allier,  Tudot  ,71.  —  iu(an)vs  fe  ? 
IRO  V.  n"  lil8. 

2712.  'IRPS 

Liberchies  (tuile),  Bull.  Acad.  roy.  île 
Bely.,  X,  2»,  19. 

/  '  IRPOIS 

2713-2715.  j        'iRPOix 

(  '  IRPOY 

Env.  de  Namur,  Aim.  N'imiir  ,  V.  46  ; 
VI,  254;  VIII,  452. 

2716.  'ISABINI.  F 

Londres,  Roach  Smith,  K.  L.,  104. 

2717.  OFiSAS 
Lillebonne:  OF  isas(.  .,  Fii  ,  1224. 

ISAVR  V.   TVRSEI 

2718.  ISE  OF 
Windisch,  Fr.,1225. 

2719 .  *  iSEPO  (carnet,  grecs) 
Allier ,  Tudot  ,  70. 

2720.  •  i.s.f.pII  A.TiF 

Waudrez    (brique  ou  tuile)  ,   Mus.    de 
Bruxelles,     Culal.    Sch.vyes  ,    98, 


n"  284  ;  indiqué  par  erreur ,  comme 
provenant  de  Trêves  ,  Catal.  Juste  , 
154,  Q.  14;  sans  lieu  d'origine, 
sanssigle,  ibid,  192,  nD.25;  Hage- 
MANS  :  l.s.F.P  II  ATiT  ,  450  ;  Ciney  : 
i.s.F.PlJATi  F,  Mus.  de  Liège. 

2721.  "l.S.F.PlJSNF 

Waudrez  (brique  ou  tuile) ,  Mus.  de 
Bruxelles,  Calai.  Schayes  ,  98, 
n°  284;  Ciney:  isfp  ||  s(EN)r,  Mus. 
de  Liège. 

isid  v.  pas 

2722.  . .  .)isimil(.  . . 
Orig.  incertaine,  Fr.,2003. 

2723.  OF  ISM  (sic; 

Limoges,  Fr.  ,  2006.  *  Rev.  arvhéol.  : 
CF.  ISMOU  OFIC.  M?  Vlll,  433. 

2724.  ismil.f(.s7'c) 
Dallieim:  similis?  Fr.,  2005. 

2725.  *..)istio 

Tongres  ,  Mus.  DE  Meester  ,    n"   122. 

2726.  '  iTAicvs 

Bavay  ,  de  Bast  ,  51.  —  n(iVL)icvs? 

2727.  "OF.  IT.'VL 

Mus.  deNarbonne,  Tournal,  77. 
. .  .)ital  V.  vital 


2728-2729 


1TAL1 
■  ITALIS 

Le  Chàtelet ,  Grignon  ,  Lx  et  ccxxiii. 
.  .)iterna  F  V.  miterna 

2730.  ititio 

Trêves,  Fr.,  1226.  —  Cfr.  l.  titi 

2731.  •(it)v 

Capoue,  Riccio,  pi.  viu,  lig.  47. 


—   142 


2732.  -iv 

Limoges,  Rcv.  arcliéol.,  VllI,  433. 

2733.  -OFiv 

Toflgres,  Mus.  deMeester,  n»  120. 

2734.  OFiv(... 
Faucarmont,   Fk.  ,    1248.    'Cochet  : 

OF.  IV ,  356. 

iv(.)OM,\i  V.  n»  1736. 

2735.  c.  iv.it 

Londres,  Fr.,  1261.  *  Ro.\CH  Smith, 
(anse  (l'amphore),  R.  L.,  108. 

2736.  •iVA(... 

Tongres ,  Mus.  de  Liège  (inédit). 

2737.  *ivB 
Poitiers,  Fillon,  27. 

2738.  'ivc 
Poitiers ,  Fillon,  27. 

2739.  ivcA 

Neftenbach  ;  Mus.  de  Bonn  :  liivc.4.  , 
Fr.  ,  1227.  'Tongres;  ibid.  .  .)vca, 
Mus.  DE  Meestek  ,  n"^  318  et  341 . 

2740.  -ivciKi 

Bingen  (lampe) ,  Jnhrbiicher  ,  XXIX- 
XXX,  216. 

274-1 .  '  ivcivsMO 

Env.  de  Flavion  (Commode),  (Ann. 
Namur) ,  VII ,  31.  —  Cfr.  les  suiv. 

2742.  'ivcivsso  {ss  hiclinés) 
Juslenville,  Mus.  de  Tongres  (inédit). 

2743.  'ivcNisio 
Scliaerbeeck,  Mus.  de  Bruxelles,  Cfl/a/. 

Juste,  200,  FF. 5.  —  Cfr.  n"^  2761  , 
2825  et  2761 


2744.  OF.  rvcv 

Mus.  de  Mannheim  ,  Fr.,  1231. 

2745.  'CF.  ivcvM 

Le  Chtàtelet ,  Grignon  ,  ccxxiii .  — 
of.ivcv(nd). 

2746.  'OF.ivcvN 

Tongres,  Mus.  de  Meester  ,  n"  121; 
Londres,  R0.4.CH  Smith,  R.  L.,  104. 

2747.  OFivcvN 

Augst;  Rottweil:  OFivcvi;  ibid.,  oivcvN; 
Heddernheini  ;  Mus.  de  Wiesbaden  : 
OF  ivcw  ;  Nimègue  ;  Vechten  ;  Le 
Châtelet  ;  Londres,  Fr.  ,  1230. 

2748.  '  OF.   IVCVND 

Douay,  Roach  Smith,  R.  L.,  108. 

2749.  ivcvNDi 
Windisch,FR.,  1229. 'Allier, Tudot, 71. 

2750.  '  IVCVNDI  II  KDI 

Capoue,  Riccio  ,  pi.  vui,  tig.  3'2. 

1       *  IV(CVN)D0 

2751-2753.)     *  (/)vcvndv 

f      ■  IVCVNDV 

Tongres,  Mus.  de  Meester,  n°s  123-1 25; 
Rivières  et  Montans  :  ivcvndv  ,  XXX« 
Congrès ,  358. 

2754.  IVCVNDVS.F 

Staffort,  Fr.,  1228. 

2755.  "ivcvs 
Bavay,  de  B.\st  ,51. 

2756.  QiVDi  (sic) 
Heddernlieim  :  oivdi  ,  Fr.  ,  1233. 

2757 .  iVDO 

Vieil-Évreux ,    Fr.,    1232.    'Bonnin, 

pi.  XL VI. 


—  143  — 


2758.  *IVENAL1S.MA 

Londres,  Roach  Smith,  U.  L.,  104. 

—  Cfr.    IVVENALIS 

2759.  'iVERi 
Poitiers,  Fillon,  27. 

2760.  •...)ivi 

Tongres ,  Mus.  de  Meestek  ,  n"  327 . 

—  V.  aussi  n"  752. 

27C1.  *  iviccwio 

Le   Châtelet,    Grignon  ,    ccxxiii.   — 
Cfr.  n°  2741. 

2762.  'iviiN 
Normandie,  Cochet,  401.  — ivui? 

2763.  ivniN 

Mus.  de  Wiesbaden  ,  Fr.  ,  1245. 

2764.  iviiv 
Renaix  ',  Fr.  1246. 

2765.  iviN 
Bonne-Nouvelle  ;     Neuville-le-PoUet    : 

ivin(...,  Fr.,  1247.  •Cochet,  79. 

2766.  'iviNvs 

Poitou ,    FiLLON  ,    32  ;    Le    Bernard  , 
XXX^  Cotujrès  ,  292. 
IVL  V.  NVMIDI  et  sext 

2767.  'ti.ivl.an 

Mus.  de  Narbonne  (poterie  grossière) , 

TOUHNAL,  78. 

2768.  'ivL.APA 

Mus.  de  Narbonne ,  Tournal  ,77. 

2769.  't.ivl.apia 
Tongres,  Mus.  de  Meester,  n"  13. 

*  fn   Batavia ,    dit   erronément    Froehnek  : 
Renaix  est  en  Belgique 


2770.  'p.ivl.ar 

Mus.  de  Narbonne,  Tournal,  77. 

2771.  •iVL.EGN 

Mus.  de  Lyon ,  CoMARMOND  ,  116. 

2772  "q.ivl.hab 

Cologne  ,  Coll.  Merlo  ,  Jahrbiicher , 
XXXV ,  43. 

2773.  *c  ivl.pr(. . . 
Richborougii ,  Roach  Smith  ,  RRL. ,  69 

2774.  'c.ivl.pri.f 

France  (ou  Italie),  Coll.  Durand  ,  Calai. 
deWitte,  353;  Catal.  Pourt.alès, 
152. 

2775.  Ti  i(vl)  res(.  . . 
Riegel,  Fr.,  1258. 

2776.  *  . .  .)f.ivlstep.god  ||  etc. 
Rome  {op.  dol.),  Fabretti,  510. 

IVL1AN  V.  n»  704. 

2777.  (/)vl(an)s  (an  re?/î;.  ;  l  arch.) 
Limneren ,  Fk.,  1241. 

2778.  ivLCiRi 
Italie,  Fr.,  1260. 

2779.  *ivLi 

Allier  (moule),  Tudot,  166;dePayan- 
Di)  MouL(,\  ,  382.   —  V.  n"  1818  , 

VICIANA  et  ZOSIM 

2780.  -ivLi.M 

Ciiesferford,  ^rc/(aeo/o(//fl,XXXll,  353. 

2781.  -oFiYu 
Allier,  Tudot  ,  7  i  . 

2782.  IVLI  ALEX1 

Strasbourg,  Fr.,  1251.  —  Cfr.  n» 
2830. 


144  — 


2783.  IVLI   HE(»JM 

Mus.  de  Leyden  :   ivvi   HE(r)M  ,    Fr.  , 
1257. 

2784.  *.  ..)iVLT.  IVLIAN  etc. 
Rome  (op.  do/.),  Fabretti,  509. 

2785.  'c.iVLi.Nici 
BiRCH  (lampe),  406. 

2786.  C.   IVLI.  SVRRI 

.\utun,  Fr.,  1259.  —  Cfr.  n»  2778. 
V.  aussi  dans  les  sigles  de  Fabretti, 

503  ,  OP.  DOL.  c.  IVLI  STEPHANI 

IVLIACVSV.  n"2972 

2787 .  ivLiA 

Riegel ,  Fr. ,  1234.  "  Allier,  Tudot,  7 1 . 

2788.  *  OF.   IVLIAE   M 

Allier ,  Tudot  ,71. 

2789.  '  IVLIAE  Tl.   F.   SEVERAE 

Rome  (plomb),  Fabretti,  543. 

(  '  .  .  .OPVSFIG  II  IVLIAE  SATVRN 

2790-2791  ■  y  ■  ■  -opvs  fig  ||  offic   ivliae 

(  [SATVRfJlN 

Rome  {op.  dol.),  Fabretti,  509,  510. 

2792.  IVLIAE  II  m 

Livourne,  Fr.,  1249.   —Cfr.  n"  2802. 

2793.  IVLIAN 

Voorburg,  Fr.,  1237.  'Élouges  (Com- 
mode) ,  Cercle  Manx  ,  VI ,  121. 

2794.  ivli(an)... 
Riegel  :  ivliani  ,  Fr.,  1236. 


2795.  "ivliani 
Poitou,  Fillon  ,31. 

2796.  ivli(an)i 
Riegel,  Fr.,1235. 


V.  n"  704. 


2797.  M.  i\L\\m  (gravé) 
Rlieinzabern ,  Fr.,  1238. 

2798.  mivli(an)i 
Paris:  mivilni  ,  Fr.,  1242. 

2799.  "ULIANOS 

Poitou  ,  FlLLON  ,  34.  —  IVLIANOF? 

2800.  IVLIANVS 

Rheinzabern ,  Fr  ,   1239.  'Allemagne, 
Jahrbucher,  XX Vil ,  122. 

2801  .  IVLIANVS  F 

Westerndorf ,  Fr.,  1240.  '  Von  Hefner  , 

IVLIAN VSF  ,  45,  flg.  27. 

2802  .  IVLIE  11  NI 

Env.  de  Nimègue?  Fr.,  1250.  —  Cfr. 

n»  2972. 


2803-2804 


IVLII 
■  IVLII  M 

Poitiers  et  Poitou  ,  Fillon  ,  28  ,  34. 


2805.  ■  IVLII.   MA. 

Richborough  ,  Roach  Smith  ,  R  .  L.  ,  69. 

2806.  'IVLII  0 
Poitou ,  Fillon,  33. 

2807.  iVLniTVR(L  arcli.) 
Castel  :  ivliatvr  ,  Fr.,  1251. 

2808.  "iVLiivi 
Poitou  ,  Fillon  ,  34. 

..  .)iVLisico  V.  n''2671. 

2809.  'iVLiv 

Ellezelles  (Marc-Aurèle)  :  ou  amai  (rétr.) 
Mess,  sdenc.  hist.,  1865,  428. 

2810.  '  civlivicff 

Cab.     de    Brandebourg    (lampe)  ,    de 
Montfaucon  ,  V.  205. 


2811  .  ■  C.  IVLI[|VM 

Capoue  ,  Riccio,  pi.  VIII ,  fig.  21. 

2812.  ivLivs 

Gûnzburg,  Fr.,  1252.  *  Steineu  ,  IV  , 
14  et  82. 

2813.  ivLivs  F 
Rheinzabern.FR.,  1253.  '  Bull.  Alsace, 

1856-57,      162;    Bniniatli ,     cab. 
SCHNŒRINGER  ,  «7»id. ,  1861  ,  100. 

2814.  IVUVSFECIT 

Rottweil  ,  Fr.,  1255. 

2815.  iVLivs  m  (en  cercle) 
Mayence,  Fr.,  1254. 

2816.  'ivLLENi.  (e  avch.) 
Doiiay,  RoACH  Smith,  R.  F.,.,  101. 

2817.  IVLLIACVS 

Neuwied  :  ivllinvs,  Fr.,  1262. 

2818.  'IVLLIIM 

Gand ,  Mus.  de  Bruxelles  ,  Hagemans  , 
444;  Calai,  de  Juste,  187,  BB, 
19  :  iVLLiiiM  ,  vérifié  :  ivllini  m 

2819.  IVLLINI  (...  (sic) 

Londres:  ivlli(.an)i?  Fr.,  1263.  — 
Cfr.  n»  2818. 

IVLLINVS  V.  n"  2817. 

2820 .  •  IV(/)VMAN 

Tongres  (terre  noire),  Mus.  de  Mees- 
TER,    n°  308. 

2821 .  IVLVNNFEC  (sic) 
Steinsfurt,  Fr.,  1244. 

IVMANVS  V.  n°  2835. 

2822.  ivN(... 

Mus.  de  Mannheini ,  Fr.,  1263.  —  V.n» 
2832. 


—  145  — 

2823. 


Poitou,  FiLLO.x,  34.  —  Cfr.  n"  2559. 

2824.  iVNCA(n) 
Italie,  Fr.,  1264. 

2825.  'ivNCiio 

Douay  ,  Roach  Smith  ,  R.  L.,  107. 

2826.  'iVNEHio 

Schaerbeeck ,  Mus.  de  Bruxelles ,  Calai. 
Juste,  200,  FF.  5. 

2827.  *ivNi 

Env.  de  Naples  (lampe) ,  Mommsen  , 
6308,  17»;  Wels  ,  Steiner  ,  IV, 
517.  —  V.   MELISSI 

2828.  'n-Ni.  M 
Amiens,  Dufour,  413. 

2829.  ■o(/)ivNi 

Bavay  (terre  grise),  Cab.  de  Fourmes- 
TRAULX  ,  n"  94  (inédit). 

2830.  IVNl  ALEXI 

Env.  de  Tunis,  Fk.,  1270.  "  Env.  de 
Naples,  Mommsen,  6308,  18°; 
Capoue,  Riccio  ,  pi.  viii ,  (ig.  30.— 
Cfr.  n°2782,etlesuiv. 

2831.  'IVNIALFII 

Capoue  ,  Riccio  ,  pi.  viii ,  lig.  28. 

2832.  *c.  ivNi  RAC 

Capoue ,  Riccio  ,  pi.  vui ,  fig.  31  ;  Env. 
de  Naples  :  c.ivn.drac  (lampe) , 
Mommsen  ,  6308,  19». 

2833 .  ivniaf 

Mus.  deDarmstadt,  Fr.,  1267.  "  Stei- 
ivER  ,  IV  ,  695. 


XXIX 


2834 .  IVMANI 

Rottweil  ;  Nimègue  ,  Fr.,  1265. 

XXIIl  17 


2835.  IVNIANVS 

Bibl.  de  Strasbourg:  ivmanvs,  Fr.  , 
1206. 

283G.  ivNivs 

Mus.de  Wiesbaden,FR.,1268. 

2837.  ivNivsF 

Env.  de  Zurich  (tirenv.),  Fr.,  1269. 
■Hoathem-S.-Gerlach:iVNivsF,PMb/Jc. 
</e  Limb.,  11,212. 

2838.  -s.  ivNivs 
Litlington,  ArchaeoL,  XXVI,  369. 

2839 .  •  c.  ivîs'Nii 

Italie  (lampe) ,  Fabretti  ,517. 

2840.  'oFivoN 
Amiens,  Dufour  ,  4.13. 

2841 .  •  ivovoi 

Le  Châtelet ,  Grignon  ,  ccxxiii. 

2842 .  '  civppi.  M 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  103. 

2843.  ivRA 

Montrœul,  Fr.,  1271.  —  Cfr.  n»  2668. 

2844.  '...livRiis 

France,  Bull.  Comité  hist.,  arts  et 
momim.,  IV,  49. 

2845.  'mivron 

Le  Cliàtelet ,  Grignon  ,  lx. 

2846.  iVRRVN 

Bibl.  de  Strasbourg,  Fr.,  1273.  "Mais  : 
Rlieinzabern  :  ivrrvn.,  Bull.  Alsace, 
I.  128. 

IVS   V.    MEM 

2847.  *...)ivs 

Tongres,  Mus.  de  Meester,  n"  127. 


—   146  - 

2848 


IVSA 

Mus.deWiesbaden,FR.,  1272. 

2849.  *ivsADAO 

Le  Châtelet ,  Grignon  ,  lx  . 

2850.  ivsT 
Paris,  Fr.,  1283. 

2851.  ivst(... 
Augst,  Fr.,  1284. 

2852 .  ivsTi 
Studenberg;  Italie,  Fr.,  1281. 

2853.  ivsTi  M 

Normandie,    Fr.,    1279.     'Poitiers: 
IVSTINl  ,  FlLLON  ,  27. 

2854.  ivsTi  (ma) 
Augst,  Fr.,  1280. 


2855-2856 


"IVSTI.  MA 
■  OF.  IVSTI 

Londres,  Roach   Smîth,  R.  L.,  104. 


2857 .  ivsTiNi 

Vechten,  Fr.,  1274.  —  Cfr.  no2853. 

2858 .  *  IVSTIiMAN 

Metz,  Jahrhiicher,  XXVII,  117. 

2859 .  ivsTiNVS 

Chrisfnach,   Fr.,   1275.  'Public,  de 
Luxemb.,  I,  28. 


2860-2861 


'  IVSTITIA   G.   L.  N 


IVSTITVI  CL.   N 

Normandie  (verre) ,  Cochet,  256,  524. 

2862 .  ivSTO 

Mus.  de  Mannheim  ,  Fr.,  1282. 

2863.  IVSTVS 

Vechten  ,  Fr.,  1276.  ".Mlier,  Tl'DOT,  71. 


—  147  — 


2864.  ivsTVSK 
RoUweil  ;  Voorburg  ,  Fr.,  1217. 

2865.  IVSTVSFE 

Nimègue  (2   exenipl.);   Geldern  ,   Fk., 
1278.  '  Jahrbûcher ,  XXIII,  176. 

2866.  *M.  M.   IVSTVSl' 

Cim.  de  Flavion  (Commode),^»».  Na- 
mur,  VII  ,  31  ;  Le  Chàtelet  :  m.  m. 

IVSTVSI,GRIGNON,CCXXni,etGRlVAUD  : 
M.   M  IVSTVSI  ,  pi.  XLVII. 
IVVE  V.   SECV 

2867  .  IVVENALIS 

Rheinzabern,  Fr.,  1285.    —  Gfi.    n»= 
2758  et  2684. 

2868 .  (ivjVEma 

Augsl.;  Frick  :  ...)vvenis,  Fr.  1288. 

2869.  IVVENIS  F 

Rheinzabern, Fr.,  1287.  * Heiligenberg: 

IVVENIS.  F,  Cab.  SCHNŒRINGER,  Ltull. 

Alsace,  1861  ,  101. 

2870.  IVVENIS  FECiT  {(lans  un  cercle). 
Enns,  Fr.,  1286.  "Steiner,  IV,  537. 

ivvi  HERM  V.  n'>2783. 

2871.  ■  iXiMii  (m  renu.) 
Amiens  ,  Dufour,  413. 


K 


2872.  '  KALENDI.O 

Londres  :  falendi.o,  Roach  Smith, 
R.  L.,  104. 

KAR  V.  n"  1578. 

2873.  *KAT 

France (oultalie),  (lampe),  Goli.  Durand, 
Calai.  DE  WiTTE ,  394. 


2874.  ■  KEACEI 

Capoue,  Riccio,  pi.  VIII,  fig  34  ;  Her- 
culanum  ,  S.  Maréchal  ,  X  ,  50. 

2875.  'khasei  (caract.  grecs) 

Capoue   (lampe)  ,    Riccio  ,    pi.   VIII , 
fig.  16. 
KOCMAIATROV  V.  n°  704,  OÙ  ce  mol  doilètre 
supprimé  après  memoria 

2876.  'kolivs  h 

Coll.    Beugnot    (lampe)     Calai,     de 
WiTTE,  100,  n»  247. 


2877.  OF  LABE 

Le  Chàtelet,    Fr.,  1289.    "Grivaud  , 

pi.  XLVII. 

2878.  *of.(la)be(.  .  .(a  arch.) 
Tongres,  Mus.  de  Meester  ,  n°  128. 

2879.  OF  LABEO 

Limoges,  Fr.  ,  1291.  * oflabeo  ;  sur 
le  même  exempl,  :  gek  (caractères 
grecsj,et  ANT  (gravé),  Rev.  archéol., 
Vm ,  434. 

2880 .  *  LABERI 

Rome  (lampe),  panofka  ,  153;  Birch, 
407. 

2881.  OF.   LABIO 

Le    Chàtelet,    Fr.,   1290.    'Grivaud, 

pi.  XLVIl;  GulGNON  :  OFLABEO,  CCXXUl; 

Brumath,  Cab.  Schnoeringer,  Bull. 
Alsace,  1861,101. 

2882.  'cf.   LABIONIS 

Tongres,  Mus.  de  Meester,  n"  129  ; 
Londres ,  Roach  Smith,  II.  L.,  104. 


—  148  — 


2883.  OF  LABIOMS 

Orléans,    Fr.,    1292.  "de   C.^umont  , 
399. 

2884.  L.\c(... 
Wiflisburg,  Fk.,  1292. 

2885.  LACON' 

Bibl.  de  Ludwigsbuig  ,  Fu.,  1295. 

2886.  LACONis 
Wiflisburg,  Fr.,  129i. 

2887.  *LACS0RI(?) 

AlHor,  TijDOT,  71. 

2888.  ■  L.     LAEBIVS.     NlCEPHORJlLAEVlAES. 

[l.  et.  PAEDAG 
Florence,  Fabretti  ,  497. 

2889.  LAEO 

Orig.  inconnue,  Fr.,  1296. 

2890.  "LAETl 

Env.  de  Naples,  Mo.mmsen  ,  6307,  33°. 

2891  .  OF.   LAEVI 

Limoges,  Fk.,  1297.  '  Rev.  archéoL, 
VIII  ,  433. 

2892.  lai(ti)als  f(u.  rtrc/*.; 
LAiTiALis.F?  Mus.  deMannheini:.  .)a(iti) 

et  LAiTi;  Wiciielhof  :  CLAfniijALS.F 
(l  arch.,  creiiv.)  ;  asvt\lc(s  et  c 
reiiv.)?  lu  ACVTAL ,  Fr.,  1298.  — 
Cfr.  n°  968. 

2893.  -L.A.L 

Mus.  de  Lyon,  Comarmond,  116. 

2894.  'LALI.M 

Allier  ,  TiJDOT  ,71. 


2895.  "laixi.ma 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  104. 

2896.  LALLO.F 

Augst,  Fr.,  1299. 

2897  .  LALLVS  FEC 

Westerndorf,  Fr.,  1300.  *Von  Hefner  : 
(la)llvsfec  ,  45,  fig.  29. 

2898.  *OFLALV 

Le  Châtelet,  :  delalv,  Grignon,  cg,\xiii. 

2899.  'lanb 

Bibl.  de  Paris  (verre),  Chabouillet, 
606  ,  n°  3442. 

2900 .  '  LANCIV 

Londres,  Ro.\ch  Smith,  R.  L.,  104. 

2901.  'lanesian 

Mus.  de  Lyon,  Com.vrmond  ,  116.  — 
Cfr.  no  97. 

2902.  'laovio 

Brumatb  :  Cab.  Schnœringer  ,  Bull. 
A/s«ce,  1861  ,  101. 

2903.  'L.  A.R 

Syracuse  (anse), Brongni art  et  RiocKEUX 
1  ,  47. 

LARi  V.  n°  673. 

2904.  *las(am) 

France  (lampe) ,  Grivaud  ,  Recueil , 
pi.  XXVI,  fig.  7. 

2905 .  ■  LAS.wcv 

Coll.  Beugnot  (lampe),  C«/rt/.DEWiTTE, 
103,  n»  270.  —  Cfr.  n°  737. 

2906 .  LASIVCAF 

Limoges,  Fr.,  1301;  ' Rei'.  arcliéol. 
(incus.  et  réir.)  VIII,  433.  —  Cfr. 
n»  2908. 


—  149  — 

'  2921 


290"  .  ■  LASSENIVS 

Allemagne,  Jalirbûclier ,  XXVI],  124.. 

2908.  'lastvcis.m 

Poitou ,  FiLLON  ,  30.  —  Cfr.  n»  2920. 

2909 .  LASYKI 

Mus.  de  Wiesbaden,  Fr,,  1302. 

2910.  'LATIANl 

Poitou ,  FiLLON,  31. 

2911 .  "latinian.  F 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,    lOi. 


LAXTVCIS  F 
AugSt  :  TAXTVCIS  F  ou  lAXTVCISF,   Fk., 

1309. 


2922 .  ■  LAXTVCIS  0 

Poitou,  FiLLON,  27.  Cfr.  n"  2906. 

2923.  ■  LB  (entrelacés) 

Élouges    (Commode),    (verre).   Cercle 
Mons,  VI,  21. 

LBiN  V.  n"  189. 
Liiiii(..)xNi  V.  n°  874. 

2924.  CF.  L.  c 
Nimègue  :  virilis?  Fr.,  2164. 


2912.  LATIMANVS 

Rheinzabern  ,    Fr.,    1303.  'Londres,  !  2925. 
RoACH  Smith,  R.  L.,  104.  ! 


L  c  A 

Augsbourg  (lampe) ,  Steiner  ,  IV,   57. 


2913.  LATINVS 

Nimêgue;  Vechten;  Londres,  Fr.,  1304. 
■Roach  Sjuth,  ap.  DuFOL'R,  425,  et 
R.  L.,  104. 

2914.  LATINVS     F 

Nimègue,  Fr.,  1305. 

2915.  •l(at)(rv)s 

Angleterre  (anse  d'amphore) ,  Douglas  , 
pi.  xxvni. 

2916.  "L.   LAV.   F.  0 

Mus.  de  Lyon,  Comarmono,  378. 
2917-2918.!     '^'^'''••(°) 

(       LAVRIC 

Windisch,  Fr.,  1306,1307. 
LAVRLAN  V.  n"  1002. 

2919.  LAVRO 

Rottenburg,  Fr.,  1308. 

2920.  •laxtvci(?) 

Allier  (sceau  de  potier) ,  Tmdot,  64. 


2926.  'L  c  F 

Poitiers ,  Fillon  ,27  ;Tudot  ,  pi  lxvii- 
•   —  Cfr.  VIRILIS 

2927.  "l.  c.  F.  p.  c.  0. 
Lundres(anse  d'amphore),  Roach  Smith, 

R.  L.,   88.  —  Cfr.  n°  2929. 

2928.  "l.  c.  1 

Lampe,  de  Montf.\l!Con,  V,  pi.  clxxxv. 
LCNiANO  V.  n»  2970. 

2929.  'l.  c.  1'.  P.  c.  0 

Mus.   de  Lyon,   Comarmond  ,   116.— 
Cfr.  n°  2927. 

2930.  leccvfm 

Xanten,    Fr.  ,   1310.    '  Fiedleu  (anse 
d'amphore),  53. 

2931 .  'L.  E.  ecit 

Londres  («  tèle  >•),  Roach  Smith,  R.  L., 
89. 

2932.  ■ LEGENVS 

Allier,  TiiDOT,  71. 


2933.  LEGIN.F 

Nimègue  :  lEGifJ?  Fr.,  1311. 


—  150  — 

2945 


2934 .  legi(ti)m.  o 

Paris  :  LEGiT.M.  o,  Fh.,  1312. 'Giuvaud, 
Recueil,  155. 

2935.  *LE(..)ICNIAS 

France  (ou  Italie),  (lampe),  Cuil.  Uuuand, 
Calai.  DE  WiTTE,  353.—  liciniano? 

2936 .  LEMOFEC 

Limoges ,  Fr.,1313. 

2937 .  ^EN  {gnwé) 
Vechten,  Fii.,13U. 

2938 .  *  LENivs 

Le  Cliâtelet,  Grignon,  ccxxiii.  —  lentvs? 

(el)lenivs  ? 

2939.  of.  lentvl 

Voorburg  :  OF.  len(/)[(/)  et  ...)  lentvl, 
Fr.,1316. 

2940 .  LE.NTVLI 

Voorburg;  Vechten;  Bonn  :  i.  entvi; 
ihid.  ENTiLi.  M.  ;  Castel  ;  Mayence  : 
LLENiviiii',  Fr.,  1315. 

2941  .  •  LENTVLLl.  M 

Poitou,  FiLLON,  32. 

2942.  "C.  LENTVLVS 

Haekendover ,  Mus.  de  Bruxelles  (sceau  , 
de  potier?),  î^  vente  de  Renesse  , 
n»  401 . 

2943 .  LEO  FEC 

Voorburg  ,  Fr.,  1317. 

2944.  'leofec 

Geilep,  Jahrbûclier,  XXXI,  94. 


LEPTAS 

Limoges ,  Fr.,  1313. 

2946.  *L.  LERCl 

Capoue  ,  Riccio  ,  pi.  viii ,  fig.  35. 

LERl  V.   TER.   SECV 

2947.  LEsiFio  (E«;'t7i.) 

Riegel;  ibid  :   liis(.  . .,    (2  exempl.)  , 
Fr.,  1319. 

2948.  ■oFLi(... 
Tongres,Mus.  de  Meesïer,  n»  130. 

lib  v.  papiri 

2949.  'libearis 

AUier  (moule),  2  exempl.,  Tuooi,   66. 
—  Cfr.  n"^  2226  et  2952. 

2950.  LIBERALISF 

Heddernheim ,  Fr.,  1321. 

2951 .  LIBERALISF  (e  arck.) 
Mayence,   Fr.,   1320.    'Ibid.,  Coll. 

Kesselstadt,  Steiner  ,  II,  341. 

2952 .  ■  LIBERARIS 

Allier  (moule),  Tudot,  65.— V.  n°  2949. 

2953 .  ■  LIBERIM 

Barentin ,  Cochet,  443.;    Bull.  Mo- 
selle, 1859,  52. 

2954.  liberim(... 

Montrœul ,  Mess,  scienc.  hist.,   1849, 
251.  Lu  liber(ti)m  par  Fr.,    1323. 

2955.  '  LIBERIVS 

Londres ,  Akerman  ,  91  ;  Roach  Smith, 

R.  L.,  104.  —  LIBERIVS? 

2956.  ■  LIBERTl 

Allier  (sceau  de  potier),  Tudot,  71. 


—  151  — 


2957  .  '  LlBERTl .  M 

Londres,  RoACH Smith,  R.  L.,  104. 

2958.  LIBERTVS 

Windiscli  :  (/)  libertvs  ;  ibid  :  ibertvs; 
Hiilingen  :  iberivs  ;  Mus.  de  Mann- 
heim  ;  Londres  :  liberivs  ,  Fr.  ,  1 322. 
•RoACH  Smith,  R.  L.,  104. 

2959.  LiBONi 
Waesmunster ,  Fr.,  1324. 

29C0.  -Lie 

Ratisbonne  (lampe),  Steiner  ,  IV,  125. 
Lie  figure  aussi  dans  les  op.  dol.  de 
Fabretti,  505. —  V.  encore  n"  21 54. 

2961 .  ■  LiCACi 

Douay,  Roach  Smith,  R.  L.,104. 

2962.  lic(an) 

Paris;  Vechten,  lic(iniani)?  Fr.,  1326. 
i.icii  V.  n«  1340. 

2963.  OF.  Licix 

Windisch  ;  Augst,  Fr.,  1329.  "  Tongres, 
Mus.  DE  Meester  ,  n"  131  ;  Douay  : 
OF.  LiciN . ,  RoACH  Smith,  R.  L.,  108. 

2964.  "oFLiciN 

Le  Châtelet  :  delicin,  Grignon,  ccxxiii. 

2965-2966.1     '  i^- ^icin  ||  svccess 

I       *  C.  LICINI  DONACIS 

Italie,  Fabretti,  253. 

2967,  oF.  LiciNi 

Londres,  Fr.,   1330.   '  Roach    Smith  | 
(2  exenipl),  R.  L.,  104. 

2968.  'OF.  LICINIAA. 

Douay  :  licini  ma?Roacii  Smith  ,  R.  L., 
108.  —  oflicini(ani)a? 


2969.  "OFLICINIAN 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  104. 

2970.  L1CINIANI.  0 

Riegel  :  lcniano  ,  Fr.,  1325. 

2971 .  OF  ucini(ani)a 
Windisch,  Fr.,  1327. 

2972.  LiciNiLVs 

Londres,  Fr.,  1335.  "Roach  Smith, 
R.  L-,  104  ;  ibid(.(  tèle  >,)  ,  89. 

2973.  •licimvs 

Londres;  Tours;  Paris;  Augst,  Hage- 
MANS,  415. 

2774.  ■  LiciNVS 

Londres  ;  Tours  ;  Paris ,  Amiens  , 
DuFOUR  ,  413  ;  Allier,  Tudot,  71  ; 
Ravay ,  de  Bast,  51  ;  Toms,  Roach 
Smith,  1,  163;  Tongres  (2  exempt.). 
Mus.  de  Meester  ,  n"^  132  et  133 
(un  avec  reliefs).  —  Cfr.  n''2973. 

2975.  'licinvs.  f 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.  ,  104. 

2976.  •lici(.)vvs 

Bavay,  Cab.DE  FouRMESTRAULX,fifte(i/7y. 
—  licinvs? 

2977.  OFLicN 
Windisch;  Paris,  Fr.,  1332. 

2978.  OFLiCNi 
Paris  ,  Fr.,   1331. 

2979.  L.  iCNivs 
Windisch,  Fr.,  1333. 

2980.  "Licisvs 

Londres  ,  Roach  Smith  ,  R.  L.,  104. 


152  — 


2981.  I-  igini(na)o 

Windiscli  :  ...  N(iN.\)o  (point  en  o)  ; 
Âugst;  ib  :  ic.  nimo,  Fr.,  13'28.  — 
Cfr.  noSOlO. 

2982.  ■...)Lii 

Normandie  (anse  d'amphore),  Cochet, 
401. 
MivcA  V.  no^  2939  et  2990. 

2983.  LtLLVS  FEC 

Westerndorf  ;  Mus.  de  Wiesbaden  : 
cli(.)lvs.fe  ^c.  renv. ,  ll  arch.),  Fr.  , 
1336.  "Steimer,  IV,  101. 

298i.  'liltaNi.m  ? 

Londres,  Ro.\ch  Smith  ,  R.   L.,    104. 
L1ECDI  V.  n"  1014. 

2985 .  im.y  F 
Westerndorf,    Fr.,   133'.   "  Stekner  , 

IV,  161. 

2986.  LIMETll.M 

Bretonne,  Fr  ,  1338.  'Cochet,    314. 

298' .  ■  HMPF 

Allemagne  {luWes),  Jahrhiicher,  XXXIX- 
XL ,  350.  —  Sigle  de  légion? 

2988.  'linivsmix 

Londres,  Ro.\ch  Sjhth ,  R,  L.,  104.— 

CINTVS.MIX  ? 

2989 .  LiPPOFEC 
Broiil,  Fr.,  1339. 

2990.  UPVC.\F 

Veciiten  ;  iind.  :  u(t)\c\  ?  Mus.  de 
Bonn  :  lhvc.\  (point  en  c),  Fh  . ,  1 340. 

2991  .  LITA 

Limoges,  Fr.,  1341. 


2992.  ■  LITOGENE 

Mus.  de  Vérone  (lampe) ,  Maffei  , 
167-168. 

2993.  litoge(ne) 

Italie  inférieure ,  Fr.,  1342.  "Lampes  : 
Arles  :  utogëne ,  XXlle  Congrès, 
494;  Birch  :  LITOGENES,  407. 

2994.  litter(... 
Nimègue,  Fr.,  1343. 

2995.  "littera 
Poitiers,  Fillon,  28. 

2996  .  '  LITTVS.  F 
Poitou  ,  FlLLON,  30. 

LiTVCAeluvcA  V.  n»  2990. 

2997  .  *  LITVCENTI 

Londres  («  tèle  ») ,  Roach  Smith  , 
R.  L.,  89.  —  ci.ntvgenti ? 

2998.  ■  OF.  LIVDE 

Le  Châtelet ,  Grignon  ,  ccxxm. 
Livi.\Ni  V.  n»  1711. 

2999 .  ■  Livivs  F 
Westerndorf,  Steiner  ,  IV  ,  161. 

3000 .  LIVIVS  FEC 

Westerndorf,  Mus.  Schbeiber  :  Livii.  m? 
(viTALi,  mr.  ?)  Fr.,1344. 

3001 .  Livsc 
Londres:  (ce)LivsF?  Fr.,  619. 

3002 .  *  Lix 

Ratislmnne  (lampe),  Steiner  ,  IV,  125. 

3003.  ■...)lledv.f 
TongreSjMus.  de  Meester,  n»  134.— 

(ma)lledv  F? 

LLEMViii'  V.  n»  2940. 


153  — 


3004.  *  ..)li-ia.ci.f 

Tongres,  Mus.  de  Meesteu,  no135.— 
(ma)LLiACi.F  ? 

3005.  'L.  M.  c 
BiRCH  (lampe),  407. 

3006.  *L.  M.  0 
Poitou  ,  FiLLON  ,  30. 

3007.  'imirétr.) 

France  (sceau,  de  potier?),  Grivaud  , 
Recueil,  pi.  xxix ,  fig.  7. 

3008.  *L0(... 
Tongres ,  Mus.  de  Liège  ,  inédit. 

3009.  LOCCO.F 

Nimègue  :  lossa?  Cfr.  tocca  et  iossa, 
Fr.,1245.  'Londres,  Roach  Smith, 
R,  L.,  104. 

3010.  *  LOGIRN.   M 

Londres;  Amiens,  Dufour  ,  413; 
Londres ,  Roach  Sjiith  ,  R.  L. ,  104. 

301 1  .  LOGIRNM 

Studenberg,  Fr.,  1347. 

3012.  LOGIRNI 

Windisch  :  logir^'  ;  Mayence  :  idgirni 
Nimègue  :    iogivni  ;  ihid  :  locirni 
Vechten  ;    ibid  :     opirn  ;     Vieux 
LOCiRNi  ;  Tours  ;  Amiens  ;  Paris ,  Fr. 
1346.    'Cochet,    401;    Londres 
Berne  ,  Hagemans  ,  415;   Tongres 
.  .)ogirn(  . . ,  Mus.  de  Liège  (inédit) 
Londres;    Amiens  ,  Dufour  ,  413 
Liberchies  :  locirni  (réti\)  Rens.  de 
M.  Van  der  Elst  ;  Caudebec,  XXllI" 
Congrès,  275. 

3013.  LOL  BIA 

Italie,  Fr.,  1348.  —  Cfr.  nos  1455 et 
2067. 


3014.  'lolli.  m 

Tours,  Roach  Smith,  Coll.  anliq., 
I,  163. 

3015.  lolli.  m  (point  en  0) 
Augst,  Fr.,  1349, 

3016.  'lolli  m. 

Douay  ,  Roach  Smith  ,  R.  L.,  107. 

3017.  LOLLIVSF 

Xanten  ;  Londres  ,  Fr.  ,  1350.  '  Allier , 
Tudot,  71. 

3018.  'LOLLIVS.  F 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.  ,  104. 

3019.  hQV,\i  (sic) 

Le  Châtelet,  Fr.,  1351.  'Grignon,  lx. 

.3020.  LOSCIVSF 

Riegel:  loscivs.f,  Fr.,  1352 

3021  .  LOSSA 

Vechten,  Cfr.  locco.f,  Fr.  ,  1353. 
'  Londres,  Roach  Smith,  up.  Dufour, 
418,  et  R.  L.,  104. 

3022 .  LOSSA  FEC 

Nimègue ,  Cfr.  tocca  ,  iossa  ,  locco  , 
Fr.,  1354. 

3023.  "lotii. 

Douay,  Roach  Smith,  R.  L. ,  107. 

3024 .  ■ LOTTI  m 

Allier,  Tudot,  72. 

3025.  'LP.  M 

Coll.  Beugnot (lampe),  C«/«/.  DE  VViTTE, 
104,  n"  279. 

LPiNivs  V.  n»  233. 

3026.  "LSC 
Arezzo ,  Fabroni  ,  46. 


XXIX 


XXIII 


Ig 


—  154  — 


3027.  "L.s.L.P 

Mus.  de  Lyon  ,  Comarmond  ,  110. 

3028.  'L.TC 

Arezzo,  Fabroni,  46,  et  l.(ti)c,  pi. 
ix,fig.  104. 

3029 .  LVBi  w  w  w 

Mus.  de  Mannheim ,  Cfi'.  UPi ,  Fr., 
1355. 

3030 .  *  LVBRICVS 

Allier  (statuette,  (jrav.) ,  Tudot  ,  64. 

3031 .  Lvc 

Friedberg ,  Fr.  ,  1356.  'Normandie 
(gravé),  Cochet,  73. —  V.  2285  et 

TERTIVS 

3032 .  ■  LVCAiz 

Tongres ,  Douglas  ,  149.  —  lvcanv  ? 

3033 .  ■ LVCAN 

Poitiers,  Fillon,  27. 

3034 .  ' LVCANI 

Allier  (moule),  Tudot  ,  66  ;  de  Payan- 
Du  Moulin,  382.  —  Cfr.  n°  3037. 

3035.  *  LVCANTVS.  F 

Londres,  RoACH  Smith,  R.  L.,  104. 

3036.  LVCANVS 

Veciilen;  Londres;  D(5p.  de  l'Oise,  Fr., 
1358.  ■Allier,  Tudot,  72etpl.  lxii; 
Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  104. 

—  V.  SVCANVS 

3037.  "lvcanys.  F 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  104.  — 
Cfr.  no  3039. 

3038.  'OF.  lvcc 

Mus.  deNarbonne,  Tournal,  77. 


3039.  IV  LVCCANI 

Voorburg,  Fr.,  1358. —Cfr.  n° 3033. 

3040.  ^  OF  LYCCE 

Windisch;  Xanten,  Fr.,1359. 

3041 .  lvccei 
Voorburg,  Fr.,  1361. 

3042.  OF  LYCCEI 

Londres,  Fr.  ,  1360.  *Roach  Smith: 

OF.   LYCCEI,R.  L.,    104;   ACKERMAN, 

91  ;  Allier,  Tudot  ,  72  ;  Tongres,  Mus. 
DE  Meester,  n"  136. 

3043 .  ■  M.  LVCCEI.  QVARTiONis  (gravé) 
Pompéi  {(lolium),  d'Aloe,  79. 

3044  .  LVCCEIVS  FEC 

Voorburg,  Fr.  1362. 


LVCCEIVS.  E 


LVCCEVS  FEC 

Westemdorf,  Fr.,  1362,  1364.  'Stei- 
NER,  IV,  161;  Von  Hefner  :  lvcceivse 
(l  arch.),  lvccevsf  etLvcc(e)ivsFEC, 
45,  fig.  30,  31,  32. 

3048.  (/)YCETIA 

Voorburg  :  lvgetvs?  Fr.,  1375, 

3049.  Lvci 

Nimègue  ;  Livourne ,  Fr.  ,  1365. 
'Lampes  :  Env.  deNaples,  Mommsen, 
6308,  20»;  Cologne  ,  Coll.  Merlo, 
Jahrbucher,  XXXV,  46.  —  V.  stat 

et  VIRILI 

3050 .  ■  LVCiM 

Bibl.  de  Nuremberg,  Leibnitz  ,  14. 

3051.  LVCI.  OF 

Augst,  Fr.,  1360. 


3052.  OF.LVCi 
Nimègue,  Fr.,1367,  —  Cfr.  n°  3054. 

LVCI.COS  V.   VIRILIS 

LVCIFERI  V.   STATI 

LVCIL  V.  NICOJIACHI 

LVCiLE  V.  n»s  229  et  2544. 

3053 .  LVCiLivs 

Nimègue,  Fr. ,  1371.  —  V.  n"  2121. 
LvciLLAE  V.  n°406  et  primitivi 

3054.  'lvcivfec 

Cira,  de  Flavion  (Commode)  :  lvcvpec, 
Ann.  Namur,  VII,  31. 

3055 .  Lvcivs 

Rheinzabern  ;  Mus.  de  Wiesbaden  ; 
Vechten,  Fr.  ,  1368.  'Env.  de 
Naples,  MoMMSEN,  6307  ,  34". 

3056 .  LVCivsF 

Âugsbourg  :  lvcivs  ?  Rheinzabern  ; 
Friedberg;  Castel;  Ensdorf;  Bous; 
Mus.  de  Bonn  ;  Vechten  ;  Voorburg  , 
Fr.  ,  1369,  *  Rosenauberg  ,  Stei- 
NER,  IV,  244  ;  Nyhoff,  lie  Série, 
111 ,  258. 

3057.  'lvcivs.  F 

Augsbourg  (lampe),  Steiner  ,  IV,  57; 
Ratisbonne  {id.) ,   Verhandl.  Ober- 
LVCIVS  F.,  XIII,  74. 


—  155  — 

3062. 


3058.  *  LVCIVS  FE 

Allier ,  Tudot  ,72. 

3059.  "lvcivs  FELIX 

Allemagne,  Jahrbiicher  ,  XXVII  ,  124. 

3060.  lvcivs  fri  (f  renv.)  (sic) 
Rheinzabern:  lvcivs  fct?  Fr.,  1370. 

3061.  '  lvcivs. LVCRETIVS.   SIGERIVS 

Mus.  de  Narbonne  (sceau,  de  potier?), 

TOURNAL  ,  78. 


*  OFLVCO 

Allier,  Tudot,  72. 

LVCRETIVS  V.  n°  3061 , 


3063.  "lvcho.  accipio 
Westheim, Steiner,  IV,  62.  —Devise? 

3064.  (/)vcvL 
Dormagen,  Fr.,  p.  xx. 

3065 .  LVCVLLVS 

Mus.  de  Wiesbaden:  Lvcvv(.)vs,  Fr., 
1372. 

LvcvpEC  V.  n°3054. 

3066.  *(lv)e(ci)(... 

Tongres  ,  Mus.  de  Meester  ,  n»  109.— 
CoquiUe  pour  lvcei  ? 

3067.  "lvericc 

Bavay  ,  de  Bast  ,  51  ;  lverec  ?  —  V. 

NVEREC 
3068  .  ' LVGETO  F 

Normandie,  Cochet  ,401. 

3069.  ' LVGETO. FE. 

Richborough,  Roacii  Smith,  RRL.  ,  69. 

3070.  LVGETOFF 

Mus.  de  Bonn  :  lvgetof,  Fr.,  1376.  — 
Cfr.  n"  3105. 

3071 .  l(î^)getvsf 

Voorburg.  Fr.,  1374.— Cfr. n" 2426. 

3072.  lvgetvs(e  arcli.) 

Paris,  Fr.,  1373.  *deLongpérier,81. 

3073.  'lvgiim 

Le  Chàtelet ,  Grignon  ,  ccxxiii 

3074.  F.  lvgvdv  (sic) 

Londres,  getvs  ?  lvgetvs?  Fr.,  1377. 
*  ROACH  Sjuth,  («  tèlc ..),  R.  L.,  89. 


—  156  — 


3075-3076 


■{  :: 


LVGVDI  F 
LVGVDV.FACTV 

Londres  («  tèle  «),  Roâch  Smith,  ap. 
DuFouR,  425;  Id.:lvgvdvs  facïvs  ; 
R.  L.,   89  (môme  vase  que  ripanvs 

TIBER). 

3077.  *  LViNVS 
Bavay  ,  de  Bast  ,  51. 

3078.  *...)lvm(... 

Arezzo  ,  Fabroni  ,  43. —  (vo)LVM(nvs)? 

3079.  lv(na)lis 

Bibl.  de  Strasbourg  ,  Fr.,  1378.  ".Mais: 
Rheinzabern , /??<//.  Alsace,  l,  128. 

3080 .  '  LVNARIS 

Allier,  Tldot,  72. 

3081  .  LVP.ATl 

Ratisbonne  ;  Ro.senheim ,  Fr.  ,  1379. 
'Steiner  (lampe),  IV,  125;  Ver- 
haïuU.  Oberpfalz{id.),  XIII,  70  et 
XXI,  8. 

3082.  moa||lvpati 
Mayence,  Fr.,  1380. 

3083.  -LVPEL.M 

Londres,  Ro.ach  Sjiith  ,  R.  L.,  104. 

3084.  Lvpi 

Augsbourg  ;  Env.  de  Windisch ,  Fr., 
1381.  'Lampes:  Steiner  ,  IV,  57  ; 
Mus.  de  Vérone,  Maffei  ,  167-168. 
—  V.  no  883. 

3085.  L\i>i  {rétr.) 
Mus.  deBàle,  Fr.,  1382. 

3086.  LVPi.  M 

Paris,  Fr.,  1383.  'Londres,  Roach 
Smith,  R.  L.,  104.  — Cfr.  n°3088. 


3087.  "LVPINI.M 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  104. 

LVFIONIS  V.   RVSTI 

3088.  *LVPOS 

Poitou  (2  exempl),  Fillon,  31  ;  Nal- 
liers ,  XXXI«  Congrès  ,  301.  —  V. 
00  3093. 

3089.  LVPPA 

Nimègue  ;  Londres  ;  Env.  de  Shefford  ; 
Bavay;  Fr.,  1385.  *  Ro.ach  Smith, 
fl/).  DuFOLiR,  418,  et  R.  L.,  104; 
de  Bast  ,  51  ;  Birch  ,  412. 

3090.  *LVPPAF 

Rouen ,  Cochet  ,  Origines ,  56. 

3091 .  LVPPO  F 

Westerndorf;  Fr.,  1386.  'Steiner, 
IV,  161;  Von  Hefner  :  LVPPOF , 
45  ,  iig.  33. 

3092 .  *  LVPPOF  (rétr.) 
Westerndorf,  Von  Hefner  ,  45,  fig.  34. 

LVPVC  V.  PEDVC 

3093.  LVPVSFE 

Rheinzabern;  Fr.  ,  1384.  'Cologne, 
Coll.  Merlo  ,  Jahrbucher ,  XXXV , 
44.  —V.  n''3084. 

3094.  'LVRi 

Capoue,  Riccio  ,  pl.  viii,  fig.  36. 

3095.  * 0.  .  .LVRI  lANI 

Rome  {op.  dol.),  Fabretti  ,  501. 

(    '  EX  OFFICINA  II  LVRI  MARTIALIS 

3096-3098 .  j  '  llvrivs  martialis  fe 

'    ■  llvrivs  PROCVL  II  FECIT 

Rome  (tuiles) ,  Fabretti,  517. 

3099  .  ■  L.  LVRIVS  PRISCVS 

Londres  («tèle»), Roach  Smith,R.L., 80, 


157  — 


3100.  M.  I.  LVBO 

Nimègue,  Fr.,  1387. 

3101.  'ILVROF 

Cologne  (lampe) ,  Coll.   Merlo  ,  Jahr- 
buclier,\l\\y  46. 

3102.  ■    LVSANVS 

Bibl.  de  Strasbourg  ;  Fr.,  1388.  'Mais  : 
Rheinzabern  ,Bnll.  Alsace,  I,  128. 

3103.  {I)\s\(ti)  (sic) 
Voorburg,  Fr.,  1389. 

3104.  '  '(I)\sciOF(rétr.) 

Gellep,  Jahrbucher,  XXXVIII,    167. 

3105.  LVSET.  OF 

Wichelhof:  lvgetoff?  Fr.,  1390. 

3106.  *0F.  LVTA 

France,  Gkivaud  ,  pi.  xlvii. 

3107.  LVTAEVS 

Londres,  Fr.,  1391.  *  Roach  Smith, 
R.  L.,104.  ;  BiRCH,  412. 

3108.  'LVTAEVS.  FEC. 

Londres ,  RoACH  Smith  ,  R.  L.,  104. 

3109.  'lttafvs 

Londres,  Roach Smith,  R.  L.,  104. — 
Évidemment  :  lvtaevs 

3110.  lvtevi  (sic) 

Bibl.  de  Strasbourg,  Fr.,  1393, 

3111.  LVTEVS 

Mus.  de  Wiesbaden,  Fr.,  1392. 

3112.  •  Lxxxiv 

Pompéi{dolium ,  mesure?),  b'khOE.,  97. 

3113.  ■l\sima(... 

Arezzo  ,  Fabroni  ,  44.  —  LYSiMA(clies)? 


M 


3114.  •ma(.... 

Ellezelles  (Commode) ,  Mess,  scienc. 
Jtist.,  1845,  434.  —V.  n<'235. 

3115.  "mac.  NON VM 

Bavay  ,  de  Bast  ,  51 . 

3116.  *OFMACAR. 

Xanten  ,  Steiner  ,  II  ,  225  ;  Brumath  : 
OF.mcAR, Bull.  Alsace,  1861, 100. 

3117.  *F. MACC 

Mus.  de  Maestricht  (lampe) ,  Rens.  de 
M.  Habets  (inédit). 

3118.  re(...)maCC(.. 
Vechten,  Fr.,1400. 

3119.  (ma)cca 

Auvergne  (2  exempl.)  :  aacca  ,  Fr., 
1394.  'Mayence:  macca  ,  Bullet. 
monum.,  VIII,  255. 

3120.  OF.   MACCA 

Jublains,  Fr.,  1398. 

3121.  of(ma)cca 

Paris;  Londres:  ofmcca  ,   Fr.,  1399. 

3122.  OFi.  macca 

Windisch,  Fr.,  1397.  *  Allier ,  Tudot, 

72. 

3123.  MACCA.  CM 

Normandie,  Fr.,  1395. 

3124.  'maccaivs 

Londres,  Roach  Smith,  ap.  Tudot, 
71  ,  et  R.  L.,  104.  —  maccarvs? 

3125.  ■  MACCAR 

Poitiers,  Fillon  ,  27;  Brumatli  :  (ma) 
ccxv.,  Bull.  Alsace,  1801,100. 


3126.  *  01' .  MACCAR 

Tours ,  RoACH  Smith,  Coll.  aiit.,  I, 
163. 

3127.  OFMACCAR 

Xanten,  Fr.,  U06.  '  Rouen  ,  Cochet  , 
Origines  ,  56. 

3128.  MACCARI 

Mus.  de  Bonn,  Fr.,  1407.  'Allier, 
TuDOT  ,  72  ;  Cologne ,  Coll.  Meulo  , 
Jahrbucher  ,  XXXV  ,  U. 

3129.  OFKMACCARI 

Mayence,FR.,1407'''5.  'ofr  maccari., 
Steiner,  II,  342. 

3130.  *MAC(..)CHA 
Poitou,  FlLLON  ,  31. 

3131  .  •  MACCl 

Tongres ,  Mus.  de  Meester  ,  n"  141. 

3132.  'maccivs.f 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,   104. 

3133.  MACCOFE 

Enimerich  :  naccgfe,  Fr.  ,  1396. 
*  Houtliem-S.-Gerlach,  Bull,  d'art 
etd'archéoL,  VI.  —  Cfr.  n"  3470. 

3134.  M.\cco(n)ivs  F 

Voorburg,  Fr.  ,  1405.  *  Steiner  : 
MACCO(n)ivs  F ,  II ,  293. 

3135.  MACCONO 

Vechten,  Fr.,  1401. 

3136.  MACCONOF 

Mayence;  Heddernheim  ;  Voorburg  ,  Fr., 
1402.  'Steiner:  macconof.,  II, 
293,  341,  342;  Frledberg,  Id.,  I, 
90. 


—  158  - 

3137 


'  (»1«)CCVR0 

Tongres,  Mus.  de  Meester,  n"  142.- 
Cfr.  ^3175. 

MACEDONIANIS  V.  n"  1312. 


3138.  * MACEI 

Poitiers,  Fillon,  28.  —  mâcer? 
MACELiv  V.  nol225. 

3139.  *0F.  MACENl 

Tours,   Roach  Smith,  Coll.  ant.,  I, 

163.  —  OF.  MACERl? 

3140.  MACER 

Cologne,  Fr.,  1408.  ' Jahrbiicker , 
XXXV,  43. 

3141.  MACER  (e  «rc/t.) 

Paris,  Fr.,  1409.  'Douay  :  maciir., 
Roach  Smith,  R.  L.,  107  ;  de  Long- 
PÉRIER  ,81. 

3142.  M ACER  F 

Bavay,  Fr.,1410.  'De  Caumont  ,  399; 
Id:  macerf(,.,  Cours,  II,  191. 

3143.  "macerf. 

Douay,  Roach  Smith,  R.  L.,  107.  — 
Cfr.  n°3164. 

31 44 .  ■  macerati 
Bartlow-Hills    (Hadrien) ,    ArcliacoL , 

XXVIII,  3.  —  Cfr.  n>  1278. 

3145.  'macieri 

Poitiers,  Fillon,  27.  —  m.\cirri?  Cfr. 
n°  1420. 

3146.  'macilli.m 

Londres ,  Roach  Smith  ,  R.  L.,  104. 

3147.  MACIOF 

Mus.  de  Wiesbaden  ,  Fr.,  1411. 


—  159  — 


31  i8.  'macirvs 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  104- ; 
BiRCH,  412. 

MACKNi  V.  n»  3168. 

3149.  'M  II  A  II  c  II  N 

Verre:  Ualie,  F  auretiï  ,  Jahrbiicher  , 
XXXni-XXXIV,  227,  Berlin  ,  ibid  : 
m||a||  ..  Il  ..,  531;  De  Mont- 
faucon,  V,  pi,  c;  Rev.  archéoL, 
VIII  (1863),  223. 

3150.  OF.  MACONI 

Mayence,  Fr.,  1403. 

3151.  MACONIVS  FE 

Nimègue,  Fr.,  1404. 

3152.  'macor 

Mus.  de  Lyon  ,  Comarmond  ,117. 

3153.  macras 
Paris,  Fr.,  1412. 

3154.  "macri.m 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  104. 
—  Cfr.  n°3153. 

3155.  'macriani.m 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  104. 

3156.  'macrin 

Fécamp ,  Bull,  c&mité  lanrj.  Iiist.  et 
arts  (France),  1852-53,  I,  33;  Le 
Châtelet,  Grignon  ,  lx  ;  Mus.  d'Aosle, 
XXIXe  Congrès ,  525. 

3157.  'm.acrini 

Allier,  Tudot,  72;  Tongres,  Mus,  de 
Liège  (inédit). 

3158.  (ma)c(ri)ni 

Augst;    Bâle:   (ma)ckni  ,   Fr.,    1415. 

"  StEINER  :  MfOJCANI  OU  MACRINI  ,  111  , 

162. 


3159.  *  MACRINI  M 

Londres  ;  Bavay  ;  Amiens,  Dijfour,413. 

3160.  MACRINV 

Fécamp:  m.\crinvs ?  Amiens,  Fr., 
1413. 

3161.  'macrinvi 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  104. 

3162.  MACRINVS 

Bavay ,  Fr.,  1414.  "  de  Caumont  ,  399  . 
DE  Bast  ,  51  ?  Élûuges  (Commode)  : 
macrinus  (par  erreur);  Londres,  Roach 
Smith,  R.  L. ,  104  ;  Douay  :  macrinvs; 
iD.,  ibid.,  107,  Birch,  412. 

3163.  *M.ACRO(.... 

Tongres,  Mus.  de  Meester,  n»  141 . 

3164.  M.VCROF(?)        ■ 

Vechten,     Fr.  ,     1416.      '  Steiner  : 

MACRO  F.,  Il,  276. 

3165.  'macrvsf 
Schlëgen ,  Steiner  ,  IV  ,  520. 

3166.  *MAD 

Poitiers,  Fillon  ,27. 

MADIEC  V.  n"  05. 

3167.  MAE 

Paris,  Fr.,  1417. 

MAFX  V.  n"  2505. 

3168.  *m(ae)lai 

Amiens  (ampliore),  Dufoiir  ,  413. 

MAERMVS  V.  MATERNIJS. 

3169.  *  MAETIS 

Allier,  Tijdot  ,  71. 

mafi  V.  n»  110. 


—  160  — 

3180 


3170.  'magetoe 

Emplacement  suppose^  du  lieu  dit  ad 
Magetobhain,  (Caes.,  Bell.GalL,  I, 
31),  et  qu'on  a  cru  retrouver  en  une 
localité  du  nom  de  Mo(jte-de-Droie, 
au  confluent  de  la  Saône  et  de  l'Ognon 
(éd.  Nisard,  /.  cit.);  mais  l'existence 
de  cette  localité  et  de  la  trouvaille 
de  l'anse  de  pot  au  sigle  magetob  est 
contestée  (Rev.  archéol. ,  XV,  610, 
et  août  1866,  124).  —  macetof? 

3111.  JIAGIRVS 

-- Heddemheini ,  Fr.,  1418. 

3172.  'magnenti. 

Trêves  (briques),  Steiner  ,  111,  27. 

3173.  MAGNIF 

Niniègue,     Fr.  ,     1421.     *  Steiner  : 
MACNi  p.,  II,  317. 

3174.  MAGNVS 

Londres;  Le  Chàtelet,  Fr.  ,  1419. 

3175.  *(ma)gnvs  (s  couché) 
France ,  Grivaud,  pi.  xlvii. 

3176.  MAGNVSF 

Vecliten,FR.,  1420.  *  Steiner  :  maGiNVS 
F.,  Il,  276. 

3177.  ■  MAGNVS.  F. 

Londres,  RoACH  Smith,  R.  L.,  104. 
MAHCivs  V.  n"  3226. 

3178.  MAHINVSC?) 

Ratisbonne,  Fr.,  14263.  'VonHefner  : 

MAH'N%  70. 

3179.  (ma)i 
Riegel,  Fr.,  1420a. 


0  MAI 

Mus.  de  Lyon    :  (r)oMA(n)i?   Comar- 

MOND, 116. 

3181.  *MAIA 

Allier,  Tudot,  72.  —  Cfr.  miani 

3182.  'maiaii 

Cim.    de    Flavion  (Commode),    Ami. 
Namtir  ,  VII,  33.  —  maian? 

3183.  M.\iAm 

Mus.  de  Wiesbaden,  Fr.  ,   1426'».  — 

MAIANI  ? 

3184.  MAUANUS 

Dalheim,    Fr.,     1422    'Public.    Je 
Luxemh.  :  M(arcvs)AiANVS?  VII,  170. 

3185.  MAUNVSF 

Niniègue,  Fr.  ,  1423.   *mai.\nvsf., 
Coll.  GmoT,  Steiner,  II,  317. 

3186.  (ma)i.\nvsf 
Heddernheim  :  ...)mianvs  f  ou  ..)avia- 

Nvs  F.,  Fr.,  1424. 

3187.  GSSMAIANVSP 

Westerndorf,  Fr.,  1426.  '  Steiner,  IV; 
161;  Von  Hefner,  45,  fig.  16. 

3188.  •m.viia(... 

Tongres  (rebord  extérieur  d'un  vase). 
Mus.  DE  Meester  ,  306. 

3189.  MAIIANYS 

Paris,   Fr.  ,  1425.   'Leyden,   Hage- 
MANS  ,  415. 

MAiiiAA  V.  n»  3469. 

3190.  MAl.IMVS 

Niniègue,   Fr.  ,    1426''.    "Steiner   : 
.  ,)mai  1  MVS. 


—  161  — 


3191.  MAILLEDO.F 

Jublains  :  anailf,  Fr.,  1433. 
n"  300. 


Cfr. 


3192.  'mainacni 

Vérines,  Fillon,  30;  Rev.  archéol.  , 
XV,  536. 

3193.  'mainaen 
Londres  :  mainacn  ,  Fr.,  1426h. 

3194.  MAINV 

Montrœul,  Fr.  ,  1420''.  "Tongres  (po- 
terie noire)  ,  Mus.  de  Meestek  , 
n»  324. 

3195.  MAIONl 

Londinières ,  Fr.,  1428. 

3196.  MAIONIM 

Normandie,  Fr.,  1427. 

3197.  MAIORF 

Oehringen  :  ...)aiorf;  Bonn  :  maior.e, 
Fr.  ,1429.  'maior  .  f,  Steiner,  11,101 . 

3198.  MAIORM 

Heddernheim ,  Fr.,  1430. 

3199.  "maigris 

Poitou,  FiLLON,  30  ;  Londres,  Roach 
Smith,  R.  L.,  104;  Mayence  {gravé) 
Periodische  Blatter,  août  1853, 16. 
MAiVGi  V.  n"  3436. 

3200.  •m.aiv(..)vs 

Cini.  de  Flavion  (Commode),  Anii.  Na- 
mur,  VII,  31.  —  matvrvs? 

3201 .  •  MALI 

Wasserbillig  (tuiles) ,  Steiner  ,  III ,  66. 


3202.  -MAUC 

Trêves    (brique),    Mus.    de  Bruxelles, 
Catal.  DE  Juste  ,  1 54,  Q.  1 3  ;  Hage- 

XXIX  XXIII 


MANS  :  MALI ,  450  ;    Cologne  (tuile)  , 
Lersch  (Ciiln) ,  n°  65. 

3203 .  ■  MALil  M 

Poitiers,  Fillon,  27. 

MALivs  V.  n°  2288. 

3204.  MALL 

Mus.  deLeyden,  Fr.,  1431. 

3205.  'MALLED(Earc/l.) 

France ,  de  Longpérier  ,  81 . 

3206 .  '  MALLEDAS 

Bavay  ,  deBast,  51. 

3207 .  MALLEDV 

Bibl.  de  Bâle:  anailf,  Fr.,  1432.  — 

"AugSt:    M.ALLEDG.,    StEINER  ,    111, 

163  ;  Amiens ,  Dufour,413  ;  France, 
DE  Longpérier,  81. —Cfr. n» 3191. 

3208.  *MALLI.  M 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  104. 

3209.  *MALLI.  0 

Poitou ,  Fillon  ,  31 . 

3210.  M  ALLIA 

Maulévrier,  Fr.,  1434.  *  Birch  ,  412. 

321 1  .  *  MALLIACI 

Londres ,  Dufour  ,  413  ;  Roach  Smith, 
R.  L.,  104;  Birch,  414. 


3212-3213. 


MALHACI.  M 
MALLICI 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  104. 


3214.  '  MALLVRI 

Allier ,  Tudot  ,72. 

3215.  ■(ma)llvro 
Allier,    de    Caiimont,    399.    —    Ct'r. 

n°  3125. 


19 


—  163  — 


3âl6.  ' MALLVRO.  F 

Londres ,  RoACH  Smith  ,  R.  L.,  104. 

3217.  ■(ma)llvro.  F 

Allier,  Tudot  ,  72  ;  Laeken,  Mus.  de 
Bruxelles,  Catal.  Juste,  196,  lot 
DD.  43. 

3218.  MAMELLIM 

Xanten.FR.,  1435. 

3219.  s'-^Mi 

Le  Châtelet,  Fr.,  1436.  'Grignon,  LX. 

3220.  MAMIL.   CROESl 

Paris:  namilcroes  ou  namll.  croesi, 
Fr.,  1438. 

3221 .  mamilianvs 

Rottenburg  :  mammillanvs;  Pan-Pud- 
ding-Rock :    NAMiLiAN,  Fr.,  1437. 

*StEINER  :  MAMMILIANVS,  I,    55.  — 
Cfr.  NAMILIANI 

MAMORRA  V.  MORRA 


3222 .  MAN 

Bâle,  Fr.,  1447.  *  Bruckner  :  mam  , 
3074.  —V.  n«5  838  et  2580. 


;      ■  A .  (man 
3223-3225.)      'aman  (e  arch.) 

[         ' AMANF 

Ârezzo ,  Tabroni  ,  pi.  ix  ,  fig.  107-109. 
—  Cfr.  3251 . 

3226.  'MANCivs  fecvit  (e/t  demi-cercle) 
Westerndorf:    mahcivs    fecvit,    Von 

Hefner  ,  45 ,  fig.  35.  -Cfr.n"  3242. 
MAND  et  MANDV  V.  n"  254. 

3227.  "mandyilm 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  104.— 

AMANDVS? 


3228 .  *  MANDVRA 

Ruines  de   Mandeure?  Rev.  archéoL, 
XV,  610. 

3229.  *A.  MANE 

Arezzo,    Fabroni  ,  pi.    ix,    106.   — 
Cfr.  n»s  3223  et  3231. 

3230.  '  VS.  MANEDV 

Étaplés,  Mém.  antiq.  Morinie,  VI,  207. 

3231.  '  a  .  (ma)nei  1 1  cori(nth)v 
Arezzo,  Fabroni,  pi.  ix ,  fig.  105.  — 

Cfr.  n»  3223. 

3232 .  ■ MANERIVS 

Normandie  ,  Cochet  ,  240. 

3233 .  manert(î;)s 
Studenberg:  mnert(.)s;    Fr.  ,   1440. 

■Jens  :  mnert(.)s,Steiner,  111,211, 

3234.  m(ane)(rt)vs.  f 

Bàle  :  (mav)e(rvs).  f,  Fr.,  1441. 

3235 .  manertvsf 

Lillebonne  :  manerivsf  ,   Fr.  ,  1439. 
"Poitiers,  Fillon,  27. 

3236.  'mani 
Bavay  ,  de  Bast  ,  51. 

3237.  MANI  (n  renv.) 
Mus.  de  Zurich,  Fr.,  1446. 

3238.  CF.  MANI 

Augst,  Fr.,  1442.*Steiner:  of  mani. 
m,  162.  —  Cfr.  (MM)  OF 

3239 .  (ma)ni  of 
Windisch,  Fr.,  1444. 

3240.  (MANI)   OF 

Augst  :  (mm)of,  Fr.,  1443. 


—  163 


3241  .  MANIOF 

Xanten  :  manios  ?  Fr.  ,  1445.  *  Fiedleu  : 

ONW,  46.  — V.  NOVIVW 

3242.  MANICIVS  FECIT 

Westerndorf  :  manilivs?  Fr.  ,  1448. 
*  Steiner  ,  IV  ,  121 .—  Id.  que  3226  ? 

3243.  MANiLi 

Limoges  :  man(.)lv,  Fr.,  1450. 

3244 .  MANILIUS 

Bibl.  de  Strasbourg,  Fr.,  1449.  *  Mais  : 
Rheinzabern  ,  Bull.  Alsace,!,  128. 
MANIOS  V.  n"  3241. 

3245 .  *  MANL . 

Douay,  Roach  Smith,  R.  L.,  lOT. 

3246.  "cf.  manna 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  104. 
MANNE  V.  n<"'  331  et  3229. 

3247.  'mannsam 

Rottweil  (anse  d'amphore) ,  Steiner  , 
I,  64. 

3248.  mansvetio 
Épinay-S'«-Beuve  :  mansvetto  ou  mans- 

VETi.o,  Fr.,  1451.   'Cochet,  334. 
—  Cfr.  svETi 

3249.  OF.  manv  (.. . 
Normandie,  Fr.,  1452. 

MANVS  V.   1641  et  OSBIMANVS 


3250-3251 


. .  .)(manvs) 
(manvs)a(...)m  (feir.J 
Tongres ,  Mus.  de  Meester,  n^^  137  , 
138. 


3252.  *MAP 
Poitou ,  FiLLON,  34. 

3253.  MAPim  (sic) 

Paris,  Fd.,  1453.  —  Cfr.  n"  424. 


3254.  *MAR 

Angleterre  (fer), Roach  Smith,  Collant. , 
II,  11  ;  Litlington,  Archaeol,  XXVI, 
369  ;  Poitou,  Fillon,  30,  31;  Env. 
de  Naples,  Mommsen  ,  6307,  36°; 
BiRCH  (anse  d'amphore) ,  408.  — 
V.  nos  550,  883  et  3301. 

3255.  *MAR. 

Douay,  Roach  Smith,  R.  L.,  107. 

3256.  'q.  mar.  F 

Londres,  Roach    Smith  ,  R.  L.,  104. 

3257-  'L.MARC 

Poitou  (anse  d'amphore) ,  Fillon  ,  33. 

3258.  MARC  F 

Nimègue,  Fr.,  1454. 

MARCA  V.  n»  3529. 

3259.  (ma)rce( 

Vechten;  Rottweil  :  marc  et  marce(.  . . , 
Fr.,  1464.  —  V.  n»  3268. 

3260.  *(MA)RCEILm 

Rossum,  Leemans,  pi.  xv ,  fig.   185. 

—  MARCELLIN? 

3261 .  'MARCEL.   M 

Nimègue  ,  Nicolavs  (d'après  Smetius)  , 
288. 

M\RCELL.  V.  n"  510. 

3262.  MARCELLI  M 

Londres,  Fr.,  1460. 'Poitiers,  Fillon, 
27;  Roach  Smith,  R.L.,  104. 

3263 .  *  SURCELLI.  M  (e  arch.) 
Londres,  RoachSmith,  R.  L.,  104. 

3264.  MARCELLI.  MA 

Nimègue,  Fr.,  1459.  —  V.  xi°  3276. 


3265.  CSSMARCELLUNl 

Westerndorf ,  Fr  ,  1465.  *  Steineb  , 
IV,  161. 

3266 .  ■  MARCELLIN  . 

Douay  ,  Roach  Smith  ,  R.  L.,  101. 

3267  .  ■  MARCELLIN  (e  (ircli.) 

Allier,  Tudot,  72. 

3268.  •MARCE(//i)N(... 

Élouges  (Commode) ,  Cercle  Mons  : 
MARGE.  M,  VI,  121;    Rens.  M.  de 

BOVE. 

3269 .  MARCELLIN  F 

Westerndorf,  Fr.,  1470.  'Steiner, 
IV,  161  ;  Von  Hefner  :  marcellinf, 
45 ,  lig.  3S. 

3270.  MARCELLINI 

Voorbm-g ,  Fr.  ,  1469.  'Picardie  et 
Londres ,  ap.  Ann.  Namur,  VII,  32; 
BiRCH  ,  414. 

3271.  *  (ma)rcellini 

Cim.  de  Flavion  (Commode) ,  An7t. 
Namur, NU,  31  ;  ibid  :  mrcellini; 
Londres;  Amiens,  Dufour  ,  413; 
Liberchies  ,Cercle  Mons  ,  1 .  84. 

3272.  cssmarcellini 
Westerndorf,    Fr.,    1468.  *  Steiner  , 

IV,  161;  Von  Hefner  ,45,  fig.  17. 

3273.  'MARCELLINI.  M 

Londres  ,  RoACH  Smith  ,  R.   L.,   104. 

3274.  marcellinv 

Mus.  de  Wiesbaden;  Voorburg ,  Fr., 
1467.  'Birch  :  marcellinv.,  412. 

3275.  (m«r)CELLiNVS 
Riegel,  Fr.,  1466. 


—  164  — 

3276 


'MARCELLO  (narch.) 
Luxeuil ,    Mém.    antiq.    de   France , 
XXXII,  3«sér.,  VI,  41. 


3277.  MARCELLVS 

Mus.  Emele;  Zahlbach;  Nimègue:  mar- 
CELLivs  ;  tum.  de  Séron  (Hadrien) 
(s.  couch.);  Le  Châtelet;  arceilvs  , 
Fr.,  1457.*Grignon,  ccxxni;  Lon- 
dres ;  Bavay,  Hagemans,  415. 

3278.  * MARCELLVS.  EC 

Le  Cliàtelet ,  Grignon  ,ccxxni. 

3279.  'MARCELLVS.  F 

Bavay  ;  Le  Châtelet  ;  Londres  ;  Amiens , 
Dufour,  413. 

3280.  marcellvs fe 

Bavay,  Fr.,  1462.  'de  G.\umont  ,  399. 

3281  .  MARCELLVS  FEC 

Bibl.  de  Strasbourg;  Le  Châtelet,  Fr,, 
1463.  'Grivaud,  pi.  xLvu;  Rhein- 
zabern,  Btill.  Alsace,  I,  128.  — 
n°  3262. 

3282.  MARCi 

Voorburg,  Fr.,  1476.  'Londres,  Roach 
Smith,  R.  L.,  104;  Birch,  414. 

3283.  'MARCI.  F 

Poitiers,  Fillon,  28;  Londres,  Roach 
Smith,  R.  L.,  104. 

3284.  (ma)rcif 

Londres,  Fr.  ,  1456.  ' Archaeol.  : 
MARCiF,  vin,  126. 

3285.  'MARCI  M 

Allier,  Tudot,  72. 

3286.  'MARCI.   MA 

Londres ,  Roach  Smith  ,  R.  L. ,  104. 


3287.  •mauci.o 
Poitou  ,  FiLLON  ,  31  ;  Londres  ,  Hoach 

Smith,  R.  L.,  104.  —  V.  n°  3300. 

3288.  •(MA)RCiot?)(A  «rf/(.j 

Élouges  (Commode),  Cercle  Mons,  VI, 
121  ;  Rens.  de  M.  de  Bove. 

3289.  "OFMARCI 
Poitou  ,  FlLLON  ,  30. 

3290.  marci(an) 
Rottweil  :  marcin  ,  Fr.,  1472. 

3291.  MARCIAN  F 

Westerndorf ,    Fr.,   1473.    "Steiner, 

IV,  161  ;  Von  Hefner  :  marcianf, 
45  ,  fig.  37. 

3292.  MARCIAN.  L.  XXVI  {(jruvé) 
Tossenberg,  Fr.,  1471. 

3293.  *  .  .  .  de    figlinis    marcian  ii  si vp 

[favrunis.  .  . 
Rome  {op.  dol.) ,  Fabretti  ,  502.  — 

V.  n"  995. 

3294.  'marciani 

Vérines,  Fillon,  30;  Rev.   urchéol., 
XV,  534. 

3295 .  ■  (?W)ARC1LIVS  F  [sic) 
Bibl.  de  Strasbourg,  Fr.,  14G1. 

3296 .  MARCILLVS 

Riegel  ,  Fr.,  1478.  —  Cfr.  n°  3277. 

3297.  'marcin. 
Rottweil ,  Steiner  ,  1 ,  64. 

3298.  marcin(man')c.f 

Bàle,   Fr.  ,   1474.   '  Augst  :   jiarcin- 
MiCF.,  Steiner,  III,  159. 


—  165  — 

3299. 


marcotor 
Allier,  Tcdot  ,  72. 

3300  .  M.\RCVS .  F 

Nimègue  ,  Fr.,  1455.  *  Voorburg,  Her- 
MANS,  128;  Mus.  d'Aoste  :  maucvsf, 
XXIX«  Congrès ,  525. 

3301  .  (m)ARCVS  FE 

Rottenburg,  Fr.,  1475. 

3302 .  ■  C.    MAR  EV 

Env.  de  Naples ,  Mommsen,  6308,  22°. 

3303 .  ■ CMAREVP 

Constantine,  Rev.  urchéol.,  XVI,  360. 
—  Cfr.  a''2132. 

3304 .  ■  MARE  PVSIVS 

Bavay,  de  B.\st,  51. 

3305.  "MARI  EVRAS  F 

France  mérid.  (tuiles),  Institut  ,  Méni. 
présent.  (1854),  III,  15. 

3306.  •  MARI  11  PRIMIGEN 

Ponipeï,  Mommsen,  6307,  37°. 

3307.  *M.  MARI  IIprimigeni 
Rome  ,  Fabretti  ,  517. 

3308.  'c.  MARI.   STIL 

Londres  (anse  d'amphore),  Roach  Smith, 
R.  L.,  88.  —  Cfr.  n«  3320. 
MARi(.)ALet  mar(.  .)ial  V.  n"  3334  et  s. 

3309 .  '  MARIANNS 

Le  Châtelet ,  Grignon  ,  ccxxiii. 

3310.  "MARIANNS 

Paris  ,  DE  Caumont  ,  399  ;  Cours  ,  Il , 
191;  Grivaud  («  tèle  »)  :  marianns 
(2e  N  renv.),  pi.  xxiii. 


—  166 


33.1 1 .  'marianvs  F 

Enns,  Steinek.IV,  537. 
MAUIDIANVS  V.  n"  1652. 
MARii(.)isV.  n»  334-2. 

3312.  MARINI 

Vediten  ,  Fr.,  U79   -  Cfr.  n"  3322. 

3313.  *  MARINI.  M 

Londres,  Roach  Smith,  R  L.,  104. 

3314.  MARINVS 

Canstatt  ;  Kongen  ;  Idstein  ;  Enns  : 
. .  .)riiivs  F  ;   Veoliten  ;    Voorburg  : 

MARNVS  ,       Fu.  ,      1477.      "DlIFOUR, 

{gravé  sur  un  vase  de  logirnvs), 
418  ;  Friedberg:  nakinvs  ,  Steiner  , 
1,90;  Birch  («  tèle  »),  408;  ID.  : 
MARNVS,   412. 

3315.  MARINVS  F 

Bibl.  de  Bàle ,  Fr.,  1478.  "Augst: 
MARINVS  F.,  Steiner,  III,  159. 

3316.  'MARINVS.    FECIT 

Londres  («  tèle  «) ,  Roach  Smith  ,  R.  L.  , 
89. 

3317.  "MARINVS  M. 

Douay,  Roach  Smith,  R.  L.,  107. 

3318.  'maritvmi 
Allier,  Tudot,  72. 

3319.  "maritvs  m 

Londres,    Roach  Smith,  R.  L.,  104. 

3320.  "m.xrivs 

Paris,  Rev.  archéol.  ,  1862,  119; 
Mayence,  Btillet.  monum.,  VllI, 
255.  —  Cfr.  n-^  3304  et  s. 

3321.  'marivs.  F 
Poitiers,  Fillon,  29. 


3322.^  'L.  MARMI 

Lampes  :  France  (ou  Italie)  ,  Coll. 
Durand,  Calai,  de  Witte,  392; 
Rome,  Fabretti  ,  517  ;  Birch,  407. 

3323.  m.\rn   c 
Pan-Pudding-Rocii ,  Fr.,  1480. 

MARNVS  V.  n"  3314. 

3324.  '  MAROILLl.  M 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  104.— 

MARCILLI.    M? 

3325.  MARSI.  M 

Pan-Pudding-Rock,  Fr.,  1481.  — 
*  Roach  Smith  :  marsi.  m.,  RRL., 
211. 

3326 .  '  MARS1LLIAC 

Poitiers ,  Fiilon,  34. 

3327  .  *  MARSVS.  FECI 

Londres,   Roach  Smith,   R.  L  ,  104. 

3328.  (m)  art 
Nimègue,FR.,l  482. 'Lampe  :  MART(iaIis?), 

Steiner,  H,  317.  —  Cfr.  n°  3330. 

3329.  *martani.  M 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  104.  — 
mar(ti)ani  ? 

3330.  MARTI 

Nimègue,  Fr.  ,  1483.  'Steiner: 
MARTi(alis),  II,  317.  -V.  n''1898. 


3331-3332 


mar(ti) 
mar(tij(.  .  . 
Mus.  de  Wiesbadcn,  Fr.,  1484,1485. 

MARTIA  V.  SA. 


3333.  'martim 

Tours ,  Roach  Smith,  1 ,  163. 


—  167  — 


3334 .  MARTIAFE 

Vechten,  Fr.  ,1 493.*  Steiner  :  martia  f.  , 
11,  276.—  marti(al)fe? 

3335.  war(ti)afe 

Riegel;  Mus.  de  Wiesbaden ;  Fr.,  1491 . 
'Steiner  :  MARTiA(lis)  f.,  Il ,  2.  — 
mar(ti)(al)fe? 

3336.  mar(ti)al 

Friedberg,  Fr.,  1486.  '  Arles  :  martial, 
XXII«  Congrès ,  493  ;  Mayence  : 
ID.,  Bull.  Moselle,  Vlll,  62. 

3337  .  MAKTIALFE 

Mus.  deDarnistadt  :  MARiALFE;Nimègue; 
Vechten;  Voorburg  :  MAR(i/)ALFE, 
M(rtr/)iALFF  ,  Fr.,  1492.  '  Steiner  : 
MARTIAL.  FE  ,  Il ,  293  et  344  ;  Co- 
logne ,  Coll.  Deetgen  ,  Jahrbucher, 
XLl,  138. 

3338.  :mar(ti)alfe 
Bonn,  Fr.,  1495. 

3339.  mar(ti)alfe  (l  arch.) 

Mus .  de  Wiesbaden  ;  Finthen  ;  Wi- 
chelhof,  Fr.,1494.  *  Mittheihutgen 
Steiermark ,  V,  170;  Steiner: 
mar(ti)al  fe,  11,  103;  Rossuni 
...(ti)alfe  {l  arch.) ,  Leemans  , 
pi.  XV,  tig.  186. 

3340.  *  martial  fe 

Mus.  de  Darmstadt,  Steiner  ,  IV,  695. 

3341.  mautiali 

Bàle,  Fr.,  1487.  *  Cim.  de  Flavion 
(Commode),  Ann.  Namur,  Vil,  31. 

3342 .  MART1ALIS 

Mayence;  Voorburg;  Oare  ;  Mus.  de 
Darmstadt  :  MARii(.)iS  (s  renv.);  Lon- 
dres; Bavay ,  Fr.,  1488.  "de  Bast, 
51;  Steiner,   11,   344  :  marii(c)i? 


IV,  695;  Friedberg  ,  1,  95.  Ufrecht; 
Dalheim  ;  Nimègue,  Hagemans,  415  ; 
Allier ,  Tudot  ,  72  ;  Env.  de  Renaix, 
JOLY,  Coll.  scient.,  5;  Mess,  scienc. 
liist.,  1849,  199,eti4nM.  Namur, 
VII,  32;  Birch,412.  — V.  n''3096. 

3343-3344.1    *  ('««)«ti{«)u(s) 
(   'martialis 
Tongres,  Mus.  de  Meester  ,  n"  144. 

3345.  martia(li)s  (. . . 
Londres,  Fr.,  1489. 

3346.  MARTIALIS  F 

Rottenburg  :  martinvs;  Xanten;  Renaix 
et Ubbergen-Beek ,  Fr.,  1490.  'Stei- 
ner :  MARTIALIS  F,  II,  225;  MAR- 
TIALIS F.,  Mus.  Emele,  ID.  11,342. 

3347.  '(ma)rtialis  f 
Allier,  de  Caumont,  R.  L.,104. 

3348.  'MARTIALIS.  FEC 

Londres ,  Roach  Smith,   R.  L.,    104. 

3349.  *(ma)RTiALis.  (va 
Windisch  :  martialis.  (ma),  Fr.,1496. 

'Dalheim,  Public.  Luxembourg, \U, 
168.—  Cfr.  n»  3353. 

3350.  *ivLi(vs.  ma)rtialis. 

Cologne  (tuile  avec  le  sigle  de  la  VI« 
légion),  Steiner  ,  II ,  1 74. 

3351  .  *  MARTIALVS 

Bavay ,  de  Caumont  ,  399. 

3352.  "martiani 

Allier  :  martinim  ,  Tudot  ,  pl.  x. 

3353  .  '  MARTLWS  VA 

Mus.  deNarbonne,  Tournal,  77.  — 

V.  n°  3349. 


3354-.  'marticvs 

Allier ,  Tudot  ,  72. 


—  168  — 

■  3366. 


3355.  "martii.  M 

Élouges  (Commode),  Cercle  Mons,  VI  , 
12. 

3356.  "martii.  o 

Londres,  Ro.\ch  Smith  ,  R.  L.,  104. 

3357  .  *  MARTIKO 

Springhead  ,  Roach  Smith,  1,  166,  pi. 

XLl.  —  MART1N0? 
3358.  MARTINI 

Mus.de  Wiesbaden;  Voorburg  :  MARTifn); 
Londres,  Fr.,  1497.  'Cim.  de  Fla- 
vion  (Commode),  Ann.  Namur,\U, 
31  ;  Allier  (moule),  Tudot,  66. 

3359  'MARTINI.   M 

Allier,  Tudot,  72;  Londres ,  Roach 
Smith  ,  R.  L.  ,  104. 

3360.  *  MARTIN V 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.  ,  104. 

3361  .  MARTINVS 

Rottenburg;  Le  Mans,  Fr.  ,  1498. 
'  Voorburg  :  MAR(/Jnvs)  ?  Steiner  , 
11 ,  -293  ;  Bavay  ,  de  Caumont  ,  399 . 

3362 .  MARTINVS.  F 

Bâle  ,  Fr.,  1499.  *  Augst  :  martinvs  f., 
Steiner  ,  III ,  159 ,  Londres ,  Roach 
Smith,  R.L.,  104;  ibid  (4èle»),89. 

3363.  "martinysf 
Wels,  Steiner,  IV,  517. 

3364.  (mar)tinvs  f 
RoUweil,  Fr.,  1500. 

3365.  "martio  m 
Allier,  Tudot,  72. 


"(ma)rtis 

Allier,  de  Caumont,   401.   —   Cfr. 
no  1898. 


3367 .  MARTIVS 

Xanten;  Londres,  Fr.,  1501.  '  Fiedler 
(lampe) ,  53  ;  Rossum ,  Leemans  , 
119;  Hermans,  128;  Londres, 
Roach  Smith,  R.L.,104;  Birch,  412. 

3368 .  martivsf 

Vechten,  Fr.  ,  1502.  '  Steiner:  mar- 
Tivs  F.,  Il,  276;  Mus.  d'Aoste  : 
MARTIVS  F  ,  XXIX«  Congrès,  525. 

3369 .  *(m^)RTIvs  F 

Rossum,  Leemans,  pi.  xv ,  fig.  187. 

3370.  ■  MARTRICA 

Poitou ,  Fillon,  29. 


3371-3372 


*  MARTVCENVS 
■  MARTVSENS.  F 

Londres  («  tèles   ») ,    Roach  Smith  , 
R.  L.,  89. 

3373.  OF.  MAS 

Nimègue ,    Fr.  ,     1503.    * Leemans  : 
OFF.  mas,  119.  —  V.  n"  2147. 

3374.  mas  a  fecit 
Fliessem,  Fr.,  1504. 

3375.  'MASCELI 

France  ,  de  Longpérier  ,81. 

3376.  MASCELI  OF 

Windisch,  Fr.,1510. 

3377.  *  M ASCELLi  (e  arc/i.) 
France  ,  de  Longpérier  ,81. 

3378.  'mascellio  (e,  LL,arc/t.) 
Élouges    (Commode) ,    Cercle    Mons , 

VI,  121  ,  et  Rens.  de  M.  de  Bove. 


169 


;j379.  "MASCI.    ILLIO 

Bavay  ,  de  Bast  ,  51  ;  Doiiay  ,  Roach 
Siimi,  R.  L.,  107. 

3380  .  ■  OF  MASCIT 

Caïuic'lier ,  Cochet  ,  426. 

3381.  M.\SCITO 

Lnndinières ,  Fr.  ,  1504''. 


Rouen ,  Cochet  ,491. 

3383.  "mascl. 

Richborough  ,  Roach  S.mith  ,  R.  L.,  69. 

3384.  CF.   MASCL 

Oberciilm ,  Fr.  ,1509.  '  de  Schmidt,  50. 

3385.  (ma)scli 
Oberwintertliur,  Fr.,  1511. 

338G.         ■  OF. (ma) SCLI  (a  arc/i.) 

Tùngres,  Mus.  de  Meester  ,  n"  46. 


3J8  /  .  OFMASCLI 

Windiscli  ;  Xanten  ;  Limoges  :  of.mascli, 
Fr.,  1507.  *  Steinrr  :  of  mascm  , 
IV,  225. 

3388.  of(ma)scli 
Londres:  ofmscvi  ,  Fr.,  1508. 

3389.  *MASCLVS.  F 

Londres  (vase  à  reliefs) ,  Roach  Smith  , 
R.  L.,  pi.  xxvH. 


!  3392.  •.MASCvi.i  M 

Poitou  ,  Fh.lon  ,  33. 

3393.  *of(m.\)sc(vl)i 

Lire  ainsi  :  ofmscvi  ,  des  Aim.  Namur, 
Vil ,  31  (Cim.  de  Flavion  (Commode) , 
et,  ORMSCVi ,  Arles  ,  XXIl"  Coiuirèn  , 
494.  —  Cfr.  no  3388. 

3394.  'mascvlvs 

Allier ,  Tudot  ,  72  ;  Voorburg ,  Leemans , 
119. 

3395.  (ma)scvlvs 
Paris,  Fr.,  1505. 

3396 .  MASCVLVSF 

Xanten,  Fr.,  1506. 

3397 .  ■  mascvlvs.  f 

Londres,  Roach  Smith,  R.   L.,  104. 

3398.  "OF.  MASCVS  (sic  ) 
Tours ,  RoACH  Smith  ,  1 ,   163. 

3399 .  FABRIC  MASI 

Rome,  Fr.,  1512.  —  V.  n°  2147. 


3400-3401 


3390.  *MASCLVS  FECIT 

Poitiers:  ou  mascvlvs  fecit,   Fillon,  j  3403 

27  ,  66.  ' 


MASOFECl 

of(ma)so 
Riegel,    Fr.,   1513-1514.  '  Steiner  : 

OMASO  et  MASO  FF.CI.  ,   II,  2.      —     V. 

n"  2148. 

3402.  A.  MASONIVS 

Augst ,  Fr.,  1515.  '  Steiner  :  a.  maso- 
Nivs.,  A,  307;  (tuiles)  amasonm'S  et 
AMASQNIVS,  1d.,  111  ,  168  ;  BlRCH  : 
MASONIVS  ,  412. 


■  MASSA 

Allier,  Tudot,  72. 


3391.  •of(ma)scv 

Rossum,  Lefmans,  pi.  xv  ,  lisî.    188. 


3404.  MASSiA 

Paris,  Fr.,151(;. 


XXIX 


xxm 


30 


340r..  ■  MASSO.  F 

Luxembourg,  Public,  etc.  XIV,  xxx. 
—  CIV.  n"  3133. 

340(j.  'mastvt 

Allier,  Tr DOT  ,  7-2. 

3407 .  ■ MAT 

Roltenluirg  (verre),  Steiner,!,  54-. 

3408.  îhatatte(?) 
Vechten,FR.,ir)17.'STEiNEU  :  watattfe, 

11,  27f>. 

3409 .  ■ OF.  MATE 

Londres ,  Roach  Smith  ,  R.  L.,  104. 

341 0  .  '  OFM.\TE 

Le  Châlelet ,  Gkignon  ,  ccxxiii. 

3411.  'OFMATE 

Tongres:  of(mi)ate?Mus.  deMeester, 
n»  147. 

3412.  '  MATEIS 

Poitiers,  Fiu,on,  29. 

3413.  ■  M.\TER 

Ravay  ,  de  Bast  ,  51 . 

3414.  MATERNI 

Mus.  Emele;  Pan-Pudding-Rock  ,  Fr., 
1521. 

3415.  MATERNI  AN  F 

Westerndorf,  Fr.,  1522.  '  Steiner  , 
IV,  ICI  ;  VonHefner  :  (ma)terxian.f, 
45,  lig.  38. 

341  6  .  ■  MATEUNINVS 

Londres,  Roach  Smith  ,  R.  L.,  104  ; 
RiRCii  ,  412. 


170  — 

I  3417. 


MATERNNI.   M 

Londres,  Roach  Smith  ,  R.  L.,  104.— 

MATER(NI)Ki.M? 

3418.  MATERNNIM  {sic.) 

Pan-Pudding-Rock:  MATER(^'IAN)IM?  Fii. , 
1523. 

3419.  m(.\te)rnvs 
Paris:  m(ae)rmvs  ,  Fr.,  1520. 

3420 .  maternvsf 

Enns,   Fr.,  1518.  '  Steiner  .•  M ater- 
Nvs  F,  IV,  537. 

3421 .  m(ate)rnvs  fu 
Rotlweil,  Fr.,  1519. 

3422 .  *  matevpro 

Allier ,  TUDOT  ,  72.  —  Cfr.    n»'  2133 
et  3303. 

MATIMAN  V.  n°  3799. 

3423.  MATORINI 

Bâle,  Fr.,   1524.   *  Augst  ,  Steiner, 
III,  162. 

3424 .  *  MATORVS 

Ravay  ,  de  Bast  ,  51 . 

3425.  'matriani 

Londres,   Roach  Smith,  R.  L.,  104; 
BiRCH  ,414. 

3426 .  '  matrinvs 

.\llier ,  TuDOT  ,  72;  de  Cai'MONT  ,  399. 

—  V.  no  3361 . 

3427.  MATRINVS.  Fil 

Nimègue  :  matrinvs  fit  ,    Fr,.    1525. 

—  Cfr.  n°  3421. 

3428.  ■  MATRIO 

Allier,  TinOT,  72. 


-  171  — 


3129.  'MATTl.   M 

Allier ,  Tudot  ,  72. 

3430.  MATTO.  i'C 

Weslerndort:  matto.  KG ,  Fk.,  1526. 
'  Steinek  ,  IV  ,  161  ;  Vo.n  Hefner  : 
(ma)ttof  ,  45,  fig.  39. 

3431  .  MATVACV(S) 

Voorburg ,  Fr.,  1527.  '  iM.vivacv -. 
Steineb  ,  Il  ,  293  ,  et  Birch  ,   412. 

3432.  '  MATVCENVS 

Londres ,  Roach  Smith  ,  ap.  ïuuOT  , 
73  :  .MATVGENVS;  lu.R.L.,i04;  BmCH 
(«tèle»),  408;  Id,  412. 

3433  .  MATVC  II  E.WS 

Londres ,  Fr.,  4528. 


3441  .  ■  MATVRVS  !■• 

Mus.  de  Lyon  ,  CoMAHMOxii ,    116. 

3442 .  *  MATVS 

Bavay ,  de  Bast  ,  51 .  —  .matvr  ? 
MAVERVS  V.  n°  3234. 

3443 .  ■  MAVi 
Augst ,  Steixer,  III  ,   164. 

3444.  ■  JiAViNvs 

Normandie  ,  Aiin.  Namur  ,   VII  ,    32. 
—  Cfr.no5  318  et  3200. 

3445.  '  MAVS  K 
Allier,  TioOT,  72. 

3446.  ■  MAX 
Poitiers ,  Fillon  ,  29. 


3434 .  ■ OF  MAÏVG 

Tours,  Roach  Smith,  I,  163. 

3435.  MATVGEFllC 

Westerndorf  :  matvge  fig,   Fr.,  1529; 
'  Steineh  ,  IV,   161  ;  Von  Hefner  : 

MATVGE  FH  ,  45  ,   fig.  40. 

3436.  f0/)(MA)TVGl(.... 

Vechten  :  (ma)ivgi,Fr.,  1530.  "Steiner  : 
OF  MAiVGi.,  Il  ,  276.  —  V.  n''3825. 

3437.  'm.\tvri  m 

Tongres,  Bull,  de  Limbourg,  VII ,  44. 

3438 .  ■  matvrin  . 

Douay  ,  Roach  Smith,  R.  L.,  107. 

3439 .  ■  MATVRN 

Londres,  Roach  Smith,  R.    L.,  104; 
BiRCH  ,414. 


3447 .  MA.XI 

Londres,  Fr.  ,  1532.  'Roach  Smith 
(«  tèle  »),  R.  L.,  89;  Birch  (lampe), 
407. 

MAXni  V.   VELOXl 

3448 .  MAXIM 

Vechten:  (ma)xiu{i)'i  Voorburg;  Limo- 
ges: M.AXiM  et(m)AXiM  ,  Fr.,  1533. 
■  Steiner  :   xim  (poterie  grossière) , 
II,  277;  Birch  (lampe),  407. 
maxima  V.  no  1007. 

3449.  MAX1MI 

Limoges ,  Fr.  ,  1534.  '  Londres ,  Roach 
Smith,  R.  L.,  104;  Birch  (lampe), 
407;  iD.,  414. 

3450 .  (m.\)ximi 
Paris,    Fr.,  1536. 


3440,  M.vrvRvs 

Rottweil,  Fr.,  1531.  -   CIV.  n°3200. 


3451  .  ■  MAX1MI  M 

Allier,  ïuuoT,  72. 


172 


3452.  ■  (maxi)Mio  13465.  'm.deti.m 

Élouges  (Coniiiiodc)  ,   Heris.    (ic   M.  de!           Le  Cliàldcl ,  Ghionon  ,  lx.  —  V.  3i84. 
BOVE.  .  


3453.  u\\(i)yUii  c 

Vot)ii)urg,    Fr.  ,    1537.     "  StEiner  • 
MA.xfîVMO  ,  Il  ,  293. 

3454.  M.iVXlMlN  K 

Voorluirt; ,  Fr.,  4538. 

3455.  M.\xiMiNi 
Soissons  ;  Maulévrier,  Fii. ,  1 531). 

3450.  ■  M(rt.rjiMiNVS 

Rollonburg  ,  Steiner  ,  1 ,  54. 

3457 .  "maximionvs 

l'>iuii|iliz    (mosaïque)  ,     Sïeiner  ,    III  , 
263. 


3466.  •»!£(... 
Fouron-le-C(inite  («  tèle  »)  ,    Mus.    de 

Liège  ,  inédit.  —  Cfr.  n"  3565. 

3467.  'c.ME.K 
Aiezzu  ,  Fabroni  ,  43. 

3468 .  ■  MEAI  MA 
Allier,  Ti:dot,72. 

3469.  (me)ai(nm) 

ÂUgSt  :     MEAIN  ,    MEAIMA     OU   MAIUAAA  , 

Fr.,    1426*'.    'Steiner  ,    maiuaaa  , 

111,    164;     MAEIN    ou    (ME)aIMA  ,     DE 

Cadmont,  401. 

mebico  v.  necuic 


3458.  .M.AXiMvs  !  3470-3471 

Limoges,  Fr.,  1535.  '  Birch  («  tèle  »): 

MAXlf/ZiCS'i,   408. 


3459.  'maxinif 

Mus.  de  Lyon,  Comarjiom»  ,     125.    —  j  y,-„, 

MAXIMIF  ? 


MECCO 
MECCO  FEC 

Rheinzabern,  Fr.,1540,  1541.  "Stei- 
ner; JiECCOK.,  11,  344.  —  Cfr. 
Il»  3580. 


3460-3461 .  \     '  "  ^^'^"' 

Londres,  Ko.\ch  Smith  ,   11.  L.,    104. 


Arezzo  ,  Fabroni  ,  46. 

3473.  'MECO.K 

Bingen  ,  Jnfirbiicher  ,  XXIX-XXX,  216. 
MED  V.  n"  4758. 


3462.  *  OK.  MC. 

Uoiiay  ,  BoACH  Smith  ,  U.  L.,  108.        I  ''^^''^-  '  '^"''■'^^ 

!  Limoges(sigle incomplet), /»e/,'.a/t7(L'o/., 

3463.  *MCC  j  VIII,  433. 
Londres     (anse    d'amphore)  ,      Boach 


Smith,  B.  L.,  88. 
CF.  MCCA  V.  n°  3109. 


3475.         ■  MEi)Ui('.(Fi)  (UD  hairéx) 

Tongres  ,  Mus.  de  Meester  ,  n'  148  ; 
Cologne    :    meddicf  ,    Jahrbucher , 
3461.  •(MC)vi  I  XLll  ,  88. 

Tongres,  Mus.  de  Meester,   n"   330.  !  — 

—  (MAC)(VT)r?  I   3476.  MEODICFH  (dd  hturcs) 

MDEii  M  V.  n"  3485.  I  Friedberg  :     meddic    fi  ;      iîulzlwrli 


173 


jiKDDic  h;  Mayencc  :  MKUUlCl  (Cfr. 
NEBBlCl),    Fk.,   1514. 

'Sill .         (me'iomh  (dd  barrés) 
Augsl,  Fr.,  1545. 

J418.      .  .  .).MtDDiLV(.    .  (uD  barrés) 
Riegel ,  Fh.,  154(3. 

34TJ.         MEDUir.ivs  (ud  harrés) 

Cologne,  Fk.,  1547.  —  Cfr.  w  3585. 

3480.  ■  .  .  .).MEDUiKivs  (dd  barrés) 
Tongres ,  Mus.  de  Meesteu  ,  141). 

3481 .  {me)ddvi-'ë  (dd  barrés) 
Inheidin  ;     Mus.      Emele  ;    meddvii  ; 

Heddernlieim  ;  Neuwied  :  me  d.d.v.ff, 
Fr.,  1542.  ■  Stei.ner  :  mebbv  fe,  11, 
342  ;  meddvf  ,  1  ,  95  ;  me  d.d.v.l  f, 
11,  62. 

3182.         (me)ddvlfe  (du /*arm,) 
Mus.  de  Wiesbaden ,  Fit,,  1543. 

3483.  "MEDETl 

Londres ,  Roach  Smith  ,  op.  Ti  dot  , 
71  ;  Ak.eum.\n  ,  00.—  Clr.  n"3465. 

3484.  MEDETl.  M 

Nitnègue;  Londres,  Fr.,  1549  ;  '  Roach 
Smith,  R.  L.,  Î04  ;  Mayence,  Diillel. 
Moselle,  1865,  61. 

3485.  m(ed)eti.  m 

Londres  ;  j7»V/ .• . .  .mokii.m,  lu  ^imJMi'Eii; 
Fr.,  1550.  *  RoACii  Smith,  R  L., 
101. 

3486.  MEDi 
Epinay-S'i^-Beuve,  Fr.,  1551.  "Cochet, 

335  ;  Bavay ,  de  Bast  ,  51 . 

3487 .  MEuiio 
Xanlen,Fi\.,  1552 


3488 .  MEDIVSF 

Cologne;  Nimègue,  Fk.,  i553.MEDivSF, 
Steiner  ,  II  ,  156,  317. 

3489.  ■  MEDVS 
Bavay  ,  de  Bast  ,  51. 

3490.  MEE 

N(!uenhfiiii  ,    Fk.,    1551''.     "meeI..., 
Steiner  ,  il  ,  47. 

MEF.  VU>  V.   VU' 
3491  .  ■  OF  MEINl 

Allier  ,  Ti.'dot  ,  72. 

3492 .  MEE.VVSVSF 

Xanlen ,     Fr.  ,     1554>'.     'Stei.ner: 
MELAVSVS  F.,  11  ,  225. 

3493  .  MELAVSVS  FEC 

i  Rottweil,  Fr.,  1554'=.  '  melavsvs   f., 

1  Steiner,  1 ,  55. 

i  3494.  M EU 

j  Env.  de  Tunis  ,  Fr.,  1555. 

I    3495.  'CAMILE.    MELISS 

'  Daliieiin,  /'M/>/ic.   de   Luxernb.,    Vil, 

36. 

3490  .       ■  MVN  ('.')  MEMSS.VE  1|  MELISSE 

Londres  (anse  d'anipliure), Roach  Smith, 
R.  L.,88. 

3497.        ■|ii.vn(.  .  .)et  melissë 
Allier ,  TcDOT  ,  72. 

'    3498.  ■  L.IVNiC?)  11  MELISSE 

Londres  (anse  d'amphore),  Roach  Smith, 
R    L.,  88. 

3499  .  ■  MELISSE  II  MELISSE 

Env.   de    Tliionville ,    Cochet,    124; 
Dullel.  Moselle  ,  1860  ,  132. 


174  — 


3Ô00.       M.N    (MEJLISSI  ET.  MELISSEI  35 14-.  *  MEMMNN  . 

Âiigst,  Fh.,  1558."  Steineu:  mn  .melissi  ;  Duuay  ,  Roach  Smith  ,  R.  L.,  10". 

ET  MELISSE!  ,   111,   162. 


3501.        .  .  .IIC.\MILL  II   ...)M£LISSI 

Dalheim  ;  Env.  de  Biachy  ,  Fk.,  1561 . 

3502  .  '  II  CAMILL  1 1  MELISSI 

Londres  ;  Normandie  (anse  d'amphore)  , 
Cochet,  12-1. 

3503.  camilli  melissi 
Env.  de  Besançon  ,  Fr.,  1559. 

3504.  p.  CAMILLI  MELISSI 

Dalheim,    Fr.,    1560.    *  Hesperange , 
Public,  de  Luxemb.,  VI ,  94. 

3505.  MEL1SSVS  F 

Voorburg ,    Fr.  ,     1556.    "  Steiner  : 
MELISSVS.,  II,  276. 

3506 .  ME(lhss\s  (e  arch.) 
Vechlen.FR.,  1557. 

3507 .  ■  MELLITVS  (e  arch.i 
Poitou  ,  FiLLOJf  ,  32. 

3508.  MELTl 

Le  Ciiàtelet,  Fr.,  1562. 

3509.  of(me)m 
Augsl  ,  Fr.,  1563. 

3510.  ■  M.MEM  :  IVS.F 

Le  Chàtelet ,  Grignon  ,  lx. 


memoriaV.  n»  704. 

3515.  MEMORISM 

Vechten  ,  Fr.,  1564.  "  Steiner  :  memo- 
Ris  M.,  II ,  276. 

3516.  "memoris.m 

Londres ,  Roach  Smith  ,  R.  L.  ,104. 

3517.  MEN. 

Cologne  (verre)  ,  Steiner,  U  ,  167. 

3518.  'mena. 

Douay ,  Ru.\CH  Smith,  R.  L.,  107.  — 
V.  n"  675. 

3519.  'menand 

Env.  de  iNaples  ,  Mommsen  ,  6307  ,  38°. 
MENAÎSDRI  V.  n"  386. 

3520 .  ■  menester  (va) 

Env.   de  Naples    (lampe),    Mommsen  : 
v.A(leat)?  6308,23°. 

3521  .  *  MENIVS  F 

Env.  de  Salzbourg  ,  Steiner  ,  IV  ,  244. 

3522.  ■  MEN0LA  (n  reiw.) 

Env.de  Naples  (col.  d'amphores),  Momm- 
sen ,  6307  ,  39". 

3523 .  *  menola  ( . . . 

Arezzo,  Fabrom,  45  ;  Bullel.  arcItéoL: 
MENOLA,  1859  ,  220. 
MENOPILVS  V.  Il»  3552. 


,  'C.MËM 

351 1-3513. j      '  (me)mm 

■c.memm||c.l.(m.ahe) 


3524.  ■  c.  MER 

Capoue  ,  Riccio  ,  pi.  vm  ,  (ig.  12. 


Arezzo,  Fabroni  ,  pi.   ix  ,  fig.  25-28; 

Capoue,    Riccio  ,  16  ,  et  pi.    vm  ,     3525.  '  mer(.  . .  (e  a/r/t.; 

37  ;  Dh;ch  (lampe)  ;  c.  MEM. ,  406.       i  Tongres ,  Mus.  DE  Meester  ,  n"  334. 


—  175  — 


3526 .  ME RC( . .  . 

Liinneren;  Rotlweil,  Fp..,  15G8. 

3527  .  '  OF.  MERC 

Londres  ;  Le  Cliàtelet  ;  Amiens ,  DiFOUR, 
413. 

3528 .  OF  MERC 

Vecliten  ,  Fr.,  1567.'  Tongres  :  ofmerc  , 
Mus.  iiF.  Mkester  ,  n"  151. 

3529.  MERCA 

Augst;  Bàle;  Rottweil('ré/;'.J  ;  Zweyen- 
l)erg  ;  Renaix  :  mercm  ;  Nimègue  ; 
Vechten;  Le  Cliàtelet,  Fr.,  1565; 
■  Brongniart  et  Riocreux,  121;  Gri- 
GNON  ,  ccxxin;  JOLY,  Coll.  scient., 
5  ;  Steiner;  ou  v.erca.,III,  163: 
Elewyt,  Rev.  d'hist.  et  d'archéoL; 
I,180(marca,  au  Mus.  de  Bruxelles, 
Catal.  Juste,  106,  DD.  12);  Lon- 
dres, ROACH  Smith,  R.  L.,  104- ; 
Joinville;  Amiens  (2  exempl.),  Du- 
FOUR  ,  413  ;  Hagemans  ,  415  ; 
Rossum ,  Leemans  ,119;  Tongres , 
Mus.  DE  Meester  ,  n"  1 52  ;  Birch  : 
MERCA.,  414. 

3530.  MERCA  F 

Voorliurg:  mabca  f,  Fr.  ,   1566. 

3531  .  ■  MERCA  FEC 

Voorluirg,  Leemans,  119. 

3532 .  ■ MËRCAO 

Londres,  Roach  Smith  ,  R.  L.,  104. 

3533 .  ■  MERCA  OF 

Env.  de  Strasbourg ,  Rrongniart  et 
Riocreux,  119. 


3534.  MERCARI  (ftic.) 

Bibl.    de    Strasbourg  ,    Fr.  ,    1571.  j 
"Mai.s  :  Rheinzabern,  /??///?/.  yl/.sflfp,  ;  354 
1,  1-28. 


d5ti.).  mercvt 

Poitiers ,  Fillon,  27. 

3536 .  ■  mercato 

Douay,  Roach  Smith,  R.  L.,  107; 
Cim.  la  Motte-le-Comte  (Hadrien) , 
Ann.  Nnmur  ,  Vil  ,418;  Tongres  : 
(me)RCATo,  Mus.  de  Meester, n"  153. 

3537.  MERC.XTOR 

Zurich;  Londres,  Fr.  ,  1569.  "  Roach 
Smith,  R.  L.,  104;  Allier,  Tudot  , 
74  ;  Poitou  ,  Fillon  ,  29  ;  Amiens  , 
DuFOLR,  413;  Rottweil ,  Steiner  , 
1,  64;  Birch,  412;  Heiligenberg  , 
Cab.  SCHNŒRINGER  ,  Bullet .  Ahace  , 
1861  ,  101, 

3538.  ■  mercat(or) 

Gellep  ,    Jahrhiicher  ,   XXXVllI,  166. 

3539 .  '  mercator . m 

Londres,   Roach  Smith,  R.  L.  ,  104. 

3540 .  MERCATORIS  (gravé) 
Friedberg  ,  Fr.,  1570. 

3541.  ■  MERCO  (Earf/i.) 
Tongres,  Mus.  de  Meester,  n"156. 

3542.  ■  MERCOFC  (rétr.) 

Coll.  Raifé  ,  C«/ff/.  Lenormant,  163, 
no  1436. 


3543.  '  mMCO(r)  (rétr.) 
France  ,  Grivaid  ,  pi.  xlvh. 

3544.  ■  MERCVRI 

Muiaz  (bronze)  ,  Steiner  ,  111  ,  306.— 
Dédicace  ? 


■  MERGVSSO.M. 

lîichlinniiigli ,  r.n.vcii  Smith  ,  RRL.,  69. 


3546.  "OF  MKRO 

Allier,  Tudot,  72. 

MERVLv  V.  n"  n89. 

3547.  '..Omes? 

Tongres,  Mus.  de  Meester  ,  n"  154.  — 
OF  MESI  ? 

35  i8.  '  n.  MESI 

Mus.  (le  Lyon,   Comxrmond,  110.    — 
V.  n"  3.554. 

3549.  *  M.  MESS. 

Rottenhurg,  Steinek  ,  I  ,  54. 

3550  .  ■  MESS \L\ 

Poitou  (poterie  bronzée) ,   KuxoN  ,17, 


3551 .  ■  OF.  MESSALAE 

Poitou  ,  FiLLON  ,  34. 

355'2.  L.  MESSENIVS  MENOPILVS 

Paris,    Fr.,  1572.  *  En  quatre  lignes  , 
GhiVAiJD  ,  Moimm.,  155. 

3553 .  ■  iMMESSIVS 

Rottenburg,  Steiner  ,  1 ,  54. 


176  — 

'  3558. 


3554.  'MESVF 

Cim.    de    Flavion   (Commode) ,   A»n.     3500 
Namtir,  VII  ,  31. 

METEI  et  METFI  V.   SOVIIJ 


QMETILI 

Rome  ,  Fabretti,  517. 

3559.  '  METivs 
Bavay ,  de  Bast,  51. 

3560.  ■  METTi  (e  rt?'c7/.) 
France,  de  Longpérier  ,  81. 

3561.  METTI.M 

Londres  ;  Amiens  ,  Dufour  ,  4 1 3  ; 
France,  de  Longpérier,  81;  Le 
Chàtelet ,  Grignon  ,  ccxxiii  ;  Londres, 
ROACH  Smith  ,  R.  L.,  104. 

3562 .  '  METTi  M .  (e  ai-vli.  ) 
Douay  ,  Roach  Smith  ,  R.  L.,  107. 

3563 .  METTIM 

Vecliten,  Fr.  ,  1 573.  *  Steiner  :  metti  m  . , 
Il  ,  27G;  Allier,  T>idot  ,  72. 

3564.  PMETTVS  F  [sic) 
Rlieinzabern,  Fr.,  1574. 

3565.  *MEVi 

«  Tèle  »  :  Houthem-S.-Gerlach  (Marc- 
Aurèle),  BtiU.  d'art  et  d'archéol., 
VI.  ~  Cfr.  n»  3460  (même  encadre- 
ment). 


'. .  .)MEVl0 

.Meerssen  ,  Bîill.  d'art  et  d'archéol., 
VI;  .lANsSEN.Owrf/jeJdft  ,  5;  Habets,3. 


3555.  MËTHIAT 

Voorburg  ,  Fr.  ,  1575. 

3556.  "methillys 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  104; 
BiRCH,408. 

3557.  METii.i 

Mus.  de  Leyden  ,   Fu.  ,   1 570.  "  Birch  , 
414. 


3567 .  • MHE 
Fouron-le-Comle  (Marc-Aurèle)  ,  Màs. 

Bruxelles  ,  Catal.  Schaves,  n^  290  , 
.lusTE,   193,    DD.    28.  K.  Vérifié: 

MHF 

3568.  ■ MHF 

Fouron-Ie-Comte  (Marc-Aurèle) ,  Mus. 
de  Liège  (inédit);  Meerssen  (Antonin- 
Pie),  finll.    d'nri  el  il'urclièol.,  VI, 


177  — 


Steiner  ,    Il  ,     317  ;     JlICCIO.  ,    II. 
276. 


3569.  'M.  HO 

Ponipeï  (lampe), S.  Maréchal,  X,  |il.  \h, 

lu  :   M.    NO  ou  M.   1,1,0  ,  51 .  I  

13579.       ■MiccioF('ré/r.,  F  art'/j.; 
•!570.  '. .  .)mi(.  . .  Tnngres ,  Mus.  de  Meester  ,  n"    155. 

Elevvyt    (nionn.    du   IV»  siècle),    Reo.  

d'hist.  et  d'archéol.,  1  ,  280.  ocoq 

MiAN  (lu)  V.  n»  2793. 


JUCCIO.  FEC 

Nimègue  ,  Fr.,  1581. 


3571  .  MIANl 

Paris,  Fr.,  liSe^—  V.  n»  3181  et  s.      ^^^^  • 


3572 .  *  Mi.\psi 

Mus.  (le  Lyon  ,  CoMARMOND  ,  110. 

3573.  "MIARIANO 

Env.  de    Nimègue    (tuiles)  ,    Nvhoff  , 

111,   261.   —  MARIANO'' 

MiATE  V.  n»  341 1 . 

3574.  MiBO 
Enge-Halbinsel ,  Fr.,  1577. 


MICCIONISM 

Londres,  Fr.,  1582.   *  Roach  Smith 
MICCIONIS.M.,  P,.  L.,  104. 


3582.  'micr.f 
Poitiers  :  micisf?  Fillon  ,  29. 

3583.  MIGRA 

Mus.     de    Bordeaux  ,    Fr.  ,     1583=* 
'Rpv.   archéol.,  X  ,  278. 

3584 .  *  MIDI .  M 
Londres ,  Roach  Smith  ,  R  .  L.  ,  1 04. 


i75.  ■  OF  MICA  

Normandie:  of  micar  ?  Cochet,  491.  |  3535  _  middirivs  {sic.) 

Le  Châtelet,  Fr.,  1548  '.    '  Grignon  , 


3576.  miccifec 

Mus.de  Darmstadt  {rétr.);  Mayence; 
Vechten  ,  Fr.,  1580.  "  Steiner  : 
miccifec,  IV  ,  695;   Micci  fe.,  il  , 

276. 

3577.  Miccio 

Voorburg  ;  Londres  ;  Le  Châtelet  ; 
Bibl.  de  Strasbourg  :  mircio,  Fr., 
1578.  'Grignon,  lx  ;  Amiens, 
DuFOUR  ,  413  ;  Londres  ,  Roach 
Smith,  R.  L.,  104;  Rheinzaltem  : 
MiRGio,  Bîdlet.  Alsace,  1,  228; 
Birch  :  Miccio.,  414. 


3578.  MicciOK 

Nimègue  ;  Vechten,  Fk.  ,  1 579. 'miccio  f., 

xxi.K  x\m 


ccxxiii.  —V.  n"  3475. 

3586.  ■  MiF 
Fouron-le-Comte    (Marc-Aurèle) ,     del 

Vaux  ,17;  Mus.  de  Bruxelles ,  Catal. 
.Iuste  ,  193  ,  DD  28''.  Vérifié  :  (mh)f. 

3587 .  ■  MiHF 

Mus.     de  Lyon  (s(;eau  ,   de    putier"?), 
COMARMOND,  378  ,  fig.  662. 

3588 .  •  Mil 

Le  Châtelet ,  GR1G^'0N  ,  lx  . 


'  L'indication  Parisiis  (Le  Châtelet) ,  de 
Froehner  ,  doit  se  comprendre  ainsi  :  trouvé  au 
Châtelet  (en  Cliampagne)  et  déposé  à  Paris.  V.  Fr., 
919  et  passim. 


—  178  — 


3589.  •miii(... 
Mus.  de  Bonn,  Fk.,   1-i2C«. 

3590.  L.MIL 

Capoiie  ,  Riccio  ,  pi.  vu  ,  fig.  i\ . 

3591  .  'C.  MILASI.  SVPITI 

Rome,  Fabretti,  51". 

3592.  Miu\ 
Maulévrier  :    miua(...,    Fr.,    1583'». 

•Cochet,   301.  —  CtV.    n°  9:1   et 

NAMILIANVS 

MiLissvs  V.  no  3506. 

3593 .  ■  MiJi 

Anse    d'amphore    :    Londres ,    Roach 
Smith,  R.  L.,  88  ;  Birch  :  mim . ,  408. 
MINNAK  V.  n"  739. 

359 i.  'CF.  MIXI 

Londres,  Roach  Smith,  R.L.,  104. 

3595.  MiNiKivs 
Vieux,  Fr.,  1584. 

3596 .  ■  m(/)nsim  ou  mincim  (?) 
Juslenville ,  Mus.  de  Liège  (inédit). 

MINNAE  V.  n°  139. 
MiNOR  V.  n»  1012. 

3591.  'minsina 

Le  Châtelet,  Grignon  ,  lx. 

3598.  MINSINAF 

Le  Châtelet,   Fr.,   1585.   -Grignon: 
MmsiNA.  F  ,  ccxxni 


3599.         MiNSivs  OF.  CEN  (sic) 

Le   Châtelet,   Fr.,    1586,    *  Grignon  , 

MINSIVS,  LX  (oF  CEN  esl  sans  doute  :  3611  . 
un  second  sigle). 


3600.  MINTIVS 

Trêves:  minvtvs?  Fr.,  1589. 

3601.  "0.   MIN VI 

Harfleur ,  Cochet  ,  118  ,  Rev.  arcliéol., 
XIV,   563,   pi.    320,    fig.    10.    — 
0  Mm(v)Ti? 

3602.  'min vu.  M 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  104. 

3603.  'MiNVS 

Poitou  ,  FiLLON ,    32  ;    mais  :  XXXI» 
Coniirès  :  MiMVS,  372.— Cfr.  n«2766. 

3604.  "minvs.  fe 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  104. 

3605.  *  minvsfi  (F  rtrc/t.) 
Tongres,  Mus.  de  Meester,  n°  157. 

3606.  'minvs.  0 

Londres ,  Roach  Smith  ,  R.  L.,  104. 

3607  .  ■  MINVSOF 

Trêves,  Fr.,  1589''.  "Steiner  ,  minvso  f 
111  ,  103. 

3608.  te(min)vs 

Mus.   de  Wiesbaden  :   minvtvs?  Fr., 

1.589».  —  TERMlNVSOUFE(cit)  MINVS? 

3609.  •MiN(..)vs 

Wenduyne  ,  De  Bast  ,  1 ,  303  ,  pi,  xi, 
fig.  4.  —  min(vt)vs? 

3610.  •  MlNVTl 

Cologne  ,  Coll.  Deetcen  ,  Jahrbuclier  , 
LXl.  138. 


■  MINVTIVS.   F 

Lomiies  ,  Rom.h  Smith,   R.    L.,   104. 


—  179  — 


(     jiin(v)tvs 
Jfil-2-3GI3.  s     ,    ■ 

)       (m«)NVTVS  F 

Voorliurg  ,  Fii.,  1587-1588  '  Sïkineu  : 
(»/)iNVTvs,  II,  293;BiKCH,  minvtvs  , 
412. 

3614.  ml\v(tv)s 
Harlleiir  :  minvvs,  Fk.,  1589. 

3615.  '  iMIO  KE. 
Riegel ,  Steiner  ,  II  ,  2. 

3616.  OE.MIONO 

Limoges ,  Fu.,  1590. 
MiRCio  V.  n°  3577. 

3617.  mi(k)ido 

Env.  de  Kheenen,  Fit.,  1591.  "Sîeiner  : 
Ml(.)lDO  ,  II ,  272. 

3618.  'miko 

Italie  (lampe),  Mukatori,  ap.  S.  Maré- 
CH.\L,  X,  48.-  Cfr.  no  3781. 

3619.  *p.  MIS.  SVP 
Normandie ,  Cochet  ,491. 

3620.  "Mise.  F 

Douay,  Ro.\ch  Smith,  l\.  L.,  107. 

3621 .  Missi 
Epinay-St«-Beuve,  Fr.,  1592.  '  Cochet, 

335;  BiRCH,  414. 

3622  .  LE  M  MIT 

Cortone,  Fr.,  1593. 

3623 .  •  MITA  i?) 

Poitou,  FiLLON  ,  31. 

3624 .  (m)iTERNA(/")(szc) 
Voorburg,  Fk.,  1594.  '  Steiner  ,  11, 

293  :  {m)lSTERNA  F. 

..)  MiTivs  V.  n°  1999. 


j  3625.  "mitor 

!  Rome  ou  Florence  ,  Mus.  de  Meester. 

I  3626-3627.  I      "'^'^^^' 

(       MIXILI 

Riegel,  Fr.,  1595-1596. 

I 

I    3628.  ■  OFl.  MKIIAl? 

I  Le  Chàtelet    (2    exempl.),    Grignon  : 

I  oh  :  MKllAI ,  LX  et  CCXXllI. 

I  

!  3629.  •.n.(ml)||no(na) 

:  Capoue  ,  Riccio ,  pi.  viii ,  39. 

3630 .  *  MLINVS 

Pompeï  :  MiiNVS  ?    MoMMSEN  ,    6307 , 

75".  —  MVLINVS? 

.  3631.  ■m(...)lu 

Mus.    de    Lyon ,    Comarmond  ,    125  : 

MARCELLI  ? 

3632.  *MLLIA 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  107. 
—  (ma)llia? 

MMAR  V.  n»  550. 
(mm)ofV.  n»  3240. 

3633.  "MMORi 

Douay  :  memoris  ?  Roach  Smith,  R.  L., 
107.  —  V.  n"  485. 

3634.  'mmorm 

Tongres  :  (me)morm  ?  Mus.  de  Meester  , 
no  150. 

3635.  ■  MMTONBI  (?) 

Rottenburg  (fragment),  Steiner,  I,  54. 
MNERTVS  V.  n°  3233. 
mnest  V.  n»  1000. 

3636 .  M0( . . . 

Mus.    de    Bonn  ;    Normandie ,    Fr.  , 
1599. 


—  180  — 


363"  .  ■  OF.  MO 

Londres,  Roach  Smith,  II.  L.,    lOi. 

3638 .  OK  MO 

Augsl  ;  Londres  ;  Vechten  ,  Fk.,  1597. 
"Tongres,  Mus.  de  Meesïer  ,  n"  158. 

303'J .  or  M0( . . . 

Hiifingen;  Lodève,  Fr.  ,  1  ^^JS/Aichneol. , 
Vlll ,  124  ;  Tongres,  Mus.  DE  Mees- 
TER  ,  n"  33 1 . 

MOCANi  V.  n»3158. 

3640.  ...)mod 
Develier  ,Fr.,  1601. 

3641.  •MOD||of?; 

Bavay  :  nod||o,  Cab.  de  Fourmes- 
TR.MJLX  ,  n^lOS. 

3642 .  OF  mod 

Windi.sch;  Vechten  ,  Fr.,  1600.  '  Ton- 
gres :  Mus.  de  Meester  ,  n°  159  ,  et 
Mus.  de  Liège  (inédit)  :  of  Mo{rf)  ? 

3643.  ■ofmod(.  . . 

Tongres,  Mus.  de  Meester,    n"  182. 

3644.  MODK 

Lodève,  Fr.,  1602.  "Mus.  de  Péri- 
gueux,  XW*:  Congrès,  282. 

3645  .  ■  MODERAT . 

Winipfen ,  Steiner  ,1,13. 

3646.  ■  0.  MODERNl 

Ahrweiler,  Mus.  de  Jena;  Mus.  de 
Berlin  ;  Mus.  de  Gluny  ;  (bronze)  , 
■lalirbucher ,  XXXII,  |i.  107,  pi.  m. 

3647 .  OF   MODES 

Buchs,FR.,  1603.*  Steiner:  okmodest, 
III,  193:  CF. MODES,  A,  296. 


3648.  'OF  modest 

Prusse  Ixliénaue,  Jahrbûdier ,\)i\\!\\[ , 
166;  Caslel,  Steiner  ,  I  ,  121. 

3649.  ■  OF.  MODESTI 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L. ,   104. 

3650.  CF.  modes(ti) 

Windiscb  ;  Env.  de  Mayence  :  OF  MODESi; 
Heddernhcim  ;  Bonn  :  ofmodest  , 
Fr.,  1004.  "Steiner:  of  modesti., 
II,  342. 

3651 .  OF  modesti 

Le  Mans  ;  Londres  (2  exeinpl.),  Fu. , 
1605.  'Allier,  Tudot,  72;  de 
Caumont  ,  399.  —  Cir.  n"  1906. 

3652.  ■  modestvs 
Rlieinzabern  ,  Fr.  ,  1606. 

3653 .  ■  OF .  MOE 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L. ,  104. 

3654 .  *  MOGVF 

Bingen  (lampe) ,  Jahrbucher ,  XXIX- 
XXX,  206, 

3655.  •mo(..)i 

Mus.  de  Uarmstadt ,  Steiner  ,  IV  , 
695. 

3656 .  OF  MOI 

Windiscb;  Hufingen  ;  Londres,  Fr., 
1607. 


36 


f      'MC 
57-3658. j     .^ 


'  MO(i)M(M) 

mo(ï)m(u) 
Vecblen  ,  Steiner  ,  H  ,  276. 


3659.  'Moixii 

Tum.  de  Séron  (Hadrien),  Anii.  Namur, 
!V,  23. 


—  181  — 


3660 .  ■  OF .  MOI. 

Amifiis ,  UiFuuK,  ilo. 

3661  .  '.MOLENIO     FECIT 

Poilieis ,  FiLLoN  ,  "29. 


3672 .  ofmo(mm)o 

Winiiisch   (deux    sceaux    de    potiers)  ; 
Bonn,  Fr.,  1614. 

3673.  *  MOMVVL  (gravé) 
Londres ,  Roach  Smith  ,  R.  L.,   88. 


3662 .  jiOM  — 

Vecliten  ;  Paris;   Londres,  Fit.,    16U8.  ,  3674.  'd.  mon 

•  Poitiers,  Fillon,  27;  Tongres,  Mus.  i  Mus.  de  Narbonne  ,  Tournal  ,17. 

DE  Meester,  n°  160.  !  — 


3663.  . .  .)moji 
Bibl.  de  Bàle,  Fr.  1609. 

3664 .  mom(  . .  . 
Nimègue,  Fii.,  1610. 

3665.  ' 0.  MOM 

Londres,  Roach  Smith,  U.  L.  ,  104. 

3666.  0.  MOM 

Vechten,  Fk.,  1611.  "Tongres,  Mus. 
DE  Meester  ,  n°  333. 

3667.  OF  MOM 

Bâle;  Augst,  Fr.  ,  1612.  '  Steiner  : 
OF.  MOM.,  A,  307;  Rossuni, Leemans, 
120;  Tongres,  Mus.  de  Meester  , 
n"  161. 

3668 .  ■  MOMAMA 

Le     Gliàtelet  ,    Grignon  ,      lx.      — 

mo(nt)a(ni)a  ? 

3669.  CMOMC  (point  en  o) 
Mayence,  Fr.,  1613. 

3670.  •mom(«) 

Nimègue,  Smetius,  ap.  Leemans,  120. 

3671.  MOMM 

Bonn,  Fr.,  1614''. 


3675.  OF.  MON 

Friedberg;  Rottweil  :  emon,  Fk.,  1631. 
"OF  MON(tani),  Steiner,  1,  90  ;  Poi- 
tiers, FlLLON  ,  29. 

3676.  OFic.  MON 

Mus.  de  Mannheini,  Fr.,  1632. 

3677.  OF  MON.c 

Bàle;  Rottweil  :  OF  MONC.  V.  cMOMC, 
Fr.,1615. 

3678.  "OFMON.  CR 

Le  Chàtelet,  Grignon,  ccxxui. 

3679.  "mona 

Arezzo  ,  BuW  urch'> ,  1859  ,  220. 
monan  V.  n»  3688. 
MONiANi  V.  n»  3687. 

3680 .  monim 
S.-Nicolas,  Fr.,  1616. 

3681  .  ■  MONIMI 

Xanten,  Fiedler  ,  53. 

3682 .  moninvs 

Env.    de   Strasbourg ,    Brongniart    pI 
RlOCREUX,  119. 
MONNi  V.  n"''  2661  et  3690. 

3683 .  ■  MONOS 
BiRCH  (lampe) ,  407. 


182 


3t>84 .  MOM 

Kriedberg  ,  l'iullwi'il  :  kmo.n,  Kk.J  (>3U. 

3fi85.  monta(. . . 

Mus.  de  Bonn;  Rottweil  :  monta,  Fk., 
1629.  'Tongres,  Mus.  ue  Meesteh, 
n°  16-2. 


3695.  .MONTANVS 

Nimègue;  Krayenhoff  :  ('moJNTANv(s); 
Vuoiburg;  S. -Nicolas,  Fk.,  1619. 
Rossuni  :  .)oivianv  ,  Leemans  , 
119;  BiRCH ,  412;  Heiligenberg  , 
Coll.  Schnœringer  ,  Bullet.  Alsace, 
1861  ,  101. 


3'J86.  MOiNTAN 

Vecliten,  Kn.,  16"28."Miis.  de  Leyden  , 
Janssen  ,  pi.  XXX  :  MOviAN,  n°  143; 
Tongres,  Mus.  de  Meesteu,  n"  163. 

3687.  (Of)  MOiNTAN 

Vooiliurg  :  (foHi)MONiAM,  Fk.,  1625. 
'moman,  Steiner  ,  11,  293. 

3688.  OF  mo(ni)an 

Nimègue  :  of  monan,  Fr.  ,  1626.  'Stei- 
ner :  OF  MO.NA>((),  11,  317. 

3689.  MO.NTANl 

Mus.  Emele  ;  Vechten  ;  Xanten ,  Fr.  , 
1620.  'Angers,  DE  Caumont,  399; 
Cologne,  Coll.  Deetgen,  Jahrbiicher , 
XLl ,  138. 

3690.  mo(nt)(an)i 
Xanten  :  monni  ,  Fr.,  1621. 

3691 .  OF  MONTANl 

Angers,  Fr.,  1623.  "de  Caumont: 
MONTANI,  399. 

3692.  OF  M0(NTJAN1 

Londres  :  OF  monani ,  Fr.,  1624. 

3693 .  (m)ONTANiA 

Voorl)urg  ,  Fii.,  1622.  —  CIV.  n''3668. 

3694.  ■  MONTANO 

Iloulliein-S.-Gerlacli  :  moviano  ?  Bull, 
d'art  cl  d'archéol.,  VI. 


3696.  ■  OF.   MONTI 

Londres,  Ko.xcuSMrrH,  U.  L.,  104. 

3697.  *  ...;mo(nt)o 

Tongres,  Mus.  de  Meester  ,  n"    164. 

3698 .  OF  MONTO 

Vechten  ;  Voorburg  emonto  et 
f/jVEMoNTO  ,  Fk-,  1627.  "  Steiner  : 
f/ryFMONT(ani)o(tî)?  11 ,  294;  Lon- 
dres :  OF.  MONTO  ,  ROACH  SmITH  , 
R.  L.,104. 

3699.  OMONVs 
Orléans;  Vieux,  Fr.,  1618. 

3700.  OMONVS  (point  en  o)  i 
Bibl.  de  Bàle,  Fr.,  1617. 

MOA  V.  n"  3082. 

3701 .  ■  MOPivs 

Elewyt  (IVe  siècle),  Rev.  d'iiist.  et 
d'archéol  ,1,  280.  Vérilié  au  Mus. 
de  Bruxelles ,  Catal.  Juste,  DD.  43  : 
Mo(;»>s  ;  Paris  :  mop(...,  Coll. 
Raifé,  Catal.  Lenormant  ,  163, 
n"  1443. 

3702 .  '  MORA 

Bavay ,  de  Bast  ,  51 . 

3703.  "MORE 

Élouges  (Commode) ,  Cercle  Mous  ,  VI  , 
121. 

3704.  *M0R1A 

Le  Cliàtelel ,  Grignon  ,  ocxxiu. 


;'70r).  MOKICAM  :  FECIT 

Londres,  Fr.,  16;i3. 


—    183    - 
3718. 


3706.  MORINI 

Mus.    de   Wiesbaden  ;  Nimègiu' ,    Fr.  , 
1631. 

3707.  'morm. 

Riegel  :  ou  MORFi ,  Steinf.r  ,  Il  ,  2. 
MORiSM  V.  n°  288. 

3708.  (ma)jiorra 

Riegel  :  mvrranivs  ?   Fr.,  1635. 

3709.  •...)mos(... 

Élouges  (Commode),  Rens.  de  M.  de 
BovE   (inédit)  :  (Tor)MOS(vs)  ou 

MOS(SVS)  '' 

3710.  'm(...)s(c) 

Mus.  de  Darmstadt ,  Steiner  ,  11  ,  344. 

3711.  'ms.mosci 

Env.  de  Naples ,  Mommsen  ,  6307,  49". 

3712.  "mossi.m 

Londres  ,  Roach  Smith  ,  R.  L.,    104. 

3713.  MossvR  F  {sic.) 

Nimègue  ;  Voorburg  :  fm^ossvs  ,  Fr., 
1636.  'mossvs,  Steiner,  11,293 
et  BiRCH  ,  412. 


3714-3715. 


{        (m)OJl\'S  FEC 

Voorburg,  Fr.,  1637-1638. 
MOViANO  V.  nos  3fit^e  et  3695. 

3716.  -MOX 

Rouen,  Cochet,  Origineu  ,  56. 

3717.  CF.  MOX 
Wiciidiiof:  Nvx?,  Fr.,  1639. 


MOXIVS 

Normandie  ,  Cochet  ,  467  ,  491  ; 
Londres,  Roach  Smith,  104;  Birch, 
412.  —  Cfr.  n°3659. 

3719.  ■  woxsi  M 

Élouges  (Commode)  ,  Cercle  Mous  , 
VI  ,  121  :  Moxsi.  M.  ;  Rens.  de 
M.  de  Bove. 

3720.  woxsi(ma)  {?.renv.) 
Ems,  Fr.,  1640. 

3721 .  MOxsivsF 

Bâle  ;  Mus.  de  Wiesbaden  ;  Nimègue 
(2  exempl.);  Vechten;  Voorburg: 
Moxsivs  F(e)  et  mox.sivs  f;  Fr., 
1641.  *  Bruckner  :  MOXSIVS  f  ,  3075; 
Augst  :  moxsivs.  F.,  Steiner,  A, 
307  :  MOXSlvsF.,  1  ,  317  ;  111,  159; 
Vechten  :  moxsivs  f,,  11  ,  276. 

3722.  "moxsivs  f  (rétr.) 

Tongres ,  Mus.  de  Meester  ,    n°  165. 
MPEii  V.  no  3485. 

3723.  -M.p.p 

Cliiusi ,  Mus.  DE  Meester  ,  no  1 65 . 

3724.  "M.  p.  H 

Mus.     de    Lyon,    Comarmond  ,    MO; 
Londres  fanse  d'amphore)  :  m.  p.  r.; 
Roach   Smith,  R.  L.,88. 
MR  V.  n"  1463. 

MRCELLINI  V.   no  3271. 

3725.  ...)MRi(... 
Maerke-Kerkliem  ,  Mus.   de  Bruxelles , 

lot  FF.  152  (inédit). 
MRRAN  V.  n»  3752. 

3726.  M.  R.  T.  i 

Mus.  de  Lyon  (anse  d'amphore),  Coaiar- 
mond,  115.  —Cfr.  n"  33.30. 
.MS(,\i  V.  nos  2?,^^  ri  3393. 


184 


Tlil  .  'C.   iH(..)SS 

Normandie  (anse  d'amphore) ,  Cochet, 
491.  —  c.  H(eli)ss(i? 

3728.  ■>!(.  .)ssiDiOR 

Normandie  (anse  d'amphore\  Cochet  , 
Origines,  57.  —  m(.  .  .)ssidiof? 

3729-3730.1      ■^•(»")c'a 

\    '  a  (mt)ci.\ 

Capone ,  Riccio,  pi.  vin,  40  et  42. 

3731.  ....)Mvf.... 
Aiigst,  Fr.,  1642. 

3732.  *mval(..)li 
Somzée,i4n«.  Namur,\.  255. 

3733.  'v.  M.  E.  MVCC.  F 
Poitou  ,  FlLLON,  31 . 

3734.  'mvccias 

Lézoux  (sceau  de  potier)  :  nvccias?, 
TlIDOT  ,  64. 

3735.  "mvcroIIpvbl' 
Arezzo,  Fabroni  ,  pi.  ix  ,  fig.  35. 

3736.  *  MVLiNos 

Allier,  Tudot,  72.  —  Cfr.  n°  3629. 

3737.  MVM 

Voorbm'g  ,  Fb.,  1643.  '  Env.  deNaples, 
MOMMSEN,6307,  40». 

3738.  (mv)mitanv  f 

Bibl.  de  Strasbourg ,  Fr.,  1644.  *  Mais  : 
Rbeinzabern  :  (mv)mitanv  ,  Bull. 
Alsace,   1,  228    —  nvmitanv  f? 

3739.  ■. .  .Kini.iNis  AVGVST.  L.  mvna||ti 

[CUESCENTIS.  .  . 

Ronié  {()]).  ilul.],  Fabretti  ,  517. 


3740.  ■  WVNATIV 

Poilou  ,  Fii.LON,  32. 

3741.  Mv(^D)v 

Bâle,  Fr.,  1645.  *  Steiner  :  jivndv  , 
m  ,  163. 

3742.  'mvnibo 

Gim.   de    Flavion  (Commode),    Ann. 
Namur,  VII  ,  31.  —  Cfr.  n"  3616. 
MVNicii'i  V.   nO2160. 

3743.  MVNTREPT 

France  (lampe) ,  Rei'.  (nrhéol.  ,  XIll  , 
456. 

3744.  'mvntripi 

France  (ou  Italie).  Lampes  :  Coll.  Du- 
rand. Cutal.  DE  WiTTE,  394; 
BiRCH  :  mvntripi.  ,  407. 

3745.  •of(mv)r(... 

Paris,  Fr.,  1646.  —  V.  n«  1283. 

3746.  '  MVRAN 

Mus.  de  Narbonne,  Tournal,  77. 

3747.  ■  mvrfme 

Pellau  (tuiles)  ,  Mittheil.  Steiermark  , 
IX,  278.  —  Cfr.  VRFE  et  vrsfe 

3748.  'OF.  MVRRA 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.  ,  104; 
Tongres  :  of.(mvr)ra,  Mus.  de  Mees- 
ter  ,  n°  166. 

3749.  OF  MVRRA 

Londres,  ibid:  OF.  mvurm  (mvrran?), 
Fr.,  1648. 

3750.  OF  (mv)rra 
Londres,  Fr.,  1647. 

3751 .  OF  (mvr)ra 
Vie,  Fr.,  1649. 


—  185 


3752.  OF  mvrr(an) 

Mus.  de  Wiesbaden  ;  Windisch  ;  Augst  : 
OF  .\vrh(an);  Lillebonne  :  OF  mvrran  , 
Fr.,  1652.  "Cochet,  2i1. 

3753.  ■of(mvr)(ran) 

Tongres,  Mus.  de  Meester,  n»  ICI. 


3754-3755 


OF  (mVR)RAN 
(m)VRR(AN)l 

Riegel,  Fr.  1650-1651. 


3756.  *  m(vr)r(an)i 
Allier,  TuDOT ,  72. 

3757.  'of.mvrr.ani 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  104, 

3758.  *0F  m(vr)r(an)i 
Augst,  Steiner  ,  m  ,  165. 

3759.  OF  mvrr.axi 

Londres;  Lillebonne,  Fr.,  1653. 
"Cochet,  240. 

3760.  m(vr)ranianvs 
Windisch,  Fr.,  1654. 

MVRRANivs  V.  n"  3708. 

3761.  "MVRRr 

Capoue  ,  Riccio  ,  pi.  vni ,  fig.  38.  — 

3762.  "c.  MVRRi 

Rome ,  F.ABRETTi ,  518.  —  Cfr.  n°  295. 

3763.  '  MVRVS  FE 

Poitiers ,  Fillon  ,  29. 

3764.  MVSA.  FECIT 

Env.  de  Ritburg,  Fr.,  1655. 

3765.  "mvsano 

Dusseldorf  (tuile)  Jahrhucher,  XXXVllI, 
1 66  ;  Env.  de  Niniègue  (briiiue)  : 
mvsano  ,  Stei.ner  ,  II,  254. 


3766.  MVSCELLA F 

Westerndorf ,  Fr.,  1656.  "Steiner, 
IV  ,  161  ;  VoN  Hefner  ,  45  ,  fig.  41 . 

3767.  Mvsici.  M 

Augst,  Fr.,  1657.  "Steiner  :  mvsic.  ji, 
m,  161. 

3768.  oficmusl(?) 
Mus.  de  Bonn,  Fr.,  1658. 

3769.  '(mJvssE 
Allier  (moule),  Tudot  ,  66. 

3770.  "mvt 

Env.  de  Naples ,  Mommsen  ,  6307  ,41". 

3771 .  'q.  mvth 

Stabies  (tuiles),  Nicolavs,  289. 

3772.  MVTio.  F 
Nimègue  ,  Fr.,  1659. 

3773.  MvxiviiiM 

Augst  ;  Londres  ;  Frégivau  :  iiixivii  ou 
iivixui  (terre  noire),  Fr.,  1600. 
"Steiner:  mvxiviii  m,  III,  164; 
Ann.  Namur ,  IV  ,  90  ;  Roach 
Smith  ,  ap.  Dufour,  418  ,  et  R.L.: 

MVXIVIII.   M,   104.  — MVXTYLLIM? 

3774.  '  MVXTiLii 
Allier,  Tuuot  ,  72. 

3775.  "mvxtvli  m. 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  104. 


3776-3777 


MVXTVLLI 
MVXTVLLl.    M 

Londres;  Amiens,  Dufour  :  mvxivhim, 
413;  Roach  Smith:  mvx.  tvlli.  m., 
R.  L.,  104. 


XXIX 


3778.  ■  mvxtvllim 

Elouges  :    MVXMii.    M,    Cercle    Mous, 

XXIII  22 


—  186  — 


VI  ,  i21,  et  rens.  de  M.  de  Bove. 

37  79.  •of(...)m(...)woi 

Normandie  ,  Cochet,  401. 

3780.  *m||y|!f||i 

Mus.  de  Lyon  (verre),  Comarmond,  185. 

3781  .  *  MYRO 

Env.  deNaples  (lampe), Mommsen, 6308, 
24";  Herculanuni,  S.  Mabéchal  , 
X,  pi.  xxxvii.  —  Cfr.  n"  3618. 


N 


3782.  'N. 

Mus.de  Narbonne  (lampe),TouRNAL,  78  ; 
Limoges  ,  Rev.  archéol.,  Vlll ,  433. 

3783 .  '  N(surmonté  d'une  croix) 
Poitou ,  FiLLON  ,  34. 

3784.  CF.  N(... 
Riegel,  Fr.,  1661. 

3785.  OFFN(.... 

Nimègue  :  offnasso  ?  Fr.,  1670.  *offn, 
Steiner,  11,  217. 

3786.  'ka 
Poitou,  FiLLOX,  34. 

3787.  "NA  (a  are/j.) 
Herculanuni  (lampe),  S.  Maréchal  ,  X, 

58. 

3788.  •(n)ABio 

Riegel,  Steiner,  II  ,  2.  —  labio? 

3789 .  NACA 

Le    Châtelet,   Fr.,  1662.    'Grignon, 

CCXXIII. 


3790.  nac(ae)ife 
Heddernheim,  Fr.,  1663. 

NACCGFE  V.  no  3133. 

3791.  "a.  naevi.  cerial 
Colchester  (bronze) ,  Archaeol. ,  XXXIX*, 

509. 

3792.  "C  NAEVI   GAMI 

Rome  ,  F.\BRETTi  .518. 

3793.  *NA(...)F 

Lit  du  Rhin,  Jahrbucher ,  XXV,  109. 

3794.  'nalvi.  0 

Poitou  ,  FiLLON  ,  31. 

3795.  *NAMANI 

Douay.RoACH  Smith,  R.  L.,  107. 

3796.  NAMANTI 

Cologne;    Fr.,    1664.    '  Jahrbucher , 
XXXV,  43. 
NAMIL.  CHOESI  V.  n°  3220. 

3797  .  *  NAMILI 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  104. 
NAMIUAN  V.  n"  3221. 

3798.  *N.\MILIANI 

Allier,  Tudot,  72;  Londres,  Roach 
Smith,  R.  L.,  107;  Juslenville , 
namiliani  (.AA  avec  points)  ;  Mus.  de 
Liège  (inédit).  —  Cfr.  n"  3221. 

3799.  'namitam  (rétr.) 

Allier,  de  Caumont  ,  401  ;  n(am)itam, 
ibid.  —  matiman? 

3800  .  '  NAMITA  M 

Allier,  Tudot,  72.  —  [d.  que  n* 
3799? 

NAXCHIAL  V.  n°  306. 


187  — 


3801 .  or  NANSi 
Augst,  Fr.  1665. 

NARiNVsV.  n°3314. 

3802 .  NARITI 

Limoges,  Fr.,  1666. 

3803.  (ojFN.\s(... 

Nimègue,  Fk.,  1669.  '(o)f  k.\s(..., 
Steiner  ,  II ,  31. 

3804 .  NASSiS 
Oberwinterthur ,  Fr.,  1612. 

3805.  NASSO 

Westemdorf  ;  Mayence ,  Fr.,  1667. 
*VoN  Hefner,  45  ,  fig.  42  ;  Bullet. 
monum.,  VIII,  255;  Bavay,  de 
Bast,  51. 

3806 .  *NASSO.  F 

Westerndorf,  Steiner.,  IV,  161. 

3807 .  NASSOF 

Friedberg  :  Vechten,  Fr.,  1668.  "Stei- 
ner :  NASSO  r',  I,  90;  nasso  f., 
II ,  276. 

3808 .  NASSOISF 

Friedberg  :  nassois  ;  Mus.  de  Darm- 
stadt  :  NASSOISFE  ;  Nimègue  :  NAS- 
SO.i. s. E;  ibid:  nassoi.s.f  ;  Vechten  : 
N.ASS.o.i.s.F.;  Voorburg.FR.,  1671. 
*  Steiner  :  nassois  f.  ,  II ,  344  ,  IV , 
695;  nassois.,  I,  90;  nass.o  :l.s.F. 
II,  276;NASSOLSF.,  II,  317. 

3809.  nasvt 

Mus.  deWiesbaden,  Fr.,  1673. 
nat  V.  nM173. 

3810.  -NAT.O 

Normandie,  Cochet,  240. 


3811 .  NATAL. F  (f  renv.) 
Friedberg,   Fr.  ,    1674.    "natal    f., 

Steiner,  1 ,  90. 

3812.  ■  NATALIS 

Londres ,  Roach  Smith  ,  R.  L.,  104; 
Dép.  de  la  Lozère  (2  exempl.) , 
XXI  Ve  Congrès,  105;  BiRCH  ,  412. 
—  V.  OPPi 

3813.  NATALIS  (/■) 

Voorburg,  Fr.  ,  1675.*  Steiner  :  natalis, 
II ,  293.  —  Cfr.  VATAL1S 

3814.  *NATIN 

Normandie,  Cochet,  491. 

3815.  "O.NATIVI 

Londres  ,  Roach  Smith  ,  R.  L. ,  104. 

3816.  ONATIVI 

Londres,  Fr.,  1675.  "  Roach  Smith  , 
R.  L.,  104. 

3817.  ...)nato 

Liilebonne:  nato  (cintvgnato?)  ,  Fr.  , 


3818.  '  natravnvs 

Fouron-le- Comte  (Marc-Aurèle),  rebords 
d'une  <i  tèle  »  :  n atr(  . . .  et . . .  )avn vs , 
Mus.  de  Liège  (inédit). 

I     'natti  (gravé) 
3819-3820.  \     '^f^jj^  ARVE.M  (en  cercle) 

France,  Rev.  archéol.,  IV,  (1861), 
262.  —  Cfr.  n»  500. 

3821.  'natti  forma 
Allier  (moule),  Tudot,  66. 

3822.  *c.  natti  II  xanti 

¥  tance ,  Rev.  archéol.,  IV  (1861), 
264.  —  CN.  atti  ou  atei?  V. 
n»  553. 


3823 .  ■  XATTVS 

Allier,  Tudot  ,  72  ,  pi.  lxvi. 


—  188   — 

3835. 


3824.  'nattvsk 

France,    Rev.    arcliéol.,    iV    (1861), 
262. 

3825.  'OFNATVCi... 

Normandie,    Cochet,    401.     — Cfr. 
n»  3432. 

3826.  ■..M.\t:\s 

Tongres ,  Bull,  du  Limbourij,  VI,  13  ; 
Mus.  de  Li(?ge  (le  même?) 

3827.  N'A  vu 
Xanlen  ,  Fk.,  1677. 

3828.  ■  NAVIXSI.   D 

Tongres ,  S.  Bormans  ,  8.  —  navixsi  o  ? 

3829 .  *  NAVONis 
Allier,  Tudot,  72. 

3830.  -tNAXi 

Mus.  deNarbonne,  Tolrnal  ,    77.  — 
Cfr.  vAXi,  XAXI 

3831.  •n.c(...)||cer(...)|1tk 
Pompeï,  FiORELLi,  1861  ,  344  (xi  sous 

le  manche). 

NCEL  V.  n»652. 
NDi  V.  n°  2750. 

3832         • NDVi 

Bavay,Gab.  de  Fourmestraulx  (inédit), 
—  (ama)NDVi? 

3833 .  NEAN 

Windisch  ,  Fr.,1678. 

3834.  NEnBici' 

Vechten,      Fk.  ,     1680.     '  Steiner  : 
nebb(/)cf.,  II ,  277. 


nebbicfe 
Voorburg  ;  Xanten  :  mebico  ou  meddici  ? 

Fr,  1636.      *  NEBBIC     FE,STEIiSEH, 

11,  293. 

3836 .  NEBBICI 

Vechten,    Fr.,   1679..  —  V.  n«  3476. 
NECIMVS  TEC  V.  n°  1874. 

3837 .  NEGIDIVS 

BiRCH  (lampe) ,  407 .  —  .aegidivs  ? 

3838.  ■(ne)h 

Tuiles  :    Tongres  (inédit);     Walsbetz 

(Marc-Aurèle)  ;  Montenaken    (k/.)  , 

Bullet.    d'art  et    d'archéol. ,    V, 
176,  434. 

3839.  'OF.   NEM 

Londres ,  RoACH  Smith  ,  R.   L.,  104. 

3840.  'OF  NEM. 

Augst ,  Steiner  ,  III,  162. 

3841 .  (ne)mo 
Lodève,  Fr.,1682. 

3842 .  NEPOs 

Mus.  de  Bordeaux,  Fr.,  1682''. 

3843 .  ■  nepotis 

Londres,  Roach    Smith,  R.  L.,  104. 

3844.  ■  NEPOTIS.  CN  DOM  TROPH 

Rome ,  F.\BRETTi,  518. 

3845.  'NEQ 

Tum.  de  Séron  (Hadrien),  yl«/i.iV«»rMr, 
IV,  19. 

3846.  (ne)qvbec 

Londres,  Fr.,  1773.  "Roach   Smith: 


—  189 


NEQVREC,    R.  L.,    lOi,    et   BlRCII  : 
NEQVREC,  412. 

3847.  'neqvhes 

Vechten  :  L.M.p.ES?  Fr.,  1773.  'Stei- 
ner  :  neovres  ,  ii,  277. 

3848.  "nerecvs 
Bavay  ,  de  Bast  ,  51. 

3849.  NERi 

Ems  ;  Mus.  Emele;  Augsbourg ,  Fr., 
1683.  'Allier,  Tudot,  72  ,  Env.  de 
Salzbourg  ,  Steiner  ,  IV  ,  244  ; 
Augsbourg  (lampe),  Id.,  IV,  57; 
Rosenauberg  ,  Nyhoff  ,  u^  sér. ,  III , 
258;  BiRCH  (lampe)  ,  4073. 

3850.  OF  NERl 

Londres,  Fr.,  1648.  'Roach  S.mith  : 
CF.  NERI  ,  R.  L.,  104. 

3851 .  OF  NERI.  F  (e  arck.) 

Paris  :  oii  NiiRi . F  (nigri?)   Fb.,1685. 


3852-3853. 


NERT . M 
NERTVS 

Londres ,  ROACH  Smith  ,    R.  L.,    104. 

—  (COb)NERTVS? 

3854.  (ner)(va)e  (VE)P 
Mus.  de  Genève,  Fr.,  168C. 

3855.  NERVci 
Vie,  Fr.,  1687. 

3856.  NESTOR   FEC 

Paris,  Fr.,  1688.  "Allier,  Tl'dot,  72. 
NCEL  V.  n"  652. 

3857.  •...)(nh)rs? 

Tongres  ,  Mus.  de  Meester  ,  n"  332 . 

3858.  •...)iNi 

Élouges  (Commode) ,  (poterie  grossière), 


rens.  de  M.  de  Bove  (inédit). 

3859.  "CF.  NI 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  104. 

3860.  OFNi 

Mus.  de  Wiesbaden,  Fr.,  1689. 

3861.  "NLARIVS. 

Wimpfen  ,  Steiner,  1,  73. 

3862.  NIBO. FEC 

Bàle,  Fr.,  1690.  "  Augst  :  nibo.  f., 
Steiner,  A,  307;  nibo  fec,  Id., 
III,  159. 

3863.  OR  NiCA 
Augst  :  OF  NiCA  ?  Fr.,  1691. 

NicANORis  V.  n"*  2525. 

3864.  ■niceph(... 
Arezzo ,  Fabroni  ,  45. 

3865.  "nicephor 

Bavay,  de  B.ast  ,  51  ;  Londres,  Roach 
Smith  ,  104  ;  Birch  :  nicephor.  , 
412.  —  V.  n»2888. 

3866.  "NICEPHOR.   F 

Londres,    Ro.\ch  Smith,  R.  L.,  104. 

3867.  NICEPHOR.   M 

Nimègue ,  Fr.,  1692. 

3868 .  nicephore 

Le  Cbàtelet ,  Fr.  ,    1693.  "Grig.non  , 

CCXXIII. 

3869.  'nicephori. 

Douay,  Roach  Smith,  R.  L.,  108. 

3870.  fnici 
Windisch,  Fr,  1697. 


190 


3871 .  MCI  0 
Windisch,  Fn.,  1695. 

3872.  OFNici 

Castel ,  Fr.,  1696.  *  Steiner  :  of  nici, 

II ,  342. 

3873.  NiciOF 

Bâle,  Fb.  ,  1694.  ' Nicio  F,  Steiner, 

III,  159. 

3874.  'nicomachi  IIdomit  lvcil 
Rome,  Fabretti  ,  512. 

3875.  "...  m  F 
Voorburg ,  Steiner  ,  II ,  294. 

3876.  NiG(... 

Voorburg  :  NiG  (erfjl  Fr.  ,  1698.  *  Stei- 
ner :  NIGER(?)F.,II,  293. 

3877.  'OF.  NIG 

Tours,  RoACH  Smith,  Coll.  ant.,  I, 
163. 

3878.  *c.  NiG.  iDi 

Mus.   de  Narbonne  (poterie  grossière) , 

TOIJRNAL,  78.   —    C.  NIGRIDI? 

3879.  'nigr 

Tours;  Paris;  Picardie,  Ann.  Namur, 
VII,  32.  V.  les  suiv.  (double  emploi?) 

3880.  ofnigr 

Windisch  :  of(ni)gr;  Vechten;  Lon- 
dres ;  Paris,  Fr.  ,  1699.  *  Steiner  : 
OF  N(i)GR(. . . ,  II,  277  ;  Tours,  Ha- 

GEMANS,  415. 

3881.  "OF.  NIGR 

Amiens  ;  Londres  ;  Bavay  ;  Tours  ,  Dn- 
FOUK  ,  413  ;  Richborough  :  CF.  NiGR., 
ROACH  Smith,  RRL.,  69. 


3882.  OF  NlGRl 

Londres;  Bavay,  Fr.,  1700.  'deCai]- 
mont  ,  399  ;  Cim.  de  Flavion  (Com- 
mode), Ann.  Namur,  VII,  31. 

3883.  *0F.  NIGRI 

Londres ,  Roach  Smith  ,  R.  L.  ,  104. 

3884.  'OF.  NIGRI.AN 

Londres,  Roach  Smith  ,  R.  L.,  104. 

3885.  NIGRINI 

Londres,  Fr.,  1701.  *  Roach  Smith, 
R.  L.,  104. 

3886 .  ONIGRINI 

Le  Mans,  Fr.  ,  1702.  *de  Caumont  , 
399. 

3887.  *  ...)  NiM 
Tongres,  Mus.  de  Liège  (inédit). 

3888 .  *  NiMF 

Tongres  ,  Mus.  de  Meester,  n"  168. 

3889.  'NiMi 

Allier ,  Tudot  ,  72. 

3890.  '  ..)NiM(..)iicci 
Normandie,  Cochet,  313. 

3891 .  NiMO 

Limoges,  Fr.,  1703.  —  V.n°2981. 

3892 .  NIMPVS 
Heddernheim,  Fr.,  1704. 

3893 .  (hî)mpvs  X 

Voorburg,  Fr.,  1706.  —  V.  n»  3942. 

NINAS  V.  LIGINIANO 

3894.  'NININI.  M 

Cim.  de  Flavion  (Commode),  Ann.  Na- 


mur ,  Vil ,  31 .  Vérifié  :  axbim  .  m  , 
Rens.  de  M.  Cajot. 

3895.  '  NiNY 

Le  Châtelet,  Grignon,  ccxxui.  —  nimf? 
•     NiPHETi  V.  n°2b'i6. 

3896 .  NIRTVS 

Rottenburg  ,  nirtvsf  ,    ...   nirtvs  d? 

et  NYKTVS,  (COBNERTVS?)  Fr.,   765. 

*  Steiner  :  NIRTVS    F.  ,    II  ,    350  ; 

NVKTVS  ,  I ,  55. 

NiSATVS  V.  n"  322. 


—  191  — 

390T 


ssg'î-ssgs 


NISTVS  F 
KISTVS  FE 

Vechten,  Voorburg,  Fr.,  1707,1710. 
'Steiner  :  nistvs  fe,  II,  277. 

3899.  msTvs.N 

S.-Nicolas,  Fr.,  1711. 


3900-3901 


NISTVSA 

nistvsaf 
Vechten:  Voorburg  ,  Fr.,  1708,  1709. 

NISTVS    F.    et    NISTVSA    F.,    STEINER  , 

II,  277  et  293. 

3902 .  '  NiTLV  (gravé ,  car.  grecs) 
Élouges    (Commode)  ,    Cercle    Mons , 

VI,  121. 

3903.  ■qf.nitori 

Londres,  Roach  Smith  ,  R.  L.,  104. 

3904 .  NITTOR  FEC 

Mayence,  Fr.,  1712. 

3905.  NIVALIS  F 

Rottweil,  FR.,ni3. 

3906.  Nivi 
Poitou,  FlLLON  ,  34. 


OFNIVl(.  .  . 

Mus.  de  Bonn:  ofvital?   Fr.,  1714. 


3908.  ■...)nivim 
Heerlen  ,  Rens.  de  M.  Habets. 

3909.  NIVIRES  F 

Bibl.  de  Strasbourg,  Fr.,  1715.  'Mais  : 
Rheinzabern,  Bullet.  Alsace,  I,  228. 

3910.  *N.ai 
Bavay  ,  de  Bast  ,  51 . 

3911.  *F.  N(..)MA 

Renaix  :   F.  N(or)MA    ou    F.  N(ar)MA  ? 
Mess,  scienc.  hist.,  1849,  195. 
NNi  V.  n''874. 

3912.  'NNA 

BiRCH  (lampe),  407. 

3913.  'NNR 

Le  Châtelet  (anse  d'amphore) ,  Grignon  , 

CCXXUI. 

3914.  'nobiliani.m 

Londres ,  Roach  Smith  ,  R.  L.,  104. 

3915.  NOCTVKN  F 

Westerndorf;  ibid  :  noctvrac  ?  Fr., 
1716.  *VoN  Hefner  :  noctvrac  et 
noctvrnf  ,  45  ,  fig.  43  et  44. 

3916.  'noctvrnvsf 
Westerndorf,  Steiner,  IV,  161. 

nod||o  V.  n°  3641. 

3917.  NOETVS 

Italie,  Fr.,  1717. 

3918.  'noi 

Le  Châtelet ,  Grignon  ,  ccxxiii. 

3919.  'noki.i.m 

Élouges  (Commode) ,  Cercle  Mons  ,  VI  , 


—  192  — 


121  ;  noriuf(.  . .  ?  Rens.  de  M,  de 

BûVE. 

NOis  V.  n°  1013. 

3920.  NOLVNfTIjOSSVS 

Neuwied  :   volvniossvs  ,    Fr.,  1718. 

3921.  'NOM 

Poitou,  FiLLON,  31  ,  3i. 

3922 .  NON 
Vecliten.FR.,  1719. 

OF  NONAVE  V.  n"  3926. 
NON!  V.  no  9,'SI. 

3923.  'l.noni.fl 

Env.  de  Naples  ,  Mommsen  ,  6337,  42». 

3924.  "no.ni.ma 
Poitiers,  Fillon,  29. 

3925.  'NONiiVE 

Mus.  de  Darnistadt,  Steiner,IV,  695. 

3926.  OF  NONIV.VE 

Mus.  de  Uarmstadt  :  of  nonave  ,  Fr,, 
1720.  ■  Steiner  :  NOMVE  (oblique 
entre  i  et  e),  11  ,  344. 

3927.  'mnonivsi 

Lampe  ,  Coll.  Raifé  ,  Catal.  Lenor- 
MANT,  156,  n"  1251. 

3928.  ■c.A.NONO(?J 
Allier,  Tlidot,  72. 

3929.  ■no(...)o 

Bavay  (terre  noire)  ,  Cab.  de  Four- 
MESTRAi  LX  ,  n°  89  (inédit). 

3930.  N(o)R(ré/r.) 
,Iens,  Fr.,1722. 

NORMA  V.  n"  391 1 . 


3931  .  ■  1111  NORMSNL 

Mus.  de  Lyon,  Comarmond  ,  116. 

3932.  NORvs 

S. -Nicolas,  Fr.,1723.  *  Allier,  Tudot, 

72. 

3933 .  M  NOTivs  (f) 

Env.  de  Tunis  :  Novivs?  Fr.,  1724.  — 
Cfr.  n°  3940. 

3934.  "notvsII  p.  crepe 

Env.  de  Naples,  Mommsen  ,  6307,  43». 

3935.  *NO(..)v 

Bavay  (terre  noire),  Cab.  de  Four- 
HESTRAULX  ,  11°  92  (inédit). 

3936.  NOVA 
Paris,  Fr.,  1725. 

3937  .  ■  NOVEMBBl .  M 

Poitiers ,  Fillo.n  ,  29  et  37. 

3938.  NOVENi. 
Riegel ,  Steiner  ,  1!  ,  2. 

n0vi0.«  v.  im.avïos 

3939.  "m.  novivs 
Capoue  ,  Riccio  ,  Vlll ,  43. 

3940.  M.  novivs  /fe) 

Italie,  Fr.,  1726.  —  Cfr.  n°  3933. 

3941 .  Novivw 

Xanten ,  ibid  :  owv  ,  Fr.,  1727. 
*  Fiedler  ,  pi.  V,  fig.  5  :  le  même 
que  MONM  ,  ONW  ,  INNOVW  ;  Stëiner  : 
Novi  VM  ,  II  ,  225. 

OFNSORNVS  V.  n»  1261. 

3942 .  NTiMPVS 

Wiesbaden,  Fr.,  1705.  —V.  no  3893. 


—  193 


3943 .  *  NTiN 

Cologne,    Coll.    Merlo   :    tinnti    ou 
TiNNVi?  Jalirbucher,  XXXV,  43. 
NVCCiAS  V.  n°  3734. 

3944.  *(nv)di  F  fN  renv.j 
Tuu^ics,  Mus.  DE  Meester  ,  n»  170. 

3945 .  ■  Nvipsv 
Rome  (tulle),  Liger  ,  169. 

nviria  v.  viria 

3946.  nvm(... 

Bibl.  de  Strasbourg,  Fr.  ,  1728. 
'Mais  :  Rheinzabern,  Bullet.  Alsace, 
1,228. 

3947  .  G  NVMICII  (sic) 

Italie,  Fr.,  1729.  —  o.  nvmicm  ? 


3948-3949 


NVMIOI.   M 
*IVL.   NViMIDf 

Londres,  ROACH  Smith  ,  R.  L.,104; 


3950.  'IVL.  NVMIN 

Poitiers ,  Filuon  ,  27. 

3951  .  'C    NVMISll  FELICI. 

Orig.  inconnue  (sceau  de  potier)  ,  Coll. 
Raifé,  Calai.  Lenormant  ,  124, 
n°  957,  acquis  par  M.  de  Meester. 

3952 .  '  c.  NVMITORI 

Env.  de  Naples  (lampe),  Mommsen, 
6308  ,  25°. 

Nvs.  V.  n°  691. 

3953.  •...)NVSFEC 
Luxembourg,  Public,  X  ,  213. 

3954.  *NVT.  a 

Tongres ,  Mus.  de  Meestek  ,  n»  171. 
NYx  V.  n»-3717. 


3955.  ■  Nvxi  (n  renv.) 

Tongres ,  Mus.  de  Meester  ,  n»  1 72. 
NYKTVS  V.  n»  3896. 
NVM  V.  n"  1622. 

3956 .  *  NYMPH 

Londres  (anse  d'amphore),  Roach  Smith, 
R.  L.,  88. 

3957.  'nymphi 

Mus.  de  Lyon,  Comarmoxd  ,  116. 


3958.  -0 
Fouron-le-Comte  (Marc-Aurèle),  (tuiles), 

DEL  Vaux ,17. 

3959.  '  ow\K^\  (nn  renv.) 

Bavay,  Cab.  de  Fourmestraulx  (inédit) 
OBARDO  V.  n»  732. 
OBMscvD  V.  n»  3393. 

3960.  -OCARO 

Allier,  Tudot,  72.  —  Cfr.  n"  1099. 
OCBIMAI  et  0CBiM.\NVS  V.  n"  4046. 

3961 .  •  ooc( . . . 

Tongres:  ou  oco(. .  .?Mus.  de  Meester, 
n«  176. 

3962.  -OCCAE.  M. 

Douay  ,  Roach  Smith,  R.  L.,  108. 
OCCALVSF  V.  n"  1961. 

3963.  "000180.    F. 

Hanau,  Steiner  ,  A,  125;  I,  299. 
—  V.  110  3968. 

3964.  coco.  F 

Nimègue  ;  Vecliten  :  occo?  Fr.,  1730. 
■  Steiner  :  occo  ?  (poterie  grossière) , 
11,  277. 


XXIX 


xxin 


23 


—  194 


3965.  OCEL  (E  arclt.) 
Dorraagen  ,  Fr.,  p.  xx. 

3966.  "OCENI 

Voorbiug,  Steiner  ,  11,  293.  —  (gy) 

OCENl ? 

3967.  "ociis  (s  rem.) 

Tongres ,  Mus.  de  Meester  ,  n"  177.  — 
OCES  (e  areh.)'*. 

3968 .  ociso 

St-Nicolas,  Fr.,  1731.—  V.  n°3063. 

3969.  OCISO.  F 

Niniègue  ;  Hanau  :  occiso.  F,  Fr.  ,  1732. 

3970.  (Fc).ocoi 
Paris  ,  Fr.,  1733. 

3971.  '..)ocpri 

Pettau  (tuile),  Mitth.  fur  Sleiermark  , 
V  ,  173;  OCPRI  et  OCRI ,  ibiil.  ,  Vlll, 
76  ,  et  IX  ,  278. 

3972 .  "  ocTAVENi  GNATi ,  etc. 
Rome  (op.  doL) ,  F.\BRErTi,  503. 

.3973.  ocTAVi 

Piatishonne  ;  Âugsbourg  ,  Fr.,  1734. 
■  Env.  de  Salzbourg  ,  Steiner  ,  IV  , 
24i.  Lampes  :  Augsbourg  ,  IV  ,  57  ; 
Ratisbonne  (2  exempl.),  IV  ,  125  ; 
Ailes  ,  XX1I«  Congrès  ,  444. 

3974.  •..)o(..)d 
Normandie  ,  Cochet  ,  258. 

3975.  •o+|DA 
France,  Grival'd  ,  pi.  XLVii. 

3976.  "ODVR 
Tongres ,  Douglas  ,  1 44. 

OECIT  V.    RFOECIT 


3977.  'OECVS 

Augst ,  Bruckner  ,  3074  ;  Steiner  , 
m,  160. 

3978 .  ■  OELHADITWETDVS  (sic) 

Neuvy  (tuiles),  Rev.  archéoL,  N.  sér., 
V.  242. 

3979.  oex(o)na  (point  en  o)(sîc) 
Windisch:  V.  noncInoniv  ,  Fb.,1721. 

OEP.SAR  V.  n°  4931. 

3980.  ■  ..oyESAR(..)vs 
Tongres,Mus.DE  Meester  :  ofsar(in)vs? 

n°  178. 

CE.   TESE  V.   TESE 


3981-3982. 


of( 

.  .  .  .  )0F 

Tongres  (2  exempl.  du  2*),  Mus. 
DE  Meester,  n»'  179  à  181  ;  ibid. 
(2  exempl.  du  l^"")  ,  Mus.  de 
Liège. 

3983.  'oFFATVs 

Bordeaux ,  Rev.  arcliéol. ,  X  ,  278. 


3984. 


'CGC 


Augsbourg  (lampe),  Steiner  ,  IV,  57. 

3985.  'OH 

Riegel ,  Steiner  ,  II ,  2. 

3886.  7o)i.\M 

Tongres ,  Mus.  de  Meester  ,  n"  88. 

3987 .  ■  oico 

Limoges  (sigle  incomplet),  Rev.  archéol. 
Vlll,  433. 

3988.  "oiiA 

Le  Ctiâtelet ,  Grignon  ,  LX. 


—  195  — 


3989.  •oind(.)ncilo  (sic.) 
Tongres,  Mus.  de  Meester  ,  n°  172. 

3990.  *0IND0 

Cologne  ,    Coll.  Merlo  ,  Jalirbiicher , 
XXXV ,  u. 

3991.  -oiNii?) 
Tongres,  Mus.  de  Liège (inddit)- 

3992 .  *  0101 

Le  Chàtelet ,  Grignon  ,  ccxxiii. 
oivoi  V.  n°  1930. 
oiviANV  V.  n»  3695. 

3993.  OLCO(... 

Env.  de  Saarlouis ,  Fr.,  1735. 

3994.  •('oju  OF? 
Voorl)urg  ,  Steiner  ,  Il  ,  294. 

3995.  'OLONDVS.F 

Londres  (manche   de  couteau) ,  Roach 
Smith,  R.  L.,  104. 

olvvs  v.  saalo 
oMAi  V.  n°  3n0  et  romani 

OMAS  V.     RIOMAS 

3996.  *0MEL 

Cim.  de  Flavion  (Commode)  :  ouomev? 
Ann.  Namur ,  VII  ,31. 


3997 .  ■  OMONvs 

Orléans,  de  Caumont  ,  399. 
n"  3700. 


Cfr. 


4001.  '.  .  )0M 

Mus.  Emele  ,  Steiner,  II ,  342. 

4002.  •...)ONiF 

Juslenville,  Mus.  de  Liège  (sur  le  même 
vase  :  apiv  ,  gravé) ,  (inédit). 

4003.  •...o)Ni.M 

Tongres  ,  Mus.  de  Meester  ,  n"  182. 

4004 .  *  O.N  M 

Xanten ,    Steiner  ,    II ,    225.   —  V. 
n»3941. 

4005.  OFIC.ONN 

Limoges,  Fr.,  1736. 

4006.  'ONNIVS.F. 

.  Élouges  (Commode)  :0NNtv(s...,  Cercle 
Mons  ,  VI ,  121  ,  et  Rens.  de  M.  de 

BOVE. 

4007.  onor||ati 

Env.  de  Tunis,  Fr.,  1737.  —  hono- 
rati? 
Ontin,  ontini,  ontn.  V.  2320  et  suiv. 
ONVY  V.  n°  3941. 
ONYTESi  V.  n°  224. 

4008.  -0  II  0  II  Pli  A 

France  (verre),    Rev.    archéoL,    XV, 
538. 

4009.  *0P 

Capoue,  Riccio ,  pi.  vin,  iig.  45. 


3998 .  *  omvv(af) 
Corroy-le-Grand ,  Bull,  d'art  et  d'ar- 

chéol,  III,  552. 

3999.  ■0N(...)c 
Xanten,  Fiedler,  pi.  II,  fig.  5. 

4000.  ■  ONESiMVS  FECIT  {qravé) 
Pompeï  {dolium) ,  d'Aloe,  97. 


4010-4011 


' opa( . . . 

■  OPAO(  . . . 

Tongres,  Mus.  de  Meester,  n»'  184, 
187. 


4012.  *OPAON 

Paris,  Rev.  archéoL,  1862  ,  119. 
OPCAiv  V.  n°  973. 
OPCRES  V.  n'»1705. 


—  196 


4013.  'OPETIVS 

Mus.  de  Bruxelles ,  Hage.mans,  451  ; 
par  erreur  :  ovpetivs,  Catal.  Juste, 
151,  DD.5. 

4014.  OF.opi 
Limoges,  Fr.,  \1'SS. 

OPIG  V.   VILLIS 

OPiRN  V.  n»  3012. 


4015.  opisoFf 

Dormagen ,    Fr.,    1739. 
OPISOFE.,  II  ,  169. 

OPLCVSVIR   V.    VIRIL 


Steinek 


i016.  *0F.  OPMIA 

Limoges  (verre),  Rev.  archéol.,   VIII 
433. 

4017.  -opo 

Tongres ,  Mus.  de  Meester  ,  n»  174. 

4018.  -opp 

Capoue  ,  Riccio  ,  pi.  viu  ,  fig.  46. 

4019.  ' COPPFRR 

Coll.  Beugnot  (lampe),  Catal.  de  Witte, 
104,  n»  277. 

4020.  p  OPP  PIN 

Voorburg,    Fr.  ,    1743.    *  Steiner    : 
p(ublii)  opp(ii)  piN(i),  m^  293. 

402 1 .  oppi 
Nimègue,  Fk.,  1740. 

.   "c.  oppi.feucis 
4022-4024.)  -q,  oppi.natalis 
\  *q.  oppi.prisgi 
Rome,  Fabretti,  518. 

^025.  c.  oppi.RES 

Bibl.    de   Bàle;    Mus.    de   Darmstadt; 


Rome  ?;  Livoume  ;  Env.  de  Tunis  , 
Fr.,  1741.  'Env.  de  Tongres, 2^  vente 
DE  Renesse  ,  n°  302  ;  Mus.  de 
Bruxelles,  Catal.  Juste,  170,  U.  4 
et  16. —  Lampes  :  Cos,  coppi.res, 
Rev.  archéol.,  \ï\ ,  597;  Tournai., 
76;  France  (ou  Italie),  Coll.  Durand, 
Catal.  DE  Witte,  393;  Coll.  Beugnot, 
Catal.  DE  Witte,  101  ,  n"  269; 
Mus.  de  Narbonne,  Tournal,  78; 
Rome,  Fabretti,  518;  ibid.  : 
coppi.res  (incus),  Mus.  de  Meester; 
Steiner,  IV,  695. 

4026.  c.  OPPi.niv 
Apt  :  Riv(alisj,  Fr.,  1742. 

4027.  ■  .  .  .   O.D.OPPI.STABILIS.  .  . 

Rome  (op.  dol.),  Fabretti,  510. 

4028.  *C.  OPPI.VIIENTl 

Rome,  Fabretti,  518. 

4029.  'oppivs 
Bordeaux,  Rev.  archéol.,  X,  278. 

OPPRIMI  V.   PRIMI 

4030.  "oppRiN 

Londres ,  Roach  Smith,  R.  L.,  104. 

4031 .  ' OPRAS  F 

Autriche,  Steiner,  IV,  517. 

4032 .  optati 

Nimègue,  Fr.,  1744.  —  V.  n"  545. 

4033.  'optati.  M 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  104. 

4034.  'optati  m.  fohtvna 
Rome,  Fabretti  ,518. 

optvmat  V.  vinic 


4035.  'OPYL 
Tongres,  Douglas,  144. 

4036 .  *  . .  )0KAi' 
Poitou  ,  FlLLON  ,  32. 

ORATi  V.  no  2531. 

4037 .  oncio 

Vooibui'g  ;  ORCi(ws)  et  orc(;)o(f),  Vn., 
n45.  'oRtOi  0?  Steiner,  II,  293. 

ORCRESTl  V.  n°  1133. 

oiuABi  V.  no  2535. 

4038.  oRii.L 
Paris,  Fr.,  1746. 

4039 .  ■  (OJRILLIM 

Tongres,  Mus.    de  Litige   (inédit).   — 
(cab)rillim? 

4040 .  *  orilvs  (point  en  o) 

Bingen ,  Jahrbûcher,  XXIX-XXX,  216. 

4041.  *ORINI.M 

Le  Châtelet,  Grignon,  ccxxiu. 

4042  .  '  ORNICA 

Augst,  Steiner,  m,  160. 


197  — 

I  4047. 


OSBIMAN 

Fécanip  :  osbimai  ;  Augst ,  Fr.,  1747». 

4048 .  OSBIMANNl 

Amiens,  Fr.,  1747'=. 


OSBIMANVS 

Augst,  Fr.,  n47>>.  'Steiner  :  ocBi- 
MANVS.;  III,  161  ;  Londres,  Hage- 
MANS,  416. 


4050.  'OSBI  MANVS 

Londres;  Amiens,  Dufour  ,  413. 

4051  .  *  OSBOTIM 

Mus.  de  Lyon  :  ospotim?  Comarmond  , 
416. 

f      "o.s.p 
4052-4054.  j      *0.sp 
'        '  OSP 
Pettau  (tuiles),  iV/7//i.  fiir  Steiermark, 
VIII,  76,238;  IX,  278. 
OSSEROT  V.  n"  2101. 


4055.  ■  ..  .)0SSEN1.  M 

Limoges,    Rev.  archéol.,  \\\l ,  433, 
ossvs  V.  n»  3713. 


4043 .  •  ORSV  (?) 

Mus.  deNarbonne,  Tournal,  77. 
ORTi  V.  no  4037. 

4044.  'ORYIA  AV1B. 

Arles ,  XXIle  Congrès  ,  494. 

4045.  *  OSBI. MA 

Londres  ,  Roach  Smith  ,  R.  L.  ,  104. 

4046  .  ■  OSBIMAI 

Augst,  ocBiMAi ,  Steiner,  III,  161; 
Élouges  (Commode),   Cercle  Mous, 

VI,  121.—  OSBIMA(n)? 


4056 .  ■ OTACBE  M  ? 

Allier,  Tudot,  72. 


4057-4058. 


■  ovEiPO  (caract.  grecs. 


ovEiPOS        (id.) 
Capoue  ,  Riccio,  16  ,  pi.  viii ,  tig.  44. 

0(.  .  .)VI  V.  VIT 

4059 .  ■  oviANVS . 

Mus.  de  Trêves  (tuile),  Steiner  ,    III , 
125. 

4060.  'oviDi.  M 

Tongres,  Mus.  de  Meester  ,  n"  175. 


—   198 


4061.  OVIDLM 

Xanten,  Fr. ,  1 748.*  Steiner  :  oviDi  m  . 
II,  225. 

4062 .  i  ovii 
Voorbui'g,  Fr  ,  1749. 

4063.  ovins  (s  rem'.) 
Windiscli  ,  Fr.,  1750.  —  ovilis  ? 

4064.  'ûviNii.M 
Allier ,  Tudot  ,  72. 

ovio(.)n  V.  Il"  108", 

4065.  'oviRRi  cm  iael  ch.\s  picvs 
Mus.  de  Lyon,  Comarmond  ,  129. 

4066 .  ' ovovs 

Tongres ,  Mus.  de  Meester  ,  nM86. 
ovPETivs  V.  n»  4013. 

4067.  'ovpvs 

Tongres ,  Mus.  de  Meester  ,    n»  185. 

4068 .  '  o\'R\.\ . 

Lunneren,    Steiner  ,    111,    194.     — 

QVRVA  ? 

4069 .  *  oxiiii . 

Frégivau  (Antonin-Pie)  :  ou  .  uiixo . 
Ami.  Namur,  IV,  90.  —  Ctr. 
n»2619. 


4070.  -p 

Arles  (anse),  XX11'=  Congres ,  494. 

4071.  OF  p(... 

Riegel  (2  exenipl.),  Fr.,  262. 

4072.  -PA 

Lanifies  :  Augsl)ourg  ,  Stelner,  IV,  57 


Cologne,  Coll.  Merlo  ,  Jahrbucher, 
XXXV  ,  46. 

4073.  ■PA(.., 

Élouges  (Commode),  (inédit) ,Jkns.  de 
M.  de  Bove. 

l       ■  OF  P(«  ... 
4074-4975.        .„      ,         ,         ,   , 
(       OFP(rt. .  .(a  arcli.) 

Tongres ,  Mus.  de  Meester,  n°s  189  et 

190. 

PAR  V.  n"  1589. 

4076.  ■PAC.\TIM 

Allier ,  Tudot  ,  72. 

4077.  "PACATVII 

Bavay  ,  de  Bast  ,  51 .  —  pacatvfe  ? 

4078.  'PACATVS 

Bingen,  Jahrbucher ,  XXIX-XXX,  216. 

4079.  P.\CATVS  F 

Seligenstadt ,  Fr.,  263. 

4080.  "PAC.  ATVSF 

Westerndorf,  Von  Hefner,  45.  lig.  45. 
—  V.  n»  4098. 

4081.  "c.  PACO 

Env.  de  Naples  ,  Mommsen  ,  6307,  44". 

4082 .  PAESio 

Vechten  :  p.^esto  ou  b.\esio?  Fr.,  265. 

4083.  ■PAFIF(... 

Pettau  (tuiles),  Mith.  fur  Steiermark, 
VIII,  76;  IX,  278. 

OF  PAFRI  V.   PATRl 

pa(.  .)iici  et  pa(.  .)lici  V.  patrici 

4084 .  ■  PAïKVs 
Bordeaux,  Rev.  archéol.,  X,  278. 


199 


4085.  OF.   PAL 

Renaix  ;  Limoges ,  Fh.,  266.  'Joly, 
Mess,  scierie,  hist.,  1849,  200  ; 
Coll.  scient. ,  5  :  PAL{las)  ou  pal- 
(ladivs) 

4086.  *PAM? 

Flavion  (Commode),  (poterie  grossière), 
Ann.  Namur,  VII ,  33. 

4087.  •...)PAM 

Tongres,  Mus.  de  Meester,  n°  191.  — 

(ivp;PAM? 

4088.  PA(.  .  .)1«NVS  FE 

Bonn,  Fr.,  xx. 

4089.  *PANIR 

Mus.  de  Lyon,  Comarmond  ,  116. 

4090.  'PANSINA 

Milan  (tuile),  Nicolaus  ,  289. 
partag  v.  vinie 
pap.  v  titi. 

4091 .  ■  pap(manib) 
Paris,  Fr.,  268. 

4092 .  *  OFic.  PAP 

Mus.  de  Narbonne  ,  Tournal  ,77. 

4093.  'T.  PAPIRI.  LIE 

Schwinkendorf  (bronze),  Jahrb.  Mec- 
klenbimj ,  YIII ,  50. 

4094.  PAPYS  (p,p,s  renv.) 
Rottenburg,  Fr.,  269. 

4095.  "PAR.  F 

Mus.  de  Lyon  (anse  d'amphore),  Comar- 
mond ,  116. 

4096.  OF.   PAR 

Studenberg ,  Fr.  ,  270.  '  Jens  :  of  par.  , 
Steiner,1II,21  1  ;  Birch  (lampe), 607 . 


4097.  •...)PAB.  F. 

Riegel ,  Steiner,  II,  1. 

4098.  'paratvs 

Flavion  (Commode),  (inédit),  relu  :  p\- 
CATVS ,  Rens.  de  M.  Cajot.  — 
V.  n"  4076. 

4099.  OF  PARC 

Windisch  ,  Fr.,   271.  —  of  pa(tr)ic? 

4100.  'OFPARI. 

Riegel ,  Steiner  ,  II ,  2.  —  of  PA(TR)r? 

4101 .  "oF  paric 

Tongres,  Cab.  Driesen.  —  of  p(.\t)ric? 

4102.  OF  PARICI 

Le  Châtelet ,  Fr.,  273.  *  Ghivaud  ,  pi. 
XI.VI.  —  OF  pa(tr)ici  ? 

4103.  'PARICVS 

Bavay  ,  de  Bast  ,  51 .  —  pa(tr)icvs  ? 
parisidi  V.  n"  4106. 
PARNi  V.  n^*  4167. 

4104.  PAS(.... 

Voorburg  :  v\s,(tor)?  Fr.,  274.  — 
V.  nos  i596  et  4109. 

4105.  "0.  p.\s.  F? 
Londres,  RoACH Smith,  R.  L.,  104. 

4106.  c.  PAS.  isiDfré/r.) 
Windiscli  ;  Cortone  :  parisidi,  Fr.,  275. 

4107.  PASAV 

Bavière  ,  Fr.,  276.  —  Cfr.  n°  737. 

4108.  ■ PASAVC 

Capoiie  ,  Riccio  ,  VIII  ,  fig.  49. 

4109-4110.1      '■'■''', 

i      0.  pase(. .  . 

Londres  :  passeni?  Fr.,  298-299. 


200 


4111 .  0  pas(ein) 

Windisch;  Lunneren  (point  en  o),  Fr., 
297.  "Steiner:  o  pasien.,111,  194, 


4112-4113. 


PASI .  F 
0  .  PASI .  F 

Tours,  RoACH  Smith  ,  Coll.  ont.  ,  1  , 
163. 


4114.  *P.PASILI.F 

Londres  (manche  de  couteau)  :  p.pasil.fe 

ou    P.RASlJlL    FE  ,    ROACH     SlIITH  , 

R.  L.,  140,  et  pi.  XXXVII,  fig.  9. 

4115.  ■ PASO . F 

Tongres,  Mus.  de  MEESTER,n'*193. 

4116.  PASS  (rétr.) 

Paris,    Fr.  ,    302.    "Yon    Hefner    : 
CM  PASs(PASS  rétr.),  40. 

41  n.  PASSEN 

Bonp,  Fr.  ,  p.  xx. 

4118.  PASSEN  M 

Londres,  Fr.,  296. 

4119.  "OPASSEN 

Le  Châtelet  :  opassey  ,  Grignon,  ccxxiii. 

4120.  *  opassen(.  .  (n  renv.) 
Tongres ,  Mus.  de  Liège  (inédit). 


4125.  of  passeni 

Windisch;  Londres (ss  re«!;.j,  Fr.,  292. 

4126.  ■  passeni  vs 

Jublains,  Rev.  archéol.  ,  VIII,  146. 

4127.  PASSENS  F 

Windisch  ;  Paris  (rétr.),  Fr.  ,  294.  — 
passe(nv)sf  ? 

OPASSEY  V.  n°  4119. 

4128.  *PASSi.  F 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.  ,  104. 

4129.  OFF.   PASSI 

Rottweil,  Fr.,  284.  'Steiner,  64. 

4130.  CF.  PASSIEN 

Bâle,  Fr.,  291.  "Augst:  cf.  passien, 
Steiner  ,  A  ,  307  ;  OF  passien.  , 
ID.,  III,  162. 

4131.  PASsi(e).\(MA) 
Windisch,  Fr.,  295. 

4132.  ■  CF.  passieni 

Londres,  Roach  Smith  ,  R.  L.,  104. 

4133.  OF  PASSIENI  (rétr.) 
Mus.  de  Bâle,  Fr.,  293. 

4134.  ■  CF.  passienvs 

Londres,  Ro.\ch  Smith,  R.  L.,  104. 


4121.  'passeni 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.  ,  104.     ^^35 


4122.  PASSENf/; 

Windisch,  Fr.,  300. 

41 23 .  ■  PASSEN, ''ij  (a  arch . ) 
Tongres,  Mus.  de  Meester,  n"  194. 

4124.  ■  PASSENIM 

Rossum,    Leemans  ,     120,   pi.    xv , 
fig.  192. 


OF  PASSIM 

Allier,  Tudot,  72. 

4136.  PASSN 

Windisch,  Fr.,  301. 

4137.  "PASTOR 

Lampes  :  France  (ou  Italie),  Coll.  Du- 
rand ,  Calai.  DE  WiTTE ,  393  ; 
Birch,  407. 


201  — 


4138.  'PASTon  F 

Voorburg,  Fr.,  303.  ■p.\ST(o)H,  Stei- 
NEK,  II,  -293. 

4 1 39 .  ■  P.ASTOR .  CE  (sic) 

Allier,  Tudot,  72;  de  Cahmont  ,  401. 

4140.  'PASTORCE  (sic) 
Windisch,  Fr.,  304. 

4141 .  (pas)TORINVS  F 

Voorburg,  Fr.,  305.  —  (vif)TORiNVS  F? 

4142.  *0F.  pa(/... 

Baudour  (ou  Bavay),  Cab.  Toilliez  , 
(inédit),  Rens.  de  M.  de  Bove. 

4143.  PATAGATVS.F..ONI 

Paris,  Fr.  ,  306.  *Griv.\ld,  Monu- 
ments   :    PATAGATVS   F.ANNI,    154. 

—  V.  nos  367  et  .s. 

4144.  *  PATER 

Mus.  deDarmstadt,  Stelner  ,  IV,  G95. 

4145.  •p(AT)(ER) 
Fouron-le-Conite  (Marc-Aurèle),  Public. 

(te  Linibounj ,  11,251.  Lettre  inédite 
de  M.  DEL  Vaux  ,  à  M.  Guioth  ,  du 
9  mars  1845,  oîi  les  lettres  accoléeâ 
sont  indiquées. 

41 40.  PATEH. 

Frledberg;    Mus.  de  Darmstadt;  Win- 
disdi:  (felPATER,  Fr.,  308. 

4147.  ■(p)ater(-. 

Élouges  (Commode) ,  (inédit),  Rens.    de 
M.  DE  Bove. 

4148.  PATER. F 

Nimègue  ,      Fh  .  ,     309 .    '  Steiner  : 
PATER  F.,  Il,  317;   Élouges  (Com- 


mode): P.ATER  .F. ,  (vérifié  :  PATER.(»i)? 

ibid.,  pa(.  . .  et  pater(.  .  ;  Londres, 
ROACH  Smith,  R.  L.,  104. 

4-119.  "  F.PATER 

Tum.  de  Séron  (Hadrien),  Ann.  Nanurr, 
IV,18etl9;  Litlington,  Archaeol., 
XXVI,   3C9. 

paterfe  V.  n"  551 . 

41.50.  CF.  P.ATER 

Nimègue  ,  Fr.,  320.  —  Cfr.  nMlSC. 

4151.  'PATEBATl.OF 

Londres,  RoACH  Smith,  R.  L.,  104. 

4152.  ■  p.atekcu  M\. 

Paris,  Coll.  Raifé  ,  Calai.  Lenorma.nt, 
163  ,   n»  1437.  —  patercli  ma  ? 

4153.  PATERCLIM 

Le  Chàtelet  :  paterciim  ,  Fr.  ,  310. 
'GrIV.AUD  :  P.VTERCLIM  (i.  ai'cli.),  pi. 
XLvii  ;    Allier  ,     Tudot  ,    72.     — 

PATERCU(^'l)  ? 

4154.  ■  paterclin 

Allier,  Tudot,  72;  Étaples,  Mém. 
aniiq.  Normandie  ,  paterclin(  .  . . 
(Esans  barre),  VI,  207. 

4155.  patercuni 

Bàle,  Fr.,  314.  'patercuni,  Briick- 
NER  ,  3075. 

4156.  ■  PATERCLINI  OF 

Rouen  ,  Cochet  ,  Origineu  ,  56. 

4157.  ■  PATERCLINI.  OF 

Londres,    Roach  Smith,  R.  L.,  104. 

4158.  PATERCLO 

Riegel  ,  Fr.,  311. 


XXIX 


XXIll 


■24 


41 59  .  PATERCLOS  FE 

Londres,    Fr.,    312.  'Roach  Smith  : 

PATERCLOS  FEC,  R.  L.,  104. 
4160.        PATERCLVS.  F 

Niniègue,  Fr.,  313.  'Allier,  Tudot, 
72  ;  Londres,  Roach  Smith,  R.  L., 
104;  Amiens,  Dlfour  ,  413. 

4101.  ■  PATERIRANVS  .  FIT 

Londres,  Roach  Smith,   R.  L.,  104. 

4162.  "patermanvs 
Wels,STEiNER,IV,  517.— Cfr.no 4161. 

4163.  PP.  PATERMl  (sic) 

Londres  :  OF.  paterni  ,  Fr.  ,  318. 
■Roach  Smith  ,  R.  L.,   104. 

41 G4.  '(p)atern 

Bavay  :  atern  ,  de  Bast  ,  51 . 

4165.  P.\TER1SF 

Riegel;  ibid.  :  pat(...;  Voorburg; 
Nimègue  :  ofp.\ti{.  . .,  Fr.,  323. 

41 66.  paterni 

Paris,  Fr.  ,  316.  'Londres  :  saterni  , 
Roach  Smith  ,  ap.  Tudot  ,  Il ,  et 
R.  L.,  104. 

4167.  'p(ate)rni 
Normandie  :  p.\rni  ,  Cochet  ,  491. 

4168.  "paternif 

Poitou  ,  FiLLON ,  32  ;  Allier,  Tudot, 
68  et  72. 

4169.  ■  paternif  (rélr.) 

Allier,  Tudot,  68  :  patermi  f;  Poitou, 

FH.LON,  18. 

4170.  ■(pa)t(er)ni  F 
Poitou,  Fii.i.ON ,  18. 


—  202  — 

4171. 


paterni.  m 
Augst,  Fr.  ,  31 5.  *  Steiner  :  paterni  m.  , 
m,  165. 

4172.  paterni.  ma 
Nimègue,  Fr.,  317. 

4173.  paternio 

Vechten,  Fr.,  319.  —  Cfr.  no4178. 

4174.  PATERNINVS 

Rheinzabern,  Fr.,  324. 

4175.  "PATEfiNV  (e  arch.) 
Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  104. 

41 76 .  " paternvli 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  104; 
p(.\t)(er)n(vl)i,  ibid.,  101;  pater- 
nvli., Birch,  414. 

4177.  paternvs 

Nimègue,  Fr.,321.  *  Allier ,  Tudot  , 
72  ;  Poitou  ,  FiLLON  ,  34  et  35  ; 
Bavay,  de  Bast,  51  ;  Env.  de 
Salzbourg  ,  Steiner  ,  IV  ,  244  , 
Douay  :  paternvs.  ,  Roach  Smith  ; 
R.  L.,108. 

4178.  ■  paternvs  (e  arch.,  T  en  forme  d'v) 
Mus.  de  Nantes,  de  Longpérier,  81 . 

4179.  paternvsfe 

Viciiy  :  p.\TERNVSEE,  Fr.,  322.  —  Cfr. 
n<'4164. 

OFPATi  V.  n»  4165. 

4180.  ■ PATNA 

Londres  ,  Roach  Smith  ,  ap.  Dufour  , 
421  ;  Bavay,  de  Bast,  51. 

4181 .  "PATNA.   F. 

Douay  ,  Ro\ch  Smith,  R.  L.,  108. 


—  203  — 


1182-4183 


PATNA . FEC 
PATNI .  FEC 

Londres,  Roach  Smith  ,  R.  L.,  lOi. 


4184-4185 


PATNAEC 
PATNAI 

Bavay ,  de  Bast ,  51 . 


4186.  'C.   AN.   PATR 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,    104. 

—  V.  no  1030. 

4187.  OF.PA(Tn) 

Mayence;  Mus.  de  Wiesbaden,  Fr.,  331 . 

—  V.  n»  1030. 

4188  .  'OF  PATRAC  (sic) 

Mus.  de  Wiesbaden,  Fr.,  323. 

4189.  *0F.    PATRC 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  104. 

4190.  "or.  pa(tr)c 

Tongres  (2  exempl.).  Mus.  de  Meester, 
nos  192  et  196. —Cfr.  n»  4195. 


4191-4192 


patrciini 

■  PATRCILINl 

Londres,  Roach  Smith ,  R.  L.,  104. 


4193.  'PATRl 

Mus.  de  Narbonne,  Tournal  ,  77. 

4194.  OFPATRI 

Mus.  de  Wiesbaden;  Bavay  :  of  pafri, 
Fr.,  330.  'de  Caumont,  399. 

4195.  PATRIC 

Veciiten,  Fr.,  332. 

4196.  '(pat)Ric 

Tongres,  Mus.  de  Meester,  no  195. 

4197.  OF  PATRIC 

Augst;  Hiifingen  :  ofpatris,  Fr.,328. 


■  Tongres ,  ofpa(Oric,  Mus.  de  Liège 
(inédit). 

4198.  ■  OF.  P.\TRIC. 

Douay,  Roach  Smith  ,  R.  L.,  108. 

4199.  OF  pa(tr)ic 

Bâle;  Mus.  Emele,  Fr.  ,  329.  '  Stei- 
NER  :  OF  PATRIC.  ,  II,  342;  Allier, 
TuDOT,  67  et  72  ;  de  Caumont,  401. 

4200 .  PATRICI 

Niniègue,  Fr.,  326.  'Amiens;  Lon- 
dres ;  Bavay,  Dufour  ,  413  ;  Rossum  : 
.  pa(  . .  )iici  ou  pa(  . .  )lici  ,  Leem.\.ns  , 
120;  Douay  ,  Roach  Smith  ,  R.  L., 
1108;  Mus.  de  Périgueux ,  XXV^ 
Congrès,  282.  —  V.  silvi. 

4201  .  ■  PATRICI 

Tongres ,  Mus.  de  Meester,  n°  196. 

4202.  'PATRICK  M 

Londres ,  Roach  Smith,  R.  L.,  104; 
Amiens,  Dufour  ,  413. 

4203.  ■PA(TR)1CI.M 

Tongres,  Mus.  de  Meester,  n"  199. 

4204 .  of  .  PATRICI 

Jort;  Londres,  Fr.  ,  327.  'Roach 
Smith  ,  R.  L.  ,  104  ;  Akerm.\n  : 
OF  PATRICI,  90;  Ricliborougli  ;  OF 
PATRICI ,  Roach  Smith  ,  RRL. ,  69. 

4205.  'ofpa(tr)ici 

Tongres,  Mus.  de  Meester  ,  n°  198.— 
Cfr.  n°4189. 

4206.  PATRICIANVS  F 

Voorburg,  Fr.,  335.  '  PATRic(/fl'«i',s), 
et  PATRICIANVS  f,Steiner,  11,  293. 

4207  .  PATRICIVS 

Bavay;  Voorburg  :  patric(...  ,  Fr., 


334.   "de  Bast,  51  ;  Dincii  ,  41  "2; 
DE  Caumont  ,  399. 

4208.  'PATHICIVS  K. 

Douay,  Roach  Smith,  R.  L.,  108. 

i^OO.  PATRicvs  (sic) 

Vechton  ,  Fr.,  333.  "Bavay,  de  Bast, 
51. 

4210.  ■  PATIUJ10M 

Verre   :    (France?)    Guivald  ,   l'I-    l, 

fig.  n. 

4211.  '  PATlllMONl(.  .  . 

Arles  (verre),  WW"  Congres ,  494. 
PATHis  V.  n°s  4195  et  s. 

4212.  oF  PAïRO 
Le  Cliàtelet,  Fr.,  336. 

4213.  '  OF.   PATRVCl 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  104. 

—  OF.PATRICI? 

4214.  PATRVENVS 

Miilhausen;  Rheinzabern  :  patrvinvs  , 
Fr  ,  337. 

4215.  PATT . 0 

Pan-Pudding-Rock,  Fr.,  338. 

4216.  'PATTICLINIO 

Rheinzabern,  Von  Hefner  ,  23. 

4217.  PATTOSVS  F 

Rheinzabern,  V.   patt.o,   Fr.  ,  339. 
'Steiner  :  PATTOSVS,  II,  348. 

PATVCILIS  V.  SVCCESSID 

4218.  '  PATVLLIANl 

Alher,  Tudot,  72.  —  pavlliam? 


204  — 

4219 


patv(lvs)  (sic) 
Vuurburg,  Fr.,340.  "BniCH  :  patvlvs, 
412. 

4220.  PAV 

Limoges,  Fr.  ,  343.  —  Cfr.  n"  760. 

4221.  "PAVi 

Douay,  Roach  Smith,  R.  L.,  108. 

4222.  'PAVITINIVS  F  MB 

Rottenburg  (amphore),  Steiner  ,  11  , 
350. 

4223 .  PAVLi 

Paris;  ibid.:  pavill,  Fr.  ,347.  *  Wels, 
STE[^ER,  IV,  517. 

4224 .  ' PAVLi .  M 

Londres,  Roach  S.mith  ,  R.  L. ,  104. 

4225.  PAVLi  M 

Augst;  Zoiingen,  Fr.,  341.  —  Cfr. 
n"  4229. 

4226.  ■  PAVLI.\N1.M 

Londres ,  Roach  Smith  ,  R.  L. ,   104. 

4227.  pavli.anvs 

Env.  de  Steinegg  ;  Rottweil  (l  arch.), 
Fr.,  349.  ■  Liixeuil,  Mém.  Anti- 
quaires de  France,  XXXVI,  41. 

4228.  'PAVLivs.F 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  104.— 
pavllvs.f? 

4229 .  ■ pavll( 

Tongres,  Mus.  de  Mekster,  u»  200. 

4230.  "PAVLLl.M 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L. ,  104. 

4231.  ■PA(VL)U.M 

Tuiii.   (le  Champion  (11"=  siècle),  Ann. 


-  205  — 


.\amur,  11,   11   et  7 '2;  Pan:< ,  Du-  j  1245.  '  pavlvs.  v 

FOLK,  413;  Allier,  TuDOT ,  72.  Poitou,  Fillon  ,  32;  ift<rf.(tuiles),  1d.  , 

23;   Allier,  Tudot  ,    72.    —  Cfr. 

4223. 


4232.  "l'AVLU  M 
Normandie  ,    Fr.  ,    345.     *  Doiiay    : 

PAVLLl  M.  ,    ROACH    SmITH  ,    R.    L., 

108. 

4233.  'PAYLLIM 

Bavay ,  de  Bast  ,  51 . 

4234.  ■ .PAVLLIM. 

Flavion  (Commode) ,    Ann.    Nainur  , 
Vil,  31. 

4235.  OF  PAVLLl 

Londres,  Fr.,  346.  —  Clr.  n°  4239. 

4236.  'PAYLLIANI 

Le  Chàtelet  :  iavllaivi,  Grignon  ,  lx. 

4237.  c  s(ter)  p(avl)ln 

Vidy  :  c.simftinn)  pAVLLiNf;,)  ,   Fr.  , 
350. 

4238.  *p.4Vi,LS  (gravé) 
Londres,  RoACH  Smith,  R.  L.,  108. 

4239 .  p(av)llvs 
Windisch,FR.,  348.  '  Londres,  Acker- 

MAN  ,  91  ;  Amiens  ;  Paris  ;  Dufour  , 
413;  Bavay  :  pavlivs,  ueBast,  51 . 

4240 .  ■ pavllvs . F 

Mus.  de  Narbonne,  Tol'rnal,  77  ;  Lon- 
dres, RoACH  Smith,  R.  L.,  104. 


4241-4242. 


pavllvs  F 
(       "  PAVLO  F 

Allier,  Tudot,  72. 


4243-4244 


PAVLOS 
■  PAVLOS  F 

Poitou,  Fillon  ,31. 


4246.  PAVO  F 

Orléans,  Fr.,  351 .  '  de  Calmont,  399. 
—  pa(vl)of? 

4247.  ■ PAX.  lu 

Limoges,    Rev.    arcliéoL,  \[\\ ,  i33. 

4248.  'pazzeni 

Londres,  Roach  S.mith  ,  R.L.,  104.— 
Cfr.  n»  4121. 

4249.  'p.r.vIIf 

Allemagne ,  DOROW  ,  1"  partie  ,  37  , 
pi.  XV,  fig.  1. 

pcbV.  PII 

42.50.  'p.CLD 

Arezzo,  Fabrom  ,  pi.  ix  ,  fig.  99. 
p(..)cidV.  n''4336. 

4251  .  *  PE 

Mus.  de  Bruxelles  (lampe),  Catal.  Juste, 
171  ,  U.  31. 

4252 .  '  0F1PE 

Mus.  de  Bruxelles,  Catal.  Juste  ,  187, 
BB.  15.  Vérifié  :  OFIPR 

4253.  ■...)l. PEB 

Mus.  de  Narbonne ,  Tournal  ,  78. 

4254.  PECV(.  ..(E«rcfe.) 

Nimègue  :  piigv(...,  Fr.,  353etsuiv. 
*  Steiner  (lampe)  :  piiv  f  ,  A%  147, 
et  PiiGVF.  II ,  319. 

4255.  ■(PE)c(vL) 

Springliead  ,  Roach  Smith  ,  Coll.  aiil., 
I,  166,  pi.  XLi. 


—  206  — 
4268, 


4256 .  PEC\  LIA 

Mayence  ;  Riegel  :  pecvna  I'E  ,  Fa. ,  3bl. 
' Bullet.  moniim.,  Vil,  255;  Stei- 

MER  :  PECVNA  F.,   11  ,    2. 
4257  .  (PE)(CV)LI(AR) 

Montrœul ,  Fh.,355. 

4258.  ■  PECVi.iAR  (e  «rc/f.j 
France  ,  de  Longpérier  ,  81 . 

4259.  *  PECVLIAR.  F. 

Londres,    Roach  Smith,  R.  L.,  104; 
Berkshire ,  Jottrn.  BrUisli,  XVI  ,  34. 

4260.  PECVLIAR  F 

Nimègue,  Fr.,  353  et  suiv. 

4261 .  PECVLIAR  FE  (e  areli.) 
Nimègue  :  piigv  et  piicvnar  pe  ,  Fr  . , 

353  et  suiv. 

4262.  (pe)cv(li)ari(... 
Paris,  Fr.,  356. 

4263.  'PECVLLJiRIS 

France,  de  Longpérier  ,81. 

4264.  '(pe)cvliaris 

Paris,  Grivaud  ap.  Dufour  ,  420.  — 
V.  n°  947. 

4265.  'PECVLIARIS.F 

Londres,  Roach  Smith  ,    R.  L.,  104; 
Londres  ;  Paris  ;  Amiens  ,  Dufour  , 
413. 
pecvna  ,  PECVNAR  V.  les  précéd. 

4266.  "...PEûVC  LVPVC  II  EXFIG.  RHODEN  e/c. 

Rome  (op.  doL),  Fabretti  ,  506. 
PEGV  V.  n"  4254. 

4267  .  '  PEINTIVSFE 

Westerndorf ,  Von  Hefner  ,  45  ,  fig.  46. 
—  V.  n"  4270. 

PEIRVLLVS  V.  n"4302. 


PELEVS 

Arezzo ,  Fabroni,  506. 

4269 .  '  OF  PEM 
Poitiers ,  Fillon  ,  29. 

4270.  ■  PENTU.  AAM.  (e  arch.) 

Douay  ,  Roach  Smith  ,  R.  L.,  108.  — 

PENTIl  (MANV)  ? 

4271 .  pentii  :  m(anv)  (e  arch.) 

Bâle ,  Fr.,  368.  "Bruckner  :  piinth. 
m(anv)  ,  3074  ;  Steiner  :  piinth  man.  , 
111 ,161  ;  Richborough  :  riiNTii.MANV, 
Roach  Smith,  RRL.,  69. 

4272.  pentivs 
Westerndorf,  Fr.,  367. 

4273.  PENTIVS  FECI 

Westerndorf,  Fr.,  367.  *  Steiner  ,  IV, 
161  ;  Von  Hefner  :  pentivs  fe(ci), 
45 ,  fig.  47. 

4274.  ■  PEP  P0( (e  arch.) 

Voorburg  ,  Steiner  ,  11 ,  293. 

4275.  PEPPO  FEC 

Rheinzabern  ,  Fr.,  369. 

4276.  M.PER 
Vieux,  Fr.,  390. 

4277.  per(...) 
Mayence,  Fr.,  371. 

4278.  "perIIfcc 

Pettau  (tuiles),  ou  :  C/)per  jj  fcc,  Millh. 
fur  Sleiernmrk,  Vlll,  76  ;  IX,  278. 

4279.  ■pERE(... 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  104; 
Birch:  PERE.,  412.  — PERE (grinvs)? 


207  - 


4280.  'PERECRIV 

Le    Chàtelet ,   Grignon  ,    ccxxiii.    — 

PEREGRIN  ? 
•i281  .  PEREGRIN 

Le    Chàtelet;    Wiesbaden   :   peregrn  , 
Fr.,  372. 

4282.  'përegr(ini) 

Springhead  :  renegrm  ,  Roach  Smith  , 
Coll.  ant.,  I,  166. 
PERENN  V.  n<'2088. 

4283,  ■  M.  pere||(ne)  t(avr) 
Tongres ,  Mus.  de  Meester  ,  n"  201 . 


4284-4285 


'  M  .  (PE)r(ENI) 
'  M .  (PE)RENN 

Arezzo,  Fabroni  ,  pi.  ii,  fig.  3,  pi.  ix, 
fig.  111  etl28.— Cfr.  n°2088. 

4286.  PERIMN 

Windisch:  péri  Mfa^Nf'îV?  Fr.,  383.  — 
Gfr.  nos  4291  et  4299. 

4281.  ■ PEROS 

Luxeuil  ,    Mem.  antiq.    de    France  , 
XXXVI,  41. 

4288.  ■ PERPET 

Londres,  Roach  Smith,   R.  L.,  104  ; 
BiRCH,  412.  —  CtV.no  4290. 

4289 .  ■ PERPETVNVS  . 

Winipfen  ,  Steiner  ,  1 ,  73. 

4290.  perpetvs  (l"Eardi.) 
Rheinzabem,  Fr.,375. 

4291  .  PERPEf^/VS 

Mus.de  Bàle  ;  Linz  :    perpeivs  ,   Fr., 
374. 

4292 .  /pJerpetvs  f 

Enns  :  .)ERPEivsF,  Fr.,37G   'Steiner 


(2  exenipi.)  dont  un  perpeivs  f  ,  IV , 
537. 

4293 .  perpetvs  fe  (eee  arch.) 
Rlieinzabern  :  piirpiitvs  fil  ou    pvr- 

pvtvs;    Dormagen  :  pvpfetvs  ,  Fr., 
377. 

4294.  perrimn 

Windisch;  Mus.  de  Wiesbaden,  Fr., 
379.—  Cfr.no  4286. 

4295.  PERRIMO  (sic.) 
Vechten,  Fr.,  381. 

4296.  perrvs.f 

Riegel ,  Fr.,  378.  *  Steiner  :  perrvs.f.  , 

II ,  2  ;    Londres  ,    Roach  Smith  , 
R.  L.,  104.  —  Cfr.  n°4299. 

4297 .  PERViNCi.  F  (e  arch.j 

Bàle  ,  PHRVTANVcvs?  Fr.  ,  381. 
"Augst,  Steiner  :  pur  viii  uci.f., 

III,  159;  piiRviNCi.F.,  A  ,  307. 

4298.  -pERvs 

Allier,  Tudot  ,  72;  Londres  ,  Roach 
S.\iiTH,  R.  L  ,  104 

4299.  PE(Rv)s 
Windisch,  Fr.,  382. 

4300 .  ■  PERVS .   FE 

Londres,  Roach  S.mith  ,  R.  L.,  104. 
—  Cfr.  n"  4286. 

PEsiMi  V.  nol442. 

4301.  ■  T.PETISI  II  APRILIS 

Rome  ,  Fabretti  ,  518. 

4302.  PETHVLLVS  FX 

Entre  Uberrad  et  Niederrad  ;  Heddern- 
heim  ;  Mus.  de  Darinstadt  :  peirv- 
i.ivs  FX  ou  PETRVLivs  F  ;  Mus.  de 
Leyden,  Fk.,  385    Jusienville  ;  Mus. 


~  208 


de  Liège  (1'^''  Catal.,  39:  petkvl- 
Lvs  fe)  ;  Mus.  de  Darmstadt  :  peirv- 
Livs  F.,  Steiner  ,  11,3-ii,  et 
PERVLivsFX.,  iD.,  IV,  695 ;  Voor- 
burg  :  PETRVLVS  F.,  ID. ,  11  ,  293. 

4303 .  ■ PHALLAEVS 

Modène  ,  F.arroni  ,  45. 

PHASIS  V.    VOl.VSI 

4304.  p(he)rt 
Paris,  Fk.,  388. 

4305.  "PHi  (rétr.j 
Capoue  ,  RiccîO,  16. 

4306.  *  PHILADELPHV.S 

Modène  ,  Fabroni,  45  ;  DulP.archéol".: 
PH1LAD(.)L(..)V,  1837,   14. 

4301-4308    ^      "PH'LEROS 

Arezzo ,    Fabroni  ,    45  ,    et   pi     ix  , 
fig.  n. 

4309.  ■  PHILESSOTVS 

Mus.    de    Bruxelles    (terre    grossière)  , 
Catal.  Juste,  154,  Q,  11. 
PHILOCLES  V.  n°  4321 . 


389   et    p.    XV.  '  Biillet.   monum., 
VIII  ,  255 


4315-4316. 


4310-4311 


PHILON(.  .  . 

*  PHiL°o  II  e(ne)s  [srenv.) 
Arezzo ,  FabrOiNI  ,  45 ,  pi.  ix  ,    45  et 

119.  —  PHILO(g)ENES? 

4312.  "PHo 

Capoue,  RicciO,  16  ,  pi.  viii,  fig.  54. 
PHOEBE  V.  no  4343. 

4313.  * PHOETASN 

Arles  (lampe)  ,  XX1I«  Congrès  ,  494. 

4314.  PllOETASPI 

Mayence  ;    Mus.    de    Municii  ;     Ober- 
Uiiliacb  ;    Dirgelstein  :  hoetas  ,    Fr., 


(      ■  PHRONIMI 

I      '  PHRONIMVS  FEC 

Rome  ,  FabpiEtti  ,518  (V.  aux  errata) 
et  543. 

4317.  PHRVTANVCVS  fsjoj 

Rbeinzabern  :  piikvtanvcvs  ,  Fk.,  390. 

■  Steiner  (moule) ,  II ,  348.  —  Cfr. 
n''4297. 

phyrrici  V.  n"  954. 

4318.  -pi 

Bordeaux  (lampe),  Rev.  arcltéol.,  X, 
278. 

PICARDVS  V.  no2122. 

4319.  picciENVS 
Scarpone,  Fr.,  392. 

piiV.  n''95l. 

4320.  ■  M.PII.ATI.PCB.SSSIA 

Pompeï  (verre),  Catal.  Juste,  150, 
0.5.  (Hage.>ians,  471  :  m.ph.ati. 
pcb.ss.sia);   Coll.    Di;ranu  ;    atip- 

CESSIA  .  M  .  PII  ,     Calai.      DE     WlTTE, 

354. 

PILLI  V.  VXOPILLl 

4321.  ■  piLOCII  volv(.  . . 

Arezzo,  Fabkoni,  43  et  45:  PHiLO(cles)  ? 
voi.v(ninus)  ?,  pi.  ix,  fig.  123. 

4322 .  *  PILOTA .  ARRi .  Q .  s  (en  cercle) 

Env.  deNaples  ,  Mo.mmsen  ,  6307,45". 
pinV.  n''4020. 

4323.  pi(nd)aRvs 

VVindiscli  ;  Italie:  tinuarv,   Fr.,  402. 

■  Jens  :  tinuarv  ,  Steiner  ,  III,  211. 

4324.  PINDARVSF 
libein^aliern  ,  Fr  ,  403. 


—  209  — 


4325.  PINNA.F 

Amiens ,  Oufoub  ,  113. 

4326.  ■  AF'PIA  PINOSSI  AVR  GEL  F 

Liixeiiil  (verre) ,  Mém.  antiquaires  de 
Fiance,  XXXVI,  42. 

432T.  "pipis. 

Mus.  de  Trêves  (tuiles) ,  Stf.int.r  ,  II!  , 
125. 

PIS  V.  n»  1897. 

4328.  "piSANVS 

Arezzo,   Bulleto  archéoP,  1859,220. 

4329.  ■  L.  piso 

Capoue  ,  Riccio  ,  pi.  vni,  lig.  50. 

4330.  PIST1LI.1.MA 

Paris,  Fk.,407. 

4331  .  PISTILLVS 

Autun  ,  Fr.,  408.  "  Ibid.(g[-3iW),Autun 
orchéol. ,  269  ;  Sens  ,  de  Caumont  , 
429;  statuettes:  Dép.  de  la  Lozère, 
XXIVe  Congrès,  105,  et  Tldot,p1.  .\. 

4332 .  ■  PiSTiLvs 

France  (statuette) ,  Grivaid  ,  pi.  vu. — 
Cfr,  n»4334. 

4333.  'piTVRici.M 

Londres  ,  Roacm  Smith  ,  R.  L.,  104. — 
Cfr.  n«  82T. 

4334.  ■  piXTiLLi 
Poitou  ,  FiLLON ,  30. 

PL.T  V.  n«1763. 

4335.  ■ PLAC 
Tongres,  Douglas,  144. 


4336,  PLACIDVS 

Kiingen;  Rheinzabern  ;  Mus.  de  Wies- 
liaden  :  Pi,\c(.  .)dvs;  Mus.  de  Bonn; 
Dallieini  ;     Voorluug  :    vllu)cn){rs  ; 

XXi.\ 


Montrœul  :  pl.\cidv  ,  Fr.,  412.' Env. 
de  Salzbourg  ,  Steiner  ,  IV  ,  244  ; 
Bonn  :  PLACIDVS.,  ID.,  11,  100. 

4337  ,  OF  PLAVT 

Limoges,  Fr.,  413. 

4338  .     'NOVIOS  .  PLAVTOS .  MED .  ROMAI .  FECIU 

Italie  (ciste  mystique),  Riccio ,  15. 
MoMMSEM,  Inscr.  latin,  antiquiss.: 
(sans  point  après  med,  et  1  «''  a  arcli .), 
25,  n°  54. 

4339  .     ■ .  .  .  OF  EX  1 1  PR  .  PLAVTI  AQVILINI  1 1  CD 

Rome  {op.  (loi.),  Fabretti  ,  509. 

4340 .  *  PLEVEI 

Limoges  ,  Rev.  archéol.,  VIII  ,  433. 
PLOMBARIVS  V.  n°  4517. 

4341.  "(PL) -(os) 

Arezzo,  Fabroni  ,  46  :  fi. L. os,  pi.  ix, 
fig.  59. 

4342.  ■  p.    PLOTI  II  ALBAN1 

Capoue,  Riccio,  pl.  vi(i,tlg.  48. 


4343-4344. 


j        "  PLOTIASll  PlIOEBE 
(       ■  PLOTIN.AE  AVG  QVIN 

Rome,  Fabretti,  518. 
PL.T  V.  nM763. 
PO  V.  n»  4375 

4345.  ■  PMA 

Pettau  (tuiles),  Mittli.  fUr  Steiermarh, 
VllI,  76;  IX  ,  278. 
PMETTvs  V.  n"  3564. 

4346 .  ■  PMV 

Le  Chàtelel  (anse  d'amphore),  Grignon, 

CCXXIIl. 


4347.  *p  N. (/■... 

Lymne ,  Roacii  Smith  ,  Report  etc.  at 
Lijnin^.    \>\.  VI,  fig,  8. 

.\xiii  ■2:> 


4318.  ■0FP0(... 

Voorbiirg  :   of  po(Hiae)'?  Steiner  ,   11 , 
295.  —  V.  v.N. 

OFFiC(NA  PO  V.  n°4375. 

POCCA   V.   TOCCA 

4-349.  •poL(?) 

Tongres  :  po(ne)    ou    iîo'l  ,    Mus.    de 
Meester  ,  no  202.  —  V.  ii»  390. 

4350.  P0L(... 
Rlieinzabern  ,  Fr.,  415. 

4351 .  ' POLI 

Mus.  de  Lyon  (anse d'amphore),  Comar- 
MOND,  415.  —  V.  n»  778. 

4352 .  ■  OF  POLI 
Allier ,  Tcdot  ,  72. 

4353.  ■  p.cipi-.POLiBi: 

Sottorf  (bronze),  (!«''  siècle?) ,   Arrliiv. 
Niedersachsen,  1854  ,  45  ,  47. 

4354 .  *  OF  POLIO . 

Tongres,  Mus.  de  Meester,  n''213. 

4355.  'OF.  POLio 

Londres,  Roach Smith,  li.L.,  104. — 
Cfr.  no  4358. 

4356.  ■  TEG.c.coscoNi  I1fig.asini.poll. 
Rome  (tuiles),  Liger,  169. 

4357 .  ■ POLLA 

Mus.  de  Lyon,  Comarmond  ,  219. 

4358.  '  OF.  POLLIO 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  104. 

4359.  polyclet(... 
Genève,  Fr.,  417. 

4360.  "l.  i'iihpei  II  fortvnati 
Riiruf  ,  FaI'.I'.ktïi  ,  519. 


—  210  — 

43G1. 


SBXPOMPEl 

Arles  (lanipej,  XXll»-'  Congrès,  494. 

4362.  pompeiI  m 

Orléans,  Fr.,418.  *de  Caumont,  399. 

4363.  POMPEivs 
Rbeinzabern ;  ibid  :  pomp(.  . . ,  Fr.,419. 

4364.  ■ V. p. POMPEIVS 

Allier ,  Tudot  ,  72.  —  V.  n"  3485. 

4365  *  POMPON! 

Colcliester  (bronze),  Archneol. ,  XXXIX-, 
509. 

4366 .  ■  OF  PONEI 

Amiens ,  Dufour  ,  413.  —  ofpo(nt)ei'? 
pos  fe(.)i  V.  n"  2301. 

4367.  ■  CF.  pont. 

Douay ,  Roach  Smith,  R.  L.,  180; 
Steiner   :    of.   pont.,    m,    125. 

4368.  OF  POiNT 

Nimègue?  NicOLAVS,  288;  Verliten  : 
ofpont.,  Steiner  ,  11  ,  277. 

4369.  OF  po(nt) 

Mus.  de  Mannheini:  of.  pon;  Trêves; 
Mus.  de  Wiesbaden,  Fr.,  422. 
■  Bavay,  de  Bast,  51. 

4370.  ofpont 
Riegel,  Fr.,  423. 


4371 --4372. 


OF.  PONTE( 
(        '  OF  .  PONTHEI 

Londres,  Roach  Smith  ,  R.  L.,  104. 


4373.  PONTi 

Paris  ;  Bonne-Nouvelle  ;  ibid  :  -pont  ; 
Al)beville  ;  Dieppe  ;  Mayence  :  po(ntii), 
Fr.  ,  42 1 .  ■  Cochet  -.  pont(  . . .  ,  79  ; 
[iH'.cii  (laiiipe),  407. 


—  211  — 


i374,  ' PONTl  MAN 

Mus.  de  Naibonnc  ,  Tournal  ,71. 


4375. 


4387.  ■  POIS.  L.  AN 

Londres  (anse  d'amphoïc),  Koacii  S.mith, 
R.  L.,88. 


OF.    PONTl 


Riegel  :  ofpont  ,  et  of  ponti;  Vechten;     4388.  pokpaucv  (,ic) 


Ninièglie  (2exempl.);  ihid  :  officina 
po;  Niederanven  ;    Bonne-Nouvelle  : 

EPONTl,  Fr.,  423.  '  OF  PONTl.,  StEI- 
NER,  11,  317. 

4376.  "oF.  po(nt)i 

Tongres ,  Mus.  de  Meester  ,  n°  214. 

4377.  ■  PONTl.  OFFIC 

Londres,    Roach  Smith,   R.  L  ,  104. 

4378.  PONTIOFFIC 

Nimègue  ;  Castel ,  Fr.  ,  424. 

4379.  'OFIC.  PONTI. 

Douay ,  Roach  Smith  ,  R.  L. ,  108. 

4380.  'm.po.ntici 

Poitiers,  Fillon,  29.  —  V.  n°  2392. 

4381.  "poNTii.o 
Poitou ,  Fillon  ,31. 

4382.  *0F  PONTII 

Allier,  Tudot,  72. 

4383.  OF  po(nt)in 
Windisch,  Fr.,  426. 

4384.  'poNTiNvs 
Bavay,  de  Bast  ,  51. 

4385.  'ti.popili.sit 

Hagenau  (bronze),  ou  :  ti  .  uodili  .  siT 
Jakrb.  Mecklenburg.,  Vlll,  41,  46, 
|)1.  m ,  et  XXIV,  293. 

4386.  "p. M  H.POR 
Allier ,  Tudot  ,  72. 


Vechten,  Fr.,  430. 

PORTis  V.  11°  2275. 

4389 .  possvN 
Nimègue,  Fr.,  441. 

4390.  'POSTVMIVS   AMERIMNVS 

Rome  (plomb),  Fauretti  ,  543. 

4391.  "POTENS. 

VVimpfen,  Steiner  ,  1,  73. 

4392.  'potentis.of 
Allier,  Tudot,  72. 

pothi  V.  n°  25. 

4393.  'POTiACi 

Londres ,  Roach  S.viith  ,  R.  L. ,  104. 

4394.  potitim 

Trêves,  Fr.,  432.  'Steiner  :  potiti  m., 
II,  125.  —  potiti(an)? 

4395.  POTITIAN 
Londres,  Fr.,  434. 

4396.  POTITIANI  M 

Londres,  Fr.  ,  435.  'Akerman  : 
poTi.TiANi  M,  90;  Roach  Smith  : 
POTITIANI.  M  ,  R.  L.,  104. 

4397.  'POTITINI.M 

Londres ,  Roach  Smith,  R.  L.,  104.— 
POTITI  (an)i.  M? 

4398  POTiTvs 

Riegel,  Fr.  ,  433. 


•1399.  ■  l'OTTACVZ 

Baitlow-Hills  (Hadrien)  ,  AicIkwoI.  , 
XXIX,  3. 

4400.       ■  i'O.tvutaC?) 

Mus.  de  Narbonne,  Tournal  ,  77. 

4101.        'p. p. H 

Londres  («  tèle  »);  Roach  Sjiith  ,  ll.L., 
89;  BiRCH  (id.),  408. 
PK  V.  n<'M435et2774. 
OFIPR  V.  n"  4252. 

4402.  -p.R. 

Weissenhof  (amphore),  Steineb,  1, 10. 

i403.  OFPR(?) 

Tongres ,  Mus.  de  Meester  ,  n»  263  ; 
Riegel  :  of  PK(imi?),  Steiner,1I,  2. 

4404.  •p(....)R.FE 

F'rance  (ou  Italie),  Coll.  Durand  ,  Catal. 
DE  WiTTE ,  353  ;  Catal.  PouR- 
T.ALÈS,  152. 

PHA  V.  n«  218. 

4405.  'pRACHOU  (caractères  grecs) 
Bingen,  Jalirbucher,  XXIX-XXX,  216. 

4406 .  PRAETERITI 

Nimègue ,  Fr.  ,  242.  "praeteriti, 
Steiner,  II,  1217. 

4407.  ■ PRASSO.  OF 

Londres («  tèle»),  Roach  Smith,  R.  L., 
89. 

4408.  -p.R.B. 

Londres  («  (èle  ») ,  Roach  Smith, 
R.  L.,89;  BiRCH  (id)  :  p.r.c,  408. 

4409.  pni(... 

Riegel,  Fr.,  444.  "VVels,  Steiner, 
IV,  517.  —  V.  n''2774. 


213  

I  4410 


■  OFFIC  .  PRl 

Bavuy  ,  de  Bast  ,51. 

4411.  OFIC.PRI 

Amiens,  Fr.,443.  'Douay  :  ofic.pri., 
Ro.\CH  Smith,  R.  L. ,  108. 

4412.  'PRIAMVS  F 

Mus.  de  Lyon,  Comarmond  ,  116. 

4413.  *  PRICVS  FE 

Allier  :  Tudot,  72.  —  priscvs  fe? 

4414.  PRID.    FEC 

Nimègue;  Mus.  de  Mannheim  :  prid.  fig, 
Fr.,  446.  "Londres,  Roach  Smith, 
R.  L.,  104  ;  Juslenville  :  prid(.)ec  , 
Mus.  de  Liège. 

4415.  PRIDIAM 

Nimègue;  Voorburg  ;  Vechten,  'Fr.  , 
447. 

4416.  "PRI.  IMO 

Londres,   Roach  Smith,  R.  L.,  104. 

4417.  "PRiM. 

Ricld)orougli ,    Roach    Smith,    RRL., 

69.   —  V.   SERG  et  TETT 

4418.  OF  PRIM 

Windiscli  :  of  prm(  ...  ;  Xanlen  :  of  prm; 
Nimègue  ;  Vechten  ;  Riegel  :  ofprm(  . . 
ou  ofpr(.  . .  ;  Paris  :  of.  prim  (point 
en  0)  ;  Limoges  ;  Bavay  ;  Londres  ; 
ibid  :  OF  prm;  Reculver ,  Fr,,  456. 
*  DE  Caumont  :  OF.  PRiM.,  Cours  , 
11,190.  Le  Châtelet;  Paris;  Lon- 
dres ;  Amiens ,  Dufour  ,  413  ;  Tours; 
Springhead  ,  Roach  Smith  ,  Coll. 
nul..,  I,  163,  1G6  et  pi.  xu  ;  Lon- 
dres :  OF  PRM . ,  Akerman,  9 1  ;  Tongres, 
Mus.  DE  Mef;ster  ,  n"  204  ;  Limoges  : 
OF.  PRiM.,  Rev.  arcliéoL,  Vlll,  433; 


—  213   — 


Douay:   of.   J'Rim.,  Roacii  Smith,  '  4428.  i'iumim 

R.  L.,  108.  —  Cfr.  n»  2706.  Mus.  de  Wiesbaden,  Fit.,  454. 


4419.  "ofic.  l'iuii 

Londres,  Roach    Smith  ,  R.  L.,  104. 

4420.  'oFic.  phim(.  . . 

Aiigst,  Fu.,  458.  •  Steinei'.  :  OFiC. 
PRIM . ,  III ,  165  ;  Env.  de  Nice  (tuile)  : 

OFlC  PK1M( .  .  . ,  LlGER  ,  250.    —  Cff. 

n»  4426. 

4421 .  ■  OPPRIMA 

Ringen  (2  exempl.) ,  y«//)•6^<c7(er,XXlX- 
XXX  ,  216. 

44-22.  or  pr(ima)n 

Windisch  ,  Fr.,  449. 

4423.  PRIMANI 

Montrœul;  Calvados;  Londres,  Fn.,448. 
•Ro.ACH  Smith  ,  R.  L.,  104;  Douay: 
PRIMANI.,  Id.,  108;  Élouges  (Com- 
mode), Cercle  Mous  ,  VI  ,  121 . 

4424.  ■  primanivs. 
Wimpfen  ,  Steiner  ,  1 ,  73. 

4425.  PRIMANVSFE 

Butzbach;  Enns:  Cp;kimanvsff(n  leiiv.), 
Fr.  ,  452.  '  Steiner  :  prim.\nvs  f., 
1 ,  97  :  /pJRiM.ANVs  FE  ,  IV  ,  537. 

4426.  PRiMi 

Cologne;  Le  Chàtelel,  Fr.  ,  453. 
'Grignon,  ccxxiii  ;  Paris,  Rev. 
archéoL,  1862,  119;  Ravay  ,  DE 
Caumont  ;  399  ;  Env.  de  Naples , 
MOMMSEN,  6307  ,  46"  ;  Rirch (lampe), 
407.  —  V.  n°763  cl  vmi 

4427.  "piu.Mi.M. 

Douay,  Roach  Smith  ,  R.  L. ,  108. 


4429.  'PRIMI.  MA. 

Paris,  Coll.  Raifé  ,  Cutal.  Lenormant, 
163,  n»  1441. 

4430.  ■  PRiMio 

ïongres,  Mus.  de  Meester  ,  n''208. 

4431 .  'OF.  PRlMI. 

Paris  (2  exempl.) ,  Coll.  Raifé  ,  Catal. 
Lenormant,  163,  n°^  1439-1440. 

4432.  OF  PRlMl 

Vechteu  ;  Mus.  de  Wiesbaden  ;  In  der 
Engi  :  . . .  )rimi  ;  Ervillers  :  op  primi 
(point  en  o)  ;  Orléans  ;  Le  Chàtelet  ; 
Londres,  Fr.  ,  457.  'Grivâud, 
(2  exempl.),  pi.  xlvu  ;  Allier, Tudot, 
72  ;  Tours;  Ravay;  Amiens  (2  exempl.); 
DiiFOUR,  413;  Mém.  Antiquaires 
de  France,  VIII,  255  ;  Tongres,  Mus. 
de  Meester  ,  n°  205. 


4433.  ■  oFPRiMi 

Tongres ,  Mus.  de  Meester  ,  n° 
Le  Châtclet ,  Grignon  ,  lx. 


207; 


4434.  ■  OFlC    PRlMl 

Le    Chàtelet  :    oiic  primi  ,    Grignon  , 
ccxxiii.  —  Cfr.  n"  4448. 
PRiMiCEM  V.  n°^  221  ,  2365  et  3305. 

4435.  primigen(ni)tvsf 
Castel,  Fr.,  463. 

4436.  'pri(min)i 

Tongres:  pri(man)i?  Mus.de  Meester, 
n°  210. 

4437.  (/))RiMi(ft)vs  (.s'îc.) 

Vûorburg  :  Cfr.  pkimanvs  ,  Fr.,  451. 
*  PRiMiNvs  ,  Steiner  ,  11 ,  293  et 
DiRCH,  442. 


—  214 


4438.  ■  l'KiMiT 
Stetlberg,  Steineu,  IV  ,68. 

4439.  l'RiMiTivi 
Reculver ,  Fr.,  464. 

4440.  "PRIMITIVI  II  DOMITIAE  LVCILLAE 

Rome  (op.  dol.),  Fabretti  ,  40. 

4441.  PRIMITIVOS 

Rlieinzabern;  Ratisbonne;  Enns,FR., 
465.  "Steiner,  11,  348  (moule); 
IV,  1-25. 

4442.  PRIMITIVOS  F 

Rlieinzabern;  Salei-Au  :  pri.>iitiv(o)s.i'., 
Fn.,  466.  ' BiiUet.  Alsace,  1,  228. 
-  Cfr.  n»  4445. 

4443 .  PRiMirivs 

Kongen;  Rlieinzabern  freO'.);  Weisenau; 
Westerndorf  ;  Vechten  ,  Fr.  ,  467. 
■  Rlieinzabern  (moule),  Brongniarï  et 
RiocREUx ,  128,  pi.  IX,  1'^  et 
Steiner  ,  II  ,  348  ;  Westerndorf , 
ID.  ,  IV,  161  ;  Von  Hefner  : 
p.RiMiTi.vs,  45  ,  lig.  48. 

4444 .  PRIMITIVSF 

Rlieinzabern,  Fr.  ,  468.  '  Bullet.  Al- 
sace, I,  228  ;  Von  Hefner  :  primitivs 
E  {rétr. ,  26. 

4445.  "PRiMiTivvs. 
Enns ,  Steiner,  IV,  537. 

4446.  *  pRiMMi 

Poitiers ,  Fillon  ,  29.  —  pkim(an)i? 

4447 .  OF  PRiMN  (sic) 
Vecliten:  pri(man)?  Fr,,  462. 


4448.  pRiMV  F 

Augst,  ou:  PRiMvi,  Fr.,  462. 
1910  et  4454. 


V.  nos 


44i9.  ■ cniMVL 

Tongres ,  Mus.  m  Meester  ,  n"  211 
PRIMVF  (f  renv.)\  Ridiborough 
primvl,  Roach  Smith,  RRL,  69. 

4450.  OF  primvl 

Londres ,  Fn.  ,  470.  '  Roach  Smith 
OF. PRIMVL,  R.  L.,  104. 


4451  .  ■  PRIMVL.    PATER 

Londres ,  Roach  Smith  ,  R.  L. 
BiRCH,  412. 


104 


4452.  piuMVLi 

Londres,  Fr.  ,  469.  '  RoachSmitu,  R.L.  , 
104;  Litlington,  Airhaeol.  ,  XLVl, 
369. 

4453.  PUIMVLVS  F 

Galgen  ,  Fr.  ,  470. 

4454.  PRiMvs 

Xanten;  Vechten;  Voorburg;  ibid.  : 
pri.mvs;  Cany  ;  Tours;  Amiens,  Fr., 
460.  *  Cochet  ,  301  ;  Le  Châtelet  ; 
Paris;  Limoges  ;  Londres;  Colcliester; 
Bavay,  Hagemans,  416;  Cim.  de 
Flavion  (Commode) ,  Ann.  Namur, 
VII ,  31  ;  Doiiay  :  primvs.  ,  Roach 
Smith,  R.  L.,  108;  Bavay,  de  Bast, 
51  ;  BiRCH  ,  412. 

4455.  PKiMVS.F 

Jort,  Fr.,  461.  'Cochet,  491;  Mus. 
de  Lyon  ,  Comarmond  ,116;  Londres 
(«  tèle  u),  Roach  Smith,  R.  L.,  89. 

4456.  "PRiMVS  F, 

Cologne  ,  Coll.  Merlo  ,  Jahrbuclier  , 
XXXV,  43. 

4457  .  'pRiMVSF  (s  reriv.) 

Tongres,  Mus.  de  Meester  ,  n"  209.— 
Clr.  n»  4483. 


4458.  ■  PRio 

Riegel ,  Steiner  ,  II  ,  2. 


—  215  — 

4470. 


4459.  ■(p)riorf 

Tongres,  Mus.  de  Meester,  n"  212. 


PRISCrLU.MAN 

Poitiers  ,  Fillon  ,  30. 

4471  .  PRISCILLI  MANV 

Lillebonne  ;  Planclies  :  priscillii  manv  , 
Fr  ,  475.  "de  Caumoxt,  '^99. 


44G0,  "PRIS. 

Douay,   Ro.\ch  Smith,  R.   L.  ,   108.     4472. 
—  V.  no  2174. 


4461  «  ■  L.  C  PRISC 

Jens  (tuile)  ,  Steiner,  111  ,  212.  — 
V.  11»  1528. 

4462.  'PRisci.F 

Allier,  Tudot  ,  66  et  72.— V.  n«M615 
Ht  4023. 

4463.  'PRisci.M 

Poitiers,  Fillon,  29;  Douay:  priscim., 
ROACH  Smith  ,  R.  L.,  108.  —  V.  n" 
4475. 

4464 .  *  PRisc .  i .  M  {aie) 
Fouron-le-Comte    (Marc-Aurèle) ,    Mus. 

de  Bruxelles ,  lot  UD.  28%  Cutal.  de 
JnsTE  ,  194  (inédit). 

4465.  (o)FP{r)KC[ 
Vnorhurg,  Fr,.  473. 

4466.  'PRISCIAN.M 

Allier,  TuDOT;  72. 

44C7  .  ■  PRISCIANVS  AVGN  FECIT 

Rome  (plomb),  F\i;retti  ,  544. 

4468.  'PRISCILL.F 

Poitou  ,  Fillon  ,  30. 

4469.  PRISCILLIMA 

Lillolionne,  Fr.,  474.  '  Crochet  :  imus- 
C1LLI11(.  .,  240. 


PRISCI.NI .  M 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  104. 
*  Poitiers  (glacure  noire) ,  Fillon  , 
19  et  29. 


4473.  PRisciNiM 

Vechten  ;  Lunneren  :  fpjRisciNi  m)  , 
Fr.,  476.  ■  Steiner  :  PRisciNi  M., 
Il,  277. 

4474.  *  PRisciNvs 
Bavay  ,  de  Bast  ,  51 . 

4475.  ■  PRiscos 
Poitou ,  Fh.lon  ,  34. 

4476.  ■  PRiscvs 

Poitou  ,  Fillon  ,  30  ;  Allier  (moule) , 
TuD0T,66;  DE  Pa  Y  AN-DU  Moulin  , 
367  et  382  ;  Bavay  ,  de  Bast  ,  51 . 
—  V.  n«3099. 

4477 .  PRISCVS  F 

Rossum  ,  Leemans  ,  120.  —  Cl'r.  n» 
4461. 

4478.  'pRisivs 

Bavay  ,  de  Bast  ,  51 .  —  priscvs? 

4479.  prit(an)nii 
Windiscli  :  rrit.\nm'?  Fr.,  478. 

4480.  ■  p.R.i.v. 

Rottenliuig  (tuile),  Steiner  ,  III ,  353. 

4481 .  PRIVA 
Paris,  Fr.,  481. 


—  216 


M82. 


'  PRIVATI .  M 


4494.. 


■pROPARCV. 


Londres ,  RoACH  Smith,  R.  L.,  104.  !  Vecliten  (poierie  grossière),   Steiner, 


—  V.  n"  1515. 

4483.  *CpjRfi;\vvsoF  (réir.)  (?) 
Bavay,Cab.  de  Fourmestr.m  lx,  n"  1 14 , 

ail  lieu  lie  :  tjsvwciis  (inédit). 

4484.  PRM.(MA) 

Riegel  :  PRiMi  ma?  Fr.,  452. 

4485.  "of.prm 

Londres,  Roach  Smith  ,  R.  L.,  104. 

4486.  'GFPRM 

Tongres ,  Mus.  de  Meester  ,  n"  26. 

4481.  'OF.  PKM.  se 

Le  Chàtelet,  Grignûn,  ccxxiii.  —  Cfr. 
n"  4416. 

PRO  V.  n°  940. 

4488.  ■  PROBi.  uF 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.  ,  104. 

4489.  ■  Pi'.oBVS 

Env.  deNaplts,  Moaimsen  ,  6301  ,47o. 

4490 .  .        ■ PROBVS .  F 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.  ,  104. 
PROC  V.  n"  1450. 

4491 .  PROCRi 
Friedl)erg,  Fr.,  482. 

PROCVL  V.  n»  3098. 

4492 .  '  PROCVLi 

Env.    de    Naples    (lampe),    Mommsen  , 
6308  ,  2-«. 
PROMEOvs  V.  n"s  2139  et  2335. 


11,277. 

4495 .  '  prostrasivs  fecit 

Avenciies  (mosaïque),    Steiner,    III, 
267. 

4496-4497.)       PftOT(... 

(        ' PROTOS 

Arezzo ,  Fap.rom  ,  45. 
4498-4499.)      ™«-''' 

{       PR0V1NCIALIS 

Westheim  ,  Fr.,  484-485.   '  Schliigen  , 
Steiner  ,  IV,  526. 


4500-4501 


■  A . M . PRV 

■  A.M.PRV(. 

Arezzo,  Fabroni  ,  43. 


4502.  ■  PRV  II  ADE  {(jrai'é} 

Env.   de   Cuyk ,    Herm.ans,   121.    — 

PRV  II  ABE? 

4503.  "PRVAF.O 

Rekele ,  Cm/e   Wues,   11,    215.   — 

BISVARI  0? 

4504 .  PRVBCVS 

Maulévrier  ;  Lillebonne  :  prvbcv(  . . . , 
Fr.,  487.  'Cochet,  401;  Birch  , 
412. 

4505 .  ' PRVoci 

Normandie  ,  Cochet  ,  401 .  —  prvbci  ? 
PKVSO  Y.  n"  882. 
p.s.avit  V.  Il"  080. 

4500.  "p. s. A. 

Londres,  anse  d'ampliore,  Roach  Smith, 
R.  L.,88. 


4493.  OF.  PKONI  j 

Le   Ciiàtelel  ,    Fr.  ,    483.    '  GRUiNON ,  |  4507 
tcxxiii.  i 


OF     PV 

StiidenlitTg,    F».,  489.  Mens:  oF  PV, 


—  217  — 

Stf.iner  ,  111,  211  ;  Riegel-  of  pv.,  Î  4522 

ID  ,   Il  ,2.  —  V.  OF  RVL 


4509-4514. 


4508.  ■p{..)\(.. 

Tongres ,  Mus.   de  Meester  ,  n"  215. 

'  PVB  II  AVC- 
'  PVB  1 1  TIT 
*PVB  II  D  II  TIT 

*  PVBL  1 1  SECV 
'  PVBL'  1 1  (AN)TIO 

*  PVBL' Il  SI(MA)S 

Arezzo  ,  Fabroni  ,  pi.  ix,  fig.  33,  37 , 
57  ,  58  ,  78  ,  84  ;  Bullel"  archéoP, 
1834,  102.  —  V.  n»^  49,  457, 
627,  633,  1333, 1338, 2467, 2495, 
2510,  2564,  3735,  sam  ,  svav,  tavr 

451  5  .       "...  DE  FIGVL  PVBLINIANTS  etC. 

Rome  (op.  dol.),  Fabretti  ,  496. 

4516.  (p)VBLIVS 

Voorbiirg,  Fr.,  480.  'pvbivs  (sic.)  et 
(pvh)us?,  F  ,  Steiner  ,  11  ,  293  ; 
BiRCH  :  PVBLIVS,  412. 


4517-4518.)       PVBLIVS  PLOMBARIVS 

(     ■  VERIVS  PVBLIVS  PLOMBARIVS 

Luxembourg  (plomb),  Public. ,  111 ,  23  ; 
IV,  21. 

4519.  'PVCRVI 

Poitiers,  FiLLON  ,  32. 

PVD  V.   SEU 


4520.  OF  PVDE 

Bâle  ,  Fr.,  496.    '  Augst  :  cf.  pvde., 
Steiner  ,  A,  307. 

4521  .  '  OF.  PVDE 

Mus.  de  Narbonne  ,  Toi;rnal  ,  77. 


■  OF  PVDEN 

Londres,  Roach  Smith,  R.L.,  104. 


4523.  OF  pvd(en)t 

Mus.    de    Wiesbaden,    Fr.,   497.    — 

V.    SER 

4524.  "pventis  (Earcli.) 
Poitiers,  Fillon  ,  29. 

4525.  OFF.  pveri 

Rottweil,  Fr.  ,  498.*  offpveri.  ,  Steiner, 
1,64. 

4526 .  ■  pvf 

Bavay  (carreaux),  Cercle  Mons  ,  1,  75  ; 
Namur  (tuiles),  ^/m.  Namur,  11,290. 

4527.  ■  PVF  II  pvf 

Env.  de  Naples  (lampe) ,  Mommsen  , 
6308  ,  38°  ;  Herculanum  ,  S.  Maré- 
chal, (2  exempl.)  avec  les  variantes: 
pvi ,  PVL,  pvr,  X,  51  et  52  ,  pi.  xl. 

4528.  c. PVF. SEC 

Bibl.  de  Bàle:  c.pve.sec,  Fr.,  1925. 
'Brl'ckner  (lampe)  ,  c  pve  fec  , 
2904  ,  et  cpvESEC  ,  pi.  xix  ,  fig.  2. 

4529.  pvGNi  M 
Nimègue  ,  Fr.,  499. 

4530.  ■  R.s  p  II  OF.PVL||Sii 

Rome,  Fabretti  ,519.  —  Cfr.  n"  1976. 

4531.  'pyLCiER 

Lampes  :  Env.  Naples,  Mommsen,  6308, 
28";  Herculanum,  S.  Maréchal  , 
X ,  50. 

4532 .  '  PVLCRis 

Mus.  de  Lyon  ,  Comabmond  ,  116. 
pvpFF.TVs  V.  n°  4293. 


XMX 


XXIII 


-20 


•i533.  pvR  (gravé) 

Windisdi,  Fn.,  501. 


—  218  — 

454.4. . 


4534.  'pvRiisx 

Londres  ,  RoACH  Smith,    R.  L.,  104; 
BiRCH,  412. 

pvsivs  V.  n"  3304. 

4535.  'pvTKi.M 

Londres,  Roach  Smith  ,  R.  L.,    104. 

4536.  '  pvTRiv 

Amiens   (gorge  d'un  vase)  ,    Dufour  , 
413. 

4537 .  ■ pxTX 

Londres  (tuiles) ,  Roach  Smith  ,  R.  L., 
114. 


4538.  •q(... 
Tongres,  Mus.  de  Meester  ,  n°  336. 

Q-\M  et  QAflAD  V.  n"  1415, 

4539.  '  ^ïE{is)^F{^arcll.) 
Tongres  ou  QERAL  (r  renj;.)?  Mi».    de  ■ 

Meester  ,  n»  218.  —  V.  salvi 

QESAI.VI  V.  SALVI 

4540 .  *  QFRSfiJsiP 

Rottweil  (anse   d'amphore) ,   Steiner  , 
I,  64. 

4541 .  'q.i  M.F 

Normandie,  Cochet,  401 .—  Cfr.n'4569. 

4542.  *QIMFN 

Londres  (anse  d'amphore),  Roach  Smith, 
R.  L.,  88. 

4543.  '  UINTILIANI  ('s/cj 

Ailier,  TuDOT,  72.  —  Cfr.  n"4574. 
OiVDi  V.  n"  2756. 


Q  P  M 
Tongres  (anse  d'amphore),  Cab.  Driesen. 

4545.  ■  QPP  ,  etc. 

Rome  (op.  dol.) ,  Fabretti  ,  510. 

4546.  'q.s.p. 

Londres  (anse  d'amphore),  Roach  Smith  , 
R.  L  ,  88. 

4547.  'qtiflxm 

Amiens  (amphore) ,  Dufour,  413.  — 
Cfr.  n»  2203. 

4548 .  ■ Q . T . s 
Rome  ,  Fabretti  ,  518. 

Qv  V.  n"  1047 

4549.  *qvad(... 
Cere  ,  Fabroni  ,  45. 

4550.  * . . .  qvadrat.ser  fec  ,  etc. 
Rome  (tube  de  plomb),  Fabretti,  505. 

QVADRATILet  QVADRATILLAE  V.  n"  510. 

4551 .  QVADRATI 

Voorburg  ;  Alsace  ou  Rheinzabern  : 
QVADHVi  F  (sic),  Fr.,  513.  'Rhein- 
zabern, Bull.  Alsace,  \,  228; 
Londres ,  Roach  Smith,  R.  L.,  104. 

4552.  'qvadratvs 

Poitou ,  FiLLON ,  30  ;  Londres  ,  Roach 
Smith,  R.  L,  104  ;  Birch  ,  412. 

4553 .  ■  avADRi( . . . 
Arezzo  ,  Fabroni  ,  45. 

QVADRVi  V.  n"  4551. 

4554 .  ■  (uvaf) 

Arezzo  ,  Fabroni  ,  p.  46:  G. a. F,  pi.  ix, 
86. 

4555.  ■ QVARTl  M. 

Donay  ,  Roach  Smith  ,  R.  L  ,  108. 


4556-4557 


OVAKTIO 
■  Q'VARjTlolJL.TETTI 

Arezzo  ,  Fabroni  ,  45 ,  pi.  ix  ,  fig.  73 


—  219  — 

4567 


4558 .  '  Qf  ft(vA)R'n 

ToDgres  (vase  à  reliefs^ ,  Mus.  de  Mees- 
TER ,  n"216. 

4559.  'qvartinivs.estivs.f.f. 

Zerf  (plomb),  Mus.  de  Trêves ,  Steiner  , 
AS  82. 
QVARTiONis  V.  n»  3034. 

4560.  QVARTVS 

Mus.  de  Wiesbaden,  Fr.,  565.  'Bavay, 
DE  Bast  ,  51  ;  Londres  ,  Roach 
Smith,  R.  L.,   104;  Birch  ,  412. 

4561  .  qvartvsf 

Xanten  ;  Londres ,  Fr.,_566.'  Steiner  : 
QVARTVS.,  II,  225. 

4562 .  ■  q(va)rtvs  f 

Tongres,  Mus.  de  Meester  ,  n°  217. 

4563.  "aVARTVSF. 

Londres ,  Akerman  ,  91 ,  et  Roach 
Smith  ,  R.  L.,  104. 

4564.  "qv.c 

Londres ,  Roach  Smith,  R.   L.,  104. 
QVESi,  av. et  et  qvieV.  noM047etH45. 

4565.  'qventil.m 

Poitou  ,  FlLLON  ,  30. 

QVESi  V.  n«  1042. 
QVET  V.  n«  1048. 

4566 .  QVIAISSAM 

Normandie,  Cfr.  vitaus?  Fr.,  2195. 
'Cochet,  301  :  qviaïssam 
QviETi  V.  n»  424. 


QVIEÏVS.F 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  104. 
QviN  V.  n°  4344. 
qvinirvs  V.  no  4586. 

4568.  'ûviNNO 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,104, 

QVINTIO? 

QVfNTAE  V.    SVLPICIANI 


4569-4570 


■  QVINTI 

■  (ûvi(nt)i 

Tongres,  Mus.  de  Meester,  n^^  219 
220  ;  Vediten  :  qvinti  .  ,  Steiner  , 
II,  277. 

4571.  'qvinti.  M. 
Richborough,  Roach  Smith,  RRL.,69. 

4572.  "qvinti  m 
Allier,  Tudot,  72. 

4573.  ■qvint)0 

Dûuay  ,  DE  Bast,  51.  —  V.  n"  4582. 

4574.  QviNTiLiA('m,J 

Vechten  ;  BLbl.  de  Bàle  :  QViNTi(?(a)Ni , 
Fr.  ,  718.  'Steiner  :  qvintiiiani  , 
m,  162.     . 

4575.  "ÛVINTILIANI 

Allier  (sceau  de  potier),  Tudot,  6i. 

4576.  'QVINTILIANI.M 

Allier,  Tudot,  72. 

4577.  'QVINTILU.M 

Poitou  ,  FH.L0N ,  29. 

4578.  ■qvi(nt)illian.f 

Allier ,  Tudot  ,  72  ;  de  Caumont  : 
qvintilli(amv),  399. 

4579.  ■  qvintillvs 
Allier  (moule),  Tudot,  66. 


220 


4580-4581 


(       QVINTINI.M 


(     *  QVINTINIANJ 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  104. 

QVINTVGENI  et  (iVINTVGNA  V.  ïl"^  1389  et  S. 

4582 .  QVhNTVs 

Augst;  Kongen,  Fr.  ,  725.  '  Sïeiner  : 
QViNTVS.,  A,  307  ;  Birgh  ,  412. 

4583.  QviNTVS  r 

Voorbuig  :  (fi)viNTVS  f,  Fr.  ,  732. 
'Steiner  ,  II,  293;  Mus.  d'Aoste, 
XXIX»  Congrès,  525. 

4584.  QViNTVSF  {n,s,f,  reiw.) 
Neuwied,  Fr.,  733.   'Steiner:  qvin- 

TVSF.,II,  62.  —  CIV.  n°  1400. 

4585.  QviRiNi 
Nimègue  ,  Fr.,  736. 

4586 .  '  QviniNvs 

Bavay  :  qvinirvs,  de  Bast,  51. 

4587  .  ■  QVIRITI .  F 

Poitiers ,  Fillon,  29. 

4588 .  ■ QVR . F 
Poitiers ,  Fillon  ,  29. 

QVR(maNVS)  V.   KVO 

4589.  ■f(q)vri 

Tongres,  Mus.  de  Meester  ,  ir^  221. 


4590.  •0F.R(.... 

Tongres,  Mus.  de   Meester,  n"  222, 

4591.  "c.RA 

Capouc  ,  Riccio,  pi.  vin,  lig.  55. 


r         C.RABIRI.TIBVRTINI 

4592-4593.?       c.RABiRi  tib|Ivrtini.  vic- 
f  [toriae 

Rome  ,  Fabretti  ,  519  ,  520. 

4594.  RAC(... 

Arbre,  Fr  ,  1751.—  V.  n°  2832. 

4595 .  RACiANiR  F  (c  barré) 

Bibl.  de  Strasbourg  ;  ibid  :  saçianir  , 
Fr.,  1752.  ■  Rlieinzabern  ,  Bullet. 
Alsace  ,  1  ,  228. 

4596.  'C.RACLID 

France  (ou  Italie)  ,  (lampe) ,  Coll.  Du- 
rand ,  Ca/a/.  deWitte,  393.  — 
Cfr.  n"'  1682  et  2083. 

4597.  "racvna 

Londre* ,  Rdach  Smith  ,  R.  L.  ,  1 04.  — 
Cl'r,  n»1683. 

4598.  'RAM 

Limoges  (sigle incomplet),  Rev.  archéol. , 
VIII ,  434. 

4599 .  *  RAMVLVS 

Londres ,  Roach  Smith  ,  R.  L.,   lOi; 

BiRCH  ,    412.   —  Cfr.   RIVAVLVS. 
RAN  et  RANI   V.   TIGRANI 

rariatvsV.  n"  869. 

4600.  "bas 

Arezzo  ,  Fabroni  ,  pi.  ix  ,  lig.  60  ; 
Capoue  ,  Riccio  ,  pi.  viii ,    fig.   53. 

4601  .  ■  OFRASI 

Élouges  (Commode) ,  Cercle  Mous  ,  VI, 
121  ;  Rens.  de  M.  de  Bove  :  of 
RAs(i .  . . 

rasilV.  n»  4114. 


—  221   — 


4602-4603.1      '''''^'''^ 
(     *n.\siN(.. 

Arezzo  ,  Fabkoni  ,  43  ,  et  pi.  ix ,  62 . 

—  Cfr.    nos  350,  2392,  4601  ,  et 

salviv 

4604.  'kasn 
Allier ,  Tudot  ,  72. 

4605.  'HATi  frétr.) 

Paris?    Coll.  Raifé  ,   Calai.    Lenok- 
MANT  ,  163,  n°  1446. 

4606.  *...)ratim 
Tongpes,  Mus.  de  Liège  (inédit). 

RATTl  V.  STAPHILVS 

4607.  OF.    KE 

Niniègue,  Fk.,  1753. 

4608.  KEBELCiiF  (sic.) 

Xanten  ,  Fr.,   1 754.  '  Steinek  :  rebel 
CK  F  ,  II ,  225. 

4609.  'hebvrri.  of 

Londres  ,  ROACH  SîrtiTH ,   R.  L.,   104. 

4610.  'rebvrri.off 

Tongres  ,  Bull.    Limbourg  ,  Vil  ,  44. 

1611.  REBVKRIN 

Augst  :    KEBVRitiN  ;    Maulévrier  :  re- 
RVRRi(...,     Fr.,    1755,   'Cochet  : 

REBVRI  ,  301  . 


4612-4613. 


)  REBVRRIS 

(        ' REBVRRVS .  F 

Londres,  Roach  Smith  ,  R.  L,   104; 
BiRCH,  412. 

4614.  "rec 

Limoges (sigle  incomplet), /îeii.  archéol. , 
VllI  ,  433. 


4615.  REC(... )fe  d'î'' E  o/c/i.) 
Develier,  Fr.,  1767'^. 

4616.  *KECEPV 

Arezzo  ,  F.\broni,  pi.  ix,  45  :  RECEfT? 

4617.  RECIN1(    .  . 

Neuwied,  Fr.  ,  1 760.  '  Steiner  :  recini.  , 
11,62.  —  Cfr.  n°  4630. 

4618.  ■ RECMVS 

Londres,  Roach  Smith,  R.   L.,   104; 

BiRCH  ,412.  —  REGINVS? 

4619.  RECNVS 

Rheinzabern  ,    Fr.  ,     1763.    '  recpvs  , 
Bullet.  Alsace  ,  1 ,  128. 
.  .)recvndvsf  v.  verecvndvs 

4620.  "rediti.m- 

Tongres  (2  exempl.).  Mus.  de  Meester, 
nos  223  ,  224  ;  Londres  ,  Roach 
Smith,  R.  L.,104;  Douay:  reditim., 
ibid.,  108. 

4621.  "reoitys 
Bavay  ,  de  Bast  ,51. 

4622 .  *  HEF 

Limoges,  Hev.  arcliéoL,  Vlll  ,  433. 

4623.  'REGA 
Poitou  ,   FlLLON  ,    31. 

4624 .  '  REGALIS 

France  ,'de  Longpékier  ,81  ;  Londres, 
Roach  Smith  ,  R.  L.,  104  ;  Birch  , 
412. 

4625.  REGALis(E  aich  ) 
Voorburg,  Fr.,  1756.  'Londres; Amiens, 

DiiFOUR,  413;  France,  de  Long- 
PÉRIER,  81  ;  Londres,  Ami.  Namur, 
VII,  32;ButCH,  412. 


—  222 


4626.  HEGALIS.  F 

AllgSt,  FK.,n57.  'StEINER:  KEC.AUSf., 

m,  159  ;  Ridiborough  :  regalis.  f  . , 
RoachSmith,ML.,69. 

4627 .  REGENVS 

Augst  ;  ibid  :  rehenvs  ;  Xaiiten  ,  Fk  . , 
1762.  'Poitou,  FiLLON,  34. 

4628  .  *  OFF  REGENVS 

Xanten  ,    Fiedler  ,    53.    '  Steiner  : 
REGENVS.,  II,  225. 
REG(...)IA  FE  V.  n0  4633. 

4629.  HEGINF 

Nimègue;  Rheinzabem;  Canstatt  :  secin  f, 
Fr.,1766. 

reg1nal  v.  secinal 

4630.  REGIN1 

Maulévrier  :   regini(  ...  ;    Montrœul  : 

REGINIM.    (lu   SECINIM),    Fr.  ,     1761. 

*  Cochet ,  301 . 

4631  .  ■  REGINI .  M 

Londres,  Roach Smith,  R.  L.,  104; 
Poitiers  ,  Fillon  ,  29. 

4632.  *  REGINI.  OF. 

Douay  ,  Roach  Smith  ,  R.  L.,  108. 

4633.  REGfÙjJlAFE 

Riieinzaheni ,  Fr.,  1764. 

4634.  REGINVS 

Kôngen  ;  Rottenburg  ;  ibid  :  reginvsi 
et  re(.  .  .)n  ;  Rheinzabem;  Riegel  : 
REGiNV,  Fr.,  1758.  '  Trêves  (briques): 
REGINVS.,  Steiner  ,  III ,  27  ;  Riegel, 
iD.,  11,  2.  V.  n»  1402. 

4635.  ■  HEGINVS.  F 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  104. 
—   V.  n»  4673. 


4636.  REGINVSF 

Canstatt  :  renicvs  F;  Mayence  :  secinvsf, 
Fr.,  1767a. 

4637.  (re)ginvsfe 

Mus.    de   Bonn:  reginvs  f.,  V.  of. 

ciNTvs ,  Fr  ,  neT». 

4638.  REGINVS  FECIT 

Rheinzabem?  Fr.,  1759.*  Rheinzabem  : 
REGINVS  FECiT.,  Bullet.  Alsuce , 
I  ,  228  ;  Mayence ,  Public,  de 
Luxemb  ,  X  ,  217. 

4639 .  ' regnvs 
France  ,  de  Longpérier  ,  81 . 

4640.  ■  REGNVS  (e  arcli.) 

France  ,  de  Longpérier  ,  81  ;  Londres, 
Roach  Smith,  R.  L.,  104;  Birch  , 
412. 

4641 .  REGNVS  F 

Canstatt;  Bibl.de  Strasbourg  :fr;ECNVSF. , 
Fr.,  1765. 

4642.  REGV 
Nimègue,  Fr.,  1768. 

4643.  OF  REGV 

Voorburg,FR.,  1769. 

4644 .  "  BEGVILL 

Londres ,  Roach  Smith ,  R.  L.,  104. 
Coquille  pour  regvlli? 

4645.  'regvli.m 

Londres ,  Roach  Smith  ,  R.  L.,  104. 

4646.  ■  HEGVLi  M  (e  arclt.) 
Allier,  Tiidot,  72. 

4647  .  ■  REGVLIM 

Mus.  de  Bruxelles  ,  Catal.  .Icste  ,  186, 
BB.  4,    Hagemans,    443.    Vérifié: 

REGVLl  (MANVS)  {STCHV.) 


4648.  'regvliani 
Baudour  (ou  Bavay),    Cab.    Toilliez  , 

Rens.  de  M.  de  Bove  (inédit). 

4649.  REGVLINVS 

Kôngen,  Fr  ,  1770.  *  Birch  ,  412. 

4650.  '  REGVLVS 

Allier,  Tudot  ,  72. 

REHENVS  V.  n"  4627. 

4651  .  *  REIDILLVS 

Cim.  de  Flavion  (Commode)  :  ou  reidil- 
Lvsi ,  Aim.  Namttr  ,    VII,  31. 

4652.  'reipvbl. 

Trêves  (tuiles)  :  REiPVBL(ifae  fabrica)  ? 
Steiner  ,  111,  27. 

4653 .  ■  RE(l)\j\F 

Tongres ,  Mus.  de  Meester  ,  n"  225. 
RE(...)MACcV.  n°  3106. 

4654.  "REiMlC.  K 

Nimègue,  Fk.,  1771.   —  V.   n»  2071. 
RE(..)N(..  V.  n°4634. 

RENEGRM  V.   ïl"  4282. 
RENICVS  V.  11»  4636. 

4655  .  '  RENfSJ;  OF 

Champion  (II«  siècle),  Ann.  Namur  ,  II, 
71  :  ou  REN  MOF  ;  Jalirbiichei' , 
XX VII ,  120. 

4656 .  *  RENTI 

Douay,  Roach  S.mith  ,  R.  L.,  108. 

4657.  'rentiof 

Juslenville ,  Mus.  de  Liège  :  rentio  f 
!«■•  Catal.,  313. 

6458.  'rep  (rétr.) 

France ,  Brongmart  et  Riocreux,  120. 

REPENTINl  V.  n"  4801. 
HEUVRiu  V.  n»  461 1. 


—  223  - 

4659 


RES  {gravé} 
Rheinzabem,  Fr.,  1772.  —  Cfr.  n''s2775 
et  4025. 


4660.  "RES. 

'    Douay,  RoachSmhh,  R.  L.,  108. 

4661.  L.M.RES 

Env.  de  Tunis,  Fr.,  1773. 

RET . SECVNB  V.  SECVNB 

4662 .  RF  :  OFCiT  (F  renv.) 
Wichelhof:    socco(fec)    {rétr.)1    Fr., 

1810.  'Steiner  :  rf  :   oecit  ,  II, 
103. 

4663.  "bhv. 
Neuwied  ,  Steiner,  II,  62. 

4664 .  RHVSFE 

Le  Mans;  Londres,  Fr.,  1774.  'de 
Caumont  ,  399  ;  Id.  ,Cours  :  rhvs  fe  , 
11,191. 


4665.  '  RI 

Poitiers,  Fillon  ,  29. 


Cfr.   SE  VER  1 


4666.  "rian.m 

Poitou  ,  Fnj.ON  ,  34.  —  Cfr.  n°  4686. 

4667 .  ■  RiAXs 

Élouges  (Commode)  ,  Cercle  liions  , 
VI, 121  :  ...)rinvs  (poterie grossière), 
Rens.  de  M.  de  Bove. 

4668.  'riatyp 

Amiens,  Dufour  ,  413.  —  Cfr.  n»  869 
et  variatv.s 

4669.  ricaam.aariv  {en  cercle) 
Paris ,  Fr.,  1775. 

RicAU  V.  n»  798. 

4670.  ■riccim 

Nydan  (bronze) ,  ///«s/r.,  XLVIIl,  285; 
mais-.  VNOR  ,  fier,  archéol.,    1863. 


4671  .  *  R.  RICCOI.  M 

Normandie  ,  Cochet  ,  491 . 
RiCiLV  V.  n°  4678. 

4672.  *  OF.   RICIMl 

Londres,  Roach  Smith,   R.  L.,104. 

4673.  ■  RiciNVS 
Corroy-le-Grand ,  Dullet.  d'art  et  d'ar- 

chéol.,  IIÎ,  552.  —  RECiNVS? 


224  - 

i  4683 


4674-4675 


RIDANVS . 
'  RIDANVS. M. 

«  Tèles  II  :  Londres ,  Roach  Smith  , 
R.  L.,  89;  RiRCH,  408.  —  Cfr. 
no5  2228  et  4693. 

4676.  RiDVKNO 

Normandie:  iridvrno,  Fr.,  177().  — 
Cfr.  n"  2704. 

4677.  ■  . .   )riensvsfe 
Ratisbonne ,      Verhandl.     Oberpfah , 

1849,  71. 

RIGA.FEC  V.   H"  799. 

4G78.  'rigilv 

Cim.  de  Flavion  (Commode)  :  ricilv  ou 
RiGicv?  Aîin.  Namur ,  VII  ,  31. 
RlilvsV.  noSSU. 


4679-4680 


RUOGENI.M 
(       ■  RI.IOGENI.JI 

Londres ,  Roach  Smith  ,  R.   L.,   104. 

—  RITOGENI.M? 

4681  .  ■  Riiv. 

Riegel ,  Steiner  ,  II  ,  2. 

4682.  •rhvs.  F.  F 

Le  Châtelet ,  Gricnon  ,    l\  et  ccxxiii . 

—  Rrrvs.FE  ? 


R.I.L. 

Rottenburg  (verre) ,  Steiner  ,    I  ,   54 . 
RiM.ANVS  V.   n°  4425. 

RiMiV.  n''4432. 
RiMiNVS  V.  n°  4437. 

4684.  •ri(.)n 

Tongres  ,  Mus.  de  Meester  ,   n»  226  : 

Rl(«JN? 

4685.  ■  ...  Ri.N.F. 
Rottenburg  ,  Steiner  ,  1 ,  55. 

4686 .  RiNNVf'çi 
Bàle,  Fr.,  1776. 

...)rinvs  V.  n<'4667. 

4687.  RiNX 
Rottweil,  Fr.,  1777. 

*  FRIO( .  .  . 

4688-4690.  J     *...)o(ma)s 
'     ■  frio(ma)s 
«  Tèles  II   :    Walsbetz  ,   Dullet.    d'art 
et  d'archéol.  ,  V.    439  ;    Houthem- 
S.-Gerlach,  ibid.,  VI. 

4691 .  riomo^vs 

Le  Châtelet ,  V.  monvs  ,  Fr.,  1779. 
'  Gricnon  ,  ccxxiii. 

4692.  RiPANi 

«  Tèles  »  :  Londres ,  Roach  Smith  , 
R.  L.,104;  ibid.,  89  ;  Birch  ,  408. 
—  Cfr.  teren 

4693 .  ■  RIPANVS 
Ebersberg  ,  Von  Hefner  ,  9. 

4694.  ■  RIPANVS   TIRERF 

Ewel  ;  Mus.  de  Londres  (lvgvdv  sur 
le  même  vase) ,  Roach  Smith  ,  ap. 
DuFOUR  ,  425  ,  et  R.  L.,  89  ;  Birch, 
ffèle),  408. 


325 


4695.  RiPAîJVSF 
Westerndoif,   Fit.,    1780.  *  Steinek  , 

IV,  161;  Von  Hefner  :  rihanvsif  , 
40,  lig.  49  ;  Env.  de  Strasbourg: 
Kf.jPANVS.F.,  Brongniakt  et  Rio- 
CREUX,  119.  —  Cfr.  n°  2228. 

4696.  *Ri.R.P('..)o 

Nimègue    (amphore)  ,     Steiner  ,     II , 
318. 

4697  ,  *  RISCINVSVM 

Lunneren ,    Steiner,    III,    194.   — 
(p)riscinvs(mv) 

RisPi.M  V.  n"  1756. 
RispiNi  V.  nM760. 

4698.  RiTA 
Limoges,  Fr.  ,  1781 . 

4699.  ■ . .  )ri('//vmvs  F 
Fouron-le-Comte  (Marc-Aurèle),  (  (I  tèle»  ), 

Mus.  de  Liège  ,  inédit. 

4700.  RITVNVF 

Steinsfurt,    Fr.  ,    1783.     "Steiner: 

RITVNV  F.   II  ,  19. 
4701  .  RITVNVS 

Kôngen,  Fr.,  178-2. 

4702.  Riivs  F 

Weinheim  ,  Fr.,  1784.  —  Cfr.  no4682. 
luvALis  V.  11°  4026. 

4703.  RiviCA 

Londres,  Fr.,  1785.    'Roach  Smith, 
ap.    DuFOUR,  421  ,  et  R.  L.,  104. 

4704  ■  r(ivav)lvs 

Londres  :  ou  rmavlvs?  Arclmeol.,  Vlil, 

124.—    RAMVLVS? 


4706.  RivvLVS 

Le  Chàtelet,   Fr.,    1786.    '  Grivaud  , 
pi.  XLVii  ;  Gric.non  :  rivvivs,  ccxxiii. 
RMANi  V.  n0  1297. 

4707.  *  .  ..)rm.sco 

Paris,  Coll.  Raifé,  Catal.  Lenorjiant, 
163,  n"  1442. 

4708.  "ti.robili.si 

Teplitz  ,  Jahrb.  Mecklenhurcj  ,  XXIV  , 
292.  —  Cfr.  nos  4385  et  4708. 

4709.  'rociav 

Le  Chàtelet,  Grignon  ,  lx. 
RODiu  V.  no^  4385  et  4708. 


4710-4711 


4705.  *RivivivY(;j 

Augst,  Steiner  ,  III  ,  160. 

XXIX  XXIII 


ROFFVS . FE 
(        ■  ROFFVS. FEO 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.  ,  104. 
—  Cfr.  n°  4733. 

4712.  '  ROGAF  (F  arc/i.j 
Tongres ,  Mus.  de  Meester  ,  n"  228. 

4713.  "boilvs 

Tongres,  Mus.  de  Meester,  n"  229. 

4714.  ROiPVS.F  (s  re/iu.^ 

Riegel,  Fr  . ,  1 787 .  *  Steiner  :  roipvs  f.  , 
II  ,  1  ;  Londres  :  roipvs. F,  Roach 
Smiih,  r.  L.,  104. 

4715.  '  ROLOGENI 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  104. 

4716.  OF.  ROM 

Nimègue,  Fr.  ,  1188.  ■Nicolaus:  of 
ROM,  288. 

4717.  OF.  ROMAN 

Vechten  :  OF  ROMiiN ,  Fr.,  1791. 


226 


4718.  ■  iiOM.visE  II  SIS 

Lampes  :  Rome ,  Mus.  de  Meesteh  ; 
Cologne,  Coll.  Meulo,  Jahrbiiclier , 
XXXV,  13. 

■1719.  ROMANI 

Nimègue,  Fr.,1  789.*  (Anse  d'amphore)  : 
Londres,  Ro.\ch  Smith,  R.  L.,  88; 
BiKCH  ,408.  —  Cfr.  n"^  173G  et 
2508. 

4720.  *  RO(MA)Nt 

Aiigst,  Steiner  ,  111,  165;  Mus.  de 
Lyon  (anse  d'ampliore) ,  Coji.\rmond, 
115,  116,   dont   oaui  :  (r)o),\A(nJi'! 

4721 .  ROMANVS 

Kôssching,  Fr.,  1790.  *  Rlieinzabern  : 
ROMANVS. ,  Steiner  ,  11 ,  348. 

4722.  ROMOCILLI.M 

VVindisch,  Fr.,  1792. 

4723.  'UOMOGILLI 

Tours ,  RoÂCH  Smith  ,  1 ,  163. 
ROMEOVS  V.  nos  2139  et  2335. 
ROMIIN  V.  n°  4717. 

4724 .  ROMVLI  F 

Voorburg,  Fr.,  1794. 

4725.  (ro)(mv)lvs 
Londres ,  Fr.,  1793. 

RONivsF  V.  n"  420. 

4720.  •  RONIN 

Env.    de    Salzbourg ,    Steiner  ,    IV , 

244.   —   f/)R0(NT)lN  ? 
ROPHIMIANA  V.  TROPHIMIANA 


4728.  ■ro(I'li)  (u\)k\  (sic) 

Frick  ,  Fr.,  1795.  —Cfr.  troi'Himana 

4729.  ■  ROWIRVI   FE 

Londres,  RoACH  Smith,  R.  L.,  104. 

4730.  ROPPIRVS  F 

Canstatt,  Fr.,1796. 

4731 .  ROPPV 
Nimègue,  Fr.,  1797. 

4732.  'roppvsfe 
Allier,  Tudot,  72. 


4733-4734. 


ROPPVS.FE 
UOPVSl .  FE 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.  ,  104. 


4727. 


l.v.ropi.m 


4735.  '  . .  .)ropvsife 

Rossum,  Leemans,  pi.  xv  ,  fig.  200. 

4736.  "rorvsv  f. 

Nimègue,  Steiner,  11,  317.    —  Cfr. 
n"  852. 

4737 .  *  ROSCRI 

Arles  (lampe),  XX11«  Congrès,  494. 

4738.  *  iioscvLi.OFic 
Poitiers ,  Fillon  ,29. 

4739.  '  ROSCIAM  DOMIT  AGATIIOB 

Rome  ,  Fabretti  ,  520. 

47.10.  noTALi 

Bibl.  de  Strabourg,  Fr.,  1798.  'Rliein- 
zabern ,  Bull.  Alsace ,  228. 

U0VUVS.FECIT 


Londrcs(anse  d'ampliore),  RoACii Smith,     4'41-1'4-.|    ,(ovlvs.fE' 


R.  L.,  88. 


Nimi^'ue  :  V.  rovdvs,  Fr.,1799,  1800. 


•1743.  ■  .  .  .)nTiN(. . . 

Zerf  (Mus.  de  Trêves),  (plomb)  Steiner, 
m,  67.  —  Cfr.  n"  4559. 

4744.  ■ K  T  N 

Augst,  Bruckner  ,  3075;  Steiner  : 
RT  N.,  m,  164.  —  r([t)(vni)? 

4745.  *RV 

Poitou,  FiLLON,  34;  Pettau  (tuiles), 
Mitth.  fur  Steiermark  ,  VIII  ,  76  ; 
IX,  278.  —  Cfr.  n«  1625. 

4746.  C.RVCARO 

Vechten,  Fr.,  1801.  'Steiner,  c.rv. 
CARDO.,  II,  277.  —  Cfr.  n°=  1743 
et  1778. 

4747  .  RVC.ATANl 

Nimègue;  ibid.  :  rvccav  ,  Fr.,  1802. 

4748.  rvc(atv) 
Vechten,  Fr.,  1803. 

4749 .  rvccatia 

Voorburg  ;  ibid.  :  rvccat  et  !\vccav  , 
Fr.,  1804.  •BiRCii,  408. 

4750.  ■  Rvccvs 

Londres,  «  tèles  »  Roach  S.mith,  R.  L.  , 
89;  BiRCH,  408.  —  uvccvs? 

4751 .  *0F.  hv(K. . . 

Tongres  ,  Mus.  de  Meester  ,  n"  235. 
V.  ïios  1625,  1637,1645  et  4767. 

4752.  OFRVF 

Londres,  Fr.,  1809.  '  Liberciiies,  Cercle 
Mous,  1,  84. 

4753.  'of.rvf(... 

Tongres,  Mus.  de  Liège  (inédit). 


-    227  - 
4754 


RVFDOM 

Amiens:  RVF(i)  DOMfvJ  ?  Dufour,  413, 
420. 

(  *t.(rvf) 
4755-4757.!  't.(rvf  (rétr.) 
(  "t.rvf  II  rvfi 
Arezzo,  Fabroni  ,  pi.  ix  ,  63,  64,  66. 
—  Cfr.  no  4785. 

4758  .        ■  C . RVFELLI  verecvndi  II  fig. 
[med.  q.  a.  m 
Rome  ,  Fabreiti  ,  520. 

4759.  RVFFI.M 

Env.  de  Nimègue?  Londres;  Oarc,  Fr., 
1805. 

4760.  ■  RVFFI    M. 

Douay  ,  Roach  Smith  ,  R.  L.,  108. 

4761.  '  RVFFI.  ma 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  104; 
Bedfore-Purlieus  :  rvifi.ma,  Ar- 
chaeoL,  XXXII,  pi.  II,  fig.  5. 

4762.  rvfi 

Nimègue  ;  Londres  ;  Env.  de  Routot , 
Fr.  ,  1 806.  *  Cochet,  3 1 3  ;  Steiner  : 
RVFiM.,  II,  270.  —  Cfr.  n»5  704, 

789  ,     SEVII  ,     SEXTILI  ,     VICIANA     et 
ZOSIM 

4763.  *  RVFI. M 

Poitou ,  FiLLON  ,31;  XXX1>^  Congrès  : 
Rl'FI.M.,   301. 

4764 .  RVFI .  (ma) 
Zuricli,  Fr.,  1807. 

4765.  OF.  RVFI 

Nimègue  (2  exempl.),  Fr.,  1808.  "  Lon- 
dres ;  Bavay;  Paris;  Amiens  (2 
exempl),  Dufouu  ,  413  ;  Hagemans  , 
416;  Tongres,  Mus.  de  Liège  (inédit) . 


—  228 


4-7(J6.  'ï.    s.    RVFI.   F 

Poitou,  FiLLON,  31.  —  Cfr.  n»  4790. 

4767.  'rvfin. 

Douay,  Ro.vcii  Siuth,  R.  L.,  108.  — 
V.  n°'l637. 

4768.  "oF.RVFliS 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  104; 
Limoges  :  ou qf. Mina,  Rev.archéoL, 
VIU ,  433. 

4769.  OFRVFIN 

Riegel  :  ofrvfini;  Paris  ;  Bavay  ;  Limoges; 
Krayenliof  :  (o)frvfin,  Fr.,  1811. 
*  DE  Caumont,  399  ,  Cou7-s  :  OF  rvfin, 
II,  191;  Tongres  (Sexempl.),  Mus. 
DE  Meester  ,  nos  230  à  234. 

4770.  T. RVFIN  (sic) 

Vechten,  Fh.,  1815.  —Cfr.  no  4786. 

RVFINAES  V.  TITIAES 

4771.  RVFINI 

Veciilen,  Fr.,  1816.' Londres  ,  Roach 
Smith,  R.  L.,  104.  —  V.  n»  1318. 

4772.  itVF(iN)i 
Londres  :  rvfni  ,  Fr.,  1818. 

4773.  RVFINI.  M 

Londres  ,  Fr.,  1817 .  'iivfini  m  ,  Aker- 
MAN,  91. 

4774.  *o  RVFiNi. 
Riegel ,  Steiner  ,  II ,  2. 

4775.  'OF.RVFIiSI 

Tongres  (2  exempl.),  Mus.  de  Meester  , 
n"s  234 ,  23£. 

iTJC).  of.rvf(in)i 

Mayencc,  Windisch  :  ...)rvfini,  Fr., 
1813.  'Steiner:  cf.  hvfini.,  A, 
265;  I,  185. 


4777.  oniVFiNi 

Castel  :  OFuvFNi  ;  Mayence  :  ...vf(ni)  ; 
Vechten  :  CF.  rvfni.  V.  OF  rvfin,  Fk., 
1812.  '  Nimègue  et  Vechten:  of 
RVFINI.,  Steiner,  II ,  27. 

4778.  RVFI.Nl  FAT 

Riegel,  Fr.  ,  1821.  ' Rheinzabern  , 
Bullet.  Alsace,  I  ,228. 

I  4779.  RVFiNO 

i  Mayence,  Fr.,1814.  '  Bullet. monum., 

VIII,  255. 

4780.  RVFINVS 

Riegel , Mus.  de  Wiesbaden,  Fr.,1819. 
'Bavay  ,  de  Bast  ,  51  ;  Banassac  , 
XXVIo  Congrès,  561.  —  Cfr.  n"  4782. 

4781.  (rvf)io.x 
Windisch,  Fr.,  1822. 

rvfio  et  KVFiONi  V.  nos  492  et  4787. 

4782.  'OF.RVFNl 

Tongres,  Mus.  de  Meester,  237.  — 
Cfr.  n''4767. 


4783-4784.1     "  t.("vf)r  ||  bvf.o 

(       'T.(RVF)h  11  SPICT 

Arezzo,  Fabroni  ,  pi.  ix,  fig.  69,  70. 


4785.  'rvfue 

Arezzo,  Fabroni,  pi.  ix,  fig.  65  et 67. 

4786.  '  T  .  (RVf)RE  II  FRO.N 

Capoue  ,  Riccio  ,  pi.  viii ,  fig.  51. 

4787.  't(rvf)re||  (rvf)ion 
Arezzo  ,  Fabroni  ,  ix  ,  68. 

4788.  T.RVFHEx 

Windisch,  Fr  ,  1823. 

4789.  '  RVFSANl 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  104. 


—  229 


4790.  ■hvfvs 

Poitou  ,  FiLLON  ,  32  et  XXXI«  Congrès, 
272;  Mayence,  BtiUet.  moitum., 
VllI ,  255.  —  Cfr.  n°  4762. 

4791.  'rvfvs.fe 

Londres,  Ro.\ch  Smith,  R.  L.,  404. 

4792.  OF  RVL 
Studenberg:OP.  pv  ,  Fn.,1824. 

4793.  RVLLINV 

Bibl.  de  Strasbourg,  Fn.,  1825."Rliein- 
zabern,  Bullet.  Alsace  ,  1  ,  228. 

4794.  RVLLINVS  F 

Rheinzabern  ,  Fk.,  1826. 

4795.  'rvno. 
Rottenburg  ,  Steiner  ,  1 ,  54. 

4796.  ■  ..  .)rvnv§i 

Cim.  de  Flavion  (Commode)  ,  Ann. 
Namur,  VU,  31. 

4797.  *(5IANVS)RV0 

Walsbetz  (Marc-Aurèle)  :  ou  Qva  manvs? 
Bull,  d'art  et  d'archéol.  ,  V,  439. 
RVPiN  V.  n"  1637. 
RVS  V.  n"  576. 

4798.  ■  ...rjvsFE 

Tongres ,  Mus.  de  Meester  ,  n"  238 . 

4799.  'rvst 

Poitiers ,  Fillon  ,  29.  —  V.  tvsti 

4800.  *  OP.RVSTI.FELIC 

Rome  (temple  d'Antonin),  Fabretti  , 
516. 

1801  .   'L.  RVSII.  repenti.m.  fec.  l.  rvsti. 

[eVPIONI.S.  F. 

Cagliari,  Rev.  orchéol.,  N.  sér.,  II, 
2!2. 


4802.  'nvsTic.M 
Poitiers ,  Fillon  ,30. 

4803.  RvsTicvs 

Mus.  Emele,Fr.,  1827.  —Cfr:  TVSTt 
et  VST 


4804.  '...)&  FECiT  (fe  arcli.,  s  retw.) 
Tongres,  Mus.  de  Meester,  n''239. 

4805.  0FS(... 

Mus.  Emele,  Fr.,  1828.  "ofs,  Stei- 
ner, II,  342. 

4806.  *SA 

Herculanum  (lampe) ,  Cab.  Charliei'.    à 
Nivelles  (inédit). 

4807.  'sa(... 

Rouen,  Cochet,  Origines,  56. 

4808.  *of.sa(... 

Mus.  de  Narbonne,  Tournâl,  77. 

4809.  ■ofsa(.... 

Tongres,  Mus.  de  Meester,  n"  340. 

4810.  'sa.ap 

Mus.  de  Narbonne  ,  Tournal  ,77. 

4811.  "SA.  .\rti.(?) 
Ricliborough,  Roach  Smith,  RRL.,  69. 

4812.  ■  .  .  .)SA    JIARTIA 

Mus.  de  Narbonne,  Tournal,  71. 

4813.  'S.ULO 

Bavay  (terre  noire)  :  ou  olvvs  (n'ir.j, 
Cab.  DE  Fourmestraulx  (inédit). 


230 


iSU.                      *SAB  j  318;    Mus.    de    Vè'onc    (lampe), 

Tongres,  Mus.   dk  Meester  ,  n°  241.  Maffei  ,  107,  168.  Riegel  :  (s)ab[Ni 

—  V.  n°  14-52  et  SVD  |  etSABiNi,  Steiner,  II,  12.  V.  n°^  139 

—  j  et  1441. 

4815.                      *0F.  SAB  j  — - 

Amiens;  Londres;  Paris;  Le  Chàtelet,  i  4827.  '  ...(sabini 

DuFOUR,413.  !  Arezzo  (tuile),  F.abroni,  43. 


4816.  *  OFF.  s.\b 

Magny  ;  Amiens,  Dufour  ,  413;  Lon- 
dres,  Roach  Smith,  R.  L.,  104; 

Tongres,  Mus.  de  Liège  (inédit). 

S.\BE  V.  VA  et  VAL 

4817.  ■sabel(.  . .  (s  renv.{ 
Tongres,  Mus.  de  Liège  (inédit). 

4818.  'S.\BELIAZ  II  CRSCENTIO 

Winterich ,  Steiner,  III,  65. 

4819.  S.ABELIV 

Voorburg,  Fr.,  1830. 

4820.  SABELivs  {{"  s  renv.) 

Mus.  deDarmstadt,  Fr.,  1829.  'Stei- 
ner :  SABELIVS ,  IV,  695  ;  (s)abeliv, 
II,  344;  Ronn  :  saibe(.)ivs  (s  renv.), 
Id.,  11,101. 


4821-4822 


SABELLVS 
SABELVI 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  104; 

BiRCH,  412. 

SABi  V.  n°  4835. 

4823.  -SACLiNi 

Londres,  Ro.\ch  Smith,  R.  L.,  104. 


4824-4825 


L.   SADIDIVS.  HELICO.  FEC 
S.\BIDIVS.    HERMES 

Rome  (verre),  Fabretti  ,  531.  —  Cfr. 
n°  2944. 


4826 .  ■  sABi.M 

Lit  du  Riiin  (bronze),  Rev.  airhéol.,  V, 


4828.  'SABINI.  M. 

Richborough,  Roach  Smith  ,  RRL. ,  69 . 

4829  .  *  CF.  SABINI 

Magny;  Londres,  Fr.  ,  1838.  "Poitou, 
FlLLON,  35;  DE  C.\UM0NT,  399.  — 
V.  n°  4834. 

4830 .  SABINIA 

Italie,   Fr.  ,  1837.  "Birch   (lampe): 

SABINIA.  ,  407. 
4831  .  '  S.4B1NI.ANI 

Cim.  de  Flavion  (Commode),  Ann.  Na- 
mur.  VII,  31.  —  V.  nM534. 

4832.  *  S.\BINIANVS.   F 

Londres,  Ro.ach  Smith,   R.  L.,  104. 

4033.  "SABINIANVSF 

France  (ou  Italie),  (plateau).  Coll.  Du- 
rand ,  Catal.  DE  Witte  ,  352 , 
n°  1486;  Catal.  Pourtalès  ,  152. 

4834 .  SABINV 

Paris  :  s.\binn,  Fk.  ,  1834. 

4835.  s.VBiNVS 

Friedberg;  Bonn;  Nimègue;  Vechten  , 
Voorburg;  ibid.  :  s.\Bi(. . .  ;  Hartlip; 
LeCliâtelet,  Fr.,  1832.  'Grignon, 
ccxxiii  ;  Londres  ,  Roach  Smith  , 
R.  L.,  104;  Allier  (moule),  Tudot , 
66;  Paris,  de  Caumont  ,  399;  lo.. 
Cours, W,  191;  Buicu  ,  412;  Id., 
(tèles),408.  —  Cfr.  n°  592. 


231  — 


4836.  sabi(nv)s 

Mus.  de  Wiflisbuig  ,  Fi\.  ,1833. 

4837.  'SABINVS.F. 

Richlioroiigh  ,   Roach   Smiïh  ,   RRL . , 
69. 

4838.  SABINVS  F 

Mus.  Emele  ;   Londres,    Fn.,    1835. 
■  StEINER  :  SABINVS,  U  ,  34^2. 

4839.  SABINVS  FE  (en  cercle) 
Londres,  Fh.,  1835. 

4840.  "n.  SABINVS 

Pompeï  (tuiles),  Ligek  ,  169.  —  Cfr. 
n"  4826. 

4841.  *SAC.c 

Mus.  de  Lyon  ,  Comarmonu  ,116. 

4842 .  SAOCO  FEC 

Zahlbach,  Fr.,  1839. 

4843.  SACCO  FECiT  (ce  renv.) 
RoUenburg,  Fr.,  1840. 

4844.  '  SACE.NO  F 

Litlington,  Arc/(rteo/.,  XXVI,  369.    — 

SACERO   F  ? 

4845.  SACER  lEorch.) 
Friedberg,  Fa.,  1841  ,  1842. 

4846.  SACER F 

Mus.    Emele,    Fr.,    1843.   'sacer., 
Steiner  ,  11 ,  342. 

4847.  fsacer 

Mus.  de  Darmsiadt  ;  Nimôgue  :  ffager  , 
Fr  ,    1846.    -SiuNER,    II,    344; 

F  SACER  ,  IV  ,  695. 


4848.  *  SACER FE 

Allier,  Tudot,  72.  —  Cfr.  n»  4871. 

4849 .  *  SACER .  VASI .  OF 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  104. 
—  Cfr.  n»  4853. 

4850.  'SACERl.OF 

Tongres  :  ou  sacerpof  ,  Mus.  de  Mees- 
TER,  n''242. 

4851 .  SACERO  F 

Westerndorf,  Fr.  ,  1 844.  *  Steiner  ,  IV, 
161  ;  Von  Hefner  :  sac(te)rof  ,  fig. 
50  ;  mais  :  sacerof  ,  45.  —  Cfr. 
n°  4844. 

4852.  'SACEROT.M 

Chesterford  ,  Archaeol.,  XXXIl ,  53 . 


4853-4854 


■  SACERVASI  FF 
l       *  SACERVASll' 

Londres,  Roach  Smith  ,  R.  L.,  104. — 
Cfr.  n"  4849. 

SACIANIR  V.  n"  4595. 

4855  .  ■  SACI.ANT 

Londres, Roach  Smith,  R.  L.,  104.— 

SACRANT? 

4856.  '  (sajc{\)îi\'S 
Voorburg  ,  Steiner  ,  Il  ,  293. 

4857 .  *  SACIRAPO 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  104. 

4858.  SACiRO.F 

Augst,  Fr.,1845.  'Steiner:  sacirof 

ou  SACLTORO  F.,  111  ,  159. 

4859 .  >AC1R0M 

Bàle,  Fr.,  1847.  "  Augst:  Steiner  ,  A, 
307  ;  Bruckner  :  sacirom  ,  3074  ; 
Uouay  :  sacirom.,  Roach  Smith, 
R.  L.,  108,  —  V.  n»  4881. 


—  232  — 


4860  .  *  SACL  FA 

Dép.    de  l'Eure  ,    Bonnin  :    sacleaa 
(3«  A  sans  barre) ,  pi.  m  (Condt^). 
SACLTORO  V.  n"  4858. 


481)1-486-2. 


SACnANTI 
(       'SACRANTIVS 

Allier,    Tudot,    72. 


4863.  SACRA. PO 

Nimègue;  Lede,  Fh.,  1822.  'Mess, 
scienc.  hist.  :  sacrapo,1848  ,240. 

4864.  SACRA  PO.  F 

Ciney,  Fr.,  1853. 

4865.  "SACUAPO 

Laeken,  Mus.  de  Bruxelles,  lot  DD.  43, 
Calai.  Juste  ,  196  (inédit). 

4866 .  '  SACRAPVYs; 
Tongres(2exenipl.),  Mus.  de  Meester, 

243  ,  244  (caractères  différents). 

4867 .  SACRATVS 

Bibl.  de  Strasbourg,  Fr.  ,  1850. 
■  Rheinzabern ,  Bullet.  Alsace  ,  I  , 
228. 

4868.  SACKATVS  F 

Rottweil;  Augst ,  Fr.,1851. 

4869.  "sacrem 

Londres,  Roach  Smith,   R.  L.,  104. 

4870.  sacre(mv) 

Londres  ,  Fr.  ,  1848.  'Akerman  : 
sacremv.,91. 

4871.  "SACRi 

Ailier  (sceau  de  potier) ,  Tudot,  64.  — 
V.  n°s  4845  et  4874. 

4872.  "SACRI. M 

Élouges  (Commode),  Cercle  Mons  ,  Vi , 


121  ;  Lire  :  sacrii  .  fi.  . .  (SACRll.  M?), 
Rens.  de  M.  de  Bove. 

4873.  'OFSACRi 
Allier,  Tudot,  72. 

4874.  C.  SACRISATTOF 

Vechten,FR.,  1881.  '  Steiner  :  csacri., 
SATToF.  (2  sigles  différents),  II, 
277.  — V.  n»4952. 

4875.  SACRILIVS 

Bavay,  Fk.,  1854.  •deBast,51. 

4876.  SACRii.Li 

Renaix,  Fr.,  1855.  *  Joly:  sacrillivs. 
Coll.  scient.,  5;  Toulon-sur-Allier , 
Hagemans,  416;  Douay  :  sacrilli., 
Roach  Smith,  R.  L.,  108. 

4877.  'sacrilli  m 
Allier  ,  Tudot  ,  72. 


4878-4879 


sachillos 
'sacrillos  avot 
Allier  (moules) ,  Ti'dot  ,  66;  de  PayaiN- 
DuMouLiN  ,  382  ;  de  Caumomt  ,  432 . 

—  V.  n°  701. 

4880.  sacri('o;ma\ 

Bâle,  Fr.,  1849.  *Augst,  sacriman, 
Steiner  ,  1Y  ,  161. 

4881.  ■  SACKOisis 

Env.  de  Salzbourg  :  saciiivm?  saciuo  ? 
SACRIMAN?  Steiixer  ,  IV,  244,245. 

—  SACROTMs  ?  Cfr.  n°  4883 . 

4882 .  *  SACROTl  .  M 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.  ,  104. 

4883 .  SACuoTi  MS 

Londres,  Fr.  ,  1852.  "Akerman: 
SACROTi  M .  s . ,  9  !  ;  UoACH  Smith  : 
SACUOTI.  M.  s,  R.  L.,  104. 


—  333 


488-1 .  SADio 

Neuuiilit'iiii ,  Fn.,  175(J. 

4885.  SADIUD  (sic) 

Vooibuig,    Fk.  ,     1857. 
Steinek  ,  I,  294. 

SAE  V.  n»  958. 


■  SADIOUfV 


4886. 


4894.  'salve 

.Vllicr ,  TuuOT  ,  7-2  ;  Mus.  dt:  P('Tigueiix  , 
XXV-^  Conijrès,  "iS'Z  ;  Tonijifs  ,  Mus. 
DE  Meestek  ,  n"  245.  ' 

4895.  SALVETV 

Oberculm  ;  Friedberg ,  Fh.  ,  1861. 
"de  Schmidt  ,  50. 


Mus.    de   Bàle;    France,   Fr.  ,    1858.      489G-4897    *      '  salvetvs 
■  Augst  :  sAECVi.,  Steiner  ,111,  162  ;  !  (      '  salvetvs  (e  orch.) 


Lampes  :  Coll.  Beugnoï  ,  Calai. 
deWitte,  101,  103,  n«s  258, 
270  ;  BiRCH  :  SAECVL.,  407. 

4887 .  SAENi 

Niniègue  ,  Fr.,  1859.  *  Steiseu  :  sae.m 
(anse  d'amphore),  II,  318. 

4888.  "hAENV-s 

Londres  (anse  d'amphore),  RoachS.mith, 
R.L  ,  88. 

4889.  c.SAi 
Paris,  Fr.,  1860. 

SAiBFi  (rétr.)  V.  n°2599. 
SAiiO.vs  V.  n°  4958. 

4890.  'l.saionjj 

Mus.  de  Narbonne  (lauipe) ,  Tournal  , 
78. 
saiv(.  .)nim  V.  no4965. 
SAL  V.  n"  125. 

4891  .       ■  FAVSTVS  SALINATOK  SERIAE 

Poitiers:  ou  servae ,  Fillo.n,27. 

4892 .  •  SALMiA 

Waudrez  :  ou  sallia  ,  Mus.  de  Bruxelles, 
lot   FF.    130,    Catul.    Jlste  ,   206 

(inédit). 

4893.  ■ saLV.  k 

Londres,  Boaui  Smith,  U.  L.,  104. — 
CtV.  u"  4898. 


Poitiers  ,  Fillon,  29. 

4898 .  sALV(i) 
VVindiseh,  Fr.,  1862. 

4899.  -SALvf 

Env.  de  Naples  ,  Mommsen  ,  6307  , 
50». 

4900.  01-  SALvi 

VVindiseh;  Bàle;  oesai.vi,  Fr.,  1864. 
"Augst  :  QESAL.vi,  Steiner,  A,  307. 
—  Cfr.  n"  4903. 

4901.  'SALVIN.M 

Poitiers ,  Fillon  ,  29. 

4902 .  ■ SALVLM 

Allier ,  Tl'uot  ,72. 


4903-4904 


)     ■  bALVTV  II  E.  AiNiNl 


(     ■  SALVIV  II  (hA)siM 

Arezzo ,  Fabroni  ,  pi.    ix  ,   6   et  61. 
Dullet"  archéol",  1829,  238. 

4905.  s.\lvriat  (sic) 

Le  Chàtelet ,  Fr.  ,  1865.  "Grig.nox,  ix 
et  ccxxm. 


'  Ne  pas  coufondie  les  sigles  imprimés  :  ave  , 
SALVE,  V1TA,  qui  paraissent  se  rapporter  à  des 
noms  ;  aventinvs  ,  salvktvs,  vitalis  ,  avec  les 
devises  peintes  où  ces  mots  ont  la  sigiiilicalioa  d'un 
souhait,  etc. 


.\.\1.\ 


XXIIl 


Aiezzo  ,   Fabhoni  ,   pi.    ix  ,    lig.    55  ; 
Dullet"  arcliéoP,  1854,  102. 

4907  .  *  SAMi( , .  . 

Arezzo,  Fabroni,  45.  —  V.  teti. 

4908 .  *  SAMU 

Poitiers  ,   Fillon  ,    3T  ;    Arezzo  ,   Fa- 

BRONI  ,  45.  —  V.   TETI  et  TETTI 

4909.  *sam(it)vs 
Allier,  TuDOT ,  72. 

4910.  *SAMO||  PVBLI 

Arezzo,   Fabkoni  ,    pi.    ix ,    fig.   56; 
Bullet»  anhéol",  1834  ,  t02. 

49 1 1  .  ■ SAMOGEN 

Allier,  Tudot,  72. 

4912.  * SAMRS 

Montrœul  (lampe),  Mess,  scienc.  hisL, 
1849,  253. 

4913.  *SANCi. 

Douay ,  Roach  Smith  ,  R.  L. ,  108. 

4914.  ' SANCTIAN  M 

Poitiers ,  Fillon  ,  29. 

4915.  *SANCT(AN1M 

Le  Châtelet,  Grignon,  lx.  —  V.  110  4918. 

4916.  'OF.   SANI 

Londres  (anse  d'amphore),  Roach S.mitii, 
R.  L.,  88. 

4917.  *T.  s(an)i.s  (t  renv.) 
Tongres,  Mus.  deMeester,  n''246.  — 

Cfr.  n«  5072. 

4918.  SANT1AN 

Montrœul,  Fr.,  1866.  "Allier,  Tudot, 
72.—  Gfr.  n"  4914. 


234    - 

4919. 


SA(NT)1AN1  M 

Orléans   :    samani   m,     Fr.  ,     1867. 
*  Bavay  :  saniani  m,  de  Caumont,  399. 

4920.  'SANTIAÎJVS 

Allier ,  Tudot  ,  72. 

4921.  'SANTINVOV.O 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L. ,  104. 

4922.  santo  F 

Rottenburg,  Fr.,  1868.  "  s.\nto  fecit, 
Steiner  ,  1 ,  55. 

4923.  SANv 

S. -Nicolas,  Fr.  ,  1869. 

4924  .  '  S.\NVAENS 

Le  Châtelet ,  Grignon  ,  lx. 

4925.  '(s)anvacv(.. 

Houthem-S.-Gerlach  ,  Bull,  d'art  et  i 
iVarchéoL,  VI. 

!  4926.  '  SANVCivs.  f 

Londres ,  Roach  Smith  ,  R.  L. ,  104. 

!  4927.  OF.  SAN VI 

Vieux:  SAMi?  Fr.,  1870. 

4928.  'sanvilli.  m 

Londres,  Roach  Smith,   R.  L.,  104; 

SANVITTI.M? 

4929.  SANVITTI.  MA  (s  veiiv.) 

Angst:  SANVUUMA  (amehanvs  rétv.  1) , 
ibid  :  SANViiii(s  renv.)  ousanviu  ma, 
Fr.,  1871.  'Steiner  :  sanvhhma 
frélr.)  et  zanviii  ma  ,  111,  160  ,  165  ; 
Londres ,  Roach  Sjmth  ,  R.  L. , 
104. 

4930.  '  L.  SAR  (s  renv.) 

Mus.  de  Lyon,  Comarmond,  116. 


235  — 


4931 .  ' OFF . SAR 

Londres  :  OF.  fsar  ,  Archaeol.  ,   VIII , 
124.  —  V.  n»  2080. 

4-932.  *  L.  SAR.C.L.L.SVRVS 

Volterra,  Fabroni,  26. 

4933.  "l.sar.svrvs 
Arezzo  ,  Fabroni  ,  43. 

4934.  SARDA  (ràtr.) 
Amsoldingen ,  Fr.,  1872. 

4935 .  *  S.ARENTIV 

Londres,  Roach    Smith,  R.  L.,  104; 
BiRCH,  412. 

SARI  V.  no  2209. 

SARiNi  V.  n»  4939. 

SARiNiANi  V.  nos  1534  et  1659. 

4936 .  •  SARiNvs 
Allier,  TimoT ,  72. 

4937  .  '  SARINVS  F 

Tongres,  Mus.  de  Meestf.r  ,  n»  247. 

4938.  •ofs(ar)i(sni) 

Rossum  :  ou    OF  SARisvi ,    Leemans  , 
pi.  XV,  fig.  194. 

4939 .  SARMi 

Mayence  ,  Fr.,  1873.  —  sarini? 

4940.  SARjîi  II  E  (rétr.) 
Mus.  Emele,  Fr.,  1874. 

4941 .  *  SARMi  (R  renv.) 

Le   Châtelet ,    Grignon  ,    ccxxiii.    — 
sar(in)i? 

4942.  SARRVT 

Nimègue ,    Fr.  ,  1875.    ' of  sarrvt  , 
Steiner,  11,  317. 


4943.  CF.  sar(rv)t 
Windisch;  Lunneren  ,  Fr.,  1876. 

4944.  *sar(ta)p 

Capoue  ,  Riccio  ,  pi.  vin,  fig.  59. 

4945.  '  OF.  SARVT 

Le  Châtelet,  Grignon  ,  ccxxiii. 

4946 .  ' SASA 
Arezzo  ,  Fabroni  ,  45. 

SAT  V.  n»  1351. 

4947.  'SATERNINI.  0 

Londres,   Roach  Smith,  R.  L. ,  1U4. 

—  SATVRNINI .  0  ? 

4948 .  *  SATERNVS 

Londres,  Roach  Smith  ,  R.  L.,  104.— 

PATERNVS? 

4949.  'sATiNvs.i 

Le    Châtelet ,    Grignon  ,    ccxxni .  — 

LATINVS.  F? 

SATIO  FECIT  V.  n»  4955. 
s.ATiONis  V.  n"  4959. 

4950.  SATON 

Friedberg  ;  Mus.  de  Wiesbaden ,  Fr  . , 
1883». 

4951.  '  CF.  SATOR. 

Douay  ,  Roach  Smith  ,  R.  L.,  108. 

4952 .  ■ satto . F 

Londres,  Roach  Smith  ,  R.  L.,  104. 

4953.  SATTO F 

Voorbmg  ,  Fr.,  1877.  —  V.n°  4874. 

4954.  SATTO.  FE 

Wilferdingen;  Voorburg  :  satto  Ffej, 
Fr.,  1878.  '  SAiTo  F. ,  Steiner  ,  11 , 
294  ;  SATTO.  FE  [rélr.]  ,  1d.,  Il,  19. 


236 


4955  .  SATTO  FECIT 

Neiienlieiiii ,  Fr.,  1870.  '  Steiner  : 
SATTO  .FECiT  ,  11 ,  47  ;  Saveme  (extér. 
vase  à  relief)  :  satio  fecit  ,  Bullet . 
Alsace,  N.Sér.,  1 ,  20  ,  164. 

495fi.  sattoif  {sic) 

Hcdtk'rnheim ,  Fr.,1880. 

'4957.  SATTONI. 

Mus.  Emele,  Fr.,  11,  342. 


"  Steiner  (lampes)  :  satvrnu  ,  11 , 
317  ;  SATVRNINI,,  II,  344  ;  satvrmni, 
IV  ,  695  ;  Capoiie  ,  Riccio,  VIll,  61  ; 
Doiiay  ,  SATVRMNI .  ,  Roach  Smith  , 
R.  L.,  108. 

4966.  •s.\tvr(ni)(ni) 

Meerssen   (tèle)-  :    nan.\.lvs    (ré^r.)?, 
BiiUct.  li'art  et  d'archéoL,  VI. 

4967.  'L.   SATVRNINI 

Env.  de  Naples,  Mo.miisen,  6306,  51°. 


4958.  ■s.\ttons  ; 

Davay  (lampe) ,'Cab  de  Fourmestraulx,  i  4968 
n»  116  (inédit)—  satto(ni)s? 


4959.  s.\TTONis 

Friedbeig;  Mayence  :  sationis  ;  Hed - 
dernlieim  (lettres?  accolées);  Wichel- 
liof  :  .siNORVS  (rétr.)'^  Xanten  ,  Fr., 
1882.  "FiEDLER  (lampe),  53. 

4960.  s.'VTTo(ni)s 
Wichelhof,  Fn. ,  1883». 

4961  .  s.uvRio 

Rlieinzahern,  Fr.,  1884  -  satvr(n)iu? 

496-2.  s.\tvrn(... 

Willtn-dingen,  Fr.,  1885.—  V.  n°  2790. 

4963.  SATVRNACll  (stcl 
Friedbeig  :  s.xTVRNALis,  Fr.  1886. 

4964.  'SATVUM.AI 

Elouges  (Commode),  Cercle  Mons ,  VI, 
121;  sa(tV)r(nn}i,  Rens.   de  M.  de 

R.VE. 

4965.  SATVRNIM 

Mus.  de  Daniistadl  ;  Ronn  ;  Rirten  ; 
Nimèguc  ;  Voorburg  :  ...)\rmm; 
Pan-Pudding-Rock;  Emb.  lie  la  Ta- 
mise   :    saiv(..)mm,    Fr.  .    18S8. 


■  p.   SATV  M  RNINI 

Italie  (sceau    de  potier?) 
6310.  162°. 


MOMMSEN , 


4969.  SATVRNINVS 

Nimègue,  Fr.,  1887. 

4970.  *  SATVRNINVS.  FEC 

Londres  (tèle),  Roach  Smith,  R.  L., 
89.  RiRCH  (id.),  408. 

4971 .  ■sATVR^.\l.  OF 

Londres,  Roach  Smith  ,  R.  L.,  104  : 
satvr(m)ni.of?;  Scboore  (Mus.  de 
Rruxelles)  :  satvrm  of,  Cntal.  Juste, 
187,  RR.20  (vérifié  satvrnnio,  pro- 
bablement s.\tvr(ni)nio  ?)  —  Cfr. 
n"  4947. 

4972.  SAVREi  (s  renv.) 
Ronn,  SAREi.ivs?  Fr.,  1831. 

4973.  'sAVFEi 
Arezzo,  Farroni,  43. 

4974.  '  SA vin 

Mus.  de  Narbonne  ,  Toirnal  ,    77. 

4975.  SAVRANVS 

Le  Mans,  Fr.  ,  1889.  '  de  Cai'MONT  , 
399;  Londres  (tèle),  Roach  Smith, 
R.  L  ,  89;  RiRCii(id.),  408. 


49"/6.  SAVBA  II  NVS 

Londres,  Fk.  ,  1890. 


—  237  — 

4989. 


-1977.  SAVViivv  (sic) 

Mus.   de  VViesbaden   :   s.\LVi  .m?   Fr., 
1863. 

4978.  SAXiF(?) 

Vecliten,  Fr.,  1891.  'Steiner  :  sa.xi  f  : 
(poterie  grossière),  II  ,  277. 

4979.  'SAXIFËR  (E  arch.) 
Poitou,  FiLLON  ,  34. 

4980 .  ' SAXOFER 

Allier,  TroOT  ,  72. 

4981.  -s.c 

Normandie    (verre^  ,     Cochet,     81. 

4982 .  •  p  M  se . 

Wichelhof  (anse  d'amphore) ,  Steiner  , 
11,103. 

4983 .  sca(ae)in  {en  cercle) 
Paris,  V.  scale.mvs,  Fh.,  1893. 

4984.  'scApNsiA. 
.\ugst,  Stei>er  ,111,  IGO. 

4985.  s(c)(.AL)(e)(Ni)(vs).N(... 
Windisch  •  scalensia  ,  Fit,,  1892. 


SCAVR 

Arezzo  ,  Fabroni  ,  45. 

SCEVS  V.  no  1506. 
scoiNS  V.  n"  5001 . 

4990.  *SC0R 

Limoges  (sigle  incomplet),  Rev.arehéol. , 
VIll,  433. 

4991.  ■ SCOROBRES 

Allier,  Tu  DOT,  72. 

4992 .  *  scoTA  {rétr.  ) 

Tongres ,  Mus.  de  Meester  ,  n"  250 . 

4993 .  feCoTi 
Windisch,  Fr.,  1894. 

4994.  •scoTi(... 

Tongres ,  Mus.  de  Meester  ,  n»  248 . 

4995.  OF scoti 
Xanten,FR.,1895. 

4996.  *  scoTii  M 

Orléans  ,  de  Caumont  ,  399.  —  Cfr.  n<" 
4999  et  5007 . 

4997 .  *  scoTiN 

Mus.  de  Bruxelles,  Catal.  Juste,  186, 
BB.  12.  —  scoTiM? 

4998 .  ■  scoTiNvs 

Jublains,  Rev.  archéol . ,  \\\l ,  146. 


4986.  'scalens 

Londres  (anse  d'amphore),  Roach  Smith, 
R.  L.,  88. 

4987.  'scamv. 
Rottenburg ,  Steiner  ,  1 ,  55. 

4988.  "scAP 

Poitiers  :  ou  s.  cap  ,  Fii.lo.n  ,  27. 
SCAV  V.  n"  2406  . 


4999.  "scotivs 
Bavay  ,  de  Bast  ,  51 . 

5000 .  ■  OF  scotivs 

Tours,   Ro.\CH  Smith,   Coll.  oui.,  I, 
163.—  Cfr.  n°  5003. 

5001 .  scotns 

Windiscli;    Paris:    scoi>s  ;    Limoges: 
s.  coins  ,  Fk  ,  1900. 


238 


TiUO^i .  SCÛTNVS 

Paris:  scoiNVS,  Fr.,  1899. 

5003 .  KCOTTIM 

Veclilen  ;  Orléans:  scoth  m  ,  Fn.,  1896. 

500  i .         sco(tt)i  .  0  (point  en  o) 

Augst,  Fr.,1898.  "Steiner:  c(o)    i.o, 
III,  164. 

5005.  **C0TTi.oF  (point  en  0  2f) 
Tongres ,  Mus.    de  Meester  ,  n"  249. 

5006.  scoTTis(... 

Lillebonne  :   scotis(...  ,  Fk.  ,  1897. 
*  Cochet  :  scot.tis  ,  240. 

5007  .  *  SCOTTVS 

Tongres  ,  Mus.  de  Meester,  n"  251 . 

5008.  'scoTVS  F 

Mus.  de  Lyon,  Comarmond  ,  125.  — 
Cfr.  n°  4993. 

5009 .  *  SDATI .   M . 

Douay,   Ro.\cn  Smith,  R.   h.,  108. 
—  s(ed)ati.m? 


5014.  'l.ti.sëc 

Capoue ,  Riccio  ,  pi.  viii ,  lig.  63. 

50 15.  *  SECANDl .  M 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.  ,  104. 
—  SECvNDi.M?  Cfr.  n"  5045. 

5016.  ■  SECAND1NASF  (n  rent;.) 
Westerndorf  :  pour  secvndinvs  f  ,  Von 

Hefner,  40,  45,  fig.  51. 


5017.  'SECANDOW 

Cal).  Petau  ,  pi.  XIV.   - 
(v  renv.)l 


SECVND . OFF 


5010.  "SDUIMNI 

Mus.  de  Darmstadt,  Steiner,  IV,  695.  j 
—  Ce  sigle  est  sans  doute  soliimni  |  5022 
de  Fr.,  212. 


5018.  SECCO 

Mus.  de  Wiesbaden ,  Fr.,  1902. 

5019.  SECCOF 

Heddeinheini  ;  Ronn;   Dép.   de  l'Oise, 
Fr.,  1903. 

SECiNF  V.  n"  4629. 

5020.  sEcmAL(..)FC 

Mus.de  Wiesbaden  :reginal?Fr., 1904. 
SECiNiN  V.  n"  4630. 

5021  .  "OF  SECV 

Tongres  (2  exempl.),Mus.  de  Meester, 
n"^  254,  255.  —  V.  n"  4512. 


ivvE  SECV  (incus.) 
Mus.  (le  Zuricli  ,  Fr.,  1924. 


50 1 1 .  OF .  SE 

Riegel ,  Fr.,  1901    *ofse.,  Steiner, 
11  ,  2.  —  V.  VA 

5012.  *...)FSEC 

Tongres,  Mus.  de  Meester,  n"  225.— 
SECVNDVS?  —  V.  n»  1031. 

.''.013.  OK  SK.r. 

Windisrh,     Fr.  ,     1922.     'Tongres: 
0FSEC(.  .  .  ;  Mus.  de   Liège    (inédit). 


5023.  l.(te)r.  SECV 

Riegel  (2  exempl.);  Nimègue:  l.ter. 
SECVN  ;  ihid  :  L  K  SECVN  et  l  er  secv  ; 
Vechten;  Mayence  :  lt  rsi;  Oare  : 
L.TER. SECVN,  Fr.,  1923.  * Steiner  : 

LERISECV  ,    II  ,   342   :  L .  ER  SECV   et 
L.   K.    SECVND(i)  ,  II  ,  317. 

5024-5025.  \      *  ^f"'^^^' 

(       *  SECVDI.M  (E  arcli.) 

Un   seul?  Ciney  ,   Ann.    Namur  ,1^  , 


239 


358  ,   Vil  ,  S^  ;    Augst  :    sygvdim  , 
Steinkii  ,  111  ,  161, 

5026.  *secvn(e  arclt.) 
France  ,  deLongpéiueu  ,81. 

5027.  ■ c  c  SECVN 

Nimègue  (lampe)  ,  Steineh  ,  II ,  317. 

5028 .  *  hECVN . M  (E  arcli .  ) 

Le  Mans;  Amiens  ,  Dufolh  ,  413. 

5029.  SECVN  M 

Mayence  ?  Maulévrler  et  Gièvres ,  Fh  . , 
1914.  'Normandie,  Ann.  Nanmr, 
Vil,  32. 

5030.  OF   SECVN 

Londres,  Fn.,  1916. 

503 1  .         ■  N .  SECVNK 

Mus.  de  Lyon,  Co.m.vkmo.nh ,  116. 

5032.  'bet||secvnb 

Pompeï (verre ou  métal):  ou  ret  Usecvnu? 
MoMMSEN  ,  6305  ,  9°. 

5033.  secvnd 

Nimègue;  Vechten;  Castd,  Fit.,  1910. 
—  V.  n°  2013. 

5034.  ■. SECVAD. 

Ciui.  de  Flavion  (Commode) ,  Atin. 
Namur  ,  Vil ,  31. 

5035.  ■  sec(vnd) 

Tongres  ,  Mus.  de  Meester  ,  n"  253. 

5036.  *bECVND(.. 

Walsbetz  (Marc-Aurèle) ,  Bull,  d'arl 
et  d'arcliéol.  ,  V.  435  ;  Arezzo', 
Fabroni ,  45. 

5037  .  SECViNu(.  .(E  (iirli.) 

Nimègue,  Fu.,  1912. 


5038 .  SECVND  r 

Mus.  deWiesbaden,  Fn.,1913. 

5039 .  '  secv(nd)(w.\) 

France  mérid.  :    secvndini  ,    înstilul , 
Mém.  prés.,  111  (1854) ,  35. 

5040.  OFSECVND 

Riegel,  Fr.,  1917.  —V.  n°  5043. 

secvnd  off  V.  no  4977. 

SECVNF  V.  n"  5031. 

5041  .  SECVND.\NVS 

Mus    de  Wiesbaden,  Fk.,  1905. 

5042.  SECVND.\NVS  F 

Seligenstadt ,  Fr.,  1906. 

5043 .  SECVNDI 

Augst  ;  Windisch  ;  Riegel  :  secvnd(  ...  ; 
Mayence;  Mus.  de  Wiesbaden;  Ni- 
mègue ;  Vechten;  Londres  :  secv«(  . . , 
Fh.  ,  1907.  "Angers,  de  C.^umont, 
399  ;  Mus.  de  Darmstadt ,  Stelner, 
IV,  695.  —  V.  n°  232. 

5044.  ■  SECVNDI  (e  arclt.) 
France,  de  LoNcrÉRiER,  81 

5045.  •  SECVNDI  (v  renv.) 

Allier  ,  Tuuor ,  72.  —  Cfr.  n»  5015. 

5046.  secv(nd)i 

Windisch;  Augst;  Mayence,  Fr.,  1908. 
■  SECVNDI., STElNER,Il,342,et  III, 162. 

5047 .  bEC(Vi\D)i 

Windisch  ;  Mus.  de  Darmstadt  ;  Lon- 
dres, Fu.,  1909.  'Steiner:  secvndi., 
H,  344.  Archaeal  :  ...jSECVNUi, 
VllI,  131. 

5048.  'secvndi.  m 

Poitiers,  Fillon  ,  29;  secvndi  m.  ,  Rolt- 
weil,  Stei.ner  ,  1 ,  64.  —  V.  n°  5057  . 


—  240 


5049.  OK.    SECVNDl 

Mayence;  Angers,  Fk.,  1918.  "  Stei- 
NElt  :  OF.  bECVNDI.  ,  A,  265;  DE  C.^u- 
MONT,  Cours,  II,  190;  Douay  , 
Ro\CH   Smith,   R.    L.  ,   108. 

5050.  ■  SECVNDIM 

Paris;  Londres,  Roach  Smith  ,  R.  L., 

toi. 

5051  .  'hECVNDINI    M. 

Bavay,  de  Caumont  ,  399,  et  Cours,  II, 
191;  SECVNDiM  ,  Ami.  Namur , 
Vil,  32. 

5052.  ■secv(nd)im.of 
Tongres,  Mus.  de  Meester  ,  n"  264 

5053 .  SECVNDINVS 

Rheinzabem  :  secvndinvs.f  ;  Mayence; 
Paris,  Fk.  ,  1926.  'Bull,  monum., 
Vni,255;  Bull.  Alsace,  1,  228; 
■  StEINEK  :  SECViNDlNYS  F  ,  11  ,    348. 

5054.  •  sECViiDi.ws  F  (w  renv.) 

Allier,  Tudoï  ,  72  ;  de  Caumont  ,  399. 

5055.  SECVNDINVS  F 

Westerndorf,  Fa.,    1927.  *  Steiner  , 

IV,  161  ;  VûN  HEFNt.R  :  SECVNUINVSF, 

45,  fig.  52. 

5056.  SECV(KU)MM 

Rottweil;  Vechten  :  secv(nd)n  ,  Fii., 
1929.  *Steineu,secvndinim,11,  277. 

5057 .  SEC\ ndvs 

Londres,  Fn.,  1920.  *  Ro.\CH  Smith  , 
R.  L.,  iOi;  ibid  (tèle)  ,1D.,  89; 
BiRCH(id.)  408;  Bavay,  ue  Bast  , 
51;  Mayence,  Bullel.  monum., 
Vlll  ,  255. 

5058  .  SECVNUVS  F 

Le  Mans ,  Fn.,   1921.    "  de  Cai'mo.xt  , 


399  ;  Ann.  Namur  :  secvndvs 
VU,  32;  Allemagne,  Jahrbiivher 
XXVI 1,  122. 

5059.  se(cv)(ndvs)f 

Londres,  Fr.,1919   -V.  n"  5024. 


5060.  "sec  via  M? 
Allier ,  Tudot  ,72. 

5061.  secvriafe 

Riegel;  ibid  :  .  .  .)cviiiAFE,  Fr.  ,  1930. 

5062 .  sedati(  .    . 

Mus.    de    Wiesbaden ,     Fr.  ,    1935. 
*  France  :  ^EuATI,  de  Longpérier,  81 . 

5063.  'sEDATiAM  (Earch.) 

France,   de    Longpérier,    81.   —  V. 
n»  4969. 

5064.  bEDATVs 

Salzbourg,  Fk.,  1934.  '  Poitou,  Fillon, 
3-2.  _  V.  n«  5062. 

5065.  'SED.^TVS.F 

Londres,  Ro.\CH  Smith,  1'».  L.,  101. 

5066  .  SEDATVS  F 

Voorburg  ,  Fr.,  1933. 


5067-5068. 


CSSED.VTVS 
C*SED.\TVS   F 

Westerndorf  ,  Fr.  ,  19:51,  1932. 
•Steinek  ,  IV,  61  ;  Yo.x  Hefner  : 
CbSSED.VTVS  ,  45  ,  tig.  18. 

5069 .  ■ SEDETl    M 

Londres,  Roach  Smith,  K.  L.,  104. 

5070.  SEGVDIM  (E  arcti.l 

Bàle  ;  Ciney  :  siiCYDi . M  ,   Fk.  ,    1915. 

'AugSt;     SUGVUIM.  ,       STtlNEK,     A, 

307. 


241 


■')071.  "SEL  508-1.  'SENI.V.M 

Ciill.    Beugnot  (lampe),    Calai,     de  Londres,  Uoacii  Smith,  up.  Ditour, 

WiTTE,  98  ,  n"  23i.  420;  [d.  :  sem.a.m  ,  R.  L.  ,  104. 


5012.  "sella.  F 

Poitou  ,  FiLLON  ,  30. 

5073.  SEMio 
Riegel,  Fn.,  193G. 

5074.  'SEMIS 

Mus.  de  Mannlieini  (poterie  grossière), 
Steiner,  III,  383.  —  Mesure? 

5075.  'SEMivs 
Riegel,  Fr.  ,  1937. 

5076.  'SEMNON. 

Wimpfen,  Stèiner  ,  I,  73. 

5077.  I.  se(mp)e 
Paris  :  i.  sfmpf,  Fr.,  1938. 

SEN  V.  n»  39. 

5078.  SEN(d)o/'/)F 

Augst  :  SENATORF,  Fr.  ,  1 939.  ■  Steiner  : 

SENATOR  F.,  III,  165. 

5079 .  OFSENC 

Friedberg ,  Fr.,  1940.  —  Cfr.  n«^  5105 
et  5121. 

5080 .  ' SENECA  M 

Brotonne  :  seneca,  Fr.,  1941. 

1       SENECI 

5081-5082.  î      ^^^,^^,„    ^, 

Riegel:  SENiciOF,  Fr.,  1942,  1943.— 
Cfr.  n°  5087. 

5083 .  OFSEM 

Riegel  ;  Mus.  de  Wiesbaden,  Fr.  ,  1 944 . 
'Steiner  :  OF(s)ENinis),  II,  2. 


5085.  SENIC.F 

Riegel,  Fr.,  1945. 

508C .  ■  SE.MCi 

Londres;  Amiens,  Dufour,  413;  Ton- 
gres ,  Mus.  de  Meester  ,  n"  257. 

5087 .  SENICI  0 

Londres,  F».,  1946.  '  Roacii  Smitii  : 
SENICI. 0,  R.  L.,  104;  Allier,  Tl'- 
DOT,   72. 

5088.  *  .SENICIO  F. 

Riegel ,  Steiner,  II,  1. 

5089.  SENicio.FE  (Nrenî'.j 
Windiscli;  ibid.  :  seni(.  . ,,  Fr.,  1947. 

5090.  SENICTOFEC 

Castel ,  Fr.  ,  1948.  "Steiner  :  se- 
NICIO  FE.  ,  1,  121. 

5091.  * SEN  IL  A.  M 

Ricliborough.  Roach  Smith,  RRL.,  69. 

5092.  'SENILIS 

Allier,  Tudot,  72  ;  Tongres  ,  Mus.  de 
Meester  •  (.s)enilis  ,  n"  342. 

5093.  SENlLIS.   F 

Augst,  Fr.,  1949.  'senilisf.,  Steiner, 
III,  159. 

5094.  OFF.    SENILIS 

Limoges,  Fr.,  1950.  ' Rev.  arrhéol  : 
CF.  SENILIS  ,  VIII ,  434 

5095.  'semis.  F 
Poitou  ,  FiLLON  ,  34. 


XXIX 


XXIII 


29 


5096 .  '  SENITA 

Amiens ,  Di'four  ,  413. 

5097  .  *  SENITA.  F. 

Douay  ,  Roach  Smith,  R.  L.,  108. 

5098.  "SENITA.  M 

Normandie ,  Cochet  ,  313,  3U. 

5099.  SENNl-  M 

Nimègue,  Fk.,  1951. 

5100.  SENNIVS 

Bavay,    Fr.,    1952.    *de    Caiimont  , 
399  ;  DE  Bast  ,  51 . 

5101.  "SENNIVS  F 

Londres,  Roach  Smith  ,  R.  L.,  104 
Douay:  sennivs  r.,  Id.  108. 

5102.  'SENO 

Luxembourg  ,    Public.  ,    XIII ,  xxx  ; 
Poitiers,  Fillon,  29. 

5103.  "SENO.   M 

Londres,  Roach  Smith,  R.   L.,  104. 

5104.  "sencmanv 
Poitiers  ,  Fillon  ,  29. 

5105.  OFI.  SENO 

Limoges,  Fr.,  1953. 

5106.  "SENON. 

Wimpfen  ,  Steiner  ,  I,  73. 

5107.  "senoni 

Londres ,  Roach  Smith,    R,  L.,   104. 

5108.  "SENONIVS. 

Wimpfen ,  Steiner  ,1,73. 

5109.  SENTI 

Paris ,  Fit.,  1954. 


242  - 

5110 


'  A.  se(nti) 
Arezzo ,   F.\hroni,    pi.  ix  ,    fig.   121 
Velleja  :  a.  senti  ,  Bullet"  archéol" 
1840,141. 


5111.        *t.(se.nt)i.  s  (t  renv.) 

Tongres ,  Mus.  de  Meester,  n»  258. 
Cfr.  n°49l7. 


5112-5113. 


SENTIVS 
SENTINYS 

Rheinzabern  ,  Fr.,  1955,  1956. 


5114-5115. 


'  SENTRV 

"SENTRV  (e  arch.) 
Poitiers ,  Fillon  ,  29. 


5116.  "sentrvs.  F 

Douay,  Roach  Smith,  R.  L.,  108. 

5117.  "SENIRVS.  FE 

Londres,  Ro.\ch  Smith  ,  R.  L.,  104. 

5118.  'SENTUVSFE 

Bavay  :  sentrvsee  ,  de  Bast  ,  45. 

5119.  •fsyENTVR 

Voorburg  ,  Steiner  ,  Il  ,  294. 

5120.  'c.  sER 

Arezzo  ,  Farroni  ,  pi.  ix,  fig.  114.  — 
Cfr.  n"  710. 

5121 .  '  L.  ser.  senc 

Londres  (anse d'amphore),  Roach  Smith, 
RRL.,  88.  —  V.  dans  Fabretti, 
503  et  s.  plusieurs  sigles  :  EX  PR  SER 
WD  ,  4550;  V.  aussi  n<«  2210,2392, 
et  viBi. 

5122.  "SF.RAVATVS. 

Wimpten  ,  Ste^er  ,  1  ,  73. 

5123.  SERENI 

Mus.  de  Lcydon,  Fr.,  1957. 


243  — 


5124.  'seug.  pbim 

Lampes:  Fiance  fou  Italie),  (lampe), 
Coll.  DuHAND  ,  Catal.  de  Witte  , 
391  ,  n»  1790;  DmcH ,  407. 

5125.  *SERH 

Gesves  (Domitien)  ,  (tuiles) ,  Ann. 
Namur  ,  VI ,  253  ,   et  VII ,  312. 

5126.  SERi 
Billichgraz  :  SEiivs  ,  Fr.,  1958. 

5127.  'SERl.OF 

Allier,  Tudot  ,  72. 

SERiAE  V.  n''4891. 

5128.  SERRVS 

Londres,  Fr.,1960.  *  Birch  ,  412. 

5129.  'SER' 

Capoue,  Riccio  ,  pi.  vni ,  fig.  57. 

5130.  *o'sert(... 
Arezzo  ,  Fabkoni  ,  pl.ix,  113. 

5131.  *  C.SERT  II  OCEL 

Env.  de  Naples  ,  Mommsen  ,  6307,  52»  ; 
Capoue  ,  Riccio  ,  pi.  viii ,  fig.  56. 

5132.  *SERVM  (rétr.J 

Allier,  Tudot  ,  (17.  —  Cfr.  n^SlST. 

5133.  SERVA.F 

Nimègue,  Fr.,  1962. 

5134.  serva{o)f 

Mus.  Emele  ,  Fr.,  1961.  '  Steiner  : 
serva  F.,  11  ,  342. 
servae  V.  n»  4891. 

5135.  'SERVANDO. 

Wimpfen,  Steiner  ,  1 ,  73. 

5136.  SEiWi  (gravé) 
Calcar,  Fr.,  1963. 


5137.  *  SERVI»! . 

Allier,  Tudot,  66  ,  72  ;  Poitou  :  servi. M 
Fillon,  30. 

SERVI!  V.  n°  2013. 

5138.  *SERVIUS 

Londres,  Roach  Sm!T!i,  R.  L.,   104. 

51 39 .  *  0 .  SERVILIS 

Poitiers ,  Fillon  ,  29. 

51 40 .  ■  TI .  SERVILI VS  HERMES  FEC 

Rome  (plomb) ,  Fabretti  ,  543. 

5141.  *SERVS(Earc/t.j 
Billichgraz  :  s,  irvs,   Fr.,  1959.  — 

V.  n"5126. 

5142.  'SESCOF 

Le  Chàtelet,  Guignon  ,  ccxxiii. 

5143.  'sESTi 

Mus.  de  Narbonne  ,  Tournal  ,  77. 

5144.  'sestim 

Allier ,  Tudot  ,  72.  —  Cfr.  n»  5202. 

5145.  •s||(ET)||(BE)i|V 

Mus.  de  Nimègue  (verre),  Nyhoff,  III, 
259. 

5146.  'setvndiv. 

Wimpfen  ,  Steiner  ,1,73   —  secvn- 

D1N(...? 

5147.  ...)SEV(... 
Riegel,  Fr.,1964. 

5148.  ofsev 
Vieux,  Fr.,  1966. 

5149.  "SEVCIONVS. 

Wimpfen  ,  Steiner,  1 ,  73. 


244 


5150.  M.  IV.  SEVE 
Kiugel,lMt.,1005.'M.lVSEV.,STKI>iB:ii, 

II,  1. 

5151 .  ■  OF.  SEVE 

Tours  ;  xVniiuns ,  Dufour  ,  413. 

5152.  *  SEVEINVS  FE 

Sclilogen,  Steiner  ,  IV  ,  526.  — 
sev(eu)invs  fe? 

\       ' SEVER 

5153-5154.  ,      .seveh(ee  arch.) 

Franco,  de  Longi'Éiueu  ,  81;  Douay  : 
siiviiu( ....  Ko.\CH  Smith  ,  R.  L. , 
108. 


5155-5156. 


SEVERF 
FSEVER 

Tongres,  Mus.  de  Meester  ,  n"*  259, 
261. 

5157.  * OSEVEK 

Londres,  .Arc/frteo/.,  VllI ,  131. 

515'8.  ■  OF.  SEVER     ' 

Tours;  Amiens  ,  Dufour  ,413;  Poitou, 
FiLLON  ,  3i;  Douay  ,  Ro^CH  Smith  , 
R.  L.,  108. 

5159.  OFSEVEK 

Riegel  ;  Friedberg  ;  Vecliten  ;  Jort  ;  Mon- 
Irœul  ;  St-Denis-Westreni  ,  Fu.  , 
1971.  "Steiner  :  of  sever.,  1, 
90  et  11,  277  ;  Mess,  srienc.  Idsl.  : 
.  .  .)eveius  F  ,  1838  ,  480  ;  Tongres, 
Mus.  DE  Mefster  ,  n"  2()2  ;  Rossuni  : 
Ofse(ve)r  ,  Leemans  ,  \\\.  XV ,  iig. 
196. 

5160.  '  (iVSEWiw  (léir.j 
Tiingres,  Mus,  de  Meester  ,  n-  269. 


5161.  "f.severa 

Orig.  non  indiquée  (sceau  de  potier). 
Coll.  Raifé  ,  Catal.  Lenormant  , 
124 ,  n°  956.  Acquis  par  M.  de  Mees- 
ter. 

severae  V.  n°2789. 

5162.  SEVERI 

Vechten  ;  Paris;  Vieil-Évreux ;  Epinay- 
Ste-Beuve.  'Cochet,  335  ;  Amiens 
Le  Mans;  Tours,    Dufour,    413 
Vieil-Évreux  ,  Bonnin  ,  pi.  xlv  ;  Eure 
Toulon  ,  Dufour  ;  Neufcliâtel ,  Hage- 
mans  ,  416  ;  Allier ,  Tudot  ,  72  ;  Ton- 
gres ,  Mus.  DE  Meester  ,  n»  263 .  — 
V.  nM320. 

5163.  '  SEVERI. M 

Allier  ,  Tuuot  ,  72  ;  Poitou  ,  Fillon  , 
35  ;  Tuni.  de  Champion  (h^  siècle) , 
Arm.  Namur,  II,  70;  Londres, 
Roach  Smith,  R.   L.,   104. 

5164.  'O.    SEVERI 

France  ,  Mém.  antiq.  de  France , 
\\\N,Dull.,  150. 

5165.  0  SEVERI 

Routot  ;  Fécamp  ;  Laval  ;  Le  Mans  ; 
Londres;  EUezelles  :  .  .)kver(  ;  Mar- 
chienne-au-Pont,FR.,  1972."  Cochet, 
313;  de  Cailmont  ,  399;  JoLV  : 
SEVERVS  ,  Coll.  scient .  ,  5. 

5166.  'sEVERi.  OF 

Limdros,  Roach  Smith,  R.  L.,  104. 

5107.  OF.    SEVEIU 

Rottwed;  Nimègue;    Paris;    .lublaius 

Londres  :  Of( )ri  ,    Fu.,   1974 

*  Cochet  ,  415  ;  Jusleuville  ;  Tongres 
...)SEVERI,  Mus.  de  Liège  (inédit) 
iliid,  Mus.  DE  Mekstkr,  n"  262 
Tours;    Amiens  ,, DuFOi'R  ,     413 


245 


Poitieis  et  Poitou  ,  FiLLON  ,  29  ,  33;  |  5119. 
Londres  ,  Roach  Smith  ,  R.  L.,  104  ; 
Richborougli  :   Of.    sevehi.  ,    Id.  , 
RRL.,  69. 


OF.  SEVEIIPVD 


Lonilies ,  Roach  Smith,  R.  L.,   tO-i; 
Dûuay,  Id.,  108. 


5I(J8.  *UK  SEVEKl 

Tours,    Roach  Smith,   Coll.  ant.,\, 

163.   —  Cfr.   OFZEVEIU 

51 C9.  (of)severi 

Londres ,  Fu.,  1975. 

5170.  (oF)  SEVEIU 

Paris,  Fu.,  1973.  "Londres,   Roach 
SiMlTH,   R.   L.,    101. 

5171.  'OFFICINA  SEVEKI 

Fécamp  :  officivm  severi  ,  Comité 
langues  hist.  et  arts  ,  1 ,  433. 

5172.  SEVEfUANI 

Pan-Pudding-Rock,  Fr.,  1967. 

5173.  severi(\n)vs 
Westeradorf  :  sevekinvs,   Fr.,  1768. 

'Steiner  ,  IV  ,  161  ;   Von   Hefner  : 
seveu(in)vs  ,  45  ,  fig.  53. 

5174.  ■  SEVERiANVs  F  (tE  arcli.) 
Schlogen  ,  Steiner  ,  IV,  526. 

5175.  (se)verian'VS  fe 
Voorl)urg,  Fr.,  1969. 

5176.  '  SEVERINVS 

Allier  (moule),  Tudot,  66;  dePaïan- 
DiJ  Moulin  ,  382  ;  de  Caumont 
(poterie  grossière),  432.  • —  Cfr. 
n»5  5152  et  5173. 

5177.  ■  SEVERINVS.  FE 

Londres ,  Roach  Smith,  R.  L.,  104. 

5178.  'oFSEVERI'Vb 

Normandie  ,  Cochet  ,491. 


5180.  SEVERVS 

Ratisbonne  (2  exempl.) ,  Fr.,  1796. 
*  Steiner  ,  Wimpfen  :  severvs.  ,  I , 
73  ,  et  Ratisbonne  (lampes)  ,  IV  , 
125  ;  Jublains  ,  Rev.  archéoL,  VIII  , 
146. 

5181.  severvs FEC 

Mus.  Emele,  Fr.,  1977.  'Steiner, 
SEVEKVS  F.,  II ,  342  ;  . .  .)ervs  fec  , 
Leemans  ,  pi.  XV  ,  fig.  195. 


5182-518 


r,    \     "severvs  fec 

t     "  (s)EVER vs  FEC  (s  ren V .  ) 
Westemdorf ,    Vo.\  Hefner,  45,  lig. 
54,  55. 

5184.  severvs  FECIT 

Rheinzabern,  Fr.,    1978.  'Schlogen: 

VERVS  FECIT,  ((se)VERVS  FECIT  ?)  StEI- 
NER,IV,  526. 

5185.  *0F  SEVI 
Nimègue  ,  Leem.\ns  ,  120. 

5186.  'OF.SEYIEMI 

Londres,  Roach  Smith,    R.  L.,  104. 

—  OF.  SEVERINI? 

5187.  'SEVVO 
Allier ,  Tudot  ,  72. 

5188.  "SEV.  YO  FEC 

Mus.  de  Lyon ,  Comarmond,  129. 

5189.  ■  SEVVO  FEc(iT)  (en  cercle) 
Allier ,  Tudot  ,  72. 

5190.  'sbx 

l'ompei,  Momm<i;n6307,  72».  —  Clr. 
n"5  946,   1138,  4361  ,  et   v.\l 


—   246 


5191.  'SEX.  AFBI|[CL1TVSE 

Capoue,  Riccio  ,  pi.  viu  ,  fig.   7. 

519-2.  (c)l  s.,  sex 

Dalheim  (Mayeuce),  Fr.,  1897.  'Londres 
(anse  d'ampliore)  :  l.  s.  sex  ,  Roach 
Smith  ,  R.  D.,  88. 

5193.  *SEX.  (ms)f  (e,  F,  arch.) 
Tongres ,  Mus.   ue  Meester  ,  n"  268. 

5194.  *sËX||iiTi 

Arezzo  ,  Fabuo.m  ,  pi.  ix  ,  fig,  80. 
sexanlivs  V.  n"  2215. 

5195.  "OFSEXCAN 

Tongres,  Mus.   de  Meester,  n°  265. 

5196.  SEXCN 
Nimègue  :  sex.  c.  n,  Fr.,  1979. 

5197.  'cf.  sexcn 

Tongres  (2  exempl.),  Mus.  de  Meester, 
n-»  266  ,  267. 

5198.  OF  SEXCN 

Vechten  ,  Fu.,  1980. 

5199.  •sExiF(?; 

Vechten,  Stei.ner,  II ,  277.  —  sexti  f? 

5200.  "SEXIIRVFI 

Rossum  (anse  d'amphore),  Leemans, 
91 ,  ID  :  sexi(rvf)  (s  reîiv.),  pi.  xv, 
fig.  154''>s. 

5201.  *sext  ivi.ifrontini 
Rome  f'plonih),  Fabretti  ,  543. 

5202.  -sexti 

France,  de  Longpf>.ier  ,  81  ;  Env.  de 
Naples  (lampe) ,  Mommsen  ,  6308  , 
30°  ;  Birgelstein,  Steiner,  IV  ,  244  ; 
BiRCii  ((èle),  408. 


5203.  *  SEXTI  (Ert/'C/J.) 

Poitiers,    Fillon  ,    29;    France,    de 

LONGPÉHIER  ,81. 

5204.  SEXTIF 

Rheinzabern,  Fr.,  1986. 

5205.  * SEXTIM 

Bavay  ,  de  Bast  ,  51. 

5206.  *  SEXTI. wa(e  arcft.) 
Londres,  Roach  Smith  ,  R.  L.,  104. 

5207.  *  SEXTI  ma. 

Douay ,  Roach    Smith,  R.   L.,   108. 

5208.  ■ SEXTI  laterani 
Rome  (plomb),  Fabretti  ,  543. 

5209 .  • SEXTI    0 

Poitou  ,  Fillon  ,  30  ;  Londres  ,  Roach 
Smith,  R.  L.,  104. 

5'210.  SEXTiO 

Londres,    Fr.  ,    1985.     *  sexti     o, 
Akerman. 

5211  .  'L.SEXTILI  RVFt 

Rome  ,  Fabretti  ,  520. 

5212.  SEXTIN 

Vieil-Évreux ,    Fr  ,    1981.    'Bonnin, 

pi.   XLVI.  —  SEXTIM? 

5213.  SEXTVS 
Augst,  Fr.,  1982. 

5214.  SEXTVS  F 

Birgelstein,    Fh.,    1983.     " Steiner  : 
SEXTVS ,  IV,  244. 

5215.  SEXTVSFE 

Londres,  Fr.,    1985.  "Nismcs,  Ann. 
Nttmur  ,  11  ,  217. 


5216.  "sEXTVsni 
Allier,  Tidot,  72. 

5217.  'l.SEXXI.NVR 

Mu.^.  de  Lyon  ,  Comahmond  ,  IIG. 

5218.  *SF(6)||(p)E 

Tongres  (lampe).  Mus.  de  Lii'ge  (iiunlit). 
Relu  :  SEit  II  FE 

5219.  *OFSi. 
Rottenburg,  Steiner,  I,  54. 

siANiE  V.  n"  1314. 

5220.  OFSicvA 
Paris,  Fr.,  1988. 

5221 .  *  sicvNovs 

Élouges  (Commode)  Cercle  Mons  ,  VI , 
121  ;  s'cvNDVs  ou  s«cvNDVs?  Rens. 
de  M.  DE  BovE. 

5222.  "siFvs 

Bordeaux,  Rev.  archéol,  X,  278. 
MGERivs  V.  n^SOei. 

5223.  'siiNiTios  (ss  reiiv.) 

Le  Chàtelet ,  Grignon  ,  ccxxiii.  — 
Cfr.  n"  5263. 

SIL    V.  TI 

siLANi  V.  n"  5231. 

5224.  'c.biLâNVs 

Poitou,  FiixoN ,  30.  —  c  sil(va)nvs? 

5225.  SILDAÏIAM   M 

Londres,  Fr.,  1989.   '  Roach  Smith  : 

SILDATIANI.M  ,   H.   L.,    104. —  SED.\- 

TiANi.M  (e  a/-(7(.y? 

5226.  'siLEVs 

Allier  (gravé  sur  moule) ,  Tudot  ,  64. 

5227.  •  SILLVA.M  M 

Allier ,  Tudot  .  72  ;  de  Caumom  : 
sill(va}m  m  ,  401. 


247  — 

5228 


'  S1LV{  .  .  . 

Tongres  {Mus.  de  Liège) ,  inédit. 

5229.  (0)iF)(s)iLV 

Riegel  :  oie{s)ilv;  Nimègue  :  cf.  silv  , 
Fr.,  1995.  —  OKF  silv? 

5230.  FSILVA 

Pfunz,  Fr.,  1990. 

5231  .  SlLVANl 

Augsbourg  :  silvan  ;  Epfach  :  (s)ilv.\ni; 
Windisch;  Mus.  de  Wiesbaden;  Lil- 
lebonne  :  sil(..)am;  Routot ,  Fr., 
1991.  'Steiner:  Riegel,  silvam, 
II ,  1  ;  (lampe)  :  silvan  ,  IV  ;  57  ; 
Cochet,  313  ;  Londres,  Roach  Smith, 
R.  L.  ,  104;  Douay,  silvani,  Id.  , 
108. 


5232-5233 . 


)        *  (Sil)\'KKl 
(        '  (silv)ANI 

Tongres,  Mus.  de  Meesteu  ,  n"  271, 


5234.  i.iLv(AN)i 

Windisch,  Fr.,  1992.  *Cim.  de  Flavion 
(Commode),  Ann.  Namur,  VII,  31. 

5235.  '  (silvj\fim 

Tongres,  Mus.  de  Meester,  n»  H. 

5236.  "OF.  SILVANI 

Mus.  de  Narbonne,  Touhnal,  77. 

5237.  *si(lvan)iof 

Tongres,  Mus.  de  Meester,  n"  272. 

5238.  SILVANVS 

Limoges,  Fu. ,  1993.  'Vase  à  reliefs , 
Rev.   archéol.  ,  VIII ,   433  ;  Allier  , 

,  Tudot,  72;  Bavay,  de  Bast  ,  51  ; 
Arezzo,  Fabroni  ,  46. 

5239.  "mlveri.  m  (e  arcli.) 
Londns,  Roach  Smith,  R.  L.  ,  104. 


—  248  — 

!  5252. 


52i0.  'siLVi. 

Douay,  Roach  Smith,  R.  L.,  108. 

5241.  :(.s)iLvi 
Windisch,  Fr.,  1994. 

5242.  *c  siLVi  (srenr.) 

Tongres ,  Mus.  de  Meester  ,  n"  269 . 

5243.  *&iLVi  PATui.o 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,104. — 
Cfr.  n"  5259. 

5244.  'c.siLVU 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.  ,  104. 

5245.  siLvi.oF 

Friedberg  ,  Fr.  ,  1996.  *  Tongres , 
Mus.  DE  Meester  ,  n°  270  ;  Lon- 
dres ,  Roach  Smith,  R.  L.,  104. 

5246.  'SILVI  OF 
Tongres,  Douglas,  149. 

5247 .  *  (s)iLviN 

Tongres,  Mus.  de  Meester,  n°  337. 

5248.  ■  OK  siLViN 

Bavay  ;  Amiens ,  Dufour  ,413. 

5249 .  '  siLViNi  M . 
Vechten,  Stelner  ,  Il  ,  277. 

5250.  SILVINOF 

Vechten,  Fr.,  2001.  *  Steine»  :  sil- 
viNOF.,  (2  exfiiipl.) ,  II ,  277. 

5251  .  siLViM 

Heddernheim  ;  Cologne  :  silvinii  ,  Fr., 
1 998 .  •  Jalirbiicher  ,  XXXV  ,  43  ; 
Allier  (moule) ,  TunoT  ,  66  ;  de  Payan- 
Du  Moulin  ,  482  ;  Londres  ,  Roach 
Smith,  R.  L  ,  104;  Ricliborough  : 
'  SILVINI.,  1d.,  RRL.  ,  69;  Arles, 
XXII«  Congrès  ,  493. 


SILVINI .  F 

Londres, Roach  Smith,  R.  L.,  104. 

5253.  siLviMM 

Mus.  de  Darmstadt;  id.  de  Wiesbaden  ; 
Nimègiie  ;  Vechten  ;  Londres  :  sil- 
viRi  M,  Fr.  ,  1999.  *  Steiner  : 
SILVINI  M  ,  II  ,  344  ,  IV  ,  695.     . 

5254.  *0F  SILVINI. 

Mus.  Emele  ,  Steiner  ,  II  ,  342  ; 
Annemasse  :  OF.  mlvini.  ,  Rei'. 
arcliéoL,  {N.  série),  IV,  403. 

5255.  OFsiLviNi 

Windisch  ;  Riegel,  Fr  ,  2000.*  Steiner  : 
OFSIVIM.,  Il ,  2. 

5256.  *  siLviNVS       ■" 
Allier,  Tudot,  91. 

5257.  ■  SILVINVS.  F 

Londres,   Roach  Smith,  R.  L.,  104. 

5258.  SILVINVS  F 

Bavay ,  Fr.,  2001 .  *  de  Caumont,  399. 

5259 .  '  SILVIPATRICI 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  104. — 
Cfr.  n»  5243. 

5260.  "siLVNi 

Londres,  Roach  Smith:  silv(an)i  ou 
siLv(i.\)i?  ap.  TuiioT,  71. 

5261 .  '  OF.  siiA'Ni.  I 

Douay  ,  Roach  Smith  ,  R.  L.,  108. 

5262.  siLvos  (sic) 

Xanten,  V.  silvvs  et  silvi,  Fr.,  1997. 
'  FiEDLER  (lampe) ,  53. 
siMAS  V.   n"  4514. 
similis  V.  n"  2724. 


249 


5^03.  SIMITIOS 

Le  Cliàlek't,  V.  isw  ,  isiMii. ,  ismilf  , 
Fr.,  2004.  'Gbicno.n  ,  lx.  — 
sijiiliof? 

^yiè  l .  SINATAS 

Env.  de  Routot,  Fr.,  2007.  *  Cochet  , 
313;BiRCH,  412. 

5265.  siNOKVS 

Castel:  sattonis  {rétr.y}  Fk.,  2008. 
*  Steiner  (lampe)  :  sattonis  et  sinorvs, 
A,  354,  I,  121. 

5266.  'SINTVUNV(. . . 
Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  104. 

5267.  "SINTVRO.FII 

Champion  (ii«  siècle),  Ann.  Namur , 
II,    57. 

5268 .  ■  sisoEHVs 

Cim.  de  Flavion  (Commode),  Ann. 
Namur  ,  VII,  31. 

SITILV  V.   VTILIS 

sivp  V.  no  3293. 

5269.  SNOuvs 

Xanten,  Fr.,  2009^.  'Fiedler (lampe), 
53  ;  Steineii  :  SNonv  ,  II  ,  225. 

5270.  socco  (fe)c  (rétr.) 

Mus.  de  Bonn.  Fr.,  2009.  —  Cfr.  n» 
4662  et  VI 

soetirV.  n»  2567. 

5271  .  "OP.    SOF.  DOM  DECEM 

Italie,  Fabretti,  515. 

SOFFORIA  V.  n»  1319. 


5272.  -SOH 

Ponipéi ,  MoMMSEN  ,  G307  ,  73». 
soiLVS  V.  n"  5289. 
soiiiMNi  V.  n»  5277. 

XXIX 


5273.  soiiNi.  OFi 

Haiis,  Fr.,  2010.  —  ,soli.m.  ufi? 

5274.  )..c.S0L 

Londres,  Fr.,  2011.  " Roacii  Smith, 
(anse  d'amphore),  R.  L.,  88. 

5275.  'SOLANI.OF 

Amiens,  Du  four  ,  413. 

5276.  "SOLANO 

Allier  ,  Tudot  ,  72  ;  de  C\umont  , 
SOLANO  (L  arch.),  401. 

5277.  SOLEMNl  (le  «Ct'/i.) 

Mus.  de  Darmsladt  :  soihmni  ;  Niniègue: 
SOLIMNI  ;  Enns  :  sol(e)mn[  ,  Fr., 
2012  •  Steiner  : sdlhmni , IV  ,  695. 

5278.  solemnisf 

Linz  ,  Fit.,  2013.  —  Cfr.  h»  5283, 

5279.  soLiciTvs 
Limoges,  Fr.,  2014. 

5280.  ■soLi(m2)  ofi 
Normandie  ,  Cochet,  152. 

5281  .  ■  SOLINI.    OF 

Poitiers  :  ou   sorim.    of?  Fillon  ,  29. 

5282  .  SOLIM  OFI 

Bavay,  Fr.,  2015. 


5283 . 


\ 


SOLLEMNIS 


SOLLEMNIS  F 

Wels;  Enns,  Steiner  ,  IV,  517,  537 
—  Cfr.  no  5277. 

5284.         'SOLLO  Fiic(LL  arch.) 
Rome ,  Mus.  de  Meester. 


5285.  'SOLLVS 

Londres,  Ro.\ch  Smith,  R.  L.,  104  ;  Lit 
du  Rhin  (lamyie) ,  Jahrbucher,  XXV, 
107;BiRCii(tèles),408,  1d.,412. 

XXIII  30 


—  250  — 


5286.  'SOLLVS  F 

Londres  ,  Roach  Smith  ,  R.  L.,  104  ; 
ibid  (tèle),   sollvs.f.,  id.,  89. 


5287-5288. 


SOLLVS  F 

SOLLVSF  (point  en  o) 
Londres;  Le  Mans,  Fr.,  2817  ,  2018. 
'Corr:  citât,   de    Fb.  ,    Archaeol., 

VIll,     126;     StEINER  :     SOLLVS.F., 

11,195;  DE  Caumont,  399. 

t 

5289.  SOLLVS  II  F 

Mus.  de  Bonn  ;  Aix-la-Cliapelle  ;  Neuss  ; 
Crefeld  ;  Nimègue  ;  soilvs.f,  Fn., 
2016.  'Lampes  :  Steiner  ,  A%  167  ; 
II  ,  319  ;  NicOLAUS  :  SOILVS  ||  F,  89  ; 
Luxembourg  ,  de  Bast  ,  56. 

5290.  SOLLVS  FECfT 

Londres,  Fr,  2019. 

5291 .  son 
Neuwied,  Fr.,  2020. 

5292.  SORILLI.    M 

Bâle,  Fr.,2021.  'Steinek  :  sorilli  m., 
A,  307  et  SORILLI  m.,  III,  161.  — 
Cfr.  n»847. 

5293.  *x.  sos.\ii 
Poitiers,  Fillon,  29. 


5296.  •  ST.\mLi(-. . . 
Arezzû,  Fabroni  ,  46. 

5297.  'ST.ABILIS 

Allier  (moule),  TuDOT,  66;    de  Payan- 
DU.MOUUN,  382.—  V.  u"  4027. 

5298  .  '  STAPHILVS  1 1  RATTI 

Capoue ,  Riccio  ,  pi.  VIII  ,  fig.  58. 

"M.  ST.\T  II  LVCI.F 

Herculanum ,  Mommsen  ,  6307  ,  55o. 


5299-5300. 


E294.  SOVILIMETEL   M 

Auvergne  ;    ibid  :    sovilimetfi  . 
arch.)  Fr.,  2022. 

sozojiEN  V.  ï\°  407. 

5295.  'spiCELi.o 

Poitou,  FiLLON  ,  34. 

SPICRADVS  V.   n°2122. 
spiCT  V.  n°  4784. 
sssciA  V.  n°  4320. 


M    {en 


M.STATI  II  LVCIFERI 
STATI.M.LVCIFEUI 

Rome  ,  Fabretti  ,  520.  —  V.  n»  1058. 
STATiLiA  V.  nos  834  et  1039. 

5301 .  stm(v)t:(v)sfe 

Mus.  de  Darrastadt,  Fr.,  3023.  *  Stei- 
ner ,  II  ,  344  :  STATVTVS  FE  ;  IV  , 
695. 

STEP  V.  n<'2776. 
STER  et  STERTINII  V.  n"  4237. 

STiL  V.  n°  3308. 

5302 .  STROBIL 

Bibl.  de  Strasbourg:  strobh  ,  Fn., 
2025.  *  Lampes  :  Rome,  Mus.  de 
Meester;  Arles,  XVll^  Congrès,  494. 

5303  .  STROBIL  .  F 

Nimègue,  Fr.  ,  2024.  'strobil||f, 
NicOLAUs  ,  89  ;  STROBii  ||  F,  Luxem- 
bourg (lampe),  de  Bast,  56. 

5304 .  strobili 

Mus.  de  Darmstadt;  Castel  ;  Cologne; 
Nimègue  ;  Vechten ,  France  ;  Afrique 
septentr.;  Italie,  Fr.,  2026.  'Dullet. 
monum.,  VIII  ,  355;  Steiner,  IV; 
695  ;  Id.  :  strobili.,  A,  265  ;  Xanten; 
strobili.,  Id.,  Il,  224;  Janssen  , 
huer.  ,  pi.  xx\  ,  n''210.  —  Lampes  : 


251 


Steineb  ,  lî  ,  339  ,  344  ,  Londres , 
RoACH  Smith,  Coll.  auL,  I,  1G6  et 
R.  L.  ,  112  ;  Pompoï  (plusieurs 
cxempl.),  FiORELLi ,  341,  346,  348, 
314(10..  102,  masque  scénique)  ; 
France  (ou  ItalieJ,  Coll.  Duband  , 
Calai.  DE  Wn TE  ,  353;  Coll. 
Beugnot,  Catdl.,  103,  n"  276  ;  Mus. 
de  Lyon  ,  Comarmond  ,  92  ;  Rome, 
Fabretti  ,  520  ;  Cologne  et  Grini- 
iinghausen,  Jahrbûctier ,  XXXVllI , 
17,  18  ;  Mus.  de  Vérone  ,  Maffei  , 
167,  168;  Tongres  ,  Miis.  de  Liège 
(inédit);  Rome  :  strob(...  Mus.  de 
Meester  ;  Mus.  de  Bois-le-Duc 
(l  arch.),  Hermans  ,  129  ;  Birch  : 
STROBILI.  ,  407. 

5305.  STROIil'lLI) 

Mayence,  Fu.,  2017. 

5306  .  STUOBILI  ]  I  K  . 
Bonn,  Fr.,  2030=. 

5307  .  SI  ROGILl  F 

Nimègue ,  Fr.  ,  2029 . 

5308.  STROCILIF 

Nimègue,  Fr.,  2025.  'Stei.ner  :  stro- 
BIL1S.,I,  185;  X- ,  147,  et  STitoDl- 
Lis.  Il  F.    (lampes),  II,  317  et  319. 

5309.  'STHOBILIVS 

Mus.  df  Lyon,    Comarmond  ,  97 . 

5310.  "STROBILOS 

Env.  de  Naples  (lampe),  Mommsen  , 
6308,  31». 

531  I  STOBLI 

X.inlen,  Fr.,  20301',  '  Smetivs  ,  104. 


5312.  stro(bl)ii 

Mus.    Emele,    Fr.,  2028,    "strobh, 
Steiner  ,  II  ,  382. 

5313.  'STROBVLi 

Nimègue,  Smetivs  ,  104. 
sv(..  V.  n°  1821. 

5314.  SVAD.  INV 

Env.  d'Erpfingen,FR.,203I. 

5315.  SVARA 

Augsl ,  Fr.   2032.  *  Allier  ,  Tudot,  72. 

5316.  SVARTI   M 

Env.  de  Routot,  Fn.,  2033.  "Cochet  , 
313. 

5317.  "SVAV.PVBL 

Mus.  de  Narbonne  ,  Tournal,  77. 

;      'SVAV||PVB 

5318-5320.)     -svAvis 

f       ■{s)v.\(Vl)s  !|  IEG1DI 

Arezzo,  Fabroni,  pi.  ix  ,  fig.  22,45, 
54.  —  V.  n«  5528. 

5321.  *SVB 

Lillebonne  (verre)  :   ou  sab  ,  Cochet  , 
Notice,  12  et  14.  —   V.  n°  1360. 

5322 .  *  SVB( . . .  )MR0i 

Cim.    de    Flavion  (Commode),    A  un. 
Namur,  Vil,  31   {Aarcti.  deux  fois 
sous  le  même  vase)  —  svrbvrof  ? 
8VC  V.  n«5 125  et  1452. 

5323.  ■o(...)svc 

Mus.  de  Narbonne  (lampe)  ,  Tourmal  , 
78. 

5324.  "svcAiNvs 

Elewyt    (monn.    du  ive   siècle)  ,   Rev. 
d'hist.  etd'airliéol.,  I  ,  280.  Vérifié  : 


252   — 


(.)vcANvs  (LVCANVS?)    au    Mus.    de  :  5335. 
Bruxelles  ,  lui  DD.  43,  6V</fti.  Juste, 
196. 

svccESS  V.  no  2965. 


Tongres,  Mus.   de  Meesteu  ,  n°  "113. 
V.  n"  265  et  viNici 


5325.  'svccessid.  patvcilis 

Mus.   de  Narbonne  (poterie  grossière) , 

TOURNAL,    78. 

5326 .  ■ svccvs  F . 
Rottenbnrg  ,  Steixer  ,  1  ,  54 . 

5327.  "svccvs.  F 
Poitou  ,  FiLLON  ,  29. 

5328 .  •  SVCESI 
Poitiers ,  Fillon  ,  29. 

5329 .  svcESVs  F 

Vechlen ,     Fa.,     203i.     '  Steiner  , 
SVCESVS  F.,  II  ,  277. 

5330 .  *  SVCETOFE 

Bavay  :  svcetoee  ,  de  Bast  ,  51 . 
sv(...)ci  V.  n"  5337. 

5331.  svcTA  (?) 

Mus.  de  Bonn  :  sa(.  .  .)v  (rétr.)  ;  Mus. 
de  Leyden:  svciani  ,  Fit.,  2035. 

5332.  *...)SVDA 

Walsbetz  ,  Bull,  d'art  et  d'archéol., 
V,  435. 

5333.  "SVENNR 

Londres  (anse  d'amphore),  Boach  Smith, 

B.    L.,88.    —  V.   YENNU 

5331.  'ma.sveti 

Londri's ,  RoACii  Smith  ,  R.  L  ,  104.  — 

MANSVETI? 

SVILLIV   V.    VILLIVS 

.svi,  V.  n"  2194. 


5336.  svLPic 

Cologne  ,  Fr.  ,  2036.  *  Jahrhucher  . 
XXXV  ,  43  ;  Allier ,  Tudot  ,  72. 

5337 .  svLPici 

Friedberg  ;  Nimègue  ;  Yechten  ;  Lon- 
dres (2  exempl.);  Tum.  de  Séron  : 
sv(...)ci),  Fr. ,  2037.  'Steiner  : 
svLPici  (î),  II,  317  ;  Séron  (Hadrien)  : 
sv(r.^/.)ci?  Ann.  Naniur ,  IV,  19; 
Londres,  Roach  Smith  ,  R.  L.,  104. 

5338.  OF  SVLPICI 

Rottweil;  Mus.  Emele  ,  Fr.,  2038. 

5339 .  svLPici.vN'i 

Lillebonne.  Fr.,  2039.  'Cochet,  240; 
.\llier,  TuDOT  ,  72;  Londres,  Roach 
Smith,  R.  L.,  104. 

5340.  •  EX  FIGLINIS  11  CAECIL.QVINT.AE  ||  SVL- 

[PICIANI 

Rome,  F.\bretti,  502. — V.  vinic  et  vlp 

5341.  'svLPicivs 

Allier,  Tudot,  pi.  lxvi.  — V.  viril 

5342.  svNNAis? 
Rottweil  :  svNNAio,  Fb.,  2040. 

5343.  svNOivA  (n  renv.) 

Aiigst  :  AViONVS  (rétr.)?  Fr.  ,  2041. 
'Steiner,  111,  160. 
svo  V.  n"  728. 

5344.  'svonN.D.oF. 

i  Douay,  Roach  Smith,  R.  L. ,  108. 

5345 .  's\o^ned) 

VVaudifz ,  Mus.  de  Bruxelles  ,  lot  FF. 
130,  Calnl.  de.IrsTK,  'iOCt  (inédit) . 


253  — 


r)3i6.  SVOLi(NE)DOF 

Augst  :  SVOB.NEDO  ,  Fr.,  2042.  '  Stei- 
NEK  :  SVOB.NEDO.  ,  A,  307,  et 
svoBNEDo.  ,  m,  163;  2*  exeinpl.  : 
SVOBNEUO  F,  m,  1G5;  Lundres  : 
svoBNED.OF,  RoACH  Smith  ,  R.  L.  ,  j  ^357 
104;  Allier,  Tudot  ,  69  et  72. 


5347 .  ' svoBM . M 

Cim.  de  Flavion  (Commode),  Aun.  Na- 
mur,  VII ,  31  (un  d  grec  gravé  en 
deux  endroits  sous  le  môme  vase.) 

5348 .  '  svoBNi .  0 

Londres  ,  Roach  Smith,  R.  L.,  104. 

5349.  SVOBNILL  (ll  arch.) 
Hiifmgen,  Fk.,  2043. 

svi'EKiOK  V.  n"  318. 
svpiTi  V.  n°359l. 

5350.  'svppvTvs 

Cim.    de   Corenne   (Fausiine  I),   Aiin. 
Numur  ,  VI ,  493  ,  VII ,  45. 
SVR  V.  n"  1435. 

5351 .  SVBBVRO 

Augst,  Fk.,  204G.  *  Steineb  :  vrbvro 
OU  oVRBVRO,  m,  160;  Douay  : 
svRBVR.o,  RoACH  Smith ,  R.  L.,  108. 

5352.  OF.  svRcici 
Limoges,  Fr.,  2045. 

svR.FiL.ci  V.  n"  5337. 

5353.  'svRi 

Poitou ,  FiLLON  ,  29.  —  Cfr.  n"  5357 . 

5354.  sVRiLivs 
Vicliy,  Fr.,  2040. 

5355.  "OF.    SVRILLI 

Allier,  TutioT,  72.  —  V.  n"  5292. 


5356.  'svRivs 

Londres,  Ro.ach  Sjutii  ,  R.  L.  ,  104; 
BmcH ,  412. 

svRBi  V.  n»  2786. 


SVRVS 

Arezzo  :  ou  syrvs  ,  Fabroni  ,  45. 
V.  n°^  4932  et  5353. 


5358 .  ' SVSACVS 
Foiiron-le-Comte   (Marc-Aurèle) ,   Mus. 

de  Bruxelles,   lot   DD.  28,    Calai. 
Juste,  194  (intklit).  —  visACVS? 

5359.  "svTTicvs.p 
Poitou  ,  FiLLON  ,  29. 

5360.  svv(... 
Riegel,  Fr.  2047. 

SYGVDiM  V.  n"  5025. 

5361.  "SYMPHO 

Londres,  Ro.vcn  S.mith  ,  R.  L.,  101; 
Biucu,  412. 

5362.  *  .  SYJll'HORI   M. 

Douay,  Roach  Smith,  R.   L.  ,   108. 
SYRVS  V.  n"  5357. 


T. 

TA  V.  n''2659. 

)        ■  TAlilLIO 

(      'tabilio.  ofi 
Poitiers  et  Poitou  ,  Fmxon  ,  2' 


5363-5364 . 


5365 .  TABVR 

Limoges ,  Fii.  ,  894. 

5366 .  TACi 

Env.  de  Rerulver ,  Fu.  ,  895.  '  Recul 
ver  : . .  .)  taci,  Roach  Smith  .  RRI. . 
211. 


254 


1)307.  'tacitvs.k 

Normumiie  ,  Cochet  ,  "240. 

5368.  "OPVTAITI 

Le  Cliâtclet  ,  Grignon  ,  ccxxii.  — \ 
offit(ac)iti? 

5369.  "taelcha 

Coll.  Beugnot  (lampe)  ,  Cntal.  ue 
WiTTE,  103,  110  270. 

5370.  '  TALBVTiAM.OFFiciNA  (e»  cercle) 
Poitiers ,  Fillon  ,  29  et  37. 

5371.  TALIO 

Kezdi-Vâsâiliely  ,  Fr.,  903. 

5372.  "OFTARIO 

>  Le  Cliâtelet ,  Grignon  ,  l-x. 

5373.  TARITIR 

Xanten,  Fr.  ,  908.  *  Steiner  :  taritvr., 
Il  ,  225. 

5374.  TAURA 

Vediten;  Voorkirg  .  Fr.,  910. 

5375.  'tarva 

Tongres ,  2«  vente  de  Renesse  ,  n"  289. 

5376.  TARVAC  F 

Westernclorf ,  Fn.,  913.  'Steiner  ,  IV, 
161  ;  Von  Hefner  :  tarvacf ,  45 , 
liK.  56. 

.''t377.  TAIIVILLI    M 

Vooibui'g ,  Fr.  ,  914.  "Steiner, 
TABViLLi  M(,anv) ,  Il  ,  294. 

5378.  TAScii 
FriocUjer;;  ,  Fr.,  915. 

5379.  'TASCi(iMJ 

Tongres,  Mus.  de  Meester  ,  n"  274. 


5380.  TASciiv 

Friedberg  ,  Fr.,  916. 

5381-5382.1      'tascil.m 
(     '  tascilla 
Londres,  Roach    Smith  ,  R.  L.,  104; 

5383 .  tasco(manv) 

Windiscii,  Fr.,  917.  '  Tours  :  tasco  ma  , 
Roach  Smith,  Coll.  ant.,  I,  163. 

5384.  'tasconvs.f 
Londres,  Roach  Smith  ,  R.  L.,  104. 

TATIANI.  M  V.    n»  1152. 

5385.  "taveppsp? 

Taviers  (Faustinc  II)  ,  (tuiles),  Ann. 
Namur,  IV,  178. 

TAVi  V.  n"  1518, 
TAVK  V.   11°  4283. 

5386.  ■ta(vr)  Il  PVBL 

Arezzo  ,  F.-vbroni  ,  pi.  ix,  40.—  V.  n" 
5394. 

5387  .  ' TAVRATVS 

Limoges  ;  ou  l.avratvs,  Jahrbueher, 
XXVII ,  124;  Pxev.  archéoL,  Vlll  , 
433. 

5388 .  ■ TAVRi 

Londres,   Roacii  Smith,  R.  L.,  104. 

5389  TAVRIM 

Niniégue,  Fn.,  920.  'taviu  m,  Steineu, 
il  ,  317. 

5390.  'TAvniANVS 

Londres,  RoACih  Smith,  R.  L.,  104; 
BiRCH,  412. 

5391 .  TAVRici  (o;f 

Augsl,  Fn.,  922.  'Steiner;  twriciof, 
111  ,  165. 


255 


5392.  'tavricvs 

Londres,  Roach  Smith,  H.  L,,   104. 

.'i393 .  TAVRINVS 

Limoges,  Fr.,  923. 
5394-5395.1    '^(avrisc  ||  p(vb)li 

(     ■T(AV)niSC(vs)[]pVBLI 

Arezzo  ,  Fabroni,  43.  pi.  ix,  44  ,  45  ; 
BuUeto  Archéol",  1834,  120. 

5396.  TAVKVS 

Rlieinzabern,  Fr.,  921.  'Allier  (moule), 
TuDOT ,  66  ,  et  DE  Payan-Ddmoulin, 
382. 

TAXTVCis  V.  n"  2921, 
TE.\Ti  V.  n»  5410. 

5397 .  "tebbil 

Londres  ,  Roach  Smith,  R.  L.,  104. 
—  V.n°  5399. 

5398 .  ' TECEM. 

Trêves  (tuiles),  Steiner  ,  III  ,  27. 

5399  .       *  TEDDI  MANV  ARVENI  (E  D,  Orcll.) 

Mus.  de  Vienne  (Dauphiné),  de  Long- 
PÉRiER,  81.  —  Cfr.   n"  3820. 

5400 .  ■ TELAMO 

Arezzo  ,  Fabroni  ,  46. 

5401 .  *  TELNFE 

Cologne  (lampe),  Coll.  Merlo  :  T(itvs) 
EL(e)N(ivs)FE(cit),  Jalirbilclier,  XXXV 
46. 

TE  NiNvs  V.  n°  3603. 

5402.  "OF   TER 

Jens   (plusieurs    exempl.)  ,     Steiner  , 

m,  211. 

5403.  *TER.ii.F.s.EN.Y(aulour  d'ungoulot) 
Mus.    de  Narbonne  ,    Tguunal  ,    71 . 

TER  SECV  et  TER  SECVN  V.  n"  5023. 


5404.  *  TEiif.li 

Londres ,  Roach  Smith.  U.  L. ,  104 . 

5405.  ■  a.tëren||hipani 

Londres  (tèle) ,  Roach  Smith,  R.  L., 
89  ;  BiRCH  (id)  :  A .  teren  .  ripan  , 
48. 

TERENTIANA  V.  n"  83. 

5406.  *0. TERNI 

Poitiers,  Fillon  ,  29. 

5407  .  *  TERRVS 

Londres,  Roach  Smith  ,  R.  L.,  104; 
BiRCH,  412. 

5408.  OF  TERT 

Studenberg  :  OF  ter  ,  Fu.,  839. 

5409 .  *  terti 

Élouges  (Commode),  (anse  d'amphore), 
Cercle  Mons,  VI,  121  et  Rens.  de 
M.  DE  Bove.  —  V.  n»  1306. 

5410.  TERTl.F 

Nimègue  :  teati.f.,  Fr. ,  940. 

5411.  'terti.  M 

Londres  ,  Roach  Smith  ,   R.  L.,  104. 
tertia  V.  n"  1552. 

541 2  .  '  TERTIOLVSfE  (ircli . ) 

Allier  :  birtiolvs,  Tudot  ,  71. 

5413.  TERTIOLVS    F 

Le  Mans,  Fr.,  935.  "de  Caimoint, 
399. 

5414.  ter(ti)vfe 

Mus.  EmELE  :  TERTIVS  FE  ,  Fr.,938. 
'tertivs  F  ,   Steiner  ,  Il  ,  282. 


—  256  — 


5415.  TEKTIVS 

Londres,  Fk.,  936.    -Roach  Smith, 
R.  L.,  104;  BiHCii,  41-2. 

5416.  TEUTIVS.  F 

Windisdi  ;  Nimègue,  Fn.,  931.'Steiner 
(lampe)  :  teutivs  ,  111 ,  188. 

5417.  'tertivs.dom.lvc 
Rome  ,  Fabretti  ,  512. 


5418-5419 


TEUTVLF 
TERTVLLVS  F 

Westerndovf  ;  ibid:  tertvle  ,  Fr., 
941  ,  942.  '  Steineiv  :  tertvl  f  et 
tertvle;  IV  ,  161  ;  Von  Hefner : 
tertvle  (l  arch.y,  tertvlf  (Lorc/t.), 
et  TERTVLVSF  ,  45  ,  fig.  58-59. 

5420.  OF  TESE 

Augsl  :  OF  FESE,  Fr.  ,  943. 

5421.  c.  TESO 
Env.  de  Tunis,  Fr.,944. 

5422 .  TETIF 

Vechten,  Fr.,  947.  'Steiner  :  tetifi, 
IV,  277. 

5423.  ■  ^-  teti 
Arezzo  ,  Fabroni  ,  43. 

5424.  l(Oeti  ||crito(..  . 
Env.  de  Lézoux,  Fr.,  948. 


5425.  *  L.  teti.   SAMl 

Modène,  Riccio,  id.  vm,   fig.  15  et 
Fabuoni,  28. 

5426.  ■l(te)ti||saiviia 

Env.   de  Naples  ;  ibid  :  .  .)eti  ||  samia  , 
MOMMSEN,  6307,57°. 


5427 .  tetti'Rim 

Env.  deTripidi,  Fr..  950.  ■BlKCH,  412. 

5428.  tetti 

VVindisch,  Fr.  ,  949 .  '  France,  de  Lonc- 
PÉRIER,  81.  —  Cfr.  n»^  4308  ,  4557 
et  5399 . 

5429 .  ■  TETTi  (ma) 

Allier ,  Tudot  ,  67  et  :  tetti  ma  ,   72. 

5430.  ■L.TEïn(... 

Arezzo  ,  Fabrom  ,  43.  —  V.  n»  4557. 

5431.  'p.  tetti.  fortvnati 

Italie  (sceau  de  potier?),  GoRius,  111,203. 

5432.  *  L. TETTI.  s(am)ia 

Poitiers ,  Fillon  ,  29  et  37  ;  Besançon, 
DE  LONGPÉRiER ,  81  ;  Arezzo  ,  Fa- 
BRONI ,  pi.  IX ,  fig.  72  ;  ibid.  : 
1.ETTI.  s.\MiA ,  et  Modène  :  L. tetti. 
SAMi,  Bull,  archéol.  ,  1837  ,  14. 

5433.  ■  P.TETTIVS.  L.  F.F 

Rome,  Fabretti  ,  521. 

5434 .  ■ TETTVR 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L. ,  104; 
BiRCH,  412. 

5435.  'TETTVS.   F 

Allier,  Tudot,  72. 

5436.  TEVRIGO 

Rottenburg  ;  ibid  :  tevrigo(te)  ,  Fr  . , 
951. 

5437 .  ■  t(fa)mvs 
France  ,  Grivaud  ,  pi.  xxxiii. 

5438.  thalli 
Augsbourg,FR.,  952."  Steiner  (lampe), 

IV  ,  57. 

THATION   V.    U"  1158. 


257  — 


5i39.  OTHEATO 

Langweui  ,  Fu.,  953. 

5440.  L.  THV 

Epfach ,  Fr.  ,  954. 

5441.  ■  THVLI .  AVGVSTAL 

Rome  ,  Fabketti  ,  531 . 

5442.  '  . . .  .)ti.mn 

Tongres,  Mus.  de  Meester  ,  n°  275. — 
V.  n0  2767. 

Ti  V.  n"  2789. 
TIBERE  V.  n»^  3076  et  4694. 

5443.  *  TiBERALS  (E  arch.) 
France  ,  de  Longpérier  ,81. 

5444.  TIBERALS.  F  (E  arcli.) 
Mus.  de  Wiesbaden,  Fr.,  956. 

5445.  "tiberi.  m 
Maerke-Kerckem ,  Mus.   de  Bruxelles  , 

lot  FF.  12  ,  Catal.  de  Juste  (inddit)  ; 
Allier,  Tudot,  72. 

5446.  'tiberi  M. 

Douay  ,  Roach  Smith  ,  R.  L.,  108. 

5447 .  ■  tiberi vs 

Allier ,  Tudot  :  90  ;  (moule) ,  Id.  ,  66 
et  dePayan-du  Moulin,  382. 

5448 .  *  tiberti  m 

Poitiers ,  Fillon  ,  29.  —  tiberii  m  ? 

5449.  'tibvrtI.  CA  ||tvs 

Env.  de  Naples  (verre  ou  UK^tal) ,  Momm- 
sen,  6305,  13°. 

tibvrtini  V.  n"  4592. 
T.i.F  V.  n»  2720. 


5451.  c.tig|]ran 

Mus.  de  Wiesbaden,  Fr.,  961. 

5452.  C.  TIGR  il  .ANES 

Heddernheim,  Fr.,  958. 

5453.  'ctiIIghani 
Enge-Halbinsel ,  Steiner  ,  111,  218. 

5454.  C.TIGR  II  ANI.  FE 

Mayence,  Fr.,  959  et  p.  xv. 

5455.  "tigri 

Luxembowg  (brique),  Public,  VII,  37. 
tindarv  V.  n»  4323. 

5456 .  tinnti(s(cJ 

Nimègue,  Fr.,  964.  "  Lampe,  Steiner  , 
II  ,  317. 

5457 .  OTiNNVif'.sîc; 

Emb.  de  la  Tamise  ,  Fr.,  965. 

5458.  TIRO.FECI 

Nimègue  ,    Fr.,    969.    'tiro    feci.  , 
Steiner  ,  II  ,317. 
TiT  V.  n"  4511. 
TiTi  V.  n»^  1591,  2513  et  5194. 

5459.  "a.titi 

Arezzo  ,  Fabroni  ,  pi.  ix  ,  fig,  79  ; 
Bullet"  arcliéoP,  1834,   102. 

5460 .  ■  A  TITI  FIGV 

Env.  de  Naples ,  Mommsen  ,  6317, 
58°;  Cerveteri  :  a.titifigv,  Fabroni, 
30. 


5461-5462.1    'a.titiII(fi) 
(   'k.txftiiWvu 


5450  .  *  TIGRA 

Arezzo,  Fabroni,  pi.  ix  ,  fig.    75. 
XXIX  XXIII 


)gvl 

l(ti)  Il  FIGVLII  ARRET 

Cere;  Arezzo,  Fabroni,  pi.  ix  ,  fig. 
76,  77;  BulleP  nrchéoP,  1837, 
102. 

31 


-  258 


54G3.  ■ciitu.Tni 

Poitiers  ,  Fillon  ,  27. 


5i(il.  L.TITI  1 

Kanincheninsel ,  Fu.  ,  973.  'Enge-  I 
Halbinsel  ,  Steiner  ,  111  ,  218  ;  ! 
Arezzo  ,    F.\broni  ,    43;    Tongres  ,  j  5477-5478.  | 

L.T'l'   Mus.    DE    MeESTEU  ,    11°  276.    I 

—  Cfr.  n^s  2730  et  5422. 


5476.  ■  TiTTivs 

Poitou  ,  Fillon  ,  29  ;  Allier ,  Tudot  , 
72;  Londres,  Ko.\CH  Smith,  R.  L., 
104;  BincH  ,  412. 


5465.  •  L.TITI. T. F.P.AB 

Ponipéi ,   (poterie  grossièrej ,   d'Aloe  , 
97. 

r)iC6.  "s-TiTi 

Env.  de  Naples ,  Mommsen  ,  6307,  59°. 
—  Cfr.  n°  5469. 

5467 .       ■ .  .  .TiTiAES  RVFiNAES  elc. 
Rome  (op.  doL),  Fabretti,  497. 
TiTiANi  V.  n°  2058. 


TITTIVS.  FEC 

TITT(/)vSFE(S/d 

Nimègue  ;  ihid  :  tittlvsfe  ,  Fr.,  975  , 

976.     ■  TITTLVS   FE.,    StEINEB  ,     II, 

317.  —  Cfr.  n»  5485. 


5479.  'C.T'TTBAF 

Tongres,  Mus.  de  Meester  ,  n"  277: 

5480.  *T1TTVR0NIS 

Allier ,  TiJDOT  ,  72.  —  Cfr.  n°5484. 


5481-5482. 


j         Tirv 

(  ■  L  .  TITVRI 

Capoue ,  Riccio  ,  pi.  viii ,  fig.  64  et  65. 


5468 .  ■  TiTi.N 

Env.  de    Naples    Hampe;,    Mommsen  ,  i  ^^^^ 
6308 ,  32«  ;  Herculanum  ,  S.  Maré-  I 
CHAL  ,  X  ,  pi.  39. 


*  TITVRI. M 

Londres,  Roach  Smith  ,  R.  L.,  104. 


i 


5469 .  titivs 
Nimègue  ,  Fr.,  974. 

5470.  *  M.  TITIVS 

Lillington,  Archaeol.,  XXVI,  369. 
TiTix  V.  n"  350. 


5471-5472. 


TITOS 
TITOS.M 

Poitiers  et  Poitou,  Fillon  ,  29  et  30.- 
Cfr.  n"  5476. 


5473-5474 


TITTICI 

'tittili 
Londres,  Roach  Smith  ,  R.  L.,  104. 


U75.  "tittili.  M 

Douay  ,  UoACii    Smith,    H.    L.,   108. 


5484.  "t'tvronis 

Tongres,  Mus.  de  Meester,  n»  278  ; 
Londres  :  titvronis  ,  de  Caumont  , 
399;  Roach  Smith,  R.  L.,  104; 
Douay:  titvronis,  1d.,  ibid,  108. 
—  Cfr.  n"  5480. 

5485.  'titvs.fec 

Tongres,  Mus.  de  Meester  ,n°  279.— 
Cfr.  n»  5479. 

5486.  •..)tn 

Tongres  (patère  en  terre  grise) ,  Mus . 
de  Litige  (inédit). 

5487.  'toc.  af 

Cim.  de  Flavion  (Commode),  Ann.  N(i- 
miir.  Vil,  31. 


5i88 .  TOCCA 

Canslat  I  ;  Friedberg  ;   Le  Chàtelet  ;    V 
BOCCA  et  coccA ,   Fr.,  986.   'Nor- 
mandie ,  Cochet  ,81. 

6489 .  TOCCAF 

Mus  de  Wiesbaden  ;  Nimègiie  ;  Vechten; 
Voorburg;  Neuville-le-Pollet  ,  Fr., 
987.  'Steinek  :  tocca  f.,  Il,  277. 

5490 .  ' TOCCA . F 

Le  Chàtelet  :  pocca  .  f  ,  Gricnon  , 
ccxxin. 

5491 .  tocca  fe 
Voorburg,  Fr. ,  988. 

5492 .  ■  tocca(fe) 

Juslenville  :  tocca  e  ,  Mus.  de  Liège , 
1er  Catal.  ,  39. 

5493 .  TOCCAFEC 

Mus.  de  Wiesbaden,  Fn.,  989. 

5494.  TOCCA.  FECIT 

Nimègue  ,  Fr.,  990. 

5495.  TOCCA  F.\ 

Mus.  de  Wiesbaden;  Friedberg,  Fr., 
991. 

5496.  'toccvn 

France,  Grivaud  ,  pi.  xi.vii. —  toccaf? 

5497 .  TOCCiNvs 
Rhcinzabern;  ibid  :  toscinvs;  Bibl.  de 

Strasbourg  :  tocci  ;  Cfr.  lOCCA  ,  lOSSA , 
lOCCiNvs,  Fr.,  997. 

5498.  "toccivs. 

Douay,  ROACH  Smith,  K.  L.,  108. 

5499.  "Tocsivs  (en  cercle) 
Tongres,  ou    ;    tocsi(nv)s?   Muf-.    de 

Meester,  n"  280. 


259  — 

5500, 


rOGlET.M 

Poitiers,  ou  ;  togvt?  Fillon  ,  34. 

5501 .  *  tolas  vnb 

Bibl.  impér.   de    Paris  (verre)  ,  Cha- 
bouillet  ,  606  ,  n»  3443. 

5502.  'toncvs.f 
Poitiers,  Fillon  ,  29. 


5503-5504 . 


TORIAC  F 
*  TORNIO 

Le  Chàtelet ,  Grignon  ,  ccxxHi. 


5505.                  TOTTivs 

Bavay   :   lollivs  ?    Fr.  ,    1012 
Caumont  ,  399. 

T.  l'L.  T  V.  n"1763. 

5506-5508. J 

TPFA 
TPFC 

TPFP 

Rodmarton  (tuiles),  Roach  Smith,  R.L., 
116. 

5509 .  ■  TR 

Cim.    de   Flavion  (Commode) ,  (tuiles), 
Ann.  Naniur  ,  Vil ,  33. 
TREM0NT0  V.  n°  3698. 
TREb  V.   VKXIL 
TREWERENSE   V.     WERENSE 


5510-5511 


TRICCI.M 
■q.   TRICCOS 
Poitou  ,   FlLLON  ,  31 . 


5512.  TRINONVS 

Le  Chàtelet,  Fr.  ,  1017.  *  Grignon  , 
CCXXHI  ;  BnicH  ,  412  ;  de  Cai'mont  , 
Cours,  11  ,  191. 

5513.  'tritogeno 

Allier  (moule) ,  Tudot  ,  66  ;  de  Payan- 
w  MonuN,  382. 


5514.  TRITVS 

Heddmilieini;  St-Nicolas,  Fk.  ,  1019. 

5515.  'trobs 

Bavay  (tuile),  de  Bast  ,  51  ;  Allemagne, 
Jahrbiicher,  XXVIII.IU. 
TROPH  V.  n"  3844. 

5516.  (<;RO(PHl)(MI.'i)NA 

Frick,  Fr.,  1020. 

5517.  *TR.P.s 

Cini.  de  Flavion   (Commode),   (tuiles), 
Atm.  Nmnur,  Vil,  33. 
TRSi  V.  n°  5023. 

5518.  •TV- 
Cologne  (verre),  Steiner,  II,  167. 

TVIL'LVL  V.n»  1172. 

5519.  "tvinis 
Bavay ,  de  Bast  ,  51 . 

5520.  TVLL...OFF 

Maulévrier  ?  Lillebonne  :  tvl(  . . .  )off  , 
Fr.,  1026.  'Cochet,  240. 
TVLLi  V.  nos  404  et  2178. 

5521 .  "tvllvs.  fe 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L  ,   104. 

5522 .  ■  TVLLVSFE  (s  incliné) 
Tongres,  Mus.  de  Meester  ,  n°  281. 

5523.  't.v.r 

Mus.  de  Lyon  (sceau,  de  j^iotier?) ,  Co- 
JIAliMOND  ,  378. 

5524  .  *  OF  TVRINI  ? 

Allier,  TuDOT,  72. 

5525.  •(/)VHMA  (nie) 

Vodiburg,  Fr.,  1029. 


—  260   - 

'  .5526 


TVRHO 

ToHgres  :  ou  ïvrino?  Mus.  de  Meester, 
n"  282. 

5527.  "tvrnvs 

Allier ,   Tudot  ,  72. 

5528.  '  Q.   TVRRANI.    SVAVI 

Amiens  (bronze) ,  Archaeol.  ,  XXXIX* , 
509. 

5529 .  ■ TVHRINO 

Allier,  Tu  dot  ,  72. 

5530.  EX.  FIG.  TVRSEI.  ISAVR.  0.  D.  AB.  l. 

[fadpas  etc. 
Rome  (op.  dol.)  ,  Fabretti  ,  509. 

5531 .  ■  TvsciLiA  ( . . .  (s  renv. ,  h  arch.) 
Tongres,  Mus.  de -Meester  ,  n"  283. 

TVSMi  V.  n°  2669. 

5532.  "tvsti 

Élouges  (Commode),  Cercle  Mons,  VI , 
121.  Lire  rvsti,  vérif.  faite. 
TVT  V.  n"  880. 

5533 .  *  TVTELA 

Mus.  de  Lyon,  Comarmond,  129. 

5534  .    '  TVTOR  SERVATIVS  |I  PLVMBVM  FECIT 

Ileilenbadi  (plomb),  Steiner,  111,  69. 


5535.  •....)v 

Tongres,  Mus.  de  Meester,   n"  275°. 
VA  V.  n"  3520. 

5536.  c  v.VA 

Genève,    Fii .,  2048.  'Urne   cinérain' 
(nom  dudéfunl?),  Steiner,  III,  243. 


261  — 


5537.  'q.  va  (rélr.) 

Limoges  (piedd'ampliore),/{ey  arehéoL, 
VIII ,  433. 

5538.  "Û.VA.SABE 

Henzvveiler  (tuiles)  :  q.val.sade  (Mus. 
de  Trêves) ,  Stëiner  ,  III ,  77  et  125. 

5539 .  *  Q . VA . SE . 

Londres  (tèle)  ,  Roach  Smith,  R.  L., 
89  ;  Bmcii  (id.) ,  408. 

5540.  VACASAT(ra)  iiPAPi\(tife)  {p=j\  grec) 
Env.   de  Niniègue  ;   ibid  :   (vacasat)vs 

BPAPiATi  FF,  Fk.,  2049.  "Steiner  : 
(anse  d'urne)  :  vacasatvs.bpapi.\ti. 
F. F.,  II,  271.  —  Cfr.  noSeg. 

554 1 .  I .  VACi 
Limoges,  Fh.,  2050. 

5542.  (va) ce 

Cologne  ,  Fa.,  2051 .  *  Steiner  :  vaco., 
II,  156,  Jnhrbuclier,  XXXV,  43, 
—  Cfr.  n"  5544. 

5543 .  *  VACR1 

Tongres ,  Mus.  de  Liège  (van  gravé  en 
dessous). 

5544.  VACVSF 

Weinheim  ,    Fn.,    2052.    'vacvs  f., 
Steiner,  11,  51.  —  Cfr.  n"  5541. 
VADiR  V.  n°  5565. 

5545 .  ■ OVADRANI 

Caudebec ,  Cochet  ,  299. 

5546 .  ' VAEtR( . . . 
Poitiers,  Fillon  ,  29.  —  valer? 

5547 .  vAGiRV 
Augst ,  Fr.,  2053. 


5548.  VAivs 
Selzen  ,  Hermans  ,  126. 

5549.  'SEX.VAL 

Londres  (tèle),  Roach  Smith,  R.  L.,  89. 

5550.  *L.VAL   V 

Mus.  de  Lyon  ,  Comarmond,  116. 
Q.VAL.SABE  V.  n»  5538. 

5551.  'q.vaix.f||  verani.f 
Londres  (tèle),  Roach  Smith,   R.  L., 

89  ;   BlRCH   (id.)  :  a.VAL.F.VERAN.r, 

408.  —  Cfr.  n»  5560. 

5552 .  (VAL)E 

Mus.  de  Zurich,  Fr.,  2054. 

5553.  ■  t(.  .)s  :  valen 

Londres  (tèle),  Roach  Smith, R.  L.,  89. 

5554.  v(al)(en)tini  (lettres  accolées?) 
Chéseaux  ,  Fr.  ,  2055. 

5555.  valentini  (^NN  rc«y.j 

Augst,    Fr.,    2056.     'Steiner,  ou  : 

VALENI,  III  ,  162. 

VALENTIS  V.  n"  1188. 

5556 .  VALER 

Bibl.  de  Strasbourg ,  Fr.  ,  2057 . 
*  Rheinzabern ,  BuUet.  Alsace  ,  I  , 
228. —Cfr.  n°  5546. 

5557 .  ■ VALERl 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  104; 
(anse  d'amphore),  ibid.,  88  etRiucH, 
408  ;  Montans  (extér.  de  vases) , 
(rélr.) ,  XXX*^  Congrès  ,  313.  — 
V.  n<'2109. 

5558  .  ■  û  .  VALERl  VEGETl 

Rome  (plomb),  Farretti  ,  531.  ~ 
Cfr.  n»  5596. 


j559 .  WLEiuvs 

Nimègue,  Fu.,  2058. 


262  — 

557-2 


5560.  *Q.V.\LERIVS  II  VERANIVS 

Tèles:  Londres,  Roach  Sjiith  ,  R.  L., 
89;  Richborough.lD. ,  RRL. ,  64  et  61. 

5561.  *VALGI  II  AES.  EV||CILLES 

Mus.   de  Lyon    (sceau  ,    de    |)otier?) , 
COMARMONl)  ,378. 

VALi  V.  n°  2100. 
vALis  V.  n"  1181. 

5562 .  VALPiNVS 

Nimègue, Fr.,  2059.— Cfr.  no=230ets. 

5563.  ofi.vancen(. .. 
Limoges ,  Fr.,  2060. 

5564 .  VANi 

Mus.  de  Leyden,  FR.,206i. 

5505.  "VANIK 

Poitiers  :  ou  vadir?  Fillon  ,    29.    — 
VANI  F  ? 

5566.  •  ...)VAPV(... 

Tongres ,  Mus.  de  Meester  ,  n"  276*. 

5567 .  vAPVso 
France,  Fr.,  2062. 

5508.  *  VARA 

Augst   (2  cxeinpl.)  Steineh  ,  111  ,  100. 
—  V.  n»  5672. 

5569.  ■  VARi  {grave/ 

Jiisl.'nvillc  ,  Mus.  de  Liège  (inMit). 
VARENV  V.  n"  1713. 


VAU(.)1D0PEC 

Heusy  ,    Bull.     Liège,     V.    238.  — 

VAREDOFEC  (1'='  E  (trch.jl 

5573.  v.\Riv 
Heddernheim,  Fr.,2063. 

5574.  (va)riv(.... 

Windisch;  Ribl.  de  Strasbourg  :  varan, 
Fr.,  2084,  —  V.  n°  5571. 

5575.  *W  GP  KC  C  U  VARKE 

Heddersdorf    et    Niederbiber    (tuiles)  , 
Steiner,  Il  ,  62. 

5576.  VARVcivsA 

Vicliy  ,  Fr.  ,  2065.  —  varvcivs  m  ? 

5577.  'VARVCIVS  M 
Allier  ,  Tu  dot,  72. 

5578.  VASCLIBVRS 

Xanten ,  Fk.,  2006.  *  Steiner  :  vascli- 
BVRS.,  11,225. 
VASi  et  VASii  V.  n°  4853. 

5579.  ■  vASS.\Li 

Londres ,  Roach  Smith  ,  R.  L. ,  104 . 


5580-5581 


VASVEVAL.  F 
VASVEVS.  F 

Limoges,  Fr.,  2007,  2068. 


5570-5571. 


VARlAlVS  F 
■  (va)UIATVSF 

Tongres  (lèlo),  Mus.  de  Liège   (inédit) 
ibid  :  variatvi  .  .  . 


5582.  v.vTALis  F  \¥  renv.j 
Rheinzabern  :  VAï.\Lis  E  ,    Fn.,   2069. 

'Steiner:  v  a  t  alis  e,    11  ,   348. 
—  natalis  f? 

5583.  'VAT.ERF 

Tongres,  Mus.  de  Meester,  n"  277*. 

5584 .  ■ F\ ATEU 

Ravay  ,  DE  lUsT  ,51. 

VAV  Y.  n"  1 454. 


r)585 .  ■  VAVI 

Env.  de  Salzbourg,  Steiner,  IV,  "244. . 

5586 .  *  VAVONi 
Poitiers  ,  Fillon  ,  29. 

5587.  VAXii 

Vechten,  Fr.,  2070.  -  Cfr.   n»  3830 
et  XAXi 

5588.  'vAXTi 

Londres,   Roach    Smith,    Coll.  ant., 
I,  166. 

5589.  •vBM. 
Augst,  Steiner  ,  111,  164. 

vBNivi  V.  n"  5624. 
VBR  et  VBBRA  V.  n"  5685. 

5590.  vc  SF  (sic) 
Wiesbaden,  Fr.,  2071. 

VCANVS  V.  11°  5324. 

5591 .  *0F  vccvi. 

Rottweil ,  Steiner  ,  1 ,  64.  —  oivcvn  ? 
vcETiA  V.  n"  3048. 

5592 .  '  vcv(. . .  (point  en  vv) 
Tongres  :    ...)aca    (réir.)'f  Mus.  de 

Meester  ,  n»  278'. 

5593 .  ' vcvBA 

Tongres ,  Mus.  de  Meester  ,  n"  279". 
vcvL  V.  11°  3064. 


—  263  - 

,  5596 


'  VECETl.  M 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  104. — 
vegeti.  m? 

5597.  vector  f  (e  arcli.) 

Riegel  ;  ibid  :  vhstor  f  ou  viiCTof .  .  . , 
Fr.,2073. 

5598  .  '  VEGETI . 

Doiiay,  Roach  Smith,  R.  L.,  108.— 
Cfr.  n"  5596. 

5599 .  *  vegeti  .  m 

Londres  ,  Roach  Smith,    R.  L.,    104. 

5600 .  ' VEGETVS 

Bavay ,  de  Bast  ,  51.  —  V.  n"  5558. 

5601  ,  VEGETVS  F 

Nimègue ,  Fr.,  2074.  'vegetvsHf, 
Steiner  ,11 ,  317. 

VEHILI  V.   vetili 

5602.  'vEicRis 

Lampes  :  France  (ou  Italie) ,  (lampe) , 
Coll.  Durand  ,  Catal.  de  Witte  , 
393;  BiRCH,  407. 

5603.  ■  VELox 

Bavay  ,  de  Bast  ,  51  ;  Douay  :  velox  . , 
Roach  Smith,  R.  L.,  108. 

5604 .  velox  fe 
Bavay,  Fr.,  2075. 


5605. 


VELOXI  MA  XIII 


5594.  VCVMV  F 

Rheinzabern  ,  Fr.,2072.  —  lvcvllvf  '  Allier,  Tudot,  72 

(ll  arch.)t  

VDLVGESvs  V.  no  5906. 
veV.  n°3926. 


5606 .  ■  VELOXivs 

Allier  (moule) ,  Tudot  ,  68. 


5595.  *of.ve(... 

Tongres ,  Mus.  de  Meester  ,  n"  280- . 


5607  .  VELVGNIfoi 

Mus.  de  Bonu  ,  Fr.,2076. 


264 


5608.  YEN 

Obeiiaibach ,  Fn.,  207". 

5609.  YEN  (e  arch.) 
Riegel,  Fr.,  2018. 

5610.  VENALIslUl 

Rottweil ,  Fr.,  2019.—  Cfr.n»  5625. 

5611.  venan(ti)v8 
Riegel,  Fr.,  2080. 

5612.  YENERA 

Maulévrier  :  V£NERa(  . . . ,    Fr.  ,   2081 . 
•Cochet,  301. 

5613.  vener.and 

AugSt   :     VENER.MA  ,    Cfr.     VENERA    et 
VENERVS,   FR.,2082.   —  VENERAND? 

5614.  'VENERAND 

Poitiers  ,  Fillon  ,  29  ;  Londres,  Roach 
Smith,  R.  L.  ,  104;  Rihch,    412. 


5615-5616. 


)       ■  YENERANDI 


(       ' YENERANDI   M 

Allier,  Tudot  ,72. 

561 1  .  '  YENERANDI .    OF 

Poitou ,  Fillon  ,  35. 

5618.  'VENERANDVS  (EE  C/'C/i.) 

Poitiers,  Fillon,  27. 

5619.  VENERI 

Westerndorf ,  Fr.,  2083.  *  Steiner  , 
IV,  102;  Von  Hefner  ,  45:  vener, 
fig.  60  ;  Rlieinzabern  (lampe)  ,  Stei- 
ner ,  1 ,  370. 

5620 .  *  vener vs . hervc 

Env.  de  Naples  (tuiles) ,  Mommsen  , 
6306  ,  1°. 


5621  .  VENICARV 

Uallieim;  Vecliten  ,  Fu.,  2084. 

5622 .  VENICARVS 

Nimègue  ;  Vechten  ;  Voorburg ,  Fr  . , 
2085.  *  Steiner  :  VENiCARiYS.,  II, 
277  ;  BiRCH,412. 

5623.  'VENICARYS.    F 

Londres,  Roach  Smith,  R.   L.,  104. 

5624.  VENiYi  (E  arch.) 

Augst  :  viivivi  ou  ybniyi  ,  Fr.,  2086. 
—  V.  n°  5967. 

5625.  '  VENNALIS  M 

Rottweil, Steiner,  1,64.— Cfr.n»  5610.  • 

5626 .  ■ yenysti 

Londres  (anse d'amphore),  Roach  Smith, 
R.  L.,  88. 

YEP  V.  n»  3854. 

5627.  'yera.m 
Poitiers ,  Fillon  ,  29. 

verani  V.  n°  5551 . 
veraniys  V.  n°  5560. 

5628.  VERANVS  F 

Vechten,  Fr.  ,  2087.  'Steiner  :  ye- 
RANVS  F.,  II,  277. 

VERATIVS  V.  no  1173, 

5629 .  *  YERE  (EE  arch.) 
France ,  de  Longpérier  ,  81 . 

5630.  OFVERE  (ee  arch.) 
Dormagen,    Fr.  ,    2107.   'Steiner   : 

OF  vere.(ee  arch.),  II,  159. 

5631.  'n.verec 
Poitou  ,  Fillon  ,  34. 


-   265    - 

56i:2 


'iè'M .  VKUFXl 

Mus.   Emei.e,  Fu.  ,  "2088.  '  Stkiner  : 

VERECVN,  11,  3i2. 

5033.  v(Eit)ECO 

ileimersheini ,  Fr.,  '208.  '  France  ,  de 
LONGPÉRIEH  ,81. 

5634.  VERECVND 

Rottweil  :  verecvndi  ;  Hunenburg  ; 
Friedberg,  Fr.,  2090.  'Steiner: 
VERECVND.  ,  A  ,  6,  et  Butzbacli,  1  , 
97  ;  ve(re)cvnd  ,  1  ,  90. 

5635.  v(er)ecv(nd)i 

Galgen  ,  Fr.,  2095.  '  Nér'mes,  Rev. 
archéol. ,  XV,  535  ;  Londres,  Roach 
Smith,  R.  L.,104.  —  V.  n<'4758. 

5636 .  *  verecvndi  f 

Poitou  ,  FlLLON  ,  30. 
5637  .  VERECVNDV 

Nimègue,  Fr.,  2091. 

5638.  v(er)ec(vnd)v 
Vechten,FR  ,2092. 

5639.  v(er)ecv(nd)v  f^re/r.  j 

Riegel ,  Fr.  ,  2093.  'verecvndvs, 
Steiner,  Il ,  1. 

5640.  '  v(er)ec(vnd)v(/".  . 

Laeken,  Mus.  de  Bruxelles,  let  DD.  43, 
Catal.  Juste,  196  (inédit). 

5641 .  verecvndvs 

BibL  de  Strasbourg  ;  Zulpich  ;  Nimègue  ; 
Voorburg  :  veregv(  . . . ,  et  ...  )ecvn- 
dvs  ,  Fr.,  2097.  'Steiner  (poterie 
grossière)  ,  II  ,  187  ;  Vechten  : 
venic.\rVS.  ,  277  ;  Rbeinzabern  , 
Brongniart  et  Riocueux  ,  16  et 
Bullet.  Alsace  ,  1,  228  ;  Bircii  ,412. 


(ve)»ecvndvs 
Riegel,  Fr.,  2094. 


5643.  v(er)ecv(nd)vs 

Bonn,  Fr.,  2098.  'Tongres,  Mus.  de 
Meester  ,  n»  281*. 

5644.  VERECViNDVS  F 

Neuss  ;  Rottweil  :  (ve)recv.\dvs  f,  Fr., 
'2,099.' Bullet.  monum.  (bas-relief), 
IX,  429.  Steiner:  verecvndvs. f., 
II,  195. 

5645.  'verecvndvs F 
Tongres  (moule)  ,  S.  Bormans  ,  8. 

5646.  verecvndvs FEC 

Rottweil ,  Fr.,  2100.  —  Cfr.  n"  5660. 

5647.  'veredv.  m 

Londres,   Roach  Smith,  R.  L.,  104. 

5648.  'vERE(/y... 

Eiouges  (Commode) ,  (poterie  grossière)  : 
VERECV  ?  Rens.  de  M.  de  Bove 
(inédit). 

5649.  'verenvdvs. 
Wimpfen,  Steiner  ,  1 ,  73. 

5650.  'VERES  F. 

Rottenburg  (2  exeinpl.),  Steiner  ,  1, 54. 

5651 .  (vE)Ki 

Trêves,  Fr.  ,  21 06 .  '  Steiner,  (ampliore), 
m,  28  ;  France,  de  Longpérier,  81. 

5652.  '  VERI.M  (k.o/t/(.^ 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  104. — 
V.  n°  5666. 

VERH  V.  n»  5629. 


5053-5654. 


XXIX 


XXIII 


ver(/m)vs  fe 
verinvs  fec 
Rlieinzabern  ,  Fr.,  2101  ,  2102. 

52 


266 


5055 .  ■  vERivovs 

Tongres  ,  Mus.  de  Lic'ge  (inédit). 
VERivs  V.  11°  4518. 

5656 .  VERIVS .  F 

Asberg,FR.,2l03. 

5657  .  ■ VEHNA.   F 

Poitou  ,  FlLLON  ,31. 

5658.  ■ VERNAC.  EILVS 

Mus.  de  Lyon,  CoMARMONn,  116. 

5659  .  '  VERNACVLA 

Poitou,  FiLLON,  30. 

VERNAE  V.  nos  25  et  1002. 

5660 .  VEROCANDI 

Neuville-le-Pollet,FR.,  2096.  *  Cochet, 
81.  —  V.  n"  563i. 

5661 .  vero(h)issa  F  (sic) 
Normandie ,  Fr  ,  2104. 

5662  .  '  VERTECISA  .  F 

Londres,  Roacii  SiMmh,  R.  L.  ,  104. 

5663.  'VERTECIS.SA  (!'■  SCCMli.) 

Élouges  (Commode),  Cercle  Mous,  VI, 
121  :  VERTECis.M,  Rens.   de  M.  de 

BOVE. 

5664 .  (?;)ERTECissA  f  (aie) 
Voorluirg,  Fr.,  2105.  'Steiner  :  (j;)er- 

TECTSSA  ,  II,  294. 

5665.  ' VERTELIS  M. F 

Allier,  Tudoï,  72.  —  Cfr.  les  précéd. 

5666 .  ' VERVS 

France  ,  de  Longpérier,  81  ;  Mayence, 
Bullet.  monum.,  VIII,  255.  — 
V.  n«  5651. 


5667.  *  VERVS  (e  arch.) 
France,  de  Loncpékier,  81. 

5668.  VERVS  FE 

Mus.  Emele,  Fr.  ,  2108.  'Steiner  : 
VERVS  F,  II,  344.  —  V.  n°5651. 

5669-5670.  j    *, ^"^  fec  (ee  r.-c/,.; 

(        VERVS   FECIT 

Rheinza]>ern,  Fr.  ,  2109  et  2110. 

5671.  *  VERVSf'/'pjCIT 

Westerndorf ,  Von  Hefner  ,  45,  fig.  61 . 

5672.  VESPO.F 

Zurich;  Riegel,  Fr.  ,  2111.  'Londres, 
RoACH  Smith  ,  R.  L.  ,  104. 

5673.  '  VESPONi 

Râle;   Nimègue  ,  Fr.  ,  2112.   'Allier, 

Tl'dot,  72;  Amiens,  Dufour  ,  413; 

Tongres,  Mus.  de  Meester,  n"  282^ 

Londres,  Roagh  Smith,  R.  L.,  104. 

VEST  V.  n"  558. 

5674.  '  VEST. M 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  104. 

5675.  VESTM 
Badenweiler,  Fu.,  2113. 

VEST  V.  n"  558. 

5676.  VESTRI.OF 

Londres,  Roach  Smtth  ,  R.  L.,  10i. 
VET  V.  n°^  559  et  5678. 

VETERi  V.  n°  1982. 

• 

5677.  VETiLi 

Mus.  deDarmstadt,  Fr  ,  2114.  'Lampes: 
Steiner.  II,  344,  IV,  695;  Env.  de 
Naples ,  MoMM.SEN  ,  6308  ,  34»  ; 
IFcrrulanuMi ,  S.  Maréchal,  X,  48. 


5678.  VETTi 

Xanten;  Stettfeld  :  vet..i,  Fr,  2115 
*  Rome  (lampe),  Mus.   de  Meester 


—  267  — 

5G89 


5679-5(180 


C  VETTl  FELICIANI 
T.   VETTI  II  FVSCl 

Rome,  Faubetti,  521  et  531. 


5681 .  VEVALF  (e  arcli.) 
Steinsfurt ,  V.  bevalo,  Fr.,  2116. 

5682.  *  VEXIL  II  TRES 

Rome,  Fabuetti  ,  521.  —  Sigle  de 
tuiles  légionnaires  ? 

5683.  *  VEXivix 

France,  An7i.  Namur  ,  VII,  416;  Le 
Cliâtelet ,  Gkivaud  ,  lx. 

5684.  *vfrem(... 

France mérid. ,  Institut  (Mém.  présent.), 
1854,  III,  35. 

VFKi  V.  n"  4777. 

5685.  ■vii(hr)a 

(Tèles)  :  Walslietz  ,  Bull,  d'art  et 
d'arcliéol.,  V,  437  ;  Meerssen,  ibid., 
VI;  Tongres,  Cab.  Driesen  et  Mus. 
de  Meester  ,  n"  302  ;  Janssen  , 
Oudheidk.,  5,  et  Cercle  il/o«s,  VII, 
proposant  vbbka  ,  vrb  et  vrrba? 

5686 .  *  VHIRA 

Bavay  ,  dk  BasT  ,  51 .  Évidemment  le 
même  que  n°  5685. 

5087.  •oF.vif... 

Tongres  (2  exempl.).  Mus.  de  Meester, 
nos  283'  et  284.  —  of.vitalis? 

5688.  •...)vi 

Tongres ,  Mus.  de  Meester  ,  n"  336 
VI  V.  n»'  1627  ,  2480,  5787  et  s. 


OF.   L.  COS.  VI. 

VVichelhof,    Steiner  ,     11,    103.    — 
Cfr.  n"  5791. 

5690.  *L.  VI.  br. 

Londres  (anse  d'amphore),  Roach  Smith, 
R.  L.  ,  88. 

5691.  •  VI.  XII 

Le  Cliâtelet ,  Grignon  ,  ccxxiii. 

5692.  *  CF. VIA 

Londres  ,  Roach  Smith,  R.  L.,  104. 
vui  V.  n"  5861. 

5693  .  *  VIALEA 

Londres  (tèle) ,  Roach   Smith,  R.  L., 
89  ;    BiRCii  (id)  408. 

5694.  VIANTIMV 

Xanten  ,    Fr.  ,     2117.     *  Steiner  , 
vi.iVTiNi  M  A  (sic),  Il  ,  225. 

5695.  '  \i\nHh(gravé) 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L. ,  108. 

5696.  •  viA(r)vM(î)(?) 
Voorburg  ,  Steiner  ,  II  ,  294. 

5697.  VIATORJlF 

Castel,FR.,2118.  'Steiner  :  vutor.f 
II ,  342. 

5698.  viat(or)||f 

Wiesbaden  ,    Fii.,     2119.     "Lampe  , 
DoROW  ,  pi.  XV  ,  lig.  2. 

5699.  'c.viB 

Env.  de  Naples ,  Mommsen  ,  6307,  61". 


5700-5701 


\ 


CVIHA 
A.VIBI 

Cerveteri  ;  Cere  ,  et  Arezzo  ,   Farroni  , 
30  et  43. 


—  268 


r.702 .  *  viBi 

Capoue  ,  Riccio  ,16.  —  Cli'.  n°  5710. 

5703-5701    ^  'c.viBiDONAf..  |]kelix  ser  p(.. 

t  ■  M  .  VlBl  PlUMI 

Rome  ,  Fabuetti  ,  521. 

5705.  viBiA 

Mus.  de  Leyden  :  vibia(/()  et  i  vibia  , 
Fr.,  2119". 

5706.  ■  VlBlAN 

Lampes:  Arezzo ,  Fabrom,  pi.  ix, 
116;  BiRCH,  407. 

5707.  ■  vibian(.  .  . 

France  (ou  Italie),  Coll.  Durand  ,  Catal. 

.  DE  WlTTE  ,  392. 

5708.  VIBIANI 

Ratisbonne  ;  Âugsbourg  ,  Fr.,  2119'' 
*  Lampes  ;  Steiner  ,  IV  ,  57  ,  125  ; 
France  (ou  Italie)  (2  exempl.),  Coll. 
Durand  ,  Catal.  de  Witte  ,  353  et 
393  ;  Rosenauberg ,  Nyhoff  ,  I^ 
Sér. ,  m  ,  258. 

570"3  .  *  VIBIANVS 

Env.  de  Naples ,  Mommsen  ,  6307  ,  63»  ; 
Arles  (lampe),  XXII^  Cotujrès,  493. 
—  Cfr.  n»  2579. 

5710.  OF  VIBII 

Wimtisch.FR.,  2119"'.—  Cfr.  n"5712. 

5711.  *  VIBIOR 

(Anse  d'amphore)  :  Londres  ,  Roach 
Saiith,  R.  L.,  88;  Birch  ,  408. 

5712.  viBivs 

Normandie,  Fr.,  2119'-'.  ■Cochet, 
2 10  ;  Env.  de  Naples  ,  Mommsen  , 
6307,  62»;  BiRCH  (lampe),  407; 
h).  ,  412.  —  Cfr.  n"  5701. 


5713.  vie 
Friedberg,  Fr.,  2120. 

5714.  'VICARVS.F 

Londres,  Roach  Smith,    R.  L.,  104. 

5715.  V1CATI  M 

Nimègue  ,  Fr.  .  2120". 

vicciANA  V.  n"  5998. 

5716.  viccivs 
Kongen  ,  Fr.,  2120b. 

5717.  'vicuicivs 

Tumul.  de  Champion  (II^  siècle),  ou: 
viODicivs  ,  Aim.  Namtir,  Il  ,  440. 
—  Cfr.  n^s  5719  gt  57^0. 

5718.  ■  VICIANA  L   IVLl  RVFl 

Rome ,  Fabretti  ,521. 

vicioRiNvs  V.   n"  5727. 


5719.  'viCTicivs 

Voorburg  ,  Steiner,  11  ,  294. 
n»  5717. 


Cfr. 


5720 .  VICTOR 

Bibl.  de  Bàle  ;  Eulbach  ;  Schonberg  ; 
Altenstadt  ;  Friedberg  ;  Env.  de 
Nimègue;  Bavay ,  Fr.,  2121.  *nR 
C.M'Jio.NT,  399  ;  deBa^t  ,  51  ;  Rome 
(cimet.  de  Caliiste) ,  Fabretti  ,  521  ; 
Tongres  (anse  d'ampliore).  Mus.  de 
Liège  (incdit)  ,  ihid.  (tèle)  Cab. 
Driesen  ;  Heddemdorf  et  Niederbiber  : 
ict,  vie  et  OR  (fragments  de  victok  ?) 
Steiner  :  A* ,  65  ;  Wimpfcn  et 
Eulbach  :  Victor  ,  lu.,  73  ;  Bircii  , 
412.  —  V.  n"  150. 

5721  .  ■  VICTOR  (11  sur  t) 

Knv.  de  Naples  (lampe)  ,  Mo.MiM^ex  , 
6308  ,  36". 


—  269 


blit .  VlCTon  F 

Dallieim  (rétr.);  Neuwiod  ,  Fk.,  '2122. 
•  Luxembourg  ,  Public,    Vil  ,  13-2. 

5723.  VICTOK.FBC 

Bàle ,  Fk.,  2124.  "Augst  :  Victor  f., 
Steiner  ,  III  ,  159;  Heiculanum 
(amphore,  2  exerapl.),  Mommsen  , 
6307  ,  64^ 

5724.  viCTOuFi 
Dalheim  ,  Fr.  ,  2123. 

5725.  '  VICTORI.  M 

Chesterford  ,  A  rcltaeol. ,  XXXI 1 ,    353 . 
vicroiiiAE  V.  n"  4593. 

5726.  ■  V1CT0R1N1 

Poitiers  ,  Fillon  ,  29.    —  V.  11°  2664. 

5727.  vicTor.iNvs 

Kiingen  ;  Rlieinzabern;  Gondelsheim  ; 
Waldorf;  Biitzbach;  Londres;  Ni- 
mègue,  Fk.,2125.  'Bullet.  Alsace, 
I,  228  ;  BiRCH,412.  (France):  Moules 
Coll.  Durand,  Catal.  de  Witte  , 
351  ,  n»  1442;  Coll.  Beugnot  , 
Catal.  ,  Id.,  79,  n"  132. 

5728.  VlCïORINVS  F 

RoUweil  ,  Heddernheim,  Fr.,  2126. 
■Riegel  :  vicroii(/'/»M)F,  Stelner,  II , 
2;  Londres,  Roach  Smith  ,  R.  L., 
104.  —  V.  n»  2227. 

5729-5730.)      victor(in)vs  F 

l>      VICTORINVSF  (irir.) 
Enns  ;  ibid  :  victornvs  ,   Fr.  ,   2128  , 
2129.  'Steiner  :  victorinvsf,  IV, 
537. 

5731 .  VIGTORINVSFE 

Riegel  :  vir.iORiNVs  fe  ,    Fr.,    2130. 

■VICTORINVS.  FE.,   StEINER  ,    II,    2. 

vunoRis  V.  n"  83. 


5732.  ■  VICTOKNVS.  F 

Amiens,  Dufour,  413.  —  V.  n°  5726. 

5733.  victown  (gravé) 

Mus.  Emele,  Fr.,  2131.  —  victorini? 

5734.  "viDi 

Allier  (moule),  deP.wan-Dijmoulix,  382. 

5735.  viDvc 

Nimègue  ,  Fr.  ,  2 1 32 .  *  viDvci'O  ,  Sïei- 
NER,  11,317. 

5736.  •viDVc(... 

Tongres,  Mus.  de  Meester  ,  n"  286. 

5737.  *  viDVCi 

Baudour  ou  Bavay ,  Cab.  Toilliez  h 
Mons,Rens.  de  M.  de  Bove  (inédit). 

5738.  'vmvc(o)F 

Tongres,  Mus.  de  Meester,  n°  285. 

5739.  viDvcos.F 

Mus.  de  Wiesbaden,  Fr.  ,  2134. 
*  Poitiers ,  Fillon  ,  29  ;  Londres  , 
Roach  Smith,  R.  L.,104. 

5740.  *  vidvcos  f 
Allier ,  Tudot  ,  72. 

5741 .  viDvcvs 
Rlieinzabern;   Londres,    Fr.  ,    2132. 

■  Naniur  (ii«  siècle)  ,  Ann.   Namur  , 
VII,  416.  —  Cfr.   n"   5717. 

5742.  *  viENNi 

Mus.  deNarbonne  (lampe),TouRX.\E,''8. 
VII  V.  n"  19H 

,  5743.  ■  viiAvi  (sic) 

Riegel  ,  Steiner  ,  Il  ,  2.  —  Cfr. 
n"  5624. 

viiANïi  V.  n"  4028. 


—  270 


574i.  *  VIII 

Momalle  (anse  d'amphore)  ,  (inciis.)  , 
Mus.  de  Li('ge  (inédit).   —  Mesure? 

5745.  ■  VIII  B  F. 

Rottenlnirg  (verre)  ,  Steineu  ,    I  ,   54. 

574-6.  '. .  .)viii  OF 

Tongres  ,  Mus.  de   Meestek  ,  n«  343. 

574-7 .  *  viLA 

Le  Cliàtelet,  Grignon  ,  ccxxiii. 

5748.  ■  viLis 
Allier  (moule),  Tuuot,  66. 

5749.  *VIEL.\NOS 

Allier,  Todot  ,  72. 

5750.  *  viLLi 

Env.  deNaples,  Mommsen  ,  6307,65°. 
—  V.  nM803. 

5751.  •...)viLLi 
Modène  :  avili?  Fabkoni,  42. 

5752 .  '  viLLis  CALvo.  i(. . .  .)oi'ic(. . .  )b(.  .  )an(.  . . 
Coll.  Beugnot  (lampe), Ca/«/.  de  Whte, 

102  ,  n°  266. 

5753.  '  viLLivs  irétr.) 

Nimègue  :  svilliv  ,  Fh.,  2135.  "Stei- 
NEK  :  sviLLiv.F  ,  A",  147  ;  (laïuiie) , 
II,  319. 

5754.  viLLO  (EL  (irrh.) 
Niedermiilien  ,  Fii.,  2136. 

5755.  VILLO  FEC 

Mus.  de  Bàle,  Fk.,  2137. 

5756.  viLV 
Paris,  Fu.,  2138. 

5757 .  i)K  viM 
Mus.  lie  Wiesliaden  ,  Fii.,  2139. 


5758.  "viMiF 

Normandie,  Cochet,  491. 
viMiNvs  V.  n"  5881. 


5759.  '  viMPVS 

Londres  ,  Roacii  Smith,   R.  L  ,  104. 


5760-5761.1      °^^'^ 

(        VINDEMLIV   (sic) 

Mus.  de  Wiesbaden,  Fr.,  2140-2141. 


5762.  VINDEX.FE 

Nimègue  ,  Fb.  ,  2142.  '  vindvs  ; 
Steinek,  Il  ,  317. 

5763.  vindvs 

Mus.  de  Wiesbaden  :  vixdv(.  . .  et  . . .) 
Dvs  ;  Trêves  ;  Brohl  ;  Mus.  de  Bonn  ; 
Xanten  ;  Nimègue,  Fk.,  2143. 
"  Steineb  :   vindvs  ,  H  ,  339. 

5764.  vindvs  f 
Voorburg,  Fr.,  2144. 

_„„_    -_„„      1     '.  .  .M.VINIC  PANTAG.SVLI»"' 
5i65-5766.  { 

(    'm  vimci  oi>tvm.\t  ex  poss.  . . 

Rome  (op.  dol.) ,  Fabhetti  ,  503. 

5767.  "viNivi 

Tongres  ,  Mus.    de  Meester  ,  n"  335. 
1  —  CIV.  n°  5743. 

vioDicivs  V.  n»  5717. 

i  5768.  'l.vioi 

:        'Capoue  ,  Riccio  ,  pi.  viii  ,  fig.  69. 

5769.  vioLvs  FEC 
Rheinzabern  ,  Fr.,  2145. 

5770.  ■  vii'io 
Rii'gel  ,  SiEiNER  ,  11  ,  2. 


—  271    — 


5771.  'viPLV 

Dalheim  ,  Public,  de  Luxemb.  ,  Vil , 
175. 

5772.  'vm 
Poitiers ,  Fillon  ,  34. 

5773.  '.  ..v)\w{...(rétr.) 

Tongres  :.r)iR,  Mus.  de  Liège,  inédit 

5I7.i.  ■  of.vir(.  .  .(rétr.) 

Tiim.  de  Séron  (Hadrien)  Fit.,  2158. 
'  Ann.    Nanmr ,    IV  ,    18.   —  V. 

VIRILIS 

5775.  ■ OF.L.cus.vm(. .  . 

Tongres  ,  Mus.  de  Liège  (inédit). — •  Cfr. 
n°  5689  et  5793. 

5776.  'viRCiRi 

Vediten,  Fr.,2147.  'Steineh  :  viucini. 
(poterie  grossière),  11,  277. 

5777.  "VIRECATI.M 

Poitiers ,  Fillon  ,  32. 

viRECV  V.  n"  5779. 

5778.  VIRENS   FEC 

Riieinzabcrn  ,  Fr.,2U8. 

5779.  "  viKET.\ 

Poitiers  :  ou  viuEcv?  Fillon  ,  29. 

5780.  viRG 

Vecliten,  Fr.,  2146.  "Steiner:  virg- 
(poterie  grossière),  II  ,  277  ;  Allier  , 
TuDOT,  72. 

5781.  ...)\iRi 

Windisch.  Cfr.  viuilis  ,  Fr.,  2153. 
—  V.  n"  273. 

5782 .  *  viRiA 
Bavay  ,  de  Bast  ,  51 . 


5783.  ■  NviRiA 

Capoue  ,  Riccio  ,  pi.  vin  ,   fig.  70. 

5784.  OFViRiD 

Xanten,  Fr.,  2149.  'Steiner  :  of  virid, 
11  ,  225. 

5785.  viRiDi 
Augsbourg  ,  Fit.,  2150. 

5786.  ■  viRiDvccos 

Poitou ,  Fillon  ,  35.  —  Cfr.  n»'  2704 
et  n°  5739. 

5787.  ■  VIRIL 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,  104; 
BiRCH  :  VIRIL  ,  412. 

5788.  OF  VIRIL 

Nimègue;  Séron,  Fh.  ,  21 58."  of  viril(/s, 
Steiner,  11,  317;  Tongres,  °F  viRi(/), 
Mus.  de  Liège  (inédit), 

5789.  OFi.  VIRIL 

Mus.  de  Wiesbaden  ;  ici.  de  Darmstadt  : 
oiikviril;  Riicinzabern,  Fr.  ,  2150. 
'  Steiner  :  011  K  VIRIL,  11,  344; 
OF  IIKVIRIL,  IV  ,  695. 

5790.  OF.   L.C.  VIRIL 

Vechten  :  oflcvihilou  oflcvrril  (. ..; 
Nimègue  :  ofccvri,  Fr.  ,  2163. 
*  Steinek  :  OF  LC  viril,  11,  277. 
Londres  ,  RoACii  Smitii,  R.  L.,  104. 

5791 .  ■   I    :   •  OFL.  c. VIRIL  •    ;    \ 
Flavion   (Commode),    Ann.    Nainur  : 

OFLCVSRIL  ,    Vil,     31  ;     Rens.     de 
M.  Cajot. 

5792 .  ■  :  :  •  oflc.  viuil  .  • 

Tongres   (inédit)  ,    trouvé   par    M.    de 

lîORMAN. 


r)793.  OF.    L.    COS.    VllUL 

Dartlow-Hills  (Hadrien)  ;  Londres  ;  ibid  : 
...)viitiL,  Fh.,  2160. 

5794.  'OFic.  Lvci.  cos  vikil 
Allier,  TuDOT  ,  72. 

5795.  SVLPICIVS.   CF.    VIKIL 

Mus.  de  Mannlielni  :  viiui,  Fh.  ,  2165. 

5796.  viRiLi  (l  aich.) 
Voorljurg  :  vmiii,  Fr.,  2152. 

5797.  'cf.  viRiLi 

Cimet.  la  Motte-le-Comte  (Hadrien), 
A)in.  Natnur,  Vil,  411. 

5798.  OFic  viiiiLi 
Bartlow-Hills  (Hadrien),  Fr.,  2157. 

5799 .  *  OFLCvmiLi 

Tongres  (2  exempl.),  Mus.  de  Mek.'-ter, 
nos  287  et  288  (caractères  différents). 

5800.  OF.   L.   C.    VIRILI 

Friedberg ,    Fb.  ,    2162.    *  Steiner  : 

OF  L.   c.   VIKIU,  1 ,  90. 
5801  .  *  VdULICATl 

Poitiers  ,  FiLLO.>i  ,  29. 

5802.  viKii.is 

Kdngen  ;  llheinzabern  ;  Bavay  ,  Fr.  , 
2 1 51 .  "de  Calumont  ,  399  ;  de  Bast, 
5i;  BiRCH,  412. 


5803-5804.1      of.l.c.  viiULis 

(        L.C.OFI'I.VIRILIS 

Nimègue  .  Fr  ,  2159-2161. 


E805.  'vnuLis.F 

Londres,  Uoa(,ii  S.\ihm  ,  R.   L.  ,   104. 

580().  viiiii.isF 

Rlieinznbern  ,    Fr.,    2154. 


5807.  viRiLiSF  (La/V'/(.j 

Tongres  (tèle)  ,    Mus.    dk  Meester  : 
VIRILISE  ,  ïi°  301. 

5808.  VIRILIS  FE 

Rheinzabern;  Weiber  :  virivs  fe,  Fr., 
2155.  '  Bullet.  Alsace,  1,  228. 

5809.  ■  of.  virilli 

Londres,  Roach  Smith  ,  R.  L.,  104. 

5810.  '  OF  vmiN 

Cim.     de    Flavion  (Commode) ,    Ann. 
Namur,\l\,  31 .  —  OF  virili  (l  arch.p. 

5811.  'VIRISIM. 

Trêves    (tuiles) ,   Steiner  ,    III ,   27  ; 
Mus,  de  Trêves  :  viuisi  M,  ibid.,  125. 

5812.  *  OF  VIRITI. 

Rottenburg,  Steiner,  11 ,  350.    —    of 

VIRIU  ? 

virivs  V.  n°5808. 

5813.  *VIRMIO 

Bavay  ,  deBast  ,51. 

5814.  ■  VIROM.  oF 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.  ,   104. 


5815-5816 


VIRTIIV 
■  VIRTIIVS 

Londres,  Roach  Smith  ,  R.  L.,    104; 
BiRCH  ,  412. 

5817.  *  vir(th)vs  es 

Allier,  Tudot  ,  68,  ou  :  virthvs  fe  , 
72.  —  virthvs.  Fs  ? 

5818.  "virthvs.  F 

Tours,  Roach  Smith,    Coll.  aut.,\, 
163. 

5819.  VlliTHVSF 

Heddcrnlieim  ,  Fr.,  2166 


273 


.")8-20.  VIMTUVS  FF.CIT 

Londres,  Fh.,  "21(17.  *  FIoach  Smith  : 
VinTHVS.FKCIT  ,  R.  L-,  101. 

',S-2\  .  VIRTVS   F 

Mil*.  EjiF.u;,  Fr.,2168. 

5822.  viKTVTi  {gravéi 
ObeiTOsbach,  Fr.,  2169. 

5823.  *0F  VIRTVTIS 

Allier ,  Tudot,  72.  ;  Londres ,  Roacu 
Smith,  R.  L,   101. 

582i.  "VIKTVVM 

Virton ,  Hagemans  ,  i\A  et  Mus.  de 
Bruxelles ,  Cc/ff/.  Jlste  ,  187,  BB. 
13  '. 

5825.  OF.vis(... 
Picardie,  Fr.  ,  2170. 

5826.  *  VISA 

Le  Cliâtelet ,  GRIG^ON  ,  lx. 

5827 .  *  viSACvs 

Bavay,  de  Bast,  51.  -  Cfr.  n''5358. 

5828.  'fvisivs 
Bavay,  de  Bast  ,  51. 

5829.  A.o.viT 

Mayence  ;  ibid  :  o(.  .)vi(. .,  Fr.,  2194. 

.")830.  vit.(ft) 

Mus.  de  Uarnistadt  :  vit,  Fr.,  2183. 
'  Steiner  (lampe)  :  vit(ft)  ,  II,  SH  ; 
VIT  F  ,  IV  ,  695. 

*  Ce  sigle ,  cherché  au  Musée  ,  n'y  a  pas  été 
trouvé  ;  mais  les  nombreux  analogues  découverts 
ailleurs  (V.  ci -dessus)  empêchent  de  faire  un 
rapprochement  entre  le  figle  et  le  nom  de  Virton. 
V.  du  reste  p.  15. 


.")831.  'ûF.VIT. 

Ddiiay,  UoACii  Smith,  U.  L.  ,   108. 

5832.  OF  VIT 

Friedberg,  Fr.,  2184.  "Le  Cbâteict  ; 
Londres;  Paris  ;  Amiens  (2  exeni]»!.), 
DiJFOCR ,  413. 

5833 .  viTA 

Bàle  (2  exempl.)  ;  Riegel;  Bavay;  Renaix, 
Fr.,  2171.  *JoLY,  ou:  vitalis  F  , 
Mess,  scienc.  hist..,  1849,  199  ,  et 
Coll.  scient.  ,  5  ;  UE  Bast  ,  51  ;  Le 
Chàtelet;  Paris  ,  Hagemaks  ,  413  ; 
Augst  :  vita  ,  Bruckner  ,  3075  ; 
Londres,  RoachSmith  ,  R.  L. ,  104.  ' 

5834 .  F .  viTA 
Riegel,  Fn.,  2186. 

5835.  0  viTA 

Rottweil  ,  Fii.  ,  2187.  "Aniiens  (2 
exempl.);  Le  Chàtelet,  Dufour,  418. 

5836.  ■  oviiA 
Bavay ,  de  BaîiT  ,  51 . 

5837.  'OF.viTA 

Londres,  RoACH  Smith,  R.  L.,  104. 

5838 .  ofvita 

Windisch ,  Wiesbaden  ;  Mus.  ibid  ; 
Bonn  ;  Xanten;  Vediten ,  Fr.,  2188. 
■  Fiedler  :  OF  vita  ,  53  ;  Steiner  : 
OF  viTA(alis),  II,  lOO;  of  vita(//'s) 
II  ,  225;  OF  VITA.  ,11,177;  Allier, 
TuDOT,  72. 

5839 .  ■  ofv(it)a 

Tongres ,  Mus.  de  Liège  (inédit). 

'  VITA  se  trouve  encore  sur  divers  vases ,  peint 
et  non  imprimé  ,  comme  devise.  V.  entr'autres  , 
Mus.  de  Bruxelles  (terre  noire),  Calai.  Juste, 
187,  BB.  31- 


XIXX 


XXIII 


33 


274 


58i(J.  'OF  V1T\ 

Amiens  it  exenipl.),  OuFCum  ,   413. 

5841 .  OF  vi(ta) 

Bâle  ;  Mus.  ibid.,  Fr.,  2185.  *  Steiner  : 
OF  \T.\,  111,  162;  Bhuckaer  , 
3074;  Tnngres,  Mus. ^  de  Meester  , 
n"  299. 

5842.  *0F   VITAE. 

Rottweil ,  Steiner  ,  I,  64. 
viTAiis  V.  n»  5861. 

5843 .  VITAL 

Riegel  (2  exempl.);  Heimersheini;  Trêves, 
Fr.,  2172.  *Meldham-bridge  , /Ir- 
cliaeol. ,  12;  Tongres  ,  Mus.  de 
Meester  ,  n"  290. 

5844 .  ov(it)al 
Mayence :  dviav  ,  Fr  ,  2190. 

5845.  'OF.  VITAL 

Le Châtelet  ;  Londres;  Amiens  (3  exempl.) , 
DuFOUU  ,  413  ;  Douay :  OF.  vital.  , 
ROACH  Smith,  R.  L.,  108.. 

5846.  OFVITAL 

Windisch  :  , . .  )ital  ;  Mus.  de  Bâle  : 
OF  vital;  Riegel;  Friedberg;  Mus. 
de  Wiesbaden;  Mayence;  Wicheihof: 
OF  vita(  ...  ;  Xanten  ,  Vecliten  ; 
Montrœul  :  ofvitai  ;  Londres,  Fr., 
2189.  "Tongres,  Mus.  de  Meester, 
n°  291  ;  Mayence  et  Friedberg  : 
OF.  vital.,  Steiner  ,  A  ,  265  ,  I , 
90,  185;  Vechten  :  OF  vital.,  II, 
277.  —  V.  n"  3907. 

5847.  \  fit)  ^\..OFF. 
Nimègiie  ,  Fr.,  2180. 

5848.  ■  .  .  .'). VITAL. i  (a  arch.) 
Tongres,  Mus.  de  Meester,  n"  292. 


5849.  vil  ALI 

Riegel  (4  exempl.);  Oehringen  ,    Fr., 

2173.  "Augst,  Steiner  ,  111  ,  10-J. 
—  V.  n"  3000. 

5850.  OF.VITALI 

Bâle;  Riegel:  ...)vrr.AU,  Fr.,  2191. 

5851  .  VITALIS 

Mus.  de  Wiesbaden;  Nimègue;  Vecli- 
ten ;    Voorburg  ;   Le   Cbâtelet ,  Fr  . , 

2174.  'Steiner,  viti.alis  ,  II ,  317  ; 
GfiiVAUDjpl.XLVii;  Amiens  (2  exempl.), 
DuFOUR,  41 3  ;  Paris  ;  Londres  ;  Ciney, 
Anu.  Namiir ,  VII,  33;  Renaix  , 
JOLY  ,  Coll.  scient.  ,  5  (double 
emploi?);  Birch,  412  ;  Mayence, 
Bullet.  moiium.,  VIII,  255. 

5852  .  ■  VITALIS  .  F 

Marche  ,  Cab.  Gielen  à  Maeseyck  , 
Rens.  de  M.  Hablts  (inédit). 

5853.  VIT  A  LISE 

Mus.  Emele  :  VITALIS  ;  Ciney,  Fr.  ,  2175. 

5854 .  VITALIS  1 1  F  ((jravé) 
Mus.  Emele,  Fr.,2176. 

5855.  *  VITALIS.  FE 

Londres,  Roach  Smith,  R.  L.,104. 

5856 .  VITALIS  FE 

Riegel;  Friedberg;  Trêves,  Fr.,2177. 
'  Steiner  :  vitalis  fe.  ,  1,  90;  Cim. 
de  Flavion  (Commode),  Ann.  Namur, 
VII,  31. 

5857 .  ■  VITALIS  FEciT  {(jravé) 
Pompeï  {(lolium)  ,  d'Aloe  ,  97. 


5858. 


Londres 


VITALIS  M. s 
Fr.,  2178. 


;7o 


5859-5860.  j 


'  VITALIS.M.S.F. 
]        '  VlTALIS.M.S.FfcCIT 

Londres  ,  RoACii  Smith,    R.  L.,    104. 


5861.  V(1TJALIS  MSK 

Bartlow-Hills  (Hadrien)  ;  Londres  : 
(vit)aiis  msf;  ihid  :  viai(.  .  .  ,  Fr., 
"2179. 

5862.  '  OF.  VITALIS 

Poitou  ,  FiLLON  ,34. 

5863.  *0F.  VITALIS 

Douay,  Roach  Smith,  R.  L.,  108; 
Richborough ,  Id.,  RRL.,  69. 

5864.  OF  VITALIS 

Niiriègue;  Vechten  ;  Paris  ;  Le  Châtelet , 
Fh.,  219-2. 

5865.  (olv  vi(tal)is 

Windisch  ,    Fk.  ,  2193     '  Riegel  :    OF 

VITALIS.,  StEINKK  ,  11  ,  2. 

5866.  ■  OF   VITALIS.  I 

VValsbetz  (Maic-Aurèle) ,  liiitl.  d'art 
etd'archéol.,  V.,  435. 

5867.  ■  VITALIS.  l'P 

Londres,  Roach  Smith  ,  R.  L.,  104. — 

VITALIS.  OF? 

viTiALis  V.  n°5851. 

5868.  v(iTi)v  (sic) 
Londres,  Cfr.  vitalis  ,  Fi!.,  2181. 

5869.  viTiv  naf(.  . .  (sic) 
Mayence,  Fi».,  2182. 

5870.  VITRIOFEM 

Neuwied,  ou  :  vitrioki:=>,  Fu.,  2196. 
■viTitio.FE;  Steimîiî  ,  II  ,  62. 

5871.  'VITTIO. 

\Vini|ilen  ,  Steineh,  1 ,  73. 


58"72.  viTVS 

Trêves,  Fk.,  2197. 

5873.  "oF  viv. 
Vechten,  Steinek  ,  II,  177. 

5874.  "vivauvs 

Cim.  de  Flavion  (Commode),  Ann.  Na- 
mur,  Vil,  31.  —  am.\(nd)vs? 

58  7. "i.  '\i{w) 

Mus.  de  Darnistadt,  Steiner,  11,344. 

5876.  •  VLATi 

Londres  (bronze),  RoACii  Smith  ,  Calai. 
nûs  326,  327. 

5877.  •vLATi(... 

Cos,  Rev.  archéol,  XIV  ,  598. 

5878.  "VLATIM 

Tongres,  Mus.  UE  Meester,  n»  294. 

5879.  vLKuu 

Angleterre  ,  Fit.,  2198.  —  VLissi? 

5880.  "vLivvs 
Allier ,  TnuoT,  72. 

5881.  VLLi.NVS 

Augsl,  ou  :  viMiNvs,  Fr.,  2199.  "Stei- 
ner :  VIMI.NVS  et  VLLINVS  ,  III ,    160. 

5882.  'mef.  vlp.o 

Mus.  de  Lyon  (anse   d'amphore),  Co- 

MARMOND,    115,   116. 
5883  .       ■  M  .  VLl»    SVCCESS  I  !  SVLI'lCIANl 

Rome ,  Fabketii  ,521. 

i       ■  l'.VLl' 

5884-5885.  I      .  ^,^^, 

Poitou,  FiLLOiN  ,30,  31  ;   WX!'  Con- 
gres, 272    —  Cfr.  n°  228. 


5886.  * .  ..)vMABi 

Voorburg ,  Steinek  ,  II ,  294. 

■  L .  VMli 

5881-5889.1    •l.(vm)b 

I     *L.(VJl).HOSI 

Capoue,  RiGCio ,  pi.  viii  ,  lîg.  66-08. 
Gfr.  n"  25-24. 

5890 .  ■  vMBKisci 
Aiezzo ,  Faiîuoni  ,  43. 

5891.  "V.M.N.N 

Bavay  ,  de  Bast  ,51. 

VN  V.  n»  3497. 


3892.  "CYN 

Arezzo  ,  F.ABiiONi ,  43. 

VTSB  V.  n"  5501 . 


5893.  •vn(...)['0 
Noniiandie,  Cochet,  178. 

5894.  •  ...)VM 

ToDgres ,  Mus.  de  Meesteb  ,  n»  295. 

5895 .  VNi .  M 
Aiiysl,  Fit.,  2200. 

5896.  "VMCVS.K 

Loiuhos,  RoACH  Smuh,  R.  L.,  104. 

5897.  VNiss.\T  : 
Mus.  Emele,  Fr.,  2201. 

5898.  -Q.vo 

Londres,  Roach  Smith  ,  R.  L.,  104.— 
Cfr.  no  5916. 

5899.  "VODAM.M 

Poitiers ,  Fillon  ,29.  —  vftnAM . r.i  ? 


276  — 
'  590t. 


VOCARAF 

Vechten  ,    Fr.  ,     2203.     '  Steiner   : 

VOCARA  F.  ,   II,  277. 

5902 .  •  voCARi 

Le  Chàtelet ,  Fr.  ,  2204.  —  V.  n"  2689. 

5903 .  ■ vocN 

Tougres,  Mus.  deMeester,  n''296. 

5904.  voiv  (i  indiné) 

Zurich,  Cfr.   civoiv.s ,  Fr.  ,  747.  — 

VOLV  ? 

VOLOGESVS  V.  n°  5906. 

5905.  ■yoLiVRivs 
Poitiers,  Fillon  ,29. 

VOLV  V.  n"  4321. 

5906.  CSSVOLVGESVS  F 

Westerndorf ,  Fr.  ,  2205.  *  Steiner  : 
CSSVDLVGESVS  F  ,  IV,  161  ;  VoN  Hef- 

NER  :  CSSV0LOr,E>VSF,  45,  flg.   19. 
5907  .  "  VOLV.M  lANVAR 

Rorne?   (verre)  ,   Panofka  ,   158. 
vOLVNiossvs  V.  n»  3920. 

5908.  'voLvs 

Tours,  RoACH  S.MiTH,  1,  163. 

5909 .  VOLVSFE 
Paris,  Fk.,  2206. 

5910.  *  voLVSi 

Poitiers  et  env.,  Fillû.n  ,  29  ,  35. 

5911.  'l.volvsi  II  PH.vsis 
Rome  ,  Fabretti,  521. 


5912.  ■  vosiicvNNvs 

—  j  Londres,  Roach  S-mith,  R.  L.,  104 

900.  vocara  I  BiRCH  ,  412. 

Cologne;  Xanlen ,  Fr.,2202.  '  Lersch  |  — 

(terre  veite),  Coin,  62;  vodara.f.,  I  5913.  'vot  of 

Steiner,  II  ,156.  i  Normandie,  Cochet,  401. 


277  — 


5'J  \i.  '  VOTO  .  ¥ 

PoUuU  ,   FlLLON,   oi. 

5915.  *c.  voTOMS(?) 

Mus.  de  Naibûune  (poterie  grossière)  , 
TOURNAL  ,  78. 

591  G.  'Q.  vovo 

Londres  ,  Uoach  Smith,  U.  L.,  1U4. 

5917.  'yovu-avoti 

Le  Châlelet ,  Gnl^,^o,^  ,  LX. 

59 1 8 .  "m \ ovs 

Cim.  de  Flavion  (Commude;  ,  Ann. 
Namur,  VII  ,31. 

\'V.\  V.  n"  1590. 
\R\  et  viiAP  V.   nos  16-iO  et  1651. 

59 1 9 .  '  VRBANVS 

Nimègue;  Vechten,  Fh.,2207.  *  Stei- 
iSEK  :  VRBANVS  F.  ,  Il  ,  277  ; 
Allier  (moule)  ,  Tldoï  ,  OG  ;  de 
Payan-du  Moulin  ,  382  et  ue  Cau- 
MO.M,  432. 

5920 .  VRBANVSF 

Neuwied,  Fis.,  2208.  'vrbanvs.. 
Steineu  ,  U  ,    G2. 

5921.  "vhBici 

Allier  (moule) ,  Tudot  ,  pi  ix  ;  de 
Paya.\-di]  Moulin  ,  382. 

5922 .  ■  VRBicvs 

Allier,  Tudot,  72,  75  ;  ibid  (moule),  6G. 

5923.  VRBINVS.F 

Nimègue  ,  Fr.,  2209 .  '  Fabretti,  521  ; 
DiRcu  (lampe)  :  vrbinvs.  f.,  407. 
*  viiBVRO  V.  n°  5351 . 


5924-5925. 


VREC 
(        ■  VRECV 

Poitou,  FiLLoN,  31  ,  32. 


5926.  *m.(vr)fe 

Peltau  ,  Milt.  fur  Sleiermurk  ,  VIU  , 
76.  —  Cfr.  n»  5935. 

5927.  •of(...)v(....)ri 

Mus.  de  Narbonne  ,  Tournal  ,77. 

5928.  *vRii 
Xanlen  ,  Stelneb  ,  II ,  224. 

5929.  ■  vitiSAiv  irêlr.) 
Rome  ,  Fabretti  ,  521. 

vRiTEPA  V.  n°  5944. 

5930.  ■  VR1TVES  Ij  CINCOS 

Bavay,  Gab.  de  Fouhmestiîaulx,  "2072 
(inédit). 

5931.  "VRMNI 

Londres,  Roach  Smith,   R.  L.,  104. 

—  (Sat)VRNIM  ? 

5932.  ■  .  ..)VR0  irétr.j 

Laeken  (poterie  grossière) ,  Mus.  de 
Bruxelles  ,  Cafo/.  Juste  ,  19G,  lot 
DD.  43  (inédit).— MALLVuo? 

5933.  'OF.VRS 

Douay,  Roach  Smuih,  R.  L.,  108. 

5934.  c  cou  VRS  (incus.) 
Piémont,   ou  :  vr.si  ,    Fr.  ,    2214. 

*  Pompeï ,  ou  :  c .  cor  .  vrsi  ,  (Uwnpe) , 
MoMMsEN,  0308  ,  13°.  —  Cfr. 
n»  1607. 

5935.  M.(VR)S.FE 

Pettau  (tuile)  ,  MitlheUuiujen  fur 
Sti'ierinarl{,y,  173.—  Cfr,  n"*5937 
et  592G. 

5936.  (vr)m 

Veclilen  ,  Cfr.  ctNESPSE  ,  Fr.,     639  vl 


—  278  — 


2-210.  '  Steinei!  :  viiSi  (poteiie  gios-     51)i9 
sière) ,  II  ,  277. 
G.N.vRSi  V.   n"s  1246  et  2429. 


5937  L.VRSi 

Heddernheim ,  Fb.  ,  2211.  —  Cfr. 
n°^  5941  et  5943. 

5938.  VKSio 

Augsbourg;  Xanten  ;  Vichy  ,  Fr.,  2212. 
■  Steuner  (lampe)  ,  IV  ,  57  ;  Rosenau- 
berg ,  Nyhoff  ,  II"  Sér.  III  ,  258. 

5939.  'yrsinivs. 
Wimpfen  ,  SteIiNEr  ,1,73. 

5940.  VRsiNVS 

Eulbach,  Fu.  ,  2216.  •Wimpfen  : 
VRSiNvs.,  Steiner,  I  ,  73. 

5941.  ■vrsv(... 
Windisch  ,  Fr.,  2215. 

5942-5943.  '      'Vf-sv'.vs. 

'         "VHSVS. 

Wimpfen  ,  Steiner  ,  1  ,  73. 

5944  .  '  VRTIEPA 

Mus.  de  Lyon  :  ou  vruepa,  Co.«.\Rimon'd, 
116. 

5945.  ■vRvc(ys) 

Voorburg,  Sieiner  ,  II  ,  294  ;  BiRCH  : 
VRVC ,  412. 

5946.  'VRVOKD 
Poitiers,  FiLtON  ,  29,  37. 

5947  .  ■  . .  .)vKvsr 

Ncuis,,  Julirbiicher  ,  WUl,  125.  — 
(m'.il)vuvsF  ? 

5948.  •oF(..)vs 

Tongres  ,  Mus.  de  Meester  ,  n"  298. 
—  Cfr.  n"  3230. 


Andenne  (verre),  Mus.  de  Liège  (inédit). 


5950 .  *  .  . .  )vsc(am.a) 
Tongres,  Mus.  de  Liège  (inédit). 

5951.  'VSORIM.OF 

Poitiers,  Fillon  ,  29.  —  cesorini? 

5952 .  *  VSSA 
Bavay  ,  de  Bast  ,  51. 

5953.  • ...)vsT(... 

Élouges  (Commode),  Rens.  de  M.  de 
BovE  (inédit).  —  (;)vst(î(:vs)? 

5954 .  ■ vsTA 

Limoges  (sigle  incomplet),  Rev.  archéol. 
VU,  434 

vï  V.  n"  1812. 

5955.  ■  VTIANEVS 

Tum.  de  Séron ,  ou  :  vtiabevs,  Fr., 
2217.  'Aiin.  Namur  (Hadrien),  IV, 
19  et  20. 

5956.  VTiLis  {rétr.i 
Friedlierg,  Fr.,  2218. 

5957.  VTiLi  II  s.EPO(.  . . 

In  der  Engi ,  Fr.  ,  2219.  '  Enge- 
Haibinsel  :  vTiLijjs  fpo(...,  Steiner  : 
111,  218. 

5958.  ■  VTlLlS  MANVX 

Cologne  ,  Coll.  Merlo  ,  Jahrbitclier  , 
XXXV,  46. 

5959 .  ■  VTiUNVS 
Allier,  Ti;dot  ,  72. 

5960.  'vv 

Bavay ,  Cab.  de  Fourmestraulx  ,  n" 
87  (inédit). 


279 


.VJOI.  ■  VVBIA 

Marcke  ,  Mess,    scieur,  hist.  ,    1848, 
3114. 

vvENis  V.  n"  2869. 

5962 .  *  VVERENSE 

Waldbillig  :  (tre)\VERENSE ,  PuhHc.  de 
Luxemb.,  VI  ,  93. 

5963 .  *  vvM 

Mus.  de  Narbonne  ,  Tournal  ,  77. 

5964.  'woNYO  (?) 

Le  Cliàtelet ,  Giugnon  ,  lx. 

5965.  "w.xx.w 

Le  Cliàtelet ,  Grignon  ,  ccxxiii. 

5966 .  *  \v( . . ,  )w  iiii 
Augst ,  Steiner,  111, 164. 

5967 .  • vx 

Poitou  (tuiles) ,  Fillon  ,  34. 

5968 .  vxxopiLLi 

Augst  ;  Galgen  :    . . .   )  'p  iLLi  ;  Ems  : 
...)  PiLLVS,  Fr.,  2220. 


X. 


5969 .  • X 

Rome  (lampe),  Mus    hk  Meester. 

5970.  *x  (près  d'un  nom  illisible) 
Broin,  Inst.  hist.  1839-40,  54. 

5971.  "XAN 

Le  Chàtek't ,  Grignon  ,  ccxxiii. 

5972.  x/VNT 
Paris,  Fr.,  2222. 


5973.  'x\x(th)[ 
îManre  ,  Grivaijd,  pi.  xu'i. 

5974.  ' XANTi 

Poitiers ,  Fillon  ,  29  ;  Heerlen,  Piens . 
de  M.  Habets.  —  V.  n^^  541  et 
3822. 

5975.  xaNtiv 
Paris,  Fr.,  2221. 

5976.  *xAPi  (caract.  grecs  :  chari) 
Mus.  de  Narbonne,  Tournal,  77. 

5977.  x.A.R  (V.  le  préc.) 
Herculanum  (lampe),  S.  Maréchal,  X, 

52;  mais  x.v.s.  (rétr.),  pi.  XLi. 

5978.  "XAXI.F. 
Rottenburg,    Steiner,  1,  54.  —  Cfr. 

n°  5587. 

5979.  "XC 

Allier,  Tijdot,  72. 

XII  V.  n"  5691. 
xiii  Y.  n"  1952. 

5980.  'xiiis 

Bertrange  ,  PuhUr.  de  Luxemb.  ,  VU  , 
36. 

5981  .  •  XIV 

Pompeï ,  d'Aloe,  97. 

5982.  "xivi 

Poitiers ,  Fillon  ,  29  ;  Londres ,  Roach 
Smith,  R.  L.,  104. 

5983.  "xixllxix 

Cuyk  (poterie  bleuâtre) ,  Hermans,  126. 
XNTi  V.   n"  542. 

5984.  ■ODEx( )xpfqfa( 

Rome  (np.  dol.i,  Fabretti  ,  510. 


280   - 


5985.  'xYii 

Tongres ,  Mus.  de  Mf.estf.h  ,  n"  344. 

5986.  '  xviuis 

Tossenberg  ,  Public,  de  Luxembourg , 
VI  ,  268. 

5987 .  '  XVNX 

Londres ,  RoACH   Smith,   R.  L.,104. 

5988.  "w.xv.v 
Obernau  ,  Steineh  ,  1 ,  70. 

5989.  *=  XX  = 
Riegel,  Steiner  ,  II  ,2. 

5990.  'xxx 
Bavav  ,  de  Bast  ,  51. 


Y. 


5991  .  's.  YE.NNR 

Londres     (anse    d'amphore)  ,    Roach 
Smith,  R.  L.,  88. 

5992.  'ws 

AuUin  ,  Autun  archénl.,  269. 


ZABDAK  V    n"  339. 

5993.  •..)ZEC 

Tongres ,  (briquette)  Mus.  de  Meesteu  , 
n°   307. 

5994.  'OF.   ZEVEHI 

Tonrs,  Roach  SjirrH  ,  I,  163.  —  CtV. 
n»  5162. 

5995 .  "  zoiL 

Allier,  Tudot,  72;  Poitiers  ,  Fii.lon  , 

-27. 

5996.  ■  zoiLFE 
Allier  (moule),  Tudot  ,  66. 

5997.  ■  zoiLi 
Piémont,  Broxgniaut  ,  119. 

5998  ■  ZOSlMf .  L  .  IVLI .  RVFl  li  VICCIANA 

Rome  ,  Fabretti ,521. 

5999  .       '  ZOSIMVS  FAVSTINAES  SER  FEC 

Florence  (tube  de  plomb),   Fabretti  , 
498. 

6000.  '  zz  (en  croix) 

Mus.    de    Lyon    (sceau ,    de  potier  ?) 
Comarmond  ,  378. 


LOCALITÉS  DÉSIGNÉES  DANS  L'INDEX. 


Afferden  (Guelilre ,  Hollande). 

Afrique  septentrionale. 

Aix-la-Chapelle ,     Aquisgranum  ,    Aariien 

(Prusse). 
Agen,  Ayinmim  (France). 
Ahrweiler  (Allemagne). 
Allier  (dép,  de  France). 
Alsace  (France). 
Altenstadt  (Hesse). 

Annens,  Ambiani,  Samarohriva  (France). 
Anisoldingen  ou  Aniseldingen  (Berne ,  Suisse). 
Andenne  (Naniur,  Belgique). 
Angers  (France). 
Annemasse  (Savoie). 
Appeldorn  ,  près  de  Dusseldorf  (Prusse). 
Apt  (Provence,  France). 
Arbre  (Namur,  Belgique). 
Arentsburg,  V.  Vooriiurg. 
Arezzo,  Aretium  (Italie). 
Arles ,  Arelas  (France). 
Asberg ,  Ascibwgum  ,  près  de  Meurs. 
Avenches  ,  Wiflisburg  ,  Avenlkimi  (Suisse). 
Avesnes  (France). 

Aug.sbourg,yli<g(<.s/rt  F/"(/e//(.'0/7/H( (Autriche). 
Augst  ,    AïKjusta    Rmtrdporum  ,  Raurica  , 

Basel-.\ugst  (Suisse). 
Autun  (France). 
Auvergne  (France). 
Baden,  Badena  (Aargau  ,  Sui.sse). 
Badenweilcr  (Baden). 
Bàle,  lUtsilea  (Suisse). 
Banassac  (Lozère,  France). 
Bartlow-Hills  (Essex ,  Angleterre). 
Bas-Rliin  (Allemagne  et  non   le  di'p.   di!  ce 

nom  en  France). 


Bavay,  Baçjaeum  Nerviorum  (France). 

Baudour  (Hainaut ,  Belgique). 

Bayeux,  AïKjustodumim  (France). 

Belcele  (Flandre ,  Belgique). 

Berlacomines  (Namur,  Belgique). 

S. -Bernard  (Mont),  (Suisse). 

Bertrange  (Luxembourg). 

Besançon,  Vesontio  (France). 

Betzdorf  (Luxembourg). 

Biburg  (Allemagne). 

Bierstadt  ou  Birstadt  (Nassau). 

Billiciigraz  (Autriche). 

Bingen  (Prusse). 

Birgelstein  ,  près  de  Salzbourg. 

Birlen,  près  de  Xanten. 

Bitburg  ou  Bittburg ,  Beda  Viens  (Prusse). 

Blois  (France). 

Bois-des-Loges  près  du  Havre  (France). 

Bois-de-Vaux  près  de  Lausanne. 

Bologne,  Bononia  (Italie). 

Bonn,  Bonna  (Prusse), 

Bonne-Nouvelle  (Normandie). 

Bordeaux,  Burdiqala,  Aruriciim  (Fiance). 

Bourges,  Biturhjes  (France), 

Bous,  près  de  Saarlouis. 

Bracliy  (Normandie). 

Brohl  (Prusse). 

Broin  (Côte  d"or,  France). 

Brotonne  (forêt  de),  (Normandie). 

Briigg  (Aargau,  Suisse). 

Brumath  ,  Brocomanus  (Alsace). 

Buchs  (Env.  de  Zurich). 

Biinqdiz  (Berne  ,  Suisse). 

Butzbach  (Hesse). 

Cagliari  (Sanhiigne). 


XXIX 


XXIII 


34 


—  282  — 


Càlcar  (Prusse). 

Calvados  (dép.  de  France). 

Canstatf  (Wiulemberg). 

Cany  (Normandie). 

Capoue  ,  Copiia  (Italie). 

Castel,  Castellum,  près  de  Mayence  (Hesse). 

Càtillon  (Normandie). 

Caudebec  (Normandie). 

Caiix  (Normandie). 

Cere  (Italie). 

Cerveteri  (Italie). 

Champion  (Namur ,  Belgique). 

Cliamplieu  (Picardie). 

Cliàteaublun  (France). 

Cliàtelet  (le)  ,  (Champagne). 

Chavannes ,  Schaffis  (Suisse). 

Chéseaux  ,  près  de  Lausanne. 

Ciiester  (Angleterre). 

Chiusi ,  Chimim  (Italie). 

Christnach  (Luxembourg). 

Cimiez  (près  de  Nice). 

Ciney  (Namur  ,  Belgique). 

Colchester  (Angleterre). 

Cologne  ,  Colonia  Agrippim  ,  Coin  (Prusse). 

Corenne  (Namur,  Belgique). 

Corroy-le-Grand  (Brabant ,  Belgique). 

Cos  ,  Co.m  (Jarn  et  Garonne  ,  France). 

Côte-d'Or  (dép.  de  France). 

Crefeld  (Prusse). 

Cuissy  (France). 

Cuyk  (Hollande). 

Culm  (V.  Oberculm). 

Dalheim  (Luxembourg). 

Dalheim  près  de  Mayence  (Hesse). 

Dullikon  (Suisse). 

Darmstadt  (Hesse). 

Décima  (bords  de  la  Moselle). 

Uevelier  (Suisse). 

Dieppe  (Normandie). 

Dordogne  (dép.  de  France). 

Dormagen  ,  Durnomo<jiim  (Prusse). 

Douay  (France). 

Ebersberg  (Allemagne). 

Echzell  (Hesse). 


Elbeuf  (Normandie). 

Elewyt  (Brabant,  Belgique). 

Ellezelles  (Hainaut,  Belgique). 

Élouges  (Hainaut,  Belgique). 

Elsasszabern ,  V.  Saverne. 

Emmerich  (Allemagne). 

Ems ,  Amisia  (Nassau). 

Enge-Halbinsel  (Berne ,  Suisse). 

Enns  (Autriche). 

Ensdorf,  près  de  Saarlouis. 

Epfacb  ,  Avodiacum  (Bavière). 

Epinay-S"^-Beuve  (Normandie) . 

Erkelenz  (Prusse). 

Erpfingen  (Allemagne). 

Ervillers  (France). 

Étaples ,  Quentovic  (France). 

Eulbach  (Hesse). 

Évreux  (France). 

Ewel  (Angleterre). 

Exeter  (Angleterre), 

Faucarmont  (France). 

Fécamp  (Normandie). 

Filsdorf  (Luxembourg). 

Finthen ,  Ad  fontes  (Hesse). 

Flavion  (Namur ,  Belgique). 

Florence  (Italie). 

Fouron-le-Comte  (Liège,  Belgique). 

Fregivau  (Namur,  Belgique). 

Frick  (Aargau ,  Suisse). 

Friedberg  (Hesse). 

Galgen ,  près  de  Zurich. 

Geldern,  Sablones  (Prusse). 

Gellep  (Prusse). 

Genève,  Geneva,  Genf  (Suisse). 

Gièvres  (Sologne). 

Gondelsheim  ,  près  de  Sinsbeim  (Bade). 

Greenwicii  (Angleterre). 

Greisch  (Luxembourg). 

Grimlinghausen  ,  près  de  Neuss  (Prusse). 

Giinzburg  (Bavière). 

Hagenau  ou  Hagenow  (Mecklembourg). 

Hanau ,  Ilanovia  (Hesse). 

Hartleur  (Normandie). 

Hartlip  (Kent  ,  Angleterre). 


—  283  — 


Hauberg  ,  près  de  Dusseldorf. 

Heddernheim  (Nassau). 

Heddersdorf  et  Niederl)iber,  V.  Neuwied. 

Heeiien  (Uuclié  de  Limbourg). 

Heidelberg  (Bade). 

Heiligenberg  (Alsace,  France). 

Heilenbach  (Allemagne). 

Heimersheini  (Nassau). 

Heuzweiler ,  près  de  Saarbourg. 

Herculanum  (Italie). 

Héron  (Liège,  Belgique). 

Hespèrange  (Luxembourg). 

Hochraauem  (Bavière). 

Hockeniieim  (Nassau). 

Houtliem-S.-Gerlacli  (d\Klu'  de  Liniliourg). 

Hiifingen  (Bade). 

Hunimersdorf  (Styrie). 

Hunenburg  près  deButzbafli. 

Idstein  (Nassauj. 

Iglitham  (Angleterre). 

llleville  (Eure  ,  France). 

In  der  Engi  (Berne,  Suisse). 

Inlieiden  (Hesse). 

Jemeppe  (Liège,  Belgique). 

Jens  ,  Petinesca  (Berne  ,  Suisse). 

.lorl  (Normandie). 

Joviacum  (Autriche). 

.louxtens  près  de  Lausanne. 

Jublains ,  Naeodunum  (Mayence  ,  France) 

Juliers  ,  Juliacum,  Giilicli  (Prusse). 

Jupille  (Liège,  Belgique). 

Juslenville  (Liège,  Belgique). 

Kanincheninsel  (Suisse). 

Kiistel ,  près  de  Praticien  (Suisse). 

Kaltwyck  ,  Catvicum  (Hollande). 

Kemel,  près  de  Schwalbach  (Nassau). 

Kezdi-Vâsârliely  (Hongrie). 

Kogel  (Autriche). 

Kongen,  près  d'Esslingen  (Wurtenii)erg). 

Kosching  (Bavière). 

Krayenhof,  près  de  Nimègue. 

Ladenburg,  Lupodnnum ,  (Bade). 

Laeken  (Brabant  ,  Belgique). 

Lanaeken  (Lindjourg,  Bt-lgique). 

Langweid  (Bavière). 


Lausanne  (Suisse). 

Laval  (Fiance). 

Lede  (Flandre,  Belgique). 

Leibnitzerfeld  (Styrie). 

Leyden ,  Lugdunum  Batovonnu  (Hollande). 

Lézoux  (Auvergne). 

Liberchies  (Hainaut,  Belgique). 

Ligerz  (Berne,  Suisse). 

Ligones ,  (près  deLèzoux). 

Lille  (France). 

Lillebonne  (Normandie). 

Limoges,  Au<justorit  iim ,  Lemouices  (Vnnc\'). 

Linz  (Autriche). 

Lisieux,  NoviomaguinLexoriomm  (France). 

Litlington  (Angleterre!. 

Livoume  (Italie). 

Locarno  (Tessin). 

Lodève  ,  près  de  Montpellier  (France), 

Londinières  (Normandie). 

Londres  ,  Londinium  (Angleterre). 

Lorch  ,  Lauriacum  ,  V.  Enns. 

Lothbury  (Angleterre). 

Louisendorf   ou  Neuenlouisendorf ,   près  de 
Clèves. 

Ludwigsburg  (Hohenlohe). 

Lunneren  ou  Niederlunneren  (Zurich  ,  Suisse). 

Luxeuil  (France). 

Luxembourg  ,  LunUburgnm. 

Lymne  (Angleterre). 

Lyon,  Lugdunum  (France). 

Maerke  ou  Maercke-Kerkem  (Flandre,  Bel- 
gique). 

Maestricht ,  Mosae  Trajectum,  Pons  Mosae 
(duché  de  Limbourg). 

Magny  (Calvados ,  France). 

Maizières ,  V.  Nimy. 

Mandeure,  Epuniaiiladinum  (Alsace, France). 

Mannheim  (Bade). 

Mans  (le) ,  (France). 

Marchienne-au-Pont  (llainaul ,  Belgique). 

Marsal  (Lorraine). 

Marseille  (France). 

Maulèvrier  (Normandie). 

May(!nce ,  Mogiinlia  ,  Mainz  (Hesse). 


284 


Meerssen ,    Marsana ,    Manna  [AwM    de 

Liniboiirg). 
Metl  (Suisse). 
Meurs  (Prusse). 
Milan  (Italie). 
Modène  (Italie). 
Moninlle  (Liège,  Belgique). 
Moiiderberg  (Prusse). 
Mons ,  Caiitri  lociis  (Hainaut ,  Belgique). 
Montans,  Alhu  Julio  (Provence). 
Montenaken  (Limbourg ,  Belgique). 
Montrœul-sur-Haine  (Hainaut ,  Belgique). 
Morvau  (Nièvre,  France). 
Mulhausen  ,  près  de  Canstatt. 
Munirli ,  Monacitm  (Bavière). 
Muraz  ,  près  de  Villeneuve. 
Nalliers  (France). 
Naples  (Italie). 
Neflenbacli  (Suisse). 
Neuenheim,  près  deHeidelberg  (Bade). 
Neut'ciuitel  (Suisse). 

Neuss,  Noveshwi,  près  de  Dusseldorf  (Prusse) 
Neuville-le-Pollet  (Normandie). 
Neuwied  (Prusse)  i. 
Niederanwen  (Luxembourg) . 
Niederbiber ,  V.  Neuwied. 
Niederniuiien  (Suisse). 
Niederrad ,  V.  Oberrad. 
Nimègue  ,  Noviomatjum  (Hollande). 
Nimy-Maizières  (Hainaut ,  Belgique). 
Nydan  (Schleswig). 
Oare  (Kent,  Angleterre). 
Oberculm  (Aargau  ,  Suisse). 
Oberlaibacb  (Allemagne). 
Oberrad,  env.  de  Francfort  s/M. 
0])errosbacb  (Hesse). 
Oberwintertbur  (Zurich  ,  Suisse). 
Oehringen  (Wurtemberg). 
Oise  (d(!'p.  de  France). 

Orléans,  Genabum  Aureiianuriim  (France). 
Orne  (bords  de  1')  ,  (France). 
Paclit(!n  ,  près  de  Saarlouis. 


"  Stkinek    donne    pnnr  Ncinvieil 
lli'ililursilorf  el  Nieilerliilici , 


l'iiidicalion  : 


Pan-Pudding-Bock ,  env.  de  Beculver  (Angle- 
terre). 

Paris,  Lutetia  Parisioriim  (France). 

Périgueux,  Pelroconi,   Vesuna  (France). 

Petinesca ,  V.  Jens. 

Petronell  (Autriche). 

Pettau  (Styrie). 

Pforzlieini  (Bade). 

Pfiinz,  près  d'Eichstadt  (Bavière). 

Planches  (Orne ,  France). 

Plaxtol  (Angleterre). 

Poiiien,  Augiistorihim  Limonum,  et  Poitou 
(France). 

Pompeï  (Italie). 

Portici  (Italie). 

Batisbonne  ,  Regina  Castra  ,  Regenshurg 
(Bavière). 

Reculver,  Regulbii  (Angleterre). 

Reenen ,  V.  Rheenen. 

Remagen,  Rigomagnm  (Prusse). 

Renaix  (Flandre,  Belgique). 

Rheenen ,  env.  d'Utrecht  (Hollande). 

Rheinzabern,  Tabernae  Rlienanae  (Bavière). 

Rhodez ,  Segodunum  (France). 

Richborougli  (Angleterre). 

Riegel,  Riegola  (Brisgau,  Bade). 

Rodmarton  (Angleterre). 

Rome. 

Rosenauberg,  près  d'Augsbourg. 

Rosenheim  (Bavière). 

Rossum  (Hollande). 

Rottenburg ,  Colonla  Stimlocenne  (Wiu'- 
teniberg). 

Routot  (Eure,  France). 

Riickertshausen  (Wurtemberg). 

Sagonte  (Espagne) . 

Saint- Amand  (Nord  ,  France). 

Saint-Denis-Westrem  (Flandre,  Belgique). 

Saint-Dizier  (Ciianipagne) . 

Saint-Marx  (Aulriciie). 

Saint-Nicolas,  près  de  Nancy  (Lorraine). 

Saint-Remy  (France). 

Saler-Au  ,  près  de  Batisbonne. 

Salzbourg,  Snlisburgtim  JuiHwum,X{û\ iche . 

SarrcJKMirg  (Prusse). 


—  285 


Saverne ,  Elsasszabern  ,    Très  tabernae  (Al- 
sace). 
Scarpone  (Meurthe,  France). 
Schaesberg  (duché  de  Limhourg,  Hollande). 
Schaffis,  V.  Chavannes 
Schindellegi ,  près  de  Windisch. 
Sclilijgen  (Autriche). 
Schoore  (Flandre,  Belgique). 
Schonberg  (Hesse). 
Schônérken ,  env.  de  Prûm  (Prusse). 
Schwinkendorf  (Mecklembourg). 
Seligenstadt  (Hesse). 
Selzen  (Allemagne). 
Séron  (Namur,  Belgique). 
Seveler-heide  (Guetdre,  Hollande). 
Shefford  (Bedfordshire ,  Angleterre). 
Soissons  (France). 

Soleure,  Solodurum,  Solothurn  (Suisse). 
Somme  (bords  de  laj,  (France). 
Somzée  (Namur,  Belgique). 
Sottorf  (Hanovre). 

Spire ,    Noviomaijus  ,   Cii'itas   Nemetum 
Speier ,  (Bavière). 

Springhead  (Angleterre). 

Stables,  Stabiae  (Italie). 

Staffort ,  près  de  Carlsruhe  (Bade). 

Steinegg  (Suisse). 

Steinsfurt,  près  de  Sinsheim  (Bade). 

Steinheim  (Wurtemberg). 

Stensfeld  ,  près  deBrucbsalle  (Bade). 

Strasbourg,  Anjeiitoratum  (France). 

Studenberg  (Berne ,  Suisse). 

Sulzbach  (Bade). 

Tamise  (emb.  de  la) ,  (Angleterre). 

Taufendell,  à  Schonerken. 

Taviers  (Namur,  Belgique). 

Teplitz  (Bohème). 

Thiers  ,  près  de  Lézoux. 

Thionville  (France). 

Thulin  (Hainaut,  Belgi(iue). 

Tittelberg  (Luxembourg). 


Tongres ,    Aluaca  ,     Tiingri ,    (Limbourg , 

Belgique)  '. 
Tossenberg  (Luxembourg). 
Toulon-sur-Allier  (France). 
Tours ,  Turonum  ^France). 
Tunis  (Afrique). 
Turgi  (Suisse). 

Trêves,  Augusla  Tvevivovum  (Prusse). 
Ubbergen-Beek  (Belgique)  ^ 
Valognes  (Normandie). 
Vechten  ,  env.  d'Utrecht  (Hollande). 
Velleja  (Italie.) 
Vèrines  (Poitou). 
Vie  (Auvergne). 
Vichy-les-Bains  (France) . 
Vicques ,  près  de  Délémont  (Prusse  ) 
Vidy,  près  de  Lausanne. 
Vieil-Évreux ,  Eburovlci  (Normandie). 
Vieux,  près  de  Caen (Calvados). 
Vogelsang  ,  près  de  Windisch. 

Volterra  (Italie). 

Voorburg,  Forum  Adriani,dM  lieu  dit  Arents- 
burg  (Hollande). 

Vulci  (Italie). 

Waesmunster  (Flandre ,  Belgique). 

Waldbillig  (Luxembourg). 

Waldorf ,  près  de  Wiesloch. 

Walsbetz  (Liège  ,  Belgique). 

Wals-Wezeren  (Liège,  Belgique). 

Wasserbillig  (Prusse). 

Waudrez  ,  Vogdoriacum  (Hainaut,  Belgique). 

Weiher  (Bade). 

Weinheim  (Hesse) 

•  Steiner,  III,  381,  qui  écrivait  en  1854,  place 
Tongres  dans  le  royaume  des  Pays-Bas.  Froehnek, 
n"  1116,  traduit  Tongres  par  Bourges  et  eu  fait 
par  conséquent  une  ville  l'ranraise. 

2  FnoEiiNEii  qui,  V"  Martialisf.  parle  de  celte 
localité  comme  belge,  n'aurail-il  pas  confondu  avec 
Ubbergen  ,  près  Nimègue,  où  ont  en  effet  été  décou- 
vertes des  antiquités.  V.  Steiner.  11,  245. 


—  286  — 


Weisenau  (Hessc). 

Weissenliof  (Wurlemberg) . 

Wels  (Autriche). 

Wenduyne  (Flandre,  Belgiiiiic) . 

Westerndorf  (Bavière). 

Westheim  (Souabe). 

Wezeren  ,  V.  Walswezereii. 

Wichelhof  (Prusse). 

Wiesbaden,  Malllmae  aqiiae  (Nassau). 

Wieslocli  (Bade). 

Witlisburg ,  V.  Avenches. 


Wilferdingen  ,  près  de  Pforzheini. 

VVimpfen  (Autriche) . 

Windisch  ,  Vindonissa  (Aargau,  Suisse). 

Wintericb  ,  sur  la  Moselle. 

Worms  (Hesse). 

Xanten  ,  Castra  Vetera  (Prusse). 

Zahlbach,  près  de Mayence  (Hesse). 

Zatsenhausen  ,  près  de  Canstatt. 

Zerf  (Prusse). 

Ziilingen  (Suisse). 


C0LLECT10^'S  PAKTlCliLIÈUKS  ET  PUBLIQUES. 


Collections  et  cabinets  : 

»  Bartholdy  ,  maintenant  Berlin. 

11  Beugnot  ,  Paris. 

1)  Cajipana  ,  Kome,  maintenant  Paris. 

»  CiiARLiEH  ,  Nivelles. 

»  CluiW  (Paris). 

»  Creutzeu. 

M  DE  FouRHESTRAULx  ,   Gussignies , 

près  de  Bavay. 

))  DE  Meester,  Hever,  près  de  Malines. 

Il  Driesen  ,  Tongres. 

11  DcRAND  ,  Paris. 

Il  Emele  ,  Mayence. 

1)  HoiiBEN  ,  Xanten. 

»  Merlo  ,  Cologne. 

»  PouRTALÈs  ,  Paris. 

Il  Raifé  ,  Paris. 

»  ScHOEPFEiNN  ,  Strasbourg. 

Il  ToiLLiEZ  ,  Mons. 


Musées 


Aoste. 
Bâle. 
Bayeux . 


Musées 


Blois. 

Bois-le-Duc . 

Bordeaux . 

Brandebourg. 

Bruxelles. 

Darmstadt. 

Genève. 

.léna . 

Leyden . 

Liège. 

Lyon. 

Mayence . 

Mannlit'ini. 

Munich . 

Narbonne . 

Niort. 

Périgueux 

Rouen . 

Strasbourg. 

Vérone. 

Wiesbaden. 


BIBLIOGRAPHIE,  ' 


'Akerman  ,  John  Yonge ,  An  arcliaeological  index  tu  remains  of  antiqnily  of  the 
Celtic-Romans-British  and  Anglo-Saxon  periods,  —  Bibl.  roy.  — 

Annales  du  Cercle  archéologique  de  Mom. 

'Annales  de  la  Société  archéologique  de  Namur. 

Annali  detl'  Istituto  di  correspondanza  archeologica  ,  —  Bibl.  loy.  — 

'  Archaeologia  or  Miscellaneovs  tracts  relating  to  Antiquitij,  published  by  the 
Society  of  Antiqunries  of  London.  (Revue  anglaise  d'antiquités),  —  Bihl.  roy.   — 

Autun  archéologique ,  —  Bibl.  roy.  — 

Beger  ,  Thésaurus  electoralis  Brandenhurgensis,  —  Bibl.  roy.  — 

BiRCH ,  IP  vol.  de  son  History  of  ancienl  poltery,  —  Bibl.  roy.  — 

BûNNiN ,  Antiquités  gallo-romaines  des  Eburoviques,  —  Bibl.  roy.  — 

S.  BoRMANS ,  Rapport  pour  Vannée  1863,  présente  à  l'Institut  archéologique  liégeois. 

Brongniart  et  Riocreux,  Description  méthodique  du  Musée  céramique  de  la  manu- 
facture royale  de  Sèvres  ,  —  Bibl.  roy.  — 

*  Bruckner  ,  Versuch  einer  Beschreibung  historischer  und  natiirlicher  Werkwiirdig- 
keiten  der  Alterthiimer  von  Augusta  Rauracorum  oder  Augst ,    —  M.  PiOT.  — 

Bulletins  de  l'Académie  royale  de  Belgique. 


♦  Sont  indiqués  par  un  astérisque  ceux  dont  Frœhner  a  connaissance  en  tuut  ou  en  partie.  Pour 
les  ouvrages  étrangers ,  on  ajoute  l'indication  de  la  l]il)liotlièque  pulilique  ou  privée  oii  il  a  été  donné  à 
l'auteur  d'en  prendre  connaissance.  Beaucoup  de  ces  ouvrages  sont  malheureusement  incomplets  et  , 
surtout  pour  les  revues  ,  on  n'a  pu  avoir  dans  les  mains  que  des  livraisons  éparses. 

Il  est  vraiment  regrettable  que  l'on  ne  puisse  trouver  en  Belgique  des  collections  complètes  de  ces 
publications  diverses  sur  l'archéologie  qui  voient  le  jour  partout  en  Europe  depuis  une  trentaine  d'années; 
croirait-on,  par  exemple  ,  que  la  Bibliothèque  royale  a  cessé  d'être  abonnée  aux  Colleclanea  anlïqua 
de  sir  Roach  Smith  ;  au  Bulletin  monumental ,  de  M.  de  Caiimont  ;  au  Journal  of  the  Brïtïsh 
arckeological  Association  ;  aux  Mémoires  des  antiquaires  de  Normandie,  de  Morinie  ,  etc. ,  etc. 
Si,  à  raison  de  la  trop  grande  spécialité  de  ces  ouvrages .  on  juge  (|ue  la  Bibliothèque  royale  ne  doit  pas 
y  rester  abonnée ,  ce  serait  une  raison ,  peut-être ,  pour  le  gouvernement  d'encourager  pécuniairement 
la  formation  d'une  bibliothèque  archéologique  auprès  de  l'Académie  d'archéologie. 

Plus  tard  on  regrettera  de  ne  pas  l'avoir  fait  ;  aujourd'hui  il  en  est  encore  temps  :  et  qui  mieux  que 
l'Académie  d'archéologie  pourrait  se  charger  de  former  une  collection  complète  de  toutes  les  revues 
archéologiques  paraissant  par  toute  l'Europe  ?  Bien  certainement  le  concours  du  gouvernement  serait 
acquis  à  pareille  entreprise  (X.  pour  les  indications ,  V Annuaire  des  sociétés  savantes  par  le 
comte  AcHMET  D'HÉRicouni.^ 


288 


lUdlelin  des  Comniissioiix  roijuks  d'art  d  d'nrclièolo(jie  en  Belgique . 

Bulletin  des  Conniés  hialoriques  des  mis  et  monittiieiits ,   France,  —  Bibl.  roy.  — 

Bulletin  du  Comité  de  lu  Unique,  de  l'histoire  et  des  cuis  de  la  Fiance,  —  Bibl.  roy.  — 

Bulletin  de  VInstilul  archéologique  liégeois. 

Bulklino  deir  Istiluto  di  correspondatna  archeolugicn   Nupolitano,  —  Bibl.  roy.  — 

Bulletin  de  la  Société  pour  la  vonservatiou  des  monuments  historiques    d'Alsace, 

—  Mus.  de  Liège.  — 

Bulletin  de  la  Société  scicnlifique  et  littéraire  de  Tongres. 

Bulletin  monumental  de  M.  UE  Cuimont,  —  Bibl.  roy.  — 

Catalogue  de  la  Vente  de  la  galerie  Pourtalès,  —  Paris  1865,  —  M.  de  Meesteh.  - 

Catalogue  de  la  belle  et  nombreuse  collection  d'antiquités  en  tout  genre  ,  délaissée 
par  feuU.  le  comte  de  Renesse-Bkeidb.\ch,  —  Gand  1863-1864.  — 

Catalogue  descriptif  du  Musée  provincial  de  Liège  ,  fondé  par  Vlnstitul  archéolo- 
gique liégeois.  —  1"^  édition.  — 

Catalogue.  —  V.  Juste  et  Schayes.  — 

Ch.\bouillet  ,  Catalogue  des  camées  de  la  Bibliothèque  impériale  de  Paris  ,  —  M.  de 
Meestek.  — 

Cochet  (l'abbé)  ,  La  Seine  inférieure ,  archéologique  et  historique  ,  —  Mus.  de 
Naraur  '.  — 

Id.  ,   Mémoire  sur    une    remarquable    sépulture    romaine   trouvée    à   Lillebonne  , 

—  Rouen  1866  ,  don  de  l'auteur.  — 

JD.,  Origines  de  Bouen  d'après  l'histoire  et  l'archéologie  ,  —  M.  H.xbets.  — 

Collection  R.\ifé  ,  —  V.  Lenorjumt.  — 

COMAKMOND,  Description  des  objets  d'art  déposés  dans  les  salles  du  palais  des  arts  à 

Lyon  ,  —  Bibl.  roy.  — 
Congrès  archéologique  de  France,  —  Publ.  annuelle, _ —  Mus.  de  Liège.  — 
d'Aloe  (le  couim.  Stan.)  ,    Les  ruines  de  Ponipeï  en  1S61,  —M.  H.\bets.  — 
C.  Daly,  V.  Bévue  générale  de  f architecture. 

Ue  Bast  ,  Becueil  d'antiquités  de  la  Flandre  —  surtout  11"=  suppl.,  |i.  51. 
De   Caumont  ,  Abécédaire   ou   rudiments   d'archéologie,  ère  gallo-romaine  ^  ,    -^ 

Bibl.  roy.  — 
Id.,  Cours  d'antiquités  monumentales ,  —  iliid. — 
Id.,  V.  Bulletin  monumental. 
*De  Caylus  ,  Becueil  d'antiquités  égyptiennes  ,   étrusques,  grecques  et  romaines, 

—  Bibl.  roy.  — 

'  Mentioimù  sans  lilie  clans  les  annolations  des  Sigles  l'igutins. 

Les  ouvrages  iirécédemmeut  publiés  par  l'abbé  Cochet  ont  été  compulsés  par  Khœuneu. 

—  Gilé  sans  tilre  dans  Vlndex. 


—  289  — 

De  LoNGPÉRiER ,    dans    la    Il^viie    immismalique   de    France  ,    1I«   série ,   1  ,    "3  , 

—  Bibl.  roy.  — 

Delvaux,  de  Fuuron ,    La   décoiwertc   du   Sleenbosch    cl  l'ovKjine.  de  sa   chapelle 

à  Fouron-le-Comte  ,  —  M.  Habets.  — 
De  Montfaucon  ,  l'AïUiquilé  expliquée  ,  —  Mus.  d'antiquités  de  Bruxelles.  — 
De  Payan-Du.molilin  ,  —  dans  l'Illustration  de  Paris,  1857  ,  11^  seni.  ,  p.   382.   — 
"De  ScHMiDï,  Recueil  d'antiquités  trouvées  à  Avenches  ,  à  Culm  et  en  d'autres  lieux 

de  la  Suisse  ,  —  Bibl.  roy.  — 
DeWitte,  Description  des  antiquités  et  objets  d'art  qui  composent  le  cabinet  de  feu 

M.  le  chevalier  Duhand  ,  —  Bibl,  roy.  — 
Id  ,  Description  de  la  collection  d'antiquités  de  M.  le  vicomte  Belgnot  ,  —  M.  de 

Meesteis.  — 
"DOROW,  Opferstulte  und  Grabhiiqel  der  Germanen  und  Rome  r  a  m  Rhein  ,  —Bibl. 

roy.,  et  Mus.  de  Bruxelles.  — 
Douglas  ,  Nenia  Britannica  ,  —  Bibl.  roy.  — 

DuFOUR  ,  dans  les  Mémoires  des  antiquaires  de  Picardie  ,  IX  ,  413 ,   —  Bibl.  roy.  — 
*Emele,    Beschreibung   rômischer  und  deutsclier  Altertliiimer  in  dem  Gebiete  der 

Provinz,  Rheinhessen  ,  —  Bibl.  roy.,  et  Mus.  de  Bruxelles.  — 
Encvclopédie  méthodique  ,  partie  antiquités,  —  M.  Chalon.  — 
R.  Fabhetti  ,  liiscriptionum  antiquarum  quœ  in  œdibuspaternis  asservant ur  explicatio 

et  addimentum  ,  —  Bibl.  roy.  — 
Fabroni  ,  Sloria  degli  antichi  vusi  fittUi  aretini ,   —  M.  de  Meester.  — 
FiEDLER  ,  Denkmaeler  von  Colonia  Trajana  et  Vetera  Castra  ,  Description  du  Mus. 

HouBEN  ,  —  Bibl.  roy.  — 
B.   FiLLO.N,  L'art  de  terre  chez,  les  Poitevins  ,  —  Bibl.  roy.   — 
FiORELLi  ,  Giornale  deqli  scavi  di  Pompei,  —  Bibl.  roy.  — 
Froehner  ,  Guileiinus  ,   Inscriplioues  terne    coctce  vasorum  inirn  Alpes  ,  Tissam  , 

Tamesin  repertas ,    (Philologus ,    Zeilschrift    fur    des   klassische    Alterthum  , 

herausqeben  von  Ernst  von  Leutsch  ,   Supplemenl-Hefl  i^um  uv'ôlflen  Jahryany , 

Gôttingen ,  1857). 
Gw&ette  des  architectes  et  du  bâtiment,  par  Viollet-Leduc  ,   année  1866  ,  articles 

de  LiGER  sur  les  fouilles  de  la  cité,  —  M.  Gérard,  à  Hasselt.  — 
GoRius ,  Muséum  Etruscum  ,  —  Bibl.  roy.  — 
GniGNON  ,  Bulletin  des  fouilles  faites,  par  ordre  du  Roi ,  d'une  ville  romaine  ,  sur 

la  petite   montagne  du   Ghàlelel ,   entre   S.-Dizier    et   Joinville  ,    Clianipagne  , 

—  Bibl.  roy.  — 

Grivaijd  de  la  Vincelle  ,  Recueil  de  monuments  antiques  dans  l'ancienne  Gaule  , 

—  Bibl.  de  Liège.  — 


—  290   - 

Id.  (et  abbé  du  Tersan)  ,  Arts  et  métiers  des  anciens ,  —  Bibl.  roy.  — 

Hagemans,  Un  Cabinet  d'amateur. 

Hkrmans  ,  Noord-Drnhnnd's  oiidheden  ,  Bois-le-Duc  ,  1866,  —  M.  Habets.  — 

Inghirami  ,  Montimenti  etrmci  o  di  elrnsco  nome  ,  —  Bibl.  de  Liège. 

Institut  de  France  ,  différents  Mémoires  ,  —  Bibl.  de  Liège.  — 

Jahrbiiclier  des    Vereins  fur  Mecklemburgische   Geschichte  iind   Alterthumskunde 

—  Schwerin  (notamment  Vlll  ,  1843) ,  —  Mus.  de  Liège.  — 
'  Jahrbiicher  des  Vereins  von  Alterthumsfreunden  im  Rlieinlande  ,  — Bibl.  roy. — 
Janssen  ,  Gedenkteekenen  der  Germanen  und  Romeinen  aan  den  linker  Oever  van 

ier  Neder-Rhyn  ,  —  Bibl.  roy.  — 
Id.  ,  Musei  Lugduni  Batavorum  inscriptiones  ,  —  Bibl.  roy.  — 
Id.,  Oudheidkundige  ontdekkingen  in  Nederlanden  ,  overgedrukt    uit  verslagen  en 

mededeelingen  der  koninklyke  Akademie  van  wetenschappen  ,  afdeeling  Letterkunde  , 

deel  IX  en  X  ,  1865,  1866,  —  don  de  l'auteur.  — 
Jahresbericht    ûber   den    Zustand    und    das    Werken    des   histor.     Vereins     fiir 

Steiermark  ,  —  Mus.  de  Liège.  — 
JOLY,  Collections  scienlifiques  d'objets  d'art ,  d'antiquités  et  de  curiosités  de  la  ville 

de  Renaix  ,  —  don  de  l'auteur.  — 
Journal  of  the  British  Archaeological  Association  ,  —  Bibl.  roy.  — 
Juste,  Catalogue  du  Musée  royal  d'armures  et  d'antiquités  ,  —  èdit.  de  1864.  — 
Lebeau,  Antiquités  d'Avesnes  ,  —  Bibl.  roy.  — 
Leemans  ,  Romeinsche  Oudheden  te  Rossutn  ,  —  Bibl.  roy.  — 
Leibnitz  ,  Catalogue  de  la  Bibliothèque  de  Nuremberg ,  —  Bibl.  roy.  — 
Fr.  Lenormant  ,  Description  des  antiquités  égyptiennes  ,  babyloniennes  ,  assyriennes, 

mèdes  ,   perses  ,  phéniciennes ,  grecques ,    romaines  ,   étrusques  et    américaines  , 

composant  lacollection  de  feu  M.  A.  Raifé—  Paris,  1867,  —  M.  de  Meesteb.  — 
*  Lersch  ,  Central  Muséum  Rlieinlândischer  Inschriften  ,  —  Bibl.  roy.  — 
Liger  ,  V.  Gazette  des  architectes. 
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Mémoires  de  la  Société  des  antiquaires  de  France  ,  —  Bibl.  roy.  — 
Mémoires  présentés  par  divers  savants  à  r Académie  des  inscriptions  de   l'Institut 

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Messager  des  sciences  historiques. 
Mitlheilungen  des  historischen   Vereins  fur  Sleiermark. 
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291 


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de  Liège.  — 
'Oberlis,  Mus   Schoepilini ,  Tomus  priov  (seul  publié)  :  Lapides  ,  marnioia ,  vasa  , 

—  Bibl.  roy.  — 
Oberbayerischer  Arcliiu.,  — V.  von  Hek.ner.  — 
Panofka  ,  Museo  Bartoldino  ,  —  Bibl.  roy.  — 
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Periodisctie  Dlâller  der  yesehichle  und  Altertiiums-Vereins  zu  Casuel  ,  DunnsUtdt , 

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Publications  de  la  Société  d'archéologie  dans  le  duché  de  Limbourg,  —  Maeslricht.  — 
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Riccio  ,  (Genaro) ,  Notii^ie  deglï  scavanienti  del  suolo  delV  antico  Capua  e  dei  suoi 

monumeuti ,  —  M.  de  Meester.  — 
Ho.\CH  SiMiTH  ,  —  V.  Smith. 

SCH.WES  continué  par  PiOT  .  In  Ueltjique  et  les  Pays-Bas  sous  la  domination  romaine. 
Id.,  Catalogue  du  Musée  royal  d'armures  et  d'antiquités. 
1d.,  Histoire  de  l'architecture  en  Belgique. 

Schriften  der  Wurtembergische  Alterthilmer,  Vereins  ,  —  Mus.  de  Liège.  — 
'  S.METIUS  ,  Antiquitates  Neomagenscs,  —  Bibl.  roy.    — 

'Smith,  (Sir  Ch.  Ro.\ch)  ,  Collectanea  antiqua ,  Etchings  of  ancient  remains, 
iliuslrative  ofthe  habits,  customs ,  and  hislory  of  past  âges.  On  peut  en  former 
une  collection  à  peu  près  complète  en  recourant  à  la  Bibl.  roy.  ,  (1"  vol.  déclaré 
introuvable  sur  le  continent  par  Froehnek)  ,  au  Mus.  d'antiq  de  Bruxelles  ,  cliez 
MM.  Gl'IOTH  (Bibl.  de  la  société  numismatique)  et  Ch.vlon.  — 
Id.,  Illustration  of  Roman  London  ,  —  M.  Chalon.  — 

Id  ,  Report  on  excavation  made   on   the  site   of  Ihe  Roman    Castram    al   Lymne 
in  Kent,with  notes  on  the  original  plan  of  Ihe  castrum  and  on  Ihe  ancient  state 
of  the  romney  marshes  ,  —  M.  Glioth.  — 
Id.  ,  The  nntiquilies  of  Richborough,  Recul  ver  and  Lymne  in  Kent, —  M.  Chalon. — 
Stei.neu,  Codex  inscriptionum  Rheni ,  Darmstadt ,  1831  —  Mus.  de  Liège  '.  — 


'  Celle  première  édition  [-1  parties;  de  Sïeineu  est  désignée  par  la  lettre  A  daus  l'Index  . 


—  292  — 

■|d.  ,  Codex  iiiscriptionuin  liumanariini  Danubii  ef /î/(en/ ,  111  volumes  ,  Seligensladt , 

—  1851-1851.  — 

1d.  ,  IV^  volume  de  la  même  collection  ,  Inscriplionum  Raetiœ  primue,  Raetiœ  secun- 
dae  ,  Norici ,  Pannoniae  primae  ,  —  Gross-Steinheim  ,  186'2. — 

Tahlieiî  et  W,\iJTEHS  ,  la  Belgique  ,  etc.  ,  cantons  de  l'arrondissement  de  Nivelles  , 
seuls  publiés.  — 

TocHON  d'Anneci  ,  Disseiiation  sur  des  pierres  antiques  (cacliets  d'oculistes) ,  — 
Bibl.  roy.  — 

Tournal  ,  Calalogue  du  Musée  de  Narbonne  ,  —  M.  De  Meestek.  — 

Ed.  Tudot,  Colleclion  de  litjunnes  en  argile,  (ouvres  premières  de  l'art  gaulois, 

—  Musée  d'antiq.  de  Bruxelles.  — 

Vo.N  YlEvmR ,  Dierijmische  Topfereg  in  Westerndorf,  dans  le  vol.  XXII  des  Oberbaij- 
erisclfs  Archiv  fur  valerlandisc.he  Gescliichte  ,  herausgeben  von  dcrn  historisclien 
Vereins  von  und  fur  Oberbaijern  ',  — Musée  de  Liège. — 


'  Un  catalogue  des  Siijles  {Ujulins,  rangés  par  leurs  désinences ,  devail  suivre  la  présenle  Hevue 
bibliographique  ;  mais  l'auteur  a  préféré  le  supprimer  ,  vu  l'utilité  restreinte  de  semblable  travail  et 
la  jilace  considérable  qu'il  eût  prise  à  la  suite  du  présent  mémoire  ,  dont  le  développement  a  dépassé 
toutes  les  prévisions. 

Comme  tout  le  fait  supposer  ,  Vliidex  des  sigles  fujulins  est  destiné  à  avoir  une  suite;  il  sera 
toujours  temps  de  faire  paraître  ultérieurement  et  plus  complètement  ce  catalogue  de  désinences. 

Un  travail  du  genre  de  celui-ci  doit  donner  lieu  à  d'inévitables  erreurs  :  nous  nous  bornerons  à 
signaler ,  pour  le  moment ,  le  nom  de  cossvtivs  maridianvs  (n°  lt;52)  qui  appartient  non  à  un 
potier,  mais  à  un  monétaire  de  César  (Cohen,   Monnaies  impériales,  1,  |>.  22,  n°  U). 


NOTE  SUR  L'INDEX. 


L'auteur  s'esl  rendu  à  un  désir  qui  lui  a  été  manifesté ,  en  livrant  dès  à  présent  à 
rinipressiiin  les  6000  sigles  ci-dessus  ;  en  les  publiant,  il  a  vu  les  matériaux  s'accumuler 
au  pdint  de  rendre  de  plus  en  plus  certaine  la  preuve  que  le  présent  travail  est  tout-à-fail 
incomplet  :  comme  il  le  disait  dans  ses  Observations  préliminaires  (ci-dessus,  p.  31), 
il  est  encore  des  milliers  d'observations  à  consigner,  et  très- probablement  faudra-t-il 
(pielque  jour  donner  une  suite  à  notre  Index. 

Pour  arriver  plus  tard  à  un  travail  d'ensemble  qui  soit  correct  et  précis  ,  voici  les 
desiderata  qui  devraient  ne  pas  être  perdus  de  vue  par  les  lecteurs  de  sigles  figulins  : 

1°  Ne  jamais  suppléer  de  lettres  au  texte  lu. 

2°  S'interdire  et  interdire  aux  typographes  l'adjonction  de  toute  ponctuation  conven- 
tionnelle ,  par  exemple  d'un  point  à  la  fin  du  nom  ou  entre  le  nom  et  l'une  des 
proclitiques  ou  enclitiques  ma,  of ,  etc.  (Roach  Smith,  Steineu  ,  Fillon  ,  Bihch, 
pèchent  contre  cette  règle.) 

3"  Si  l'on  n'a  pas  la  ressource  de  planches  et  de  dessins ,  indiquer  les  formes  excep- 
tionnelles des  caractères  ii  (pour  e),  a  ,  F,  l  de  forme  archaïque,  etc. 

i°  Ne  pas  omettre  de  distinguer  les  sigles  incus,  gravés,  rétrogrades,  etc. 

5°  Désigner  spécialement  les  sigles  qui  ne  seraient  pas  imprimés  au  fond  des  poteries 
samiennes ,  par  les  mentions  :  extérieur  d'un  vase  à  reliefs  ,  terre  noire  ,  anse  d'amphore, 
tèle,  lampe,  tuile;  comme  aussi  (le  cas  échéant)  :  verre,  ronze,  plomb,  etc. 

A  défaut  d'observer  ces  recommandations ,  des  confusions  inévitables  s'opèrent  et  il 
est  pour  ainsi  dire  impossible  de  discerner  la  véritable  lecture  parmi  les  variantes ,  très- 
nombreuses  quelquefois ,  d'un  même  sigle. 

Aussi ,  en  renvoyant  à  l'ouvrage  de  Froehner  et  en  y  ajoutant  d'autres  citations , 
a-t-on  voulu  ,  dans  chaque  cas  particulier,  mettre  le  lecteur  à  même  de  contrôler  les 
observations  auxquelles  il  aurait  à  recourir:  en  pareille  matière,  la  vérification  des  sources 
est  indispensable. 

Ce  n'est  qu'en  groupant  avec  soin  les  observations  nouvelles,  autour  de  celles  qui 
ont  déjà  été  faites,  qu'on  parviendra  à  dégager  peu  à  peu  ,  par  analogie,  de  nouvelles 
marques  bien  nettes  et  à  restreindre  le  nombre  des  nébuleuses  irréductibles ,  trop 
nombreuses  encore  en  celte  matière.  Une  lettre  bien  lue  permet  parfois  de  restituer  le 
sens  d'une  inscription  jusiju'alors  indéchiffrable. 


PROMENADE 

A  L'ËGLISE  ROMANE  D'ALDEN-EYCK  (limbûurg). 


NOTICE 

PAR  M.  J.  GIELEN, 

ardiéologue  à  Maeseyck. 


C'était  vers  le  mois  de  juin ,  à  l'heure  du  jour  où ,  le 
soleil  absorbant  son  ombre  ,  la  campagne  présente  ces 
teintes  chaudes  que  respirent  les  chefs-d'œuvre  de  nos 
immortels  compatriotes  Jean  et  Hubert  Van  Eyck. 

J'éprouvais  un  vif  plaisir  en  parcourant  les  rives  histo- 
riques de  la  Meuse  lorsque ,  jetant  mes  regards  de  côté , 
je  distinguai  à  travers  une  touffe  de  verdure  le  pittoresque 
hameau  de  l'antique  Driapolitanum  ^ ,  vulgairement  nommé 
Alden-Eyck,    que  domine  la  tour  de  son  église   romane. 

Avant  d'y  pénétrer ,  je  tiens  à  rappeler  en  peu  de  mots 
une  na'ive  légende  qui  s'attache  à  son  origine. 

Vers  l'an  720,  alors  que  la  contrée  était  encore  plongée 
dans  les  ténèbres  de  l'ignorance  ,  il  vint  s'y  établir  un 
riche  seigneur  nommé  Alardus ,  accompagné  de  sa  femme 

1  Collegium  DriapoUUtunin. 
Leodieiisis  Repuhlica  ,  t.  1  ,  pag.  214. 

Coninïis.saires  rap|ti)itt'iirs  :  MM.  chevalier  L.  de  Bcrbire  et  B.  de  Proost. 


Annales  de  l'Académie  d'Archéologie  de  Belgique,  t.  XX11I.2' Série  t.lll 

PEINTURES  MURALES, XIV-SIÈCLE, 


I.iih  S.  Mayer,  Anvers. 


—  295  — 

Grimaria,  issue  de  la  race  des  Pépin  de  Herstal,  et  de 
ses  deux  filles  Harlinde  et  Relinde ,  que  leur  charité  envers 
les  malheureux  fit  bientôt  comparer  à  de  petits  anges. 
'  Le  saint  évèque  Willibrord  ,  ayant  appris  ces  circon- 
stances,  se  rendit  de  sa  retraite  d'Odilienberg,  Mo7is  sancti 
Pétri ^  à  Alden-Eyck  pour  juger  par  lui-même  de  l'opinion 
générale  ;  sa  démarche  ne  fut  pas  stérile  ,  car  il  conquit 
Ijientôt  la  confiance  de  la  famille  Alardus  et  sut  se  faire 
estimer  des  deux  sœurs  en  leur  enseignant,  par  la  lecture 
des  manuscrits ,  les  sages  leçons  du  grand  législateur. 

Brûlant  de  piété ,  Harlinde  et  Relinde  ne  tardèrent  pas 
à  prendre  du  penchant  pour  la  vie  monastique. 

Alardus ,  contrarié  de  l'inclination  de  ses  filles ,  mit  tout 
en  œuvre  pour  les  détourner  d'une  vocation  qui  pouvait 
n'être  encore  qu'un  entraînement  irréfléchi  et  que  la. 
raison  ne  tarderait  peut-être  pas  à  combattre. 

Plusieurs  mois  s'écoulèrent  dans  cette  alternative  ,  lors- 
qu'un jour  Alardus ,  parcourant  en  chasseur  son  domaine , 
aperçut  au  loin  deux  villageoises  dont  la  mise  trahissait 
une  origine  au-dessus  de  leur  condition. 

Après  avoir  franchi  la  distance  qui  les  séparait  de  lui , 
quelle  ne  fut  pas  sa  surprise  lorsqu'il  reconnut  Harhnde 
et  Relinde  portant  dans  l'ample  draperie  de  leurs  mantilles 
des  pierres  qu'en  secret  elles  destinaient  à  l'érection  d'une 
chapelle  '. 

Pâles  et  tremblantes  ,  visiblement  troublées  par  la  pré- 
sence de  leur  vieux  père  ,  celui-ci  les  interrogea  pour 
savoir  ce  qu'elles  portaient ,  lorsque ,  ô  surprise  !  (c'est  la 
légende  qui  parle)  un  parfum  céleste  se  répandit  dans  l'air 
et  les  pierres  qu'elles  portaient  se  changèrent  en  roses  de 
mille  couleurs  éclatantes. 

'  RoswEYDUS,  BoUandistc ,  Lécjeiïde  des  soints  ,  pag.  312, 


—  296  — 

Alardus,  ému  d'une  transformation  aussi  surnaturelle, 
crut  y  reconnaître  un  enseignement  d'en  haut  et  céda  avec 
joie  à  la  vocation  filiale. 

Peu  de  temps  après  ce  prodige,  l'œuvre  pieuse  fut  com- 
mencée ;  Harlinde  et  Relinde  bâtirent  à  Eyck  une  chapelle 
et  un  monastère  et  les  dédièrent  à  la  Vierge. 

C'est  sur  l'emplacement  même  de  ces  deux  monuments 
rustiques ,  lesquels  furent  ruinés  lors  de  l'invasion  des 
hordes  normandes  venues  d'outre  Rhin  en  822  ,  que 
l'abbesse  Ava  fit  construire  l'église  actuelle  d'Alden-Eyck 
dans  laquelle  l'évèque  Franco  de  Liège  (mort  en  Fan  003  *) 
releva  avec  beaucoup  de  pompe  les  corps  des  deux 
vierges  Harlinde  et  Relinde. 

La  vue  de  ce  vénérable  monument  produit  une  émotion 
aussi  vive  que  religieuse.  Le  cœur  et  les  yeux  s'attachent 
aux  souvenirs  que  ces  débris  éveillent  à  l'esprit,  quand  on 
se  reporte  par  la  pensée  aux  différentes  époques  de  troubles 
et  de  terreurs  qu'ils  ont  traversées. 

L'église  romane  d'Alden-Eyck,  placée  comme  elle  l'est 
au  milieu  de  son  petit  cimetière,  conserve  parmi  la  mort 
même  les  charmes  d'une  beauté  incontestable.  Quoique 
l'édifice  ait  souffert  de  graves  mutilations  à  la  suite  de 
l'impardonnable  vandalisme  d'ouvriers  inhabiles ,  les  parties 
essentielles  sont  conservées  presque  intactes  et  restent 
debout  comme  des  jalons  pour  guider  un  jour  sa  restau- 
ration complète  ^. 

Rien  n  est  plus  imposant  que  les  grandes  arcades  en 
plein-cintre  de  la  grosse  tour  carrée,  à  la  base  de  laquelle 
sont   accolées   plusieurs   autres    ])etites   arcades    en    style 

»  Historiœ  Dtiratiis  GeUlvia'  ,  Knippenberg  ,  fol.  41. 

*  A  lY'poiiue  où  ces  lignes  ont  été  écrites  les  deux  bas-côtés  des  nefs  latérales  de 
l'église  étaient  délruitcs  ,  mais  elles  viermenl  d'être  rebâties  ,  grâce  à  l'intervention  du 
gouvernement  belge ,  de  la  province  de  Limbourg  et  de  la  ville  de  Maeseyck. 


—  297  — 

ogival  primaire  lesquelles  sont  revêtues  à  l'intérieur  d'une 
bordure  à  nervures  en  pierre  de  taille  bleue  et  dont  le  rem- 
plissage des  murs  est  construit  avec  des  blocages  bruts  en 
appareil  irrégulier ,  optis  incertum ,  tandis  que  les  douze 
énormes  piliers  qui  se  trouvent  placés  à  l'intérieur  de 
l'église  sont  construits  avec  des  cubes  réguliers  do  grés 
quartzeux  jaune  et  des  cubes  de  tuf  volcanique  (couleur 
gris-clair) ,  petit  appareil  is  odanum. 

Les  murs  massifs  de  la  claire-voie  de  la  grande  nef  supé- 
rieure sont  percés  de  petites  fenêtres  étroites  ,  lesquelles 
sont  couronnées  immédiatement,  en-dessous  de  la  toiture 
du  côté  est ,  d'une  corniche  en  sable  blanc  ,  où  l'on  voit  des 
sculptures  représentant  des  animaux  zomorphes  s'unissant 
à  des  feuilles  imbriquées  en  losanges. 

Dans  son  ensemble  l'aspect  architectural  de  l'église 
d' Alden-Eyck ,  bâtie  dans  la  forme  des  anciennes  basiliques , 
ne  révèle  pas  ce  cachet  de  grâce  et  de  légèreté  de  sa 
cadette,  l'architecture  ogivale  primaire  du  xiii^  siècle  qu'on 
remarque  dans  la  partie  de  l'abside  du  chœur. 

C'est  un  spectacle  étrange  de  voir  là  réuni,  en  un  seul 
corps ,  deux  spécimens  d'une  types  architectoniques  si 
différents  et  si  variés.  Les  formes  matérielles  et  austères 
de  l'un  mettent  en  saillie  la  grâce  et  la  force  de  l'autre. 

D'un  côté  ,  c'est  la  volonté  pleine  de  foi  du  premier  artiste 
chrétien  qui  a  voulu  justifier  en  quelque  sorte,  par  l'impo- 
sante masse  de  matériaux  accumulés  ,  cette  parole  du 
Christ  au  chef  de  ses  apôtres  :  «  vous  êtes  Pierre,  et 
sur  cette  pierre  je  bâtirai  mon  église ,  »  tandis  que  de  l'autre 
côté,  c'est  l'artiste  créateur  de  la  fin  du  xiii^  siècle  qui 
tend  à  jeter  l'âme  dans  une  aspiration  poétique  ,  par  les 
découpures  diaphanes  de  sa  construction ,  par  ces  gra- 
cieuses  rosaces   aériennes  ,   ces  fûts   élancés ,   ces  lignes 

XXIX  XXIII  5S 


—  298  — 

courbes  et  ces  vides  capricieux  qui  se  décorent  plus  aisé- 
ment d'herbes  et  de  fleurs,  que  les  pleins  de  l'ordre  roman. 

Mais  laissons  là  cette  citation  sublime  inspirée  par 
l'auteur  du  Génie  du  christianisme,  et  pénétrons  cette  fois 
sous  les  voûtes  du  temple  sanctifiées  par  les  prières  des 
fidèles. 

D'abord  en  entrant  rien  n'y  frappe  particulièrement  les 
yeux  ;  un  désordre  complet  y  règne  de  toutes  parts  ,  quel- 
que chose  de  lugubre  semble  y  rapetisser  la  créature  et 
refouler  en  elle  le  sentiment  d'orgueil  qui  tend  sans  cesse 
à  nous  élever  au-dessus  de  la  triste  réalité  de  nos  désirs. 

Tout  désillusionné,  je  me  demandais  s'il  fallait  avancer 
ou  reculer ,  lorsque  tout-à-coup  j'entrevis  près  du  jubé 
une  pierre  quadrangulaire  aux  angles  arrondis  et  portant 
les  traces  de  quatre  petites  colonnettes  ;  sa  forme  romane 
excitait  ma  curiosité  ,  et  sans  perdre  patience  je  continuai 
mes  investigations  en  furetant  dans  une  pile  de  candéla- 
bres (en  dinanderie),  d'encensoirs,  de  lutrins,  d'antepen- 
dium,  et  de  vieux  saints  en  bois,  tout  démantibulés,  gisants 
au  milieu  de  leurs  membres  vermoulus. 

Je  ne  présenterai  ici  qu'un  rapide  aperçu  des  autres 
richesses  archéologiques  que  possède  l'église  et  qui  appar- 
tiennent à  un  ordre  plus  élevé  :  ce  sont  entre  autres  des 
carreaux  émaillés  provenant  de  l'ancien  pavement  du  chœur, 
des  pierres  tumulaires  à  inscriptions  plates  et  en  relief, 
des  fragments  de  chapiteaux  à  nervures  sculptées,  un  curieux 
gobelet  en  verre  vert ,  vitra  lacrimalis  ,  dont  le  pied  est 
entouré  de  larmes,  et  deux  sarcophages  en  pierre  calcaire 
jaunâtre  d'une  forme  curieuse. 

Mais  ce  qui  mérite  surtout  d'attirer  l'attention  des  anti- 
quaires et  de  tous  ceux  qui  aiment  à  suivre  les  différentes 
phases  de  l'histoire  de  la  peinture  murale ,  depuis  son  intro- 


—  299  — 

diiction  aux  Pays-Bas ,  c'est  une  série  d'intéressantes  pein- 
tures qu'on  a  découvertes  sur  les  murs  sous  une  triple 
couche  de  badigeon  et  qui  s'étendent  dans  la  retombée 
des  arcades  de  la  grande  nef  entre  la  courbe  des  arcades  : 
ces  peintures  représentent  des  faits  de  l'Evangile  tels  que 
la  Purification ,  la  Fuite  en  Egypte  ,  la  Présentation  au 
temple ,  la  vie  de  saintes  Harlinde  et  Relinde  et  une  scène 
qui  représente  deux  personnages  nimbés  ,  tenant  chacun 
à  la  main  un  long  glaive  avec  une  inscription  à  gauche,  gra- 
vée dans  le  mur. 

Lorsqu'on  étudie  avec  soin  les  peintures  qui  nous  oc- 
cupent ,  on  réfléchit  à  la  nature  de  leur  style  primitif  et  à 
la  différence  essentielle  qu'on  remarque  entre  elles  et  le 
style  des  siècles  modernes. 

Pour  le  premier ,  l'individualisme  n'existe  pas  encore  , 
et  ce  qu'il  y  a  en  lui  de  sobriété  de  couleur  et  de  mouve- 
ment y  est  mis  par  instinct. 

La  couleur  à  fond  rouge  brique  à  base  de  cinabre  ,  dont 
l'artiste  s'est  servi  pour  exprimer  le  trait  de  ces  peintures, 
leur  donne  un  aspect  triste  et  monotone  ;  mais  cependant 
tous  ces  personnages  ,  malgré  leur  froideur  et  leur  crudité 
en  même  temps  si  vraies  et  si  naïves  ,  à  côté  d'un  dessin 
incorrect  et  d'une  absence  complète  de  clair-obscur  et  de 
perspective ,  les  airs  de  tête  sont  si  purs  et  si  candides  , 
les  costumes  si  curieux ,  l'expression  si  sentie  qu'on  par- 
donne et  qu'on  aime  dans  cette  enfance  de  l'art  jusqu'à 
sa  délicieuse  gaucherie. 

Parmi  les  peintures  murales  de  l'église  d'Alden-Eyck 
il  en  est  une  surtout  que  j'admire ,  c'est  le  crucifiement  de 
.lésus,  dont  le  corps  est  hissé  au  moyen  de  cordes  par  deux 
bourreaux ,  sur  une  croix  potencée  ou  en  forme  de  T  ;  il 
est  représenté  selon  les  formes  conventionnelles  que  la 
tradition  byzantine  a  consacrées ,  vêtu  d'une  longue  tunique 


—  300  — 

à  jubé  talaire ,  dont  les  plis  secs  et  parallèles  offrent  une 
frappante  analogie  avec  le  dessin  d'une  précieuse  minia- 
ture que  contient  un  des  plus  anciens  évangéliaires  manus- 
crits que  possède  la  Belgique  et  qui  se  conserve  encore 
de  nos  jours  dans  les  archives  de  l'église  primaire  de  la 
ville  de  Maeseyck. 

Ce  manuscrit  est  l'œuvre  ,  dit-on  ,  des  deux  sœurs 
Harlinde  et  Relinde ,  fondatrices  du  monastère  d'Alden- 
Eyck  où  ,  selon  toute  probabilité ,  elles  établirent  un  atelier 
de  peinture  servant  en  même  temps  à  la  transcription  des 
manuscrits  et  à  leur  enluminure.  Il  existe  même  à  propos 
de  la  transcription  de  notre  manuscrit  une  légende  assez 
curieuse  pour  être  rapportée. 

Parmi  les  vases  sacrés  que  possède  le  trésor  de  l'église 
de  Maeseyck ,  se  trouve  un  splendide  reliquaire  gothique 
contenant  deux  cierges  en  cire  noire ,  portant  une  inscrip- 
tion latine  dans  laquelle  il  est  dit  ^  que ,  pendant  une 
soirée  que  Harlinde  et  Relinde  enluminaient  les  pages  du 
manuscrit ,  tout  à  coup  une  obscurité  profonde ,  un  nuage 
infecté  de  soufre  et  de  bitume  les  environna ,  un  spectre 
hideux  et  décharné ,  un  véritable  Belzébuth  s'approcha  des 
deux  cierges  et  les  éteignit  au  bruit  d'un  souffle  strident  et 
satanique....  Mais  ô  miracle  !...  les  mêmes  flambleaux furent 
rallumés  aussitôt  par  un  génie  céleste  ,  et  ils  brillèrent  d'une 
flamme  plus  belle  et  plus  éclatante  qu'auparavant. 

Qui  sait ,  nous  dit  l'auteur ,  dans  son  traité  de  l'art  chré- 
tien *  ,  si  quelque  pieux  ancêtre  des  Van  Eyck,  après  avoir 
contemplé  l'œuvre  des  saintes  patronnes  de  son  hameau, 
ne   s'est  pas  laissé  entraîner  par  le  désir  de  peindre  ces 


'  Duae  candeleSS.  Virrjinum  per  cacodemo)iumextrnct(v  suhiiidepea  S.  angelum 
accensœ  dnm  S.   Vir(jinis  divinum  persoluebant  offîciiim. 
■  L'a7t  Chrétien,  UE  Haines,  pag.  31  ,  t,  IV. 


—  301   — 

mômes  peintures  murales  qui  décorent  l'église  d'Alden- 
Eyck  ? 

Il  est  au  moins  curieux  de  savoir  que  la  petite  ville  de 
Maeseyck ,  où  devaient  naître  à  la  fm  du  xiv°  siècle  les  pères 
de  la  peinture  chrétienne  dans  la  province  de  Limbourg,  y 
possédait  dès  le  viii^  siècle  les  deux  artistes  les  plus  an- 
ciens dont  il  est  fait  mention  dans  l'histoire,  deux  religieuses 
dont  le  front  est  entouré  de  la  double  auréole  de  la  gloire 
et  de  la  sainteté. 

En  terminant  ces  lignes  qu'il  nous  suffise  d'exprimer  des 
vœux  pour  que  ces  précieuses  peintures  murales  ne  dispa- 
raissent jamais  du  temple  et  qu'elles  soient  un  jour  res- 
taurées dans  leur  vrai  caractère  primitif,  car  hélas  !  on 
ne  voit  que  trop  souvent  de  nos  jours  que  les  restaurations 
ne  répondent  pas  à  l'idée  primitive  de  l'artiste ,  d'où  il 
arrive  qu'on  les  dénature  en  voulant  les  rajeunir  par  des 
procédés  polychromes  trop  éclatants  et  des  couleurs  trop 
vives. 


-c^Offi^Oo- 


FICTIONS 

lt(J  MARQUISAT  DE  L'EMPIRE  ROMAIN. 


NOTICE 

PAR 

M.  P.-C.  VANDER  ELST, 

MKMDRE    COnr.ESPONDANT     A     RAVENBURG     ChaINAUT). 


Dans  leur  ouvrage  sur  les  Carolingiens ,  MM.  Warnkœnig 
et  Gérard  font  remarquer  que  l'origine  gauloise  attribuée 
à  la  famille  de  Gliarlemagne  ne  repose  sur  aucune  preuve , 
et  ne  résulte  que  d'une  liste  généalogique  dressée  sous 
Charles-le-Gliauve ,  retouchée  sous  son  fils  et  continuée 
plus  tard.  Ils  font  observer  que  cette  généalogie  semble 
avoir  été  inventée  pour  faire  croire  que  la  nouvelle  dynastie 
régnait  par  droit  d'hérédité  ,  et  peut-être  aussi  pour  la 
rapprocher  de  l'élément  gaulois  *.  Ils  discutent  les  points 
de  cette  thèse  que  Gérard  reprend  dans  son  ouvrage  sur 
les  Franks  d'Austrasie  ,  où  il  dit  que  la  liste  des  évoques  de 
Metz  a  fourni  en  grande  partie  les  tètes  de  cette  généalogie. 

Gette  liste  présente  en  effet ,  outre  les  noms  d'Arnould 
et  d'Arnulf  ,  ceux  de  plusieurs  personnages  appartenant 
à  la  famille  d'Ansbert-le-Sénateur ,  famille  à  laquelle  Arnulf 
était  allié  par  sa  femme  Dodelina,  nièce  d'Ansbert.  Mais 

'  Tome  I,  fol.  109. 

Commissaires  rapporteurs  :  MM.  le  l)aron  ,1.  de  St-Genois  et  F. -H.  Mertens. 


—  303  — 

les  auteurs  que  nous  citons  font  encore  remarquer  qu'Ar- 
noald  (père  d'Arnulf)  ,  auquel  les  listes  attribuent  le 
second  nom  de  Boggis ,  n'aurait  aucun  droit  à  ce  dernier 
nom,  qui  pourrait  avoir  été  celui  d'un  fils  d'Ansbert. 

Nous  ajouterons  que  si  la  Souabe  Oda ,  qu'Arnoald  prit 
pour  femme  ,  était  veuve  de  Boggis  la  cause  de  la  con- 
fusion serait  tout-à-fait  manifeste. 

Ces  considérations  nous  ont  fait  abandonner  l'opinion 
qui  tenait  la  liste  généalogique  de  Charles-le-Chauve  pour 
authentique. 

Arnulf ,  et  Arnoald  avant  lui ,  était  du  nombre  des  ducs 
des  Franks  d'Austrasie  :  les  romanciers  généalogistes  du 
moyen  âge  les  gratifient  de  la  dignité  de  marquis  de 
l'empire  romain  et,  conformément  à  leurs  vues,  ils  recon- 
naissent le  même  titre  à  Ansbert,  leur  prédécesseur,  qui 
l'aurait  reçu  du  César  Justinien  ;  ce  qui  semblerait  reconnaître 
en  quelque  sorte  F  autonomie  des  Autrasiens. 

Il  est  superflu  de  rappeler  ici  que  cette  dignité  du 
marquisat  de  l'empire  sur  FEscaut  n'exista  que  plus  de 
quatre  siècles  plus  tard  ^ ,  et  que  si  quelqu'un  fut  au 
sixième  siècle  chargé  de  la  défense  militaire  de  cette 
partie  de  l'Austrasie  ,  la  tradition  germanique  reproduite 
par  Aventin  et  citée  par  Guicciardin  2,  qui  désigne  un 
chef  nommé  Utilon,  est  au  moins  plus  logique  si  elle  n'est 
plus  vraie. 

Mais  nous  parcourons  ici  la  région  des  chimères  et 
nous  y  remarquons  que  ce  ne  fut  pas  le  roi  de  Neustrie, 
Charles-le-Chauve ,  qui  seul  crut  avantageux  à  son  prestige 
de  se  procurer  une  illustre  lignée  généalogique,  mais  qu'au 
XII*^  siècle  la  maison  ducale  de  Brabant  eut  la  sienne  qui 
remontait  à  fépoque  de  Jules  César.   De  Vaddere  ^  nous 

'  Annales  de  l' Académie  d'archéolofjie  de  Behji(iue,  2^  scr.,  t.  I,  p.  555. 
*  Description  de  tous  les  Pays-Bas  ,  f  170,  fAinlieiinj  IGU. 
''  Orifjine  des  ducs  de  Brabant,  t.  I,  f^  13. 


—  304  - 

apprend  que  son  rédacteur  primitif  a  été  Luciiis  Tun- 
grensis  qui  vivait ,  pense-t-on,  de  1170  à  1200. 

Nous  "ne  nous  arrêterons  pas  à  relever  toute  cette  liste  ; 
mais  en  rapportant  la  fiction  de  l'institution  du  marquisat, 
nous  nous  contenterons  de  signaler  trois  personnages  , 
Ansbert-le-Sénateur,  Aertsaert  et  le  fameux  Salvius  Brabon 
qui,  selon  les  romanciers,  étaient  gouverneurs  du  pays  pour 
les  Romains. 

L'épisode  porte  que  le  roi  d'Austrasie  Théodebert, 
menacé  par  les  complots  de  ses  oncles  les  rois  de  Soissons 
et  de  Paris ,  implora  la  protection  de  Justinien  et  lui 
députa  à  ce  sujet  son  principal  général,  Karel  ditHasban, 
de  la  famille  des  Brabon.  Admis  à  l'audience  de  l'empereur, 
l'ambassadeur  exposa  l'objet  de  sa  mission,  mais  au  lieu 
d'y  répondre  Justinien  lui  reprocha  de  détenir  illégalement 
les  rives  du  bas -Escaut  qui  appartenaient  à  l'empire.  Karel 
répondit  qu'il  tenait  ce  territoire  de  ses  ancêtres  à  partir 
d' Aertsaert  auquel  le  César  Maximin  en  avait  fait  don. 

L'empereur  répondit  que  de  tels  dons  sont  bénéficiaires 
et  non  héréditaires.  A  quoi  Karel,  en  vue  du  service  du 
roi  son  maître,  déclara  se  dessaisir  de  cette  possession 
en  mains  du  César.  Celui-ci  répondit  alors  au  message  et 
en  même  temps  lit  don  du  marquisat  à  un  sénateur  nommé 
Ansbert  qui  était  présent  et  qui  le  reçut  en  fief  héréditaire, 
à  charge  de  relief  '. 

En  540  une  ambassade  d'Austrasie  fut  en  effet  envoyée 
à  Constantinople.  A  la  suite  de  ces  négociations,  Justinien 
confirma  aux  Franks  la  possession  du  territoire  entre  la 
Durance  et  la  mer  que  leur  avait  cédé  Vitigès,  roi  des 
Goths.  Ce  pays  formait  la  Marche  de  l'Italie  et  porta  ensuite 
le  nom  de  Marquisat  de  Provence  ^. 

'  C.UICCIARDIN  ,  loi.   ii'i,  Vaernewyk,  liv.  IV  ,  cil.  27. 

-  GÉBMiD,  Ilisidire  des  Franks  d'Austrasie  ,  t.  I,  fol.  2G7. 


—  305  — 

Si  un  Ansbert  fut  méirquis  ou  comte  de  frontière  à  la 
suite  de  cette  circonstance  ,  ce  serait  au  pied  des  Alpes 
et  non  sur  l'Escaut  qu'il  faudrait  cliercher  le  territoire  de 
son  marquisat.  L'ambassade  austrasienne  de  l'an  540  a  été 
le  cadre  dans  lequel  l'épisode  romantique  a  été  enchâssé. 

Ce  Karel  Hasban  figure  dans  la  généalogie  brabançonne 
comme  le  père  du  Garloman  ,  qui  eut  pour  tils  Pépin 
de  Landen.  Sa  réponse  à  Justinien  mentionne  le  don  d'un 
territoire  fait  à  l'un  de  ses  ancêtres  par  l'empereur  Maximin. 
Cette  aftirmation  nous  porte  à  examiner  si  l'histoire  a  con- 
servé quelques  traces  d'une  semblable  concession  et ,  dans 
l'affirmative,  s'il  s'agit  du  territoire  provençal  ou  du  nôtre. 

La  fable  raconte  que  lorsque  Carausius  fut  révoqué  de 
ses  fonctions  (sic) ,  Maximin  nomma  Aertsaert  pour  le 
remplacer  ;  Constantin  le  confirma  dans  ses  offices  qu'il 
exerça  jusqu'en  325.  Il  reconstruisit  une  ville  qu'il  nomma 
Aertsaertsburg ,  aujourd'hui  Aerdenburg  par  contraction  '. 

L'histoire  nous  apprend  qu'en  289  Maximin  fit  un  traité 
avec  les  princes  Franks  Genobald  et  Arcth,  naguère  alliés 
de  Carausius ,  et  qu'il  leur  confirma  la  possession  des  terres 
qu'ils  avaient  occupées  précédemment  en  Nervie  ,  ou  sur 
ses  confins,  et  dans  la  cité  de  Trêves  '^.  Il  n'est  pas  douteux 
pour  nous  que  cet  Areth  a  fourni  le  personnage  d'Artsaert 
ou  Artliard  aux  romanciers  généalogistes ,  et  quant  à  la 
mention  du  voisinage  de  l'Escaut  dans  la  réponse  de  Karel , 
elle  paraît  donner  lieu  plutôt  à  une  allusion  à  Aertselaer 
qu'à  Ardenburg,  nommé  jadis  Rodenburg. 

Quatre  tètes  seulement  séparent  Aertsaert  de  Salvius  , 
créé  marquis  par  Jules  César;  soit  plus  de  300  ans  ])our 
quatre  princes  selon  cette  liste  généalogique  !  Remarquons 
loutefois   que  le    prédécesseur    d' Aertsaert  ,    collègue    de 

'  Vaeunkwvk,  Lib.  IV,  c.  12. 

-  GÉHAKD  ,  Ilisl.  des  Franks  d'Atmlrusie  ,  t.  i,  f"  29-31. 


—  306  — 

Carausius  est  nommé  Goddard,  mais  que  le  dernier  acte 
de  ce  Goddard  est  un  pacte  qu'il  conclut  avec  Pertinax  * , 
ce  qui  le  reporte  à  l'année  176  ou  177. 

Nous  trouvons  donc  ici  dans  la  fable  une  lacune  d'en- 
viron 120  ans,  analogue  et  synchronique  à  celle  signalée 
dans  l'histoire  par  les  judicieuses  observations  de  notre 
savant  confrère  M.  H.   Schuermans  ^. 

La  qualité  de  marquis  de  l'empire  romain  sur  l'Escaut 
n'est  point  attribuée  par  les  généalogistes  à  tous  ces 
gouverneurs  ,  mais  bien  à  Salvius  dont  voici  en  résumé  la 
biographie. 

Il  était  apparenté  à  Jules  César  par  sa  mère  et  par  sa 
femme  et  avait  obtenu  le  gouvernement  de  Cologne.  Attiré 
à  l'Ouest  de  la  Meuse ,  il  arriva  sur  l'emplacement  d'Anvers 
où ,  d'un  château  qu'il  occupait,  un  Reus  nommé  Druon 
levait  des  droits  sur  le  passage  de  l'Escaut.  Salvius  le 
combattit  et  le  vainquit.  La  fiction  amplifiée  ajoute  que 
Druon  coupait  la  main  à  ceux  qui  refusaient  d'acquitter 
les  droits  et  que  finalement  son  vainqueur  lui  infligea  la 
même  peine  ,  jetant  sa  main  dans  l'Escaut  en  déclarant 
en  prendre  possession  au  nom  de  César.  La  Renaissance 
ajouta  un  second  nom  au  vaincu,  celui  d'Antigonus. 

Druon  se  joignit  quelque  temps  après  à  l'insurrection  géné- 
rale et  périt  dans  un  combat.  Salvius ,  après  avoir  rejoint 
César  à  G  and,  l'accompagna  à  Boulogne.  Pievenant  ensemble 
par  Anvers ,  Jules  le  créa  marquis  de  l'empire  ;  puis  ils  se 
rendirent  chez  les  Bataves  où  Salvius  contribua  à  la  prise 
du  château  de  Leyde.  Salvius  suivit  César  en  Italie,  où 
il  servit  Auguste  et  périt  en  le  défendant  ^. 

Si  le  nom  de  Druon  est  le  même  que  le  nom  frank  de 
Drogon ,  Salvius  est  pourtant  un  nom  bien  romain.  Aussi 

'  Vaehnewyk  ,  1.  IV,  cil.  11. 

*  Annales  dp  l'Académie  ,  2«  sér.,  t.  II,  f"  48. 

'  Vaernewyk,  lib.  m,  ch.  26  et  21.  Guicciardin,  in  f"  64, citant  Jacques  de  Guyse, 


-    307   ~ 

fixe-t-il  notre  attention,  et  nous  le  trouvons  appartenir  à  un 
gouverneur  de  la  Germanie  inférieure  résidant  à  Cologne , 
à  Salvius  Didius  Julianus  qui  succéda  vers  176  ou  177 
à  Helvius  Pertinax  et  combattit  avec  succès  les  Chauques 
qui  avaient  envahi  le  territoire  de  sa  province.  Les  vic- 
toires qu'il  remporta  sur  eux  lui  valurent  le  consulat 
en  178,  ainsi  qu'à  Pertinax. 

Les  Chauques  étaient  un  peuple  maritime ,  et  si  leur 
armée  de  terre  avait  franchi  le  Rhin  vers  Cologne  * ,  leurs 
flottes  durent  faire  diversion  et  conséquemment  remonter 
nos  fleuves. 

Anvers  peut  donc  avoir  été  le  lieu  d'une  rencontre  dont 
le  souvenir  se  conserva  confusément  à  travers  celui  d'at- 
taques analogues  mais  postérieures  des  Normands.  Dide 
Julien ,  empereur  en  198  ,  successeur  de  Pertinax  avec 
lequel  vingt  ans  auparavant  il  avait  obtenu  le  consulat, 
pouvait  être  noté  comme  parent  de  César ,  et  si  Salvius 
mourut  en  Itahe,  l'empereur  y  fut  tué.  Si  les  voyages 
que  la  fable  lui  fait  faire  avec  Jules  sont  autres  que 
les  opérations  militaires  de  Dide  Julien ,  combinées  avec 
celles  de  Pertinax,  ils  seraient  un  mirage  du  voyage  de 
Septime  Sévère  en  208. 

Le  goût  effréné  de  l'étymologie  vint  encore  illustrer  la 
fiction,  en  déterrant  ainsi  une  racine  dramatique  au  nom 
d'Anvers,  Hantwerpen?  Ce  fut  sous  l'impression  de  cette 
idée  que  Quentin  Metsys  produisit  son  chef-d'œuvre  2.  Au 
siècle  suivant  la  légende  était  si  généralement  admise  que 
le  nouvel  hôtel  de  ville  construit  en  15G4  ménagea  une 
niche  de  son  frontispice  à  une  statue  de  Salvius  ;  au  moins 
'la  gravure  de  f"  104  de  Guicciardin  l'indique.  On  nous  a 
assuré,  au  surplus,  que  cette  statue  qui  est  en  bois  doit 

'  Annales  de  l'Académie,  2«  série  ,  t.  11,  P  50. 

-  Cfr.  Annales  de  l'Académie  d'archéologie ,  2«  scr.,t.  I,  fol.  G38. 


—  308  — 

se  trouver  dans  les  combles  de  riiôtel  de  ville.  Depuis  les 
événements  de  1830,  une  madone  occupe  la  niche  qui 
était  restée  vide  depuis  que  les  iconoclastes  français  de 
1796  en  eurent  enlevé  la  statue. 

La  fiction  étymologique  nous  amène  à  dire  un  mot  des 
armoiries  de  la  ville.  L'usage  de  la  perpétuité  des  armoiries 
ne  remonte  pas  au-delà  des  croisades  et  il  ne  se  géné- 
ralisa qu'au  Xlle  siècle  :  les  couleurs  seules  s'étaient 
jusques  là  trouvées  affectées  à  certaines  populations.  Ainsi 
l'étendard  des  Franks  était  iDlanc  et  rouge,  et  ces  couleurs 
se  retrouvent  dans  les  armoiries  des  pays  qu'ils  ont  dominés. 

L'écu  d'Anvers  est  de  gueule  au  castel  d'argent,  surmonté 
de  deux  mains  appaumées,  primitivement  tracées  sur  deux 
drapeaux.  Ces  bannières  jointes  au  château  «  indiquent  un 
»  feudmn  vexilli,  selon  Huydens  ^,  un  fief  de  Haubert, 
')  titre  accordé  aux  marches  d'un  royaume.  »  Soit  ;  restent 
les  mains. 

Ce  fief  n'était-il  pas  tenu  de  fournir  un  contingent  de 
deux  manipules  ?  Sous  certains  empereurs  les  .guidons  des 
compagnies  consistaient  en  une  suite  de  médaillons  sur- 
montés d'une  main  appauméc. 

Ce  n'est  qu'à  la  fin  du  XV''  siècle  que  la  bannière  dispa- 
rut de  l'écusson  ;  les  mains  y  figurèrent  seules.  L'emblème 
militaire  n'aurait-il  point  fait  place  ici  à  celui  de  la  justice  ? 
Nous  le  pensons.  Frédégaire  se  sert  de  l'expression  «  w«m 
publique  »  pour  dire  la  juridiction  de  l'empire  romain  ,  et 
autre  part  il  nous  fait  connaître  que  la  marque  de  la  suprême 
autorité  judiciaire  chez  les  Franks  était  la  main  de  justice  ^. 

A  dater  de  Godefroid-le-Barbu,  Anvers  eut  son  margrave 
et  son  amman,  son  tribunal  criminel  et  son  tribunal  civil  •^; 
nous  pensons  donc  que  c'est  là  l'objet  originaire  du  sym- 

'  Ilhl.  du  mdrtjuisat  ,  P  54. 

'-  SlSJiONDi,  Histoire  de  France,  t.  i  ,  l"  166  et  226. 

"■  Annales  de  l'Académie  d'archéologie,  2' série,  I,  P  560. 


—  309  — 

bole  qui  nous  occupe,  l'usage  des  armoiries  n'étant  pas 
antérieur  au  règne  de  Godefroid-le-Barbu. 

Salvius  porte  encore  un  autre  nom  dans  la  légende  ,  celui 
de  Brabon  qui  a  été  patronymique.  Mais  qui  n'y  reconnaît 
le  type  inventé  du  nom  de  Brabant ,  appuyé  peut-être  sur 
la  ressemblance  d'un  des  noms  de  Gamard ,  père  d'Ansbert 
et  beau-père  d'Arnulf,  celui  de  Babon? 

Corneille  Graphceus  nous  dit,  dans  le  Triumphe  cV /hivers, 
que  «  les  plus  anciens  et  plus  congneux  Marquis  du  sainct 
»  Empire  jusques  à  Charlemaigne  estoient  VIII  en  nombre 
»  à  savoir,  Ansell)ert,  Aernoul ,  Sainct  Aerneul,  Ancbises  , 
«  filz  dudict  Sainct  Aernoul ,  Pépin ,  Charles  Martel ,  Pépin 
»  le  petit  et  Charlemaigne  ^   » 

Selon  lui  ,  Ansbert  est  fils  de  Sigebert  «  jadis  duc  de 
Franconie  »  ;  selon  Vinchant  et  Rutteau ,  il  est  fils  de  Walbert 
de  Hainaut  et  descendant  de  Clodion.  Nous  trouvons  donc 
ici  la  lutte  des  idées  signalées  dans  l'histoire  des  Carolin- 
giens; chez  ceux-ci  l'attribution  à  la  nouvelle  dynastie  d'une 
alliance  qui  eût  pu  produire  un  droit  à  l'hérédité  ;  chez 
Graphceus,  qui  raconte  l'épisode  de  l'investiture  parJustinien, 
le  droit  d'aspirer  à  la  couronne  résulterait  uniquement  de 
la  concession  impériale. 

Quant  aux  successeurs  d'Ansbert  et  d'Arnulf ,  ils  furent 
ducs  des  Franks  et  commandèrent  fort  vraisemblablement 
aux  habitants  du  territoire  qui  devint  le  marquisat ,  mais 
ils  n'eurent  jamais  ni  le  titre  ni  la  ([ualité  spéciale  de 
marquis  de  l'empire  romain. 

'  Cliez  (j.  V.\N  DiKST  ,  impriiiK'  par  P.  Coeck,  anno  1550. 


ON  AN  INSCRIBED  CROMLEAC 

NEAR  RATHKENNY, 

COUNTY  MEATH, lUELAND, 
Bï  E.-A.    CONWELL,    esq.    M.    IS.   I     A., 

Inspector  of  national  Schools  ,  Trïm  ,  Ireland. 


At  page  105  in  the  late  Dr.  O'Donovan's  manuscript 
letters  containing  information  «  relative  to  the  antiquities 
)>  of  the  county  Meath,  collected  during  the  progress  of 
))  the  ordnance  Survey  in  1836  »  référence  is  made  to  a 
very  remarkable  cromleac  in  thèse  words  : 

«  Near  Rathkenny  House  are  two  large  stones ,  which  , 
))  though  described  in  Name  Book ,  page  23 ,  as  part  of  a 
»  cromleac,  are  not  known,  however,  by  that  name  among 
y>  the  people.  They  are  sometimes  called  large  stones,  and 
»  are  said  to  hâve  been  thrown  from  Tarah  Hill  by  Fionn 
»  Mac  Cumhail.  » 

From  the  fact  of  the  stone  which  forms  the  subject  of  the 
présent  notice  being  about  twenty  tons  in  weight ,  and  its 
distance  from  the  Hill  of  Tara ,  in  a  northerly  direction , 
abont  eighteen  statute  miles,  the  correctness  of  the  above 
information  may  be  very  fairly  doubted.  This ,  improbable, 
nay  impossible  as  it  is ,  is  ail  that  the  country  people  ,  up 
to  the  présent  day  ,  can  tell  you  respecting  the  remarkable 
mémento  of  very  remote  âges  which  still  exists  at 
Ratldvenny. 

Seeing  mentioned  on  the  ordnance  Map  of  the  district 
about  Fiathkenny  ,  which  is  a  village  lying  four  miles  n.  w. 

Commissaires  rapporteurs  :  MM.  G.   Hagemans  et  Kervyn  de  Lettenhove. 


—  311  — 

from  the  town  of  Slane ,  what  is  there  marked  as  a  «  Druid's 
Altar,  »  I  had  the  curiosity  to  visit  the  place  on  the 
27  Febriiaryl865,  and  was  astonished  to  find  that  the  sin- 
gular  and  elaborate  inscriptions  on  this  cromleac  had  not 
attracted  previous  notice. 

On  the  11^''  March  foliowing  I  spent  several  hours  in  a 
fruitless  attempt  to  get  a  good  rubbing  of  the  iipper  surface 
of  the  slab,  although  I  succeededin  taking  accurate  riibbings 
of  seven  circles  on  the  under  side  ,  and  of  seven  other 
circles ,  picked  on  the  opposite  face  of  the  single  upright 
stone  against  which  it  leans.  The  circles  on  the  under  sur- 
face are  not  on  ,  or  about ,  the  middle  of  the  large  slab, 
but  nearer  to  the  loweredge  ofthe  stone  which  rests  upon 
the  ground  than  to  the  upper  portion  of  it.  They  are  hère 
represented  on  a  scale  of  one  inch  to  a  foot ,  or  one  twelfth 
the  actual  size. 


No 


1   ineasiires    6  Va  inclies  in  liianieter  IVoni  outtiide  to  tjubidc  of  the  circulai'  linr. 


2 

do. 

'., 

3 

du. 

'h 

4 

do. 

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do. 

7. 

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do. 

do. 
do. 
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do. 
do. 
do. 


do. 


do. 
du. 


do. 
lio. 
du. 
du. 
do. 
lio. 


—  312  — 

The  single  uprighl  stoiie  against  which  the  cromleac  slab 
rests  stands  about  four  feet  over  ground  ,  is  four  feet  broad 
where  it  émerges  frorn  the  ground ,  taj^ers  shghtly  as  il 
ascends  ,  and  varies  from  eightcen  inches  to  two  feet  in 
thickness.  The  interior  face  of  this  supporting  stone  pré- 
sents the  appearance  of  having  been  picked  ail  over  with 
minute  hollows  for  the  purpose  of  oniamentation  :  and 
the  seven  circles  hollowed  ont  on  this  face  are  grouped 
in  the  following  manner ,  being  hère  reprosented  one 
twelith  of  theh'  actual  size. 


N"    1  measures    5  '/^  im'litis  in  diameter  IVoiii  outsido  to  oiilside  of  llio  circulai'  line. 

.)     i         do.       9  do.  do.  do. 

S  do.  do.  do. 

',)  do.  do.  do. 

1  '/_,                    do.  do.  do. 

5  do.  do.  do. 

4  */.,                      do.  do.  do. 


3 

do. 

■i 

do. 

^ 

do. 

Tlie    construction  of  the  circles  is  rude  and  irregular , 
fornied  bv  Unes  about  half  an  incli  in  breadth  ,  and  about-  a 


—  313 


quarter  of  an  inch  in  depth  ,  which  appear  to  hâve  been 
picked  ont  of  the  stone  with  a  metallic  implement. 


Il    È- 


I  ^ 


The  foregoing  is  a  représentation  of  this  unique  monu- 
ment ,  as  it  stands  on  elevated  ground  in  the  centre  of  a 


XXIX 


XXfll 


~  314  — 

green field  calledcapnaii  cuill ,. e.  «  thelittle  carnofliazel, » — 
the  name,  no  doiibt,  originally  applied  to  the  cromleac  itself, 
from  haviiig  some  hazel  trees  formerly  growing  round  it 
—  but ,  whicli  afterwards  extended  to  the  field.  It  as  also 
been  supposed  that  the  name  may  hâve  référence  to  the 
local  tradition  ,  and  may  mean  ((  the  httle  carn  of  Finn  Mac 
Cumhail.  » 

It  is  272  yards  in  an  easterly  direction  from  the  résidence 
of  E.  H.  Hussey  Esq.  the  proprietor  of  the  estate. 

The  large  flag  itself  measures  10  ft.  10  inches  long , 
8  ft.  G  inches  broad ,  and  is  3  feet  thick ,  with  one  edge 
resting  on  the  ground,  and  the  other  upon  the  upright  or 
supporting  stone  before  described  ;  it  is  inclined  to  the 
horizon  at  an  angle  of  37»,  and  faces  N.N.E. 

Both  stones  constituting  this  monument  consist  of  the 
natural  bed  surface  of  lower  Silurian  rock  —  greenish  grey 
calcareous  grit  —  slightly  micaceous  —  which  is  foimd  in 
abundance  in  the  neighbourhood. 

In  the  month  of  August  last  my  friend ,  M''  Du  Noyer , 
accompanied  me  to  Rathkenny  ,  and  made  a  very  careful 
drawing  of  ail  the  characters  on  the  upper  surface  of  the 
slab  ,  which  I  was  previously  unable  to  record  by  means 
of  a  rubbing.  To  secure  extrême  accuracy  we  divided  the 
face  of  the  stone  into  square  feet  by  transverse  Unes  of 
white  twine ,  fastened  to  the  extremities  of  the  stone  by 
ordinary  shoemaker's  wax.  Havingpaper  ruled  olT  in  square 
inches ,  there  was  no  difficulty  in  making  a  correct  tran- 
script  of  the  entire  face  of  the  stone  ,  the  characters  on 
which  will  be  more  intelligible  from  an  examination  of  the 
(h\iwing  than  any  words  could  make  them. 


—  315  — 

It  will  be  observed  that    there    are  upwards  of  three 


/J'f  A,        {\\ 


/|.].*  i,.;v^  \':/î;l 


i  ^M,i)i 


liundred  dépressions,  or  cup-shapedhollows,  which,  althoiigh 
in  several  instances  they  take  the  forni  of  grouping ,   may 


—  316  — 

be  merely  the  resuit  of  weathering ,  and  not  artificial. 
Having  been  so  long  exposed  to  the  wasting  action  of  the 
weather ,  it  would  now  be  hazardous  to  pronoimce  with 
certainty  upon  this  point.  It  is,  however,  very  remarkable 
that  ail  those  dépressions  are  distinct  from,  yet  interspersed 
with,  the  singular  collection  of  inscribed  lines  which  cover 
the  face  of  this  stone.  Thèse  lines  ,  consisting  of  upwards 
of  ninety  separate  characters  ,  still  exhibit  the  original 
clean  and  smooth  cutting  —  for  the  most  part  in  a  trian- 
gularly  shaped  hollowed  line  —  some  to  the  depth  of 
nearly  a  quarter  of  on  inch  ;  and  are  ,  to  ail  appearance  , 
the  délicate  workmanship  of  some  sharp  metallic  tool , 
bearing  a  strong  contrast  in  style  of  exécution  to  the  rude 
sculpturing  of  the  circles. 

I  am  not  presumptuous  enougli  to  make  any  attempt  at 
offering  an  explanation  of  the  reading  or  meaning  of  thèse 
mysterious  characters  ,  yet  I  am  not  without  hope  that  a 
key  to  their  interprétation  will  be  found  ,  and,  I  trust  at 
no  very  distant  day.  We  cannot  but  admire  the  persévé- 
rance and  success  of  philologists  in  developing  aftinities  in 
the  languages  of  varions  nations  from  the  shores  of  the 
Pacific  to  Western  Europe.  Over  the  same  vast  région 
there  is  often  a  particular ,  and  always  a  gênerai ,  resem- 
blance  in  the  megalithic  memorials  which  hâve  corne  dovvn 
tous  from  unrecorded  âges.  The  similarity  ofpopular  taies, 
legends ,  and  superstitions  will  also  show  the  early  connec- 
tion of  the  ancestors  of  many  nations  which  are  now 
geographically  remote.  Nearly  two  thousand  years  agoPliny 
has  recorded  the  similarity  of  the  magical  arts  of  the  British 
Druids  and  the  Persian  Magi  :  and  we  are  ail  familiar  with 
the  close  resemblance  between  many  of  the  Irish  and  Orien- 
tal popular  superstitions  and  beliefs.  That  the  characters 
engraved  on  this  cromleac  are  Oriental,  I  hâve  no  doubt  : 


—  317  - 

but,  not  beiiig  an  Oriental  scholar,  I  commit  the  task  of 
pursuing  the  investigation  to  tliose  compétent  to  deal  \vith 
such  a  question. 

Althougli  inscribed  cromleacs  hâve  hitherto  received 
httle  attention  from  antiquarian  writers  and  investigators , 
I  trust  the  pubUcation  of  this  présent  notice  may  lead  to 
a  re-examination  and  comparison  of  ail  such  romaining 
records  of  prehistoric  times ,  wherever  they  are  known  to 
exist;  and  no  doubt  many  such  will  be  discovered  by  those 
who  know  what  they  may  expect  to  fmd  on  cromleacs. 

About  a  year  ago ,  the  laie  M'"  John  Windele  of  Cork  sent 
me  a  sketch  of  the  characters  on  an  inscribed  cromleac 
near  Macroom ,  the  similarity  between  which  and  that  near 
Rathkenny  is  very  striking.  I  regret  I  am  not  able  to  enter 
into  fuller  particulars  respecting  the  Cork  cromleac  ;  but , 
not  having  seen  it ,  I  content  myself  with  submitting 
M*"  Windele's  sketch. 


Characters  on  an  inscribed  cromleac  near  Macroom  , 
Counly  Cork  ,   Ireland. 

In  our  présent  state  of  archaeological  knowledge  it  would 
be  alrnost  idle  to  speculate  as  to  the  âge  or  the  people  by 
whom  thèse  monuments  hâve  been  erected.  By  some  they 


—  318  — 

are  called  Cleltic ,  and  the  people  who  erected  them  (lelts  ; 
while  otliers  hold  tliat  tliey  hâve  been  raised  by  a  people 
ethnologically  différent  from  the  Celts  —  cromleac  building 
and  burying  being  a  form  of  sépulture  in  ail  probability 
practised  Ijefore  the  arrivai  of  the  Celt,  as  it  bas  been 
certainly  followed  in  countries  where  neither  Celt  nor  any 
other  branch  of  the  Aryan  or  Indo-European  race  ever 
penetrated;  for  we  fnid  such  in  Syria,  and  along  the 
northern  coast  of  Africa.  The  race  that  erected  cromleacs 
must  bave  been  mucli  more  widely  diffused  over  the 
world's  surface  than  the  Celtic,  and  in  ail  probability  that 
race  existed  in  our  own  country  before  the  Celts. 

Baron  A.  de  Bonstetten ,  in  bis  Essai  sur  les  dolmens , 
published  at  Geneva  last  year,  at  pages  5,  6,  7,  &c., 
enters  minutely  into  the  classification  and  description  of 
the  varions  kinds  of  existing  cromleacs  (dolmen  being  the 
Word  adopted  on  the  Continent  to  signify  what  in  the 
British  Isles  we  call  a  cromleac). 

Unless  we  suppose  the  monument  near  Rathkenny  to  be 
a  cromleac  in  ruins ,  we  cannot  bring  it  under  this  most 
récent  and  carefully  studied  classification  of  such  remains. 

If  we  adopt  the  meaning  of  the  term  cromleac ,  which 
probably  bas  come  to  us  through  the  Welsh ,  to  be  a  leaning 
sionc  or  incUned  stone ,  I  am  disposed  to  think  that  this 
monument  near  Rathkenny  is  perfect  as  it  now  stands  —  that 
it  ne  ver  consiste  d  of  more  than  the  two  stones  —  and  that  this 
may  be  a  type  of  monument  not  hitherto  noticed  or 
described.  I  am  the  more  impressed  with  this  belief,  because 
up  te  about  thirty  years  ago  another  slab ,  popularly 
remembered  as  very  similar,  nearly,  but  not  quite,  as 
large  as  that  just  described,  and  facing  in  tlie  same 
direction ,  existed  in  an  adjoining  field  ,  at  a  point  275 
yards    south-east    from    the    présent    one.   What    mysiic 


—  319  — 

Characters  it  may ,  or  niay  uot,  hâve  contained  inscribed 
upon  it  no  orie  now  can  tell.  The  man ,  Ghristy  Downey  , 
still  lives ,  who ,  in  his  zeal  for  agricultural  improvement , 
subjected  tins  stone  to  the  opération  of  blasting  ;  and  its 
dehris  were  afterwards  worked  np  into  fonces  and  drains. 
He  States  that  in  the  act  of  blasting  «  this  stone  was 
raised  entire  into  the  air  for  about  six  feet  above  the  surface 
of  the  ground,  and  it  then  broke  into  pièces.    » 

There  was  also  a  third  «  big  stone,  »  of  still  smaller 
dimensions,  wich  he  describes  as  lying  quite  flat,  and 
about  two  perches  to  the  east  of  the  one  just  mentioned 
as  destroyed.  From  what  he  saw  in  the  destruction  of  the 
first  stone  he  would  not  undertake  to  break  or  to  blast  this 
one  ,  though  less  in  size  than  the  other.  He  therefore  dug 
a  deep  piton  one  side  of  it;  and  whenin  the  act  ofprizing 
the  stone  into  the  pit,  he  says  that  «  such  a  whirlwind  came 
about  my  legs  as  astonished  me  ;  and  I  saw  the  elïects 
of  the  wind  on  the  surface  for  six  or  eight  perches  ail  round.  » 
Under  the  centre  of  the  stone ,  he  states  —  ((  there  was 
a  cavity  of  about  the  size  of  a  good  pot ,  with  black  mould 
in  it ,  and  a  horseshoe  on  one  side  of  the  cavity ,  and  a 
broken  glass  bottle  on  the  other.  »  Both  horseshoe  and 
bottle,  I  présume  ,  found  their  way  there  in  modem  times. 

The  subject  of  our  présent  notice  was  also  doomed  ;  but 
on  the  night  preceding  the  day  intended  for  commencing 
opérations  upon  it ,  Ghristy  strolled  out  from  his  cottage  , 
and,looking  towards  the  scène  of  his  next  day's  projected 
labour ,  saw  a  light  in  the  direction  of  «  the  big  stone  »  — 
there  being  low  ,  marshy  ground  in  the  neighbourhood 
immediately  beyond.  He  returned  to  his  home  ,  and  came 
to  the  wise  conclusion ,  from  ail  that  he  had  seen ,  that  it 
would  be  dangerous  to  interfère  further  with  thèse  «  sacred 
stones.  »  So,  afterone  of  thèse  primitive  monuments  having 


—  320  — 

beeii  blastcd ,  aiid  aiiother  biiried  ,  to  tlie  fortuitous 
appearance  and  the  lucky  intervention  of  the  ignis  fatuus 
we  are  at  the  présent  day  indebted  for  the  préservation 
of  the  singular  vestige  of  onr  nation's  early  history  which 
I  hâve  feebly  endeavoured  to  lay  before  the  Academy. 

Several  raths  or  forts  are  in  the  immédiate  vicinity  ; 
and  tradition  states  that  there  are  also  several  subterranean 
caves  ,  which  I  liave  not  had  eitlier  the  time  or  the 
opportunity  to  find  out  or  to  investigate. 


= — 75="-e#5^w£i-=5r~- 


AMBIVARITEN  EN  TOXANDERS. 


ETYMOLOGISGHE    STUDIE, 

DOOR 

M.  LODEWIJK  TORFS, 

BKIEFWISSELEND   LID   TE   ANTWERPEN. 


I.   —  ALGEMEENE  BESCHOUWINGEN. 

Zooals  men  algemeen  weet ,  waren  der  Belgen  voor- 
ouders  iiit  Germanie  herkomstig,  althans  van  germaanschen 
oorsprong.  De  landtaal ,  ten  tijde  van  Julius  G.esar,  is  dus 
het  germaansch  of  een  van  deszelfs  takken  moeten  wezen . 
Dat  de  spelling  en  de  uitspraak  van  deze  oude  taal  van  het 
huidige  hoog-  en  nederduitsch  min  of  meer  afweken,  behoe- 
ven  wij  niet  te  betoogen  ;  maar  eene  andere  vraag  is  het , 
of  de  spelhng  toen  reeds  aan  zekere  algemeene  regels  was 
gebonden  en  of  de  uitspraak  in  geheel  België  en  Batavië 
dezelfde  was.  Wat  de  spelUng  betreft,  men  zoude  eerst 
moeten  weten,  of  er  nevens  de  gesproken  eene  geschreven 
taal  bestond  en  dit  ligt  geheel  in  het  duistcr.  Wel  zegt 
C.ESAR,  dat  de  Druiden,  de  toenmahge  geleerden,  niets  te 
boek  stelden ,  noch  wilden  laten  te  bock  stellen  van  hetgeen 

Coniinissaiies  rapporteurs:  MM.  A.  Pinchart  et  L.  Galesloot. 


—   322   — 

zij  oiiderwczcri ,  eu  do  kerkvader  Origenes  ,  die  in  de 
iii«  eeiiw  bloeide,  getuigt  mede  ,  dat  hij  geene  boeken  kende 
door  do  Dniidon  geschreven  ;  maar  het  is  wel  te  merken, 
dat  bcide  doze  sclirijvers  hier  bij  liet  oogo  hebben  gehad 
op  boeken  handelende  over  de  druidische  godsdicnstleer, 
dewijliiit  andere  getuigenissen  schijntte  mogen  opgemaakt 
worden ,  dat  de  oude  noordsche  volken  bereids  vôôr 
C-hristiis  tijd  eene  geschreven  taal  hadden 

Hierraede  éditer  is  de  kwestie  der  éénheid  van  spelling 
niet  afgedaan ,  en  zij  is  niet  ait  de  voeten  te  krijgen  ,  even 
minais  degene  nopcns  de  éénheid  van  uitspraak. 

Al  wat  men  met  eenigen  grond  van  waarschijnlijkheid 
kan  gissen  ,  is  dat  er  onder  de  vier-en-twintig  belgisclie 
stammen  verscheidene  min  of  meer  uiteenloopende  tong- 
vallen  werden  gesproken,  en  dat  dit  verschil  in  het  spreken , 
op  het  spehen  en  schrijven  van  de  taal  ook  min  of  meer 
invloed  heeft  kunnen  uitoefenen. 

Wat  daar  nu  ook  van  zij  en  zonder  ons  met  dezo  kwestie 
verder  in  te  laten ,  bestatigen  wij ,  dat  de  Romeinen , 
tijdcus  of  na  de  vcrovering  van  GalHG  ,  zicli  om  het 
aanleeren  van  de  landtaal  niet  schijnen  bekreund  te 
hebben. 

Deze  taal,  zoo  zeer  verschillend  van  het  latijn  ,  heeft 
hen  moeten  voorkomen  als  een  mengelmoes  van  bar- 
Ijaarsche  wanklanken ,  aan  welke  zij  noch  zin  ,  noch  be- 
teekenis  konden  hechten.  De  mondelingo,  laat  staan 
schriftelijke  bctrekkingen ,  moeten  diensvolgens,  vooral  in 
don  eersten  tijd,  zeer  moeielijk  geweestzijn  zonder  behulp 
vaii  lolken,  waarschijnlijk  slaven  of  gevangenen,  die  oen 
eindje  latijn  hadden  geleerd  en  verstonden.  Zulk  eenen 
lolk  zion  wij  onder  anderen  vei'schijnen  oj)  de  bijeenkomst 


—  823  — 

van  C.ESAR  met  Divitiac,  overste  der  Eduëi-s.  Wij  teeke- 
nen  dit  aan,  omdat  het  vooreerst  van  belang  is,  dat  C.esar's 
onbekendheid  met  de  landtaal  van  België  wel  degelijk 
worde  vastgesteld. 

Het  was  dus  door  tolken ,  dat  C^.esar  en  zijne  luitenants 
bescheed  kregen  van  hetgeen  de  gallische  en  bolgische 
oversten  hen  wilden  te  verstaan  geven.  Wanneer  het  enkel 
werken  en  woorden  uit  het  dageUjksche  leven  gold  ,  dan 
ging  (Ut  nog  al  gemakkeUjk  ,  en  de  Romeinen  konden  de 
oneigen  woorden  ,  door  de  belgische  tolken  in  het  latijn 
gebruikt,  ligtelijk  verbeteren;  doch  als  het  aankwam  op 
het  aanduiden  van  plaatsen,  personen,  volksstammen,  enz., 
en  als  men  dezelve  den  Romeinen  noemde  met  den  eigen 
naam  dien  zij  in  de  landstaal  droegen,  dan  dwaalden  de 
zeven  sekretarissen  dos  veldheers  al  ras  van  het  spoor  '. 

Trouwens,  de  belgische  volksstammen  voerden  ger- 
maansche  namen  ,  welke  ,  vol  gens  het  gebruik  l^ij  aile 
oude  volken,  een  gemeen  naamwoord  tôt  wortel  moeten 
hebbcn  gehad.  Gebourde  het  nu,  dat  dit  wortehvoord  eene 
zedelijke  hoedanigheid  uitdrukte ,  dan  gaf  de  stamnaam 
natuurlijk  te  kennen,  dat  deze  hoedanigheid  de  karaktertrek 
derUeden  van  dienstam  was.  Mon  mag  dierhalve  denken, 
dat  de  Romeinen ,  indien  zij  de  landtaal  waren  maclitig 
geweest ,  die  namen,  of  regelmatig  gespeld,  of  letterlijk  ni 
het  latijn  zouden  overgebracht  hebben    Maar  geheel  het 

'  M.  Grandgaonagk  dceit  insgdijks  in  dczc  nicciiing,  dat  de  Uunieinen  ,  ten  gcvolge 
van  liunnc  onbekendheid  met  de  landtaal,  menige  belgisciie  nanitm  bedorven  hebben. 
«  Ces  soldats  de  Rome  ,  zcgt  de  sclirijver  van  Alfred  Nicolas  ,  étaient  d'exeellents  com- 
»  battants;  en  revanche,  ils  étaient  de  pitoyables  linguistes  ,  de  pauvres  philologues, 
»  les  plus  i)iètres  archéologues  (jue  le  mimde  savant  eût  jamais  portés.  Aussi  ,  dans 
1)  ce  mépris  muet  qu'ils  affectent  pour  les  langues  barbares ,  dans  leur  grossière  insoii- 
I)  ciance  des  soins  et  des  peines  que  nous  devions  nous  donner  un  jour  pour  déiirouiller 
»  leur  vocabulaire  de  noms  étrangers,  cfmibien  de  fois  ne  leur  est-il  pas  arrivi'  d'estro- 
»  pier  cruellement  les  vieux  noms  belgiques.  »  {Annales  de  la  Société  arcliéulogique 
de  Namur,  t.  1,  p.  26). 


—  324  — 

omgekeerde  had  plaals  :  die  werelddwingers  verstonden 
niets  van  de  taal  van  germaansch  België  ;  hare  spelling 
was  hen  gansch  onbekend  ;  de  uitspraak  moesten  zij  iiit 
den  mond  van  onbedreven  tolken  opvangen ,  en  dit  deden 
zij  op  zulke  ^yiize  ,  dat  zij  de  germaansche  stamnamen  neêr- 
sclireven  als  of  latijnsclie  woorden  hen  liadden  in  't  oor 
geklonken:  anders  gezegd,  zij  schrevenbelgisch-germaansch 
met  latijnsche  letterteekens.  Meer  nog  :  het  zij  om  der 
welluidendlieids  wille,  het  zij  ter  bevordering  van  de  duide- 
hjldieid  ,  zij  verwrongen  die  woorden  naar  de  latijnsche 
verbuigingen  ,  zooverre  dat  men  bij  velen  dier  namen , 
immers  gelijk  zij  ons  door  G/ESAR  zijn  overgeleverd ,  een 
dubbel  meervoud  kan  ontwaren  '. 

Tôt  proef  nemen  wij  eens  den  welgekenden  naam  der 
Morini,  waardoor  de  bevolkingen  van  de  districten  van 
Boulogne,    Sint-Omaars  en  Duinkerke  verstaan  worden. 

Het  lijdt  geen  twijfel,  of  de  wortel  van  diennaamUgt  in 
ons  woordje  moer,  oudtijds  mor  ,  zooals  een  moeras  thans 
nog  bij  de  Zweden  heet.  Verbeelden  wij  ons  César  met 
zijn  léger  in  het  Atrechtsche  aangekomen.  Daar  verneemt 
bij  van  de  inwoners  (de  AtrehatiJ ,  dat  westwaarts,  langs- 
heen  het  strand,  de  moeren  liggen.  Hadden  de  romeinsche 
soldaten  de  taal  verstaan ,  zij  hadden  ons  de  vertaling  van 


'  Onze  kruisvaai'ders  en  liunne  chronijkschrijvers  moeten  in  lief  opzicht  van  taal 
nagenoeg  op  dezelfde  hoogte  gestaan  hebben  als  de  romeinsche  legioenoverslen  en  hunne 
scribenten  :  de  eenen  wisten  zooveel  van  het  arabisdi  als  de  anderen  van  het  germaansch. 
Geen  wonder  dierhalve,  dat  zij,  b.  v.,  den  naam  van  Abd-ei-Rahman  tôt  het  enkele 
Ahderamen  hebben  samengekneed ,  en  uit  den  titel  van  Emir  el  Mouenim  ('Vorst  der 
geloovigenj,  de  droUige  namen  van  Miramolin  en  Miramalolin  hebben  gefabrikeerd. 
Voor  het  overige  ,  wij  hoeven  zulke  verniinkingen  van  namen  zoo  verre  niet  te  zoeken  ; 
de  onde  archieven  van  ons  eigen  land  krielen  er  van  en  om  slechts  een  voorbeeld  uit 
honderd  duizend  op  te  rapen ,  znu  men  in  Charles  Deguemont  wcl  ligt  Karel  van 
Egmond  herkennen ,  indien  cr  nict  achter  volgde  soy  disant  duc  de  Gueldres  (i.  BORGNET 
Analectes  nnmuroises  ,  ad  an.  1503-1504  ,  p.  27  J 


I 


—  325  — 

het  woord  gegeven.  Maar  neen  :  dat  woordje  moren  staat 
G^SAR  voor  als  een  volksnaam  ,  en  na  het  te  hebben  ver- 
latijnd,  werd  er  Morini  uit  geschapen  '. 

Op  deze  wijze  (men  kan  het  zich  hgt  verbeelden)  werden 
onze  oude  germaansche  namen  en  woorden  verminkt, 
verwrongen  en  onkenneHjk  gemaakt.  Gemeene  naamwoor- 
den  werden  in  eigennamen  gemetamorphoseerd ,  door 
verkeerde  spelhng,  door  versmelting  met  de  hdwoorden  en 
door  aanhechting  van  vreemde  verbuigingen.  De  latijnsche 
spelhng,  zonder  andere  reden  of  gezag  dan  zekere  klankver- 
wantschap ,  met  geweld  op  die  woorden  gedrukt ,  lieeft 
ze  met  zulke  dikke  romeinsclie  schors  omgeven ,  dat  men 
vaak  vergeefsche  moeite  doet ,  om  uit  die  aldus  verbasterde 
namen  wijs  te  worden. 

Voor  het  overige  ,  dit  resultaat  was  onvermijdeiijk.  Edoch, 
daar  elke  taal  iiare  eigen  klank-  en  letterteekens  lieeft ,  zal 
men  altoos  in  dezelfde  dwaling  vervallen ,  zoodra  men  eene 
andere  taal  met  deze  teekens  zal  willen  schrijven.  Ook 
mag  men  veilig  aannemen,  dat  ware  België  door  Alexander 
veroverd  geweest,  de  namen  onzer  bevolkingen,  in  plaats 
van  eenen  latijnschen  overrok ,  een  grieksch  gewaad  zouden 
aan  hebben. 

En  dit  is  geene  bloote  veronderstelling ,  maar  eene  op 
hedendaagsche  feiten  steunende  waarheid'. 


'  Hij  zou  hebben  nioeten  spellen  Moreni ,  doch  als  hij  onzen  doffen  e-klank  niet  met 
dien  van  eene  slappe  i  verward  heeft ,  geven  wij  in  bedonking ,  of  men  deze  verwisse- 
ling  van  letters  niet  op  de  rekening  der  middeleeuwsche  kopisten  moet  schuiven  ?  Deze 
hebben  inimers  nog  al  meer  zondekens  van  dit  slar.li  op  hun  geweten  :  men  beiinncre 
zich  slechts  onzen  Tanchdmus  anders  Tankelm ,  wiens  naam  tôt  Tanchelinus  en 
Tanquelimis  is  verbasterd  gewordcn.  Dit  moge  nu  door  eene  verkeerde  lezing  of  eene 
verkeerde  spelling  (in  voor  m)  gescliied  zijn  ;  maar  het  zonderiingste  is ,  dat  die  ver- 
bastering  zou  dagleekenen  uit  de  eeuw  des  aartsketters ,  inimers  als  de  documenten  ,  in 
welke  zij  voorkonit  ,  volgens  de  oorspronkelijke  sciiriften  gedrukt  zijn  geweest. 

-  Ommeganck  ,  onze  befaamde  landschapscliilder ,  die  in  het  fransch  nog  minder 
beslageu  was  dan  in  het  vlaamscli ,  vergiste  zieii  aldus  cens  omirent  den  naam  van 
eenen  kolonel.  In  1815  met  de  komissie  ad  hoc  naar  Parijs  gezonden ,  om  de  ontvoerdet 


—  326  — 

Zie  hier ,  bij  voorbeeld,  onzen  nederduitschen  tweeklank 
oe.  De  Duitschers  verbeelden  denzelveii  door  u,  de  Engel- 
schen  door  oo ,  de  Franschen  door  ou ,  en  ons  woord  goed 
schrijven  zij  respectievelijk  gut,  gooden  goût  '.  Nu,  onze 
oe-klank  is  ook  in  de  oostersche  talen  bekend,  maar  als 
de  Fransclien,  Engelsclien  of  Hollanders  eenige  namen 
hebben  over  te  nemen,  dan  sclirijven  zij  dezelve  met  hunne 
eigen  letterteekens,  zooals  in  de  land-  en  reisbeschrijvingen 
kan  worden  nagegaan. 

Wij  hebben  diensvolgens  vermeend ,  dat  bij  het  opspo- 
ren  van  de  beteekenis  der  door  C.^sar  geboekte  stam- 
namen ,  vooral  diende  gelet  te  worden  op  de  veranderingen , 
welke  de  sijlben  en  woorden  konden  hebben  ondergaan , 
wanneer  dezelve  ,  door  onze  germaansche  Belgen  uitge- 
sproken,  door  de  Romeinen  volgens  de  latijnsche  spraak- 
en  speh^egels  zouden  zijn  neêrgeschreven  ,  en  hiertoe 
geeft  de  ontleding  van  de  woorden ,  onzes  inziens  ,  het 
sescliiktste  middel  aan  de  hand. 

De  ontleding  immers  kan  ons  den  wortel  van  een  opgege- 
ven  woord  helpen  ontdekken ,  dien  wortel  leeren  onder- 
scheiden  van  de  voor-  en  achtervoegsels ,  en  beletten  dat 
men  deze  laatsten  met  de  verbuigingen  verwarre.  Na 
de  analogie  der  lettergrepen  met  de  huidige  spraak-  en 
schrijfvormen  bepaald  te  hebben  ,  brenge  men  ze  weèr  te 
samen  en  ga  men  na  of  uit  hun  geheel ,  niet  slechts  een 
verstaanbaar,  maar  ook  een  op  het  voorwerp  natuurlijk 
passende  naamwoord  ontstaat. 

kunstschatten  weêr  te  eischen,  schreef  hij  den  2'2  auguslij  uit  die  hoofdstad  aan  zijne 
vrouw  :  «  Den  dag  alswy  gearriveert  syn  is  er  een  coloncel    (sic)   door  den  cop   ge- 

schoten Iiy  word  genoemt  Labée-Dogère.  »  (Vluamsche  Scliool ,  1866,  bl    166.) 

Hy  bedoelde  den  iiolonel  Labedoyèue,  maar  het  scheelde  weinig  of  liad  er  eenen  abbé 
Dogère  van  gemaakt. 

'  Onnoodig  bij  te  voegen ,  dat  wij  het  t'ransclie  ijoùt  slechts  aanvoeren  voor  de 
klankverwantscliap  en  niet  voor  de  beteekenis. 


-   327  — 

Dit  laalste  is  de  onontbeerlijke  proef  op  dit  onderzoek, 
hetwelk  zoowel  taal-  als  land-  en  volkenkennis  vereischt. 
Wij  behoeven  niet  te  zeggen,  dat  men  daarbij  met  de  meeste 
omzichtigheid  behoort  te  werk  te  gaan  ;  want  men  kan  uit 
dezen  of  genen  belgischen  stamnaam  zeer  ligt  op  zich  zelve 
verstaanbare  woorden  scheppen ,  doch  welke  zich  op  het 
voorwerp  volstrekt  niet  laten  toepassen ,  het  zij  wegens  de 
onaardigheid ,  het  zij  wegens  andere  redens  '. 

Het  is  naar  aanleiding  van  deze  bedenkingen ,  dat  wij 
eens  hist  kregen ,  om  de  namen  Amhiuariti  en  Toxandri 
te  onderzoeken,  en  wel  bijzonder  omdat  deze  twee  volks- 
stammen  mogen  gezegd  worden  tôt  de  provincie  Antwerpen 
te  hebben  te  huis  belioord.  Het  is  de  uitkomst  van  dit  onder- 
zoek,  hetwelk  wij  onze  Akademie  van  Oiidheidkunde  aan- 
bieden ,  niet  als  eene  onverbeterlijke  stelling ,  maar  als 
eene  ernstige  etymologische  studie. 

H.   —  AMBIVARITEN. 

Het  zakelijke  van  hetgeen  door  onderscheidene  schrijvers 
is  aangetogen  over  den  belgischen  volksstam  door  CL-esar  - 
Amhivariti  of  Amhlvareti  genoemd  ,  kan  men  in  onze 
Geschiedenis  van  Antwerpen  ^  samengetrokken  vinden. 
Algemeen  is  men  van  gevoelen,  dat  dit  volk  tusschen  de 
Damer,  de  Maas  en  de  Schelde  gevestigd  was,  namelijk  in 


'  Zoo  heeft  men  in  HoUand  van  de  Caninefnii  het  bespottelijkc  Komjnenmtten 
willer  maken,  zomier  zich  eerstaf  te  vragen,  of  het  konijn,  een  dier  uit  de  warme  ianden 
herkomstig,  in  onze  vociitige  en  koude  streken  reeds  was  genaturaliseerd.  Zoo  zou  men  in  de 
Eburoni  ook  even  gemakkelijk  Heiboeren  kunnen  zien ,  wiste  men  niet ,  dat  het  sub- 
stantivum  boer,  samengetrokken  uit  bouwer,  vôor  de  xvi"  eenw  niet  in  gebmik  was. 

-  De  Bello  Gallico,  Lib.  IV.  Cap.  IX. 

*  Namelijk  degene  van  Mertens  en  Torfs,  I^D.  ,bl  16-18.  In  onze  Nieiiwe  Geschie- 
denis (I.  6)  geven  wij  slechts  den  bekno|)ten  iniioud.  Vergelijk  overigijns  Dewez  , 
Dictionnaire  géoy.  de  la  Belgigue  et  de  lu  Hollande,  v"  Ambirariles. 


—  338  — 

de  landstreek,  welkeromschrijving  ten  naaste  bij  met  degene 
der  oude  brabandsche  en  limburgsche  Kempen  samentreft. 
Dat  het  gedeelte  dezer  streek  aan  laatstgemelden  stroom 
palende ,  in  die  tijden  door  uitgestrekte  en  digtbewassen 
rietbedden  was  onderscheiden ,  ziilks  ligt  buiten  twijfel, 
daar  een  der  kwartieren  van  het  gewezen  markgraafschap 
van  Antwerpen  in  de  benaming  van  Land  van  Ryen  ons 
eene  herinnering  aan  dien  wilden  natuursstaat  heeft  be- 
waard.  Doch  juist  uit  hoofde  van  dezen  staat  moet  dit 
kwartier  niet  zeer  bewoonbaar  zijn  geweest.  Hoogstens  kan 
men  het  zieh  voorstellen  als  een  toevluchtsoord  voor  ver- 
volgden,  die  er  tusschen  de  rietsudden  eene  veilige  schuil- 
plaats  vonden.  Deze  omstandigheid  gevoegd  bij  C.^sar's 
getuigenis,  dat  de  Ambivariten  aan  deze  zijde  van  de  Maas 
woonden  ,  heeft  de  meeste  geleerden  doen  denken  ,  dat  de 
genoemde  stam  voornamehjk  in  de  meierij  van  's  Herto- 
genbosch  was  gevestigd. 

Hoeliet  zij,  dit  punt  is  een  van  de  duisterste  onzer  oude 
landbeschrijving  en  des  te  moeielijker  op  te  lossen,  dat  na 
C.^SAR  van  dit  volk  nergens  meer  melding  wordt  gevondën. 
Het  gevolg  hiervan  is  geweest ,  dat  diegenen  welke  het 
begin  van  Antwerpen  tôt  César' s  tijden  wilden  doen  op- 
klimmen  ,  een  ruim  veld  voor  zich  hadden  ,  om  hetzelve 
met  wonderhjke  fabelen  en  etymologiën  te  beplanten.  Wilde 
men  hen  gelooven,  de  heidenen,  welke  de  H.  Eligius  hier 
aan  het  Scheldestrand  gevestigd  vond ,  vvaren  de  recht- 
streeksche  afstammelingen  der  Amhivariii  '  ;  doch  deze 
afleiding  heeft  blijkbaar  even  weinig  grond  als  degene 
van  Becanus  ,  die  in  Ambivariti  eene  samentrekking  van 


'  In  onze  Nietiwe  Gescliiedenis  van  Antwerpen,  1,9,  hebben  wij  betoogd  en  wij 
liouden  het  vol,  dat  de  in  de  vue  eeuw  lùer  aan  de  Werf  gevestigde  bevolking,  eene 
kolonie  van  Nedersaksers  was. 


—  329  — 

een  gewaand  Ambt  of  Ambacht  vanRietenheeft  gevonden. 

De  dwalingen ,  in  welke  deze  en  andere  geleerden  bij 
hunne  woordgrondingen  gevallen  zijn ,  sproten  hier  uit 
voort,  dat  zij  oude  namen  en  woorden  door  homonyma 
uit  het  latere  nederduitsch  wilden  verklaren.  Hadden  zij 
eens  overwogen,  dat  onze  taal  —  te  redit  fier  over  hare 
w.eelderigheid ,  buigzaamheid ,  welluidendheid  en  krach  tige 
uitdrukking  —  na  verloop  van  eeuwen  menigvuldige  afwij- 
kingen  in  uitspraak  en  spelling  heeft  ondergaan ,  alsmede 
dat  vêle  woorden  in  onbruik  zijn  gevallen  of  van  beteekenis 
veranderd,  dan  zoudeii  zij  zich  zoo  drollig  niet  misgrepen 
hebben  aan  rieten,  haspels  ,  konijnen,  enz.,  althans  zouden 
zij  dan  wat  omzichtiger  zijn  geweestbij  het  verklaren  van 
onde  namen  of  woorden,  door  romeinsche  en  grieksche 
schrijvers  uit  onkunde  bedorven. 

De  uitgang  reti  of  riti ,  h.  v.,  mag  uiterlijk  eenige  over- 
eenkomst  hebben  met  ons  naamwoord  riet,  meerv.  rieten; 
maar  was  dit  de  vorni  van  dit  woordin  vroegere  tijden?  — 
Geenszins ,  en  in  het  nedersaksisch ,  uit  hetwelk  wij  zoo 
vêle  woorden  hebben  overgeërfd,  luidde  het  reet  en  rei, 
welk  laatste  in  ons  Land  van  Rijen  is  overgebleven  *. 
Dan  ,  wij  zullen  straks  betoogen  ,  dat  reeten  of  reîen  , 
zoomin  als  rieten ,  bij  eene  verklaring  van  het  latijnsche 
Ambivariti  kunnen  gelden. 

Doch  eerst  moeten  wij  eene  moeielijkheid  trachten 
wech  te  ruimen ,  die  ons  reeds  bij  den  aanvang  van  ons 
onderzoek  tegen  kwam  en  bestond  in  het  verschil  van 
spelling  :  Ambivareti  en  Ambivariti.  Welke  lezing  zouden 
wij  voor  de  rechte  houden?  Of  zijn  zij  beide  goed,  zouden 

'  Dat  door  dit  woord  ryen  inderdaad  riete?i  verstaan  werd  ,  kan  nadcr  blijken  uit  de 
latijnsche  ciironijken  der  middeleeuwen  ,  welke  Land  van  Ryen  vertalen  door  Terra 
Arundinis  of  koitwecli  Aruitdinum.  Doch  in  het  testament  van  S.  Willebrouuus 
wordt  de  antwerpsclie  Bon  lit  vcrnicld  als  gelegen  in  pago  Rencnsiian. 

XXIX  XXIII  37 


—  330  — 

er  dan  twee  volksstammen  bestaan  hebben?  Dit  laatste 
komt  ons  het  minst  waarschijnlijk  voor  :  het  geringe  ver- 
schil  van  eene  letter  is ,  ons  dunkens,  geene  reden  om 
naar  twee  stammen  teverwijzen,  zooals  sommigen  doen', 
en  het  is  veel  eenvoudiger  te  veronderstellen ,  dat  bij  de 
herhaalde  afschrijvingen  van  C.-esar's  gedenkschriften  eene 
verwisseling  van  c  met  i  heeft  plaats  gehad  '. 

Maar,  zooals  men  seffens  zien  zal,  die  verwisseling  is 
hier  van  ondergeschikt  belang  ,  en  kunnen  wij  voetstoots 
overgaan  tôt  de  beschouwing  van  de  vijf  lettergrepen,  uit 
welke  Ambivareti  is  samengesteld. 

Am.  —  Aanvankelijk  dachten  wij  aan  het  substantivum 
am,  amme ,  een  der  oudste  woorden  der  nederduitsche 
en  andere  talen  tôt  het  hebreeuwsch  toe  ,  en  eigenlijk 
moecler  oî  zoogvrouw  beteekenende.  Doch  welhaast  over- 
tuigden  wij  ons ,  dat  dit  woord  hier  niet  geldde ,  zoomin 
als  het  latijnsche  ambo  (beiden),  waarvan  wij  het  denkbeeld 
in  ambi  meenden  opgesloten  te  liggen.  Wel  vonden  wij , 
dat  de  gemeente  Ambez  (Gascogne)  gezegd  wordt  haren 
naam  te  hebben  gevormd  uit  de  versmelting  der  woorden 
ambo  rives;  maar  behalve  dat  dit  moeielijk  kon  worden 
toegepast  op  Ambivareti,  wier  woonplaats  niet  bepaalde- 
lijk  wordt  opgegeven ,  ailes  zeide  ons ,  dat  wij  in  am  geen 
naamwoord,  maar  een  voorvoegsel  voorhadden. 


'  Zoo  doet  de  sclirijver  van  den  Index  geographicus  op  C/ESar's  Commentarii 
(Ilibliulheca  dassica  latiiia ,  p.  183).  Indien  wij  hem  goed  verstaan  ,  zouden  de 
Ambivareti  aan  gène  ,  de  Ambivariti  aan  deze  zijde  der  Maas  ,  in  het  district  Bieda 
nioelen  worden geplaatst.  Dus  zouden  deze  twee  veinieende  stammen  slechts  door  den 
stroom  van  elkander  zijn  gescheiden  geweest ,  docii  dit  dunkt  ons  eene  reden  te  meer 
om    te  denken ,   dat  een    en    dezelfde  stara   de  heide  Maasoevers  hetrok. 

■  Men  herinnere  zich  de  aanteekening  op  de  Morini ,  hierboven  §  1  en  wij  voegen  er 
hier  nog  bij ,  doch  enkel  voor  memorie  ,  dat  die  verwisseUng  van  en  met  in  heden  nog 
kan  worden  opgemerkt  in  de  vlaamsche  nanien  van  Lesseii  ;  Meessen ,  voor  welk  men 
hel  in  fran-;rh  Lemnex  ,  Messines  ie<A. 


—  331  — 

Indârdaad ,  onze  ouden  kenden  het  verouderde  voor- 
voegsel  a,  waarvoor  wij  thans  on  bezigen,  en  zoo  zeide  men 
vroeger  amacht ,  awijs,  Yoor  onmacht ,  onwijs,  enz.  Dan, 
er  staat  niet  a,  maar  am,  en  het  blijkt  niet,  dat  het  eene 
voor  het  andere^  gold  of  kon  gelden.  AlleenHjk  merken  wij 
aan,  dat  ont,  een  ander  beroovend  voorvoegsel,  bij  onze 
voorouders  on  en  soms  om  kùdde.  Hiervan  uitgaande,  en 
zondor  er  een  stelselmatig  gevolg  iiit  te  trekken ,  zou  men 
dan  niet  mogen  vragen,  of  a  niet  toevaUig  eene  m  is 
aangehecht  geweest  ?  * 

Gansch  niet  onmogeUjk,  wanneer  men  bedenkt,  dat  het 
geheele  woord  herkomstig  is  uit  de  taal,  welke  vôôr  het 
christen  tijdperk  hier  te  lande  gesproken  werd,  en  dat 
het  ons  is  overgeleverd  door  Ueden,  die  blijkbaar  geen 
begrip  van  deze  taal  hadden.  Het  zou  dan  ook  ligt  kunnen 
gebeurd  zijn,  datC/ESAR  of  zijne  sekretarissen ,  volgens  dat 
zij  de  uitspraak  opvatteden ,  ter  goeder  trouw  eene  m  achter 
de  a  hebben  ingeschoven. 

Hoe  het  zij  en  behoudens  betere  toelichtigen ,  wij  ver- 
meenen  genoegzaam  grond  te  hebben ,  om  de  eerste  sylbe 
van  Ambivareti  voor  een  sinoniem  van  ons  beroovend 
voorvoegsel  on  te  aanzien. 

Bi.  —  Deze  tweede  lettergreep  levert  veel  minder  zwa- 
righeid  op  dan  hare  oudste  zuster  en  wij  kunnen  er  kort 
mede  afrekenen.  Trouwens,  men  moetin  onze  oude  letter- 
kunde  niet  zeer  belezen  zijn ,  om  in  dat  bi  ons  onafschei- 
delijk  voorvoegsel  bc  te  herkennen  en  daarvoor  zullen  wij 
het  ook  aanzien. 

Ondertusschen  mogen  wij  niet  nalaten  te  doen  opmerken, 
dat  be  ook  soms  de  kracht  had  van  i;er  en  in  deszelfs  plaats 
kon  gebruikt  worden.  Zoo  lezen  wij  in  eene  charter  van 
1291 ,  waarbij  hertog   Jan  I  den  heere    van   Wesele   het 


—  332  — 

recht  gaf  om  zekere  misdrijven  te  tuchtigen  :  «  Ontbieden 
»  onse  scliouthete  van  Antwerpen  ,  dat  wi  dat  besueck 
»  hebben  ghesien,  dat  ghedaen  is  van  den  rechte  dat  lier 
»  Hernie  van  Wilre  eysschende  was  te  Wesele  ,  enz.  » 
Onnoodig  hier  bij  te  voegen  ,  dat  besueck ,  in  den  zin  van 
visite ,  niets  zou  beteekenen  en  dat  er  van  een  verzoek 
(demande ,  pétition)  gesproken  wordt. 

Alzoo  hebben  wij  in  ambi  de  twee  onafscheidelijke  voor- 
voegsels  onbe  of  onver,  die  thans  in  menigvuldige  gebrui- 
kehjke  woorden  voorkomen  '. 

Vare.  — •  Wij  vereenigen  hier  opzettelijk  de  derde  en 
de  vierde  lettergreep ,  omdat  wij  ze  beschouwen  als  den 
worteldes  geslachtnaams  Ambivareti.  Inderdaad,  zij  vormen 
te  samen  een  geheel ,  waarvan  men  de  weêrga  liervindt  in 
liet  ongelijkvloeiend  vverkwoord  varen  ,  hetwelk  zoowel  be- 
drijvig  als  onzijdig  wordt  gebruikt. 

Even  als  al  de  ongelijkvloeiende  werkwoorden  is  dit  varen 
van  oude  herkomst,  en  geen  wonder  dus,  dat  het  vroeger 
meer  dan  eene  beteekenis  had.  In  den  zin  van  beweging 
gebruikte  men  het  voor  gaan ,  loopen  ,  drijven ,  stroomen , 
zweven,  zwerven,  reizen,  vliegen,  enz.  In  dezen  zin  wordt 
het  nog  dagelijks  gebezigd  en  bepaaldelijk  om  de  beweging 
van  een  schip  op  het  water  aan  te  duiden^.  Anderszins  ver- 
stond  men  er  waarnemen  ,  ondervinden  door ,  waarvan 
wij  nog  ervaren  hebben.  Eindelijk  werd  er  oiilings  ook 
vreezen  ,  duchten ,  zich  ontstellen  door  verstaan  ^ 

'  Naar  aanleiding  van  dit  een  en  ander  mag  men  veilig  aannemen ,  dat  de  twee  eerste 
lettergrcpen  der  nanien  Amhiorix  en  Ambigatt ,  voorvoegsels  van  hctzelfde  slach  zijn  ; 
doch  een  ondei'zoek  naar  de  beteekenis  van  de  wortels  dier  nanien  zou  te  dezer  iilaats 
niet  voegen. 

-  Docli  wederom  in  verschillige  lietcekenissen,  zooals  blijkt  uit  de  spreekwijzen  tecarcH 
(bezociite)  lee  ;  hevaren  (bemand)  schip;  bevnren  (kiindige)  kapilein  ;  sluiinnaii,  enz. 
In  deze  laatste  beteekenis,  wordt  degone  van  ervaren  bij  verstaan. 

^  Voor  de  kennis  van  de  verschiUige  beteekenissen  van  varen,  verdicnen  Kiliaen  en 
WElLA^n  te  worden  nagegaan.  Laatstgenoemde,  in  zijn  Woordenlmek,  lieet'l  er  eene  ge- 
heeb'  liladzijde  met  oude  proeven  van  aangevoerd. 


—  333  — 

Wij  ZLiUen  dadelijk  zieii  ,  dat  het  in  dezen  laatsten  ziii 
op  Ambivareti  zich  zeer  gevoegelijk  laat  toepassen  ,  riadat 
wij  met  de  laatste  lettergreep  zullen  hebben  afgedaan. 

ïi.  —  Hierboven  zegdenwij,  dat  de  Romeinen,  bij  hunne 
onkunde  in  de  taal  ,  vaak  een  dubbel  meervoud  hebben 
gegeven  aan  woorden,  die  reeds  in  hetmeervoudstonden. 
Deze  aanmerking  geldt  bijzonder  voor  den  naam  van  den 
volksstam  ,  welken  wij  liier  ontleden  ,  en  de  lettergreep  ti 
is  niets  anders  dan  zulk  een  verdubbeld  meervoud;  name- 
lijk  de  nominativus  plurali  der  Latijnen  ;  zij  heeft  met  den 
germaanschen  naam  niets  gemeens  en  komt  maar  in  aan- 
merking voor  memorie. 

Bij  gevolg  hebben  wij  slechts  de  vier  eerste  lettergrepen 
samen  te  nemen  en  aan  de  liuidige  spel-  en  spraakregel 
te  toetsen ,  ten  einde  te  zien ,  of  er  een  woord  kan  uit  ge- 
vormd  worden,  lietwelk  verstaanbaar  is  en  tevens  op  den 
belgischen  stam  van  toepassing  kan  geacht  worden.  Nu  , 
het  onderzoek  heeft  ons  de  volgende  resultaten  opgeleverd  : 
Am    bi    vare  Ambivare 

On    be  vare  Onbevare 

welk  onbevare  —  volgens  de  huidige  spelregels  oiibevaren 
en  het  tegenovergestelde  van  bevaren  —  Jjhjkbaar  een 
bijvoegehjk  naamwoord  is  ,  als  zelfstandig  gebruikt  ,  om 
den  naam  van  eenen  volksstam  uit  te  drukken.  In  den  zin 
van  beweging  of  verplaatsing  éditer  zou  het,  zooals  wij  zoo 
even  lieten  hooren,  geen  beteekenis  hebben ,  als  men  het 
op  een  volk  of  stam  zou  willen  toepassen  ;  maar  in  dengenen 
vanvreezen  krijgt  het  woord  eene  zoo  krachtige  als  duide- 
lijke  uitdrukking  ;  immers  zou  het  niets  anders  zijn  dan 
een  synoniem  van  onbevreesd,  onvervaard,  onversaagd,  enz. 

—  Zoo  dan  zouden  onze  Ambivariten  onvervaarden  of 
onversaagden  geweest  zijn  ? 

—  Wie  twijfelt  er  aan  ?  Heeft  G^sar  zelf  de  getuigenis 


—  334  — 

niet  afgelegd  ,  dat  de  Belgen  de  dappersten  onder  de  Gallen 
wareii?  —  Nu  ,  de  dictator  was  een  zeer  bevoegd  kenner 
in  dit  vak  ,  en  wat  is  er  dan  eenvoudiger ,  dan  dat  men 
onder  die  dappersten  der  dapperen  een  geslacht  aantrof , 
hetwelk  boven  al  de  anderen  door  zijne  koenlieid,  onver- 
saagdheid  en  onvervaardheid  uitmuntte  ? 

III.   —  TOXANDERS. 

Hebben  wij,  opzichtens  de  vermoedelijke  woonplaats 
der  Ambivariten ,  maar  eene  enkele  getuigenis  kunnen 
aanvoeren,  ten  aanziene  van  hunne  opvolgers,  de  Toxanders, 
hebben  wij  het  niet  veel  breeder.  Slechts  twee  romeinsche 
schrijvers  ,  de  oude  Plinius  en  Ammianus  Marcelll\us 
spreken  van  dit  volk.  De  eerste  plaatst  de  Toxandri  op 
den  rechter  oever  der  Schelde  ,  immers  meent  men  zoo 
te  moeten  verstaan  de  woorden  extera  Scaldis  ,  waarom 
sommige  dan  ook  dextera  Scaklis  willen  gelezen  hebben. 
De  andere  zegt,  dat  de  salische  Franken  zich  in  de  iv«  eeuw 
kwamen  nederzetten  op  of  omtrent  eene  plaats  genaamd 
Toxandria,  apud  Toxandriam  locum . 

Zooals  men  ziet  ,  heeft  de  eene  het  oog  op  het  volk,  de 
andere  op  de  landstreek.  Naar  het  algemeen  gevoelen 
strekte  dit  gewest ,  zich  uit  tusschen  de  Waal ,  de  Maas , 
de  Demer ,  de  Rupel  en  de  Schelde  ;  bij  gevolg  had  het 
pagus  Toxandriae  der  eerste  middeleeuwen  nagenoeg  de- 
zelfde  omschrijving  als  het  grondgebied  door  de  Ambiva- 
riten betrokken  ;  in  een  woord ,  de  Toxanders  moeten  op 
hunne  beurt  ons  Kempenland  bewoond  hebben ,  en  hebben 
wij  deze  laatsten  met  reden  als  de  opvolgers  der  eersten 
aangeduid  '. 

'   Vergelijk  Sciiayes,  Les  Pays-Bas,  etc.  1,  i'3i. 


—  335    - 

Ditalzoo  gesteld  zijnde,  kwam  ons  in  de  eerste  plaats  de 
vraag  voor  ,  of  het  volk  zijnen  naam  aan  de  landstreek 
gegeven  of  dien  van  hetzelve  ontvangen  had ,  en  naar  aile 
waarschijnlijkheid  is  dit  laatste  het  geval  geweest.  Edoch  , 
de  Toxandri ,  welke  Plinius  in  de  kempische  streken  ge- 
vestigd  vond  ,  zouden  ,  volgens  Raepsaet  vermoedt ,  de 
germaansche  stam  geweest  zijn,  die  er  door  keizer  Augustus 
werdheen  gedreven  of  er  vrijwillig  zoii  zijn  komen  wonen. 

Welke  naam  dit  volk  had,  is  ons  nergens  gebleken.  Mis- 
s chien  was  het  eene  volkplanting  van  Tenkters  ,  welke 
onder  de  regeering  van  genoemden  keizer  den  Rhijn  over 
kwamen  ;  en  naar  de  landstreek,  waar  zij  zich  vestigden  , 
en  welke  diensvolgens  eene  eigenaardige  benaming  moet 
hebben  geliad  ,  door  de  Romeinen  kortwech  Toxandri 
geheeten  werden. 

Hieruit  verstaat  het  zich  reeds,  datdeze  benaming,  zoo- 
min  als  het  biiskruit,  door  die  oude  overweldigers  werd 
uitgevonden.  Kennelijk  is  het  alweèr  eene  van  die  ver- 
basteringen,  door  welke  de  oorspronkelijke  belgische  stam- 
namen  zoo  ongenadig  bedorven  zijn  geworden,  en  dezelfde 
oorzaken ,  welke  den  naam  van  Ambiuareti  hadden  ver- 
duisterd  ,  namelijk  onkunde  in  de  landtaal  en  verkeerde 
opvatting  van  de  uitspraak,  deden  dengenen  van  Toxandri 
ontstaan ,  die  later  tôt  zoo  zonderlinge  als  koddige  uitleg- 
gingen  aanleiding  gaf. 

Marshall,'  onder  anderen,  die  in  zake  van  nederduitsche 
woordgronding  niet  van  de  slimsten  was  ,  heeft  in  den 
besproken  naam  ailes  gezien  ,  behalve  redelijke  dingen. 
Naar  het  hemtoescheen,  stamde  To^awc^n  van  hetgrieksch 
af  en  kon  als  zoodanig  twee  beteekenissen  hebben  ,  volgens 

•  '  Bibliothèque  des  Aitliquilés  beJgiques,  U,  15.  en  volgende,  waarliij  over  de  begin- 
sels  van  Antwerpen  handelt. 


—  336  — 

dat  men  de  eerste  lettergreep  met  a  of  met  o  spelt.  In  het 
eerste  geval  wil  hij  Taxandri  afleiden  van  taxi  (taxis- 
boomen) ,  welke  ,  volgens  hem  ,  het  geheele  land  over- 
dekten;  in  het  auder  geval  zou  Toxandri  verondersteld 
worden  voorts  te  komen  van  toxicum  (vergift) ,  hetgeen 
zooveel  gezegd  zon  zijn  als  waren  de  toenmahge  bewoners 
onzer  Kempen  vergiftigers  !  Maar  Marshall  gevoelde  zelf, 
dat  zulk  eene  uit  de  kicht  gegrepen  verondersteUing  veel 
te  erg  was  ,  ook  haastte  hij  zich  dezelve  door  eene  andere 
te  vervangen.  «  Misschien ,  laat  hij  er  op  volgen ,  is  het 
slechts  eene  verbastering  van  Texandri.  »  Recht  spitsvondig; 
reeds  had  hij ,  naar  aanleiding  van  de  benaming  Menapii, 
Vlaanderen  met  Manhapsen  (waardoor  hij  haspelaars  ver- 
staat)  willen  bevolken ,  en  nu  wijst  hij  de  v^evers ,  in  de 
Kempen  te  huis ,  schoon  hunne  nijverheid  weleer  het 
hoofdbedrijf  des  volks  van  eerstgenoemd  gewest  is  geweest. 

Dochlatenwij  dezete  gemakkelijke  kiitiek  daar  en  nemen 
wij  Toxandri  en  Toxandria,  voor  hetgeen  zij  eigenlijk  zijn, 
voor  termen  van  germaanschen  oorsprong ,  gevormd  uit  drie 
woordjes  die  men  door  het  spraakgebruik  samengetrokken 
en  door  onkunde  bij  het  sclirijven  verknoeid  heeft ,  beproe- 
ven  wij  dus  die  namen,  volgens  de  regels  te  ontleden,en 
zoodanig  in  hunne  oorspronkelijke  gedaante  te  herstellen , 
dat  zij  zin  en  beteekenis  krijgen. 

To.  —  In  het  nedersaksisch ,  zoowel  als  in  het  huidige 
engelsch  vertolkt  dit  woordje  onze  voorzetsels,  op ,  te,  ter. 
Doch  alzoo  de  volgende  lettergreep  met  eene  x  begint  en 
deze  letter  zich  mededeelt  aan  de  twee  sylben,  tusschen 
vi^elke  zij  is  geplaatst,  wordt  het  bedenkelijk,  of  hier  niet 
tac  of  toc  moet  worden  gelezen.  Oogschijnlijk  kan  er  zoo  al 
iets  van  zijn;  maar  de  verklaring,  welke  wij  van  de 
tweede  lettergreep  gaan  geven,  bevestigt  geenszins  dit 
vermoeden. 


—  337   ~ 

Xand.  —  0ns  zelfstandig  naamwoord  zand,  hoogduitsch 
sand,  nedersaksisch,  engelsch,zweedsch,  eïiz.,sant.  Waarom 
hier  eene  x,  iii  plaats  van  eene  s  of  c  was  ingeschoven, 
kwam  ons  eerst  zeer  moeielijk  te  verklaren  voor.  De  s 
toch  is  bij  de  Latijnen  eene  veel  gebruikte  letter  en  als 
zij  de  twee  eerste  sylben  Tosant  hoorden  uitspreken,  hoe 
kwamen  zij  op  de  gedachte,  er  eenen  k-klank  tusschen  te 
voegen?  Willekeurig  kan  dit  niet  gebeurd  zijn,  maar  de 
aanboekers  van  den  naam  Toxandri  zullen  vôôr  de  s  nog 
eene  andere  consonant  hebben  vernomen  en  dezelve  niet 
goed  gevat  of  kwalijk  verstaan  hebben. 

Doch  luidde  deze  medekUnker  dan  zoodanig,  dat  hij  het 
gebruik  van  eene  x  billijkte  ?  Dit  zuUen  wij  door  de 
volgende  uiteenzetting  trachten  uit  te  vorschen. 

Bemerken  wij  vooreerst,  dat  de  woorden  to  sand,  of 
gehjk  men  nu  zou  schrijven  te  zand,  op  zand  spraak- 
kimdig  geen  zin  hebben,  weshalve  er  iets  moet  aan 
haperen  :  om  ze  duideUjkheid  te  geven ,  behoeft  er  slechts 
het  Udwoord  het ,  bij  verkorting  'i,  te  worden  tusschen 
geschoven  ,  v^^aardoor  dan  ook  de  oorspronkeUjke  uit- 
spraak  to  't  sant  hersteld  wordt.  Nu ,  die  klank  van  ts  , 
zoo  gemeen  in  de  noordsche  en  slavische  talen ,  was  den 
Latijnen  onbekend  en  moeiehjk  om  uit  te  spreken.  Zij 
hebben  dus  moeten  zoeken  dien  dubbelen  medekUnker 
door  eenen  anderen  te  vervangen ,  die  hen  dacht  er  het 
naaste  bij  te  komen ,  en  zoo  laat  het  zicli  begrijpen ,  dat 
zij  ten  allen  gevalle  eene  x  hebben  gesteld,  en  dus  ts  door 
es  vervangen  Naar  aanleiding  van  deze  beschouwingen , 
vermeenen  wij  allen  grond  te  hebben,  om  xand  als  de 
verminkte   afbeelding  van  't  sant  te  mogen  houden. 

Ri.  —  Zoo  is  bij  Plinius  den  uitgang  van  den  naam, 
die  ons  bezig  houdt.  Hij  staat  bij  dezen  schrijver  in  den 
eersten  naamval  des  meervouds.    Even  als   ti  by   Ambi- 


—  338  — 

vcu'cti,  komen  de  slolsylben  van  Toxandri  en  Toxandriam 
slechts  voor  memorie  in  aanmerking  :  het  zijn  eigenlijk 
latijnsche  verbuigingen ,  die  men  den  volks-  en  landnaam, 
uit  To  't  sant  gesmeed ,  heeft  aangehecht. 

Naar  aanleiding  van  deze  begrippen  zijn  de  twee  eerste 
lettergrepen  van  den  hier  besproken  naam  alzoo  te  ver- 
klaren ,  dat  Plinius  (willende  spreken  van  het  volk 
wonende  op  het  zand,  op  de  heide)  van  de  toen  gebruike- 
hjke  uitdrukking  to  't  sand,  welke  liij  voor  den  landnaam 
hield,  den  stamnaam  toxandri  heeft  gevormd.  Hierin 
handelde  hij  ter  goeder  trouwe  en  het  kan  zeer  wel  gebeurd 
zijn,  dat  de  benaming  hem  door  zijne  der  taie  onkundige 
landgenooten ,  wier  krijgsbenden  aan  de  Maasoevers  waren 
gestationeerd ,  als  reeds  in  gebruik  werdin  de  pen  gelegd. 
Dit  is  éditer  eene  nevenzaak  en  het  gaat  vast ,  dat  de 
benaming  van  Toxandri  bij  de  Romeinen  gangbaar  bleef , 
aangezien  drie  eeuwen  later  Ammianus  Marcellinus  de 
landstreek  het  volk  Toxandria  genoemd  vond ,  indien  hij 
den  naam  zelf  niet  heeft  geschapen. 

Wat  daar  van  zij  en  wie  over  het  een  en  ander  peter  mag 
geweest  zijn,  laatstgemelde  benaming,  als  afgeleid  van  het 
oorspronkelijke  lo  't  sand ,  paste  allezins  aan  eene  land- 
streek door  hare  dorre  en  zandige  vlakten  gekenmerkt.  Van 
daar  dat  het  substantivum  zand ,  in  zijne  verschillige  spel- 
lingsvormen  hier  meer  dan  elders  bij  de  plaatselijke  be- 
namingen  voorkomt  '.  Zelfs  van  de  aloude  uitdrukking 
to  't  sant  zijn  hier  en  daar  nog  sporen  gebleven,  bij  voor- 
beeld  in  de  benamingen  van  Tessenderloo  (Limburg)', 
in  Wechel  ter  Zande,  dat  is  wegel  of  dwarspad  over  de 
heide,  in  Vosselaer  aen  't  Zand,  zooals  dit  dorp  in  de  oude 


'  Bij  voorbecld  in  df'gene  van  het  doip  Santhooen ,  en  van  de  buurten  7  Zand 
(St-Job-in  't  Goor)  ;  Zaïidstraiit  (Bouwel)  .  Zandkapel  (Norderwyk)  ,  Zandvliet 
(Olmen) ,  Zandstrael  (Poederlé),  Santbergen  en  Sanlroden  (Noord-Braband). 


339  — 


haardtellingen  heet,  en  in  Loon  op  't  Zand,  eene  gemeente 
van  Noord-Braband ,  ook  Venloon  genaamd. 


Alhoewel  wij,  bij  deze  verhandeling,  vermeenen  op  goede 
gronden  te  zijn  voortgegaan,  wij  willen  ons  niet  ontveinzen, 
daL  zij  niet  geheel  volledig  is  en  in  zekere  opzichten 
aanmerkingen  kan  uitlokken.  Misschien  hadden  wij  dan 
ook  niet  kwalijli  gedaan,  die  aanmerkingen  ten  slotte  te 
gemoet  te  komen  ;  doch  mj  hebben  het  geradiger  gevonden  , 
elk  nader  betoog  voorloopig  te  verdagen.  Trouwens  ,  het 
was  ons  eerst  en  vooral  te  doen,  de  oorzaken  te  bestatigen, 
door  welke  onze  belgisch-germaansche  stamnamen  zijn 
bedorven  geworden  en  de  middelen  aan  te  wijzen,  door 
welke  men,  naar  wij  ons  laten  voorstaan,  tôt  een  begrip 
dier  namen  kan  geraken.  Van  deze  middelen  hebben  wij 
de  proef  genomen  op  de  namen  Amhivareti  en  Toxandri. 
Mochte  de  verklaring,  welke  wij  van  beide  hebben  trachten 
te  geven,  niet  geheel  voldoende  worden  geoordeeld,  althans 
voor  wat  eerstgemelden  naam  betreft,  de  aangeduide  oor- 
zaken der  verbastering  zullen  wel  niet  betwist  worden. 
Maar  dan  zien  wij  ook  niet,  w^elke  andere  wegen  men  tôt 
eene  navorsching  zou  kunnen  inslaan  dan  degene  welke 
wdj  hebben  aangewezen. 

'  Oulings  Tessanderloo,  hetgeen  zou  laton  denken,  dat  hier  een  loo,  door  Toxanders 
bewoond.  wordt  door  bedoeld,  vermits  ter  Sande  loo  onzin  is.  Maar  men  mag  vernioe- 
den,  dat  Tes  een  onde  of  bedorven  vorm  is  van  den  gcnitivus  des ,  en  aUoo  naar  dit 
begrip  verbeterd,  wordt  de  zin  duidelijk  :  des  Sander  loo;  d.  i.  het  loo  (bosch '?)  van 
ni'  op  het  zand  ,  op  de  heide. 


-c'Ca5X<>>:>0- 


QUELQUES  RENSEIGNEMENTS 


CONCERNANT    LA   FAMILLE   DE 


PIERRE-PAUL  RUBENS 


ET    LE    DECES    DE 


DAVID   TENIKRS. 


NOTICE 

PAU     LOUIS     GALESLOOT, 

MEMBRE   TITULAIRE   A   BRUXELLES. 


Au  commencement  du  siècle  dernier,  il  y  eut  au  conseil 
souverain  de  Brabant  un  procès  assez  remarquable  dont 
le  volumineux  dossier,  conservé  dans  les  arcliives  de  cette 
cour ,  est  loin  d'avoir  perdu  tout  intérêt  pour  nous.  La 
raison  en  est  qu'on  y  voit  figurer,  comme  parties  intéres- 
sées ,  les  noms  de  plusieurs  personnes  qui  descendaient  en 
ligne  directe  de  Pierre-Paul  Rubens.  Il  suffit,  me  semble- 
t-il  ,  de  citer  ce  nom  ,  qu'entoure  un  si  grand  prestige  , 
pour  relever  les  moindres  choses  qui  le  touchent.  Aussi , 
en  m'apercevant  qu'il  s'agissait  dans  ce  dossier ,  non  pas 
précisément  du  célèbre  artiste  lui-même  ,  mais  de  ses 
arrière-petits-enfants ,  je  me   suis   empressé  d'en   entre- 

(>oinniissaiies  rapporteurs  :  MM.  le  chevalier  L.  ue  Burbure  et  Le  Grand. 


—  341   — 

prendre  le  dépouillement  et  j'en  ai  extrait  les  faits  que 
l'on  va  lire.  Ils  serviront,  je  pense,  à  confirmer  et  à  com- 
pléter les  renseignements  généalogiques  fournis  sur  la 
famille  de  Rubens  par  de  Vegiano',  au  siècle  passé,  et  par 
M.  Verachter,  de  nos  jours  ■. 

Nicolas  Blanche  ,  seigneur  de  Riviere-d'Arschot ,  etc. , 
originaire  de  la  ville  de  Daelhem ,  conseiller  au  conseil  de 
Brabant ,  mourut  le  l^""  novembre  1708.  Il  ne  laissa  qu'un 
lils  ,  François-Antoine  Blanche  ,  qui  épousa  ,  à  Bruxelles, 
vers  1703 ,  Dorothée-Bernardine  Rubens ,  sur  laquelle 
je  reviendrai.  Ces  époux  qui  demeuraient  dans  ladite  ville,  * 
décédèrent  tous  deux  jeunes  encore,  lui  le  7  avril  1715, 
elle  le  8  avril  1719.  Ils  avaient  eu,  pendant  leur  union 
rompue  d'une  manière  si  prématurée ,  quatre  fils  dont  un 
seul ,  Jean-Nicolas-Guillaume  baptisé  le  28  août  1705 ,  ' 
leur  survécut  \  Mais  la  mort  l'enleva  bientôt  au  milieu  de 
ses  études,  à  l'université  de  Louvain,  le  11  novembre  1722. 
On  voit  par  ce  qui  précède,  qu'elle  moissonna  en  peu  de 
temps,  et  coup  sur  coup ,  le  père,  la  mère  et  les  enfants. 

Il  s'agissait  maintenant  de  savoir  à  qui  reviendrait  l'opu- 
lente succession  de  cette  famille  éteinte  que,  par  une 
amère  dérision ,  on  serait  tenté  de  le  croire  ,  la  fortune 
s'était  plu  à  combler  de  ses  faveurs.  Je  parle  des  richesses 
de  ce  monde  ,   objet  de  tant  d'ardentes  convoitises. 

Dans  son  testament,  en  date  du  25  septembre  1702,  le 
conseiller  Blanche  rappelait  que  son  intention  et  celle  de 

'  Suite  du  supplément  au  Nobiliaire  des  Paijs-Dos,  t.  Il  ,  p.  248. 

*  Généalogie  de  Pierre-Paul  Rubens  et  de  sa  faitiille  ,  18-10  ,   in-8". 

'  Rue  du  Fossé-aux-Loups. 

"•  Dans  rr-glise  de  Sainte-Gudule,  comme  ses  frères. 

^'  Les  autres  étaient,  savoir  :  Nicolas-François,  baptisé  le  9  septembre  1704;  Charles- 
François-Joseph  ,  baptisé  le  2  septembre  170G  ;  IIonoré-François-IIyacintlie ,  baptise  le 
17  novembre  1707. 


-   342   — 

feu  son  épouse,  Henriette-F'rançoise  Gloeps,  avait  toujours 
été  de  favoriser  autant  que  possible  les  pauvres  et  d'em- 
ployer leurs  biens  à  des  œuvres  de  charité.  Ce  fut  dans 
cet  esprit  qu'il  dicta  ses  dernières  volontés. 

Le  7  février  1715 ,  son  fils  François-Antoine  Blanche 
et  Dorothée-Bernardine  Rubens  liront  ensemble  un  tes- 
tament olographe  conçu  dans  le  même  esprit  et  auquel , 
le  surlendemain,  ils  ajoutèrent  un  codicille.  Le  point 
capital  de  ce  testament  était  que  si  leur  lils  unique  venait 
à  mourir  sans  postérité,  leurs  biens  meubles  et  immeubles, 
sauf  quelques  legs  particuliers ,  devaient  être  vendus  et  les 
capitaux  appliqués  en  achats  de  rentes  au  profit  des  pauvres 
de  la  ville  de  Bruxelles.  Or  ce  fils  ,  le  jeune  Jean-Nicolas- 
Guillaume,  fit  un  testament  le  13  août  1722,  aux  termes 
duquel  il  laissait  deux  tiers  de  ses  biens  aux  pauvres  et 
un  tiers  à  ses  héritiers,  paternapaternis,  materna  maternis. 
Mais  ces  dispositions  ,  il  ne  tarda  pas  à  les  révoquer  ;  et , 
par  un  autre  acte ,  il  déclara  qu'il  voulait  mourir  intestat. 
Je  ne  sais  s'il  le  lit  de  sa  propre  volonté  ou  par  la  sug- 
gestion de  ses  tuteurs,  dont  la  nomination  avait  déjà  donné 
lieu  à  de  graves  débats  ;  toujours  est-il  que  le  procès  qui 
ne  tarda  pas  à  s'engager  roula  exclusivement  sur  la  vali- 
dité du  testament  du  7  février  1715  ,  validité  admise  par 
une  des  parties  et  rejetée  par  l'autre. 

En  effet,  immédiatement  après  le  décès  du  jeune  Blanche, 
ses  oncles,  du  côté  maternel ,  se  mirent  en  possession  de 
son  héritage.  C'étaient  les  époux  respectifs  des  sœurs  de 
Dorothée-Bernardine  R^ubens ,  savoir  :  Honoré-Henri  Van 
der  Haeghen  d'Eesbeek  '  ,   conseiller  au   conseil  d'État , 


'  Né  à  Bruxelles  en  1G62.  Il  débuta  comme  avocat  au  conseil  de  Brabant.  En 
1696  il  entra  au  grand  conseil  de  Malines  en  qualité  de  conseiller  et  maître  des 
requCtis.  En  1707  ,  il  devint  siirintrmdant  d^  la  justice  militaire   aux  Pays-Bas.  L'an 


—   343   — 

époux  de  Gornélie-Pauline-Philippine  Rubens  ;  Jacques- 
Jean-Baptiste  Van  Ufïele  ,  baron  de  Heembeek,  conseiller 
et  receveur  général  des  finances,  allié  à  Marie-Anne  Rubens  ; 
François-Joseph  Lambillon  ,  conseiller ,  puis  président  du 
conseil  provincial  de  Namur ,  époux  de  Marie-Françoise 
Rubens  ,  et  Eugène-François  Van  der  Dussen  ,  seigneur 
de  Kestergat,  marié  à  Constance-Thérèse-Joséphine  Fiubens. 
Je  m'occuperai  tantôt  de  la  libation  des  dames  Rubens, 
qui  eurent  encore  un  frère,  Nicolas  ,  atteint  d'idiotisme  \ 
et  une  sœur  ,  Glaire- Joséphine  ,  morte  célibataire.  Pour 
le  moment,  je  reviens  au  procès. 

De  son  côté  ,  le  pléban  de  l'église  de  Sainte-Gudule  , 
désigné  dans  le  testament  du  7  février  1715,  pour  disposer 
des  biens  en  faveur  des  pauvres  de  la  ville  ,  présenta  ,  le 
2  septembre  1723 ,  une  requête  au  conseil  de  Brabant , 
dans  laquelle  ,  se  fondant  sur  la  clause  principale  dudit 
testament ,  il  soutint  que  le  jeune  Blanche  étant  décédé 
sans  enfants,  la  substitution  au  profit  des  pauvres  existait  ; 
en  conséquence  ,  il  en  réclamait  l'exécution  ,  c'est-à-dire 
qu'il  revendiquait  la  totalité  de  la  succession  des  époux 
Blanche  et  Rubens. 

Le  conseiller  d'État  Van  der  Haeghen,  tant  en  son  nom 
qu'au  nom  des  autres  opposants  ,  répondit  à  cela  d'une 
façon  péremptoire.  Il  prétendit,  par  des  raisons  trop  lon- 


1711  les  deux  puissances  maritimes ,  l'Angleterre  et  les  Provinces-Unies,  lui  conférèrent  une 
cliarge  de  conseiller  au  conseil  d'Etat.  Des  difficultés  qu'il  eut  avec  les  ministres  de  ces 
puissances,  à  propos  de  la  prestation  d'un  nouveau  serment  ,  la  lui  firent  aliandonner. 
Il  fit  enciire  partie  du  conseil  d'État  établi  sous  le  gouvernement  de  l'empereur  Charles  VI. 
Ce  monarque  l'appela  à  Vienne,  en  1724,  et  le  fit  entrer  au  conseil  suprême  des  Pays-Bas. 
Il  fut  créé  vicomte  en  1725,  et  obtint  cette  année,  la  charge  éminente  de  chancelier 
de  Brabant.  M.  Van  der  Haeglien  mourut  le  li'juin  1739 ,  à  l'âge  de  près  de  soixante- 
dix-huit  ans.  Je  parlerai  plus  loin  de  sa  posti'rité. 

'  Il  n'est  mentionné  ni   par  V[';gi.\no  ,  ni  par  M.  Vt;ii\cirniu  ;  mais  ces  auteurs  citent 
un  autre  frère,  Jérôme  Rubens  ,  religieux  minime. 


—  344  — 

gués  pour  être  analysées  ici,  que  le  testament  en 
question  n'était  ni  plus  ni  moins  qu'un  faux  ;  que  l'acte 
d'endossement  en  était  un  aussi  et  que  l'ouverture  ,  qui 
avait  eu  lieu  le  8  avril  1719  après  le  décès  de  la  testatrice, 
était  également  entachée  d'illégalité.  Et  quand  tout  cela  ne 
serait  ni  faux  ni  controuvé ,  disait  le  plaideur  ,  on  ne 
pouvait  pas  oublier  que  tous  les  biens  en  litige  étaient , 
ensuite  du  testament  du  conseiller  Blanche  ,  vinculés  de 
fidéicommis  pour  un  grade,  c'est-à-dire  jusqu'au  petit-fils, 
mort  intestat  :  donc ,  selon  la  coutume,  tous  ses  biens 
devaient  revenir  aux  héritiers  les  plus  proches. 

La  partie  adverse  se  récria  vivement  contre  l'accusation 
de  faux,  laquelle,  à  la  vérité,  avait  été  formulée  sans  désigner 
personne  d'une  manière  directe.  Le  notaire  seul  était  mis 
en  cause,  à  propos  de  l'endossement.  Le  pléban  défendit 
la  moralité  de  l'ofticier  public  et  s'appuya  sur  des  motifs 
non  moins  longuement  déduits  pour  établir  la  validité  du 
testament  en  toutes  ses  parties. 

Cette  épineuse  affaire  passa  par  des  phases  diverses  dont 
l'explication  m'entraînerait  trop  loin.  Je  me  bornerai  à 
faire  remarquer  que  la  cause  du  pléban  ne  paraissait  pas 
devoir  triompher,  puisque  par  une  requête  civile,  apos- 
tillée  le  26  janvier  172(3,  il  modifia  sa  conclusion  première 
et  la  restreignit  à  la  légitime  de  François-Antoine  Blanche, 
aux  biens  de  la  dame  Rubens ,  son  épouse ,  et  à  ceux 
acquis  durant  leur  mariage.  Mais  M.  Van  der  Haeghen,  qui, 
sur  ces  entrefaites  avait  été  revêtu  de  la  charge  éminente 
de  chancelier  de  Brabant,  sans  toutefois  devenir  en 
même  temps  juge  et  partie,  rejeta  également  cette  préten- 
tion. ,  Enfin ,  après  différents  essais  de  transaction  qui 
n'aboutirent  point  (1726)  ,  et  après  avoir  encore  plaidé 
durant  cinq  ans ,  moins  quelques  mois  ,  non  sans  d'énormes 
fi'ais  des  deux  côtés,  les  parties  finireiTt  par  s'entendre. 


—  345  — 

avec  cette  restriction  de  la  part  des  héritiers  qu'ils  con- 
tinuèrent, chose  digne  de  remarque,  à  tenir  le  testament 
du  7  février  1715  pour  nul  et  non  avenu.  Donc ,  à  leurs 
yeux ,   c'était  positivement  un  acte  faux. 

Par  cet  accord,  qui  eut  lieu  le  29  août  1730  devant  le 
conseiller  Gochet,  chargé  de  l'instruction  de  cette  longue 
procédure,  les  héritiers  susdits  s'engageaient  à  payer 
au  pléhan,  dans  les  deux  mois,  la  somme  de  dix  mille 
florins ,  pour  être  distrihuée  aux  pauvres ,  sauf  déduction 
des  frais  et  mises  de  justice  du  procès  ;  item,  une  somme  de 
six  miUe  florins  au  profit  de  l'hôpital  de  Vilvorde,  plus  le  don 
d'une  croix  en  brillants  destinée  à  orner  le  Saint-Sacrement- 
des-Miracles  dans  l'église  de  Sainte-Gudule  ^  -  Cette  part 
faite  à  la  cliarité  publique,  les  héritiers  du  jeune  Blanche, 
parmi  lesquels  intervint  du  côté  paternel  J.-G.-F.-J.  Gloeps, 
seigneur  de  Hazoy ,  conseiller  au  conseil  de  Brabant ,  se 
partagèrent  sa  succession.  Je  passe  sous  silence  l'énumé- 
ration  des  jjiens  qui  la  constituaient  et  qui,  comme  je  l'ai 
dit,  étaient  très-considérables.  Seulement,  je  ferai  remar- 
quer que  le  conseiller  Blanche  ^  laissa  une  centaine  de 
tableaux,  au  nombre  desquels  on  en  distingue  plusieurs  qui 
sont  portés  à  l'inventaire  de  la  manière  suivante  : 

Item,  une  grande  peinture  de  prix  représentant  la  gloire,  l'envie 
et  la  paresse,  par  Josse  van  Wingel  (Van  Wynglien). 

Item ,  une  peinture  représentant  la  charité ,  que  l'on  dit  être  de 
Rubens. 

Item,  une  grande  peinture  représentant  Apollon,  Orphée  et , 

que  l'on  dit  être  de  Gonincxloo. 

Item,  une  peinture  représentant  les  Alpes  et  les  Pyrennées,  que 
l'on  dit  être  de  Monport  (de  Momper?). 

'  Ce  legs  avait  été  ordonné  par  les  époux  Blanche  et  Rubens ,  qui  avaient  riioisi 
l'église  de  Sainte-Gudule  pour  le  lieu  de  leur  sépulture. 

-  11  possédait  trois  habitations  :  une  à  Bruxelles  ,  une  à  Louvain  et  la  troisième  à 
Vilvorde. 

XXIX  xxni  .18 


346 


Item,  une  peinture  représentant  un  bouquet  de  fleurs  sur  une 
table  de  marbre,  fait  par  Breugel. 

Item ,  une  peinture  de  cheminée  représentant  la  chasse  de  Diane, 
avec  des  satyrs,  que  l'on  dit  être  de  Lange  Jan,  disciple  de  Rubens. 

Item,  une  peinture  représentant  sainte  Catherine,  avec  deux  anges 
de  côté ,  qui  est  une  copie  que  l'on  dit  être  du  grand  maître  italien 
Raphaël  d'Urbino. 

Item ,  une  peinture  représentant  un  bouquet  de  fleurs  sur  une  table 
de  marbre  à  moulure  de  bois  de  poirier,  ti'availlé  à  jour,  fait  par  Breugel. 

Item,  une  peinture  représentant  saint  Jérôme  tenant  d'une  main  une 
tète  de  mort,  fait,  à  ce  que  l'on  dit,  par  le  fameux  peintre  italien  le  Titien. 

Item ,  une  peinture  dans  la  ronde  de  la  cheminée  représentant  un 
pot  de  fleurs  ,  par  Breugel. 

Item  ,  une  ^leinture  originale  représentant  sainte  Catherine ,  du 
fameux  peintre  italien  Raphaël  Urbino,  à  moulure  d'or. 

Item ,  une  peinture  représentant  Caïn  et  Abel ,  aussi  d'un  très 
fameux  peintre. 

Item,  une  peinture  représentant  Tobie,  par  Conincxloo. 

Item,  une  peinture  représentant  vm  incendie,  fait  par  Van  Elen. 

Item ,  une  autre  peinture  représentant  le  même  ,  fait  par  le  même 
maître. 

Item  ,  une  grande  peinture  représentant  une  bataille  navale  fait , 
cà  ce  que  l'on  dit,  par  Wyntiens. 

Item.,  une  peinture  représentant  saint  Jean-Baptiste  prêchant, 
par  Martiny. 

Iteiin ,  une  peinture  représentant  le  Sauveur  tenant  le  monde  sur 
une  main,  fait  par  Holsbeen  (Holbein  ?). 

Item ,  dix  peintures  représentant  des  paysages  ,  par  Morting. 

Item. ,  deux  portraits  ,  par  Gindertaelen. 

Item,,  une  peinture  représentant  la  nativité  du  Sauveur,  que  l'on 
dit  être  du  vieux  Breugel. 

Item,  un  dais  de  velours  noir  au-dessus  d'un  Dieu  crucifié ,  en 
forme  d'un  homme  formel  [sic]  que  l'on  dit  être  de  Gripello. 

Item,  une  peinture  représentant  une  bataille  navale,  par  Wynstien  ' . 

Item ,  neuf  petites  peintures  représentant  les  amours  et  le  mariage 
d'un  paysan  et  sa  noce,  fait  par  le  s>"  Peeters. 

'  Cliis  haut  Wvntiens. 


347 


Les  autres  tableaux  figurent  à  l'inventaire  sans  noms 
d'artistes. 

Pour  ce  qui  touche  la  filiation  de  Dorothée-Bernardine 
Rubens  et  de  ses  sœurs ,  je  dirai  que  leur  père  était 
Jean-Nicolas  Rubens,  seigneur  de  Rameyen,  lequel  fut 
d'abord  lieutenant  de  la  cour  féodale  du  pays  de  Matines , 
par  commission  du  10  octobre  1684,  et  qui  devint  ensuite 
(5  mai  1690)  conseiller  et  receveur  général  des  domaines 
au  quartier  de  Bruxelles.  Jean-Nicolas,  marié  à  Gonstance- 
Cornélie  Helman ,  était  fils  de  Nicolas  Rubens ,  dont  le 
fameux  peintre  était  le  père. 

Il  n'est  pas  sans  intérêt,  je  crois,  de  constater  à  propos 
de  celui-ci,  que  lorsque  sa  fille,  Claire-Jeanne ,  née  d'Hélène 
Fourment,  sa  seconde  femme,  épousa  Philippe  Van  Parys, 
ce  dernier  obtint,  à  l'occasion  de  son  mariage,  de  Jacques 
Van  Parys ,  chevalier ,  président  de  la  chambre  des 
comptes  de  Brabant,  son  père,  les  seigneuries  de  Merxem 
et  de  Dambrugge.  C'est  ce  qui  résulte  des  lettres  d'investi- 
ture passées  devant  la  cour  féodale  de  Brabant ,  le  5  juillet 
1655.  A  cette  date  le  mariage  n'était  pas  encore  célébré. 
Les  lettres,  qui  s'expriment  en  ces  termes  ,  e  i  font  foi  : 

«  Gompareerde  N.  Van  Overstraeten ,  als  procureur  spe- 
»  ciael  ende  irrevocabel  ter  saeke  naer  bescreven,  behoor- 
»  lyck  geconstitueert  by  onzen  lieven  ende  getrouwen 
»  heere  Jacques  Van  Parys,  ridder,  heer  van  Merxem 
»  ende  Dambrugge  ,  onsen  raet  ende  président  van  onse 
»  camere  van  rekeninghen  in  Brabant ,  naer  vuytwysen 
))  van  de  procuratie  daer  van  synde ,  ende  in  dyer  quali- 
»  teit  heeft  onsen  stadthouder  ende  mannen  van  leen  ver- 
»  thoont  ende  te  kennen  gegeven  ,  dat  in  faveur  ende 
»  advancement  van  den  hoawelycke  geresolueert  ende  ge- 
»  slolen  tusschen  joncker  Philippus  Van  Parys  ,  raet  ende 
»  rentmeester  senerael  om  de  staten  s'  lants  van  T'rabnnt 


348 


»  in  de  stadt  ende  quartier  van  Antwerpen,  synen  sone,  ter 
»  eenre,  ende  jouffrouwe  Glara-Joanna  Rubbens,  dochter 
»  wylen  heere  Peeter-Pauwels  Rubbens  ende  van  vrouwe 
»  Helena  Froment ,  ter  and  ère  zyde ,  by ,  constituant ,  hadde 
»  belooft  te  transporteren  ten  beboeve  desselfs  Philippus 
»  Van  Parys  ende  in  voile  proprieteyt  ende  eygendom  op 
»  te  dragen,  met  vertydenisse  van  halm,  syne  heerlyckheyt 
»  van  Merxem  ende  Dambrugge....  » 

Cîet  acte  ne  dit  rien  de  la  dot  de  la  fiancée. 

Quant  à  Rameyen  ou  Hameyen,  dont  Nicolas  et  Jean- 
Nicolas  Rubens  ^  furent  successivement  possesseurs,  c'était 
ini  petit  fief  de  vingt-sept  bonniers  d'étendue  ,  dispersés 
dans  la  commune  de  Gestel.  Le  seigneur  y  exerçait  la 
justice  haute,  moyenne  et  basse.  Un  château,  assis  sur  les 
bords  de  la  Nèthe  et  dont  une  vue  est  conservée  dans 
les  ouvrages  du  baron  Le  Roy  et  de  C'antillon ,  en  faisait 
le  principal  ornement. 

La  seigneurie  de  Rameyen  formait  originairement  un  bien 
allodial  de  l'ancienne  famille  Van  Immerseel.  En  1380 , 
messire  Charles  Van  Immerseel  l'offrit  à  Wenceslas  et 
Jeanne ,  duc  et  duchesse  de  Brabant ,  qui  le  lui  rendirent 
pour  être  tenu  en  fief,  selon  le  droit  féodal  brabançon 
(ten  brahantschen  rechten).  Dès  lors  la  propriété  changea 
de  nature  et  fut  assujettie  à  tous  les  devoirs  de  la  féodalité, 
qui,  comme  l'on  sait,  portaient  surtout  sur  le  service  mili- 
taire. Cette  transformation  ressort  d'une  charte  des  princes 
susdits  ,  laquelle  m'a  paru  assez  intéressante  pour  être 
mise  sous  les  yeux  du  lecteur,  n'ayant  jamais  été  publiée , 
que  je  sache*. 

'  Celui-ci  naquit  au  cliâteau  de  Rameyen,  le    15  avril   164-8. 

-  Je  me  suis  aperçu,  mais  trop  tard,  que  le  baron  Le  Roy  l'avait  déjà  reproduite  dans 
son  ouvrage  sur  te  marquisat  d'Anvers.  Il  en  avait  pris  le  texte  à  la  même  source  que 
moi ,  grâce  à  l'obligeance  de  Jean  Micbiels  ,  greffier  de  la  cour  féodale  de  Brabant ,  lequel 
enrf'gistra  cette  clmrte  et  la  suivante  d'après  le  texte  original. 


—  349  — 

Wenceslaus  Van  Behem,  byder  gratien  Goids,  hertoglie  van 
Luccembourg ,  van  Lothryck,  van  Brabant  ende  van  Lymbourg,  marc- 
greve  des  Heybcx  rycx,  ende  Jehenne,  bider  sel  ver  gratien,  hertoghinne 
der  hertoghedomme  ende  marckgrevinne  des  marckgreeftschaps  voor- 
schreve,  doen  kont  allen  luden,  dat  wantin  yegenwoordicheyden  onser 
mannen  van  leen ,  hieronder  genoemt ,  onse  lieve  getrouwe ,  her 
Karel  van  Ymmersele,  ridder,  van  ons,  hertoghinne  ,  in  leen  ontfaen 
heeft  syn  huys  ter  Hameyden ,  mit  sine  toebehoorten ,  dat  voiren 
syn  eygendom  was ,  ende  daerafF  ons  man  van  leen  worden  is  ende 
hulde  ende  eedt  van  trouwen  ons  daeraff  heeft  gedaen,  also  een 
man  van  leen  schuldich  is  te  doen  sinon  gerechten  lierre  ende  daer 
toe  behoort,  soo  hebben  wy  voir  ons,  onse  oir  ende  nacomelinghen 
den  selven  heer  Karel,  sin  oir  ende  nacomelinghen,  in  beternissen 
desselffs  leens  ,  daertoe  gegeven  ende  verleent  de  hoghe  heerlicheit 
inde  dorpe  ende  prochie  van  Ghestele  ,  over  al  also  verre  als  de 
selve  prochie  streckt,  vuytgenomen  also  verre  als  die  heerlicheit  wilen 
toebehoorende  was,  binnen  der  selver  prochie  ,  vrouwen  Gertruden 
Van  Ghestele  was ,  de  welcke  heerlicheit  de  voorschreve  her  Karel , 
syn  oir  ende  nacomelinghen,  metten  voorschreve  huse  ende  sinen 
toebehoirten  van  ons  ,  onsen  oir  ende  nacomelinghen ,  hertoghen 
in  Brabant,  ewelyck  in  eenen  leene  ten  Brabantschen  rechten 
houden  selen ,  altoes  allen  argelist  vuytgescheiden.  Oirconden  des 
yegenwoordigen  briefs,  daer  wy,  hertoghe  ende  hertoghinne  voor- 
schreven ,  ende  wy ,  Jan  ,  heer  Van  Wittham  ,  tertyt  drosate  van 
Brabant,  Jan  heer  van  Kuyc,  Jan  Vander  Calsteren,  ridder,  Reynier 
HoUant,  ter  tyt  rentmeester  van  Brabant,  ende  Geert  Van  Scaedbroec , 
knape,  die  als  manne  van  leen  ons  genediger  vrouwen  der  herto- 
ghinne voorschreve,  daer  dese  voorschreve  saken  alsiis  (sic)  geschieden 
aen  ende  overstonden ,  by  versuecke  ende  bevele  onser  genediger 
vrouwen  voorschreve ,  onse  zegelen  aen  gehangen  hebben. 

Gedaen  tôt  Brussele ,  dertich  daghen  in  decembri  int  jaer  Ons 
Heeren  dusent  drye  hondert  ende  tachentich ,  na  costume  shoifs  van 
Cameryck. 

Onder  stond  geschreven  aldus  :  Per  dominos  duces  ,  j^resentihus 
dominis    de    Bouchout  ,    de    Wittham ,     senescliallo  ,    preposito 


—  350  — 

locaniensi,  sigillifero,  ac  R.  Holland ,  receptori  Brabantiœ ,  con- 
silario.  0)iderteeckentBRAE^,  ende  besegelt  met  seven  vuythangende 
segelen ,  de  twee  van  hertoghe  ende  hertoghinne  in  geel  was ,  dyen 
van  Wittham  in  root ,  ende  de  vier  andere  van  Kuyc ,  Calsteren , 
R.  Hollant  et  Schaedbroec  in  groen  was  '. 

Le  5  décembre  1384  ,  la  duchesse  Jeanne  ,  devenue 
veuve  ,  ratifia  et  amplifia  cette  concession  ,  en  faveur  du 
même  Charles  Van  Immerseel  dans  les  termes  que  voici  : 

Jehanne ,  bider  gratien  Godts ,  hertoghine  van  Lucenborg ,  van 
Lothryck,  vanRrabant  ende  van  Limborch,marcgravinne  des  Heilicx 
rycx ,  doen  kont  allen  Inden ,  dat  wy ,  cm  den  goeden  getrouwen 
dienst  dien  ons  onse  getrouwe  rait ,  her  Karel  Van  Ymniersele , 
Jieer  vander  Hameyden,  dicwils  gedaen  heeft,  noch  dagelicx  doet 
ende  noch  doen  inach,  ende  overmits  oyc  dat  hy  syn  huys  ter 
Hameyden  ,  dat  voiren  syn  propre  eygendom  was ,  ons  opgedragen 
iieeft  in  onsen  handen  ende  weder  ontfaen  in  leen,  ten  Rrabantschen 
rechte,  van  ons,  onsen  oir  ende  erfîgenamen,  emmermeer  by  hem,  sinen 
oir  ende  erfîgenamen  te  houden  ende  te  besitten  in  leen ,  als  daer  toe 
oehoort,  den  selven  heeren  Karel,  sinen  oir  ende  erligenamen  ,  in 
meernissen  syns  voorschreven  leens,  gegeven hebben  ende  voor  ons, 
onse  oir  endeerlïgenamengheven  mit  dese  yegenwoordigen  brieve,  aile 
de  hooghe  heerlyckheyt  ende  gerichten  die  wy  hadden  oft  schuldich 
waeren  te  hebben  van  rechten  binnen  den  dorpe  van  Ghestel ,  by 
Rerlaer  gelegen ,  alsoo  verre  dat  voorschreve  dorp  van  ons  oft  anders 
yeman  in  leen  rurende  syn  moghe  ,  om  de  voorschreve  hooge  heer- 
lickheit  ende  gerichte,  metten  huyse  ter  Hameyden,  in  eenen  gansen 
leen  te  houden ,  voortaen  te  hebben ,  te  besitten  ende  te  hanteren 
peisselic  ende  rastelic  ,  ende  aile  de  baten  vervallen  ende  pro- 
fyten  daeraff  commende  te  heflen ,  t'  ontfaen  ende  te  gebruken  , 
sonder  eenich  wederseggen  oft  letten  van  yeman.  Rehoudenlick 
alsulcke  brieven    als  onse  lieve   herre ,   de   hertoghe  was ,  goeder 

'  Extrait  du  registre  de  In  cour  féodale  de  Brahaiil ,   n"  19  ,   loi.    230.  (Ârctiivos 
du  rnyaiime). 


—  351  — 

gedenckenissen ,  ende  wy,  Janne  ende  Aldrigen  Intermmelly,  ge- 
bruederen,  daerafï  voortyts  gegeven  hebl)en ,  dat  die  in  hoirre  maclit 
selen  bliven ,  allen  argelist  vuytgescheiden.  Ontbieden  daeromme 
ende  bevelen  ernstelyc  onsen  marcgrave  ons  lants  van  Rhyen  ende 
onsen  scbouteth  van  Lyere ,  die  tertyt  syn  oft  syn  selen ,  ende  elcken 
sonderlinge ,  dat  sy  heeren  Karel  voorschreven  ,  sine  oir  ende  erff- 
genamen  der  voorschreve  onser  ghichten  paisselic  ende  rastelic  laten 
gebruken,  sonder  eenich  wederseggen  oft  eenigen  stoot  hen  daerinne 
te  doen  oft  te  laten  doen  by  yeman  anders ,  maer  die  hen  helpen, 
houden  ende  verwaeren  vast  ende  onverl)rokelic  op  onse  hulde  te 
behouden.  Ende  om  dat  w^y  willen  dat  heeren  Karel  voorschreven 
sinen  oir  ende  ertïgenamen  dese  selve  onse  ghichte  vaste  ende  onver- 
brokelic  gehouden  werde  tewegen  dagen,  soo  liebben  wy  teenre 
eweger  gedenckenissen  onsen  zegel  doen  aenhangen  desen  brieve , 
ende  hebben  voirt  gebeden  ende  versocht  onsen  gelrouwen  rait,  heer 
Janne ,  heer  van  Boucliout ,  ende  heeren  Janne  Van  Meldert ,  i-idder , 
Reynier  Hollant,  ter  tyt  onsen  rentmeestere  van  Brabant,  ende  Gheerde 
Van  Wesenbeke,  knape ,  als  onse  mannen  van  leen,  dat  zy  des  te 
getughe  boire  zegel  en  hiermede  aenhangen  willen.  Ende  wy^  Jan , 
heeren  van  Bouchout,  borchgrave  van  Brussele,  Jan  Van  Meldert, 
ridder ,  Reynier  Hollant  ende  Gheert  Van  Wesenbeke ,  knapen  , 
hebben ,  ten  versuecke  ende  bevele  onser  genedigher  vrouwen  der 
liertoghinnen  van  Lucenborch  ende  van  Brabant,  ende  om  dat  aile 
saken  gelyck  sy  voorschreven  staen  geschiet  syn ,  onse  zegelen  hier 
mede  aen  gehangen  in  kennissen  derwairheit. 

Ghegeven  tôt  Bruesele ,  vyff  daegen  in  decembri ,  int  jaer  Ons 
Heeren  duysent  dry  hondert  vierentachentich . 

Ende  was  desen  briefï  besegelt  met  vyff  vuythangende  segelen  , 
den  eersten  in  geelen  wesende,  dyen  van  de  hertoginne  ende  de  ander 
vier  in  groene  wasse,  sonder  anderssints  te  hebben  eenige  signature  ' . 

Après  messire  Charles  Van  Immerseel ,  la  seigneurie  de 
Rameyen  fut  relevée  par  Jean  Van  Immerseel ,  chevalier  , 
et  ensuite  par  les  feudataires  dont  les  noms  suivent.  On 

'  Extrait  du  registre  précité  ,  même  folio. 


—  352    - 

verra  ainsi  comment  elle  entra  dans  la  famille  de  Rubens, 

Elisabeth  Van  Kett  ,  épouse  d'Arnould  Van  Immerseel, 
laquelle  Thérita  de  Jean  ,  susdit  ; 

Jean  de  Witthem ,  seigneur  de  Bautershem ,  qui  l'acquit 
par  acte  passé  devant  les  échevins  de  Louvain  ; 

Arnould  Van  Immerseel,  fils  d'Arnould,  déjà  cité,  7  dé- 
cembre 1445,  par  achat  (droit  de  retrait  hgnager?)  de 
Jean  de  Witthem  ; 

Elisabeth  Van  Immerseel ,  11  février  1450-1451  ,  par 
suite  du  décès  d'Arnould,  son  père  ; 

Jean  Van  Immerseel  ,  margrave  d'Anvers  ,  19  mai-s 
1510-1511  ,  par  le  décès  d'ÉKsabeth  ,  sa  cousine  ; 

François  et  Charles  Van  Immerseel ,  'J  juillet  1527  ,  par 
le  décès  de  Jean  ,  leur  père  ; 

Charles  Van  Immerseel ,  28  janvier  1533-1534 ,  par  le 
décès  de  François  ,  son  frère  ; 

Philippe  Van  Immerseel ,  15  mai  1547  ,  par  le  décès  de 
Charles  ,,  son  frère  ; 

EngelJjert  Van  Immerseel ,  8  avril  1551-1552 ,  par  le 
décès  de  Philippe  ,  son  père  ; 

Frédéric  Van  Immerseel ,  seigneur  d'Iteghem  ,  19  février 
1628  ,  par  le  décès  d'Engelbert ,  son  grand  père  ; 

PJngelbert  Van  Immerseel ,  baron  de  Bochoven  ,  vicomte 
d'Alost ,  etc.,  11  avril  1631  ,  qui  l'hérita  de  Frédéric ,  son 
frère  ,  qui  la  lui  laissa  par  son  testament  '  ; 

Baudouin  Le  Cocq  ,  seigneur  de  Wulverghem  ,  par  ac- 
quisition ,  faite  avec  sa  femme  ,  Françoise  Van  Laethem  , 
du  vicomte  d'Alost ,  le  7  mai  1635  ; 

Nicolas  Rubens ,  28  mai  1643  ; 

'  Fifdéiu;  Van  Immerseel  avait  obtenu  le  lief  de  Uameyen,  de  Tliierry  ,  son  père. 
Comme  il  s'était  fait  religieux  et  était  entré  au  couvent  de  Cliarenlon  ,  près  de  Paris  , 
il  l'avait  légué  à  son  frère ,  ensuite  de  son  testament  passé  au  Chàtelet  de  Paris ,  le  13 
août  1G30. 


—  353  — 

Il  avait  acheté  Rameyen  des  époux  qui  précèdent ,  le 
16  avril  de  ladite  année  ,  conjointement  avec  Constance 
Helman  ,  son  épouse  ; 

Albert-Marie  Piubens ,  16  octobre  1670,  par  le  décès  de 
Nicolas  ,  son  père  ; 

Philippe  Rubens  ,  3  juillet  1672  ,  par  le  décès  d'Albert- 
Marie  ,  son  frère. 

A  cette  époque  la  seigneurie  de  Rameyen  devait  encore 
être  possédée  par  indivis  par  les  enfants  de  Nicolas  Rubens , 
qui  étaient ,  outre  lesdits  Albert-Marie  et  PhiUppe  (celui-ci 
fit  souvent  partie  du  magistrat  d'Anvers) ,  Hélène-Françoise, 
épouse  de  J.-R.  Lunden ,  Jean-Nicolas  ,  qui  suivra ,  et  Marie- 
Constance,  épouse  de  Lambert-Frédéric,  baron  de  Bron- 
chorst.  En  eiïet,  le  12  février  1686,  ces  héritiers  (Albert- 
Marie  ,  décédé ,  comme  on  l'a  vu ,  était  représenté  par  sa 
fille  mineure ,  Constance-Marie  ,  qu'il  avait  eue  de  Marie- 
Catherine  Vecquemans),  ces  héritiers,  dis-je,  vendirent  le 
fief  en  question  à  Jérôme  Helman  ,  chevalier  ,  seigneur  de 
Waesbeke,  ex-lieutenant  de  la  cour  féodale  du  pays  de 
Matines.  M.  Helman  fit  cette  acquisition  pour  sa  fille 
Constance-Cornélie ,  qui  épousa  Jean-Nicolas  Rubens ,  le 
receveur  général  déjà  cité.  Grâce  à  ce  généreux  cadeau 
de  noces ,  le  fief  de  Rameyen  rentra  dans  la  famille  du 
peintre.  Il  fut  relevé ,  le  29  juillet  1715 ,  par  Claire-Joséphine 
Rubens ,  désignée  depuis  avec  le  titre  de  dame  de  Rameyen, 
tant  en  son  nom  qu'au  nom  de  ses  sœurs  ^,  à  la  mort  de 
Constance-CornéUe  Helman,  leur  mère.  Il  devint  ensuite 
la  propriété  des  barons  de  Visscher  de  Celles.  Le  l'^''  mai 
1760  ,  Constance-Thérèse ,  vicomtesse  Van  der  Haeghen , 
douairière    de    Ferdinand-Philippe-Ignace    de    Visscher , 

'    Voij.  ci-dessus  ,  p.  343. 


—  354  — 

baron  de  Celles ,  fille  du  chancelier  de  Brabant  et  de 
Cornélie-Pauline-Philippine  Rubens,  laquelle  avait  fini 
par  hériter  des  diverses  parts  de  la  seigneurie,  partagée 
entre  ses  sœurs  et  elle,  la  transmit  à  son  fils,  Joseph- 
Albert  de  Visscher ,  baron  de  Celles ,  qui  la  releva  le 
'23  juin  suivant.  Le  dernier  relief  de  Rameyen  eut  lieu  le 
28  mars  1782 ,  au  nom  d'Antoine-Philippe-Fiacre-Ghislain 
de  Visscher  de  Celles  ^ ,  par  suite  du  décès  de  son  frère 
aîné ,  Ferdinand- Joseph-Alexandre-Chislain  ,  arrivé  le 
11  janvier  précédent.  Le  père  de  ces  deux  enfants  était 
mort  trois  jours  auparavant. 

Je  viens  de  dire  que  l'épouse  du  chancelier  de  Brabant 
avait  hérité  des  divers  lots  de  la  seigneurie  qui  nous 
occupe,  n  paraît  cependant  qu'une  demoiselle  Rubens 
de  Rameyen  y  avait  conservé  des  droits.  C'est  ce  qui  résulte 
de  la  procuration  de  la  mère  des  deux  enfants  susdits  ^  pour 
faire  le  relief  de  Rameyen,  dans  laquelle  cette  dame 
s'exprime  en  ces  termes:  «  ....  de  plus,  pour  relever  la 
»  seigneurie  de  Rameyen,  premièrement  sur  le  susdit 
»  notre  iils  aîné ,  ensuite  de  la  substitution  faite  par  la 
))  disposition  testamentaire  de  mademoiselle  Rubens  de 
»  Rameyen,  passée  à  Lille,  le  31  mai  1758,  et  ensuite 
»  par  succession  et  ordre  de  primogéniture ,  au  profit 
»  du  prénommé  notre  fils  mineur  ....'» 

Quelle  était  cette  demoiselle  Rubens  de  Rameyen?  Pro- 
bablement Claire-Josépliine  Rubens ,  dame  de  Rameyen , 
que  Vegiano  et  M.  Verachter  mentionnent  comme  étant 
décédée ,  sans  avoir  été  mariée ,  en  janvier  1759  ^. 

'  11  était  fils  de  Joseph-Albert  et  n'avait  que  2  ans  et  6  mois,  étant  né  le  10  octobre 
1779. 

-  Marie-Philippine-Ghislaine  de  Coloma  de  Leeuw ,  douairière  du  baron  de  Visscher 
de  Celles  ,  cité  plus-haut. 

^  Le  25  de  ce  mois ,  selon  M.  VBnACHTEH. 


—  355  — 

Son  père  était,  on  l'a  vu,  Jean-Nicolas-Rubens  de  Rameyen, 
nommé,  en  4690,  receveur  général  des  domaines  au  quartier 
de  Bruxelles,  ville  où  ses  fonctions  Favaient  obligé  de  se  fixer 
(il  demeurait  avant  à  Matines).  Ce  changement  de  résidence, 
fort  indifférent  en  apparence ,  m'a  cependant  fait  connaître 
une  particularité  assez  curieuse.  C'est  que  le  receveur  gé- 
néral Rubens  loua,  en  1695,  une  grande  et  belle  maison, 
dans  la  rue  Neuve ,  en  face  de  l'église  de  N.-D.  de  Finis- 
terre.  Or  cette  maison,  qui  nous  plaît  encoi-e  par  ses 
beautés  architectoniques,  était  précisément  celle  dont  son 
illustre  aïeul  aurait  conçu  et  fourni  le  plan,  selon  une 
tradition  très  répandue  ici.  Cette  tradition ,  il  est  vrai ,  ne 
repose  sur  aucun  document  authentique,  que  je  sache. 
Peut-être  a-t-elle  sa  source  dans  l'occupation  de  Rubens 
de  Rameyen,  qui  habita  la  maison  en  question  pendant 
douze  ans,  de  1695  à  1707.  D'un  autre  côté,  je  remarque 
que  ce  fut  Jacques  Van  Ophem,  seigneur  de  Neder- 
Over-Heembeek,  etc.,  conseiller  au  conseil  des  hnanc  s, 
qui  la  lit  bâtir,  en  1618  ,  sur  un  grand  terrain  qu'il  avait 
acquis  à  Hubert  Cornel,  maître  maçon  des  archiducs  Albert 
et  Isabelle  '.  Il  ne  serait  donc  pas  impossible  que  le  con- 
seiller Van  Ophem  eût  eu  recours  au  génie  de  Rubens  pour 
se  faire  construire  une  demeure  digne  de  la  grande  fortune 
qu'il  possédait. 

Nous  devons  à  M.  John  Vermoelen  une  très-intéressante 
publication  sur  le  peintre  David  Teniers  ^.  M.  Vermoelen 
y  a  réuni  les  meilleurs  renseignements ,  avec  un  soin  et  une 
patience  dignes  d'éloges.  On  peut  dire  qu'il  a  épuisé  son 
sujet.  Aussi  n'ai-je  nullement  la  prétention  d'y  revenir 
après  lui.  Si  je  parle  de  son  livre  ,  c'est  que  je  suis  à  même  , 

'  Ce  terrain  avait  139  pieds  à  front  de  rue  et  une  grande  profondeur.  II  fut  payé 
4,020  florins. 

-  Teniers  le  jeune ,  sa  vie  et  ses  œuvres  ,  Anvers,  1865,  in-8". 


356 


d'après  quelques  documents  qui  reposent  aux  archives  de 
l'ancien  conseil  de  Brabant,  de  conûrmer  certains  points 
qui  y  sont  énoncés.  Ainsi,  l'auteur  s'étend  sur  les  déplo- 
rables démêlés  que  Teniers,  dans  ses  vieux  jours,  eut 
avec  ses  enfants.  Il  dit  qu'après  la  mort  de  l'artiste,  ces 
démêlés  ou  plutôt  ces  procédures  continuèrent  entre  les 
enfants  qu'il  laissa  de  ses  deux  femmes ,  Anne  Breugel  et 
Isabelle  de  Fresne. 

Voilà  qui  est  parfaitement  exact  et  conforme  aux  docu- 
ments susdits.  Ce  furent  les  enfants  du  second  lit  qui ,  après 
le  décès  de  leur  père  ,  intentèrent  une  action  aux  enfants 
du  premier  lit  ^ ,  avec  lesquels  ils  prétendaient  partager , 
d'une  manière  égale  pour  tous,  la  succession  paternelle. 
Mais  ils  furent  déboutés  de  leur  demande  par  un  arrêt  du 
conseil  de  Brabant,  devant  qui  la  cause  avait  été  plaidée, 
en  date  du  27  septembre  1692. 

Une  chose  importante  résulte  de  cette  procédure  :  c'est 
la  date  approximative  du  décès  de  Teniers  sur  laquelle , 
on  le  sait,  les  opinions  dillèrent.  L'action  dont  je  viens  de 
parler  commença  par  une  requête  introductive  du  11  oc- 
tobre 1G90 ,  quatre  ou  cinq  mois,  est-il  dit,  après  la  mort 
du  peintre.  Ainsi,  il  paraît  donc  certain  qu'il  décéda  le 
25  avril  précédent,  comme  l'a  soutenu  M.  Théodore  Van 
Lerius,  adoptant  ici  le  sentiment  de  Descamps  et  de 
Fiorello  2.  D'après  ce  même  procès,  Teniers  doit  avoir 
fini  ses  jours  dans  sa  maison,  rue  d'Isabelle,  en  face  de 
l'escalier  des  Juifs ,  à  Bruxelles.  Cette  rue  faisait  et  fait 
encore  partie  de  la  paroisse  de  Sainte-Gudule.  Mal- 
heureusement, les  registres  aux  sépultures  de  la  paroisse 
présentent  pour  l'année  1690  et  les   années   antérieures 


'   Ko;/,  'luaiil,  aux    uns  et  aux  aulies,  la  liste  fourme  par  M.  Vermoelen,  pp.  42et  43. 
-  Ibid.  ,  p.  66. 


—  357  — 

une  lacune  qui  pourrait  bien  être  la  cause  du  mystère 
dont  le  décès  de  David  Teniers  est  resté  enveloppé ,  ce  décès 
n'ayant  pu  être  constaté  par  les  actes  de  l'état-civil.  L'ab- 
sence d'indications  précises  à  cet  égard  a  donné  lieu  à 
d'étranges  suppositions.  On  est  allé  jusqu'à  croire  que 
le  célèbre  peintre  ,  désespéré  des  difficultés  qu'il  avait 
avec  ses  enfants,  avait  attenté  à  ses  jours;  il  n'en  fut 
rien  pourtant,  car  il  est  dit  dans  une  pièce  du  procès  que 
le  bon  vieillard  (den  ouden  goeden  vaeder)  paya  son  tribut 
à  la  nature.  Ailleurs  je  remarque  un  passage  bien  propre 
à  écarter  toute  idée  de  suicide.  Une  des  parties  plaidantes 
rappelle,  à  propos  des  frais  à  payer  après  le  décès  de 
Teniers,  datter  ten  minste  dry  à  vier  hondert  guldens  te 
betaelen  staen  van  doctoren,  apoteker ,  advokaten  ende 
prociireuren ,  ende  V  gène  de  siecte  ende  hegraeffenisse  ^ 
hebben  ghecost. 

Ces  points  essentiels  établis,  savoir  :  l'année  de  la  mort 
et  la  mort  naturelle  du  peintre  anversois ,  qui  s'éteignit  à 
l'âge  de  quatre-vingts  ans,  il  me  reste  à  ajouter  que  ses 
derniers  jours  furent  loin  d'être  heureux,  à  cause  préci- 
sément des  tracasseries  qu'il  éprouvait  de  la  part  de  ses 
enfants.  Après  le  décès  de  sa  deuxième  femme  il  avait 
vendu  la  majeure  partie  de  son  mobilier,  sans  en  excepter 
ses  tableaux,  et  il  avait  renoncé  à  tenir  sa  maison  montée 
comme  elle  l'avait  été  jusque  là,  c'est-à-dire  avec  un  cer- 
tain luxe.  Il  dînait  tantôt  chez  l'un ,  tantôt  chez  l'autre  de 
ses  enfants  du  second  lit ,  surtout  chez  sa  lille  Marie ,  qui 
avait  épousé  l'avocat  ,f.-F.  Engrand.  C'étaient  eux  qui 
prenaient  soin  de  sa  vieillesse,  et  il  ne  la  portait  pas 
légèrement,  comme  le  contraire  arrive  parfois  à  d'auti'es  octo- 
génaires. Le  poids  des  années  avait  affaibli  son  talent  et 
même  ses  facultés,   au  point  que  Jean-Érasme  Oiiellyn, 

'  11  n'est  pas  fait  mcntian  de  rondroit  de  la  si'pulture. 


358 


un  autre  de  ses  beaux-fils,  avait  voulu,  paraît-il,  le  faire 
mettre  en  curatelle.  Il  laissa  une  succession  peu  consi- 
dérable et  très-obérée.  Trois  propriétés  en  formaient 
presque  la  totalité  :  c'étaient  deux  maisons  dans  la  rue 
d'Isabelle  et  le  manoir  de  Drie  Torens ,  à  Perck.  Les 
maisons  que  Teniers  avait  acquises  en  1656  i,  et  dont  il  fit 
rebâtir  une  pour  son  usage  2,  furent  vendues  par  ses 
héritiers,  en  4694,  au  prix  de  10,000  florins  ^.  Le  bien 
de  Perck  était  estimé  à  18,000  florins;  mais  quand  on 
l'exposa  en  vente  il  n'en  rapporta  que  13,000. 

Bien  que  notre  artiste  eût  une  grande  appréhension  des 
procès,  il  lui  fallut  en  soutenir  un,  en  1683,  contre  la 
corporation  des  peintres ,  batteurs  d'or  et  vitriers  de 
Bruxelles  *.  Cette  corporation  fattaqua  à  propos  de  l'exer- 
cice de  son  art  ou  de  la  vente  de  ses  tableaux,  je  ne  le 
puis  dire  au  juste ,  n'ayant  pu  retrouver  le  dossier  de  ce 
différend'*   qui  se  termina,  je  crois,  par  une  transaction. 

On  le  sait,  du  reste,  rien  n'était  plus  fréquent  autrefois 
que  les  conflits  entre  les  corps  des  métiers  ,  tous  également 

^  Moyennant  5500  florins. 

-  Ces  maisons  formaient  le  quatrième  lot  do  l'iiôtelTcie  Ravenstein  ,  qui  appartenait 
alors  au  duc  de  Neubourg,  et  dont  la  vente  eut  lieu  sur  les  instances  de  Jacques  Speek, 
professeur  de  théologie  à  l'université  de  Louvain ,  créancier  du  duc. 

^  Cette  vente  donna  encore  lieu  à  un  procès.  Elle  s'était  faite  judiciairement,  à  la 
demande  d'une  dame  veuve  de  Vcrmandois,  qui  avait  une  créance  à  charge  de  David 
Teniers.  Antoine-Albert  de  Lendici< ,  lieutenant  de  la  cour  féodale  du  pays  de  Malines, 
se  rendit  propriétaire  des  deux  maisons  ;  mais  l'avocat  Engrand  attaqua  la  vente  en 
nullité  et  il  obtint  gain  de  cause;  la  propriété  lui  resta  moyennant  remboursement  des 
10,000  florins.  Le  11  auùl  1094,  les  deux  maisons  furent  acquises  par  éviction  par 
Jean  Potter-Van  der  Loo  ,  seigneur  de  Hesbain  ,  conseiller  au  conseil  des  finances.  Celle 
qu'habitait  l'artiste  était  spacieuse.  Elle  avait  une  écurie,  où  deux  bons  chevaux  flamands 
étaient  entretenus  pour  les  courses  du  maître  ,  soit  dans  la  ville ,  soit  à  la  campagne. 

*  Il  fui  obligé ,  comme  tous  les  artistes  peintres ,  de  se  faire  recevoir  dans  cette 
corporation.  Son  admission  eut  lieu  en  1G75. 

''  J'ai  eu  la  chance  de  le  découvrir  après  la  publication  de  cet  article.  Je  compte  en 
faire  l'objet  d'une  nouvelle  notice ,  car  la  matière  est  intéressante  au  point  de  vue  de 
l'histoire  de  l'art. 


—  359  — 

jaloux,  dans  leurs  vues  étroites  et  mercantiles,  de  ne  pas 
laisser  empiéter  sur  leur  industrie  respective.  L'exemple 
de  Teniers  est  là  pour  nous  montrer  que  les  artistes ,  con- 
fondus avec  les  artisans ,  comme  les  chirurgiens  l'étaient 
avec  les  barbiers  ,  n'échappaient  pas  à  cette  sujétion 
quelque  peu  tyrannique.  Faut-il  rappeler  à  ce  propos  la 
mesure  libérale  du  gouvernement  de  Marie-Thérèse  qui  y 
mit  fm,  à  la  grande  joie  des  artistes  et  des  amis  des 
beaux-arts?  «  La  peinture,  la  sculpture,  la  gravure  et 
»  l'architecture  ,  dit  cette  souveraine  ,  dans  son  remar- 
»  quable  édit  du  20  mars  1773 ,  ces  arts  intéressants  , 
»  jadis  portés  à  un  haut  degré  de  perfection  dans  ces 
»  provinces  ,  depuis  négligés  et  déchus  ,  ont  fait  depuis 
))  longtemps  l'objet  de  nos  attentions  particulières  ;  et 
»  notre  très-cher  et  très-aimé  beau-frère  et  cousin  ,  Charles- 
»  Alexandre ,  duc  de  Lorraine  et  de  Bar  ,  notre  gouver- 
»  neur  général  des  Pays-Bas  ,  etc. ,  secondant  le  désir 
»  que  nous  avons  de  les  voir  revivre  pendant  notre  règne  , 
»  a  pris  sous  sa  protection  immédiate  les  Académies 
))'  établies  en  ce  pays  ,  et  a  porté  les  soins  les  plus  atten- 
»  tifs  à  les  relever  par  des  arrangements  propres  à  exciter 
»  l'émulation  parmi  les  élèves  ,  propres  à  leur  former  le 
»  goût  et  à  les  porter  par  degrés  à  cette  perfection  où 
»  autrefois  on  vit  atteindre  tant  de  maîtres  fameux  qui  sont 
»  sortis  de  l'école  flamande  ;  nous  voyons  avec  satisfaction 
»  que  ses  soins  n'ont  pas  été  infructueux  ,  et  que  ces  arts 
»  commencent  à  renaître  dans  ces  provinces.  Nous  avons 
))  résolu  d'en  favoriser  puissamment  les  progrès,  de  les 
»  étayer  et  d'en  relever  successivement  le  lustre  par  la 
»  concession  des  grâces  que  nous  trouverons  propres  à 
»  remplir  nos  intentions  bienfaisantes  à  cet  égard.  Dans  ces 
»  dispositions ,  nous  n'avons  pu  voir  qu'avec  surprise 
»  que  ces  arts  libéraux  ,  qui  font  tant  d'honneur  aux  pays 


—  360  — 

»  où  ils  fleurissent ,  se  trouvent  confondus  dans  quelques 
»  villes  de  notre  province  de  Brabant ,  avec  les  arts  méca- 
»  niques  ,  et  qu'on  y  oblige  en  partie  ces  artistes  à  se 
»  faire  membres  de  métiers  et  de  corps  ,  composés  d'ou- 
»  vriers  et  d'artisans.  Cet  usage  abusif  est  trop  opposé  à 
»  la  considération  que  méritent  les  arts  ,  pour  que  nous 
»  puissions  le  tolérer  davantage  ,  et  voulant  y  pourvoir  , 
»  nous  avons  ,  par  avis  de  notre  conseil  ordonné  en  Bra- 
»  bant ,  et  à  la  délibération  de  notre  très-cher  et  très-aimé 
»  beau-frère  et  cousin,  Charles-Alexandre,  etc.,  déclaré, 
»  ordonné  et  statué  ,  déclarons  ,  ordonnons  et  statuons  , 
»  que  la  peinture  ,  la  sculpture  ,  la  gravure  et  l'architecture 
))  ne  dérogent  point  à  la  noblesse  ,  et  que  tout  le  monde 
»  peut  excercer  librement  ces  arts  et  vendre  ses  ouvrages 
»  sans  être  sujet  à  se  faire  inscrire  dans  des  métiers  , 
»  corps  ou  compagnies  quelconques  ,  ni  à  s'y  faire  recon- 
»  noître ,  pourvu  que  l'artiste  se  borne  à  l'exercice  de  son 
»  art  ,  sans  se  mêler  d'ouvrages  mécaniques  ou  de  débits 
))  réservés  aux  métiers....  » 

Voilà  en  quels  termes  honorables  pour  les  artistes,  Te 
gouvernement  proscrivit  enfin  un  usage  abusif  et  indécent , 
comme  il  le  qualifie  lui-même  ailleurs. 

De  1681  à  1683,  David  Teniers  eut  un  autre  procès  ;  cette 
fois  contre  les  sieurs  Antoine  et  Michel  Peeters,  frères, 
bourgeois  établis  à  Bruxelles ,  lesquels  s'étaient  engagés  cà 
vendre  à  Londres  ,  par  l'entremise  d'un  autre  de  leurs 
frères ,  fixé  dans  cette  ville ,  une  collection  de  tableaux  de 
notre  artiste  K  Cette  collection  se  composait  d' œuvres  de 

'  Il  y  eut  des  contrats  entre  lui  et  les  Peeters,  passés  respectivement  le  20  juin  \&1G, 
les  2  février,  20  juin  et  24  novembre  1677  et  24  mai  "1679.  J'ai  également  trouvé  ces 
documents ,  mai?  après  l'impression  de  cette  notice.  Comme  il  est  impossible  de  leur 
donner  place  ici,  je  me  propose  de  les  publier  une  autre  fois.  Ils  méritent  de  l'être ,  à 
cause  des  tablcaiix  qui  y  sont  indiqués. 


-   3C1    - 

différents  maîtres.  La  majeure  partie  resta  invendue  et  reprit 
le  chemin  de  la  Belgique.  La  liquidation  des  comptes  entre 
les  parties  contractantes  fit  naître  des  difficultés  qui  dégé- 
nérèrent en  procès.  Finalement,  les  frères  Peeters,  qui  se 
plaignaient  hautement  d'avoir  été  trompés  par  Teniers 
quant  à  l'authenticité  des  peintures  qui  leur  avaient  été 
confiées,  furent  condamnés  à  payer  à  celui-ci  une  somme 
de  9000  florins,  pour  l'acquittement  de  laquelle  il  fit  expro- 
prier deux  de  leurs  maisons.  Les  pièces  du  procès  gardent 
le  silence  sur  le  nombre  et  le  caractère  des  tableaux  expé- 
diés à  Londres  ^  Elles  mentionnent  seulement  un  saint 
Christophe  peint  sur  cuivre  et  cédé  au  prix  de  300  florins. 

Notons,  à  propos  de  ventes  de  tableaux,  que,  lorsque  Don 
Juan  d'Autriche,  gouverneur  général  des  Pays-Bas,  quitta 
nos  provinces  en  1659 ,  il  emporta  des  toiles  de  Teniers 
pour  une  valeur  de  11,000  florins  environ. 

M.  John  Vermoelen,  dans  son  curieux  ouvrage  cité 
plus  haut,  prouve  à  l'évidence  que  le  fils  de  Teniers 
(David  Teniers  III ,  décédé  le  10  février  1685)  était  peintre 
et  peintre  de  talent ,  chose  que  différents  auteurs  ont  mise 
en  doute.  L'assertion  de  M.  Vermoelen  se  trouve  vériiiée 
par  un  acte  passé  le  11  avril  1672  devant  le  notaire 
S'Droogen  ,  qui  résidait  à  Bruxelles ,  et  où  on  lit  ce  qui 
suit  ((....  Is  gecompareert  in  propren  persoon  sieur 
»  David  Teniers ,  den  jongen  2,  schilder  ende  edelman  van 
»  den  treyn  van  de  artillerie  van  Syne  Majesteyt,  sone 
»  d'heer  David  Teniers ,  oock  schilder  ende  ayuda  de 
»  caméra  van  hunne  doorluchtigste  hoocheden  den  aerts- 
»  hertoghe  Leopoldus  ende  den  prince  don  Jean  van  Oos- 

'  L'inventaire  en  existe  dans  les  documents  que  j'ai  découverts  après  coup. 
-  C'est  ainsi  qu'on  qualifie  David  Teniers  lU.  par  rapport  à  son  père,  désigné  sous 
le  nom  de  den  oude. 

XXIX'  XXMI  39 


362 


))  tenryck...»  (Ict  acte  concerne  des  arrangements  de  famille 
entre  le  père  et  le  lils. 

Un  fait  qui  a  échappé  aux  laborieuses  investigations  de 
M.  Vermoelen,  est  le  mariage  de  la  veuve  du  même  Teniers, 
Anne-Marie   Bonarens ,    avec    Barthélemi- Alexandre  Van 
Goethem,    greffier  du  pays    de  Termonde.  Van  Goethem 
plaida  en  qualité  de  tuteur  de  ses  beaux-enfants  contre  les 
enfants  de  David  Teniers  II,  nés  de  son  second  mariage. 
Il  me  paraît  presque  superflu  de  faire  remarquer   que 
le  prénom  de  David  était  traditionnel   dans  la  famille  de 
Teniers.   Ainsi,  pendant  que  l'artiste   qui  lit  la  gloire  de 
cette    famille  résidait  ou  plutôt  florissait  à  Bruxelles,  il 
avait  dans  cette  ville  un  homonyme ,   auquel  évidemment 
il  devait  être  uni    par  les  liens   du  sang.   C'était  David 
Teniers,  chef-maïeur  de  Rhode-Sainte-Génèse,  Alsemberg 
et  Linkenbeek,   marié  à  Anvers,  en  décembre  1665,   à 
Marie  Palmaert.  Ce  David  Teniers,  le  pinceau  ne  l'illustra 
point,   puisqu'il  était  officier  de  justice  et  de  police,  mais 
il  eut  cela  de  commun  avec  son  célèbre  parent,  qu'il  dut 
plaider  contre  ses  propres  enfants,  avec  lesquels  il  vivait 
dans  les  termes  les  plus  déplorables ,  soit  que  leurs  plaintes 
contre  son  avarice  fussent  fondées  ou  non.  Il  y  avait  parmi 
eux  un  fils,  Pierre-François ,  qui  était  drossard  de   Bau- 
tershem  et  maïeur  de  Vertryck,  et  un  autre,  Melchior,  qui 
remplissait  le  même  office  à  Droogenbosch  età  Beckerzeel. 
On  comptait,  en  outre,  David  résidant  à  Anvers,  François 
qui  était  allé   chercher  fortune  dans  l'armée  hollandaise, 
Anne-Marie    mariée    à  Pierre   Schooten,  Jeanne   épouse 
de  Corneille  de  Gyger,  et  Françoise  unie  à  Pierre-André  de 
Hilder.  Presque  toute  cette  lignée  se  montrait  fort  hostile 
au  chef  de  la  famille,  ainsi  que  fatteste  un  volumineux 
dossier  de  procédure  qui  repose  aux  archives  du  conseil  de 
Brabant.  Enfin,  je  mentionnerai  encore  comme   vivant  à 


—  363  — 

Bruxelles,  à   la  môme  époque,  le  notaire   Jean-François 
Teniers,  admis  à  cet  office  en  1710  '. 

J'ai  donné  plus  haut ,  presque  en  entier ,  le  dispositif 
de  l'édit  de  1773.  Comme  ce  fut  sur  la  proposition  d'un 
jeune  peintre  d'Anvers  que  le  gouvernement  se  décida  à 
prendre  une  mesure  qui ,  rompant  avec  les  traditions  du 
passé,  affranchissait  les  artistes  des  difficultés  que  ne  leur 
suscitaient  que  trop  souvent  les  gens  de  métier  et  les 
relevait  à  leurs  propres  yeux,  je  me  propose  d'y  revenir 
une  autre  fois.  Je  reproduirai  alors  la  correspondance  qui 
précéda  la  promulgation  de  cet  édit  si  intéressant  à  tous 
égards.  Cette  correspondance,  pour  être  officielle,  n'en 
est  pas  moins  essentiellement  artistique,  si  je  puis  me 
servir  de  ce  terme.  A  ce  mérite,  et  c'en  est  un  j'espère, 
elle  joint  celui  de  jeter  beaucoup  de  jour  sur  l'état  des 
beaux-arts  dans  notre  pays  ,  à  l'époque  où  elle  eut  lieu , 
c'est-à-dire  pendant  les  années  1769  à  1773. 

'  Ce  Teniers  était  en  même  temps  procureur  an  conseil  de  Brabant. 


I.E 


MONUMENT  FUNÉRAIRE  ROMAIN 


DU 


MUSÉE  DES  BEAUX-ARTS  D'ANVERS. 


NOTICE 

PAR   M.    A.   WAGENER, 


MEMBRE   TITULAIRE   A   GAND. 


Un  monument  romain ,  probablement  inédit,  découvert 
aux  environs  d'Anvers  et  déposé  au  musée  de  cette  ville, 
me  paraît  devoir  être  signalé  à  l'attention  des  archéologues, 
ne  fût-ce  qu'au  point  de  vue  épigraphique. 

C'est  un  autel  en  marbre 
blanc ,  de  forme  carrée,  orné  de 
quelques  moulures  au  sommet 
et  à  la  base  et  surmonté  d'une 
espèce  de  coussinet  dont  la  plu- 
part des  détails  sont  empruntés 
au  chapiteau  ionique. 

L'ensemble  du  monument  a 
une  hauteur  de  1,02  mètres.  Sur 
le  côté  antérieur  se  détache ,  en 
haut  relief ,  une  guirlande  dont 
les  extrémités  sont  retenues  au 
moyen  de  rubans,  retombant 
^de  part  et  d'autre  d'une  ma- 
gnière  symétrique. 


Commissaires  rapporteurs  :  MM.  H.  Schiif.rmans  et  G.  Hagemans. 


—  365  — 

Dans  le  demi-cercle  formé  par  la  guirlande  sont  gravées 

les  lettres  : 

D-  M-  s- 

Au-dessous  de  la  guirlande,  on  lit  : 

LFABIVSRVFVS- 
FECITSIBIEÏ- 
FABIAETYCHE- 
CONIVGI-  ET- 
FABIO-  RVFO- 
FILIO  • 

Sur  chaque  face  latérale  est  représenté  un  olivier.  Le 
quatrième  côté  ne  porte  aucune  espèce  d'ornement.  Dans 
la  partie  supérieure  est  taillée  une  ouverture  mesurant 
25  centimètres  en  longueur  et  e)i  largeur,  sur  26  centi- 
mètres de  profondeur.  Des  entailles  analogues ,  mais  moins 
considérables  ,  ont  été  pratiquées  du  côté  droit  et  par 
derrière.  Il  est  aisé  de  constater  que  ces  différentes 
ouvertures  ont  été  faites  après  coup. 

L'autel  que  je  viens  de  décrire  doit  être  rangé  dans  la 
nombreuse  catégorie  des  monuments  funéraires  qu'on 
trouve  dans  presque  toutes  les  parties  du  monde  romain. 

Dès  les  temps  les  plus  anciens,  les  âmes  des  morts  étaient 
considérées  à  Rome  comme  des  Mânes  ou  comme  des 
Divi  manes\  c'est-à-dire  comme  des  demi-dieux,  habitant 
le  sein  de  la  terre ,  auxquels  à  certaines  époques  on  faisait 
des  sacrifices.  Dans  cet  ordre  d'idées  il  est  tout  naturel 
qu'on  ait  donné  aux  monuments  funéraires  la  forme  d'un 
autel  et  qu'on  les  ait  consacrés  aux  demi-dieux'*souterrains 
(Dis  Manihus  sacrum].  Le  monument  que  nous  étudions 
marquait  l'emplacement  de  la  sépulture  destinée  à  Lucius 
Fabius  Rufiis,  à  Fabia  Tijché,  sa  femme,  et  à  Fabius 
Rufus ,  leur  fils.  Ce  qui  rend  cette  indication  intéressante 
c'est  que  le  nom  (nomen   fjoitiUciumJ  de  la  femme  y   est 

'  Mânes  signifie  proprement  les  Iwns.  Cf.  Variio  L.  L.  VI,  4  :  Donum  antiqui  decebant 
manum.  C'est  pour  ce  motif  que  les  Grecs  traduisent  le  mot  niancs  par  ')(prjaroi. 


—  366  — 

identique  avec  celui  de  son  mari.  Or,  c'est  là  une  coïnci- 
dence assez  rare',  qui,  précisément  pour  ce  motif,  a 
donné  lieu  à  diverses  conjectures  et  à  de  longues  contro- 
verses. Malvasia ,  Reinesius ,  Christ,  Fabretti,  Hagenbuch, 
Cannegieter ,  Marini ,  Zell  ^  et  plusieurs  autres  se  sont 
tour  à  tour  occupés  de  cette  question. 

Reinesius  prétend  que ,  dans  tous  les  cas  de  l'espèce ,  la 
femme  doit  avoir  adopté  le  nom  de  son  mari,  ainsi  que 
cela  se  pratique  dans  les  États  modernes.  Mais  cette  opi- 
nion ,  comme  Cannegieter  l'a  très-bien  démontré ,  ne  sup- 
porte pas  un  examen  attentif.  Contrairement  à  ce  que  dit 
Reinesius ,  on  peut  affirmer  que  dans  aucune  circonstance 
la  femme  romaine ,  en  sa  qualité  d'épouse ,  n'a  échangé 
son  nom  contre  celui  de  son  mari.  Si  l'impératrice  Livie 
change  de  nom  en  entrant  dans  la  famille  Julia,  c'est  comme 
fille  adoptive  et  nullement  comme  épouse  d'Auguste. 

Grupen  ^,  sans  partager  complètement  l'opinion  de  Rei- 
nesius, croyait  que  du  moins  dans  le  cas  de  mariage  cum 
in  manum  conventione ,  la  femme  entrait  dans  la  gens  et 
adoptait  par  conséquent  le  nom  de  son  mari.  La  même 
manière  de  voir  se  retrouve  dans  Heineccius  *  ainsi  que 
dans  un  article  de  Rein  ^.  Et,  en  effet,  on  serait  tenté  de 
partager  cet  avis  lorsqu'on  songe  que  par  Vin  manum 
conventio ,  la  femme ,  comme  s'exprime  Gains  ®,  m  fami- 

'  Okelli-Henzen  ,  Insc.  latt.  coll.  I,  p.  482,  n"  2751.  Haro  admodum  uxores 
eadem  cum  marilis  nomina  gerunt. 

^  Malvasia,  Marmora  Felsinea,  pp.  304  et  suiv.;  Reinesius,  Syntagma,  pp.  42 
et  395;  Fabretti,  Inscript.  Antiq.,  p.  117;  Hagenbuch,  Epislolœ  Epi(jr. ,  p.  13; 
Christ,  Noctes  acudemicœ,  p.  276;  Cannegieter  ,  de  w?//fl/a  Romanorum  nominum 
sub  principibiis  ratioiie,  pp.  80-110;  Marini,  hcriùoni  antiche,  p.  112;  Zell, 
Handb.  d.  Roemischen  Epigr.,  p.  108. 

^  De  uxore  romana ,  p.  102. 

*  Antiq.  Rom.,  1,  10,  6,  p.  130  (éd.  Hauboki.) 

^  Realencyclopœdie  des  classischen  Alterthums ,  par  Pauly  (vol.  V,  p.  764, 
ï.  V.  nomen). 

«  Inst.  1,   111. 


-    367  — 

liam  viri  transiebat  filiœqtie  locum  obtinebat,  et  que  les 
conséquences  de  ce  principe  étaient  poussées  tellement 
loin  que  la  femme ,  sous  le  régime  de  la  ^nantis,  était 
considérée  comme  la  sœur  de  ses  propres  enfants  et  héri- 
tait, de  plein  droit,  d'une  part  d'enfant  ^ 

Néanmoins ,  comme  Cannegieter  l'a  fait  remarquer,  cette 
hypothèse  est  combattue  par  les  faits.  Ainsi,  quoique  la 
femme  et  la  mère  du  flamine  de  Jupiter  dussent  être  ma- 
riées per  confarreationem  et  par  conséquent  sous  le  régime 
de  Vin  manum  conventio  ^,  cependant  ni  Aurélie ,  mère 
du  flamine  Jules  César,  ni  Gornélie,  Pompeia  et  Calpurnie, 
ses  trois  femmes ,  ne  sont  jamais  désignées  autrement  que 
parleur  nom  de  famttle.  Cette  contradiction  apparente  tient 
probablement  à  ce  que,  si  le  mari  exerçait,  à  l'égard  de  la 
femme  in  mami,  la  puissance  paternelle  au  point  de  vue 
de  la  fortune ,  il  n'était  pas  toutefois  considéré  comme  son 
pater  familias  au  point  de  vue  personnel.  Il  n'avait  point , 
par  exemple,  le  droit  de  la  vendre  ou  de  la  tuer  à  son 
gré  3,  droit  qu'il  possédait  incontestablement  par  rapport 
à  ses  enfants.  Par  conséquent ,  la  coïncidence  du  nom 
du  mari  avec  celui  de  sa  femme  doit  être  attribuée 
à  des  circonstances  autres  que  le  mariage  cum  in  ma- 
num conventione.  Orelli  a  fait  observer  avec  raison  * 
que  cette  coïncidence  est  généralement  fortuite  ,  surtout 
lorsqu'il  s'agit  d'affranchis.  Ainsi  il  se  pouvait  d'abord 
qu'un  homme  et  une  femme,  tout  en  portant  le  même  nom 
et  en  appartenant  à  une  seule  et  môme  gens^  ne  se  trou- 
vassent pas  néanmoins  dans  des  liens  de  parenté  s'oppo- 

'  V.  Rein,   das  Privatreeht  und  der  Civilproress  rfpr /îrimec ,  Leipzig ,   1858, 
p.  373. 
^  Cette  disposition  fut  iibrogi'c  sous  Tilièrc.  V.  T.\crrE  ,  Annales ,  IV  ,  16. 
^  V.  Rein  ,  1.  c. 
'  V.  1.  c. 


—  368  — 

sant  à  leur  union  légitime.  A  coup  sur,  bien  souvent  les 
gentiles  eussent  été  fort  embarrassés  pour  établir  leur  parenté . 
En  outre ,  comme ,  en  règle  générale ,  les  affranchis  adop- 
taient le  nom  de  leur  patron  ,  on  trouvait  bien  des  fois  , 
réunis  dans  une  même  contrée  ,  beaucoup  d'hommes  et 
de  femmes  portant  le  même  nom,  sans  que  néanmoins  il 
existât  entre  eux  aucune  espèce  de  parenté.  De  plus,  le 
patron  pouvait  épouser  lui-même  Fesclave  qu'il  avait  affran- 
chie, sauf  dans  quelques  cas  stipulés  par  les  lois.  Les  con- 
joints portant  le  même  nom  pouvaient  être  encore  l'un  et 
l'autre  d'anciens  pérégrins  ,  ayant  reçu  le  droit  de  cité 
romaine  par  l'entremise  d'une  seule  et  même  personne , 
dont  généralement  dans  ce  cas  ils  adoptaient  le  nom. 
Enfin,  eu  égard  à  la  manière  arbitraire  dont  on  donnait 
parfois  les  noms  à  l'époque  de  l'empire  ,  la  coïncidence 
en  question  pouvait  être  tout-à-fait  fortuite. 

Sur  le  monument  que  nous  étudions  la  femme  de 
L.  Fabius  Rufus  porte  le  surnom  de  Tyché  ,  qu'on  ren- 
contre plusieurs  fois  comme  désignation  d'une  esclave  ou 
d'une  affranchie.  Je  n'en  citerai  qu'un  exemple,  emprunté 
à  Cardinali  ^  qui  a  publié  une  inscription  dont  le  com- 
mencement est  conçu  en  ces  termes  : 

T-  AELIVS-  AVG-  LIBPRIMITIVVS 

ARCHIMAGIRVS  •  ET 
AELIA-  AVG-  LIB-  TYCHE-  COIVNX 

Cette  inscription  a  beaucoup  d'analogie  avec  la  nôtre. 
Nous  y  voyons  que  le  mari  et  la  femme  portent  l'un  et 
l'autre  le  nom  de  la  gens  Aelia.  Ce  sont  apparemment  des 
affranchis  de  l'empereur  Antonin  le  Pieux  (T.  Aelius 
Hadrianus  Antoninus  Augustus  Plus.) 

'  lliiiloiiii  irupcriali.  Vclletri  1835,  410. 


—  369   - 

Puisque,  d'après  Orelli,  la  coïncidence  du  nom  du  mari 
avec  celui  de  la  femme  est  un  fait  assez  rare  dans  l'épi- 
graphie  romaine ,  j'ai  cru  faire  chose  utile  en  réunissant 
ci-dessous  tous  les  exemples  de  cette  nature  que  j'ai  pu 
recueillir.  Toutefois,  comme  je  n'ai  eu  à  ma  disposition 
qu'un  nombre  limité  d'ouvrages  épigraphiques ,  il  est  pro- 
bable que  cette  liste  pourrait  être  complétée. 

AEL-  MONT 

HAEDER  •  PRO 

SALVTE  SVAET  P  •  HISP  •  CANAVILI 

FlLl  ET  AEL  •    MOiN 

FESTINAE  CON 
IVGIS  V-S-  L-  L-  M- 

Raiseh  ,  Au(jsbur(j.,  ]\.  "28. 

D-  M- 

SEX-  NONIO  RHETORICO 

CONIVGI 

INnVLGENTlSSIMO 

NONIA  CAENIS- 

MxRiNi  ,  Iscriz.  Ant.,  p.  112. 

DIS,  MANIB, 

N,  FRESIUI,  SVC 

CESSI ,  DECRET  , 

FARR,    V,  A,  Xllll, 

N,  FRESIDIVS,  FLO 

RENTINVVS,  PAT, 

ET,  FRESIDIA,  SVCCESS 

MATER. 

Zaccakia  ,  Istituiione  Ant.,  p.  274. 

N  •  NAEVIVS  MOSCHVS 

AVGVSTALIS  PVTEOL 

N  •  NAEVIO  VITVLO  •  F 

DVLCISSIMO 

ET  NAEVIAE  SATVRNINAE 

CONIVGI  CARISSIMAE 

CONSECHAVIT  • 

Gbovenazzi  ,  Ateia,  p.  110. 


—   370    - 

DIS-  MANIBVS 

SALVSTIÂ  H0MIL1.\ 

QVAE  ET  CAEGILIA 

VIX  •  ANN  •  XXV 

CAECILIVS  DIVS 

CONIVGI-  ' 


GnuTERUS  ,824,  7. 


PVBLILIAE  TRANS 

TIBERINAE  CONIVGI 

KARISSIMAE  ET  ONE 

SIME  CONLIBERTAE  N  •  PV 

BLILIVS  FELIX  FECIT  • 

Aldi  ,  Ortlwgraphiae  ratio  ,  p.  648. 

J.  M 

TITIAI.  EAniAI.  MAP 

KOYX.  TITIOYX.  ZHNO 

BIOIX  KOIOYTl'  BENE 

MEPENTI   ^HKÎT 

WiNCKELMANN  ,  VI,  I  p.  282. 

DIS  MANIBVS  SACRVM 
L  •  FVNDANIOL  ■  L  •  OVFENTINA  PRO 

GLO  GVLIANO  MIL-  LEG •  lîT^PAR 

THIGO  •  VIX  •  ANN  •  LVIIII  •  M  •  Vr  D  VIIII 
FVNDANIA  IVNIA  VXORI  •  S  - 


Fabketti  ,  p.  299. 


M-  VOGVSIVS 

M-  L-  CRESCENS 

VIV-  FEC-  SIB-  ET 

VOCVS-  VENERIAE 

GONIVG-  OPTIM- 


Kellehmann  ,  Vig. ,  300. 


D-  M- 

Q  •  IVLIVS  •  HERMES  •  PATER  •  ET  •  IVLIA  •  DIODE 

RIS-  MATER-  Q     IVLIO  •  GVRIONI-  FILIO  •  B-  M 


Ibid. 


'  H  paraît  que,  tout  en  ayant  conservé  son  nom  ,  Salustia  Homilia  était  parfois,  dans 
h  vie  ordinaire,  désignée  par  le  nom  de  son  mari. 
-  Probablement  uxor  in  suo. 


—  371  — 
D  M 

ET  QVIETI   AETERNAE  TERTINI 

CASSI  VETERANI  LEG-  VIII-  AVG 

ET  TERTINIAE  AMABILIS  SIVE  CY 

LE  NATIONE  GRAECA  NICOME 

DEA  CONIVGI  KARISSIMAE  • 

Arch.  dudép.  du  Rhône,  XII  ,  p.  189. 

D-  M- 

AVFIDIAE  AGATHE 

G  •  AVFIDIVS  FIDELIS 

LIB-  ET-  GONIVGI  BENEMERENTI- 

Antonini  ,  Sarsina  ,  opp.  p.  XXX. 

Ces  exemples  ne  nous  permettent  pas  de  décider  si 
L.  Fabius  Rufas  appartenait  ou  non  à  la  classe  des  affran- 
chis ,  mais  il  paraît  certain  que  sa  femme  doit  être  rangée 
dans  cette  classe. 

Il  m'est  impossible  de  déterminer  nettement  l'époque 
qu'il  faut  assigner  à  notre  inscription.  Toutefois  la  forme 
des  lettres  offre  une  particularité  remarquable,  qui  a  été 
malheureusement  perdue  de  vue  par  le  graveur  et  qui 
nous  fournira  peut-être  une  indication  au  moins  approxi- 
mative. En  effet  les  lettres  E  et  F  se  terminent  à  la  partie 
supérieure  par  une  ligne  un  peu  allongée,  qui  se  recourbe 
légèrement  en  remontant  vers  la  droite.  La  partie  horizon- 
tale de  la  lettre  T  est  également  plus  ou  moins  ondulée. 
Enfm  la  lettre  G  affecte  une  forme  spéciale,  qui  est  assez 
bien  reproduite  par  la  gravure. 

Assurément  la  forme  des  lettres  ne  constitue  pas  un 
critérium  absolu  pour  déterminer  l'âge  des  inscriptions  '. 
Néanmoins,  dans  un  grand  nombre  de  cas  on  peut  en  tirer 


'  Falluntuiî  ,  dil  Mokcelli  ,  Stil.,  t.  H.,  p.  300  ,  (pii  pleriiiiniue  a  scriptupa  aetatem 
inscriptionuin  certc  se  nosse  diotitant. 


372 


des  inductions  offrant  un  caractère  suffisant  de  probabilité. 

Or,  quand  je  compare  la' forme  des  lettres  du  monument 
qui  nous  occupe,  notamment  avec  celles  d'une  tabula patro- 
natus  de  l'an  97  de  notre  ère  ^,  je  suis  frappé  de  la  grande 
ressemblance  qui  existe  entre  ces  deux  inscriptions. 

C'est  donc,  à  en  juger  d'après  la  forme  des  lettres,  dans 
la  seconde  moitié  du  premier  siècle  après  J.-C.  qu'il  fau- 
drait placer  le  monument  de  la  famille  Fabia. 

Cet  autel  fournit-il  un  nouvel  ai'gument  en  faveur  de 
l'opinion  ^  qu'il  y  a  eu  à  Anvers  un  établissement  romain  ? 
Je  n'oserais  pas,  du  moins  provisoirement,  me  prononcer 
à  ce  sujet. 

Ce  qui  prouve  combien  il  faut  être  circonspect  dans  des 
questions  de  cette  nature,  c'est  ce  fait  rapporté  par 
MM.  Mertens  etTorfs  ^ ,  à  savoir  que  plusieurs  sarcophages 
romains  qui ,  au  XVIII^  siècle ,  se  trouvaient  à  Anvers ,  y 
avaient  été  apportés  de  Rome,  vers  l'année  1664,  par 
Marquardus  Gudius;  ce  qui  n'empêcha  pas  le  savant  jésuite 
Papebroeck ,  dans  la  longue  description  qu'il  en  fit ,  de  les 
considérer  comme  découverts  à  Anvers. 

Quant  au  monument  de  Fabius  Rufus  ,  la  seule  indica- 
tion que  je  possède  sur  sa  provenance ,  c'est  que,  d'après 
le  Catalogue  des  tableaux  exposés  à  Anvers  —  1829  — , 
on  l'a  trouvé  aux  environs  d'Anvers  *. 

Je  n'ai  aucune  raison  pour  révoquer  en  doute  l'indication 
du  catalogue.  Je  regrette  seulement  qu'on  s'y  soit  servi 
d'une  expression  aussi  vague,  pour  désigner  l'endroit  où  l'on 
a  trouvé  le  monument  en  question.  A  quelle  distance 
d'Anvers  l'a-t-on  découvert  ?  De   quel  côté ,  dans  quelles 

'  Nouvemi  traité  de  diplomatique ,  pi.  XXVI ,  p.  592. 

-  Mkktens  et  ToRFS,  Geschiedenis  van  Antwerpen ,  t.  I,  p.  H  et  i>m\. 

^  Loc.  cit. 

*  Je  dois  ce  renseignement  à  notre  honoralilc  secrétaire  perpétuel ,  M.   Le  Gfund 

DE   ReULANDT. 


—  373  — 

circonstances?  Voilà  ce  qu'il  importerait  de  savoir.  Mal- 
heureusement dans  un  grand  nombre  de  cas  analogues,  on 
néglige  d'indiquer  d'une  manière  nette  et  précise  l'em- 
placement où  a  été  faite  une  trouvaille.  Or ,  bien  souvent 
ces  indications  topographiques  sont  la  seule  chose  qui 
présente  un  intérêt  réel. 

Gomme  je  l'ai  dit  plus  haut ,  l'autel  que  nous  étudions 
est  fait  en  marbre  blanc.  Quand  je  me  rends  compte  de 
la  difficulté  qu'il  devait  y  avoir ,  au  premier  siècle  de  l'ère 
chrétienne  ,  à  transporter  à  Anvers  un  objet  de  ce  poids, 
venant  probablement  d'un  endroit  assez  éloigné  ,  je  me 
demande  s'il  ne  serait  pas  plus  naturel  de  supposer  qu'il 
n'a  été  importé  en  Belgique  que  vers  le  XVI*'  ou  le  XVII® 
siècle.  L'ouverture  quadrangulaire  qui  a  été  pratiquée  dans 
sa  partie  supérieure  doit  faire  conjecturer  qu'on  l'a  employé 
comme  piédestal.  Gela  étant,  n'y  a-t-il  pas  lieu  de  croire 
qu'il  a  servi  d'embellissement  à  la  maison  de  campagne 
de  quelque  riche  négociant  d'Anvers  ? 

Je  suis  loin  de  donner  mon  hypothèse  comme  certaine. 
Je  me  borne  à  soulever  des  doutes.  Peut-être  quelqu'un  à 
Anvers  pourra-t-il  fournir  des  éclaircissements  à  ce  sujet. 

S'il  était  démontré  que  le  monument  de  Fabius  Rufus 
n'a  pas  été  transporté  à  Anvers  dans  les  temps  modernes  , 
il  serait  le  point  de  départ  d'une  série  de  déductions 
quant  à  l'importance  de  l'établissement  romain  qui  paraît 
avoir  existé  à  Anvers.  Il  nous  fournirait  aussi,  par  rapport 
à  l'époque  de  cet  établissement ,  une  indication  qui  nous 
fait  complètement  défaut  jusqu'ici. 

Mais  je  crois  qu'il  est  prudent,  avant  d'entrer  dans  cette 
voie  ,  d'attendre  que  de  nouveaux  renseignements  nous 
soient  fournis  par  les  antiquaires  anversois.  Il  me  suffit 
pour  le  moment  d'avoir  appelé  leur  attention  sur  le  mo- 
nument auquel  est  consacrée  cette  notice. 


TANCHELIJN, 

DOOR 

M.  H.-Q.  JANSSEN, 

BRIEt'WISSELEND   LID  TE   S'  ANNA   TER    MUIDEN   (ZEELAND). 


Er  is  nauwelijks  één  historisch  persoon ,  over  wieii  door 
de  latere  geschiedschrijvers  een  zoo  lijnrecht  tegenover- 
gesteld  oordeel  geveld  wordt,  als  over  den  man,  die  in 
deze  bladen  wordt  ter  sprake  gebracht.  Waar  de  een  hem 
brandmerkt  als  een  volksverleider ,  een'  pest  der  maat- 
schappij  ,  daar  verheft  liem  de  andere  tôt  een'  hervormer  , 
die  het  lofwaardig  oogmerk  had  om  't  volk  te  verlichten  en  te 
verbeteren  ;  en  terwijl  deze  hem  scheldt  voor  een'  zedelooze, 
een'  eerzuchtige,  een'  oproermaker  ,  een'  aartsketter,  prijst 
hem  gène  als  iemand ,  die ,  met  reine  waarheidsliefde 
bezield,  door  de  edelste  en  zuiverste  bedoelingen  gedreven 
werd. 

Vraagt  men  naar  de  oorzaak  van  deze  zoo  wijd  uiteen- 
loopende  gevoelens ,  zij  is  te  zoeken  deels  in  het  verscliillend 
standpimt,  waarop  zich  de  beoordeelaars  plaatsten,  deels 
in  de  weinige  en  onzekere  bronnen ,  waariiit  de  berichten 
omtrent  Tanchelijn  gepiit  worden. 

Wat  6ns  betreft ,  ofschoon  wij  gelooven  dat  er  ter  nau- 
wernood  iemand  gevonden  wordt  die  volkomen  vrij  is  van 
te  voren  opgevatte  meeningen  ,  wij  stellen  ons   toch  vooi- 

(Commissaires  rapportciiis  :  MM.   Kehvyn  de  Lettenhove,  H.  Raepsaet  et  L.  Torfs. 


—  375  — 

in  ons  onderzoek  de  meest  mogelijke  onpartijdigheid  in 
acht  te  nemen  ;  wij  hebben  het  ernstig  voornemeu  om 
naar  niets  te  vragen  dan  naar  waarheid  en  ons  door  deze 
alleen  te  laten  leiden,  onverschillig  of  zij  al  dan  niet  met 
vooraf  gekoesterde  wenschen  overeenkonit  ;  wij  verlan  gen 
een  beeld  te  schetsen  ,  dat  zooveel  doenlijk  objectief  waar- 
acliti^  is. 

Vôôr  aile  dingen  moeten  wij ,  in  't  belang  der  waarheid, 
den  blik  slaan  op  de  bronnen,  waaraan  Tanchelijns 
geschiedenis  ontleend  wordt.  Wij  doen  dat,  ten 
einde  die  bronnen  te  beoordeelen  en  ze  in  hare  wezenlijke 
waarde  te  leeren  schatten. 

Het  wekt  éditer  bij  den  eersten  opslag  onze  verwonde- 
ring ,  dat  deze  bronnen  zoo  weinig  in  getal  zijn.  Als  wij 
lezen  van  den  verbazendenopgang,  dienTanchelijn  gemaakt, 
van  de  verschillende  streken  ,  waar  hij  gepredikt  en  zich 
ontelbare  aanhangers  gemaakt  heeft,  dan  zoudenwij  ver- 
wachten,  dat  hij ,  zoo  niet  in  aile,  dan  toch  in  de  meeste 
en  de  voornaamste  kroniken  van  zijne  eeuw  en  van  vol- 
gende  tijden  vermeld  wierd.  En  toch,  wij  zoeken  er  zijn' 
naam  te  vergeefs.  Onze  Maerlant,  die  in  zijn'  Spieghel 
historiael  zoo  oneindig  veel,  ook  van  Vlaanderen,  te  berde 
brengt ,  gaat  hem  stilzwijgend  voorbij  ,  en  evenzoo  de 
schrijvers  ,  die  in  de  twee  of  drie  eeiiwen  daarna  geschied- 
kundige  feiten  opgeven.  Een  aantal  nog  onuitgegeven 
kroniken  hebben  wij  doorzoclit  in  de  hoop  er  iets  over 
Tanchelijn  te  ontmoeten;  doch  onze  moeite  is  vruchteloos 
geweest.  Wij  verklaren  dit  voornamelijk  daaruit ,  dat 
Tanchelijn  ,  wat  groote  beweging  hij  ook  verwekt  hebbe , 
slechts  korte  jaren  op  het  wereldtooneel  verschenen  is  en 
dat  hij  niet  méér  was  dan  een  ,  wel  schitterend ,  maar  toch 
ras  voorbijgaand  verschijnsel ,  wdens  secte  weldra  spoor- 


—  376  — 

loos  was  iiitgeroeid,  of  zich  althaiis,  voor  zooveel  zij  over- 
bleef ,  in  andere  secten ,  die  van  Petriis  van  Bruis ,  de 
Katharen ,  de  Waldenzen  of  Albigenzen,  heeft  opgelost. 
Tanclielijn  was  als  een'  blinkende  luchtverlieveling ,  die 
voor  weinige  stonden  het  oog  met  liaren  glans  verblindt , 

om  straks  voor  altoos  te  verdwijnen  en vergetente 

zijn.  't  Ging  met  hem  evenals  het  met  Johannes  Ronge  en 
het  Duitsch-Katholicisme  gegaan  is.  Wie  herinnert  zich 
niet  den  algemeenen  en  verpletterenden  indruk  van  zijn' 
brief  aan  den  bisschop  van  Trier  ?  Wie  weet  niet ,  wat 
reuzenvorderingen  zijn  aanhang  vôôr  eenige  jaren  in 
Duitschland  maakte  ?  En  thans ,  nu  die  aanhang  zoo  goed 
als  te  niet  is  gegaan ,  wie  spreekt  nog  van  hem  en  zijne 
volgehngen  ?  De  naam  van  Ronge  en  van  het  Duitsch- 
Katholicisme  is  volkomen  in  vergetelheid  geraakt ,  en  er 
is  veel  kans  ,  dat  beiden  uit  de  geschiedenis  geheel  zullen 
verloren  gaan. 

't  Moet  ons  derhalve  in  den  grond  niet  bevreemden ,  dat 
zoo  weinig  van  Tanchelijn  door  zijne  tijdgenooten  en  later 
levenden  is  sfewaej  eemaakt.  Maar  zooveel  te  zor^vuldisfer 
moeten  wij  dan  ook  op  deze  ons  zoo  spaarzaara  toebedeel- 
de  berichten  letten.  Wij  gaan  dus  achtereenvolgens  de 
bronnen,  waaruit  de  geschiedenis  van  Tanchelijn 
geput  wordt  ,  aan  eene  nauwlettende  beschouwing 
onderwerpen. 

1.  De  brief  der   Utrechtsche  kerk  aan  den  Keulschen 
aartshisschop  Frederik  \ 

Het  eenige  belangrijk  bericht  aangaande  Tanchelijn,  dat 
van  zijne  tijd- en  landgenooten  afkomstig  is ,  wordt  inop- 
genoemden  brief  gevonden  ,  waarom  aan  dit  stuk  de  eerste 
plaats  verdient  gegeven  te  worden.    Al  het  overige ,    dat 

'  Zie  dezen  brief  liiciaditer  in  de  bijlage  opgonomon. 


—  377   — 

^)iis  A'an  iiem  vermeld  wonll,  beliitlve  alleeu  liet  korte  be- 
riclit  van  Abelard  ,  dat  straks  voli^en  zal  ,  is  gcvloeid  uit 
de  pen  van  personen  ,  die  korter  of  langer  tijd  na  zijii' 
dood  geleefd  helîben  ,  en  die  ,  zoo  nien  er  een  paar  uit- 
zondert ,  leefden  verre  verwijderd  van  de  oorden ,  die  het 
tooneel  van  Tanchelijns  werkzaamheid  gevv^eest  waren. 

Toen   Tanchelijn    namelijk  van    eene    reis   naar  Rome; 
terugkeerde  —  't  sclnjnt  op  zijn'  terugreis  ,   niet  op  ziju' 
beenreis  gebeurd  te  zijn  —  werd  hij  met  twee  zijner  aan- 
hangers ,  den  afgevallen  priester  Everwacher  en  den  smid 
Manasse,  door  den  aartsbisschop  van  Keulen,  P'rederik  IIl , 
gevangen  genomen.  Het  geruclit  hiervan  kwam  ook  der 
Utrectitscbe  geestelijkbeid  ter    ocre.   Vermits    Tanchelijn 
vroeger  ook  binnen   het    bisdom  van    Utrecht  gepredikt 
had  ,  waarom  hij  inzondei'heid  voor  dat  bisdom  gevaarlijk 
geacht  v^^erd  en  bij  de  geestelijkbeid  van  dat  bisdom  gehaat 
en  gevreesd  was ,  is  het  zeer  natuurlijk ,   dat  zijne  gevan- 
genneming  te  Utrecht  met  welgevallen  werd  vernomen  en 
dat  de  Utrechtsche  kerk  zich  schriftelijk  tôt  den  aartsbis- 
schop wendde.  Zij  betiiigde   haren  dank  aan  den  hoogen 
kerkvoogd,  dat  hij  den  loop  van  den  Antichrist,  denvei- 
stoorder  en  lasteraar  van  ChrisLus'  kerk,  sestuit  had  door 
de  hand  aan  hem  te  slaan  en  hem  oiischadelijk  te  maken 
in  den  kerker.  Zij  telt  zijne  verfoeilijke  ketterijen  op  ;   zij 
vermeldt  zijne  schanddaden.  Ouk  van  den  smid  Manasse 
en  den  gewezen  priester  Everwacher  stelt  zij  de  gruwelen 
en  de  snoode  prediking  voor  ,    en  zij  eindigt  met  te  ver- 
klaren  ,  dat  de  euveldaden  der  gevangenen  ontelbaar  zijn 
en  dat  zij  de  meeste  daarvan,  om  de  kortheid  eons  briefs, 
met  stilzwijgen  voorljijgaat.  Zij  smeekt   en  bezweert  der- 
halve  den  bisschop,  dat  hij  de  gevangenen  niet  ontsnappen 
late  en  met  hen  zôô  handele  ,  dat  het  heil  der  kerk  daar- 
door  bevorderd  worde. 
XXIX  xxm  >o 


—  378  — 

Er  is  met  eenigeii  twijfel  gesproken  over  de  eclillieid 
van  dezeii  brief  ',  die  eerst  iu  1612  m  't  liclit  is  gegeven  \ 
Doch,  onzes  iuziens,  ten  onrechte.  Het  stuk  draagt,  naar 
het  ons  voorkomt,  geheel  een  middeleeuwsch  karakter. 
Metwelk  doel  zou  het  ook  verdicht  zijn?Zou  hettehouden 
zijn  voor  een  «  monnikenverdichtsel  uit  of  na  de  tijden  van 
Luthers  Reformatie  »  ?  Maar  hoe  kan  bij  mogelijkheid  aan 
de  Hervorming  door  dit  stuk  eenige  smet  of  eenig  nadeel 
worden  aangedaan  ?  Daarenboven ,  er  zijn  in  dezen  Utrecht- 
schen  brief  bijzonderheden ,  die  met  de  geschiedenis  van 
dien  tijd  ten  voile  overeenkomen  \  Om  deze  redenen 
schijnt  ons  de  echtheid  er  van  niet  te  betwisten. 

De  vraag  rijst  vervolgens  op  :  Wanneer  is  deze  brief 
geschreven.  Ware  hij  uitgegaan  van  een'  of  anderen 
Utrechtschen  bisschop ,  dan  zou  die  vraag  te  gemakkelijker 
te  beantwoorden  zijn.  Doch  vermits  hij  geschreven  is  door 
de  ((  Utrechtsche  kerk  »  en  geene  dagteekening  draagt , 
wordt  het  antwoord  moeilijker.  Evenwel,  juist  dit,  dat  hij 
niet  van  den  bisschop,  maar  van  de  Utrechtsche  kerk 
afkomstig  is,  kan  ons  op  het  spoor  brengen.  Wij  besluiten 
namelijk  daaruit,  dat  de  bisschoppelijke  zetel ,  toen  de 
brief  geschreven  werd  ,  ledig  stond,  Ware  die  zetel  vervuld 
geweest ,  dan  zou  gewis  de  hoogste  kerkvoogd  zelf  de 
pen  hebben  opgevat.   Nu  is  bisschop   Burchard   overleden 

'  Dl.  23  en  2  i  van  de  zeer  bolangwekkende  Verhandeling  over  den  Nederlandsclien 
Aarisketler  uit  het  beyin  der  twaalfde  eeuw  ,  Tanchelijn  o/"  Tanchelm.  Door  prof. 
H.  W.  Tydeman;  opgenomen  in  de  Bibliotheek  van  Theol.  letterk.  Amsterd  ,  1809-18H. 

-  Door  Sebastiaan  Tengnagel,  keizcrlijken  bibliolliecaris ,  in  eene  Collectio  veterum 
moiiumenlorum  contra  Schismaticos.  Daarna  is  de  brief  o.  a.  ook  opgenomen  in  de 
Acta  Sanctorum,  même  Junii ,  t.  I,  p.  815-8-16  ;  F.  van  Mieris,  Cliarterlioeli  (Leiden, 
1753),  d.  I,fol.  81-82  ;  Aun.  Mir.ei,  Opéra  (liplomatica  et  histor.,  edilio  2^{]in\\e\\[<. , 
1123) ,  toni.  m,  p.  567,  cap  IX  ;  .1.  C.  DiEncxsEiNS  ,  Anlverpia  Cliristo  nascens  et 
crescens  ,  lom.  1,  p.  93-98. 

'  Zie  Papebuoeck,  Acta  Sami  ,  l.  a.  p.,  p.  846.  Wi.j  /iilien  later  op  deze  bijzonder- 
heden lerugkoinen. 


—  379   — 

omstreeks  de  helft  van  lll^,  of  volgens  anderen  in  1113. 
Met  eerste  jaartal  is  't  waarschijnlijkste ,  en  in  dat  zelfde 
jaar  wordt  Godebald  gezegd  hem  opgevolgd  te  zijn.  Onze 
brief  zal  derhalve  tijdens  de  vacature,  door  Burchards 
dood  veroorzaakt,  zijn  geschreven,  dat  is  ôf  in  1113,  6f , 
wat  het  meest  aannemelijk  is,  in  1112. 

Vraagt  men  eindelijk  naar  de  historische  waarde  van 
dezen  brief,  dan  kan  daarop  niet  anders  dan  met  voor- 
behoud  geantwoord  en  die  waarde  slechts  betrekkelijk 
genoemd  worden.  We  mogen  toch  niet  vergeten ,  dat  dit 
schrijven  kwam  van  eene  zijde ,  die  aan  Tanchelijn  ten 
uiterste  vijandig  was.  Dat  blijkt  uit  den  heftigen  toon,  die 
tegen  hem  wordt  aangeslagen ,  uit  de  scheldwoorden , 
waarmede  hij  overladen  wordt.  Wij  mogen  daaruit  veihg 
besluiten,  dat,  hoeveel  waarheid  er  ook  in  dit  stuk  moge 
gevonden  worden,  de  feiten  nogtans  met  groote  over- 
drijving  worden  voorgesteld.  Wij  moeten  daarop  later  in 
de  bijzonderheden  terugkomen.  —  't  Is  in  't  algemeen 
te  betreuren,  dat  wij  omtrent  Tanchehjn  geene  andere 
getuigenissen  hebben  dan  die  van  zijne  vijanden  afkomstig 
zijn.  Bezaten  wij  daarbij  eenig  bericht  van  hem  zelf  of 
van  zijne  volgelingen ,  we  zouden  in  staat  zijn  de  verschil- 
lende  verklaringen  te  vergelijken  en  der  waarheid  naderbij 
te  komen.  Nu  ailes  wat  wij  van  hem  weten  van  éénen 
kant,  en  wel  van  zijne  bittere  tegenstanders ,  is  uitgegaan, 
nu  we  ook  het  schrijven  der  Utrechtsche  kerk  daaronder 
moeten  rangschikken ,  nu  kunnen  wij  de  verdenking  van 
partijdigheid  daarvan  niet  verwijderen. 

2.  De  getuigenis  van  Petrns  Ahelard. 

Bekend  is  Petrus  Abelard  zoowel  om  zijne  geleerdheid 
en  den  grooten  opgang,  dien  Inj  maakte  door  zijne  lessen. 


—   380  — 

als  (loor  ziju'  ungt'lukkigt'  liefdc  vuor  lleluïse,  zijii  rainp- 
zalig  levenslot  en  de  vêle  vervolgingen,  waaraan  hij  van 
verscheidene  zijden  blootstond.  Onder  zijne  werken  behoort 
ook  zijne  hileidinri  toi  de  çiO(l(feleerdlieid ,  en  't  is  hierin  ' 
dat  hij  van  Tanchelijn  melding  maakt.  Hij  zegt  van  hem , 
«  dat  onlangs  zekere  leek  Tanchelijn  in  Ylaanderen  zich 
tôt  zôô  groote  zinneloosheid  heeft  opgeheven ,  dat  hij  zich 
als  Gods  Zoon  liet  betitelen  en  bezingen  en  dat  hij  zich 
door  het  verleide  volk  ,  naar  men  zegt ,  een'  tenipel  bou- 
wen  liet.  » 

Abelard  mag  als  tijdgenoot  van  Tanchelijn  aangenierkl 
worden.  Geboren  in  1079  en  gestorven  den  21  April  1142 
of  1143,  heeft  hij  nog  bij  't  leven  van  Tanchelijn  veel  van 
dezen  kunnen  liooren.  Kort  na  Tanchelijns  dood  ,  voorge- 
vallen  in  1115  ,  schreef  hij  het  werk  ,  waarin  hij  genoemde 
getuigenis  aflegde.  Althans  ,  in  1121  werd  zijne  Inleiding 
tôt  de  fiodrjeleerdheid  als  kettersch  beschouwd  en  hij  voor 
eene  kerkvergadering  te  Soissons  gedagvaard  om  zich 
wegens  dit  zijn  geschrift  te  verantwoorden  "■. 

Abelard  gewaagt  van  Tanchelijn  slechts  in 't  voorbijgaan. 
Hij  schreef  op  aanmerkelijken  afstandvan  dezen,  te  Parijs 
of  daaromtrent ,  en  kon  dus  niet  anders  dan  op  geruchten 
afgaan.  Zelf  gedurig  aangevallen  en  genoodzaakt  zich  te 
verdedigen  ,  viel  hij  wellicht  dàârom  zoo  laag  op  Tanchelijn 
om  zichzelven  te  zuiveren.  Hij  vei'oordeelt  ten  minste 
Tanchelijn  waar  hij  over  de  Drieeenheid  spreekt ,  en 
't  was  juist  ook  over  dit  leerstuk  dat  hij  te  Soissons  tôt 
verantwoording  geroepen  werd.  Zijn  getuigenis  mag 
misschien  ook   daarom  als  niet  volkomen   onpartijdig  be- 


'  IntroducUn  m  llieoloiiinm  ,  opgcnomen  in  Ahaelardi  opéra  ,  Paris.  ,  1616,  lih  II, 
p.  1066. 

-  Gesrhied.  dcr  Christ,  kerh  in  tafc.recloi  ,  Am.*iL,  ISâi  .  d.  111,  lil.  247. 


~  381  — 

schouwd  worden.  In  ieder  geval  verliest  hot  in  waarde  , 
omdat  hetin  oen  ander  land  ,  verre  van  den  persoon  ,  wien 
liet  gold,  is  afgelogd. 

3.  Het  hericht  lu  Iwt  a.  Levai  van  dcn  heilujen  Norbert.  » 

De  gevoelens  vanTanchelijn  hadden  in  de  gemoederen  te 
Antwerpen  zoodanig  wortel  geschoten ,  dat  de  Antweri3sche 
geestelijklieid  niet  bij  machte  was  cm  ze  uit  te  roeien  en 
dat  de  heilige  Norbert  van  Prémonstré  ontboden  werd  om 
ze  door  zijne  welsprekendbeid  te  verdelgen.  Dit  gelukte 
hem  dan  ook  volkomen  ;  en  nn  is  het  niet  vreemd ,  dat 
in  Norberls  levensbeschrijving  dit  zijn  vertoef  te  Antwerpen 
vermeld  en  van  TancheUjn  met  eenige  uitvoerigheid 
gesproken  wordt.  Deze  wordt  er  op  \  zwailste  in  gebrand- 
merkt.  <f  Het  gebeurde,  »  zoo  leest  men,  «  dat  zeker  ketter 
van  eene  verwonderlijke  scherpzinnigheid  en  doorslepenheid, 
met  name  Tanchelijn ,  aldaar  [te  Antwerpen]  komende , 
in  dat  volk  de  plaats  voor  zijne  verleiding  vond.  Hij 
was  de  misdadigste  van  aile  menschen ,  een  vijand  van 
God  en  al  Zijne  Sacramenten  en  een  tegenstander  van 
aile  godsdienst  en  christolijk  geloof  :  zôô  verre  gaande , 
dat  hij  de  gehoorzaamheid  aan  de  bisschoppen  en  priester 
voor  niets  verklaarde  en  ontkende ,  dat  het  ontvangen 
van  het  lieilig  lichaam  en  bloed  van  onzen  Heer  Jezus 
Christns  tôt  de  eeuwige  zaligheid  voordeelig  was  ,  terwijl 
hij  het  volk  tôt  dezelfde  dwaling  verleidde.  Ongeveer 
drieduizend  strijders  gaven  hem  geloof  en  volgden  hem, 
en  er  was  '^eon  hertogof  bisschop  of  eenig  vorst ,  die  hem 
weêrstaan  of  te  gemoet  komen  of  voor  hem  verschijnen 
durfde  ,  tenzij  hij  toi  zijne  volgelingen  behoorde.  Hij  trad 
op  met  tentoonspreiding  van  groole  pracht ,  in  vergiiMc 
kleederen  ffedost ,  met  een  drievoudii'  snoer  in  de  urkruldc 


—  382  — 

en  door  een'  goudeii  baiid  in  drie  vlediten  verdeelde  hai^en  ', 
en  verwierf  zich  den  aanhang  van  die  hij  verleidde  door 
overredende  woorden  en  groot  vertoon  van  gastmalen. 
Verwonderenswaardig  en  verbazend  was  het ,  dat  zijne 
volgelingen  het  water  dronken,  waarin  hij  zich  gewasschen 
had,  het  met  zich  namen  en  als  rehquiën  verborgen.  En 
terwijl  hij  de  dochters  in  't  bijzijn  der  moeders  en  de 
bruiden  in  't  gezicht  harer  mannen  onteerde ,  verklaarde 
hij  dit  voor  een  geesteUjk  werk ,  in  die  mate  ,  dat  men 
zich  omgekikkig  noemde  wanneer  men  deze  schandehjke 
vereeniging  niet  waardig  was  geweest  -.  )) 

Om  de  waarde  dezer  getuigenis  te  beoordeelen  moeten 
wij  vooreerst  onder  het  oog  houden ,  dat  het  Leven  van 
den  heiUgen  Norhertus  geacht  wordt  omstreeks  1160  ge- 
schreven  te  zijn  :  't  was  dus  reeds  45  jaar  na  Tanchehjns 
sterven.  Voorts  werd  het  geschreven  te  Prémonstré,  onder 
het  bisdom  Laon  in  Frankrijk,  waar  Norhertus  ten  jare 
1120  in  een  dal  ,  zich  een  verbUjf  gekozen  en  de  grond- 
slagen  gelegd  had  van  de  Prémonstratenzer  orde.  Ofschoon 
de  afstand  van  daar  tôt  Antwerpen  wel  niet  zooverre  was 
als  van  waar  Abelard  geschreven  had ,  de  plaats  was  nog- 
tans  mede  zeer  verwijderd.  Maar  vooral  hebbèn  wij  te 
letten  op  de  wijze,  waarop  het  leven  van  Norhertus  ge- 
schreven werd.  't  Wordt  veelal  toegekend  aan  Hugo, 
Norberts  metgezel  en  opvolger  te  Prémonstré,  Doch  indien 
liij  er  de  hand  in  gehad  heeft,  zeker  was  hij  er  niet  de 
éénige  opsteller  van.  Eenige  jaren  na  Norberts  dood  stel- 
den  de  Prémonstratenzer  monniken  deze  levensbeschrij- 
ving  van  den  stichter  hunncr  orde ,  die  van  velen  nog  de 

'  Wij  durven  niet  verzekcren  ,  dat  wij  de  duistere  Latijnsche  woorden  juist  hebben 
opgevat  en  weêrgegeven.  Zij  luiden  aldus  :  «  Ciim  pretioso  apparatu  in  vcstibus  deaurans, 
triplici  fiiniculo  crinibiis  inlortis  et  auripbrygii  liganiine  triplicatis  inccdebat.  » 

-  Zie  het  Vit»  snncti  Norherii ,  in  de  Acta  Sancloruin  ,  t.  a.  p.,  p.  843  ,  seq. 


—  383  — 

leermeester  geweest  was ,  te  zamen.  Zij  deden  dit  zôô , 
dat  zij  elkander  mededeeldeii  wat  elks  geheugen  van  den 
hoo^  vereerden  man  bewaard  had  ' .  Nu  werd  in  hun  ver- 
haal  ailes  opgenomen,  verschijningen  van  den  lieiligen 
Norbert,  openbaringen  en  vizioenen,  duivelverschijningen, 
allerlei  wonderverhalen ,  te  midden  waarvan  het  boven 
opgegevene  van  Tanchelijn  gelezen  wordt.  En  hoe  wisten 
dat  de  kloosterlingen  ?  Waarschijnlijk  van  Norbert  zelf. 
En  hoe  wist  het  Norbert  ?  Vermoedelijk  van  de  Antwerp- 
sche  kanoniken ,  die  het  hem ,  acht  of  negen  jaar  na 
Tanchelijns  dood  ,  verhaalden ,  tenzij  hij  te  Keulen  reeds 
iets  van  dezen  gehoord  had.  Hoeveel  van  zulk  een  verhaal, 
wat  de  historische  waarde  betreft ,  wegvalt,  is  lichtelijk  te 
bevroeden.  Ailes  wordt  dan  ook  nog  met  zwarter  kleuren 
afgemaald  dan  wij  in  den  brief  der  Utrechtsche  kerk  of 
in  't  schrijven  van  Abelard  lezen.  Overdrijving  is  er  niet 
in  te  miskennen.  De  taal  is  heftig.  En  hoeveel  waars  ei' 
ook  in  deze  voorstelling  wezen  moge  ,  wij  kunnen  de 
gedachte  aan  partijdigheid  niet  afvveren  bij  een  verhaal , 
opgesteld  door  Tanchelijns  verklaarde  tegenstanders ,  zoo 
blijkbaar  onkritisch ,  zoo  lang  na  den  dood  van  hem ,  dien 
't  betreft,  en  zoo  verre  van  het  tooneel,  waarop  het  ons 
overplaatst. 

Meer  waarschijnlijk  is  wat  in  hei  Leuen  vaii  den  heiUgeu 
Norbert  verder  verhaald  wordt  betreffende  den  gelukkigen 
uitslag  der  prediking  van  Norbert  en  zijne  metgezellen. 
«  Zij  begonnen ,  »  lezen  wij  ,  «  zelven  het  woord  Gods 
te  zaaien  en  de  zoete  redenen  der  welsprekendheid, 
die  op  honig  en  honigraat  betrekking  hadden,  met  hinme 
kelen  voor  te  proeven  -,  den  krachteloozen  zoete  spijs  ' 

'  Zie  PArEBUOECK,  Avla  Saiicloruin  .  t.  a.  p.  ,  p.  812  ,  A  ,  B,  en  820  ,  A. 
-  «  Et  cloquia  quain  diilcia  faiicibiKs  coiuiii  super  iiicl  d  faviiiii  pmpinaro.  » 
^  «  Pulmcnt-uni,  »  con  koukscl ,  jtap. 


—  384  — 

toedieiiende  en  den  zwakken  brood ,  dat  's  menschen  hart 
versterkt  en  het  eeuige  wleven  geeft ,  aankondigende.  Want 
hij  [NorJjertus]  zeide  :  «  Broeders ,  verwondert  u  niet  en 
vreest  niet  daârover ,  dat  gij  door  onwetendheid  de  lengen 
gevolgd  hebt,  die  voor  waarheid  houdende.  Zoo  ieniand 
Il  deze  eerder  geleerd  had ,  zoudt  gij  ,  evenals  gij  tôt 
uw  ongeluk  gereed  bevonden  zijt ,  alzoo  ook  gereeder  be- 
vonden  zijn  om  de  zaligheid  aan  te  nemen.  »  Toen  dan 
sommigen  het  woord  lioorden  en  de  werken  zagen  , 
die  daarop  volgden  ,  brachten  de  mannen  en  vrouwen  , 
getroffen  wederkeerende ,  het  lichaam  des  Heeren  terug , 
dat  zij  in  kisten  of  holen  gedurende  tien  of  vijftien  of 
meer  jaren  hadden  nedergelegd.  y> 

4.  Het  medegedeelde  door  Robertus  de  Monte. 

Robertus  de  Monte  was  abt  van  een  kiooster  in  Nor- 
mandie en  stierf  ten  jare  il8G.  Hij  leefde  dus  met  betrek- 
king  tôt  Tancliehjn  nog  op  verderen  afstand  van  tijd  en 
plaats  dan  zij  ne  Fransche  landgenooten ,  wier  getuigenissen 
wij  gelioord  hebben.  Van  zijne  liand  bezitten  wij  eene 
vermeerdering  van  de  la^oniek  van  Sigebert  van  Gemblours , 
en  het  is  in  deze  vermeerdering  dat  hij ,  op  liet  jaar  1124, 
van  Tancliehjn  getuigenis  geeft'.  Doch  dit  bericlit  is  ge- 
noegzaam  woordelijk  lietzelfde  als  wat  \\ij  in  de  levens- 
beschrijving  van  Norbert  aantrefien,  en  veihg  mogen  wij 
besluiten,  dat  hij  bij  zijn  schrijven  deze  levensbeschrijving 
heeft  onder  het  oog  gehad.  Dàiirin  wijkt  hij  af  van  de 
bron,  waaruit  hij  putte,  dat  liij  vermeldt,  «  dat  Tanchelijn 
eene  groote  sclu^anderlieid  bezat ,  ofschoon  hij  een  leelv 
was ,  maar  toch  scherpzinniger  in  zijne  redenen  dan  vêle 

'  RoBF.nrrs  de  Monte  .  Appendix  ad  Citron.    Sigcberti  Gemhlac. ,  opgeiKimen  in 
borCQi^ET,  Recueil  de^  liist.  de  Fronce,  t.  XllI,  y.  328. 


—  385  — 

welsprekendc  geestelijken ,  en  dat  hij  met  drieduizeiid 
aanhangers  ,  die  hem  volgden  ,  zich  moorddadig  verzette 
tegen  wie  hem  weèrstonden.  »  Ook  heeft  er  Robertiis  het 
bericht  van  TancheUjns  dood  bijgevoegd.  «  Na  vêle  om- 
dwaUngen  '  ,  »  zegt  hij ,  «  en  vêle  slachtingen  ,  is  hij , 
terwijl  hij  op  zee  was ,  door  zekeren  priester  op  de  hersens 
geslagen,  omgekQmen.  »  Wat  wij  gezegd  hebben  van 
zijne  voorgangers  mag  ook  op  dezen  zoo  weinig  zelfstan- 
digen  getuige  worden  toegepast. 

Het  is  in  't  algemeen  opmerkehjk,  dat  de  drie  Fransche 
schrijvers  ,  op  wier  getuigenissen  wij  het  oog  vestigden,  van 
wie  althans  de  twee  laatste  zooveel  later  schreven  dan  de 
Utrechtsche  geestehjkheid ,  zooveel  zwaardere  wandadcn 
van  Tanchelijn  wisten  dan  zijne  eigene  landgenooten.  En 
deze  konden  ze  toch  zooveel  beter  weten  ,  zij ,  die  in  tijd 
en  plaats  zooveel  nader  waren  aan  den  beschuldigde. 
«  Forte  fama  eundo  crevit ,  »  zegt  Diercxsens^  Wij  zouden 
geneigd  zijn  om  ook  dit  «  forte  »  weg  te  laten. 

5.  Het  opgcgcvcne  door  Mcijerus. 

Behalve  de  Utrechtsche  brief  en  de  drie  Fransche  schiij- 
vers  ,  heeft  ook  nog  Jacobus  Meyerus  een  en  ander  van 
Tanchelijn  te  boek  gesteld,  Het  is  wel  is  waar  van  veel 
later  dagteekenipg ,  als  zijnde  eerst  in  de  zestiende  eeuw  , 
en  alzoo  rnim  vierlionderd  jaren  na  TancheUjns  dood, 
openbaar  gemaakt  ;  doch  het  is  van  eene  zoo  geachte  zijde 
afkomstig  en  daarbij  zoo  geheel  éénig  en  nieuw,  dat  het 
alleszins  verdient  s^ehoord  te  worden.  En  ot'schoon  Mevenis 
niet  opgeeft  van  waar  hij  zijne  bij/onderlieden  ontleende  , 


'   (I  Errores  ,  »  dw  nli  iigcii  ,  in  i>i!,'i'nlijki'ii .  niit  (ivi'rdiiiclilclijkcn  zin  np  Ir  vatlen. 
-  A.  w.,  bl.   VSi. 


—  386  — 

zijiie  opgaven  zijn  toch  doorgaans  zoo  getrouw ,  zijne  eer- 
lijkheid  als  auteur  is  zoo  boven  aile  bedenking  verheven , 
dat  het  ten  voile  afkeuriog  verdienen  zou  ,  indien  wij  niet 
gretig  het  oor  openden  waar  de  vorst  der  Belgische  kroniek- 
schrijvers  het  woord  voert. 

Hij  zegt  dan  *  op  het  jaar  1110  :  «  De  ketterij  van 
Tanchelijn  begint  uit  te  schieten  ,  die  leerde  het  heilig 
lichaam  des  Heeren  ,  op  het  Paaschfeest  genomen ,  uit  te 
spuwen;  »  op  het  jaar  1113  :  «  De  ketter  Tanchelijn, 
zich  trotsch  verheffende  in  een  valsch  monnikskleed ,  ver- 
oordeeld  door  den  banvloek  ,  wordt  door  de  Brugsche 
geestelijkheid  en  het  volk  uit  de  stad  geworpen;  »  ein- 
delijk  op  het  jaar  1115  :  «  De  ketter  Tanchelijn  wordt 
gedood.  » 

Gewis  had  Meyerus  volkomen  vertrouwbare  bronnen, 
waaruit  hij  dit  geput  lieeft.  Zijn  bericht  staat  daarbij  zoo 
geheel  op  zichzelve ,  dat  het  onze  aandacht  ten  voile 
waardig  is. 

6.  Het  stuk  van  Hildolf,  proost  vcui  het  Antwerpsche 
ka)io)tike)ikapUtel. 

Indien  wij  strikt  chronologiscli  waren  te  werk  gegaan  , 
dan  hadden  wij  dit  en  het  volgende  (n»  7  )  moeten  opgeven 
na  de  getuigenis  van  Petrus  Abelard.  Deze  getuigenis 
toch  dagteekent  van  vôôr  of  in  1121 ,  terwijl  ons  de  stukken 
van  Hildolf  en  Burchard  in  ll'2i'  verplaatsen.  Doi  h  boide 
zijn  van  zoo  weinig  innerlijk  belang  en  leei'en  ons  zoo 
"weinig  nieuws  ,  dat  wij  gemeend  hebben  ze  daarom  meer 
naar  den  achtergrond  te  kunnen  verschuiven. 

Toen  de  heilige  Norbert  na  Tanchelijns  dood  gelukkig 

'  ]nï[]m'  Aiiniih'f  Flundnw  (Aiihyiii.,  I5lil),   Idl.  30,  37. 


-  387  — 

tegen  de  overgeblevene  ketterij  predikte ,  wenschten  de 
kanoniken  hem  gaarne  te  Antwerpen  te  behouden.  Zij 
stonden  hem  en  den  zijnen  de  St.  Michielskerk  af  met  eene 
genoegzame  erve  om  daarop  een  ruim  klooster  te  bouwen , 
terwijl  zij  zelven  naar  de  Lieve-Vrouwekapel  verhuisden.  Dit 
klooster  werd  vervolgens  de  beroemde  Prémonstratenzer 
St.  Michielsabdij  te  Antwerpen.  Behalve  de  kerk  en  de  erve, 
werden  den  Norbertijnen  nog  andere  voorrechten  toege- 
staan ,  van  welk  een  en  ander  de  proost  van  het  kanoni- 
kencollegie  Hildolf  in  1124  een  stuk  opmaakte  '.  In  dit 
stuk  nu  wordt  ook  van  TancheUjn  gesproken.  «  Daar  in 
onze  dagen ,  »  zoo  leest  men ,  ce  iemand ,  met  name 
Tanchehjn  ,  in  onze  streken  gekomen  was  en  door  zijn 
vergiftig  woord  zeer  velen  van  het  geloof  en  de  Sacra- 
menten  der  kerk  afgekeerd  had  ,  om  deze  reden ,  opdat 
die  ketterij ,  die  onze  provincie  had  ingenomen  ,  met 
den  wortel  zou  iiitgeroeid  worden  ,  .  .  .  .  is  Norbertus 
ontboden.  »  Ziedaar  ailes.  Menziet,  dat  er  niets  onbekends 
in  vermeld  wordt. 

7.  Het  diploma  van    den  Kamerijkschen   bisschop 
Burcliard. 

Wat  in  het  laatstgemelde  stuk  bepaald  was  werd  goed- 
gekeurd  door  den  bisschop  van  Kamerijk  ,  onder  wiens 
diocèse  toenmaals  Antwerpen  behoorde.  Het  diploma  van 
bisschop  Burchard  is  kort  na  dat  van  Hildolf ,  in  hetzelfde 
jaar  ,  gegeven  '-.  Er  wordt  ten  aanzien  van  Tanchelijn  inede 


'  Zie  dit  sliik  in  Mm.^i's  ,  a  w.,  t  i,  p.  85,  cap.  LXXVl  ;  ooi<  iiij  i^iKiiCXSENS  , 
il    \v.,  p.  134-136. 

*  Opgenomcn  in  Miha:l;s  ,  ;i.  w.,  1.  1,  p,  80  ,  la]!.  lAWll  ;  Dikiicxskns  ,  a.  >v. 
)..  138-142. 


—  388  — 

niets  iiieuws  in  mcdogedeold.  Omdat  hot  hier  éditer  eene 
zaak  geldt ,  waarop  wij  later  moeteii  terugkomen  ,  de  vraag 
namelijk  of  de  Aiitwerpsche  kanoniken  met  de  ketterij  van 
Tanchelijn  besmet  waren  ,  geven  wij  hier  den  geheelen 
volzin  op  ,  waarin  van  hem  gewaagd  wordt  :  «  Na  verloop 
van  niet  zeer  langen  tijd  hebben  de  geestehjken  der  voor- 
noemde  St.  Michielskerk,  als  wachters  van  groote  omzich- 
tigheid  en  waardiglijk  overwegende ,  dat  zij  hen  ,  door 
wier  tijdehjke  middelen  zij  onderhouden  werden ,  met  het 
geestehjke  belioorden  te  voeden  —  want  het  vergiftig  woord 
van  den  aartsketter  TancheUjn  liad  heii  aangestoken  — 
broeder  Norbert  tôt  zieh  doen  komen.  »  Wat  er  meer  in 
wordt  opgegeven  heeft  voor  ons  doel  geene  waarde. 

8.  A)idere  yetuigenissen  veut  miiider  helang. 

Wij  hebben  reeds  gehoord,  dat  TancheUjn  op  zee  ge- 
dood  w^erd.  Daarvan  nu  w^ordtdoor  een'  Belgisch  geschied- 
schrijver  van  latere  dagen  '  gezegd  :  «  Dit  is  geschied ,  toen 
hij,  eindelijk  verjaagd  door  onzen  Godfried  »  —  te  weten 
Godh-ied  met  den  baard  ,  markgraaf  van  Antvverpen  en 
hertog  van  Lotliaringen ,  graaf  van  Leuven  —  «  op  een 
schip  de  vliicht  nam.  »  De  schrijver  vermeldt  niet  waaraan 
hij  dit  bericht  ontleende.  Wij  mogen  het  dus  maar  met 
zeker  voorbehoud  aannemen. 

't  W^ordt  éditer  in  de  lioofdzaak  bevestigd  door  een' 
ander  geloofwaardig  geschiedschrijver  van  lateren  tijil ,  die 
zijiie  opgaaf  putte  ait  eene  i)roii,  \vaar()|)  wij  volkomeii 
vertrouwen  mogen.  Miroeus  "  namehjk  geeft  o[)  ,  iiit  de 
Leiivensclie  arohiven.dutui^RKMiiile  Godfried  ccdenketter 


'  Har.eijs  ,  Anuiil.  di/c.  Ilrah.,  nd  amniiii   1131). 
'  In  Chron.   Prunnimsl.,  p.  .i\. 


—  389  — 

Tanchelijn,  die  langen  tijd  geheerscht  liad  bij  Aiitwerpen 
en  Leuven,  uit  zijne  landen  verdreef.  »  Hij  haalt  éditer 
oôk  de  plaats  iiiet  aan  ,  waar  hij  dit  gevonden  had. 

Eindelijk  vermeldt  ook  Petrus  Divœus  ',  «  dat  hertog 
Godfried  Tanchelijn  uit  Brabant  verjoeg ,  nadat  hij  vooral 
de  Antwerpenaars  en  Leuvenaars  besmet  had ,  en  dat  hij , 
iiit  Brabant  geworpen,  terwijl  hij  op  een  klein  vaartuig 
naar  HoUand  trok,  gedood  is.  »  Mogehjk  steunt  ook  dit 
bericht  op  de  archiven  van  Leuven,  oischoon  Divieus  het 
niet  zegt,  en  verdient  het  dus  meer  geloof  dan  wat  Me  bij 
de  latere  geschiedschrijvers  geboekstaafd  vindeu". 


Ziedaar  de  broinien ,  waaruit  wij  Tanchehjns  geschie- 
denis  hebben  op  te  maken.  Wij  zouden  nog  wel  een  tal 
van  geschiedschrijvers  kunnen  noemen  uit  de  zostiende  en 
volgcnde  eeuwen  ,  als  Trithemius  ,  Baronius  ,  Beigersbergh, 
Sanderus  ,  Wagenaar,  Mosheim  en  zeer  vcle  anderen  — 
want  er  is  schier  geene  enkele  kroniek  of  kerkehjke  ge- 
schiedenis  van  lateren  tijd,  ^vaarin  TancheUjn  niet  wordt 
behandeld  ;  —  doch  al  wat  door  hen  opgegeven  wordt 
heeft  voor  ons  geene  waarde  dan  alleen  in  zooverre  het 
aan  de  vermelde  bronnen  ontleend  wordt.  Met  déze  bronnen 
alléén  hebben  wij  dus  te  doen.  Wij  zullen  ons  dan  ook 
niet  inlaten  met  de  opgaaf  en  weêrlegging  van  wat  door 
deze  lateren  aangaande  Tanchelijn  is  te  berde  gebracht  — 
en  de  verzinselen  van  eigene  vinding ,  de  bijhangsels  eener 
opguwondene  verbeelding,  zijn  talloos  —  onidat  die  opgaven 


'  In  Annal    Djipidi  Lovaii. 

^  Al  du  liior  oi)gi't,'t'VL'ii  gcluigcnissen  wnrdeii  iiicdcgt'dci'ld  door  Dikhcxskn-s  ,  a.   \v., 
p.  lOG. 


—  390  — 

kmter  ait  do  liiclit  gegrepen  en  volstrekt  van  allen  grond 
ontbloot  zijn.  Wij  letten  alleenop  'tgeen  ons  doorTanchelijns 
tijd-  en  landgenooten  en  door  kort  na  hem  levenden  in  de 
opgenoemde  berichten  aangeboden  is  ,  en  't  is  naar  deze 
gegevens  dat  wij  gaan  trachten  de  voorgestelde  prijsvraag 
te  beantwoorden. 

Die  prijsvraag  scheidt  ons  onderzoek  in  drie  deelen.  Wij 
moeten  eerst  Tanchelijns  leven  doenkennen,  vervolgens 
zijne  leer  voorstellen  en  ten  laatste  den  invloed  er  vanop 
de  godsdienstige  denkbeelden  der  Antwerpenaars  in  de 
twaalfde  eeuw  kenschetsen. 


EERSTE    AFDEELING 
Tanchelijns  leven. 


I. 

Zijn  naam ,   afkomst  en  stand. 

])e  ware  naam  van  den  man,  dien  wij  beschouwen,  is 
door  de  geschiedenis  met  geene  besliste  zekerheid  aange- 
wezen.  Als  wij  aannemen ,  dat  de  lezing  van  't  oorspron- 
kelijke  ons  in  den  tekst,  dien  wij  bezitten,  zuiver  is  weder- 
gegeven  —  iets  ,  dat  wel  aan  twijfel  onderhevig  is  —  dan 
heethij  in  den  brief  der  Utrechtsche  kerk  Tanchelmus, 
bij  Abelard  Tanquelmus  en  bij  Burchard  Tankelmus. 
De  schrijvers  van  het  Leven  van  den  Jieiligen  Norbert 
daarentegen,  alsmede  Hildolf,  noemen  hem  Tanchelinus  '. 
leder  ziet,  dat  Tanchelmus,  Tanquelmus  en  Tankelmus 
slechts  verschillende  spellingen  zijn  van  één'  en  denzelfden 
naam  ,  dââruit  geboren ,  dat  men  aan  de  ch  de  barde  uit- 
spraak  van  qu  of  k  gaf.  Wij  hebben  dus  in  den  grond  slechts 
Iwee  varianten  Tanchelmus  en  Tanchelinus,  welker 
ontstaan  gemakkelijk  te  verklaren  is  :  men  heeft  namelijk  — 
wat  in  het  oude  schrift  zeer  licht  geschieden  kan  —  de  m 
aangezien  voor  in  ,  of  in  voor  m.  Wat  nu  daarvan  de 
echte  lezing  is ,  is  ,  bij  de  onmogelijkheid  om  den  grond- 

'  ROBEiiTUS  DE  Monte,  noemt  hem  Tandcmus.  Zoo  is  liij  ook  nog  door  latere 
schrijvers  geheeten  ,  naar  't  schijnt  in  verwarriiig  met  zekeren  Tandemus ,  beiioorende 
lot  de  secte  der  Adamiten.  Van  daar,  dat  Tanchelijn  door  sommigen  voor  een'  Adamiet 
wordt  gelioiiden.  Dit  geschiedt  o.  a.  door  P.  Bayle  in  zijn  Diction,  hist.  et  erit., 
op  het  woord  Tandem'JS  ,  waarbij  hij  aanteekent  :  «  On  le  nomma  aussi  Tanchelin  ,  « 
tcrwiji  hij  van  Tanchelijn  verdor  geen  gewag  nieer  maakt. 


—  392  — 

tekst  te  raadplegeii ,  iiiet  ineur  uit  te  maken.  a  D  a ii  k  e  1  i n  g 
en  D  a  11  k  lie  lin,  »  zeyt  Pa[)e]jroeck ',  «  zijn  beide  Dietsche 
namen,  »  waarmede  Tanclielijn  of  Tanche  lin  kaii  in 
verband  staan  -.  Wij  durven  noch  voor  den  eenen  noeh 
Yoor  den  anderen  partij  trekken.  Wij  kiezen  éditer  den 
Nederlandsclien  vorm  Tanclielijn  van  het  Latijnsclie 
Tanchelinus  ,  omdat  dit  de  meest  algemeene  naam  is , 
waarmede  de  man,  over  wienwij  bandéîlen,  thans  bekend  is. 

Wat  Tanchelijns  afkonist  betreft,  daarvan  is  niets  met 
zekeriieid  te  bepalen.  Van  de  plaats  en  den  tijd  zijner 
geboorte  is  oiis  evenmin  iets  opgeteekend  als  van  zijne 
ouders.  Wij  hoiiden  het  éditer  daarvoor,  dat  hij  ,  zoo  niet 
nit  Vlaanderen,  althans  zeker  uit  Neder-Duitschland  af- 
komstig  was.  0ns  gevoelen  in  dezen  steuiit  op  hetgeen  ons 
medegedeeld  wordt  ten  aanzien  zijner  prediking.  Hij  bezat 
eene  groote  welsprekendhcid,  het  volk  hoorde  hem  als 
een  engel  Gods  en  eene  schare  van  duizenden  hing  aan 
zijne  lippeii  en  volgde  hem.  Hoe  kon  hij  als  een  engel 
Gods  spreken ,  hoe  kon  hij  zoo  grooten  invloed  oefenen 
op   de  bevolking,   en  wel  op   de    ongeleerde    en    oiibe- 

'  Acta  Sanctorum  ,s..  p.,  p.  844. 

-  KiLiAEN  heeft  in  zijn  beliend  Diction,  onder  de  Dietsche  namen  ook  opgenoinen 
T e ud 6 1  i n  ,  D u d e  1  i n  ,  T ii e u  fl e  1  i n  ,  T li  e ii d e  1  i n a  ,  D ii d e  1  i n a  .  In  1 1 24  werd  zeki'ie 
Anselijn  abt  van  de  alxiij  van  Egmond.  (Zie  Kron.  van  Egmond ,  Alkinaar ,  173i  , 
bl.  31.)  ïiisscben  dit  en  Tanclielijn  kan  analogie  bestaan.  Ooch  ook  An  sel  m  us  is 
even  bekend.  —  Voorts  lieel't  men  den  naam  van  Tanclielijn  op  velerlei  wijze  geradbraakt. 
Hij  komt  voor  als  Tandericus,  Tanchelinus  en  Tauchelmus ,  vvaaiin  de  «tut 
eene  u  is  geworden.  Door  verw'arring  met  Tandemus ,  waarbij  ook  deze  naam 
verkeerd  is  gelezen,  ontmoet  men  Tanderius,  Teudemus  en  Tandem  us.  Door 
aan  de  Fransche  ch  de  uitspraak  te  geven  ,  die  in  Vlaanderen  veel  door  s  wordt  uitge- 
drukt ,  is  Tanchelinus  tôt  Tanszelinus  verbasterd.  Eindelijk  leest  men  ook  nog 
(bij  Heoa)  Landelinus  en  Landelina  hseresis ,  waartoe  ongelwijfeld  heeft  aan- 
leiding  gegeven  de  Dietsciie  naam  Landelin  (zie  Kiuakn)  en  de  heilige  Landelinus, 
stichter  en  eerste  abt  van  Lobbes  in  G53.  (Zie  Diction,  alplial).  et  clironol.  des  Saints 
et  Saintex ,  Paris,  1818,  p.  68,  en  L'nrI  de  vérifier  les  dates,  Paris,  1710, 
fol,  160.) 


—  393   - 

schaafde  bevolking,  die  langs  de  zeekusten  woonde ,  indien 
hij  de  landtaal  niet  volkomen  maciitig  was,  indien  hij  zich 
daarin  niet  gemakkelijk  uitdrukken  kon?  En  hoe  had  hij 
dat  gekunnen ,  indien  Frankrijk  of  het  hoogepe  gedeelte 
van  Duitschland  zijn  vaderland  geweest  was  ?  Om  het  ruwe 
volk  van  Vkaanderen  door  zijn  vloeiend  woord  te  bewerken, 
tôt  geestdrift  op  te  voeren  ,  moet  dat  volk  zijne  taal  dui- 
delijk  hebben  verstaan ,  zijne  rede  zonder  moeite  hebben 
kunnen  volgen.  En  om  zôô  tôt  het  volk  af  te  dalen ,  moet 
oien  van  dat  volk  een  landgenoot  zijn. 

Aangaande  zijn'  stand  geven  ons  en  Petrus  Abelaixi  en 
Robertus  de  Monte  een  bepaald  bericlit.  Beiden  vermelden 
uitdrukkelijk ,  dat  hij  een  1  e  e  k  was.  De  brief  der  Utrecht- 
sche  kerk  stemt  daarmeê  overeen ,  als  hij  zegt ,  dat  Tan- 
chelijn ,  zich  bedriegelijk  als  een  monnik  voordoende  *, 
de  gedaante  aannam  van  een'  engel  des  lichts ,  opdat  hij 
alzoo  met  grooter  list  den  schijn  van  heiligheid  zou  aan- 
nemen  en  de  zielen  der  eenvôudigen  veiieiden.  Hij  wàs 
dus  inderdaad  geen  monnik,  zoomin  als  hij  een  geestelijke 
was.  En  als  sommigen  de  mogelijkheid  voorstellen  ,  dat 
hij  was  een  voormalig  priester-  of  zelfs  een  kanonik  van 
Antwerpen  ',  dan  moeten  we  dit  toeschrijven  aan  partij- 
diffheid,  die  teo-en  de  diiidelijke  verklarinçjen  der  ^eschie- 
dénis  indruist. 

II. 

Tanchelijn  als  prediker. 

We  zijn  genaderd  aan  het  hoofdpunt  van  Tanchelijns 
geschiedenis  ,   waaraan  hij   zijne  befaamdheid  te   danken 

'  «  Monachum  mentitas ,  »  waarvoor  men  vvei  zal  moeten  lezen  «  mentitus.  » 
-  A.  M.  Cehisier,  Tafereel  der  nigem.  gesch.  der  Vereen.  Nederl.,  d.  1,  bl.  212, 
en  anderen  ;   de  mogelijklieid  ,  dat  hij  een  Antwerpsolie  kanonik  was ,  wordt  getntpenl 
door  A.  Uyttenhooven  ,  in  zijne  Geseli.  der  Herr.  Iterk  te  Anlw.,  1)1.    18. 

XXIX  XXIII  il 


—  394  — 

heel't,  waarclooi'  zijii  naaiii  een'  onverdelgbare  plaats  beslaat 
in  de  Instorie.  We  gaan  deu  blik  slaan  op  dat  woelig 
tijdperk  van  zijn  leven,  waarin  wij  hem,  omringd  door 
duizenden,  alom  zien  rondtrekken  in  den  lande,  terwijl 
hij  begroet  wordt  als  een  Godsgezant,  die  zijn  tintelend 
woord  weèrcjalmen  doet  in  't  oor  der  meniete.  't  Is  dàt 
bedrijvig  tooneel  zijner  werkzaamheid ,  dat  oorzaak  is  ge- 
weest,  waarom  tallooze  geschiedschrijvers  aan  hem  hunne 
aandacht  wijdden  en  waarom  hij  nog  na  zoovele  eeuwen 
ook  onze  belangstelhng  tôt  zich  trekt. 

Als  wij  dan  daarop  een  opmerkzaam  oog  gaan  richten, 
dan  trachten  wij  de  vragen  te  beantwoorden  :  wanneer 
predikte  Tanchelijn,  waar  prediktehij  en  hoe  predikte  hij, 

Wanneer  predikte  hij  ?  In  het  Leven  van  dot  heiligen 
Norbert  lezen  wij  ,  dat  op  diens  prediking  mannen  en 
vrouwen  het  lichaam  des  Heeren  wederbrachten,  dat  zij 
«  gedurende  tien  of  vijftien  of  meer  jaren  »  in  kisten  of 
holen  hadden  nedergelegd.  Deze  prediking  vond  plaats 
in  1124.  Rekenen  wij  nu  daarvan  af  tien  of  vijftien  of  meer 
jaren,  dan  worden  wij  verplaatst  in  1114  of  1109  of  nog 
vroeger.  Dit  nederleggen  van  de  heilige  hostiën  in  kisten 
en  holen  mag  als  een  gevolg  van  Tanchelijns  prediking 
aangemerkt  worden  Alzoo  moet  dus  die  prediking  reeds 
in  1109  of  nog  vroeger  hel^ben  plaats  gevonden.  Meyerus 
zegt  ons  op  het  jaar  1110,  dat  Tanchelijns  ketterij  bcgon 
uit  te  schieten.  Wij  mogen  dus  veilig  aannemen,  dat  hij  in 
den  aanvang  der  twaalfde  eeuw  als  prediker  is  opgetreden. 

Waar  predikte  hij  ?  Er  wordt  in  den  brief  der  Utrecht- 
sche  kerk  wel  is  waar  geene  plaats  bepaaldelijk  aangeduid  ; 
docli  omdat  de  kerk  van  Utrecht  zoo  bijzonder  in  zijne  ge- 
vangenhouding  belangstelde  ,  mogen  wij  't  voor  meer  dan 


—  395  — 

waarschijiilijk  lioiiden,  dat  hij  hinuen  de  grenzen  van  het 
Utrechtsche  bisdom  zijiie  leerstelliiigenverkondigd  had.Dit 
bisdom  nu  strekte  zich  oudtijds  uit  niet  alleen  over  Zeeland, 
maar  ook  over  een  gedeelte  van  Vlaanderen  ,  bepaaldelijk 
over   de    zoogenaamde    Vier    ambachten   (Hulst  ,    Axel  , 
Bouchoute  en  Assenede).  Nu  zegt  de  Utrechtsche  kerk,  dat 
Tanchehjn  het   eerst  zijn   verderfelijk    vergif  verspreidde 
«  in  de  zeeplaatsen  »   onder  het   ruw  en  zwakgeloovig 
volk ,  en  Petrus  Abelard  verklaart ,   dat  Tanchehjn  «  in 
Vlaanderen  »  predikte.  Wij  worden  er  dus  toe  geleid  om 
hier  te  denken  bijzonder  aan  dat  gedeelte  van  Vlaanderen, 
dat ,  aan  de  zeekusten  gelegen ,  behoorde  tôt  het  bisdom 
van  Utrecht,  met  andere  woorden  aan  het  grondgebied  der 
Vier   ambachten.    Daar  éditer  deze    zelfde  uitdrukkinçf  : 
«  de  zeeplaatsen  »  '  in  dezen  zelfden  brief  gebezigd  wordt 
om  aan  te   duiden  de  landen  ,  die  Everwacher  "  aan  het 
Utrechtsche  bisdom  poogde  te  ontscheuren  en  te  brengen 
aan  dat  van  Terouanne  ,  en  daar  het  schijnt ,  dat  hierdoor 
Zeeland  bewester-Schelde   en  de  Vier  ambachten,  «    het 
vierde  gedeelte  van  het  Utrechtsche  bisdom ,  »  te  verstaan 
zijn ,   zoo  is   het  niet  onwaarschijnlijk  ,    dat   Tanchelijns 
woord  ook  in  Zeeland  weèrklonken   heeft.    Wij    denken 
echter  vooral  aan  de  Vier  ambachten  in  Vlaanderen  aan  de 
kusten  der  zee.  Van  de   Vier  ambachten  tôt  Antwerpen  is 
de  afstand  klein,  en  ook  hier  is,  volgens  't  Levenvan  dcn 
heiligen  Norbert ,  de  gevierde  prediker   opgetreden ,   om 
er  eene  vruchtbare  kweekplaats  voor  zijne  leerstellingen 
te   vinden.   Wij   stellen   ons  voor,    dat  de  volksredenaar 
langs  de  kusten  en  streken   der  zee,  door  het  land  van 
Waas,  van  oord  tôt  oord  voorttrok ,  den  loop  der  Schelde 


Il  Maritirna  loca.  » 

Zie  benedcn,  hoofdstuk  IV. 


—  396   - 

volgde  en  alzoo  ook  den  omtrek  van  Antwerpen  en  de 
stad  zelve  aandeed.  Wij  stellen  uns  voor,  dat  hij,  op  zijne 
veelvuldige  omzwervingen  ',  ook  nog  in  andere  gedeelten 
van  «  V 1  a  a  n  d  e  r  e  n  ,  »  en  alzoo  ook  te  Brugge ,  naar  de 
getuigenis  van  Meyerus,  zijne  leerstellingen  zaaide.  Ook 
Leuven,  zoo  verkkiren  Mineus  en  Divœus,  is  door  hem 
bezocht  en  de  Leuvenaars  zijn  door  hem  besmetgeworden. 
Vlaanderen  derhalve,  en  wellichtZeeland,  inzonderheid  de 
sti'eek  langs  de  zeeknsten  in  de  Vier  anil)achten  tôt  Ant- 
werpen toe,  was  voornamelijk  het  tooneel  van  Tanchelijns 
prediking  ,  waarbij  liij  zich  ook  in  Zuid-Brabant  hooren 
het. 

En  hoe  predikte  liij?  Wij  bedoelen  met  deze  vraag  niet 
een  onderzoek  naar  den  vorm  of  den  inlioud  zijner  predi- 
king zelve,  maar  naar  de  wijze  waarop  hij  optrad,  vvaarop 
hij  zich  voordeed  voor  het  oog  zijner  hoorders.  Eerst 
verspreidde  hij  in  't  geheim  zijne  gevoelens.  Hij  begon  met 
te  werken  op  de  zwakke  gemoederen  der  vrouwen  ,  en 
nadat  hij  deze  gewonnen  had ,  zocht  hij  door  haar  invloed 
te  oefenen  op  hare  echtgenooten.  Doch  straks  predikte  hij 
niet  meer  in  de  verborgene  binnenkameren ,  maar  van  de 
daken.  Hij  vertoonde  zich  in  het  open  veld  en  zag  zich 
weldra  omringd  door  eene  groote,  wijd  verspreide  schare. 
Als  een  koning  verscheen  hij,  omstuwd  met  zijn'  trawanten, 
die  een  vaandel-en  een  zwaard  ,  als  't  ware  de  teekenen 
zijner  vorstelijke  waardigheid  ,  voor  hem  uit  droegen  -. 
Drieduizend  strijders  behoorden  tôt  zijne  volgelingen  en 
waren  in  zijn  geleide  ,  gereed  om  tegen  alwie  hem  weêr- 
stond  ,  al  ware  hij  hertog,  bisschop  of  vorst,  den  kamp  te 

'  «  Errures  :  »  Robertus  de  Monte.  Mcn  dcnke  liovcndien  a;in  zijne  lois  naar  Rome. 
-  Hi'iL'l'  ;ian  tien  Kt'ulsdien  bisscliop. 


—  397  — 

wagen.  De  groolste  pracht  spreidde  hij  ten  toon  als  hij 
optrad.  Dan  zag  men  hem  ,  gedost  in  kleederen  met  goud 
gestikt,  met  een  drievoudig  snoer  in  de  gekrulde  en  door 
een'  gouden  band  in  drie  vlechten  verdeelde  haren.  Niet 
door  schoone  woorden  alleen ,  maar  ook  door  weidsche 
gastmalen  zocht  hij  de  menigte  tôt  zich  te  trekken  ^  Zoo 
werkte  hij  op  de  zinnen  van  het  ruwe  en  onbeschaafde 
volk.  Hij  wist  bijzonder  tôt  de  volkstaal  af  te  dalen.  Hij 
sprak  als  een  engel  Gods.  Daar  is  maar  ééne  stem  over 
zijne  schranderheid  en  vvelsprekendheid.  Geen  priester 
evenaarde  den  volksredenaar,  waar  hij  zijn  kraclitig  en 
bezield  woord  Uet  klinken. 

III. 

Tanchelijns  invloed  op  hcl  volk. 

Het  verwondert  ons  niet,  na  't  geen  we  ni  't  vorige 
hoofdstuk  gehoord  hebbcn,  dat  Tanchehjns  invloed  op  het 
volk  verbazend  was  ,  dat  het  volk  liem  aanschouwde  als 
een'  Godsgezant  en  naar  hemluisterde  als  naar  een'  engel. 
Van  dien  verbazenden  invloed  worden  ons  eenige  proeven 
opgegeven,  die  ons  bijna  ongeloofelijk  toeschijnen  en  waar- 
van  ook  enkele  ons  zullen  voorkomen  overdreven  te  zijn. 
Wij  gaan  ze  hooren  uit  den  mond  der  geschiedschrijvers. 

Er  wordt  gezegd  ^,  dat  sommigen  hemalseene  godheid 
vereerden,  zoodat  hij  het  water,  waarmeô  hij  zich  gewas- 
schen  had,  aan  het  dwaze  volk  als  een  zegen  uitdeelde  om 
te  drinken ,  als  ware  het ,  gelijk  een  heilig  en  krachtig 
sacrament ,  aan  't  heil  van  lichaam  en  ziel  bevorderlijk. 
Elders  ^  wordt   het    als   oone    verwonderenswaardige    en 

'  Het  Leven  van  den   h.  Norbert.  Uoberti'S  dk  Montk  vciniclilt  ook  lif  ilriciiiiizcnd 
strijders,  die  Tancliclijn  vergczcldi'ii. 
^  Bnof  aan  den  Kenlsclicn  tiisscliu|i. 
^  In  het  Leven  van  den  h.  Norbert. 


—  398  — 

A'orbazeiide  zaak  vooi-gesteld ,  dut  mon  zijn  waschwater 
dronk  en  als  reliquiën  met  zich  nam  en  zorgvuldig 
bewaarde.  Wij  kiinnen  ons  zeer  goed  voorstellen,  dat  men 
zoodanigen  eerbied  voor  iemand  heeft ,  zoo  buitensporig 
aan  hem  verknocht  is  ,  zoozeer  met  hem  dweept ,  dat  ook 
het  geringste  wat  van  dien  dierbare  afkomt  of  met  hem 
in  aanraking  is  geweest  als  een  kostbaar  kleinood  in 
waarde  gehoiiden  en  vereerd  wordt.  Wij  kimnen  ons  ook 
gemakkeUjk  voorstellen ,  dat  de  afgoderij  tôt  zulk  een 
uiterste  gedreven  wordt ,  dat  zelfs  het  water ,  waarmede 
zich  de  aangebedene  gereinigd  heeft ,  als  iets  heiligs  be- 
waard ,  ja  dat  het  in  de  dronkenschap  der  vergoding 
gedronken  wordt.  Wij  kunnen  dus  ook  zonder  moeite 
aannemen,  dat  het  verdwaasde  volk  zoo  vurig  aan  Tanchelijn 
gehecht  was ,  dat  het  zijn  badwater  indronk  ,  en  wij  zien 
daarin  een  sterk  sprekend  bewijs  van  den  —  om  zoo  te 
zeggen  —  magnetischen  invloed,  dien  Tanchelijn  had  op 
de  menigte.  Wij  kunnen  ons  voorstellen,  dat  het  geschiedde 
buiten  zijn  weten,  door  zijne  opgewondene  aanbidders.  Doch 
wij  kunnen  nauwelijks  aannemen,  dat  hij  zelf  liet  onreine 
water  tôt  een'  drank  uitdeelde  en  het  aanbood  als  een 
heilzaam  middel  tôt  lichamelijk  en  geestelijk  welzijn.  Dit 
zou  toch  niet  alleen  een  blijk  geweest  zijn  van  de  grootste 
trotschheid  en  zelfverblinding  —  hoezeer  ook  de  geschie- 
denis  Tanchelijn  als  een'  hoogmoedig  mensch  doet  kennen 
—  maar  het  ware  een  al  te  lichtvaardlg  rekenen  geweest 
op  het  bijgeloof  en  de  schaamteloosheid  eener  gansche 
volksschare.  Wij  zijn  geneigd  om  te  gelooven ,  dat  sommigo 
dronken  vereeders  van  den  volksprediker  zijn  waschwater 
bewaarden  en  dronken,  maar  wat  er  meer  van  verhaald 
wordt  achten  wij  niet  vrij  van  overdrijving. 

Een  ander  voorbeeld  van  Tanchelijns  grooten  invloed  op 
het  volk  wordt  ons  opgegeven  in  't  geen   voorviel  bij  zijn 


—  399   - 

zoogenaamd.  huwelijk  met  de  heilige  Maagd  Maria,  't  Ge- 
beurde  op  zekeren  tijd,  zoo  lezen  wij  ',  dat  hij  een  nieuw 
middel  om  winst  te  behalen  uitvond.  Hij  liet  een  Mariabeeld 
brengen  in  't  midden  der  menigte.  Toen  greep  hij  de  hand 
des  beelds  als  een  zinnebeeld  zijner  verloving  met  de 
heilige  Maagd,  en  sprak  daarbij  de  gewone  woorden  van 
het  verlovingsformuUer  uit.  «  Ziedaar,  »  zoo  voegde  hij  er 
bij ,  ((  zeer  geUefden  ;  ik  heb  mij  verloofd  met  de  Maagd 
Maria:  gij ,  verleent  den  briiidschat  en  de  kosten  tôt  de 
bruiloft.  »  Daarop  plaatste  hij  twee  geldkisten,  de  eene 
aan  den  rechter- ,  de  andere  aan  den  Hnkerkant  van  het 
beeld.  ((  Laat  hier,  »  sprak  hij,  «  de  mannen,  ginds  de 
vrouwen  offeren,  en  laat  mij  nu  zien,  welk  geslacht  voor 
mij  en  mijne  bruid  de  vurigste  liefde  bezit.  »  En  ziet,  het 
volk  liep  als  om  strijd  toe  met  zijne  giften  en  geschenken. 
De  vrouwen  offerden  hare  oorversierselen  en  halsketenen , 
en  aldus  verzamelde  hij  ongeloofelijk  veel  geld  en  kost- 
baarheden.  Voorwaar ,  eene  krachtige  getuigenis  van  zijn' 
machtigen  invloed  opdeschare.  Maar  ook,  indien  hetalzoo 
gebeurd  is  —  en  wij  kunnen  ook  hier  onzen  twijfel  niet 
onderdrukken  —  een  onloochenbaar  bewijs  ,  dat  Tanchelijn 
een  hoogmoedige  dweeper  was,  wien  geld  en  goed  niet 
onverschillig  waren. 

Nog  eene  proeve  van  zijn'  invloed  op  het  volk  wordt 
ons  geleverd  daarin ,  dat  hij ,  die  zich  Zoon  van  God  deed 
noemen ,  door  het  verleide  volk  zich  een'  tempel  bouwen 
liet  '.  Zoo  het  gebeurd  is  ,  dan  mogen  wij  er  zeker  wel 
uit  afleiden,  dat  hij  onder  zijne  tijdgenooten  den  grootsten 
naam  had  en  door  hen  op  't  hoogst  vereerd  werd  :  men 
bouwt  geen   tempels  dan  voor    God.  Doch   wij    vragen  : 


Biief  aan  den  Keulsclien  liisseliop 
Petiuis  Abelahd. 


400 


waar  werd  deze  tempel  gesticht.  Vreemd  is  Iiet,  dat  de 
plaats  van  dieu  tempel  niet  wordt  aangeduid,  dat  er  met 
geen  enkel  woord  van  wordt  gesproken  in  den  brief  van 
de  Utrechtsche  kerk  aan  den  aartsbisschop  van  Keiilen  , 
geschreven  toenTanchelijn  nog  leefde.  In  dien  brief  ware  een 
zoo  opzienbarend  feit  als  een  tempelbouw  bij  de  andere 
beschuldigingen  gretig  aangevoerd  geworden ,  indien  het 
werkelijk  had  plaats  gehad.  Alleen  Abelard  spreekt  er  van 
,na  Tanchelijns  dood  ,  verre  verwijderd  van  het  tooneel 
zijner  werkzaamheid.  En  nog  voegt  hij  er  bij  een  voorzich- 
tig  «  zoo  men  zegt.  »  Wij  kunnen  dan  ook  bezwaarlijk  aan 
deze  voorstelling  ons  geloof  hechten. 

Het  sterkst  sprekende  voorbeeld  van  Tanchelijns  onbe- 
grensden  invloed  wordt  ons  opgegeven  in  het  verhaal  van 
de  wijze,  waarop  de  vrouwen  zich  aan  hem  overgaven.  Hij 
misbruikte  ,  zoo  wordt  er  verhaald  ',  de  dochters  in  de 
tegenwoordigheid  der  moeders  en  de  vrouwen  in  't  gezicht 
harer  mannen.  Hij  verzekerde,  dat  dit  een  geestelijk  werk 
was  y  zoodat  de  vrouw  zich  ongelukkig  noemde  ,  die  deze 
schandelijke  vereeniging  niet  «  verdiend  »  had.  De  beschui- 
dioinçc  van  onkuischheid  was  reeds  in  den  brief  van  de 
Utrechtsche  kerk  tegen  hem  ingelascht ,  doch  daar  veel 
zachter.  Hij  verspreidde  zijne  dwalingen  ,  zoo  heet  het , 
door  de  vrouwen  ,  van  wier  gemeenzaamheid ,  heimelijke 
samenspraak  en  bijzondere  gemeenschap  hij  een  gretig 
gebruik  maakte  ,  door  wie  hij  vervolgens  op  hare  mannen 
werkte.  Maar  zoo  naakt  als  in  Norberts  levensbeschrijving 
is  het  alleen  door  de  aangroeiende  faam  geworden.  «  Rond- 
uit  gezeid,  »  zoo  zeggen  wij  mede  ',  «  cUt  is  te  grof  en  te 
verregaend   hatelyk   om    zoo   voetstoots  voor    historische 


'  Lnmi  van  dm  h.  Norbert . 

'^  Mertens  en  ToRFS ,  Gosrliieil.  van  Aniw.  ,  i\.  1,  hl.  224. 


—  401   — 

munt  te  gelden.  »  Wij  erkennen  wel ,  dat  de  geschiedeiiis 
voorbeelden  opgeeft  van  verregaanden  dierlijken  wellust. 
Maar  ook  de  dierlijkste  zoekt  de  afzondering  om  aaii  zijn' 
driften  bot  te  vieren  en  heel't  een'  afkeervan  getuigen.  En 
hier  zou  de  dweepziicht  de  menschen  zoozeer  verblind 
hebben ,  dat  moeders  hare  dochters ,  mannen  liunne  echt- 
genooten  of  bruiden  der  ontucht  prijs  gaven?  Hier  zou  een 
wellusteling  als  onder  de  zon,  als  in  't  openbaar,  Yoor  aller 
oog  zijn  kwaad  gepleegd  hebben  ?  Zoo  schaamteloos  kan  , 
dunkt  ons  ,  ook  de  meest  onkuische  niet  zijn ,  zoo  diep 
de  bedorvenste  niet  zinken  !  Wij  houden  ook  dit  bericht 
voorsterk  gekleurd,  zoo  niet  geheel  uit  de  lucht  gegrepen. 
De  eerste  berichtgevers ,  tijdgenooten  van  Tanchelijn , 
melden  er  niets  van  ;  eerst  45  jaar  na  zijn'  dood ,  in  het 
verre  Frankrijk ,   is  het  te  boek  gesteld. 

Hoezeer  het  dan  niet  is  aan  te  nemen ,  dat  zijn'  volge- 
lingen  zieh  met  zoo  slaafsche  blindheid  hchamelijk  en 
geestelijk  aan  hem  overgaven  en  hoeveel  ons  ook  in  het 
bovenstaande  als  buiten  de  waarheid  voorkome  ,  zeker  is 
het ,  dat  de  volksprediker  een'  allerkrachtigsten  invloed 
oefende.  Duizenden  bij  duizenden  omringden  hem  waar 
hij  zijne  stem  ophief.  Gansche  landstreken  volgden  hem 
waar  hij  optrad.  Antwerpen  was  vervuld  van  zijne  gevoe- 
lens.  Zijne  ketterij  had  de  stad  en  provincie  ingenomen  !  ' 

IV. 

Mariasse  en  Everwacher. 

Onder  de  aanhangers  van  Tanchelijn  geeft  ons  de  geschie- 
denis  met  name  op  de  twee  mannen,  die  hierboveu  vermeld 
staan.  'tWaren  nietalleon  zijne  aanluuigers  .  't  waren  zijne 

'    HiLUOLF. 


402 


satelliten,  zijne  apostelen.  Wij  willen  ons  oor  woiideii  naar 
wat  de  stem  der  historié  van  elk  hunner  getuigt  '. 

De  naam  des  eenen  was  Manasse  -.  Hij  was  vroeger  een 
ijzersmid  geweest  en  was  ,  tegelijk  met  Tanchelijn  en 
Everwaclier,  door  den  aartsbisschop  van  Keulen  gevangen 
genomen.  Vermoedelijk  was  dit  gescliied  op  de  terugreis 
van  Rome ,  waarop  liij  de  twee  genoemden  verzeld  had.  De 
Utrechtsche  kerk  heeft  niets  dan  kwaad  van  hem  te  be- 
richten.  Zij  deelt  mede  ,  dat  hij ,  op  het  voorbeeld  van 
zijn'  bedorven  meester,  een'  broederschap  had  opgericht, 
waaraan  de  naam  van  gilde  gegeven  werd.  Daarin  waren 
twaalf  mannen  ,  naar  de  twaalf  apostelen ,  en  slechts 
ééne  vrouw,  verbeeldende  Maria,  opgenomen.  Deze  werd, 
((  zooals  men  zegt,  »  bearteUngs  door  elk  der  twaalf  man- 
nen rondgeleid  en  ieder  hield  met  haar ,  om  alzoo  de  heilige 
Maagd  te  smaden  ,  een'  schandelijke  gemeenschap.  Ziedaar 
het  verhaal.  't  Is  of  de  berichtgevers  zelven  aan  de  waar- 
heid  twijfelen  en  de  mogelijkheid  onderstellen  dat  het 
verdicht  zij  ,  vermits  zij  er  een  voorzichtig  «  zooals  men 
zegt  ))  bijvoegen,  als  om  daarmeè  aile  verantwoordelijk- 
heid ,  indien  het  onwaarheid  was ,  van  zich  af  te  werpen. 
Wij  deelen  in  hun'  twijfel  en  aarzelen  aan  zoodanige 
ongebondenheid  ,  aan  zoo  verregaande  profanie  ,  aan  zoo 
diep  ontaarde  schaamteloosheid  geloof  te  geven. 

De  andere  volgeling  van  Tanchelijn  was  zekere  Ever- 


'  Brief  van  de  Utreclitsclie  kerk. 

-  De  naam  Manasse  was  in  de  niiddeleeuwen  niet  ongebruikelijk.  Bij  A.  Miu/eds  , 
Douai.  Delgicarum  lihri  II  (Anlwerp.  ,  1029,  i°),  lib.  1,  pag.  109,  110,  konil  vour 
«  Manasse»  ,  ronios  Oisnensis,  »  in  1130,  en  lib.  II,  nag.  406,  Manasse,  bisscliop 
van  Kanierijk,  ten  jaie  1096. 


403 


wucher  '.  llij  was  vrocger  priester  geweesl ,  maar  had 
zijn'  priesterlijke  bediening  vaarwel  gezegd  en  zich  aan 
Tanchelijn  verbonden.  Mot  dezen  was  hij  naar  Piome 
gcreisd  om  ,  door  't  gezag  van  den  paus  ,  te.  bewerken  , 
dat  de  «  zeeplaatsen  ,  te  weten  het  vierde  gedeelte  van 
het  Utrechtsche  bisdom,  »  aan  hetbisdom  van  Terouanne, 
tôt  Frankrijk  behoorende  ,  zouden  gehecht  worden.  Om  dit 
recht  te  begrijpen  ,  moeten  wij  een'  schrede  doen  op  't 
gebied  der  staatsgeschiedenis.  Pvobert  de  Fries ,  een  jongere 
zoon  van  Boudewijn  V  ,  graar  van  Vlaanderen  ,  bad  zicb , 
na  het  mislukken  van  andere  eerzuchtige  plannen,  begeven 
naar  het  hof  van  den  Hollandschen  graaf  Floris  I.  Toen 
deze  in  1061  gesneuveld  was  en  zijne  weduwe  Geertruid 
van  Saksen ,  als  voogdes  van  haren  zoon  Dirk  V ,  aan  't 
hoofd  bleef  van  het  graafschap  Ilolland  en  Zeeland,  stelde 
Robert ,  steeds  door  eerzucht  gedreven ,  gewelddadige 
pogingen  in  't  werk  om  zich  in  Holland  de  heerschappij 
te  verwerven.  Aanvankelijk  miskikte  liem  dit.  Doch  hij  het 
niet  af  en  maakte  het  eindelijk  Geertruid  zoo  bang ,  dat 
men  het  oor  begon  te  leenen  aan  voorslagen  tôt  eene 
echtverbintenis  van  Robert  met  de  HoUandsche  graven- 
weduwe.  Dit  huwelijk  werd  in  1063  te  Oudenaarde  gesloten, 

'  Ook  de  naam  Everwacher,  ofsclioon  in  Kilixens  Dictionarium  niet  vnorkomeniie 
(comhinatiën  met  Ever  trefl  nien  daar  aan  in  Everard  ,  Evermar),  was  in  de  niiddel- 
eemven  niet  vreenid.  De  geschiedenis  spreekt  van  zekeren  Everwach  van  Utretiit ,  die 
in  l!217  een'  kruistoclil  ondernaïu.  Hij  had  zicli  als  renlnieester  van  bisschop  Uirk  H  aan 
grove  oneerlijkheid  scliiddig  geniaakt  en  duifde  later ,  na  wegens  /ijne  zonden  een  nian 
vaa  zeldzanie  heruchtiieid  geworden  te  zijn  ,  de  kruisprediking  van  Olivier  van  Keulen 
weêrstaan ,  toen  deze  ook  in  Utrecht  was  opgetreden.  Maar  eindelijk  was  iieni  lut  oog 
opengegaan  voor  zijne  ongereciitiglieden  ,  en  hij  trok  mit  anderen  naar  het  Ooslen  .  nu 
even  ootmoedig  als  hij  vroeger  trotsch  en  onliandelhaar  was  geweest.  Gedurende  de 
gansche  reis  vastte  hij  dagelijks  op  brood  en  water  ,  en  barrevoets  liep  hij  naast  het 
strijdrus  ,  dat  zijne  klcedercn  en  wapi'nnisling  droeg.  Zie  Kerli(jescli.  van  ycdcrland 
rôôr  de  Hervorniiiig  ,  door  W.  Mou,,  Iwioglecraar  te  Ainsi.  (Arnliem ,  1805),  d.  IL 
bl.  31,  32. 


—   40i   — 

en  daarbij  werd  Robert  door  zijn'  vader,  den  Vlaamscheii 
graaf,  begiftigdmetZeeland  bewester-Schelde,  het  land  van 
Waas  en  de  Vier  ambachten  '.  Alzoo  werden  deze  landen, 
nadat  Robert  de  Pries  in  1071  graaf  van  Vlaanderen  was 
geworden ,  aan  de  Vlaarasche  kroon  gehecht  ;  en  toen  in 
1192  Robert  II  van  Jeruzalem  zijn  vader  in  liet  Vlaamsclie 
graafschap  opvolgde  ,  bleven  zij  in  zijn  bezit.  Zoo  stonden 
de  zaken  in  de  dagen  van  Tanchelijn.  Wij  behoeven  de  ge- 
schiedenis  dezer  landen  niet  verder  na  te  gaan ,  maar 
wij  kunnen  ons  gemakkelijk  voorstellen  ,  dat  men  er  naar 
haakte  ,  nu  Zeeland  bewester-Schelde  ,  Waas  en  de  Vier 
ambachten  staatkundig  aan  Vlaanderen  behoorden ,  om  ze 
ook  los  te  maken  van  het  bisdom  van  Utrecht ,  onder 
welks  geestelijk  rechtsgebied  zij  ,  behalve  Waas  ,  ressor- 
teerden.  Dit  nu  was  het  dat  Everwacher  trachtte  te  be- 
werken.  Hij  streefde  er  naar,  dat  genoemde  landen,  van  de 
Utrechtsche  diocèse  gescheiden  ,  zouden  gevoegd  worden 
bij  het  bisdom  van  Terouanne  in  Frankrijk,  dat  zijn  gebied 
wijd  in  Vlaanderen  uitstrekte.  Daartoe  ondernam  hij  met 
Tanchelijn  eene  reis  naar  Rome  ,  ten  einde  voor  zijne 
plannen  het  gezag  van  den  paus  te  verwerven.  'tLaat  zich 
lichtelijk  verstaan,  dat  de  Utrechtsche  kerk  dit  met  leede 
oogen  aanzag  en  daarover  verontwaardigd  was.  Niet  minder 
toch  dan  het  «  vierde  gedeelte  »  van  zijn  grondgebied  zou 
bij  die  verandering  het  Utrechtsche  bisdom  verliezen.  Geen 
wonder,  dat  de  kerk  van  Utrecht  bij  den  aartsbisschop  van 
Keulen  aandrong  om  Everwacher  met  zijne  metgezellen 
op  het  strengste  te  bewaken  en  niet  te  laten  ontsnappen 
uit  den  kerker.  Reeds  deze  poging  alleen  maakte  hem  in  't 
oog  dier  kerk  tôt  een'  aanstoker  van  omwentelingen ,  een' 
misdadiger.  Zij  roerde  daardoor  ook  met  schrander  opzcît 

'  Viitg.  Meykui's,  ad  ann.  MIAllI  ,  en  andercn. 


—  405   - 

een'  gevoelige  snaar  aan  bij  den  aartsbisschop  ,  in  wiens 
belang  het  mede  was  de  door  Everwacher  beproefde 
grensverandering  te  belelten,  als  waardoor  een  belangrijk 
deel  van  zijn  aartsbisdom  tôt  het  aartsbisdom  van  Reims 
zou  overgaan  '. 

De  andere  grieve  ,  die  de  Utrechtsche  kerk  had  tegen 
Everwacher,  was,  a  dat  hij,  die  zich  door  ailes  een'  voor- 
stander  van  Tanchelijn  betoonde,  de  tienden  der  broederen 
van  de  kerk  van  St.  Pieter  had  aangerand  en  dat  hij  hun' 
priester  met  gewapende  hand  van  het  altaar  en  de  kerk 
had  gewoi'pen.  »  Hij  toonde  zich  door  ailes  een'  voorstan- 
der  van  Tanchelijn  :  immers  ,  ook  Tanchelijn  verbood , 
volgens  denzelfden  brief  aan  Keulens  aartsbisschop ,  dat 
men  de  tienden  aan  de  dienaars  der  kerk  geven  zou.  Tôt 
recht  verstand  hiervan  is  't  noodig  te  weten,  dit  te  dezen 
tijde  in  Antwerpen  een  hevig  verschil  omtrent  de  tienden 
aanhangig  was.  Godfried  van  Bouillon  had  ,  als  markgraaf 
van  Antwerpen  ,  eer  hij  den  kruistocht  naar  't  heilig  land 
ondernam  ,  een  kapittel  van  kanoniken  gesticht  en  dit  aan 
de  Antwerpscho  St.  Michielskerk  verbonden.  Dit  kapittel 
had  hij  begiftigd  met  de  tienden  rondom  Antwerpen  «  van 
Santvliet  tôt  aan  Olmeremuthen  *.  »  Nadat  hij  te  Jeruzalem 
gestorven  was ,  volgde  hem  in  4401  op  ,  als  hertog  van 
Lotharingen  en  markgraaf  van  Antwerpen ,  Hendrik,  graaf 
van  Limburg.  Deze  onttrok  de  tienden  aan  de  Antwerpsche 
stichting  en  was  door  niets  te  bewegen  om  ze  der  kerk 
terug  te  geven  :  zoolang  hij  aan  't  hoofd  stond  van  het 
markgraafschap  behield  hij  ze  voor  zich.  Toen  hij  in  4406, 
wegens  oproerigheid,  van  het  markgraafschap  beroofd  werd, 
werd   hij   vervangen    door    Godfried  met   den  1)  a  a  r  d , 


'  Verg.  Iiior  vooial  PAPRBitOF.CK ,  in  di'  Acia  SoiicIoiidii  ,  |ing    8iC. 
-  Zic  DiKUCXSKNS ,  a.  w.  ,  p.  73-79. 


-   406   — 

graat'  vau  Leuvoii.  Ook  dezu  hehield  Je  tieud.'U  en  schouk 
ze  aaii  eenige  zijiiur  vriundcii,  zoiider  dat  de  vortoogeii  en 
verzoeken  der  kanoiiiken  iets  daartegen  vennochten.  Eerst 
na  den  doodvan  Tanchelijn  kende  hij,  in  1117,  de  tienden 
weder  toe  aan  het  Antwerpsche  kapittel,  welke  toekenning 
in  1419  door  een  stuk  van  keizer  HendrikV  werd  goedge- 
keurd  '.  Tanchelijn  nu  leefde  ten  tijde  toen  deze  tienden- 
strijd  op  het  heetste  was  ,  en  dat  hij  zelf  als  partij  tegen 
de  kanoniken  en  vôôr  den  markgraaf  er  aan  deelnam ,  is 
ontwijfelbaar.  Ook  Everwacher ,  zijn  discipel ,  trad  in  de 
voetstappen  zijns  meesters  :  hij  randde  de  tienden  aan 
der  broederen  van  de  kerk  van  St.  Pieter.  Waar  wij  deze 
St.  Pieterskerk  hcbben  te  zoeken ,  is ,  bij  de  onbepaalde 
aanduiding  in  den  Utrechtschen  brief,  zeer  onzeker.  De 
nieuM^ere  geschiedschrijvers  verstaan  er  doorgaans  door  de 
kerk  van  St.  Pieter  te  Utrecht;  en  als  er  wordtbijgevoegd, 
dat  Everwacher  hun'  priester  van  het  altaar  en  de  kerk 
had  geworpen,  dan  zal  dit,  nieent  men,  ook  in  de  Utrecht- 
sche  St.  Pieterskerk  geschied  zijn.  Indien  het  waar  was, 
dan  zou  er  uit  blijken  ,  dat  Everwacher  niet  alleen  in 
Vlaanderen ,  maar  ook  in  Utrecht ,  bepaaldelijk  in  deze 
stad,  gepredikt  en  gewerkt  heeft.  't  Is  echter  verre  van 
bewezen  :  er  kan  zeer  goed  eene  St.  Pieterskerk  bedoeld 
zijn  elders  dan  te  Utrecht.  Wie  overigens  de  «  broederen  » 
dier  kerk  waren ,  is  mede  niet  uit  te  maken  :  moeten  wij 
er  een  kanonikencoUegie  door  verstaan,  dan  pleit  er  zeer 
veel  voor,  dat  wij  denken  aan  de  Utrechtsche  St.  Pieters- 
kerk ,  waaraan  reeds  in  Tanchelijns  tijd  een  zoodanig 
coUegie  verbonden  was.  Doch  misschien  hebben  wij  aan 
kloosterUngen'  te  denken ,  wier  kerk  aan  St.  Pieter  gewijd 


'  T.  a.  p.,pag.  107-113.  Flet  keizcrlijk  diploma  is  ook  opgenonien  hij  A.  MiR/EUS, 
Ùonat.  DeUjimmm  libri  II ,  lib.  I,  pag.  Ot  ,  92. 


—  407  — 

was  en  die  in  't  bezit  van  tienden  waren.  Eindelijk  is 
't  almede  twijfelachtig  ,  hoe  wij  ons  het  «  aanranden  »  ' 
dezer  tienden  hebben  te  verklaren.  Bedriegen  wij  ons  niet, 
dan  zal  het  dààrin  bestaan  hebben ,  dat  Everwacher  zich 
in  zijne  prediking  tegen  het  bezit  van  deze  tienden  door 
de  «  broederen  »  aankantte. 

Ziedaar  de  twee  geestverwanten  en  medewerkers  van 
Tanchelijn.  Hoe  jammer,  dat  wij  niet  meer  van  hen  weten  ! 
Hoe  jammer  ,  dat  we  hen  kennen  slechts  uit  een  éénig , 
kort  en  oppervlakkig  l^ericht  !  Hoe  gaarne  zouden  wij  meer 
en  uitvoeriger  gegevens  bezitten  om  hen  grondig  te 
beoordeelen  ! 

V. 

Tanchelijns  latere  lotgevallen  en  dood. 

Nadat  TancheHjn  op  zijne  terugreis  van  Rome,  met  zijne 
beide  tochtgenooten  ,  door  den  bisschop  van  Keulen  was 
gevangen  genomen ,  moet  hij  ,  niettegenstaande  de  bede 
der  Utrechtsche  kerk  om  hem  zorgvuldig  in  bewaring  te 
houden  ,  ôf  ontsnapt  zijn  ôf  middel  hebben  gevonden  om 
zicli  te  reclitvaardigen  en  ontslagen  zijn.  Reeds  voôr  die 
gevangenneming  moet  hij  zich  in  monniksgewaad  gekleed 
liebben  -,  om  «  onder  den  schijn  van  heihgheid  »  te  beter 
indruk  op  liet  volk  te  maken  en  zijn  doel  te  bereiken.  Dit 
zal ,  naar  ons  gevoelen  ,  gescliied  zijn  in  't  Ijegin  van  zijn 
optreden  ;  later  ,  toen  liij  zich  een'  grooten  aanhang  ver- 
worven  had,  zal  hij  al  prachtiger  en  prachtiger  gekleed  te 
voorschijn  zijn  gekomen.  Doch  ook  na  zijn  vërlaten  der 


'   «  Décimas  fiatriiin  ecrlesiir^  S.  Pétri  iiivasit 
-  «  Monaeliuni  nientidis  :  »  Utrechtsclie  bi'ief. 


—  408    - 

gevangeiiis,  dat  in  H12  of  lil3  zal  gesciiied  zijii  —  indien 
wij  ons  altiians  zijn'  levensloop  juist  voorstellen  —  heeft  hij 
de  monnikspij  aangetrokken.  Hij  zal  dit  gedaan  liebben  , 
omdat  hij  «  door  den  J3anvloek  veroordeeld  was  ;  ))  waarom 
wij  liever  aannemon ,  dat  hij  uit  den  kerker  ontylucht  dan 
ontslagen  was.  De  bisschop,  indien  niet  de  paus,  zal  hem 
met  den  ban  getroffen  en  aldus  den  gevaarlijken  man  als 
een  ketter  gebrandmerkt  hebben  ,  opdat  zich  ieder  voor 
hem  wachten  zou.  Nu  zal  hij  vermoedelijk ,  om  zich  niet 
bloot  te  geven  ,  zich  waar  hij  't  noodig  oordeelde  in  het 
kloosterkleed  vermomd  hebben.  Trouwens ,  hij  hervatte 
zijne  prediking  en  zijn  zwervend  leven.  Hij  schijnt  nu 
echter  de  oorden  ,  die  vroeger  het  tooneel  waren  zijner 
werkzaamheid  ,  meer  vermeden  te  hebben  ,  waarschijnlijk 
omdat  hij  er  te  zeer  bekend  was.  Hij  begaf  zich  dieper  in 
Vlaanderen.  Op  één'  zijner  zwerftochten ,  in  1113,  was  hij 
verre  westelijk  ,  tôt  aan  Brugge  ,  afgedwaald.  Altijd  als 
monnik  verkleed,  treedt  hij  de  poorten  der  hoôfdslad  binnen. 
Ook  hier  kan  hij  zich  niet  weêrhouden  te  prediken.  't  Zij 
bedektelijk  ,  't  zij  in  't  openbaar  ,  hij  doet  er  zijn'  veroor- 
deelde  leerstellingen  hooren.  Doch  weldra  wordt  hij  her- 
kend.  Men  ontsteekt  er  in  woede  tegen  hem.  De  geeste- 
lijkheid  en  het  volk  werpen  hem  de  stad  uit  '. 

Uit  Brugge  geworpen ,  dwaalde  hij  weder  naar  Antwerpen 
en  Leuven  en  verspreidde  aldaar  en  in  den  omtrek  zijne 
door  den  vloek  getroffene  leerbegrippen.  De  markgraaf 
van  Antwerpen,  die  tevens  graaf  van  Leuven  en  hertog 
van  Lotharingen  was,  Godfried  met  den  baard,  zag 
echter  den  gevreesden  oproermaker  met  leede  oogen  in 
zijne  staten.  Hij  verjaagde  hem  uit  Brabant.  Hij  stelde 
waarschijnlijk  pogingen  in  't  werk  om  hem  gevangen  te 

'  Meyeriis  ,  ad  anmim  MCXIII. 


-  409  — 

nemen.  Tanchelijn,  aldus  ook  uit  Brabant  geworpen, 
moest  zich  redden  door  de  vliicht.  Hij  week  op  een  klein 
vaartiiig,  voornemeiis  in  Ilolland  veiligheid  te  zoeken. 
Doch  zeker  priester ,  door  brandenden  ijver  gedreven ,  had 
hem  herkend  en  volgde  hem  op  het  schip,  waarop  hij 
't  gevaar  zocht  te  ontwijken.  De  ijveraar  bespiedde  een 
gunstig  oogenbUk  :  onverwachts  bracht  hij  den  ongeluk- 
kigen  vluchteling  een'  hevigen  slag  op  de  hersens  toe  en 
Tanchelijn  stortte  dood  ter  neder.  't  Gebeurde  in  1115  ^ 

Aldus  eindigde  het  leven  van  een'  man  ,  die  zich  eens 
door  de  menigte  vergood  en  aangebeden  had  gezien  ,  die 
weleer  omringd  was  geweest  van  vorstelijke  pracht.  Ge- 
bannen ,  vervloekt ,  alom  nagejaagd  als  een'  pest  der 
samenleving,  eenzaam  en  verlaten,  ging  al  zijn'  heerlijkheid 
onder  in  het  meest  tragische  stervenslot.  Zijn  opkomen  w;is 
een  triomf,  zijn  einde  was  een  moord  ! 


'  Zie  boven  ,  de  getuigenissen  van  Robertis  dr  Monte  ,  Meyf.kl's  ,  Har.'elis  ,  Mir/EUS  , 
en  Div/Eus. 


XXIX  XXIII  ii 


TWEEDE  AFDEELING 
Tanchelijns  leer. 


I. 

Godsdienstigc  en  zedelijke  toesta7id  des  volks  in 
Tanchelijns  dagen. 

Om  ons  de  leer  van  Tanchelijn  en  den  opgang,  dien  zij 
maakte  ,  te  verklaren  moeten  wij  vooraf  het  oog  slaan  op 
den  godsdienstigen  en  zedelijken  toestand  der  Christenheid 
in  de  tijden  en  landen ,  waarin  de  prediker  optrad.  Wij 
znllen  daardoor  een  verband  opmerken  tusschen  andere 
godsdienstige  verschijnselen ,  die  zich  toenmaals  opdeden  , 
en  bespenren  ,  dat  de  omstandigheden  gunstig  waren  om 
hem  dien  grooten  aanhang  te  bezorgen ,  waarvan  de 
geschiedenis  melding  maakt. 

Wanneer  wij  in  de  eerste  plaats  onze  aandacht  vestigen 
opdegeestelijkheid,  dan  zien  wij ,  dat  zij  zeer  bedorven 
was.  De  historié  geeft  daarvan  rnenigvuldige  proeven  :  zijiser 
letterUjk  vol  van.  Zonder  te  streven  naar  volledigheid  in  dezen, 
vergenoegen  wij  ons  met  daarvan  slechts  het  een  en  ander 
aan  te  voeren.  Reeds  in  de  eeuw  vôér  Tanchelijn  was  de 
ongebondenheid  der  geestelijken  zôô  hoog  gestegen ,  dat 
op  de  synode  te  Placentia,  gehouden  den27  Februaril096, 
waarvan  paus  Url^anus  voorzitter  was ,  daartegen  l^rachtige 
maatregelen  werden  vastgesteld  ,  terwijl  zij  ,  die  hun  gees- 
telijk  amht  voor  geld  gekocht  hadden,  daarvan  werden 
afgezet.  Doch  deze   bepalingen   vondon  bij  de  vergadering 


—  411  — 

groote  afkeuring ,  zoodanig  dat  de  paiis  ter  naiiwernood  ont- 
kwam  en  dat  eene  synode ,  te  Rome  gehouden  in  1098 ,  de 
decreten  van  Placentia  als  valsch  en  kettersch  veroordeelde  ^ 
—  De  bisschop  van  Kamerijk,  Galclierius,  verkeerde  met 
paus  Urbaniis  gedurig  in  twist  en  handhaafde  zieh  in  zijn 
bisdom,  waamit  hij  op  de  kerkvergadering  te  Glermont 
ontzet  was  ,  door  het  gezag  van  keizer  Hendrik.  Toen  dan 
ook  Burchard  in  1116  Galcherius  in  het  Kamerijksche  Ijis- 
dom  opvolgde,  vond  hij  de  kerk  aldaar  iiitspattende  in 
wellust ,  roofzuchtig  in  gierigheid ,  goddeloos  in  heiUg- 
schennis ,  wreed  in  moorderij ,  ganscli  bedekt  met  vuilnis , 
bloed  en  schande.  De  geestelijken  kocliten  de  beneficiën 
en  verkochten  ze  den  meestbiedenden  2.  Simonie  was  alge- 
meen  gebruikelijk.  De  pans ,  zoowel  als  de  bissclioppen  , 
waren  gednrig  in  bloedige  krijgen  gewikkeld  :  menig  gees- 
teUjke  was  een  oorlogsman  en  sneuvelde  op  liet  slagveld. 
Tegen  den  opperpriester  te  Rome  stonden  doorgaans  één , 
somwijlen  twee  en  drie  tegenpausen  over.  —  In  1121  was 
het  met  de  reguiieren  in  de  abdij  van  Middeibnrg  zôô  erg 
gesteld ,  dat  zij ,  om  him  zedeloos  leven ,  door  den  Utrecht- 
schen  bisschop  Godebald  uit  hmi  klooster  verdreven  en 
door  Prémonstratenzen  uit  het  door  Norbert  pas  gestichte 
klooster  van  Antwerpenvervangen  werden.  De  kanoniken  in 
't  algemeen  waren  aldra  zoo  verbasterd  ,  dat  paus  Nicolaas 
II  genoodzaakt  was  hen  te  hervormen  ;  toch  bleven  er  ne- 
vens  de  régulière  kanonilœn  séculière  bestaan,  die 
zich  meer  vrijheden  veroorloofden  ^.  —  Het  leven  van  den 


'  p.  Merula  ,  Tijdt-Tliresoor  ,  toi.  714  ,  71.').  Zic  vcnitT  geluigenissen  omlivnt  licl 
weeldeiig  enzondig  leven  der  bissclioppen  en  andere  geestelijken,  gestaafd  door  gelijktijdige 
gescliiedschrijvers,  op  de  jaren  IIUO,  1103,  1105,  1107,  1108  enz.  De  historié  dezer 
tijden  vloeit  er  van  over. 

-  MfcUTENS  en  TOKFs,  a.  w.  ,  I  ,  bl.  231  ,  232. 

'■  ï.  a    p.  ,  bl.  243,  en  eldeis. 


—  413  — 

heiligen  Norbert  zelf  is  het  sprekendste  bewijs  voor  het 
yerregaande  zedebederf  van  de  mannen  derkerk.  Nog  zeer 
jong  zijnde ,  werd  hij  reeds  met  eene  kanoniksdij  te  Xanten 
])ij  Kleef,  waarhij  geboreii  was,  begiftigd.  Aaii  de  geeste- 
lijke  plichten ,  hem  daardoor  opgelegd  ,  bekreimde  hij  zich 
in  't  geheel  niet.  Het  weelderig  leven  der  kanoniken  te 
Xanten  was  dan  ook  weinig  in  staat  om  liem  te  leiden  tôt 
ingetogenheid.  Integendeel ,  doorgaans  afwezig  ôf  aan  het 
hof  van  bisschop  Frederik  te  Keulen  ôf  aan  dat  van  keizer 
Hendrik,  leidde  hij  een  geheel  wereldsch  en  bandeloos 
leven.  Hij  dacht  niet  aan  zijn  geestelijk  belang,  maar  vol 
van  eerzucht  en  eigenliefde ,  was  er  geen  vermaak ,  dat 
hij  zich  weigerde  en  volgde  hij  blindelings  de  inspraak 
zijner  lusten  en  driften  ^  Toen  hij  later  van  zijn  zondig 
leven  had  afstand  gedaan ,  poogde  hij  ook  de  andere  ka- 
noniken terug  te  brengen  van  hunne  ongeregeldheden.  Hij 
poogde  dat  vooreerst  bij  zijne  medebroeders ,  de  kanoniken 
van  Xanten  ;  doch  't  had  weinig  uitwerking.  Later ,  in 
1119,  trachtte  hij  mede  onder  de  kanoniken  van  Laon 
hervorming  tôt  stand  te  brengen  ;  doch  ook  daar  leden 
zijne  pogingen  schipbreuk  op  den  onwil  der  geestelijken.  — 
Maar  vooral  ook  te  Antwerpen  zag  het  er  met  de  geeste- 
lijken droevig  uit.  Van  de  kanoniken  aldaar,  ofschoon  er 
van  hunne  zedeloosheid  geene  historische  bewijzen  zijn , 
hebben  wij  echter  ook  geen  reden  om  ons  schoone  voor- 
stellingen  te  maken.  Doch  van  den  Antwerpschen  parochie- 
priester  worden  ons  hoogst  ongunstige  berichten  medege- 
deeld.  Wij  moeten  daarop  meer  aandachtig  den  blik  slaan , 
omdat  het  als  bepaalde  oorzaak  wordt  opgegeven  ,  waarom 
Tanchelijns  leer  te  Antwerpen  zoo  voorspoedig  wortelen 
schoot. 

«  Antwerpen,  »  zoo  zegt  de  levensbeschrijving  van  den 

'    DiKi'.cxsFA's,  a.  w,  ,  li,    109;  Meutens  en  Torfs,  a.  w, ,  hl.  218;  en  elders. 


—  413  — 

hoiligeii  Xurljcrl ,  «  vviis  lueii  en  is  een'  zeor  iiiinu'  vji 
bevolkte  stacl,  waariii  slechts  één  pries  ter  was  ,  die  de 
zielszorg  had  over  al  het  daar  wonende  volk.  Doch  hij 
kon  het  niet  wegens  de  groote  bevolking  en  zijne  door- 
gaande  acliteloosheid.  Ook  sloeg  men  dâârom  geen  geloof 
aan  hem ,  omdat  hij  zijne  nicht  in  den  derden  graad  als 
ten  huwelijk  genomen  had  en  met  haar  in  vleeschelijke 
gemeenschap  openbaar  en  schandelijk  leefde.  Om  deze 
reden  verviel  het  volk ,  als  eene  kudde  zonder  herder  ,  in 
vêle  dwalingen.  Van  waar  het  kwam,  dat  zeker  ketter, 
met  name  Tanchelijn ,  aldaar  komende ,  in  dat  volk 
de  plaats  voor  zijne  verleiding  vond  »  ^  Wij  behoeven  er 
niet  verder  over  uit  te  weiden.  De  verwaarloozing  van  zijn' 
heilige  bediening ,  de  ontucht  en  bloedschande  ,  waarin 
deze  priester  leefde  ,  gaven  er  aanleiding  toe ,  dat  hij  al 
zijn'  zedelijken  invloed  verloor  en  dat  de  gemeente , 
schapen  zonder  herder ,  aan  dwalingen  blootstond  en  gretig 
het  oor  leende  aan  de  vurige  taal  van  den  volksprediker. 

Voorwaar ,  op  Tanchelijns  eeuw  is  toepasselijk  wat  de 
kardinaal  Petrus  Caputius,  pauselijk  legaat  in  Duitschland , 
ruim  honderd  jaren  later,  onder  dagteekening  van  18 
Februari  1248 ,  schreef  aan  de  geestelijken  der  Utrechtsche 
diocèse  :  't  was  hem  ter  oore  gekomen ,  «  quod  nonnulli, 
carnis  lubricum  non  vitantes ,  detinere  focarias  publiée 
non  verentur  et  alla  plura  committunt  enormia,  quœ 
divines  offendunt  oculos  majestatis  et  sunt  aliis  proditionis 
exemplum  »  ^. 

't  Was  niet  omdat  wij  daarin  zeker  genoegen  scliepten, 
dat  door  ons  op  het  verregaand  zedebederf  der  geestelijkheid 


'  Hieraan  sluit  zich  aan  wat  wij   verder  in   het  Lei'en   van    Norbert    aangaande 
Tanchelijn  lezen.  Zie  boven  ,  in  de  inleiding. 

-  Van  MiERis,  Grool  churlerbodi ,  d.  I  ,  bl.  247. 


—  414  — 

iii  Tauciielijiis  dageii  werd  opmerkzucUii  geniuakl.  H  Was 
evenmin  om  ceii'  smet  te  werpen  op  de  godsdienst  zelve, 
dal  wij  (le  oiiverbiddelijke  stem  der  historié  lieten  hooren. 
Wij  weten  te  wèl ,  dat  men  de  godsdienst  niet  beoordeeleii 
moet  iiaar  liet  zedeloos  leven  van  hare  bedienaars.  Doch 
alzoo  redeneert  vaak  niet  het  gros  des  volks.  De  menigte 
wordt  afkeerig  van  hare  leidslieden,   indien  zij  de  gods- 
dienst, die  zij  prediken  moeten  ,  zelven  niet  beleven.  Hun 
zedelijk  overwiclit  gaat  gelieel  verloren.  Wordt  de  gemeente 
door  hare  voorgangers  verwaarloosd ,   leven  deze  alleen 
voor    zichzelven,    niet    voor    de    kudde     die   aan  hunne 
zorgen  is  toevertrouwd  ,   dan  begint  zij  gering  te  deiiken 
over  de  godsdienst,  die  zoo  slechte  bedienaars  heeft  ;  zij 
begint  beide  laag  te  scliatten  en  zij  staat  weldra  voor  allerlei 
afdwahngen  bloot.  Straks  kiistert  zij  met  opene  ooren  — 
want  godsdienst  is  het  wezen  van  den  mensch  —   naar 
anderen ,     die    liaar    gemakkeUjk    nog    meer    van    liare 
ontaarde  leidslieden  verwijderen  en  den  toon  der  welspre- 
kendheid  weten  aan  te  slaan,  waardoor  aan  hare  zedelijke 
behoeften  voldoening  wordt  geschonken.  Zoo  ging  het  in 
Tanchelijns  dagen.  De  diep  gezonkene  priesterstand  over 
het  algemeen  —  al  waren  er  ook  lofwaardige  priesters  — 
het  schandelijk  en  ergerlijk  gedrag  van  den  Antwerpschen 
parochiepriester  in  't  bijzonder  was  oorzaak ,  dat  het  volk 
los  werd  van  zijne  herders  en  hun'  godsdienst  en   oor  en 
liart  opende  voor  Tanchelijns  prediking. 

En  beschouwen  wij  nu  dat  volk  zelf ,  wij  zullen  zien  , 
dat  de  toestand,  waarin  het  verkeerde,  het  voor  Tanche- 
lijns pogingen  gereedelijk  vatbaar  maakte.  De  brief  der 
Utrechtsche  kerk  aan  den  aartsbisschop  van  Keiden  noemt 
degenen,  onder  wie  Tanchelijn  aan  de  zeekusten  zijne 
leer  begon  te  versprciden,  «  een  ruw  en  zwakgeloovig  volk.  )> 


—  415  — 

En  zoo  kuniieii  in  't  algemeen  de  iiiwoiiers  vau  Nederlaiid 
in  de  elfde  en  twaalfde  eeuw  gekarakteriseerd  worden. 
Onbeschaafdheid  ging  gepaard  met  de  diepste  onkunde.  a  De 
meeste  leeken,  »  zoo  wordt  de  toenmalige  zedelijke  toe- 
stand  des  volks  ergens  '  naar  waarheid  geschilderd,  «  hadden 
geene  boeken  en  konden  noch  lezen  noch  schrijven.  Indien 
de  heeren  al  eenige  oude  boeken  onder  hun  huisraad 
hadden ,  zij  konden  er  geen  gebruik  van  maken ,  daar  ze 
in  't  Latijn  geschreven  en  voor  hen  onverstaanbaar  waren. 
De  kerkdienst  en  de  lezing  der  heilige  schrift  geschiedde 
almede  in  't  Latijn ,  doch  zelden  volgde  er  eene  uitlegging 
op.  De  lage  volksklassen  waren  te  dien  aanzien  niet  veel 
beter  onderricht  dan  de  adel.  En  dusdanig  werd  het  onderwijs 
verwaarloosd ,  dat  sommige  kerkvergaderingen  uitdrukke- 
lijk  hebben  moeten  gebieden  om  ten  minste  de  hoofd- 
punten  des  geloofs  ,  of  gelijk  wij  nu  zouden  zeggen ,  den 
catechismus  aan  de  leeken  in  de  volkstaal  uit  te  leggen. 
Het  is  tôt  die  tijden  van  dikke  duisternissen ,  dat  is  sedert 
de  elfde  eeuw ,  dat  men  moet  brengen  die  vreemdluidende 
legenden  en  vêle  valsche  daden  van  martelaars  en  hei- 
ligen,  door  eene  kwalijk  beradene  godsvrucht  verzonnen 
om  het  volk  tôt  hunne  feesten  te  lokken  ,  waarbij  het 
komt,dat  de  vermaardste  heiligen  doorgaans  diegene  zijn, 
wier  geschiedenissen  het  meestzijn  vervalscht  ge worden.  » 
Over  't  algemeen  i<:an  men  zeggen ,  dat  eerst  na  Jacob  van 
Maerlant,  den  verdienstelijken  volksschrijver ,  die  een' 
aanvang  gemaakt  heeft  met  de  onderwerpen  der  weten- 
schap  in  de  volkstaal  populair  te  behandelen,  derhalve  na 
de  dertiende  eeuw ,  de  zware  dampen  der  onkunde  zijn 
begonnen  op  te  trekken  en  de  zon  der  verhcliting  krachtig 

'  Mertens  en  ToBFS,  a.  w. ,  1)1.  230,   231.  Wij  hebben  ons  hier  veioorloofd  de 
spelling  naar  de  tegenwuoidige  regels  aan  te  geven. 


—  416  — 

is  gaan  doorbrekeii.  Ttinchelijns  euiiw  is  de  eeiuv  van 
iiachtelijko  doiikei'heid.  Wij  behoeven  niet  vêle  woorden 
te  l)ezigen  om  te  doen  gevoelen,  hoe  gemakkelijk  het  den 
welsprekeiiden  volksredenaar  moet  gevallenzijneeneonkun- 
dige  menigte  te  bewerken  en  van  hoe  grooten  invloed  de 
onontwikkelde  toestand  des  volks  was  om  eene  scbare  van 
aanhangers  aan  hem  te  verbinden. 

.Maar  vooral  mogen  wij  niet  vergeten ,  dat  zich  in  Tan- 
chelijns  dagen  hier  en  daar  verschijnselen  op  gods- 
dienstig  gebied  vertoonden,  waarmeê  zijne  leerstellingen 
schijnen  in  verband  te  hebben  gestaan  en  die  konden  meè- 
werken  om  zijne  leer  opgangte  doenmaken.  In  Duitschland 
en  Frankrijk  waren  reeds  vroeger  ontstaan  de  Katharen , 
eene  secte ,  die  in  meer  dan  één  opzicht  van  de  orthodoxe 
kerk  afweek  en  waarin  de  denkbeeldenderaloude  Manichéen 
zich  hadden  voortgeplant.  Vlaanderen  ook  was  te  dezen 
tijde  het  tooneel  van  kettersche  bewegingen ,  die  min  of 
meer  met  deze  Katharen  in  gemeenschap  stonden.  De 
omstandigheden  en  de  geestesstemming  in  deze  provincie 
begunstigden  de  pogingen  van  tegenstand  tegen  de  geeste- 
lijkheid.  Een'  levendige  vrijheidzucht  bezielde  de  door  hun' 
koophandel  en  nijverheid  verrijkte  Vlamingen.  De  burgers 
in  de  steden  hadden  weinig  eerbied  voor  de  bisschoppen , 
die  nevens  hun  geestelijk  gezag  eene  wereldsche  macht 
oefenden,  waaraan  men  sleclits  met  weèrzin  zich  onder- 
wierp.  De  inwoneis  van  Kamerijk  stonden  herliaaide  malcn 
in  de  elfde  eeuw  tegen  hunne  Ijisschoppen  op  en  verjoegen 
de  kanoniken  en  klerken  om  zich  te  verheffen  tôt  eene  vrije 
gemeente.  De  heeren  waren  weinig  méér  gehecht  aan  de 
geestelijkheid ,  wier  macht  en  rijkdommen  liun'  naijvei' 
opwekten.  Robert  de  Pries  werd  onderscheidene  malen 
in  den  ban  gedaan  om  de  gewelddadigheden ,  die  hij  beging 


—  417  — 

tugeii  de  Ijisschoppeii  en  de  kerkeii.  OnisU'eeks  J07G  pi'edik- 
te  zeker  aartsdiaken ,  met  name  Hubert  ,  ketterijeii  in 
Vlaanderen,  men  weet  niet  welke.  Toen  in  dat  zelfde  jaar 
paus  Gregorius  Vil  graaf  Robert  vermaand  had  om  de  pries- 
ters,  die  zich  aan  simonie  hadden  scliuldig  gemaakt,  niet 
meer  te  dulden  en  van  hunne  bediening  te  ontzetten,  meende 
een  man  van  Kamerijk  het  recht  te  liebben  om  te  verkon- 
digen,  dat  deze  pries ters  onwaardig  waren  de  sacramenten 
te  bedienen  ;  het  volk ,  door  de  geestelijkheid  aangestookt , 
Nvierp  hem  in  de  vlammen.  Verontwaardigd  over  deze 
(.(  goddelooze  wreedheid,  »  beval  de  paus  den  bisschop  van 
Parijs  de  daders  na  te  sporen  en  met  den  banvloek  te 
treffen.  Dit  ailes  droeg  er  toe  bij  om  de  begrippen  en  het 
getal  der  Katharen,  die  in  het  land  aanwezig  waren,  te 
versterken.  't  Is  waarschijnlijk ,  dat  de  Kamerijksche 
bisschop  Odo  deze  ketterij  bedoelde,  toen  hij,  in  zijn 
traktaat  over  de  erfzonde,  de  «Manichéen»  weêrlegde, 
die  leerden,  dat  het  kwaad  een  reëel  bestaan  Jieeft  en  dat 
de  stof  ijedorven  is  ^  —  Daarenboven  was  ongeveer  in 
1104,  1105  of  1106  Petrus  van  Bruis,  een  voormahg 
priester,  in  Guienne ,  Provence  en  Languedoc  opgestaan 
en  had  zich  een  groot  aantal  aanhangers  verworven.  nij 
verwier)»  den  kinderdoop  als  eene  zaak,  die  alleen  het 
hchaam  reinigt ,  en  voerde  een  '  wederdoop  in  voor  hen , 
die  als  kinderen  gedoopt  waren.  Hij  achtte  het  bouwen  van 
kerken  noodeloos,  daar  Godom  de  gebeden  aan  te  nemen 
aan  geene  plaats  verbonden  is.  Hij  veroordeelde  de  kruis- 
teekenen  en  verklaarde  ze ,  als  afbeelding  van  watChristus 
zoo    vreeselijk    had    doen     lijden,    der    aanbidding    en 


'  Veig.  C.  ScHMiLiT,  Histoire  et  dorJrine  de  la  secte  des  Cnt/iaies  oi/  Mhiiieois 
(Paris,  1849),  loin.  I ,  |i.  io-4."),  waar  voor  al  licl  Iwvenslaande  grloofwaaiitigf  luonnen 
gecileorit  woiitun. 


—  418  — 

vereei'iiig  uiivvuaidig.  llij  leerde ,  dat  iiiet  het  lichaam  en 
bloed  des  Heeren,  maar  alleeii  de  teekenen  er  van,  in  het 
heilige  avond'naal  gebriiikt  werdon.  Eindelijk  meende  hij , 
dat  de  offeranden,  gebeden  en  goede  werken  der  levenden 
aan  de  dooden  niet  het  minste  nut  verleeiiden.  Nagenoeg 
twintig  jaarkmg  predikte  hij  deze  leerstelUngenonder  grooten 
toeloop ,  totdat  hij ,  ongeveer  in  1124 ,  door  het  volk ,  dat 
waarschijnhjk  door  de  geesteUjken  was  opgeruid,  te  St  Gilles 
gegrepen  en  verbrand  werd.  Hendrik,  vroeger  monnik  te 
Glugny ,  reeds  in  zijn  leven  zijn  geestverwant ,  verkon- 
digde  nog  vierentwintig  jaren  na  zijn'  dood  (1116  tôt  1148) 
gevoelens  ,  aan  de  zijne  gelijk,  en  voegde  ernieuwe  pimten 
bij.  Naar  dezen  Hendrik  werden  de  Ilenricianen,  zijne 
volgehngen,  genaamd.  In  1147  zond  de  paus  twee  mannen, 
onder  wie  de  beroemde  Bernbard  van  Glairvaux,  tegen 
hem  uit.  Hij  werd  gevangen  genomen  en  den  bisschop  van 
Toulouse  overgegeven  en  schijnt  reeds  in  1148  in  den 
kerker  bezweken  te  zijn  \ 

Al  deze  bewegingen  beroerden  in  Tanchelijns  tijd  de 
geesten.  Wij  zagen  ze  plaats  grijpen  ook  in  het  bisdom  van 
Kamerijk  ,  en  Petrus  van  Bruis  was  Tanchelijns  tijdgenoot. 
Is  het  ongerijmd  te  stellen,  dat  de  beweging,  die  de  Ant- 
werpsche  volksprediker  maakte,  er  mede  in  verband  stond  ? 
Wordt  dit  niet  te  waarschijnlijker  ,  wanneer  wij  in  diens 
leerstellingen  eene  onmiskenbare  analogie  met  de  gevoelens 
dezer  heterodoxen ,  vooral  van  Petrus  van  Bruis ,  opmer- 
ken  ?  Wij  gelooven  veilig  te  mogen  aannemen ,  dat  de 
levendigheid,  die  op  het  gebied  des  geestes  en  der  gods- 
dienst  in  Tanchehjns  tijd  ontwaakt  was ,  voor  hem  den 
weg  heeft  gebaand.  Wij  gelooven ,  dat  hij  in  zijne  predi- 


'  Zie  ovei-  P.   v;iii  Bruis  en  Hendrik,  onder  anderen,  J.  L.  MosHEiM ,  Hist.  eccles. 
(Heiinslad  ,  \15o)  ,  |iag.  484  ,  485. 


—  419  — 

kiug  verlerlei  puuleii  vau  aaiiraking  vuiid  in  de  opgewekte 
gaesteii  zijner  hoorders.  Hat  volk ,  lioe  wete.uscliap|)elijk 
onkiindig  ook,  blaakte  van  vrijheidzucht  en  voelde  zich 
aangekant  tegen  de  geestelijkheid  met  liaar'  reuzenmacht, 
haar  prachtvertoon  en  haar  wereldscli  leven.  Van  aile 
kanten  wakker  geschud ,  opende  het  met  graagte  de  ooren 
voor  eene  leer  ,  die  zoo  wonderwèl  strookte  met  zijne 
sympathiën.  Evenals  Tanchelijn  zeli"  een  product  zijner 
eeuw  was  ,  evenzeer  laat  zicli  zoowel  zijne  leer  als  de 
opgang,  dien  zij  maakte,  uit  zijn'  veel  bewogen  lijd  verklaren. 


ÏI. 


TcmclieUjns  leerstellingeit. 

En  waL  leei'de  dan  lui  toch  deze  Tanchelijn  V  Wij  gaan 
daarop  aandaclitig  letten  en  wenden  daartoe  het  oog  naar 
de  alonde  bronnen  ,  waaruit  wij  zijne  gevoelens  in  staat 
zijn  te  leeren  kennen.  Zijne  onderscheidene  stelhngen  wil- 
len  wij  ons  één  voor  één,  punt  voor  punt,  achtereenvolgens 
ter  beschouwing  nemen. 

1.  Up  den  voorgrond  wordt  gesleld ,  dat  hij  leerde ,  dat 
de  paus  ,  de  bisschoppen  ,  de  aartsbisschoppen ,  de  piies- 
ters  ol"  kierken  niets  waren.  Deze  getuigenis  van  den 
Utrechtschen  brief  wordt  in  de  levensbeschrijving  van  den 
heiligen  Norbert  aldns  nitgedrukt  :  hij  ging  zôôverre,  dat 
hij  de  gelioorzaamlieid  aan  de  bisschoppen  en  priesters 
voor  niets    verklaarde. 

Men  ziet,  dat  aan  deze  beschuldiging  bijzonder  gewicht 
wordt  gehecht.  Zij  staat  voorop  in  beide  bronnen.  «  Zôôverre 
ging  hij  ,  »  zegt  de  laatste  ,  als  wierd  liier  het  top]>nnt 
vermeld    van   al    zijne    gruwelen.    Beide    J)ronnen    geven 


—  420  — 

volmiuikt  lieLzeU'de  o[),  dat  Tanche iijii,  de  geestelijkeii  iiiets 
achteiide,  de  gehoorzaamheid  aaii  het  kerkelijk  gezag 
vervviej'p.  Hij  Jjetoonde  zieh  dus  hierdoor  in  de  eerste 
pkiats  een'  tegenstander  der  geestelijkheid ,  maar  maakte 
even  daardoor  de  banden  los,  die  de  geloovigen  verbonden 
aan  de  kerk  en  riep  eene  van  de  kerk  afgescheidene  secte 
in  het  leven.  Dit  moest  wel,  wilde  liij  den  weg  elïenen  voor 
zijne  anti-Roomsche  stelUngen.  Door  deze  steUingen  aan 
te  nemen  verkkiarde  men  zich  zelf  van  het  cjeza"  der  kerk 
ontskigen.  't  Moest  dus  op  den  voorgrond  staan  ,  dat  aan 
de  geestelijken ,  aan  de  kerk  aile  gezag  ontkend  werd. 

2.  llij  beweerde,  dat  alleen  bij  zich  en  de  zijnen  de 
kerk  was.  Hij  poogde  de  kerk ,  die  Clnistus  van  den 
Vader ,  de  volken,  die  Hij  tôt  Zijn  erfdeel,  en  de  einden 
der  aarde,  die  Hij  tôt  Zijn'  bezitting  ontvangen  liad,  alleen 
tôt  de  Tanchelinisten  saàm  te  trekken  '. 

Dit  staat  in  verband  met  het  voorgaande.  Indien  den 
geestelijken  geene  gehoorzaamheid  moest  bewezen  worden, 
indien  daarmeè  het  volk  van  de  kerk  afgetrokken  en  deze 
kerk  zelve  alzoo  veroordeeld  werd ,  dan  moest  daaruit 
volgen,  dat  de  ware  kerk  bij  de  aanhangers  van  Tanchelijn 
te  vinden  was.  Wie  eene  kerk  verlaat  om  zich  aan  een 
ander  genootschap  aan  te  sluiten  ,  die  meent  natuurlijk  , 
dat  hij  alzoo  rechthandelt  enslechts  de  stem  der  waarheid 
volai.  Hadden  de  Tanchelinisten  niet  £feloofd  ,  dat  hunne 
vereeniging  goed  en  op  ware  grondslagen  gebouwd  was  , 
zij  hadden  de  Roomsche  kerk  niet  vaarwel  gezegd  om  zich 
te  scharen  onder  't  vaandel  dier  secte ,  waarbij  zij  zich 
overtuigd  hielden  dat  de  waarheid  haar'  woonplaats  had 
gesticht.  De  aanhangers  van  Tanchelijn  zijn  ten  deze  inder- 

'   ikM  (1er  Utiechtsclie  kerk. 


—  42i  — 

daad  niet  onderscheiden  van  aile  andere  godsdienstige 
gezindten,  die  den  schoot  der  kerk  uittreden.  ledere  secte 
gelooft  het  recht  aan  zich  te  hebben  en  op  de  rots  dor 
waarhoid  gegrondvest  te  zijn  :  anders  schept  zij  zicli  niet 
en  veiiaat  niet  het  bestaande. 

3.  Hij  verklaarde  ,  dat  de  kerken  van  God  plaatsen  der 
ontucht  waren  '. 

Ongetwijfeld  had  Tanchelijn  hierbij  het  bedorven  leven 
der  geestelijkheid  voor  de  aandacht.  Indien  wij  ons  herin- 
neren  wat  wij  boven  daarvan  gezegd  hebben  ,  dan  zal  ons 
deze  uitspraak  zeer  verklaarbaar  voorkomen. 

4.  Volgens  hem  was  iietgeen  door  de  dienst  der  priesters 
in  het  avondmaal  des  Heeren  werd  uitgewerkt  niets  "'. 

Bedriegen  wij  ons  niet,  dan  bUjkt  ons  uit  deze  woorden, 
dat  Tanchelijn  de  transsubstantiatie  ontkende.  De  zegen- 
spraak  des  priesters  in  de  bediening  des  heiligen  nacht- 
maals  bracht  niets  te  weeg,  derhalve  niet,  dat  de  avond- 
maalsteekenen  veranderd  werden  in  het  liehaani  en  bloed 
des  Heeren.  Tanchelijn  stemde  dns  ten  dezen  geheel 
overeen  met  Petriis  van  Bruis  ,  gelijk  ook  zijn  gevoelen 
over  de  kerken  veel  had  van  dat  van  zijn'  -Franschen 
tijdgenoot.  Hierbij  moet  men  niet  vergeten,  dat  omstreeks 
zestig  jaar  vroeger,  in  1049,  de  diaken  Berengarius,  tegen 
het  schier  algemeen  geworden  gevoelen  in  de  Roomsche 
kerk ,  mede  de  transsubstantiatie  geloochend  had  ^  en  dat 
dit  gevoelen  ook  thans  nog  wel  vêle  aanhangers  zal  gevon- 
den  hebben.  Eerst  in  1215,  op 'tvierde  concilie  te  Lateraan, 
werd  de  leer  dev  transsubstantiatie  als  cen  geloofspunt  der 
Roomsche  kerk  vastgesteld. 

'   «  Lupanaria,  »  honicek'n  :  lirief  van  Utrcclit. 

-  13tifl'  van  Utitit'lit. 

^  Zie  0.  a.  Mervi.a  ,  a.  w.,  lui.  G71) ,  080, 


—  422  — 

5.  Dingeii ,  die  bevlekt  zijn  ^  zoo  leerde  Tanchelijii 
verder  ,  zijn  geene  sacramenteii  te  noemen  ;  uit  de  ver- 
diensten  en  de  heiligheid  der  bedienaars  ontvangen  de 
sacramenten  hunne  kracht  ^. 

Hieruit  mag  niet  besloten  worden,  dat  hij  de  sacramen- 
ten zelve  misprees.  Hij  ontkende  alleen  ,  dat  zaken  ,  die 
door  zoo  bedorven  personen  als  de  priesters  waren  werden 
bediend  ,  die  zoo  «  bevlekt  »  waren  ,  sacramenten  moeten 
genoemd  worden.  Hij  stelde  ,  dat  de  sacramenten  eerst 
sacramenten  werden,  dat  zij  eerst  hunne  kracht  erlangden 
door  liet  heiUg  leven  van  lien,  die  ze  uitreikten.  En  zeker, 
wie  het  heilige  ontvangtnit  onheilige,  onreine,  bezoedelde 
handen  ,  wie  den  persoon  kent  ,  die  hem  het  gewijde 
aanbiedt ,  in  al  diens  bedorvenheid  ,  die  ergert  zich  over 
de  huichelachtige  honding,  over  het  koude,  onverschillige, 
indriikkelooze  desgenen  ,  die  het  heiligste  behandelen  kan 
zonder  dat  het  hemzelven  eenigszins  treft  ;  op  dien  heeft 
de  heilige  handeling  niet  den  minsten  indruk  :  zij  wordt 
liem  eene  onheilige  handeling  ,  waarvan  hij  een  afschuw 
heeft.  Wie  de  godsdienst  bedient  behoort  haar  door  zijn 
eigen  leven  aan  te  prijzen,  zal  hij  de  menschen  met  eerbied 
voor  de  godsdienst  vervullen  en  gewenschte  vrucht  voort- 
brengen  ,  zal  hij  integendeel  niet  in  de  mensschen  afkeer 
verwekken  voor  eene  zaak,  die  schoonklinkende  woorden 
en  heilige  Viandelingen  met  een  hoogst  onzuiver  en  onheilig 
leven  schijnt  saàm  te  paren.  Wij  behoeven  daarom  niet 
volkomene  smetteloosheid  in  de  bedienaars  der  godsdienst 
te  eischen  :  ook  zij  jilijven  menschen.  Maar  bon  gedrag 
mag  geene  bespotting  zijn  van  wat  zij  anderen  voorhou- 
den  :  't  behoort  integendeel  daarop   het  zegel  te  di'ukken 


'   «   Pollutioncs.  » 
-  rtrt'clitî^clie  hrifl'. 


I 


—  423  — 

en  daarvan  eene  aanbeveling  te  wezen.  De  uitspraak  van 
Augustinus ,  waarop  de  Utrechtsche  briefschrijvers  zich 
beroepen ,  is  dan  ook  te  sterk  :  «  Gods  gaven  komen  tôt 
hen ,  die  ze  met  gelool'  ontvangen ,  al  ware  hij ,  door  wien 
men  ze  ontvangt ,  zoodanig  als  Judas  was.  »  Wij  knnnen 
ons  zeer  goed  voorstellen,  dat  de  sacramenten  in  't  oog 
van  iemand  aile  waarde  en  kracht  verliezen  ,  wanneer  zij 
door  zedelooze  personen  bediend  worden.  Wij  kunnen  ons 
zeer  goed  begrijpen ,  dat  een  Tanchelijn  ze ,  wegens  die 
zedeloosheid  hunner  bedienaars ,  weigerde  als  sacramenten 
aan  te  merken ,  ze  geen  sacramenten  wilde  genoemd  heb- 
ben. 

Doch  wij  willen  hierbij  de  opmerkzaamheid  onzer  lezers 
vestigen  op  twee  dingen;  twee  dingen,  die  wij  niet  vergeten 
mogen  ,  omdat  zij  ons  later  nog  zuUen  te  stade  komen  :  voor- 
eerst ,  dat  niet  gezegd  wordt ,  dat  Tanchelijn  de  sacramenten 
zelve  verwierp  ,  en  ten  andere,  dat  heiliglieid  des  levons  in 
zijne  schatting  onmisbaar  was  en  de  grootste  waarde  had. 


6.  Hiermede  staat  in  verband  wat  wij  lezen  in  de  levens- 
beschrijving  van  den  lieiligen  Norbert ,  dat  hij  ontkende , 
dat  het  ontvangen  van  het  heilig  hchaam  en  bloed  van 
onzen  Heer  Jezus  Ghristus  tôt  de  eeuwige  zaligheid  voor- 
deelig  was. 

Waarschijnlijk  is  dit  eene  verergerde  voorstelling  van 
het  voorgaande  punt,  gelijk  in  gemelde  levensbeschrijving 
over  't  algemeen  de  beschuldigingen  tegen  Tanchelijn  in 
zwarter  kleuren  dan  in  den  Utreclitschen  brief  worden 
opgegeven  :  «  fama  eundo  crevit.  »  't  Kan  wellicht  ver- 
klaard  worden  uit  zijn  begrip  omtrent  de  transsubslantiatie  , 
zooals  we  dat  boven  (punt  4)  beschouwdhebben.  Of  'tkan 
misschienbeteekenen  ,  dat  het  ontvangen  van  het  sacrament 


—  424  — 

uit  de  handeii  van  oiiheilige  en  zedelooze  bcdienaars 
tôt  de  zaliglieid  niet  l)evorderlijk ,  van  geene  kracht  is. 

Nog  kan  liiermede  in  verband  hebben  gestaan  wat 
Meyerus  opgeeft ,  namelijk  ,  dat  Tanchelijn  leerde  het  heilig 
lichaara  des  Heeren,  op  het  Paaschfeest  genomen,  uit  te 
spuwen.  Was  men  stolTelijk  genoodzaakt  op  het  Paaschfeest 
ter  communie  te  gaan,  dan  was  het  in  ieder  geval  beter 
de  ontvangene  hostie  uit  den  mond  te  doen  dan  door  die 
in  te  sUkken  gemeenschap  te  nemen  aan  eene  zaak,  die 
niets  beteekende ,  die  geene  waarde  of  kracht  bezat. 
Overigens,  zegtde  brief  aan  den  Keulschen  aartsbisschop, 
maande  Tanchelijn  liet  volk  af  van  het  nemen  des  sacraments 
van  het  hcliaam  en  bloed  des  Heereru 

Intussclien  is  het  verklaarbaar  uit  de  drie  laatst  aange- 
voerde  punten,  lioe  de  Utreclitsche  Ijrief  en  de  levensbe- 
schrijving  van  den  heihgen  Norbert,  op  hun  standpunt,  van 
Tanchelijn  konden  zeggen,  dat  hij  zich  verstout  had  tegen 
de  sacramenten  der  kerk  ketterij  te  zaaien  en  dat  hij  was 
een  vijand  van  Clod  en  al  Zijne  sacramenten. 

7.  Hij  verbood  ook  de  tienden  aan  de  dienaars  dei- 
kerk  te  geven  ^ . 

Dit  staat,  zoo  goed  als  zeker,  in  betrekking  met  de 
staatkundige  geschiedenis  dier  dagen.  Daar  wij  er  boven 
reeds  over  gesproken  en  het  in  't  licht  gesteld  hebben , 
mogen  wij  het  hier  stilzwijgend  voorbijgaan. 

8.  Ilij  noemde  zicli  God ,  verzekerende ,  dat ,  indien 
Christus  dâârom  God  is  omdat  Hij  den  heiligen  Geest  bezat, 
hij  niet  minder  en  desgeiijks  God  kon  genoemd  worden, 
dewijl  hij  de  volheid  des  heiligen  Geestes  ontvangen  had  2. 

'  Utrechtsclie  itrief. 
-  Utrechtsclie  hriel'. 


—  425  — 

Wanneer  wij  aandachtig  op  deze  uitspraak  letten ,  dan 
zegt  zij  ons  duidelijk ,  dat  Tanchelijn  zich  als  met  den 
lieiligen  Geest  vervuld  verklaarde  ,  maar  niet ,  dat  Christus 
dâârom  God  is ,  omdat  Hij  den  heiligen  Geest  had.  Hij  kan 
om  andere,  veel  gewichtiger  redenen  God  zijn  :  Tanchelijn 
laat  dit  onaangeroerd .  Maar  indien,  zegt  hij  ,  indien  Hij 
dâârom  God  is ,  omdat  Hij  den  heiligen  Geest  bezat , 
gelijk  dit  misscliien  hier  of  daar  beweerd  werd  ,  dan  was 
Tanchelijn  ôôk  God  ,  omdat  hij  ôôk  vol  des  heiligen  Geestes 
was.  Wellicht  heeft  hij  juist  dit  gezegde  aangevoerd  om  de 
ongerijmdheid  aan  te  toonen  van  het  argument  voor  de 
godheid  van  Christus  ,  genomen  uit  Zijn  vervuld  zijn  met 
den  heiligen  Geest.  Dan  toch  waren  er  zoovele  goden  als 
er  menschen  met  den  heiligen  Geest  vervuld  zijn,  en 
Tanchelijn  zal  toch  wel  zichzelven  niet  alléén  als  zoodanig 
hebben  aangemerkt.  't  Is  zeer  te  bejammeren,  dat  wij  niet 
nog  ééne  uitspraak  hebben ,  waaruit  wij  Tanchelijns  ge- 
voelen  omirent  Christus  kunnen  opmaken.  Nu  wij  die  niet 
hebben ,  nu  kunnen  wij  uit  de  bovenstaande  evenmin  zij  ne 
orthodoxie  bevestigen  als  zijne  hetorodoxie  afleiden.  Dit 
alleen  blijkt  er  ons  uit,  dat  hij  zich  vol  des  heiligen 
Geestes  achtte ,  en  wij  moeten  erkennen ,  dat  daarmeê 
eene  groote.  mate  van  hoogmoed  kan  gepaard  zijn  geweest. 
Doch  als  onze  bron  verzekert  :  «  hij  noemde  zich  God  » 
en  daarvoor  geen  anderen  grond  opgeeft  dan  dat  hij 
beweerde,  dat,  zôô  Christus  God  was  omdat  Hij  den  heihgen 
Geest  had,  hij,  Tanchelijn,  dan  mede  om  die  reden 
God  mocht  heeten,  dan  betwijfelen  wij  die  verzekering 
wel  eenigermate,  althans  wij  nemen  het  begrip  «  God  » 
met  groote  beperking  aan.  Uit  niets  kan  bewezen  worden, 
dat  Tanchelijn  zich  absoluut  God  noemde  ;  en  als  hij  't 
in  geen  anderen  zin  gedaan  heeft  dan  gelijk  ons  wordt 
medegedeeld,   dan  zijn   er  ten  allen  tijde  veel,  zeer   veel 

XXIX  XXIII  .43 


—  426  — 

goden  op  aarde  geweest  :  want  er  waren  immers  in  aile 
eeiiwen  veel  vrome,  met  Gods  geest  bezielde  Ghristenen, 
en  ze  zijn  er  nog. 

De  getuigenis  van  Abelard  komt  met  de  evengenoemde 
eenigszins  overeen  ,  teweten,  dat  Tanchelijn  zich  als  Gods 
Zoon  liet  betitelen  en  bezingen  en  zich  een'  tempe!  bouwen 
liet.  Van  dien  tempel  hebben  wij  boven  reeds  gewag 
gemaakt.  Wat  het  andere  betreft,  wij  zien  ook  hier  eene 
«  editio  auctior.  »  Wat  eerst  God  was  in  beperkten  zin , 
dat  wordt  later,  in  Frankrijk,  Gods  Zoon.  Wat  eerst 
was  zich  God  noemen ,  w^ordt  later  zich  als  Gods  Zoon  laten 
betitelen   en  bezingen'  en  zich  een'  tempel  laten  stichten. 

't  Is  zeer  mogelijk  —  en  we  meenen  dit  als  gevolgtrekking 
uit  het  hier  gezegde  te  mogen  afleiden  —  dat  Tanchelijn 
door  hoogmoed  en  eigenwaan  verblind  was.  't  Is  zeer 
mogelijk,  dathij  een  buitengewoon  godsgezant  beweerde  te 
zijn.  't  Is  zeer  mogelijk,  dat  hij  zich  een'  profeet  noemde, 
evenals  de  oude  godsmannen  door  goddelijke  aanblazing 
gedreven,  vol  des  heiligen  Geestes,  ja  in  zooverre  gelijk 
zelfs  aan  den  Zoon  van  God  ! 


Ziedaar  Tanchelijns  leerbegrip ,  voor  zooverre  wij  het 
kennen.  Men  heeft  beweerd,  dat  daarin  ailes  ontkenning 
is  :  zijne  ketterij  wordt  door  Hagenbach  genoemd  :  «  das 
Fanatismus  der  Négation.  »  Wij  kunnen  dat  echter  niet 
onvoorwaardelijk  toegeven.  Niet  ailes  w-as  negatie.  Als  hij 
leerde,  dat  bij  zich  en  de  zijnen  alleen  de  ware  kerk  was, 
dat  uit  de  verdiensten  en  de  heiligheid  der  bedienaars  de 
sacramenten  hun'  kracht  ontvangen  en  dat  hij ,  als  vol  des 
heiligen  Geestes ,  God  kon  genoemd  worden ,  indien  het 
waar  was ,  dat  Ghristus  daarom  God  was ,  omdat  Hij  den 
heiligen  Goest  bezat ,  dan  vinden  wij  dà;irin  positive  ver- 


—  427  — 

klaringen.  Toch  willen  wij  gaarne  toegeveii,  datTanchelijn 
ineer  een  afbreker  dan  een  opbouwer  was.  Hij  ondermijnde 
het  gezag  der  geestelijkheid  en  der  kerk,  hij  schold  de 
kerken  voor  bordeelen,  hij  randde  de  sacramenten  aan  en 
hij  ontkende  het  reclit  der  geestehjken  op  de  tienden, 
zonder  dat  hij  voor  dit  ailes  iets  in  de  plaats  gaf.  Hoe  zou 
hij  ook  in  staat  geweest  zijn  iets  meer  stelligs  en  degehjks 
zijn'  volgelingen  in  te  scherpen  ?  Hij  was  een  leek  ;  hij 
was  onbekend  met  de  heiUge  schriften.  En  al  is  het  dat 
wij  aannemen  mogen ,  dat  we  zijn  leerbegrip  slechts  ge- 
deeltelijk  kennen ,  dat  het  in  de  bronnen ,  die  wij  bezitten , 
niet  volledig  opgegeven  wordt,  wij  mogen  het  veilig  dââr- 
voor  houden ,  dat ,  indien  het  ons  in  zijn'  ganschen  omvang 
bewaard  ware ,  wij  er  weinig  meer  positiefs  in  ontmoeten 
zouden.  Nog  eens,  Tanchelijn  was  meer  een  slooper  dan  een 
stichter.  Gedreven  door  zijn  brandend  vrijlieidsgevoel  tegen- 
over  het  jiik  der  kerk ,  was  verzet  tegen  de  geestelijkheid , 
met  haar  ongebonden  leven  ,  de  zenuw  zijner  ketterij. 
Indien  hij  daarvoor  iets  anders  had  werrgegeven,  indien 
hij  daartegenover  een  leerstelse]  had  opgetrokken,  ge- 
bouwd  op  hechte  grondslagen,  zijn  werk  had  misschien 
meer  blijvende  vrucht  gedragen.  Nu  dat  werk  meer  bestond 
in  verwoesten  dan  in  oprichten,  nu  vend  het  geen  houd- 
vast  in  den  menschelijken  geest,  die  zonder  positive  gods- 
dienst  niet  leven  kan,  en  het  is  weldra  verdwenen  van  de 
aarde. 

III. 

Bcooi'deelinfi  van  Tfoiclirlijn. 

Na  ailes  wat  wij  ov(M'  Tancholijiis  leven  ou  leer  gehoord 
hebben,    moetcn  wij    tlinns  de  slolsoin  v:in  ons  onderzook 


—  428  — 

opmaken;  met  andere  woorden,  wij  moeteii  ons  oordeel 
over  den  volksprediker  uitspreken.  Wij  ontveinzen  het  ons 
niet,  dat  wij  ons  hier  geplaatst  vinden  vôôr  het  moeiUjkste 
gedeelte  der  taak,  die  wij  op  ons  namen.  Moeihjk  is  toch 
dat  gedeehe,  omdat  wij  zoo  weinige  en  onzekere  bronnen 
hebben,  waaruit  wij  onze  oordeelvelUng  afleiden  kunnen. 
De  grond,  waarop  wij  bouwen,  is  niet  stevig,  en  zeer 
mogelijk  is  het,  dat  het  bUjken  zou  dat  wij  ons  vergist 
hadden,  wanneer  wij  ons  in  't  bezit  gesteld  zagen  van 
meer,  van  volledige  en  onpartijdige  berichten  aangaande 
den  man,  die  ons  nu  slechts  van  ééne  zijde  en  gebrekkig 
is  belvend  geworden.  Van  daar  dan  ook,  dat  de  gevoelens 
van  Tanchelijns  beoordeelaars  zoo  wijd  uiteenloopen  :  ze 
vertoonen ,  en  moeten  uit  den  aard  wel  vertoonen ,  een 
meer  subjectief  dan  objectief  karakter.  Ook  ons  oordeel  zal 
daarvan  den  stempel  dragen ,  en  wij  loopen  gevaar  te  worden 
tegengesproken  door  anderen ,  die  zich  op  een  ander 
standpunt  plaatsen  en  zich  tôt  gansch  andere  resultaten 
gerechtigd  meenen.  Nogtans ,  om  dit  gevaar  zooveel  mo- 
geUjk  te  vermijden,  zullenwij  trachten  een  vast  fimdament 
te  leggen,  w^aarop  ons  oordeel  steunt,  en  eenige  grond- 
stellingen  aangeven ,  die ,  naar  't  ons  voorkomt ,  ons  een' 
veiligen  maatstâf  toereiken. 


Wij  hebben  volstrekt  geen  grond  om  Tanchelijn  te 
rangschikken  onder  de  corypheën  der  wetenschap  ,  zelfs 
nict  eens  onder  de  min  of  meer  geleerde  mannen.  Geleerd- 
heid  en  wetenschap  waren  in  zijne  dagen  het  uitsluitend 
eigendom  der  geestelijklieid  en  vonden  schier  alleen  in  de 
kloosters  een'  tempel;  en  wij  weten  het,  Tanchelijn  was 
een  leek.  Wel  kan  zijn  omgang  met  den  priester  Ever- 
wacher  hebben  bijgedragen  om  hem  kiindigheden  te   ver- 


—  429  — 

schalïen ,  die  hem  andei's  vreemd  waren  gebleven  ;  doch 
wij  weten  daarvan  niets,  en  nergens  vinden  wij  eenig 
blijk,  dat  we  hem  bedrevenheid  in  de  gewijde  scliriften  of 
buitengewone  belezenheid  mogen  toeschrijven.  Alleen  weten 
wij ,  dat  hij  eene  welsprekendheid  bezat ,  waarin  hij 
verreweg  de  meeste  der  klerken  overtrof,  en  dat  hem  eene 
groote  mate  van  schranderheid  en  vlugheid  eigen 
was.  Zoo  iets  kunnen  wij  in  niemand  onderstellen,  die  niet 
tôt  op  eenige  lioogte  ontwikkeld  en  beschaafd  en  in 
't  bezit  is  van  meer  dan  gewone  kennis.  Ook  geven  ons 
zijne  leerstellingen  bewijs ,  dat  hij  een  man  was ,  die 
nadacht  en  zelfstandig  oordeelde.  Een  levendig 
verstand,  een  snel  begrip  en  daarbij  een  zeker  deel 
van  k  u  n  d  i  g  h  e  d  e  n  zullen  wij  hem ,  naar  ons  oordeel , 
bij  zijne  welsprekendheid  niet  ontzeggen  mogen. 

Voorts  mogen  wij  vooral  dit  geenszins  uit  het  nog  ver- 
liezen,  dat  in  Tanchelijns  leer  een  zedelijk  beginsel 
uitkomt.  't  Is,  onzes  erachtens ,  een  pimt,  waarop  tôt  nog 
toe  niet  gehecht,  maar  dat  nogtans  van  het  hoogste  belang 
is.  Als  hij  toch  zegt,  dat  de  sacramenten  geene  kracht 
hebben,  wanneer  zij  door  zedeloozen  bediend  worden,  dan 
toont  hij  even  daardoor,  dat  hij  zedelijkheid  op  prijs  stelt, 
dat  hij  van  onheiligheid  des  levens  een'  afkeer  heeft.  En 
daarom  strijdt  hiermeê  wat  ons  verhaald  wordt  van  zijn' 
schandelijken  omgang  met  de  vrouwen.  Zou  hij  zich  dan 
zelf,  en  wel  zoo  schaamteloos ,  aan  iets  hebben  schuldig 
gemaakt,  dat  hij  in  de  priesters  afkeurde  en  waarom  hij 
de  sacramenten  van  aile  waarde  ontbloot  rekende  ?  Wij 
kunnen  het  niet  gelooven.  Zijn  woord  had  dan  niet  de 
minste  kracht  gehad.  Ja  hij  zou  zich  hebben  overgegeven 
aan  eene  dierlijkhcid ,  waarvan  zelfs  de  geschiedenis  geen 
voorbeeld  in  eenigen  geestelijke  opgeeft;  hij  ware  erger 


J.30 


geweest  dcUi  wie  liij  Ijestreed;  hij  zoii  ziclizelveii  doof  zijii 
gedrag  openlijk  hebben  tegengesproken  en  zijne  redeneu 
van  allen  klem  heljben  beroofd.  Wij  zien  in  zijne  schatting 
der  sacramenten ,  door  onzedeljken  bediend ,  eene  weder- 
legging  van  de  beschuldiging,  dat  hij  zich  met  de  grofste 
onlLicht  l)ezoedelde,  en  een  bewijs,  dat  het  moreele  een 
bestanddeel  was  van  zijn  leerbegrip. 

En  ziedaar  waarom  wij  ook  gelooven,  dat  hij  ait  over- 
t  ni  gin  g  handelde.  Wij  kunneii  niet  aanneinen,  dat 
iemand,  die  zich  tegen  de  geesteUjldieid  verzette  omdat 
liaar  onheiUg  leven  hem  zoo  zeer  tegen  de  borst  stuitte,  die 
een  moreel  beginsel  in  zijne  leer  legde ,  niet  uit  innigen 
aandrang,  met  waarachtige  geestdrift  zijn'  prediking  weèr- 
galmen  deed.  Wij  kunnen  niet  onderstellen ,  dat  zoo  iemand 
slechts  eene  roi  speelde ,  waaraan  zijne  ziel  volstrekt  geen 
deel  nam.  Wij  knnnen  ons  geen  bedrog  denken,  dat>op 
onzedeUjkheid  het  schandmerk  drukt  en  den  geesel  zwaait 
tegen  de  zonde  :  't  zou  inderdaad  een  zeer  zonderling  bedrog 
zijn.  En  als  wij  des  predikers  welsprekendheid  zoo  uit  ôénen 
mond  geroemd  liooren ,  en  als  we  zien,  dat  duizenden  aan 
zijne  lippen  hangen  en  dat  hij  die  duizenden  tôt  opgeto- 
genheid  opvoert ,  dan  moeten  wij  wel  daaruit  het  besluit 
trekken  ,  dat  hij  met  vuur ,  met  geestdrift ,  met  innige 
overtuiging  sprak.  Wels])rekendheid  is  ondenkbaar  daar , 
waar  het  hart  aan  de  woorden  geen  deel  heeft ,  waar  men 
een'  zaak  bepleit,  waarmede  men  niet  tôt  in  het  binnenste 
ingenomen  is  ,  waaraan  men  zelf  geen  geloof  slaat.  De 
ouden  zeiden  het  reeds  :  «  Pectus  est,  quod  disertura  facit.  » 

Het  is  op  deze  gronden  ,  dat  wij  Tanchelijn  geen 
bedrieger  durven  noemen  ;  wij  achten  hem  meer  een 
dweeper  te  zijn. 

Tanchelijn  was  een  dweeper  !  Hij  tiad  o[)  met  gioeiende 


—  431   — 

ingenomeoheid  vour  'l  geeii  hij  vooi'  waai'lieid  liield  ;  hij 
schilderde  met   de   levendigste  kleuren  ;    hij    legde  een' 
brandenden  ijver  aan  den  dag.  Maar  toen  het  volk  hem 
bij   stroomen  volgde  ,    met  ingehouden   adem  naar  hem 
luisterde  ,   liem   toejuichte   en  vergoodde  ,   toen  zwol  zijn 
hart  op  en  de  duivel  des  hoogmoeds  '  bemachtigde  het. 
Hij  werd  bedwelmd  door  den  wierook  ,   die  hem  van  aile 
zijden  werd    toegezwaaid  ;   de    opgetogenheid    des  volks 
betooverde  hem  ;  de  lof,  dien  hij  overal  inoogstte ,  maakte 
hem  dronken.  Als  hij  zijne  triomftochten  hield  door  het 
land,  begon  hij  zich  in  te  beelden  iets  groots  te  zijn  ;  hij 
geloofde  zich  een'  profeet,  van  God  gezonden;  nederigheid 
en    eenvoud   vloden  van  hem  weg  en  met  begoochelde 
zinnen  werd  hij  al  meer  en  meer  de  prooi  van  trotschheid 
en  eigenwaan.  Daaruit  is  het  te  verklaren,  dat  hij  zich  vol 
des  heihgen  Geestes  geloofde,  in  zooverre  zich  aan  Chrislus 
gelijk  waande  en  betuigde,   dat,  zoo  Christus  deswegens 
God  was ,  hij   het  om  die   zelfde    reden   eveneens  mocht 
genoemd   worden.   Daaruit  is   te   verklaren  ,    dat  hij  eene 
reis  ondernam  naar  Rome  om  den  paus  zelven  tôt  zijne 
plannen  over  te  halen.  Daaruit  ishette  verklaren,  dat  hij 
optrad  ,   uitgedost    in    prachtige    kleedij    en  met  gouden 
snoeren  in  de  gevlochtene  haren.  Daaruit  is  het  te  verkla- 
ren ,   dat  hij  zich  begeleiden  liet  door  drieduizend  krijgs- 
lieden ,   al  ware  het  dan  ook  ,  dat  deze  zich  vrijwillig  aan 
hem  hadden   aangesloten   en    dat    zij   behoorden  tôt   die 
ongeregelde  benden  ,  die  destijds  omzwierven  en  waarvan 
zich  de   machthebbers  des  lands  menigmaal  bedienden  2. 
Daaruit  is  het  te  verklaren  ,  dat  hij  een  vaandel   en   een 


'  Ook  de  [Jtroclitsclie  briel' steit  zijn'  liougnioed  op  den  voorgrond  en  schrijft  lieui 
toe  een'  «  spiritus  superbiœ,  qusR  radix  est  omnis  liaereseos  et  apostasise.  " 
-  Verg.  A.  Uytte\huOven,  a.  vv.,  bl.  31  ,32. 


—  432   — 

zwaard  voor  zich  iiit  liet  dragen.  Daaruit  is  te  verklaren, 
dat  hij  weidsclie  maaltijdeii  lietaanrichten.  Daaruit  eindelijk 
is  het  te  verklaren  —  altlians ,  indien  het  zoo  in  waarheid 
gebeurd  is  —  dat  liij ,  in  het  uitersle  der  waanzinnigheid , 
met  de  lieilige  JNIaagd  een  huwelijk  sloot.  Waarlijk,  Tan- 
chelijn  is  wel  zeer  diep  gevallen  in  de  strikken  des  hoog- 
moeds.  Zijne  beenen  waren  niet  sterk  genoeg  om  de 
weelde  te  dragen  ;  de  wierookgeuren  ,  die  hij  alom  volop 
inademde  ,  hebben  hem  bedwelmd.  Hij  viel  voor  de  ver- 
zoeking ,  gelijk  duizenden  voor  de  machtige  hoovaardij 
bezweken  en  door  haar  gevallen  zijn.  De  dweeper  werd 
een  onzinnige  :  de  trotschheid  greep  hem  in  haar'  ijzeren 
klauwen  en  maakte  hemtotliaar'  ellendigen  slaaf! 


à 


DERDE  AFDEELING. 

Invloed  vanTanchelijns  leer  op  de  godsdienstige  denkbeelden 
der  Antwerpenaars. 


Tanchelijn  was  vaii  het  wereldtooneel  afgetreden  ;  doch 
met  zijn'  dood  was  de  plant ,  door  zijne  hand  in  den  grond 
gezet,  nog  niet  gestorven.  Ofschoon  die  plant,  gelijk 
wij  gezien  hebben  ,  geen  genoegzame  levenskiemen  in  zich 
bevatte  om  voortdurend  te  blijven  bestaan  ;  ofschoon  zij  de 
oorzaken  der  sterfelijkheid  in  zich  droeg ,  zij  vertoonde 
toch  ,  na  Tanchelijns  verscheiden ,  nog  zoo  vêle  teekens 
van  groei  ,  dat  men  ernstige  en  afdoende  maatregelen 
tôt  hare  uitroeiing  meende  te  moeten  aanwenden.  Wel 
hadden  misschien  de  Antwerpsche  kanoniken  met  den 
parochiepriester  husme  stem  tegen  de  ketterij  verheven  , 
ofschoon  de  geschiedenis  het  niet  uitdrukkelijk  meldt.  Maar 
indien  het  gebem'd  is ,  dan  zal  dit  niets  gebaat  hebljen  : 
de  onbeminde  geestelijken  hadden  op  de  verhitte  gemoe- 
deren  geen  genoegzamen  invloed.  't  Moet  ons  derhalve 
niet  verwonderen ,  dat  zelfs  tien  jaren  na  Tanchelijns 
dood  zijne  leer  nog  niet  verdwenen  was ,  integendeel  nog 
menigen  aanhanger  vond.  Een  krachtig  en  welsprekend 
woord  daartegen  werd  het  éénige  middel  geacht  om  haar 
tegen  te  gaan  en  in  den  grond  te  verdelgen.  En  ziilk  een 
woord  verwachtte  men  van  den  beroemden  Norbert ,  den 
stichter  van  de  onlangs  verrezene  abdij  in  het  dal  Prémonstré 
in  Frankrijk.  Hij  werd  naar  Antwerpen  ontbodeii  en  gaf 
gehoor  aan  die  roepstem. 

Eer  wij  luisteren  naar  zijne  pi-ediking  en  letton  op  den 
uitslag  zijner  pogingen ,  gaan  wij  op  den  man  zelven  ons 
oog  vestigen. 


—  434 


De    ]\elli(je  Norbert. 

Niet  verre  van  de  greiizen  van  Nederland ,  in  liet  bisdom 
van  Munstei" ,  ligt  het  stadje  Vreden  of  Freden.  In  de  stille 
en  landelijke  omstreken  van  dat  stadje ,  reden ,  in  den 
zomer  van  1114,  twee  ruiters  langzaam  voort.  De  eene  is 
een  edelman ,  in  de  kracht  des  levens ,  van  ruim  dertig- 
'jarigen  ouderdom  ,  schoon  vangelaat,  rijzig  en  welgeniaakt 
van  gestalte ,  gedost  in  zijden  kleederen ,  gezeten  op  een 
sierlijk  opgetuigd  ros.  De  andere ,  die  hem  volgt,  is  zijn 
bediende.  Terwijl  zij  voortrijden  bedekl  zich  de  lucht  van 
lieverlede  met  zwarte  wolken.  Een  vreeselijk  onweder 
barst  los.  Het  weerlicht  llikkert  aan  den  donkeren  hemel 
en  komt  al  nader  en  nader.  Op  eens  slaat  een  belle 
bliksemstraal.  terstond  gevolgd  door  een'  knetterenden 
donderslag ,  vôôr  het  paard  des  edelmans  in  den  grond , 
graaft  een'  diepen  kuil  in  den  bodem  ,  verschroeit  het  gras 
en  verspreidt  een'  stikkende  sulierlucht.  De  doodelijk  ver- 
schrikte  edelman  stort  van  het  paard  en  blijft  roerloos 
neêrliggen.  Toen  hij  zijn  bewustzijn  wederkreeg,  was  het 
eerste  woord,  dat  in  zijn  ziel  weérgalmde,  datvanSaulus 
op  den  weg  naar  Damascus  :  «  Heer ,  wat  wilt  Gij  dat  ik 
doen  zal  ?  »  Het  gednchte  onweder  was  voor  hem  eene 
stem  geweest,  die  hem  tôt  bekeeringriep.  En  als  antwoord 
op  de  vraag ,  die  in  zijn  hart  weerklonken  had ,  was  't  hem 
alsof  eene  andere  stem  in  zijn  binnenste  sprak  :  «  Laat  af 
van  kwaad  te  doen  en  doe  het  goede  ;  zoek  den  vrede  en 
jaag  dien  na  !   » 

Die  edelman  was  Norbert,  geboren  omstreeks  1082  in 
het  stadje  Xanten  of  Santen  ,  nabij  Kleef.  Zijn  vader  was 
Heribert,  graaf  van  Gennep ,  verwant  aan  de  Duitsche 
keizers  en  andere  vorsten  van  Duitschland  ;  zijne  moeder 


—  435    — 

Hadewig,  iiiede  vuii  liooge  fumilie.  ïoeii4iij  iiug  zeer  jong 
was  ,  werd  Norbert  reeds  ,    volL>ens  het  verkeerde  "ebruik 
dier  tijden ,  met  eene  kanoniksdij  in  zijne  vaderstad  be- 
giftigd ,  en  nadat  hij  zijne  voorbereidendt3  studiën  volljracht 
had ,  werd  hij  als  subdiaken  aan  liet  liof  van  Frederik  III , 
aartsbisschop  van  Keulen  ,  opgenomen.  Vermoedelijk  was 
hij  te  Keulen  ,   toen  TancheUjn  met  zijne  twee  metgezel- 
len  aldaar  werd  gevangen  gehouden  :  wij  mogen  dus  aan- 
iiemen  ,  dat  hij  reeds  vr(jeg  met  dezen  bekend  was  en  aïs 
zoodanig  met  beteren  uitslag  kiter  tegen  de  TancheUnisten 
kon  optreden.   Voor  't    oogen])lik    bezat    echter   Norbert 
weinig  geestelijken  zin.  Hij  leefde  in  overvloed  en  wereldscli- 
gezindheid  aan  het  aartsbisschoppelijk  hof  en  daarna  ook 
aan  het  hof  van  zijn'  bloedverwant ,  den  Duitschen  keizer. 
En  't  was  juist   om   te  meer  aan  zijn'  wereldzin  bot  te 
vieren ,   dat  liij   standvastig  weigerde  zicii  tôt  diaken  en 
priester  te  laten  wijden ,    hoe   dikwerf  ook  daartoe  aange- 
zocht.  Zelfs  wees  hij  het  van  de  liand,  toen  hem  het  bisdoni 
van  Kamerijk,  dat  ni  1113  vacant  was  ,  werd  aangeboden. 
Zoo  bracht  hij  in  weelde  en  buitensporiglieid  zijne  dagen 
door,  totdat  het  onweder  in  de  nabijheid  van  Vreden  hem 
het  keerpunt  werd   op  zijn'  U^vensweg.   Van  dat  vreesehjk 
(;n  onvergetelijk   oogenbhk  af  werd  hij  een  ander  mensch. 
Hij  legde  zijn  prachtgewaad  af  en  zeide  het  hof  vaarwel. 
Met  een  haren  kleed  cm  de   lendenen  begaf  hij  zich  naar 
het  Benedictijner   klooster  van    Sigel)urg,    waar  de  abt 
Conohem  opvoeddein  het  geestelijk  leven.  Kort  naderliand 
werd  hij ,   met  toestemming  van   den  aartsbisschop  ,   op 
écnen   dag  tôt  het  diaken-  en   priesterschap  gewijd.   Hij 
trok  een   kleed   van   schapenvellen   aan  en   legde  zich  de 
taak  op  om  zondaars  te  bekeeren  en  de  zeden  der  kerke- 
lijken  te  verbeteren.  Straks  begaf  hij  zich  met  dat  oogmerk 
tôt  zijne  medebroeders  ,  de  kanoniken  van  Xanten,  die  een 


~  436  — 

zeer  wereldsch  leven  leidden  ;  doch  zij  ontvingeu  hem  met 
tegenzin  en  smaad  en  maakten  al  zijne  pogingen  vruchteloos. 
Even  onvrachtbaar  waren,  gedurende  drie  jaar ,  zijne 
vermaningen  aan  het  volk.  Zelfs  werd  hij  in  1118  voor  een 
concilie  gedaagd  om  zich  daârover  te  verantwoorden ,  dat 
hij  een'  buitengewone  kleeding  had  aangenomen  ,  die  aan 
zijn'  staat  niet  paste ,  daar  hij  geen  monnik  was  en  het 
eigen  bestuiir  zijner  goederen  had.  Daarna  vervoegde  hij 
zich  bij  den  Keulschen  aartsbisschop  en  deed  in  zijne 
handen  afstand  van  ailes  wat  hij  bezat ,  van  zijne  beneficiën 
en  kerkelijke  inkomsten.  Hij  verkocht  zijne  huizen,  lan- 
derijen  en  huisraad ,  schonk  de  opbrengst  daarvan  aan  de 
armen  en  ging  op  reis  naar  Frankrijk  ,  naar  den  pans 
Gelasius.  Deze ,  nadat  hij  vergeefs  beproefd  had  Norbert 
bij  zich  te  houden ,  willende  hem  met  een  of  ander  aan- 
zienlijk  ambt  bekleeden  ,  verleende  hem  in  eene  bul  de 
bevoegdheid  om  door  de  gansche  wereld  te  prediken  waar 
het  hem  goed  zou  dunken  en  verbood  aan  allen,  die  zich 
vroeger  tegen  hem  verzet  hadden ,  dat  zij  het  volk  van 
zijne  vermaningen  zouden  aftrekken.  Ook  ondervond  hij 
de  bescherming  van  den  volgenden  pans  Calixtus  II  ,  die 
deze  bul  bekrachtigde.  De  bisschop  vanLaon  in  Frankrijk 
begunstigde  hem  almede.  't  Was  in  diens  bisdom  en  onder 
de  vieugelen  dier  mannen  ,  dat  hij  in  1120  in  het  dal 
Prémonstré  ofpratum  monstratum ,  niet  ver  van  Grenoble , 
de  fundamenten  legde  van  de  Promonstratenzer  of 
de  witte  orde,  aldus  genaamd  naar  het  witte,  wollen 
gewaad,  dat  door  de  broeders  gedragen  werd.  Die  orde, 
zijnde  eene  orde  van  kanoniken,  hervormd  en  inge- 
richt  naar  den  regel  van  Augustinus ,  is  later  zoo  beroerad 
geworden  ,  dat  zij  reeds  in  het  tachtigste  jaar  na  hare 
stichting  ,  ten  jare  1200  ,  in  een  groot  gedeelte  van  Europa 
achttienhonderd ,  en  in  het  tijdperk  van  haren  hoogsten 
bloei  niet  minder  dan  drieduizend  kloosters  telde. 


—  437  — 
II. 

Norherts  ontvangst  door  de  Antweîysche,  kanoniken. 

Was  Tanchelijn  in  zijn  leven  eeii  welsprekend  man 
geweest,  niet  niinder  bezat  Norbert  den  roem  der  wel- 
sprekendheid.  Overal  waar  hij  was  opgetreden  —  en  hij  had 
het  gedaan  op  menigvuldige  plaatsen  —  had  hij  de  harten 
geroerd  en  verpletterd  en  stond  men  verbaasd  over  zijne 
zeggenskracht.  Van  dezen  beroemden  godsman  beloofde 
men  zicli  de  gelukkigste  uitkomst  in  het  bestrijden  der 
TancheUnistische  ketterij  ,  die  nog  steeds  in  Antwerpen 
bleef  voortleven.  Men  besloot  pogingen  aan  te  wenden  om 
zijne  overkomst  naar  de   Sclieldestad  te  bewerken. 

Op  raad  van  den  Kamerijkschen  bisschop  Burchard  en 
met  goedkeuring  .van  liet  Antwerpsche  kapittel  werd  dus 
Norbert  door  de  kanoniken  ontboden.  Dat  Burchard  den 
kanoniken  dezen  raad  gaf,  is  ook  dààruit  te  lichter  te  be- 
grijpen,  dat  hij  met  Norbert  persoonUjk  bekend  was.  Met 
dezen  toch  had  hij  vroeger  vertoefd  aan  het  keizerlijke  hof, 
en  hij  was  eerst  ]:)isscliop  van  Kamerijk  geworden  nadat 
Norbert  het  aanbod  daartoe  had  afgeslagen  ;  ook  had 
Norbert ,  toen  hij  nog  rondreisde  ,  eens  den  bisschop  te 
Valencijn  een  bezoek  gegeven.  Norbert,  die  waarschijnlijk 
te  Keulen  was  toen  Tanchelijn  aldaar  in  den  kerker  w'as 
opgesloten ,  die  dus  veel  van  hem  moet  gehoord  hebben 
en  daarin  te  meer  aandrang  vond  om  aan  't  verzoek 
van  het  Antwerpsche  kapittel  gehoor  te  geven ,  iDCwilligde 
dat  verzoek  en  reisde  weldra  naar  de  stad ,  waar  men  zijne 
iusschenkomst  had  ingeroepen. 

En  hoe  werd  hij  nu ,  bij  zijne  aankomst  aldaar  ten  jarc 
1124,  door  de  kanoniken  ontvangen  ?  Sommigen  hebben 
beweerd  :  met  tegenzin ,  dewijl  ook  die  kanoniken  zelf  met 


—  438  — 

de  kettei'ij  vaii  ïaiichelijn  besraet  wareu.  Zij  grondeii  hun 
gevoelen  deels  op  eene  uitspraak  in  het  diploma  van  bis- 
schop  Burchard  van  1-124,  deels  op  de  voorstelling  van 
zekere  schilderij.  Beide  gronden  zijn  zoo  niterst  zwak,  zoo 
uit  de  lucht  gegrepen ,  dat  het  schier  noodeloos  is  er  over 
te  spreken.  Waar  wij  éditer  bezig  zijn  met  den  invloed 
van  Tanchelijns  leer  op  de  godsdienstige  denkbeelden  der 
Antwerpenaars  voor  te  stellen,  daarmogen  wij  er  niet  van 
zv^^ijgen,  opdat  ons  die  invloed  niet  grooter  voorkome  dan 
hij  inderdaad  was,  opdat  we  dien  invloed  in  zijn'  waren 
omvang  kemien. 

De  bedoelde  uitspraak  in  het  bisschoppelijk  diploma  luidt 
aldus  :  «  Na  verloop  van  niet  zeer  langen  tijd  hebben  de 
klerken  der  voornoemde  St.  Michielskerk,  als  wachters  van 
groote  omzichtigheid  en  waardiglijk  overwegende,  dat  zij 
hen ,  door  wier  tijdelijke  middelen  zij  onderhonden  werden , 
met  het  geestelijke  belioorden  te  voeden  —  want  het  vev- 
giftig  woord  van  den  aartsketter  Tanclielijn  had  hen  aan- 
gestoken  —  broeder  Norbert  tôt  zich  doen  komen.  »  Nu 
heeft  meii  dit  :  «  liet  vergiftig  woord  van  den  aartsketter 
Tancheljjn  had  hen  aangestoken  »  toegepast  op  de  kano- 
niken.  Doch  wie,  die  de  geheele  zinsnede  leest,  ziet  niet 
reeds  bij  den  eersten  opslag  en  bij  het  minste  nadenken, 
dat  het  ziet  op  hen,  «  door  wier  tijdelijke  middelen  de 
kanoniken  onderhouden  werden  en  die  nu  ook  met  liet 
geestelijke  behoorden  gevoed  te  worden  »  ?  Déze  waren 
door  TancheUjns  ketterij  ])esmet ,  en  om  déze  te  genezen 
hadden  de  kanoniken  Norbert  ontboden.  En  zouden  ze  dien 
wel  ontboden,  zouden  zij  den  raad  des  bisschops  gevolgd, 
ja  zouden  zij  hem  om  raad  gevraagd  hebl)en ,  indien  zij 
geestverwanten  van  Tanchelijn  geweest  waren?  Zou  dan  de 
])isschop  lieu  in  denzelfden  volzin  om  liunne  nauwgezette 
waakzaamheid  en  liinme    l)ezorgdheid   voor   liet  zielenheil 


439 


der  gemeente  geprezeri  heljben  ?  Wij   behoeven   er  niet 
langer  bij  stil  te  staan. 

De  scbilderij ,  waarvan  wij  spraken ,  hing  weleer  in  de 
kerk  der  Antwerpsche  St.  Michielsabdij  en  berust  thans 
in  het  muséum  van  Keulen.  Zij  is  liet  werk  van  Bona- 
ventura  Peeters ,  die  in  1652  gestorven  is.  Misschien  is  zij 
gemaakt  naar  aanleiding  van  wat  men  leest  in  zekere 
Chorographia  van  gemelde  abdij ,  die  aan  haren  abt 
Macarius  Simeomo  wordt  toegeschreven.  In  deze  beschrij- 
ving  worden  de  woorden  van  Burchards  diploma  zôô  ver- 
idaard,  dat  daardoor  de  smet  van  Tanehelinistische  ketterij 
op  de  kanoniken  geworpen  wordt.  Deze  voorstelling  nu 
zal  op  de  scbilderij  zijn  weêrgegeven.  Er  wordt  op  afgebeeld 
de  aankomst  met  een  scliip  van  Norbert  en  zijne  reisge- 
nooten.  Zij  treden  op  den  oever  en  worden  daar  door  de 
Antwerpsche  kanoniken  verwelkomd.  De  kapitteloverste 
reikt  Norbert  de  hand,  en  deze  hand,  meentmen,  is  zwart, 
als  tôt  teeken  der  geveinsdheid ,  waarmeê  deze  door  ketterij 
besmette  den  heilige  welkom  heette  ^  «  Wat'  de  gedachte 
hand  betreft,  »  zeggen  Mertens  en  Torfs^,  «  wy  hebben  in  de 
min  ofmeer  donkere  tint  derzelve  niets  meer  dan  de  kleur 
eener  handschoen  <iezien.  »  Daaruit  kan  dus  niets  afoeleid 
worden.  Maar  ook  al  ware  die  hand  zwart,  dan  is  de  scbil- 
derij van  te  jonge  dagteekening  en  staat ,  naar  't  schijnt ,  te 
zeer  in  verband  met  eene  onjuiste  opvatting  van  Burchards 
woorden  dan  dat  zij  grond  zou  geven  voor  de  gevolgtrek- 
kintî,  die  er  uit  afoeleid  wordt. 

Er  is  alzoo  niet  één  enkel  bewijs  voor,  dat  het  Antwerp- 
sche kapittel  met  deTancbelinistische  ketterij  wasanngedaan 

'  Eene  afljeelding  dezer  scliildcrij  ziet  men  in  Mkutens  en  Tours  ,  I.  a.  p.  ,  legcn- 
over  bl.  244. 

-  T.  a.  p.  ,  1)1.  24G. 


—  440  — 

en  dat  Norbert  voor  de  kanoniken  een  onwelkome  gast  is 
geweest.  Integendeel ,  er  is  aile  reden  om  overtuigd  te 
zijn  ,  dat  die  kanoniken  aan  de  Roomsche  kerk  volkomen 
getrouw  zijn  gebleven  en  den  Prémonstratenzer  abt  met 
opene  armen  hebl)én  ontvangen. 

III. 

Norherts  j)rcdiking. 

Ailes  vereenigde  zich  om  te  Antwerpen  aan  Norbert  een 
belangstellend  gehoor  ,  een'  grooten  opgang  te  verzekeren. 
Van  mond  tôt  mond  gaat  de  mare,  en  zij  verspreidt  zich 
alom  met  snelheid,  dat  uit  verren  lande  een  beroemd 
prediker  aangekomen  en  door  de  kononiken  met  eere 
en  blijdschap  ontvangen  is.  Weldra  weet  men  elkaâr 
zijn'  levensgeschiedenis  ,  althans  in  de  hoofdtrekken ,  te 
vertellen.  De  een  verhaalt  het  aan  den  ander ,  dat  hij 
een  man  is  ■  van  hooge  geboorte  ,  die  weleer  aan  de 
lioven  des  bisshops  en  des  keizers  in  aanzien  en  pracht 
geleefd  had ,  maar  die  ,  als  door  een  wonder  van  zijn' 
wereldzin  teruggebracht,  tôt  God  en  Zijn'  dienst  was  over- 
gebogen.  Hier  althans  ontmoette  men  een' geestelijke ,  die 
niet,  zooals  men  daarvan  dagelijks  de  treurige  voorbeelden 
voor  oogen  had,  zich  in  aardschen  welliist  baadde  en  zich 
daarbij  geenszins  bekommerde  om  het  zielenheil  zijner 
kudde  ;  maar  een'  man  Gods  ,  die  uit  innige  ,  vrome 
overtuiging  zich  geheel  en  al  aan  de  bevordering  van  de 
zaligheid  zijner  medemenschen  had  toegewijd.  Men  spreekt 
er  malkander  over  met  bewondering ,  hoe  hij  zijn'  rijk- 
dommen  had  van  zich  geworpen  en  dewereld  had  vaarwel 
gezegd ,  om  in  armoede ,  gestrengheid  en  afzondering 
voortaan  zij  a'  dagen  aan  God  te  heiligen.  Men  weet  het, 


_  441  — 

dat  hij  iii  lieiligeu  ijver  in  liet  eenzame  dal  Prémonstré 
eene  abdij  heoft  gesticht  eu  dat  zijne  orde  van  dag  tut  dag 
in  aanzien  en  eere  toeneemt.  Geen  wonder ,  dat  allen 
verlangen  dien  Ijeroemden  man  te  zien  en  te  liooren. 
Geen  wonder,  dat  aller  verwachting  o[j  'thoogst  gespannen 
is  tegen  dat  zijn  woord  in  de  Sclieldestad  weèrklinken  zal. 

Ziet,  daar  treedt  hij  op.  Het  heiligdom  is  gevuld  met  eene 
ontelbare  schare.  Pieeds  zijn  voorkomen  is  indrukwekkend. 
Hij  staat  daar  in  zijn  grof,  ruw  gewaad,  in  zijn'  dierenhuid 
gekleed ,  met  bleek  gelaat ,  vennagerd  en  uitgevast.  Maar 
zijn  oog  schittert  van  een'  buitengewonen  glans.  En  zijn 
woord,  bezield  door  heilige  geestdrift,  kenmerkt  zich  door 
de  aangrijpendste  welsprekendheid.  «  Broeders  ,  »  zoo 
luidt  zijne  taal ,  «  broeders,  weest  er  niet  verwonderd  over, 
dat  gij  de  leugen  voor  waarlieid  gehouden  en  dat  gij  n 
aan  de  zijde  van  een'  dwaalleeraar  geschaard  liebt.  Weest 
er  evenmin  bevreesd  en  bekommerd  over.  Gij  hebt  liet  uit 
onwetendheid  gedaan.  Gij  liebt  de  dwaling  gevolgd  uit 
oukunde.  Gij  hebt  der  ouwaarheid  een  begeerig  oor  geleend, 
gij  zijt  geneigd  geweest  om  u  te  laten  verstrikkeu  eu  u  te 
stortenin't  verderf,  orndat  gij  niet  beterwist.  Had  iemand 
u  de  waarheid  voorgehouden  ,  gij  hadt  er  even  grelig  het 
oor  voor  geopend ,  gij  waart  even  bereid  geweest  haar 
aan  te  nemen,  gij  liadt  dezelfde  belangstelling  getoond 
om,  door  het  aaugrijpen  dier  waarheid,  het  heil  uwer 
zieleu  te  bewerken.  Welaan,  geliefde  broeders,  kleeft  haar 
aan.  Zweert  de  leugen  af  en  wordt  gered  uit  den  afgrond 
der  rampzaligheid.  AVordt  behouden ,  wordt  gelukkig  voor 
eeuwig  !  » 

Moet  het  ons  bevreemden,  dat  die  ornstige,  maarteveîis 
vriendelijke  taal  de  harten  inueemt ,  de  zieleu  treft?  Moet 
het  ons  bevreemden ,  dat  «  de  zoete  redenen  der  welspre- 
kendheid van  Norbert  en  zijne  volgeliugen  ,  »  met  oordeel 

X.\IX  XXIII  44 


—   442  — 

en  viuir  uitgesproken,  «  als  honig  waren  voor  het  verhemelte 
en  voor  de  zwakken  en  krachteloozen  als  een'  versterkende 
spijs,  ^)  die  door  Antwerpens  bewoners  met  graagte  genuttigd 
werd  "! 

IV. 

De  heilù/e  hostiën. 

c(  Toen  dan  sommigen  het  woord  hoorden  en  de  werken 
zagen,  die  daarop  volgden,  bi^achten  de  mannen  en  vrouwen, 
getroffen  wederkeerende  ,  het  Kcliaam  des  Heeren  terug, 
dat  zij  in  kisten  of  holen,  gedurende  tien  of  vijftien  of  meer 
jaren  ,  hadden  nedergelegd.  »  Aldus  eindigt  de  levensbe- 
schrijver  van  den  heiligen  Norbert  zijn  verhaal  en  aldus 
deelt  hij  ons  de  uitwerking  mede  van  Norberts  prediking 
en  die  zijner  volgelingen. 

Doorgaans  wordt  dit  door  de  geschiedschrijvers  bloot 
opgegeven,  zonder  eenige  verklaring  daarbij  te  voegen. 
Nogtans  ,  als  men  er  dieper  over  nadenkt ,  dan  stuit  mon 
op  bezwaren ,  waarvan  de  opheldering  niet  zoo  gemakke- 
lijk  is.  De  éénigen,  bij  wie  wij  er  eene  iiitlegging  van 
hebben  aangetroiïen ,  zijn  Mertens  en  Torfs ,  in  hnnne 
voortreffelijke  Geschicdenis  van  Antwerpen.  Doch  ook 
deze  uitlegging  bevredigt  ons  niet  ;  zij  is  daarenboven  op 
twee  plaatsen  verschillend.  Wij  willen  er  kortelijk  onze 
aandacht  aan  wij  den. 

De  schrljvers  opperenhet  vermoeden  ',  «  dat  deTanche- 
linistische  hervorming  niet  geheel  op  overtuiging  was 
gevestigd,  »  en  dat  menigeen  haar  nit  vrees,  ten  minste 
in  schijn  aankleefde.  Het  bewijs  is  ,  zoo  gaan  zij  voort , 
((  dat  vêle  vrome  katholyken  het  H.  Sacrament  jaren  lange 
moesten  verborgen  hoiiden  ,  zynde  aile  openbare  oefening 

'  A.  w  ,  h\.  229  ,  230. 


—  443   — 

van  himne  eereclionst  gewelddadig  opgoschort.  »  Dit  éditer 
is  eene  gelieel  andere  voorstelling  dan  die  in  het  levensbe- 
licht  van  Norbert  gegeven  wordt.  Daar  is  geen  sprake  van 
«  vrome  katholyken,  »  die  liet  sacrament  vêle  jaren  verborgen 
hielden  ,  inaar  van  aanhangers  van  Tanchelijn  ,  die  ,  door 
de  prediking  van  Norbert  verslagen  ,  «  getroffen  wedei- 
keerden  »  en  de  heilige  hostiën  terugbrachten ,  die  zij 
jaren  lang  verstoken  hadden.  Wij  vragen  bovendien  :  lioe 
kwam  toch  het  heilig  sacrament  in  de  handen  van  vrome 
leeken  ;  waar  zijn  de  vrome  leeken  in  onze  dagen  ,  die  één' 
of  meer  hostiën  zonden  kunnen  bewaren.  En  waar  heeft 
de  geschiedenis  het  geboekstaafd ,  dat  de  oefening  der 
Roomsche  godsdienst  in  Tanchelijns  dagen  gewelddadig 
was  opgeschort  ? 

Op  eene  andere  piaats  ^  wordt  het  verbergen  der  hostiën 
op  deze  wijze  opgehelderd  :  «  't  Is  alsdan  dat  er  zoovele 
mannen  en  vrouwen  hem  [den  heiligen  Norbertus]  met 
grondhartig  leedwezen  de  HH.  Hostiën  aenbragten,  welke 
zy  tien,  twaelf,  ja  vyftien  jaren  in  kisten  en  holen 
verstoken  hadden ,  van  den  tyd  dat  Tanchelinus  hier  zyne 
roi  begon  te  spelen  :  waeruit  wel  blykt ,  dat  deze  aertsketter 
onder  aile  Ijetrekkingen  eene  wezenlyke  dwingelandy  liad 
ingevoerd.  »  Men  ziet,  dat  deze  verklaring  van  de  vorige 
ten  eenenmale  afwijkt.  Hier  zijn  de  Ijewaarders  der  hostiën 
niet  «  vrome  katholyken,  »  maar  aanhangers  van  Tanchelijn , 
die  over  dat  verbergen  der  hostiën  berouw  hadden.  Dit 
stemt  ten  voile  overeen  met  het  historisch  bericht.  Docli 
hoe  dit  verbergen  der  hostiën  een  gevolg  was  van  Tanciielijns 
((  dwingelandy,  »  is  weder  niet  dnidelijk  te  doorgronden. 
Vooreerst  is  de  vraag  onbeantwoord  gelaten ,  hoe  deze 
hostiën   in  't  bezit   van  leeken   gekomen  waren.   En   ten 

'  A.  w.,  lil.  i'A. 


—  444  — 

andere  is  het  onverklaarbaar ,  waarom  deze  leeken  ze  dan, 
ten  gevolge  van  Tanchelijns  dwingelandij  ,  verborgen 
moesten  houden.  Konden  zij  er  dan  ,  daar  zij  ze  toch 
buiten  Tanchelijn  verborgen  hielden,  ook  bniten  hem  niet 
eene  andere  ])estemming  aan  geven  ?  Hoe  kon  hij  dwang 
oefenenop  iets,  dat  geheim  gehouden  werd? 

Wij  hebben  over  dit  punt  lang  nagedacht  en  achten  dit 
ten  slotte  de  aannemelijkste  opvatting.  Vroeger  zagen  wij  , 
dat  Tanchelijn  waarschijnUjk  de  transsubstantiatie  verwierp, 
dat  hij  althans  zeker  leerde  ,  dat  dingen  ,  die  iDevlekt 
zijn ,  geene  sacramenten  zijn  te  noemen  en  dat  nit  de 
verdiensten  en  het  heihg  leven  der  bedienaars  de  sacra- 
menten hunne  kracht  ontvangen.  Daar  hieruit  niet  afgeleid 
ma  g  worden ,  dat  hij  de  sacramenten  zelve  afkeiirde ,  mag 
raen  het  dàârvoor  houden ,  dat  velen  zijner  volgehngen  zicli 
ook  nu  en  dan,  ten  minste  op  het  Paaschfeest,  ter  com- 
munie begaven,  al  is  het  dat  zij  in  de  heilige  hostie  niet 
het  lichaam  van  Christus  zelf  meenden  te  ontvangen.  Ver- 
moedelijk  ook  durfden  de  meesten  van  hen ,  om  zich  niet 
aan  vervolging  of  nadeel  bloot  te  stellen,  hunne  kerkplichten 
niet  geheel  nalaten  en  alzoo  den  band  verscheuren,  die 
hen  uiterlijk  nog  aan  de  kerk  heclitte.  Zij  gingen  derhalve 
ter  communie.  Doch  wanneer  zij  nu  de  hostie  ontvingen 
uit  de  hand  van  een'  zedeloozen  priester  en  deze  handeling 
bij  gevolg  door  hen  voor  gansch  krachteloos  en  onbeduidend 
gehouden  werd ,  dan  deden  zij  wat  Meyerus  ons  bericht  dat 
Tanchelijn  zijnen  aanhangers  leerde  :  zij  spuwden  het 
lichaam  des  Heeren,  op  het  Paaschfeest  genomen,  heime- 
lijk  uit  en  zuhen  dit  in  een'  zakdoek  naar  hunne  huizen 
hebben  met  zich  gedragen.  Zoo  kwamen  leeken  in  't  bezit 
van  heilige  hostiën.  Wat  deden  zij  nu  daarmede  ?  Velen  van 
lien  zuhen  ze  toch  voor  iets  meer  dan  bloote  ouwels  hebben 
aangcmerkl —  trouwens ,  hoe  vaak  gaat   de  nataur  boven 


—  445   — 

de  leer  ;  —  allen  liadden  er  althaiis ,  als  afbeefdingen  van 
's  Heilaiids  licliaam ,  eeii'  heiligeii  eerbied  voor.  Zij  konden 
dus  liiet  besluiteii  ze  te  vernietigen  ,  ze  veraclitelijk  weg  te 
werpen.  Zij  hieldeii  ze  in  bewaring,  zij  verborgen  ze.  Toen 
nu  Norbert  optrad  en  leerde,  in  tegenstelling  van  Tanchelijn, 
dat  de  heilige  hostie ,  in  het  lichaam  des  Heeren  veranderd , 
wel  degelijk  kracht  had,  al  was  zij  ook  uit  de  liand  van 
een'  bedorven  priester  genomen ,  toen  liij  zijne  toehoorders 
voor  deze  leer  gewonnen  had,  berouwde  het  lien,  dat  zij 
voorheen  de  heihge  hostiën  smadelijk  hadden  uit  den  mond 
gedaan.  Zij  haalden  ze  uithaar'  schuilplaatsen  te  voorschijn  ; 
zij  beleden  liun  kwaad  ;  zij  brachten  ze  tôt  den  priester 
weder. 

V. 

Besluit. 

En  hierinede  waren  de  aanhangers  van  Tanchetijn  te 
Antwerpen  in  den  schoot  der  Katholike  kerk  terugge- 
bracht ,  en  de  invloed ,  dien  de  volksprediker  had  uitge- 
oefend  ,  hield  op  ,  was  te  niet  gedaan.  M'ij  lezen  wel  is 
waar,  dat,  kort  na  den  dood  van  Tanchelijn,  zekere  Ramihrd, 
wonende  te  Sherem  ,  de  ketterij  leerde  aan  een  tal  van 
hoorders  van  beiderlei  geslacht  ;  dat  de  bisschop  van 
Kamerijk  hem  voor  zijne  rechtbank  dagen  liet  en  dat 
Ramihrd  kloekmoedig  zijne  leer  staande  hield  en  weigerde 
deel  te  nemen  aan  de  eucharistie  ,  zeggende  ,  dat  zij  ,  die 
ze  uitreiken  ,  zulks  onwaardig  zijn  uit  hoofde  hunner  on- 
deugden.  De  geschiedenis  meldt  verder ,  dat  hij  in  eene 
verlatene  but  geleid  werd,  die  men  in  brand  stak  ,  en  dat 
hij  zonder  schrik  de  vlammen  zag  naderen  en  al  biddende 
stierf.  Het  volk  ,  vei^wonderd ,   verhinderde  zijne   vrienden 


—  446    - 

iiiet  zijiie  ascli  te  verzameleii.  Later  '  veniam  men,  dat  hij 
in  vêle  naljurige  stedeii  leeiiingeii  had  nagelateii  ;  al  de 
wevers  iiit  de  omstreken  deelden  in  zijn  geloof  ^.  Voorts 
wordt  ons  medegedeeld  ,  dat  men  te  Lnik,  waar  menreeds 
eene  eenw  te  voren  Kalharen  gevonden  liad ,  in  1144 
eene  geheel  geregelde  gemeente  ontdekte  ,  die  betrekkin- 
gen  onderhield  met  die  van  Montevimée  in  Champagne. 
Met  volk  eischte  den  dood  dezer  ketters ,  maar  de  geeste- 
lijklieid,  die  aan  hunne  bekeering  niet  wanhoopte,  redde 
lien  van  de  volksvvdede  ;  zij  werden  naar  verscliillende 
oorden  van  het  bisdom  verbannen.  Zekere  Aimeric  ont- 
ving  als  boete  liet  bevel  om  zicli  naar  Rome  te  begeven  , 
ten  einde  paus  Lucius  II  van  de  secte  te  verwittigen  en 
zijn'  raad  te  vragen  ten  aanzien  der  straf ,  aan  deze  ketters 
op  te  leggen  ^.  Doch  de  aangehaalde  voorbeelden  be- 
wijzen  niet  zeker ,  dat  deze  kettersche  ])ewegingen  aan 
Tanchelijns  invloed  zijn  toe  te  schrijven  ;  en  in  ieder  geval 
zijn  ze  geene  gevolgen  van  Tanchelijns  invlo  d  te  Ant- 
werpen  ,  als  zijnde  daarlmiten  en  verre  van  daar  voor- 
gevallen.  Wel  is  het  mogelijk  en  waarschijnlijk,  dat  de 
invloed  van  Tanchelijn  nog  jaren  na  zijn'  dood  niet  was 
wegoestorven.  Maar  Tanchelinisten  als  zoodani^f  vormeldt 
do  historié  niet,  en  vermoedelijk  zijn  zijne  volgelingen  , 
voor  zooverre  zij  standvastig  bleven  in  hunne  gevoelens  , 
in  de  Petro-Brnisianen  ,  Waldenzen  of  andere  secten  der 
Katharen  opgelost.  Te  Antwerpen  —  en  daarmede  liebben 


'  {).  SciiMiuT,  a.  vv.  ,  p.  il,  aan  wieu  wij  dit  ontleenen  ,  zegt ,  dat  dit  gebeurde 
m  1113;  doch  dan  kan  Ramihrd  ook  niet  na  den  dood  van  Tanchelijn  zijn 
opgetreden  en  zijn  optreden  kan  niet  stellig  geliouden  worden  voor  een  gevolg  van 
Tanchelijns  uivloed. 

-  Baldekici  ,  Clironiquc  d'Arras  el  de  Cnmhraij  ,  imiil.  jiar  Le  Glay  (Paris,  1834), 
'i'^  append. ,  356  ,  357. 

^  Epist.  crcks.  Leod.,  bij  Mmstènk  en  Dit. and  ,  Anij)l.  mil.  ,  1,  770. 


—  447  — 

wij  hier  ulleeii  te  doeii  —  niag  aile  invloed  vaii  deii  sens 
zoo  gevierden  volksmaii  met  het  terugbrengeii  der  lieilige 
liostiëii  ria  Norberts  prediking  gerekend  wordeii  gestorveii 
te  zijii. 

Zoo  daalde  de  zou  van  Tanchelijn,  die  eeiis  zoo  scliitterend 
aan  den  hemel  straalde,  maar  die  reeds  in  zijn  leven  aan 
't  zinken  was  ,  geheel  onder  de  kinimen.  Zijn  invloed  in 
de  Scheldestad  duurde  niet  langer  dan  een  tiental  jaren 
na  zijn  sterven.  Na  dat  tienjarig  tijdsveiioop ,  bij  de 
aankomst  van  Norbert  ,  mag  men  aannemen  ,  dat  die 
invloed  reeds  zeer  aan  'l  afnemen  was.  Bij  gebrek  aan 
een'  bekwamen  Icider  en  bij  het  weinig  levenskrachtig 
beginsel  van  Tanchelijns  leer,  begonzijne  zaakin  gemelde 
stad  te  kwijnen.  Eindelijk  werd  zij  gansch  gefnuikt  en 
verbroken  door  Norberts  welspi'ekende  redenen.  Aan 
Norbert  en  de  zijnen  moet  het  iiitroeien  van  den  laatsten 
wortel  der  Tanchelinistische  leerstellingen  te  Antwerpen 
worden  toegeschreven.  • 

Het  einde  was ,  dat  Tanchelijns  naam  geheel  werd  verge- 
ten,  en  hoevele  kroniken  er  later  in  de  middeleeuwen 
geschreven  zijn,  zeventig  jaren  na  zijn'  dood  wordt  zijn 
naam  het  laatste  genoemd.  Tanchelijn  zelf  is  vermoord  ; 
zijne  leer  heeft  door  Norbert  den  laatsten  slag  ontvangen; 
maar  zijn'  leer  en  zijn  naam  en  zijn  invloed  zouden  ,  ook 
zonder  Norberts  tusschenkomst ,  den  natuurlijken  dood 
zijn  gestorven. 


BIJLAGE. 


Bricf  van  de   UtrecJttache  kerk  aan   den   Keid^cheii 
aartsbisscliop. 

Domino  suo  et  veiierahili  l'atri  Krederico  ,  sancta^  Coioiiiensis 
ecclesiiii  Archiepiscopo ,  humilis  Trajecteusis  ecclesia,  ex  sincero 
allettu  ,  devofissiinas  oratioues  ,  cuiu  debilo  siibjectionis  obsequio. 

Gralias  ,  révérende  pater,  saiictitati  vestne  agimus  ,  quia  paternà  miseratione 
vicem  iiostram  doluistis  et  antichristi  iiostri ,  pertiirbatoris  et  blaspheiaatoris 
pcdesiœ  Christi ,  ciirsum  et  impetum  l'etardastis.  Qui  aperuit  in  cœlum  os 
b^um  et  contra  sacramenta  ecclesise  hœresim  suscitare  ausus  est,  jam  olim 
sanclorurn  patrum  sententiis  jugulatam.  Hic  enini  spiritu  superbite  (quae  radix 
est  omnis  hsereseos  et  apostasiœ)  intumescens ,  uihil  papam ,  nihil  episcopos , 
uihil  archiepiscoi)os  ,  nihil  presb^leros  aut  clericos  asseruit  ,  coluinnasque 
ecclesiaî  Dei  concutiens,  etiani  fidei  nostri  petram,  id  est  Christurn ,  dividere 
ausus  est.  Pênes  se  et  suos  tantum  ecclesiani  esse  contendebat.  Ecclesiani , 
quarn  Chiistus  a  Pâtre  accepit ,  gentes  in  luereditatem  suam  et  possessioneni 
suam  termines  terrœ  ,  hic  ad  solos  Tanchehnistas  coatiahere  conatus  est.  J.uu 
vero  ,  sancte  p:iter  ,  afllictionis  nostrse  querehis  suscipite  ,  et  prascursorem 
antichristi  eodem  schemate ,  eisdem  vestigiis  quibus  ille  secuturus  est ,  praacur- 
rentem  advertite.  In  maritimis  primum  locis  rudi  populo  et  infirmions  fidei 
venenum  perfidia^  su;e  miscuit  ,  et  per  matronas  et  mulierculas  (quai'um 
familiaritatibus  et  sécréta  collocutione  et  privato  accubitu  libentissime  utebatur) 
errores  suos  paulatim  spargere  cœpit ,  deinde  pei'  [has]  conjuges  etiam  ipsos 
perfidiœ  suœ  laqueis  interivit.  Nec  jam  in  tenebris  vel  cubiculis  ,  sed  super 
tecta  prœdicare  incipiens .  in  patentibus  campis  late  ciicurafusœ  multitudini 
sermocinabatiu' ,  et  veluti  rex  coucionaturus  ad  populum ,  stipatus  satellitibus 
vexillum  et  gladium  prœterentibus  ,  velut  cum  insignibus  regalibus  ,  serraonem 
t'acturus  procédera  solebat.  Audiebat  illum  populus  seductus  sicut  angeluni  Dei. 
Imn  vere  ipse  angélus  sathanae  declamabat ,  ecclesias  Dei  lupanaria  esse  repu- 
tanda  ;  nihil  esse  ,  quod  sacerdotum  officio  in  mensa  dominica  conficeretur  ; 
pollutiones  non  sacramenta  nominanda;  ex  mentis  et  sanctitate  rainistrorum 
virtulem  sacramentis  accedere,  cum  ex  verbis  S.  Augustini  :  ((  Dominus  Christus 
traditorem  suum  (quem  diabolum  nominavit ,  qui  ante  traditionem  Domini 
nec  loculis  dojninicis  fidem  potuit  exhibere)  cum  cœteris  Apostolis  ad  prœdi- 
canduin  regnum  i-œlorum  miserit  ;  ut  demonstraret  dona  Dei  pervenire  ad  eos , 
qui  cum  lide  accipiunt ,  etiamsi  talis  sit,  per  quem  accipiunt,  qualis  Judas  fuit.  " 
Item   .Vugustinus  ;  «   Si  in    percipieridis  sacramentis    dantis    et  accipientis  est 


—  449  — 

meriturn  consirleranduin  .  sit  daiitis  Dei  et  accipieiitis  conscientiae  meap.  Hsec 
enim  duo  non  mihi  inceita  sunt  :  bonitas  illius  et  fîdes  rnea.  Quid  fe  interponis, 
de  quo  certum  niliil  scire  possuin?  Sine  aie  dicere  :  In  Domino  conlido.  Nam 
in  te  si  conlido  ,  nnde  conlido ,  si  nihil  mali  hac  nocte  fecisti  ?  » 

Contia  bas  et  biijusmodi  sentenlias  sacrilegus  ille  declamans  dehoitabatur 
populum  a  perceptione  sacraraenti  corporis  et  sangidnis  Domini  ;  prohibens 
etiam  décimas  ministiis  ecclesiœ  exhibeii  ;  quod  facile  volentibus  persuasit , 
quia  ea  tantum  prredicabat ,  quae  vel  novitate  sui  vel  magna  voluntate  populi 
placitura  sciebat. 

Talibus  nequitiœ  successilnis  misero  homini  lanta  sceleiis  accessit  audacia,  nt 
etiam  se  Ueum  diceret ,  asserens  ,  quia  ,  si  Ghristus  ideo  D(ius  est ,  qnia  Spiritum 
sanctum  habuisset ,  se  non  inferius  nec  dissimilius  Deum  ,  qaia  plenitudinem 
Spiritns  sancti  accepisset.  In  qiia  prsesumptione  adeo  illusit ,  ut  quidam  in  eo 
divinitatem  veuenu-entm- ,  in  tantum  ut  balnei  sui  aquam  potandam  staltissimo 
populo  pio  beaedictione  divideiet,  velut  sacratius  et  efficacius  sacramentum 
profuturum  saluti  corporis  et  animœ. 

Oiiodam  etiam  tempore ,  dum  novum  genus  qusestus  nova  adinventione 
machinaretur ,  quandam  imaginem  S.  Mariae  (stupet' animus  dicere)  in  médium 
multitudinis  j assit  alïerri ,  et  accedens  manumque  imaginis  manu  contingens , 
sub  lypo  illius  S.  Mariain  sibi  desponsavit.  Sacramentum  et  solennia  illa  de- 
sponsationis  vei-ba  ,  ut  vulgo  tieri  solet ,  universa  sacrilego  ore  proferens  ,  en  , 
inquit ,  dilectissimi ,  virginem  Mariam  mihi  desponsavi  ;  vossponstdia  et  sumptus 
ad  nuptias  exhibite.  Exponens  duos  loculos ,  uuum  a  dextris ,  alium  a  sinistris 
ijnaginis,  hue,  inquit,  offerant  viri  ,  illuc  mulieres  :  viderim  nunc  ,  utrius 
sexus  major  circa  me  et  sponsam  meam  serveat  caritas.  Et  ecce  cum  mimeribus 
et  oblationibus  certatim  ruit  insanissimus  populus.  Mulieres  inaures  et  monilia 
jaciebant;  et  sic  non  sine  immanissimo  sacrilegio  infmitarn  contraxit  pecuniam. 

Sed  et  faber  feiiarius  quidam  .  nomine  Manasses  ,  quem  cum  scelerato  homiue 
etiam  a  vobis  detentum  audiviUiUs  ,  exemplo  nequissimi  magistri  IVaternitatem 
quandam,  quam  gilda  vulgo  appellant ,  instituerat  ;  in  qua  duodecim  viros,in 
ligura  duodecim  apostolorum ,  et  unam  tantum  feminam ,  in  (igura  B.  Marisn  , 
constituit;  qute ,  ut  ferunt,  per  singulos  illorum  duodecim  circumducebatur 
et  ad  injuriam  sacrosanctœ  Virginis  netaria  turpitudine  ,  quasi  ad  contirmationem 
fraternitatis ,  singulis  miscebatur. 

Presbyter  etiam  quidam  Everwacherus  nomine  ,  a  sacerdolali  dignitate  apri- 
stans,  nefandi  horninis  magisterio  adhresit  ;  qui  et  illum  Romam  prosecutus , 
maritima  loca ,  quartam  scilicet  partem  episcopatus  nostri ,  Teruwanensi  epis- 
copio  regni  Francia;  ,  auctoritate  domini  papaî  ,  attenninare  conatus  est  ; 
quem  etiam  a  smctitate  vestra  detentum  audivimus  et  gavisi  suiuus.  Idem 
presbyter  per  omnia  Tanchelmi  assertor ,  décimas  liatrum  ecclesite  S.  Pétri 
invasit ,  presbyterum  ipsorum  armatà  manu  ab  altari   et  ecclesia  ejecit. 

Inlinita  sunt  ,  domine  ,  illorum  scelera  ,  quorum  plurima  pro  epistolari 
brevitate  suppressimus.  Hoc  ad  summam  dixisse  sufficiat,  res  divinas  in  tantum 
venisse  conteinptum  .  ut  leputetur  sanctior  ,  cuicumque  tuerit  ecclesia  de- 
spectior. 


450 


Quia  igitur  ,  siiucte  l'ator  ,  divina  iniseiicoidia,  ecclesiaiii  siiain  diutiiis  peri- 
clitari  non  sustinens,  illos  in  manus  vestras  tradidit,  rogamus  et  obsecramus 
in  Domino  ,  ne  qiià  ratione  de  manibus  vestris  elabantar.  Qui  si  elapsi  fuerint , 
denuntiamus  vobis  et  sine  omni  ambigaitate  attesfamur ,  futuram  irrecuperabilem 
ecclesia;  nostrœ  jacturam  et  infinitanim  perniciem  animaruin.  Vere  ,  Domine  , 
gravissimum  casnm  ecclesia  nostra  sustinebit,  si  quomodo  evadere  illos  con- 
tigerit ,  quorum  sermo,  juxta  Apostolum ,  ut  cancer  serpit  et  simpliciuni  animos 
blandieado  perimit.  Nunc  quoque  ob  hoc  ipsinn  antichristus  noster,  monachum 
mentitas,  '  extemplo-  capitis  illius,  cujus  membrum  factus  est,  in  angelum  lucis 
se  transfiguravit ,  ut  eo  securius  illuderet,  quo  versutius  speciem  sanctitatis 
simulate  sumpsisset.  Rogamus,  Domine,  ut  justa  indignatione  moveamini  adversus 
detestandos  dissipatores  ecclesias.  Augustinus  :  «  Quando  vult  Deus  concitare 
potestates  adversus  schismaticos ,  adversus  htereticos ,  adversus  dissipatores 
ecclesise ,  adversus  exsufilatores  Christi,  non  mirentur ,  quia  Deus  concûtat,  ut 
a  Sara  verberetur  Agar.  G.)gaoscat  se  Agar;  ponat  cervieem,  l'evertatur  ad 
domiuam  suam.  Quid  niiramur ,  quia  commoventur  potestates  Christiançe  adversus 
detestandos  dissipatores  ecclesise?  Ergo  non  moverentur?Et  quomodo  l'edderent 
rationem  de  imperio  suo  ?  Pertinet  hoc  ad  reges  Christianos,  ut  temporibus  suis 
pacatam  velint  matrem  suam  ecclesiam ,  unde  spiritualiter  nati  sunt.  Legimus 
Daniel'S  visiones  et  gesta  prophetica;  très  pueri  in  igné  laudaverunt  Deum. 
Miratus  est  rex  Nebuchodonosor  laudantes  Deum  pueros  et  circa  eos  ignem 
innocentem  ;  et  cum  miratus  esset  ille ,  qui  statuam  suam  erexerat  et  ad  eam 
adoraridum  omnes  coegerat .  tamen  laudibus  puerorum  commotus ,  ubi  vidit 
inajestatern  Dei  prœsentis  in  igné  ,  ait  :  Et  ego  ponam  decretum  omnibus 
tribubus  et  linguis  in  omni  terra  :  quicurnque  dixerint  blasphemiam  in  Deum 
Sidrach,  Misac  et  Abdenago  in  inleritum  erunt  et  domus  eorum  in  perditionem. 
Si  Nebuchodonosor  laudavit  et  prsedicavit  et  gloriam  dédit  Deo  ,  ut  decretum 
mitteret  per  regnum  suum ,  quomodo  reges  Christiani  non  moveantur  adversus 
blasphematores  ecclesiae  Christi?  »  Hsec  Augustinus.  Proinde  obsecramus  in 
Domino,  quatenus  de  his  Sanctitas  vestra  faciat ,  ut  ecclesiaî  nostrce  jam  diu 
periclitauti  subvenieudo  consulatis. 


Lees  :  «  mentitus. 
Lees  :  «  exemplo. 


DOCUAIEXTS 

RELATIF."^  A   LA  FOUMATION   El    A   LA    PUBLICATION   DE 

LORDONNANCE  DE  MARIE-THÉRÈSE, 

DU  20  MâRS-13  novembre  1773, 

(]ui  adraiidiit  les  ppiiiires,  les  sculpteurs  et  les  architectes,  aux  Pa\s  Bas, 
(le  l'oblijjatioD  de  se  faire  inscrire  dans  les  corps  de  luéliers. 


COMMUNICATION 

DE   M.    LOUIS    GALESLOOT, 

Membre   titulaire  à  Bruxelles. 


J'ai  promis  dans  un  précédent  article  '  de  mettre  au  jour 
les  pièces  officielles  qui  se  rattachent  à  la  formation  et  à 
la  publication  de  Fordonnance  dont  le  titre  est  énoncé  ci- 
dessus.  Je  viens  remplir  ma  promesse. 

Que  cette  ordonnance  fît  honneur  aux  vues  éclairées 
du  gouvernement  qui  présidait  alors  aux  destinées  de 
ce  pays,  la  chose  est  incontestable;  mais,  je  le  demande, 
n'honore-t-elle  pas  davantage  la  mémoire  du  jeune 
artiste  qui,  par  son  zèle,  sut  en  provoquer  la  promulga- 
tion? Cet  artiste  était  le  peintre  Corneille  Lens  ,  né  à 
Anvers  comme  tant  d'autres  hommes  qui  s'illustrèrent 
dans  la  carrière  paisible  des  beaux-arts. 

Lens,  qui  s'était  consacré  avec  ardeur  à  la  noble  tâche 
de  faire  revivre  les  arts  dans  sa  ville  natale,  fut  choqué 
des  obstacles  que  les  corps  de  métiers ,  jaloux  à  l'excès  de 
ce  qu'ils  envisageaient  comme  leurs  privilèges  ,  suscitaient 
souvent  aux  artistes  dans  le  libre  exercice  de  leur  profes- 

'    Voij.  les  Annales  de  l'A'^'^démie ,  2«  série,  t.  111 ,  p.  340. 

Commissaires    rapporteurs   :   MM.     le    baron   J.   de    Saint-Genois  et  le  ciievalier 

L.    DE   BUHBUKE. 


—  452  — 

sion.  Un  l'ait  de  ce  genre  s'était  passé  dans  sa  propre 
famille.  Son  père,  peintre  en  fleurs  et  en  voitures  (c'est 
ainsi  qu'il  se  qualifie)  établi  à  Anvers,  avait  découvert,  à 
ce  qu'il  dit  dans  une  requête  du  mois  d'août  1765  ,  le 
secret  de  dorei'  avec  de  l'or  faux  et  cela  d'une  manière 
si  parfaite  qu'on  eût  cru  ,  en  examinant  ses  ouvrages , 
(pi'ils  l'avaient  été  à  l'aide  d'or  fin.  Cette  découverte  ,  loin 
de  tourner  à  son  avantage  ,  lui  avait  attiré  des  vexations 
de  toute  espèce  de  la  part  des  doreurs,  qui  exigeaient  qu'il 
entrât  dans  leur  corporation,  après  avoir  fait  les  années 
d'apprentissage  et  les  preuves  requises.  Ces  molestations 
remontaient  à  1752.  Lens  chercha  en  vain  à  s'entendre 
avec  les  membres  du  métier.  Ils  furent  intraitables  et 
finirent  par  lui  intenter  un  procès  devant  le  magistrat  de 
la  ville.  Dans  cet  embarras,  Lens  adressa  une  requête  à 
Charles  de  Lorraine,  gouverneur  général  des  Pays-Bas,  le 
protecteur  déclaré  de  sa  famille ,  qui  eut  à  cause  de  cela 
un  bon  nombre  d'envieux.  La  requête  fut  envoyée  à  l'avis 
du  magistrat  d'Anvers.  Celui-ci  répondit  d'une  manière 
défavorable  pour  l'artiste  '' ,  et  le  conseil  privé,  entendu 
après,  se  montra  du  même  senthnent:  c'est-à-dire  qu'il 
trouva  équitable  que  Lens  se  soumît  aux  exigences  du 
métier  en  question.  Mais  le  gouverneur  général  ,  pour 
des  raisons  particulières ,  en  affranchit  le  pétitionnaire.  Il 
ordonna ,  en  outre ,  aux  doreurs  de  le  recevoir  comme 
membre  du  métier ,  sauf  à  payer  les  droits  accoutumés  ^. 
Cette  mesure  irrita  les  doreurs ,  qui  s'obstinèrent  tellement 
dans  leur  mauvais  vouloir  ({u'il  fallut  de  nouveau  l'inter- 
vention de  Charles  de  Lorraine  pour  mettre  les  parties 
d'accord. 

Ces  diflicultés,    jointes  à  celles  que  Lens  lui-même  eut 

'  Le  iiiagistrai  disait  ,  entre  autres,  que  Lens  n'était  pas  ni'  .i  Anvers  couinie  ill'avan- 
i;ait,  mais  au  juiys  de  Liège.   11  contestait  ansfi  sa  jirétendiie  découverte. 
-  Décret  du  5  juillet  1766. 


—  453  — 

avec  la  chambre  de  Saint-Luc,  le  déterminèrent,  en  1769 ,  à 
présenter  au  gouvernement  un  mémoire  sur  la  nécessité 
de  soustraire  les  artistes  à  une  pareille  sujétion.  Il  est 
vrai  que  sa  proposition  ne  concernait  cpie  les  peintres 
anversois.  Le  gouvernement,  loin  de  repousser  ses  vues, 
les  adopta  et  résolut  de  les  appliquer  au  Brabant  d'abord 
et  ensuite  à  tout  le  pays.  A  cet  efîet,  Charles  de  Lorraine 
consulta  le  conseil  privé ,  puis  le  conseil  souverain  de  Bra- 
bant ,  lequel  demanda  l'avis  des  magistrats  de  Bruxelles , 
d'Anvers  et  de  Louvain.  Ces  derniers ,  peu  disposés  à  porter 
atteinte  aux  hitérèts  des  corporations  ou  à  changer  l'état 
des  choses ,  se  prononcèrent  unaniment  pour  le  maintien 
d'un  usage  qui  cependant  n'était  plus  en  harmonie  avec 
les  idées  du  temps.  Aussi  le  conseil  de  Brabant,  mieux 
inspiré  ,  n'hésita  pas  à  répondre  dans  un  sens  tout  différent 
et  à  seconder  les  bonnes  dispositions  du  gouvernement.  Il 
en  fut  de  même  du  conseil  privé  qui ,  dans  son  rapport , 
se  plut  à  faire  l'éloge  de  Lens,  le  vérital)le  auteur  de  la 
proposition.  De  son  côté,  Charles  de  Lorraine  ayant  fait 
part  de  ses  intentions  à  l'impératrice  Marie-Thérèse  ,  sa 
belle-sœur,  reçut  d'elle  une  pleine  et  entière  approbation. 
Ces  formalités  préalables  aboutirent  à  la  publication  d'une 
première  ordonnance,  en  date  du  20  mars  1773,  appli- 
cal)le  au  Brabant  seulement  '. 

Mais  le  gouvernement  ne  s'arrêta  pas  en  si  bon  chemin. 
Décidé,  comme  je  l'ai  fait  remarquer ,  à  rendre  cette  ordon- 
nance générale ,  il  adressa  une  lettre  circulaire  aux  con- 
seillers fiscaux  et  aux  procureurs  généraux  des  conseils  de 
justice  des  provinces,  pour  connaître  leur  sentiment  sur 
l'opporliinité  de  la   mesure   ({u'il  projetait.  Pas  un  de  ces 

'  On  sait  que  la  province  actuelle  d'Anvers  faisait  partie  de  l'ancien  diiclié  de  lîraliant. 
CtHait  ce  qu'un  appelait  le  quartier  d'Anvers.  Les  autres  quartiers  étaient  ceux  de  Louvain 
et  de  Bruxelles  ,  et  plus  anciennement  celui  de  Bois-le-Duc  ,  que  conquérirent  les 
Irlandais. 


—  454  —     * 

magistrats  n'y  trouva  à  redire,  non  plus  que  le  conseil 
privé,  auquel  leurs  réponses  avaient  été  soumises.  En 
présence  de  cet  accord  unanime  ,  Charles  de  Lorraine  fit 
publier  le  13  novembre  de  la  môme  année ,  4773 ,  une 
seconde  ordonnance  qui  ne  diffère  de  la  première  que  par 
le  mandement  ordinaire  que  Ton  trouve  à  la  fm  de  nos 
anciens  édits. 

Ainsi  tombèrent  des  entraves  qui  ne  faisaient  pas  pré- 
cisément le  désespoir  des  artistes ,  mais  qui  avaient  fmi 
par  les  blesser  dans  leur  amour-propre,  bien  quelles 
eussent  été  subies  en  silence  par  nos  peintres  et  nos 
sculpteurs  les  plus  renommés.  Il  y  a  plus  :  aux  termes  de 
l'édit  on  put  cultiver  les  beaux-arts  sans  déroger  à  la 
noblesse.  Étrange  émancipation!  Comme  si  le  don  du  génie 
n'élevait  pas  l'homme  au-dessus  des  préjugés  de  'la  nais- 
sance et  des  richesses  ! 

Ce  sont  les  différents  rapports,  lettres  et  avis  que  je 
viens  de  mentionner  qui  forment  la  série  de  pièces,  cotées 
de  I  à  XLVIII,  dont  le  texte  suit.  Ces  pièces  ne  pou- 
vaient, me  semble-t-il,  avoir  une  meilleure  place  que  dans 
les  Annales  de  V Académie.  Le  lecteur  jugera  lui-même  du 
mérite  de  chacune  d'elles.  La  plus  intéressante  et  la  ])lus 
utile ,  sans  contredit ,  est  le  rapport  du  magistrat  de 
Bruxelles,  avec  les  documents  qui  raccompagnent.  Je 
signalerai  aussi  une  lettre  du  magistrat  de  Matines  et 
un  avis  du  grand  conseil ,  parce  qu'ils  font  ressortir  le 
mérite  d'un  autre  peintre  anversois  ,  Herreyns,  jeune,  le 
directeur  de  l'Académie  qui  venait  d'être  fondée  à  Matines, 

En  résumé,  il  serait  superflu  d'insister  davantage  sur 
l'intérêt  que  présentent,  au  point  de  vue  de  l'histoire  des 
beaux -arts  dans  notre  pays  ,  les  matériaux  que  je  suis 
parvenu  à  réunir  sur  le  sujet  dont  il  s'agit.  Le  seul  défaut 
qu'on  y  remarquera  consiste  dans  quelques  redites ,  rendues 
inévitables  par  la  manière  même  dont  la  question  fut  traitée. 


—  455  — 

I. 

Décret  par  lequel  Charles  de  Lorraine  remet  au  conseil 
privé  H)i  rnéuioire  ayajit  pour  objet  cVaffrancJiir  des  corps 
de   métiers    de   la   ville    d'Anvers    les  personnes    qui  se 

-  distinguent    dans  la  peinture,  etc. 

Druxelles  ,  12  novembre  1769. 

Nous  remettons  au  conseil  le  mémoire  ci-joiut ,  qui  a  pour 
objet  la  nécessité  qu'il  y  auroit  d'affranchir  des  corps  de  métiers 
de  la  ville  d'Anvers  les  personnes  qui  se  distinguent  dans  la  peinture , 
la  sculpture,  la  gravure  et  l'architecture,  chargeant  le  conseil  de 
nous  consulter  sur  ce  qui  pourroit  être  fait  à  cet  égard  pour  encou- 
lager  ceux  qui  s'adonnent  à  ces  difl^rents  arts.    Paraphé  Ch.  de  L. 

(Original  aux  archives  du  conseil  privé.) 

Le  conseil  privé  envoya  ce  mémoire  ,  présenté  par  le  peintre  Lens ,  sous  le  voile  de 
l'anonyme,  à  l'avis  du  magistrat  d'Anvers,  par  lettre  du  13  novembre  suivant.  Comme 
le  magistrat  tardait  à  répondre,  il  reçut  une  lettre  de  rappel  datée  du  22  février  1770  et 
expédiée  le  l"  mars  suivant.  Il  s'empressa  alors  d'envoyer  son  rapport,  qui  fut  remis  au 
conseil  privé  le  18  mars,  ainsi  qu'il  résulte  d'un  décret  de  Charles  de  Lorraine  de  ce 
jour.  Le  mémoire  a  été  imprimé  dans  le  Jaerhoek  der  vermaerde  en  kunslnjke  Gilde 
van  Sinl  Lucas  binnen  de  slad  Aittiverpen,  par  ,1.-D.  Vandeustkaelen,  Anvers,  1855, 
in-8«,  11.  187. 

II. 

Décret  du  même  par  lequel  il  envoie  an  conseil  privé  un 
mémoire  de  M.  Van  Schorel ,  échevin  d'Anvers ,  tou- 
chant une  lettre  du  peintre  Lens  relative  a^i.c  leçons  de 
dessin  à  V Académie  de  cette  ville. 

Bruxelles,  16  décembre  1769. 

Le  nommé  Lens,  peintre  à  Anvers,  ayant  adressé  au  ministre 
plénipotentiaire  la  lettre  ci-jointe  ' ,  par  laquelle  il  se  plaignoit  de 
ce  que  ses  confrères  s'opposoient  à  la  proposition  qu'il  leur  aiu'oit 
faite  d'employer  quatre    soirées  au  lieu  de  trois  à  l'Académie  établie 

'  Je  ne  l'ai  pas  trouvée. 


—  456   - 

pour  la  perfection  des  dessins,  ce  ministre  a  jugé  à  propos  d'appro- 
fondir la  chose  et  a  demandé,  àcetelfet,  l'avis  de  l'échevin  de  la  ville 
d'Anvers,  Van  Schorel,  ({ni  vient  de  lui  adresser  le  mémoire  ci-joint 
que  nous  remettons  au  conseil,  afin  qu'il  en  examine  le  contenu  et 
qu'il  nous  informe  par  extrait  de  protocole  de  son  sentiment  sur  la 
matière  '.    Paraphé  Cm.  de  L. 

III. 

Lettre  du  prince  de  Siarhemherg ,  miniMre  plénipoten- 
tiaire pour  le  gouvernement  des  Pays-Bas,  adressée 
au  tnagistrat  d'Anvers  pour  avoir  son  avis  sur  divers 
poi)its  toucJiant  V Académie  de  peinture  établie  en  cette 
trille. 

Bruxelles,  25  aoiit  1770. 

Le  désir  que  nous  avons  de  voir  revivre  dans  ces  pays  des  arts 
aussi  intéressants  que  la  peinture  et  la  sculpttn-e  nous  portant  à 'ne 
point  perdre  de  vue  les  objets  qui  pourroient  contribuer  aux  avantages 
de  l'Académie  établie  en  votre  ville,  nous  vous  faisons  la  présente 
pour  vous  dire  que  c'est  notre  intention  que  vous  nous  informiez  des 
arrangements  que  vous  avez  pris  relativement  au  choix  des  directeurs, 
les  qualités  requises  pour  être  éligible,  leur  autorité  et  la  durée  de 
leur  exercice.  Vous  vous  expjliquerez,  au  surplus,  s'il  ne  conviendroit 
pas  de  déclarer  que  dorénavant  on  ne  pourra  être  dans  le  même  temps 
directeui'  de  l'Académie  et  doyen  de  la  cham])re  de  Saint-Luc.  Fina- 
lement, comme  les  trois  séances  qu'on  accorde  aux  élèves  poui' achever 
leur  ouvrage  ne  suffisent  pas  pour  les  modeleurs,  vous  nous  informerez 
de  votre  sentiment  sur  le  nombre,  soit  de  quatre  ou  de  (îinq,  auquel  il 
conviendroit  de  fixer  ces  séances,  afin  que  les  modeleurs,  aussi  bien 
que  les  dessinateurs,  aient  tout  le  temps  non  seidement  d'achever  leur 
ouvrage ,  mais  de  le  rectifier  et  de  le  perfectionner  d'après  les  obsei- 


'  J'ai  piiblli''  ce  d('cret ,   parce    qu'il  en  est  f|nesllnn  dans  la  consulte  <lu  7  déceuilue 
qu'on  trouvera  plus  loin.  Il  t'ait  d'ailleurs  ressortir  le  zèle  de  Lens. 


—  457  — 

valions  des  directeurs  sur  les  nuances  du  beau  et  du  parfait  dans  ces 

arts  ' . 

A  tant,  etc. 

(Minute  mtx  archiver  du  conseil  privé.) 


IV. 

Réponse  du  magistrat  d'Anvers  à  la  lettre  précédente. 

Anvers,  20  octobre  1770. 

Monseigneur,  nous  avons  reçu  celle  qu'il  a  plu  à  Votre  Altesse  nous 
faire  relativement  à  l'Académie  de  peinture  et  sculpture  établie 
à  Anvers,  et  les  objets  qui  pourroient  contribuer  à  son  avantage, 
nommément  afin  d'informer  Votre  Altesse  des  arrangements  que  nous 
avons  pris  à  l'égard  du  choix  des  directeurs ,  les  qualités  requises  pour 
être  éligible ,  leur  autorité  et  la  durée  de  leur  exercice  ;  aussi ,  de 
nous  expliquer  s'il  ne  conviendroit  point  de  déclarer  que  dorénavant 
on  ne  pourroit  être  dans  le  même  temps  directeur  de  l'Académie  et 
doyen  de  la  chambre  de  Saint-Luc,  et  finalement,  s'il  ne  conviendroit  pas 
aussi  de  prolonger  les  trois  séances  qu'on  donne  aux  élèves  pour  ache- 
ver leurs  ouvrages ,  jusques  à  quatre  ou  cinq  séances  afin  de  les  pouvoir 
achever  et  perfectionner  mieux,  avec  notre  sentiment  sur  ce  point. 

En  conséquence,  nous  aurons  l'honneur  de  dire  avec  respect  que  le 
magistrat  ayant  remarqué  que  ladite  Académie  qui ,  ci-devant ,  avoit 
toujours  été  sous  la  direction  des  doyens  de  la  chambre  de  Saint-Luc , 
se  trouvoit  fort  obérée  et  n' avoit  plus  de  fonds  suffisants  pour  être  con- 
tinuée, trouva  bon,  l'an  1749,  de  la  séparer  entièrement  de  ladite  cham- 
bre et  de  se  réserver  la  direction  supérieure  sous  la  haute  protection 
de  son  Altesse  Royale  ,  en  étaljlissant  deux  commissaires  de  leur  corps 
avec  six  directeurs-artistes  pour  diriger  cette  Académie  et  tâcher  de  la 
remettre  dans  le  brillant  état  qu'elle  avoit  eu  autrefois.  Les  dettes,  qui  eii 
furent  très-considérales,  furent  portées  par  la  ville ,  qui  fournit  aussi 
les  frais  et  dépenses  nécessaires  à  cet  effet.  On  choisit  ces  six  directeurs 

'  J'ai  publié  cette  lettre  comme  faisant  suite  au  décret  liu  1 6  décembre  1 769  qui  précède  ; 
par  la  même  raison  je  reproduirai  la  réponse  du  magistrat  d'Anvers. 

XXIX  XXIII  45 


458 


des  artistes  les  plus  célèbres,  qui  s'oflroient  à  faire  leurs  services  et 
devoirs  gratis,  ce  qui  est  continué  sur  ce  pied  jusques  ici. 

Ces  six  directeurs-artistes  servent  si  longtemps  qu'ils  le  trouvent  bon, 
leur  étant  permis  de  quitter  lorsqu'ils  le  souhaitent. 

On  régla  qu'en  cas  de  mort  ou  désistement  de  quelqu'un  de  ces  six 
directeurs,  que  les  deux  commissaires  du  magistrat,  après  avoir  entendu 
les  directeurs  restants,  nommeroient  chacun  un  artiste  capable  et  ex- 
périmenté soit  en  peinture  ,  sculpture  ,  gravure  ou  architecture  ,  dont 
le  magistrat  en  nommeroit  un  pour  remplacer  la  place  vacante ,  ce  qui 
s'observe  exactement. 

L'autorité  de  ces  directeurs-artistes  consiste  à  résoudre,  à  la  pluralité 
des  voix,  tout  ce  qui  peut  être  utile  pour  la  direction  de  l'Académie ,  à 
l'intervention  des  commissaires  du  magistrat,  à  veiller  sur  l'instruction 
des  élèves  ,  à  conserver  la  discipline  et  le  bon  ordre  pendant  l'exer- 
cice ,  à  corriger  les  fautes  et  à  juger  du  concours  pour  les  places. 

Nous  ne  trouvons  point ,  suivant  les  informations  des  directeurs 
mêmes,  qu'il  pourroit  y  avoir  quelque  inconvénient  pour  être  directeur 
de  cette  Académie  et  doyen  de  Saint-Luc  dans  le  même  temps.  D'autant 
moins  qu'on  ne  sauroit  obliger  un  directeur  à  être  doyen  de  cette 
chambre  contre  son  gré,  puisque  ces  directeurs,  en  vertu  du  décret  de 
Son  Altesse  Royale  du  6  août  1756  \  sont  exempts  de  tout  service  per- 
sonnel si  longtemps  qu'ils  sont  au  service  de  l'Académie,  par  conséquent 
aussi  de  celui  de  doyen  de  la  chambre  des  peintres  ou  de  Saint-Luc. 
Que  s'ils  veulent  accepter  ce  service  volontairement,  comme  il  y 
en  a  encore  actuellement,  il  n'en  peut  résulter  aucune  incompatibilité  , 
pourvu  qu'ils  fassent  les  deux  services ,  sans  en  négliger  l'un  pour 
l'autre.  Les  Rubens  et  les  Van  Dyck  et  tant  de  grands  artistes  en  ont 
donné  des  exemples. 

Quant  au  nombre  des  séances  nécessaires  pour  achever  une  figure 
académique  d'après  les  modèles ,  le  sentiment  des  directeurs  est  fort 
partagé  sur  ce  point.   Ils  conviennent  assez  entre  eux  que   quatre 

'  Ce  décret,  qui  se  trouve  en  minute  au  dossier  d'où  j'ai  tiré  ces  documents,  fut 
rendu  sur  la  requête  des  directeurs  mêmes  de  l'Académie.  Ils  s'étaient  plaints  des 
services  personnels  auxquels  on  les  astreignait  et  qui  les  empêchaient  de  consacrer  tous 
leurs  soins  à  la  tâche  dont  ils  étaient  chargés. 


—  459  — 

séances  ,  chacune  de  deux  heures,  seroient  plus  que  suffisantes  pour 
les  attitudes ,  même  les  plus  difficiles.  Mais  quelques-uns  d'entre  eux 
prétendent  que  ,  pour  les  positions  ordinaires  ,  trois  séances  suffisent 
lorsque  les  élèves  employent  bien  leur  temps  ;  que  l'usage  a  été  de 
tout  temps  de  n'accorder  que  trois  séances;  qu'on  avoit  déjà  essayé 
d'en  accorder  quatre ,  mais  qu'ensuite  on  les  avoit  remises  encore 
une  fois  à  trois. 

Dans  ces  circonstances,  comme  il  est  naturel  qu'un  jour  de  plus  doit 
contribuer  beaucoup  à  bien  achever  et  perfectionner  les  ouvrages  des 
élèves ,  nous  avons  cru  devoir  fixer  de  nouveau  les  termes  à  quatre 
séances.  Sauf  que  si  les  directeurs-artistes  y  trouvent  quelque  incon- 
vénient ,  ils  pourront  en  informer  le  commissaire  du  magistrat  pour 
en  faire  rapport  au  collège  ,  afin  d'être  disposé  à  cet  égard  comme  il 
sera  trouvé  convenir  ' . 

Les  bourguemaîtres ,  échevins  et  conseil 
de  la  ville  d'Anvers, 

signé  Baltin. 
(Original  aux  arrhirex  dn  eonxeil  privé J 


Extrait  du  protocole  des  délibérations  et  résolutions  du  conseil 
privé,  du  7  décembre  illO. 

M.  de  Fierlant  rapporta  que  ,  par  décrets  du  12  et  15  novem- 
bre 1769'  et  du  18  mars  dernier  ^ ,  S.  A.  R.  a  chargé  le  conseil' 
de  consulter  sur  les  objets  qui  poiuToient  contribuer  aux  avantages 
de  l'Académie  de  peinture  et  de  sculpture  établie  dans  la  ville 
d'Anvers.  Le  conseil  l'ésolut  de  satisfaire  aux  ordres  de  S.  A.  R.  et 


'  J'ai  cru    devoir  supprimer    dans  ces  pièces ,   déjà  assez  longues   par  elles-mêmes , 
les  formules  ordinaires  de  politesse  qui  en  forment  la  clôture. 

-  Je  n'ai  pas  trouvé  le  décret  du  15  novembre.  Quant  à  l'autre  ,  vny.  la  pièce  n"  1. 
^  Voy.  ci-dessus ,  la  pièce  n»  1. 
*  Le  conseil  privé. 


—  460  — 

de  proposer  à  ce  prince  par  consulte  les  moyens  qu'il  croit  pouvoir 
être  employés  pour  atteindre  le  but  que  le  gouvernement  se  propose 
sur  l'objet  dont  il  s'agit. 

En  marge  de  cette  résolution  on  lit  la  note  suivante  : 
(c  Cette  consulte  a  étc'  expédiée  aujourd'hui.  »  ' 

(Registres  aux  protocoles  du  conseil  privé.) 

VI. 

Consulte  rappelée  dans  l'extrait  de  protocole  qui  précède  '. 
7  décembre  1770. 

Monseigneur ,  dès  que  le  nommé  Lens ,  jeune  peintre  d'Anvers , 
qui  s'est  déjà  acquis  beaucoup  de  réputation ,  fut  de  retour  en  sa 
patrie  ,  il  se  donna  tout  entier  à  l'Académie  de  cette  ville  ,  et , 
pénétré  de  la  voir  languir  dans  un  état  d'engourdissement  cette  école 
qui,  jadis,  a  produit  tant  de  fameux  maîtres  ,  il  porta  tous  ses  soins  à 
la  relever  par  des  arrangements  propres  à  faire  revivre  l'émulation  parmi 
les  élèves ,  à  leur  former  le  goût ,  à  leur  faire  sentir  les  nuances  du 
beau  et  du  parfait ,  à  exciter  dans  ceux  qui  sont  nés  avec  du  génie  les 
premières  étincelles  de  ce  feu  qui  élève  les  peintres  au-dessus  d'eux- 
mêmes  ,  qui  leur  fait  mettre  de  l'âme  dans  leurs  figures ,  et  qui  leur 
tient  lieu  de  ce  qu'on  appelle  enthousiasme  dans  la  poésie. 

Le  premier  pas  vers  cette  perfection  est  la  connoissance  du  vrai 
idéal ,  c'est-à-dire  de  l'art  de  corriger  et  d'embellir  la  nature.  Jusque- 
là  on  s'étoit  contenté  de  perfectionner  les  élèves  dans  le  premier  vrai 
ou  l'imitation  simple  et  fidèle  de  la  nature  ;  et  leur  émulation  se 
bornoit  à  rendre  exactement  le  modèle. 

Lens  sentit  bien  qu'il  falloit  plus  que  cela  pour  former  de  grands 
maîtres  :  la  réunion  de  diverses  perfections  qui  ne  se  trouvent  jamais 
dans  un  seul  modèle ,  mais  qui  se  tirent  de  plusieurs  et  ordinaire- 
ment de  l'antique ,  lui  parut  absolument  nécessaire  ;  il  crut  devoir 
indiquer  à  ses  disciples  les  défauts  du  modèle  qu'ils  avoient  à  copier, 

'    Voy.  la  pièce  qui  suit. 

-  Kile  fut  rédigée  |)ar  le  conseiller  de   Fifri.ant  ,  rapporteur  de  toute  cette  affaire. 


—  461  — 

et  le  peu  d'antiques  qu'il  trouva  à  Anvers  lui  servit  à  cet  effet.  Mais 
comme  il  falloit  plus  de  temps  pour  travailler  de  la  sorte  que  pour 
rendre  uniment  le  modèle ,  il  fit  observer  aux  directeurs ,  ses  con- 
frères ,  que  les  trois  séances  de  deux  heures  chacune  qu'on  accordoit 
aux  élèves  ne  suffisoient  pas  ;  que  ,  dans  un  si  court  espace  de  temps 
les  modeleurs  pouvoient  à  peine  ébaucher  leurs  académies  (sic)  ; 
que  les  dessineurs  n'avoient  pas  le  loisir  de  perfectionner  leur 
ouvrage ,  et  que  les  séances  étoient  écoulées  avant  qu'il  ne  leur  pût 
communiquer  ses  observations  sur  le  moyen  d'embellir  leurs  figures  en 
y  ajoutant  des  beautés,  tirées  de  l'antique,  qui  manquoient  au  modèle. 

Ces  révisions  furent  goûtées  par  ses  confrères,  et  ceux  du  magistrat 
fixèrent  les  séances  à  quatre. 

Mais  bientôt  cette  nouveauté  déplut  à  quelques  directeurs  attachés 
aux  anciens  usages.  Soit  par  bêtise  ou  par  envie,  le  plan  de  Lens  fut 
trouvé  mauvais  ;  on  blâma  les  élèves  qui ,  en  suivant  la  perfection 
de  l'antique ,  osèrent  corriger  les  défauts  du  modèle ,  et  l'on  parvint 
à  faire  retrancher  la  quatrième  séance. 

Le  jeune  artiste  ,  qui  n'avoit  d'autre  intérêt  dans  cette  affaire  que  le 
bien  de  l'Académie,  se  trouvant  arrêté  dans  son  projet,  s'en  plaignit 
à  feu  le  ministre  plénipotentiaire  ' ,  et ,  après  avoir  observé  ({ue 
son  zèle  infructueux  pour  l'Académie  semoit  la  discorde  parmi  les 
directeurs,  il  demanda  sa  démission  par  la  lettre  ci-jointe  -,  n"  1. 
Ce  ministre  '  jugea  à  propos  d'approfondir  la  chose  et  demanda  à  cet 
effet  l'avis  de  l'échevin  de  la  ville,  Van  Schorel,  qui  lui  adressa  le 
mémoire  ci-joint*,  sub  n"  2.  Il  y  fit  voir  que  l'entêtement  d'un  seul 
d'entre  les  directeurs ,  jaloux  à  l'excès  des  talents  du  peintre  Lens 
et  du  graveur  Martinasie ,  causoit  ce  nouveau  désordre  ;  que  cet 
homme  avoit  su  entraîner  deux  autres  directeurs,  et  qu'il  étoit  de  toute 
nécessité  de  rétablir  la  quatrième  séance. 

Votre  Altesse  Royale  nous  remit  ces  pièces  par  décret  du  16  dé- 

'  Le  comte  de  Cobenzl. 

-  Je  ne  l'ai  pas  trouvée. 

^  On  sait  que  c'était  un  homme  trés-éclairé ,  piotecteui  des  arts  et  des  belles-lettres  : 
un  vrai  Mécène. 

*  Je  ne  l'ai  pas  trouvé,  non  plus ,  comme  j'en  ai  déjà  fait  la  remarque.  Je  regrette 
vivement  celte  lacune. 


—  462   — 

cembre  dernier  ' ,  alin  que  nous  la  consultassions  sur  la  matière  ; 
mais  comme  il  résulte  de  l'avis  de  ceux  du  magistrat  ci-joint  -,  n»  3, 
qu'ils  ont  déjà  d'eux-mêmes  rétabli  la  quatrième  séance ,  sauf  qu'en  cas 
d'inconvénient  les  directeurs  pourront  en  informer  le  commissaire 
du  magistrat  afin  qu'il  y  soit  disposé  par  le  collège,  nous  estimons 
qu'il  suffira  de  mettre  un  frein  à  la  cabale  et  d'en  prévenir  les  effets 
pour  le  futur,  en  chargeant  ceux  du  magistrat  de  ne  point  diminuer 
le  nombre  ni  la  durée  des  séances  ,  sans  avoir  au  préalable  porté  à 
la  connoissance  de  Votre  Altesse  Royale  les  inconvéniens  réels  qu'on 
prétendroit  résulter  de  l'état  actuel  des  choses  ^ 

L'échevin  Van  Schorel  observe  dans  le  même  mémoire  qu'il  seroit 
important  de  déclarer  que  personne  ne  pourra  être  dans  le  même 
temps  directeur  de  l'Académie  et  doyen  de  la  chambre  de  Saint-Luc. 
Mais  ceux  du  magistrat  observent  qu'il  n'y  a  pas  la  moindre  incom- 
patibilité dans  l'exercice  de  ces  deux  fonctions,  qui  ne  sauroit  jamais 
être  que  volontaire  ,  vu  que  les  directeurs  de  l'Académie ,  qui ,  en 
vertu  du  décret  de  Votre  Altesse  Royale  du  6  août  1756  ^  ,  sont 
exempts  de  tout  service  personnel ,  ne  sont  pas  dans  le  cas  de 
pouvoir  être  contraints  à  accepter  la  charge  de  doyen  de  Saint-Luc. 
Cela  étant,  nous  estimons  que  cette  observation  de  l'échevin  Van 
Schorel  n'est  pas  de  nature  à  exiger  une  disposition  quelconque. 

Depuis  ce  temps,  le  peintre  Lens  a  présenté  au  gouvernement  le  mé- 
moire ci-joint  n»  4,  par  lequel  il  demande  qu'il  soit  accordé  à  ceux 
de  l'Académie  la  permission  de  s'agréger  les  élèves  qui  se  distingue- 
ront soit  dans  la  peinture ,  dans  la  sculpture ,  dans  la  gravure  ou 
dans  l'architecture  ,  et  qui ,  d'après  un  ouvrage  de  leur  invention  ,  en 
seroient  trouvés  dignes  par  les  professeurs  et ,  qu'en  vertu  de  cette 
admission  dans  l'Académie  ,  il  leur  seroit  permis  d'exercer  leur  art , 
sans  être  obligés  de  se  faille  membre  d'un  corps  de  métier  quelconque. 


'  Voy.  ci-dessus  ,  la  pièce  n"  II. 
-  Ibid. ,  la  pièce  n"  IV. 

'  Il  fut  adressé  une  lettre  dans  ce  sens  au  magistrat  d'Anvers  ,  le  19  décembre  suivant. 
On  la  trouvera  plus  loin. 

*   Voy.  la  pièce  n°  IV,  à  la  noie. 


—  463  — 

Ceux  du  magistrat  sont  de  sentiment  qu'il  convient  d'éconduire 
le  suppliant  de  sa  demande.  Nous  avons  l'honneur  de  joindre  leur 
avis  ',  n°  5. 

Chargés  par  décret  du  12  et  16  novembre  1769  et  du  18  mars 
dernier  "  de  consulter  Votre  Altesse  Royale  sur  ce  qui  pourroit  être 
fait  à  cet  égard,  pour  encourager  ceux  qui  s'adonnent  à  ces  différents 
arts ,  nous  observerons  qu'on  ne  sauroit  disconvenir  qu'il  y  ait  de 
l'indécence  à  confondre  les  arts  libéraux  avec  les  ai'ts  mécaniques  ; 
le  pinceau  le  plus  savant  avec  la  brosse  grossière  de  l'ouvrier  qui 
pose  des  couleurs  sur  un  mur  ou  siu'  une  porte. 

Que  les  barbouilleur.?  et  les  maçons  fassent  partie  des  corps  des 
métiers  ,  la  chose  est  raisonnable  ;  ce  sont  des  artisans  ,  des  ouvriers. 
Mais  c'est  avilir  les  peintres  et  les  architectes  que  de  les  obliger  à  se 
faire  inscrire  dans  un  corps  de  métier  quelconque. 

Si  on  veut  faire  fleurir  les  arts  on  doit  les  mettre  en  honneur  ;  si 
on  veut  forrner  des  architectes  ,  des  peintres ,  des  statuaires  et  des 
graveurs  de  première  classe  ,  il  faut  qu'on  remue  à  la  fois  les  deux 
ressorts  qui  portent  les  hommes  à  se  surpasser  :  l'honneur  et  l'intérêt. 
L'un  ne  suffit  pas  sans  l'autre  ;  il  y  a  des  individus  qui  ont  besoin 
de  récompense  ,  soit  parce  qu'ils  sont  pauvres  ou  parce  qu'ils  ont 
l'àme  mercenaire.  Il  y  en  a  d'autres  que  la  vanité  pousse  en  avant  ;  ce 
sont  ceux-là  qui  font  les  plus  grands  efforts  et  qui  réussissent  le  mieux  ; 
mais  ils  ne  deviendront  jamais  de  grands  peintres ,  à  moins  qu'ils  ne 
puissent  se  persuader  qu'un  grand  peintre  est  un  sujet  distingué. 

Or  ,  comment  persuader-  un  homme  de  l'excellence  de  son  art  et  du 
cas  qu'on  en  fait  lorsqu'on  le  confond  avec  la  profession  du  moindre 
des  artisans  ? 

Nous  estimons  donc  qu'il  conviendroit  de  faire  cesser  cet  abus  et  de 
déclarer  que  l'architecture ,  la  peinture  ,  la  gravure  et  la  sculpture  , 
comme  des  arts  libéraux ,  peuvent  être  exercées  librement  par  tout  le 
monde  sans  être  sujet  à  des  corps  de  métier  quelconque  ,  pourvu  que 
l'artiste  se  borne  à  l'exercice  de  son  art  ,  c'est-à-dire  pourvu  que  les 

'  Même  observation. 

-   Voij.  ci-dessus  ,  la  pièce  n"  1. 


464 


ai'chitectes  ne  se  mêlent  pas  de  faire  le  métier  de  maçon,  les  peintres 
celui  de  barbouilleur,  ni  les  sculpteurs  celui  de  tailleur  de  pierres.  Et , 
pour  exclure  de  cette  faveur  ceux  que  leur  peu  de  talent  rendroient 
indignes  de  cette  distinction,  on  pourroit  requérir,  au  surplus,  qu'ils 
soient  avant  tout  agrégés  à  l'Académie  d'Anvers ,  ensuite  d'une  résolu- 
tion des  deux  tiers  des  professeurs  et  régens  qui  devroient  fixer  leur 
jugement  d'après  un  ouvrage  de  l'invention  du  peintre,  du  sculpteur, 
du  graveur  ou  de  l'architecte,  qui  se  présenteroit. 

Nous  ne  parlons  point  de  l'Académie  nouvellement  établie  à 
Bruxelles  qui ,  jusqu'ici ,  n'a  point  de  consistance  solide,  et  qu'on  peut 
dire  encore  dans  cet  état  de  faiblesse  qui  est  propre  à  tout  établisse- 
ment naissant. 

Mais ,  pour  prévenir  les  procès  que  ceux  qui  prétendroient  jouir 
de  cette  concession  pourroient  avoir  à  essuyer  de  la  part  des  métiers , 
Votre  Altesse  Royale  pourroit  entendre  au  préalable  ceux  du  conseil 
de  Brabant  et  les  charger  de  s'expliquer  sur  le  projet  dont  il  s'agit 
et  sur  le  moyen  de  l'arranger  de  façon  à  ne  point  donner  matière 
à  des  chicanes  ;  que  s'ils  y  trouvent  de  la  difficulté ,  Votre  Altesse  Royale 
pourroit  tes  charger  d'entendre  au  préalable  ceux  des  magistrats  des 
villes  sur  le  droit  que  les  métiers  prétendent  avoir  d'obliger  les  artistes 
ci-dessus  mentionnés  de  se  faire  inscrire  dans  leurs  corps ,  quoi- 
qu'il faudroit  un  titre  bien  précis  pour  contraindre  les  artistes  qui 
se  tiennent  dans  les  bornes  de  leur  art  d'entrer  dans  un  métier  qu'ils 
n'exercent  pas,  et  qu'à  cet  etfet,  au  défaut  de  titre,  il  faudroit  une 
possession  bien  positive ,  qui  porteroit  précisément  sur  le  cas  dont  il 
s'agit,  c'est-à-dire  qui  auroit  pour  objet  des  simples  architectes  qui  ne 
se  mêlent  point  du  métier  de  maçon ,  des  peintres  qui  ne  font  point 
le  métier  de  barbouilleur  par  leurs  ouvj'iers,  des  sculpteurs  qui  ne 
font  [)as  le  métier  de  tailleur  de  pieres.  Et  si  cependant  ils  trouvent, 
d'après  les  éclaircissements  qui  leur  seront  subministrés  par  les 
magistrats,  que  ces  prétentions  des  métiers  présenteroient  des  droits 
réels ,  qu'en  ce  cas  c'est  l'intention  de  Votre  Altesse  Royale  qu'ils 
s'expliquent  s'il  ne  conviendroit  pas  au  moins  de  déclarer  que  ceux 
qui  seront  reçus  dans  l'Académie  d'Anvers  passeront  en  payant  au 
métier  certaine  petite  somme  à  titre  de  reconnoissance,  et  à  quoi  on 


—  465  — 

pourroit  iixer  cette  somme  ;  ou  s'il  seroit  plus  convenable  de  les 
déclarer  simplement  exempts  de  tous  les  services  personnels  auxquels 
les  autres  membres  du  métier  peuvent  être  contraints. 

Si  le  conseil  de  Brabant  ne  donne  les  mains  à  rien ,  Votre  Altesse 
Royale  pourroit  faire  quelque  cliose  en  faveur  de  l'Académie  d'Anvers 
par  voie  indirecte  ,  en  déclarant  que  c'est  son  intention  que  le  nombre 
des  six  directeurs  actuels  soit  successivement  porté  jusqu'à  douze, 
à  fur  et  à  mesure  qu'il  se  présentera  parmi  les  élèves  des  sujets 
capables,  au  jugement  des  directeurs ,  qui  ne  se  détermineront  que  sur 
im  ouvrage  de  l'invention  des  aspirants.  Votre  Altesse  Royale,  povuToit 
ajouter  que  les  nouveaux  directeurs  jouiroient  des  exemptions  accor- 
dées par  décret  du  13  août  1756  '. 

(Minute  aux  archives  du  conseil  privé.) 


VII. 

Extrait  du  protocole  des  délibérations  et  résolutions    du 
conseil  privé,  dui9  décembre  illO. 

M.  le  cbef  et  président  -  lut  la  résolution  de  S.  A.R.  sur  la  consulte 
du  conseil  du  7  de  ce  mois  '  ,  concernant  le  mémoire  qui  a  été  pré- 
senté au  gouvernement  pour  faire  connoitre  la  nécessité  qu'il  y  auroit 
d'affranchir  des  corps  des  métiers  de  la  ville  d'Anvers  ,  les  personnes 
qui  se  distinguent  dans  la  peinture  ,  sculpture  et  l'architecture.  S.  A.  R. 
s'étant  conformée  au  sentiment  du  conseil ,  M.  le  chef  et  président 
a  fait  expédier  au  conseil  de  Braloant  la  dépèche  qui  en  résulte ,  par 
laquelle  S.  A.  R.  charge  ce  tribunal  de  s'expliquer  sur  le  projet  de 
directions  et  règles  qu'elle  se  propose  d'établir  sur  cet  objet. 


'  Lisez,  6  août. 

-  Le  lîomte  de  Nôny, 

•■'  N'ayant  trouvé  que  la  minute  de  cette  consulte ,  je  n'ai  pas  pu  constater  iiuelle  fut 
l'apostille  rpio  Charles  de  Lorraine  mit  en  marge  ,  selon  l'usage  ;  mais  il  n'y  a  pas  à  douter 
qu'elle  ne  fùi  dans  le  sens  approltatif. 


—  466  — 

VIII. 

Lettre   de    Charles  de  Lorraine    adressée    au   magistrat 

d'Anvers ,  conformément  à  la  consulte  du  conseil  privé 

du  7  décembre  '. 

Bruxelles,  19  décembre  1170. 

Charles- Alexandre,  etc. 

Sur  le  rapport  qui  nous  a  été  lait  de  votre  avis  du  20  oc- 
tobre dernier  ^,  qui,  entre  autres,  a  pour  objet  les  séances  de  l'Aca- 
démie de  peinture  que  vous  avez  de  nouveau  iixées  à  quatre , 
afin  de  donner  aux  élèves  qui  travaillent  d'après  le  modèle 
d'autant  plus  de  loisir  pour  achever  leur  ouvrage ,  et  pour  pouvoir 
profiter  des  instructions  des  directeurs  sur  les  nuances  du  beau  et  du 
parfait ,  ainsi  que  sur  l'art  de  corriger  et  d'embellir  la  nature  d'après 
les  perfections  de  l'antique ,  nous  vous  faisons  la  présente  pour  vous 
dire  que  nous  avons  approuvé  et  approuvons  la  disposition  que  vous 
venez  de  faire  à.  cet  égard  ,  notre  intention  étant  qu'elle  serve  de 
règle  pour  le  futur,  et  que  vous  ne  diminuiez  le  nombre  ni  la  durée 
des  séances ,  sans  avoir  au  préalable  porté  à  notre  connoissance  les 
inconvéniens  réels    qu'on    prétendroit  résulter  de  l'état   actuel  des 

choses. 

(Minute  aux  archives  du  conseil  privé.) 

IX. 

Lettre  de  Charles  de  Lorraine  expédiée  au  conseil  de 
Brahant ,  conformément  à  l'extrait  du  protocole  du 
i9  décembre  ^. 

Bruxelles  ,  19  décembre  1770. 

Charles-Alexandre,  administrateur  de  la  grande  maîtrise  en 
Prusse ,  grand  maître  de  l'ordre  Teutonique  en  Allemagne  et  Italie , 
duc  de  Lorraine  et  de  Bar,  etc.,  lieutenant,  gouverneur  et  capitaine 
général  des  Pays-Bas. 

'  Voij.  la  pièce  n"  VI. 
-  Voy.  la  pièce  n**  IV. 
^  Voy.  à  la  page  précédente. 


—  467  — 

Très-chers  et  bien  amés,  la  peinture,  la  sculpture,  la  gravure 
et  l'architecture ,  ces  arts  intéressants  dont  personne  n'ignore  les  avan- 
tages réels  pour  les  pays  où  ils  fleurissent,  étant  considérablement 
déchus  en  ces  provinces ,  nous  avons  cru  que  c'étoit  un  objet  digne  de 
nos  attentions  que  de  tâcher  de  les  y  faire  revivre.  A  cet  elFet,  nous 
avons  pris  sous  notre  protection  particulière  les  Académies  en  ces  pays , 
et  nous  avons  porté  tous  nos  soins  à  les  relever  par  des  arrangements 
propres  à  faire  revivre  l'émulation  parmi  les  élèves,  à  leur  former  le 
goût  et  à  les  porter ,  par  degrés ,  à  ce  haut  point  de  perfection  où 
autrefois  en  vit  atteindre  tant  de  fameux  maîtres ,  qui  sont  sortis  de 
l'école  flamande. 

Nous  voyons  avec  satisfaction  que  nos  soins  ne  sont  pas  infruc- 
tueux et  que  déjà  l'Académie  d'Anvers  commence  à  sortir  de  cet  état 
d' engourdissement  '  ,  dans  lequel  elle  avoit  langui  pendant  tant 
d'années;  mais,  persuadé  comme  nous  le  sommes,  que,  pour  faire 
fleurir  les  arts  libéraux  on  les  doit  mettre  en  honneur ,  nous  n'avons 
pu  voir  qu'avec  surprise  que,  dans  quelques  villes,  on  les  confond 
avec  les  arts  mécaniques,  en  forçant  les  peintres,  les  sculpteurs,  les 
graveurs  et  les  architectes  de  se  faire  inscrire  dans  les  corps  de  métiers , 
composés  au  reste  d'artisans  et  d'ouvriers ,  tels  que  ceux  qui  posent 
simplement  des  couleurs,  nommés  vulgairement  barbouilleurs,  les 
tailleurs  de  pierres  et  les  maçons.  Cet  usage  n'a  rien  que  de  raisonnable 
lorsque  ces  artistes  ne  se  tiennent  pas  à  l'exercice  de  leur  art,  lorsque 
les  architectes  se  mêlent  de  faire  le  métier  de  maçons ,  les  peintres  celui 
de  barbouilleurs  et  les  sculpteurs  celui  de  tailleurs  de  pierres ,  soit  par 
eux-mêmes ,  ou  par  leurs  ouvriers  ;  mais ,  lorsque  ces  artistes  se 
tiennent  dans  les  bornes  de  leur  art,  il  est  indécent  de  les  confondre 
avec  les  moindres  artisans ,  et  de  ne  point  faire  de  distinction  entre  le 
pinceau  le  plus  savant  et  la  brosse  de  l'ouvrier  qui  pose  grossièrement 
des  couleurs  sur  un  mur  ou  sur  une  porte. 

Voulant  faire  cesser  cet  alDus,  nous  vous  faisons  la  présente 
pour  vous  dire  que  c'est  notre  intention  que  vous  nous   suggériez 

'  Ce  mot  est  souligné  dans  l'original. 


468 


les  moyens  les  plus  propres  à  parvenir,  sans  inconvénient,  au  Lut  que 
nous  nous  proposons ,  et  nommément  s'il  ne  conviendroit  pas  de  dé- 
clarer que  l'architecture ,  la  peinture ,  la  gravure  et  la  sculpture  étant 
des  arts  libéraux ,  peuvent  être  exercés  librement  par  tout  le  monde , 
sans  être  sujet  à  des  corps  de  métier  quelconques ,  pourvu  cejjendant 
que  l'artiste  se  borne  à  l'exercice  de  son  art,  sans  se  mêler,  soit  par 
lui-même  ou  par  ses  ouvriers,  défaire  le  métier  de  barbouilleur,  de 
maçon,  de  tailleur  de  pierres,  ni  autre  quelconque.  Et,  pour  exclure 
de  cette  faveur  ceux  qui,  par  leur  peu  de  talent,  se  rendroient  indignes 
de  cette  distinction ,  vous  vous  expliquerez  s'il  ne  seroit  pas  convenable 
de  requérir  qu'ils  soient  avant  tout  approuvés  par  les  deux  tiers  des 
professeurs  régens  de  l'Académie  d'Anvers ,  qui  devroient  fixer  leur 
jugement  d'après  un  ouvrage  de  l'invention  du  peintre,  du  sculpteur, 
du  graveur  ou  de  rarcliitecte  qui  se  présenteroit.  Vous  entendrez 
cependant  au  pi'éalable  ceux  des  magistrats  des  villes  de  Bruxelles,  de 
Louvain  et  d'Anvers  sur  les  prétentions  que  quelques  métiers  pour- 
roient  former  au  contraire. 

Quoiqu'il  faudroit  un  titre  bien  précis  pour  contraindre  les 
artistes  qui  se  tiennent  dans  les  bornes  de  leur  art  d'entrer  dans  un 
métier  qu'ils  n'exercent  pas ,  et  qu'à  cet  effet ,  au  défaut  de  titre,  il 
faudroit  une  possession  bien  positive  qui  porteroit  précisément  sur  le 
cas  dont  il  s'agit,  c'est-à-dire  qui  auroit  pour  objet  des  simples  archi- 
tectes qui  ne  se  mêlent  point  du  métier  de  maçon,  des  peintres  qui  ne 
font  point  le  métier  de  barbouilleur,  des  sculpteurs  qui  ne  font  point 
celui  de  tailleur  de  pierres ,  en  un  mot,  des  artistes  qui  se  bornent  à 
leur  art.  Si  cependant  vous  trouvez ,  d'après  les  éclaircissements  qui 
vous  seront  subministrés  de  la  part  des  magistrats ,  que  les  prétentions 
des  métiers  présenteroient  des  droits  réels ,  en  ce  cas ,  s'il  ne  reste 
absolument  pas  de  moyen  d'exécuter  sans  inconvénient  nos  intentions 
bienfaisantes,  mentionnées  ci-dessus,  vous  vous  expliquerez  s'il  ne 
conviendroit  pas  au  moins  de  déclarer  que  ceux  qui  seront  approuvés 
par  l'Académie  d'Anvers  passeront  en  payant  au  métier  certaine  petite 
somme  à  titre  de  reconnoissance,  et  à  quoi  on  pourroit  fixer  cette  somme, 
ou  s'il  seroit  plus  convenable  de  se  borner  à  les  déclarer  exempts  de 


—  469  — 

tous  les  services  personnels  avixquels  les  autres  membres  des  métiers 
peuvent  être  contraints. 
A  tant  etc. 

Paraphé,  Ne^' 

Signé  Charles  de  Lorraine. 

Par  ordonnance,  contresigné  de  Reul. 
{Oriijinal  dans  la  correspondance  du  conseil  de  Brahanl ,  registre  N°  21G,  fol.  395.) 


Lettre  du  conseil  de  Brabant  aux  magistrats  des  villes 
de  Bruxelles  ,  d'Anvers  et  de  Louvain  par  laquelle  il 
demande  leur  avis  sur  le  sujet  qui  précède. 

Bruxelles,  14-  février  1171. 
By  de  Keyserinne  douairière  en  Coninginne. 

Lieve  ende  wel  beminde ,  wy  sende  u  hier  benelîens  copye  van 
den  brief  van  Syne  Conincklycke  Hoogheyd  den  gouverneur  generael 
deser  Nederlanden  ,  van  den  19  december  1770  ,  ende  belasten  u  ons 
te  besorgen  de  infonnatien  ende  eclaircissementen  betreffende  den 
inhout  dier ,  met  uytdruckinge  van  de  titels  ende  possessien  uyt 
crachte  van  de  welcke  die  van  d'ambachten  aldaer  beroepen  ofte  andere 
de  sclîilders ,  beld  ende  plaetsneyders  ende  de  bouwmeesters ,  ter 
oorsaecke  der  oeireninge  van  hunne  konsten  ,  souden  konnen  be- 
dwingen  in  de  selve  hunne  ambachten  te  komen  ,  ofte  hun  anders- 
sints  soude  konnen  vermoeylycken ,  met  onderrichtinge  van  de  proeven, 
leerjaeren ,  ambaghtsgelden  ende  andere  lasten  des  raekende  ,  mits- 
gaeders  van  den  actuelenstaetendeadministratie  der  selve  ambachten, 
om  aldus  te  beter  te  konnen  ontdecken  de  middelen  by  de  welcken  op 
dit  stuck  soude  konnen  worden  versien  naer  eysch  der  goede  policie  , 
en  tôt  bereyckinge  van  het  prysbaer  ooghwit  van  Syne  Conincklyke 
Hooglieyd  by  den  gemelden  brief  genoeghsaem  uytgedrukt. 

Hier  mede ,  etc. 

(Minute  dana  la  correspondance  du  conseil  de  Brabant , 
registre  N»  21 7,  fol.  22.) 


—  470  — 

XI. 

Réponse  du  magistrat  d'Anvers. 
Anvers ,  27  mars  1171. 

Eerweerde,  edele,  seer  wyse  voorsinige  Heeren,  wy  liebben  ontfan- 
gen  den  brief  die  Ue.  Eerweerde  gedient  syn  geweest  aen  ons  te  senden, 
benelTens  de  copie  van  den  genen  van  Syne  Konincklycke  Hoogheit 
den  gouverneur  generael  deser  Nederlanden ,  in  dato  19  decembris 
laestleden  ,  aen  Ue.  Eerweerde  geschreven,  ten  eynde  de  selve  souden 
sugereren  de  bequaemste  middelen  om  te  konnen  efîectueren  het  voor- 
werp  daer  by  breeder  gemelt.  Wesaengaende  Ue.  Eerweerde  ons  be- 
lasten  aen  hun  Edele  te  besorgen  de  inforraatien  ende  eclaircissementen 
betreftende  den  inhoudt  van  den  voorschreve  briefl',  met  uytdruckinge 
van  de  tittels  ende  possessien  uyt  crachte  van  de  welcke  die  van 
de  ambaghten ,  daer  gemelt  ofte  andere ,  de  schilders ,  belt  ende 
plaetsneyders  ende  bouwmeesters  souden  konnen  bedwingen  in  de 
selve  ambaghten  te  komen  ,  ter  oorsaeken  van  de  oeffeninge  van 
hunne  konsten  ,  oft  hun  andersints  souden  konnen  vermoyelycken 
met  proeve ,  leerjaeren ,  ambaghtsgelden  ende  andere  lasten  des 
raekende  ,  mitsgaeders  van  den  actuelen  staet  ende  administratie  der 
selve  ambaghten  ,  om  te  beter  te  konnen  ontdecken  de  middelen  by 
de  welcke  op  dit  stuck  soude  konnen  voorsien  ,  naer  eysch  der  goede 
policie  ende  tôt  bereyckinge  van  het  preysbaer  ooghwit  van  Syne 
Konincklycke  Hoogheyt  by  den  gemelden  brief  uytgedrukt. 

Welcken  volgens  sullen  wy  d'eere  hebben  dit  souvereyn  Hoff  eer- 
biedelyck  te  informeren  dat  het  heylsaem  project  van  veranderinge 
by  Syne  Konincklycke  Hoogheit  geconcipeert ,  geen  het  minste  be- 
treck  is  hebbende  in  aensien  van  de  vrye  konstenaers  binnen  de  stadt 
Antwerpen ,  de  welke  in  geen  ambaght  moeten  comen ,  ten  sy  sy 
het  selve  willen  exerceren. 

Dewyl  de  vrye  konstenaers  binnen  dese  stadt  met  hunne  konste 
gelt  winnende  ofte  om  loon  werckende ,  eenighlyck  syn  verplicht  te 
komen  in  de  gilde  A^an  S^o  Lucas  ofte  schilders  caemer  ,  welck  corpus 
eeniglyck  bestaet  in  konstschilders ,  beeltliouders ,  graveerders  ende 


—  471  — 

boekdruckers ,  vervolgens  niet  gecomponeert  is  dan  door  de  princi- 
paelste  konstenaers. 

Waer  by  gevoegt  syn  de  boeckdruckers  ,  die  sekerlyck  dit  corpus 
niet  konnen  degraderen ,  als  van  aile  tyden  onder  hun  gehadt  heb- 
bende  geleerde  ende  deftige  mannen ,  welckers  wetenschappen  niet 
wynigh  gecontribueert  hebben  tôt  vervoorderinge  van  de  andere 
konsten, 

Om  onder  dit  corpus  ofte  gilde  te  comen,  moet  maer  betaelt  worden 
de  somme  van  ses  en  dertigb  guldens  eens  ,  sonder  meer ,  ende  boven 
dien  twelf  stuyvers  s' jaers  voor  jaercosten ,  welck  gelt  is  dienende 
tôt  bekostinge  ende  onderhout  van  de  schilders  caemer ,  van  de  arm- 
busse  ende  voordere  noodtsaekelyckheden  van  dese  gilde. 

Uyt  welcke  armbusse  de  konstenaers  ende  hunne  weduwen  oock 
gesecoureert  worden  in  cas  van  armoede  ofte  buyten  staet  gestelt 
wordende  om  den  kost  te  konnen  winnen  ,  't  sy  door  siecktens  ofte 
andersints. 

Soo  dat  de  konstenaers  onder  dese  gilde  behoorende  ,  des  wegens 
geenen  anderen  kost  ofte  last  syn  hebbende  ,  dan  den  genen  van  te 
moeten  doen  den  dienst  van  deken  oft  oversten  gedurende  den  tydt 
van  een  jaar ,  wanneer  sy  daer  toe  van  wegens  de  magistraet  gekosen 
worden  ;  welcke  functie  van  geen  groot  bestier  is ,  ende  waer  van  sy 
oock  selfs  vry  syn  soo  haest  sy  komen  aen  de  directie  van  de  Accade- 
mie  der  teeckenkonst. 

Het  is  wel  waer  dat  onder  de  voorschreve  gilde  ofte  corpus  res- 
sorteren  verscheyde  stielen  die  van  in  den  jaere  1-455,  ende  oock  in 
laetere  tyden,  tôt  selfs  in  de  il^^  eeuw,  by  verscbeyde  ordonnantien 
ende  reglementen  daer  onder  syn  gestelt. 

Dogb  het  is  te  bemercken  dat  aile  die  stielen  met  de  voorschreve 
konstenaers  ofte  hooftclassen  niets  gemeyns  hebben ,  soo  ten  opsichte 
van  vergaderingen ,  directie  als  andersints.  Dan  eeniglyck  dat  de 
persoonen  comende  in  ofte  onder  de  voorschreve  stielen  voor  ende 
ten  behoeve  van  de  gemelde  S^e  Lucas  gilde  moeten  betaelen  dertigh 
guldens  eens. 

Voor  de  rest  syn  de  selve  stielen  daer  van  independent ,  hebbende 
hunne  particulieren  ouderlieden  oft  directeurs ,  houdende  hunne  se- 


—  472  — 

parate  vergaederingen ,  ende  oversulckx  maer  konnen  geconsidereert 
worden  als  subalterne  corpora  ressorterende  onder  de  St^-Lucasgilde, 
gelyck  eene  subalterne  bancke  ofte  judicatuere  is  ressorterend.e  onder 
eene  supérieure. 

Dese  manière  van  directie  ende  voeginge  der  onderhoorige  stielen 
onder  de  voorschreve  gilde  ressorterende  is  soo  oudt  dat  men  de  selve 
daer  van  niet  kan  scheyden  sonder  over  het  hooft  te  sien  eene  immé- 
moriale possessie ,  gegront  op  menighvuldige  ordonnantien  ende  regle- 
menten,  soo  van  de  magistrat  als  andere.  Welcke  possessie,  selfs 
indepentelyck  van  dese  ordonnantien  ende  reglementen ,  alleen  ge- 
noeghsaem  is  binnen  desen  lande ,  om  daer  tegens  niet  te  konnen 
koraen.  Geconsidereert  dat  sedert  meer  als  twee  eeuwen  aile  de 
voorschreve  konstenaers ,  alhoewel  geene  andere  stielen  exercerende, 
onder  dese  gilde  syn  ende  hebben  moeten  komen ,  met  dit  voorrecht. 

Dat  alswanneer  sy  door  te  weynige  ervaerentheyt  ofte  andersints 
met  hunne  konste  niet  genoeghsaem  konnen  bestaen  ende  aen  de  be- 
hoeftens  van  hunne  famille  voldoen  sonder  eenigen  anderen  stiel,  onder 
dese  gilde  ressorterende  ,  daer  by  te  oeft'enen  ende  ter  handt  te  trek- 
ken  ,  dat  sy  in  dusdaenigen  stiel  konnen  komen  ende  dien  exerceren 
met  te  betaelen  eene  geringhe  somme  van  achthien  guldens  eens. 
Waer  toe  nogh  dient  gerefleteert  dat  de  schilders  caemer  der  stadt 
Antwerpen  is  een  pronckstuck  waer  van  nergens  elders  een  gelyck 
gevonden  word ,  ris  wesende  verciert  met  menighvuldige  schoone 
schilderyen  ende  stucken  van  de  fameuste  meesters  ende  konstenaers 
van  Europa  die  in  ende  onder  dese  S'c-Lucasgilde  geweest  hebben , 
ende  die  konststucken  aen  de  gilde  vereert  ende  gelaeten  hebben 
voor  eene  gedenckenisse.  Ende  dat  dese  caemer  altydt  onderhouden 
ende  verciert  is  geworden  ten  gemeynen  koste  soo  van  de  vier  hooft- 
classen  als  van  de  andere  stielen  daer  onder  ressorterende.  Soo  dat 
oversulckx  dese  caemer,  gemeyn  synde ,  noghte  aen  de  vier  hooft- 
classen  ,  noghte  aen  de  subalterne  stielen  alleen  en  kan  toegevoeghl 
worden  sonder  aen  d'een  ofte  d' andere  eene  groote  prejuditie  te  doen. 

Aile  welcke  redenen ,  ende  besonderlyck  ook  in  aght  genomen  dat 
de  constitutie  der  meergemelde  St^-Lucasgilde  geensints  contrarie  is 
aen  het  ooghwit  van  Syne  Konincklycke  Hoogheyt,  terwylen  de  onder- 


—  473    - 

konnen  ontclecken  de  middelen  by  de  welcke  inen  op  dit  stuk  soude 
konnen  versien,  naer  eyscli  der  goede  politie  ende  beryckinghe  van  liet 
vindinghe  sedert  soo  groot  menighte  van  jaeren  heeft  geleert  ende 
doen  sien  dat  de  eerste  meesters  ende  konstenaers  van  de  wereldt 
sigh  niet  gedegradeert  lie]jl)en  met  onder  dese  gilde  te  komen,  ende 
selfs  die  als  dekens  te  besiieren,  gelyck  gedaen  bebben  eenen  Piubbens, 
Van  Dyck ,  Teniers  ende  menigbvuldige  andere  groote  mannen  ,  ons 
doen  verhopen  dat  Syne  Konincklycke  Hoogheyt  des  aangaende  geene 
verandering  sal  maeken ,  maer  ailes  wel  sal  willen  laeten  op  den  voet 
ende  manière  van  oudts  tôt  biertoe  geplogen,  ende  dat  Ue.  Eerweerde 
diesvolgens  Syne  Conincklycke  Iloogbeyt  alsoo  suUen  gelieven  te  con- 
sulteren. 

Vertrouwende  hier  mede  voldaen  te  bebben  aen  de  bevelen  van 
den.hove,  soo  liebben  wy  d'eer,  etc. 

Signé  Baltin. 

{Original  dans  la  corresjwiidance  du  conseil 
de  Brabant,  registre  N°  217  ,  fol.  1 1  7.) 


XII. 

Réponse  du  magistrat  de  Bruxelles. 

Bruxelles,  27  septembre  1771. 

Eerweerde,  edele,  wyse  ende  seer  voorsienighe  beeren ,  wy 
bebben  ontfangben  den  brief  U.  Eerw.  in  date  14  february  laestleden, 
by  welken  U.  Eerw.  ons  toesendende  den  décrète  van  Syne  Koninck- 
lycke Hoogbeydt,  van  den  19  december  1770,  ons  belasten  van, 
ingevolge  het  selve ,  bun  te  onderrichten  van  de  tittels  ende  possessien 
uyt  crachte  van  welcke  de  amljacbten  in  het  selve  beroepen,  de 
schilders ,  beld-  plaetsnyders  ende  bouw-meesters ,  ter  oorsaecke  der 
oelTeninghe  blinder  kunsten,  soude  kunnen  bedwinghen  van  in  de 
selve  te  komen,  ofte  andersints  daer  toe  vermoeygelycken ,  ende  van  U. 
Eerw.  voorders  te  onderrichten  van  de  proeve,  leerjaeren,  ambachts- 
gelden  ende  andere  lasten  des  raeckende,  als  mede  oock  van  den 
actuelen  staet  ende  administratie  der  selve  ambacliten ,  om  aldus  te 
XXIX  XXXIII  ',i; 


—  474  — 

ooghwith  van  Syne  Konincklycke  Hoogheydt,  by  de  voors.  decreet 
uytgedruckt. 

Waer  aen  voldoende,  hebben  wy  de  eere  van  U.  Eerw.  te  infor- 
meren,  eerst  nopende  het  schilders  ambacht ,  dat  men  vruchteloos  den 
oorspronck  van  liet  selve  soude  willen  gaen  ondersoeken,  den  loop 
van  verscheyde  eeuwen  dese  kennissen  ten  deele  verduystert  ende 
vernietight  hebbende. 

De  archieven  ende  documenten  in  het  godtshuys  van  St-Eloy 
berustende  getuyghen  ons  dat  het  broederschap  van  dit  godsthuys 
synen  oorspronck  heeftgenomen  van  entrent  den  jaerelOOO,  •  uyt  de 
gemeyne  armbusse  der  goudtsmeden,  grofsmeden,  sadelmaeckers , 
schilders  -,  lormeniers  ,  mesmaeckers  ende  broodtmaeckers  am- 
bachten ,  gelyck  dit  voordere  wordt  geconfirmeert  by  scabinaelen  brief 
van  den  jaere  1362,  insgelyckx  aldaer  berustende. 

Niettegenstaende  de  oudtheydt  van  dit  ambacht,  soo  en  heeft  de 
lanckduerigheydt  des  tydts  oock  niets  overgelaeten  nopende  de  forme 
endeoude  constitutie  van  het  selve.  De  outste  ordonnantie  de  welcke 
men  ten  dien  opsichte  bevindt,  is  van  den  41  october  1647. 

Uyt  de  voorrede  der  selve,  alhier  gevoeght,  '  blyckt  hoe  dat  de  gène 
van  het  schilders ,  goudtslaegers  ende  gelaese  maeckers  ambacht  hun 
waeren  beclaegende  aen  onse  voorsaeten  van  de  inobservance  hundei' 
oude  privilegien  en  de  rechten,  voortscomende  uyt  dien  hunne  tittels  in 
het  ongereedt  waeren  geraeckt,  synde  wel  naementlyck  de  oorsaecke 
van  hun  beclagh ,  dat  verscheyde  buytemeesters  ende  knaepen  binnen 
dese  stadt  het  schilderen  waeren  exercerende  tôt  groote  prejuditie  der 
gène  van  het  schilders  ambacht,  des  temeer  dat  de  wercken  van  die 
vremde  onder  geene  policie,  weth  ofte  correctie  staande  dese  ongedue- 
r'igh  ende  ongetrouw  werck  waeren  maeckende,  door  welck  het  gène 
van  dese  stadt  grootelycx  wirde  mispresen  ende  verstooten,  ende  de 
gemeyne  gesellen  van  de  voors.  ambachten  onteert,  de  welcke  oock 
hunnen  moedt  ende  couragie  hadden  verlaten  ;  ende  alsoo  hunne  génie 
ende  conste  niet  en  konde  werckstelligh    maecken ,   dat   sy  door  die 

'  C'est  iin«  erreur   Voy.  Henné  et  Wauters,  Histoire  de  la  ville  de  Bruxelles,  t  \\\.) 
-  Ce  mot  est  soulignt'  dans  l'original. 

'  Voij.  plus  loin,  |).  411.  Cette  ordonnance  n'est  pas  de  1647,  mais  de  1560.  Elle  l'ut 
piililiée  de  nouveau  en  1647. 


—  475   - 

vremde  wirden  ondercroopen ,  door  dien  dese  hunne  schilderyen ,  met 
lichte  ende  crancke  stoiîe  werckende,  ende  liunne  behoorelycke 
gronden  niet  gevenden ,  de  selve  beteren  coop  waeren  verdebiterende , 
tôt  aile  het  welck  de  gène  van  het  ambacht  tôt  bunnen  grooten  coste 
ende  arbydt  volgens  rechten  gehouden  waeren  ;  welcken  volgende 
hadden  onse  voorsaeten  goetgevonden  onder  andere  die  van  'tschilders 
ambacht  te  accorderen  als  een  generael  recht  ende  statuyt  verscheyde 
puncten  nopende  hetoeffenen  der  schilderkonste,  ende  de  qualiteyten 
noodigh  om  in  het  voors.  ambacht  te  comen,  als  te  weten  :  de  leerjaeren, 
leergeldt,  het  houden  van  knechten  ende  leerknaepen,  het  ambachts- 
geldt,  soo  ten  opsichte  der  gène  binnen  dese  stadt  hebben  geleert, 
als  daer  buyten  ,  het  bevryden  van  vremde  meesters ,  den  keuse  van 
de  wercken  endevoordere  rerpmita  om  het  voors.  ambacht  te  moghen 
exerceren. 

Aile  de  artikelen  der  voors.  ordonnantie  doen  genoeghsaem  uyt- 
scheynen  dat  van  die  lyden  af,  de  konstschilders  niet  min  aen  de 
ambachtswetten  onderworpen  en  waeren  als  de  andere  schilders, 
vermits  het  dispositief  der  selve  meest  moet  toegepast  worden  op  de 
konst-schilders  alleen,  alsoo  de.se  voor  het  mee.stendeel  van  het  schil- 
deren  der  konststucken  syn  sprekende. 

By  den  32e  artikel  der  selve  ordonnantie  wordt  gestatueert,  ten 
opsichte  der  vremde  gesellen ,  dat  dese ,  binnen  de  stadt  comende , 
aldaer  hunne  konste  suUen  vermoghen  te  exerceren  ten  tyde  van  14 
daeghen ,  om  teergeldt  te  winnen ,  ende  daer  mede  voorts  te  reysen , 
ende  ingevalle  de  selve  langher  binnen  de  stadt  verthoefden  om  aldaer 
te  werken ,  soo  waeren  dese  gehouden  voor  eene  erkentenisse  aile 
halvejaeren  te  betaelendry  stuy\'ers  ten  behoeve  der  sieckebusse  van 
't  ambacht,  voor  welcke  erkentenisse  de  meesters  der  voors.  gesellen 
moesten  innestaen  ende  de  selve  voldoen. 

Het  is  sekerlyck  uyt  desen  artikel  dat  synen  oorspronck  genomen 
heeft  het  recht  der  vremde,  binnen  dese  stadt  hunne  konste  comende 
oeffenen,  de  welcke  volstaen  met  eene  erkentenisse  aen  het  ambacht 
te  gelden,  de  welcke  van  immémoriale  tyden,  ende  naementlyk  t' sedert 
het  bombardement  '  altyd  heeft  beloopen  ter  somme  van  twee  en  sestigh 

'  Ail  mois  d'août  1095. 


—  476   — 

guldens ,  vier  stuyv^ers ,  courant  geldt  ;  met  welke  somme  die  vremde 
konstscliilders  volstaen ,  sonder  eenigher  manière  in  iedts  voorders 
gehouden  te  syn,  gelyck  aen  l)oeckgeldt  het  welk  de  vrymeesters 
gehouden  syn  te  betaelen  ter  somme  van  thien  guldens,  boven  de 
voors.  62-4. 

Dese  vremde,  genoemt  recognuen  van  't  ambacht,  en  syn  oock  niet 
onderworpen  aen  eenighe  jaercosten  ofte  voordere  ambachtslasten 
ofte  aen  iedt  het  minste  het  voors.  ambacht  raeckende  ,  van  het  welck 
sy  selfs  geen  deel  en  syn  maeckende  ,  nochte  in  de  caemervergaede- 
ringhe  plaetse  hebbende  ;  dat  meer  is  ,  dese  vremde  vermoghten  te 
wercken  sonder  borgher  te  wesen  ,  gelyck  dit  van  aile  immémoriale 
tyden  tôt  op  heden  is  geploghen.  Nochte  en  syn  die  recognuen  aen 
eenighe  leerjaeren  onderworpen  ,  gelyck  de  vrymeesters  ,  uytwesens 
de  ordonnantie  de  anno  1759,  alhier  gevoeght  sub  n.  2,  '  welcker.s 
restrictie  ten  opsichte  der  recognuen,  van  het  houden  van  eenen  knaep, 
alleen  tôt  het  vryven  der  veryen,  niet  meer  en  bestaet,  dese  beneffens  de 
vrymeesters  alsoo  veele  knaepen  vermoghende  te  houden  als  het  hun 
goet  dunckt,  synde  op  dit  punct  gederogeert  aen  de  ordonantie  van  1647. 

Wat  im  voorders  aengaet  de  ingesetene  deser  stadt  hun  willende 
bemoyen  met  schilderen ,  dese ,  naer  te  hebben  doen  blycken  van 
hunne  poorterye  ,  hebben  van  aile  tyden  liun  moeten  doen  admitteren 
als  vrymeesters  in  het  voois.  ambacht,  ende  dit  sonder  distinctie  van 
kladt  ofte  konstschilders ,  welcke  distinctie  alleen  was  werckende  ten 
opsichte  der  vremde  recognuen ,  de  welcke  hun  aen  de  konstschil- 
deringhen  alleen  moesten  bepaelen,  ofte  andersints  aen  de  wetten  van 
t'  ambacht  ten  vollen  onderworpen  waeren. 

Welcke  destinctie  misschien  oorsaeke  gegeven  heeft  dat  veele  van 
de  meesters  hun  ook  vrymeester  in  het  voors.  ambacht  hebben  doen 
admitteren. 

Verscheyde  vermaerde ,  soo  ordonnantie  ofte  historieschilders ,  als 
{)ortret ,  landschap ,  bloem  ende  ornamente  schilders ,  in  de  voors. 
meesters  boecken ,  beginnende  ab  anno  1600,   vermeldt*,  tuyghen 

'    Voij    plus  loin,  p.  428.. 

-  Ce  pr(^cieiix  registre  existe  encore  dans  les  arcliives  des  corps  de  métiers  de 
Rriixelles  ,  ;iux  Archives  du  royaume.  II  commence  à  la  Saint-Jean  1 599  et  finit  à  l'année 
1"94.  .M.  A.  PixcHART  compte  de  le  livrer  bientôt  à  Timiiression. 


—   477  — 

van  de  waerheyd  van  het  voorgeallegueerde ,  soo  ten  opsichle  der  vry 
meesters  als  vremde  rocognuen  van  het  vooi^s.  amhaclit  .  ' 

In  den  jaere  1602  diende  als  deken  van  het  schilders  ambacht 
HiERONMUS  Van  Orley  ,  vermaert  kunstschilder ,  ende  sone  \m\ 
Bernard  Yan  Orley  ,  den  welcken  te  vorens  ,  naer  twee  mael  naer 
Roomen  geweest  te  hebben  ende  aldaer  te  hebben  geleert  by  Raphaël 
Urbino,  oock  was  geadmitteert  geweest  in  het  voors.  ambacht. 

Ten  selve  jaere  wirde  als  vry  meester  geadmitteert  Henricus  de 
Vrieze  ,  uytnemende  architecture -schilder,  gelyck  de  stucken  binnen 
desen  landen  nogh  exterende  ,  het  uytwesen. 

Ten  selven  tyde  wirde  geadmitteert  als  vry  meester  Gerardus 
Snellinck  ,  gebortigh  van  Antwerpen.  Desen  excelleerdeinhetschil- 
deren  van  landschappen. 

Ten  jaeren  1605  ,  Raphaël  Coxie  ,  komende  van  Roomen  ,  wirde 
ontfanghen  als  vry-meester.  Desen,  om  de  vermaertheydt  synder  konst, 
wirde  genoemt  den  Nederlandtschen  Raphaël'. 

Den  beroemden  Gaspar  de  Graver,  gebortigh  van  Antwerpen, 
wirdt  op  6  November  van  den  jaere  1607  aengenomen  als  vrymeester 
van  het  voors.  ambacht,  ende  corten  tyde  daernaer  gekosen  als  deken 
van  het  selve.  Hy  was  oock  schilder  van  de  Serenissime  Hoogheden 
Albertus  ende  Isabella.  Desen  scliilder  heeft  in  dese  Nederlanden 
naergelaeten  eene  ontallycke  quantiteyt  van  stucken  ,  met  de  welcke 
men  de  kercken  van  bynaer  aile  de  provincien  siet  verciert.  De  welcke 
de  kenders  niet  en  twyffelen  te  vergelycken  aen  de  gène  van  Rul)ens. 

Anno  1609  staet  te  boeck  als  vry  meester  Augustlxus  Van  de 
Venne  ,  geboortigh  van  Mechelen ,  seer  uytnemende  in  't  schilderen  van 
bergachtighe  landschappen  ende  prospectiven. 

Ten  jaere  1613  staet  als  vrymeester  Philippus  De  Vadder  ,  fray 
landschapschilder. 

Ten  selven  tyde  is  als  vrymeestei"  aengenomen  geweest  Antonius 
Sallaerts  ,  vermaert  door  syne  rycke  compositien  ende  ordonnantien , 


•'  Bon  nombre  des  artistes  dont  les  noms  suivent  ne  figurent  pas  dans  le  Diction  nuire 
historique  des  peintres  de  toutes  les  écoles,  publié    en   1848  par  M.  Adolphe  Siket. 
-  11  paraît  que  ce  fut  Micliei ,  son  père  ,  qui  porta  ce  surnom.  (Ibid.l 


-  478  — 

als  mede  oock  door  het  afschetsen  der  schilderyen  ,  aile  de  besonderste 
stucken  van  Rubens  op  die  manière  afgeweikt  bebbeude. 

Ten  jaere  1016 ,  is  sekeren  Van  der  Laenen  ,  konstschilder  ,  ge- 
boortigh  van  Antwerpen ,  naer  poorter  geworden  te  syn ,  als  vry- 
meester  in  liet  voors.  ambacht  geadmitteert ,  als  mede  oock  sekeren 
Foucquier'  ,  den  welcken  naer  menighe  jaeren  tôt  Brussel  in  lands- 
schappen  met  grooten  lof  gewerckt  te  Iiebben  ,  naer  Vranckryck  is 
vertrokken  ende  aldaer  is  gestorven'. 

Ten  selven  tyde  staet  als  vry  raeester  Daniel  Van  Heel  ' ,  discipel 
van  G.  De  Crayer.  Hy  excelleerde  in  het  schilderen  van  landtschappen 
ende  historié  '. 

In  den  jaere  1628  is  als  vry-meester  geadmitteert  Ludovicus  De 
Vaddere  ,  landschapschilder ,  ende  in  den  volgenden  jaere  Petrus 
Snyers  ,  gebortigh  van  Antwerpen  ,  die  seer  vermaardt  is  gevi^eest  in 
het  schilderen  van  batalien  ende  campementen  ,  ende  in  den  selven 
tyde  is  oock  als  vry-meester  geadmitteert  Joannes  Sallaerts. 

Anno  1634  is  vry-meester  geworden  Jacobus  Artois  ,  den  welcken 
naer  sigh  langhen  tyde  in  Sonienboscli  onthoiiden  te  hebben ,  de 
boomen  naer  schilderende ,  eenen  uytnemende  landschapschilder  is 
geworden. 

Twee  jaeren  daer  naer  wirde  ontfanghen  als  vry-meester  Mighael 
Goxye  ,  gebortigh  van  Grez.  Ten  jaere  1644  Gilis  Tilbourg  ,  ver- 
niaert  portret ,  conversatie  ende  boerenschilder.  Ende  in  den  jaeren 
1657  ,  wirde  als  vry-meester  ontfanghen  Joannes  Artois  ,  sone  van 
Jacobus.  Hy  excelleerde  ,  soo  als  synen  vaeder,  in  landschappen. 

'   [•lobableincnl  Jacques  Kouquières.  (Voij.  le  Dict.  des  peintres ,  de  M.  A.  SiiŒi.) 

-  A  Paris,  dans  la  plus  grande  misère.  (Ibid.) 

'  Ou  Van  IIeil.  {Ibid.) 

'  Le  rédacteur  de  ce  rapport  a  omis  de  mentionner,  à  l'année  1620  ,  Otto  Vemus  , 
qui  figure  dans  un  document  faisant  partie  des  papiers  du  chef  et  président  de  Pape ,  dé 
la  manière  suivante  : 

Ontf'antjen  als  meester  S'  Octavis  Van  Veen,  sune  van  lieer  ende  meesler  CoK- 
NEi.is  Van  Veen  ,  ifeboren  lot  Leijden ,  in  Ilollaul ,  ende  is  poorler  geworden  rfe.se 
vyfden  noi'ember  16W.  Geextrneteerl  vuyt  sekeren  Imeck  van  bel  anibacbl  van  de 
sehilders ,  (jaulslaijers  ende  ijelasemakers  ,  binnen  deser  sladl  Drussel ,  aie.  (Arcli. 
(lu  royaume.) 


—  479  — 

Twee  jaeren  daer  naer  wirde  aengenomen  Michael  Swerts  ,  den 
welcken,  om  syne  konste,  wirde  vereert  met  het  ridderschap. 

Michael  de  Nerve  ,  geboren  in  HoUand ,  naer ,  om  syne  vermaert- 
heydt  in  't  schilderen  ende  marberiseren  vry  van  poorteryerechten 
verclaert  geweest  te  syn,  wirde  als  vrymeester  ontfanghen  in  den 
jaere  1660. 

N.  Champagne  '  wirde  ontfanghen  ten  jaere  1669.  Desen,  naerveele 
uytnemende  stucken  binnen  desen  lande  gewerckt  te  hebben ,  wirde , 
faute  van  werck ,  genootsaeckt  naer  Vranckryck  te  trecken ,  alwaer 
hy  schilder  is  geworden  van  Liidovicus  den  XIV  -. 

Matheus  Van  Helmont  is  in  den  jaere  1674  als  vrymeester  aen- 
genomen. Niet  hebbende  om  de  ambachtsrechten  te  voldoen,  heeft 
het  ambacht  sigh  vergenoeght  met  een  stuck  synder  konst,  het  welck 
h  y  in  vergeldingne  der  rechten  heeft  gewerckt. 

Ten  volgenden  jaere  is  aengenomen  als  vrymeester  den  beroemden 
David  Teniers. 

Ten  jaere  1678  staet  te  boek  als  recognue  Lambertus  De  Hondt, 
gebortigh  van  Mechelen ,  discipel  van  David  Teniers.  Hy  was  seer 
vermaert  in  batalie  ende  boerenschilderyen. 

Alsdan  wirde  oock  als  recognueii  aengenomen  Jacobus  Vander 
Heyden,  gebortigh  van  Arnhem.  Desen  excelleerde  in  historie- 
schilderyen. 

Jacobus  Huysmans  ende  Lucas  Ashtschellincx  ,  beyde  vermaerde 
landschapschilders ,  wirden  in  den  jaere  1681  als  recognuen  ontfanghen 
in  den  voors.  ambachte,  als  mede  oock  N.  De  Vooght,  den  welcken, 
naer  veele  jaeren  op  see  gevaeren  te  hebben,  in  seeschilderyen  heeft 
gewerckt. 

Victor-Honorius  Janssens  ^  wirde  als  vrymeester  in  den  jaere 
1689  aengenomen.  Het  plalfoen  van  de   genej-aele  vergaedercaemer 

'  Jean-Baptiste. 

-  Le  rédacteur  confond  probablement  Jean-I5a[ttlsle  avec  Pbilippe  Van  Clianipagne  , 
dont  ,lean-Daptiste  était  le  neveu. 

^  Je  remarque  dans  un  dossier  de  procédure  reposant  aux  archives  du  conseil  de  Brabant , 
(juele  grand  serment  de  Tarbalcte ,  à  Bruxelles,  commanda  à  ce  peintre  et  au  peintre  Van 
Orley  sept  grands  tableaux  pour  orner  la  salle  de  ses  réunions.  Cette  commande  se  (itaiirès 
le  terrible  bombardement  de  Bruxelles,  arrive  au  mois  d'août  1695. 


k 


—  480   — 

der  heeren  staeten  van  Brabant,  '  ende  verscheyde  autaerstucken , 
binnen  dese  stadt  berustende,  getuyghen  van  de  uytnementheydt  van 
syne  konste,  naementlyck  in  historieschildereyen. 

Anno  4690  is  als  vrymeester  aengenomen  Hendrick  Hertebout, 
discipel  van  David  Teniers.  Ten  exempel  van  synen  meester  is  hy 
seer  vermaert  geweest  in  boerenschilderyen. 

Ten  jaere  1692  ende  1693  staen  te  boek  als  vrymeesters  Fran- 
ciscus  Bargas  ende  Jacobus  Huysmans  ,  den  eersten  scbilder  in 
belden  ende  den  tweeden  in  landschappen. 

Adrianus  Boudewyns,  landschapschilder,  naer  als  recognue  ten 
jaere  1694  ontfanghen  geweest  te  syn,  heeft  daer  naer  synen  eedt  ge- 
gedaen  als  vrymeester. 

Als  mede  oock  J.-B.  Van  Diest,  schilder  van  het  Hoff. 

Ton  jaere  1696  is  Hieronimus  Van  Breugel  als  recognue  aen- 
genonaen  ende  daer  naer  als  vrymeester  geworden  in  het  voors. 
ambacht. 

Twee  jaeren  daer  naer  wirde  in  t'  ambacht  ontfanghen  Augustinus 
Goppens,  vermaerdt  landschapschilder,  besonderlyk  voor  patroonen 
van  brusselsche  tapyten. 

Het  volgende  jaer  1699  wirde  te  boek  gestelt  als  recognuen 
Thibaut  Michau  ende  N.  De  Neeff,  den  eersten  seer  uytnemende 
landschapschilder  ,  den  laesten  ,  gebortigh  van  Antwerpen,  een  aen- 
genaem  historieschilder. 

Jacobus  Van  der  Borght  ,  .l.-B.  Morel  ende  David  De  Koningk, 
de  twee  eerste  vermaerde  bloemschilders ,  en  den  derde  beesteschil- 
der  ,  wirden  oock  ten  selven  jaere  aengenomen  als  recognuen. 

Elisabeth  Celdrin  ,  schilderesse  van  landschappen  ende  boere- 
kermisse  wirde  oock  ten  selve  jaere  als  recognue  aengenomen. 

Ten  jaere  1705  vindt  men  te  boeck  als  recognuen  Petrus  Sneyers 
ende  Petrus  Eyckens,  den  eersten  vermaerdt  landschap  ende  den 
anderen  historieschilder. 

Anno  1711  wirde  als  vrymeester  aengenomen  Joannes  Vander 
Heyden  ,  historieschilder ,  ende  als  recognue  Segherus  Van  Hel- 
mont  ,  |)oi'tret  ende  historieschilder. 

'  A  l'hôtel  de  ville  ,  à  Bruxelles. 


—  481   — 

Ten  jaere  1713  is  onlfanghen  als  recognue  N.  Cortens,  prie^;ter, 
portretschilder  ,  ende  anno  1717,  N.  Duplessi,  gekomen  van  Vranc- 
kryck,  ende  vermaerde  historieschilder. 

Het  volgende  jaere  is  aengenomen  als  recognue  Carolus  Eyckens, 
goboortigh  van  Antwerpen  ,  konstschilder  in  de  historié. 

Anno  1720  is  als  vry-meester  ontfanghen  Franciscus  Baudewyns, 
goet  landschapschilder ,  ende  recognue  M.  Vaxder  Meyn  ,  discipel 
van  den  vermaerden  Schalkens. 

Ten  jaere  1726  is  ontfanghen  als  vry-meester  Max.  de  Haese. 
Ten  jaere  1729  als  recognue  Martinus  Hullet  ,  ende  is  ten  jaere 
1733  vry-meester  geworden. 

In  den  selven  jaere  syn  oock  als  vry-meesters  aengenomen  J.-B. 
Mille,  discipel  van  S.  Van  Helmont  ,  Petrus  Schovaerts  ,  Michael 
Breugel  ende  Joannes  Thibaut  ,  aile  konstschilders. 

Ten  jaere  1732  is  als  recognue  ontfanghen  Franciscus  Sciialdi  , 
gebortigh  van  Antwerpen  ,  historié  ende  boerenschilder  ,  ende  Fre- 
dericus  Du  Mesnil. 

In  het  volgende  jaer  is  aengenomen  als  recognue  Julianus  Disbecq, 
portretschilder,  gebortigh  van  Ath. 

Ten  jaere  1736  is  als  vrymeester  aenvaert  Nicolaus  Pery,  his- 
torieschilder  ,  ende  als  recognuen  N.  Sauvage  ,  schilder  van  't  hoff, 
ende  Antonius  Le  Clercq  ,  welcken  laesten  naerderhandt  den  eede 
van  vry-meester  heeft  gedaen. 

Twee  jaeren  daer  naer  is  als  vry-meester  ontfanghen  Josephus 
Lamberts  ,  archier  van  den  edele  garde  van  S.  K.  H.,  '  ende  als  re- 
cognue Christiaen  Baillieu,  den  welken  daer  naer,  ten  jaere  1744, 
den  eede  heeft  gedaen  als  vry-meester. 

Ten  jaere  1744  is  aengenomen  als  recognue  J.-B.  Douxfils  ,  por- 
tretschilder, ende  anno  1752,  als  recognue  N.  Dubois,  konstschil- 
der,  ende  ten  jaere  1763  N.  Tassaert,  gebortigh  van  Antwerpen, 
ende  historieschilder. 

Men  heeft  noodigh  geacht  in  dese  digressie  te  treden ,  om  aen  te 
thoonen  dat  van  aile  tyden  ,  soo  de  vremde  konstschilders  als  de  inne- 

'  Cliailes  de  Lorraine. 


—  482   — 

gesetenen  deser  stadt  hebben  moeten  erkennen  het  schildersambacht 
ende  desselfs  privilégier! ,  ende  dat  het  ambacht  gerechtight  is  tôt  het 
innevoorderen  der  rechten  daertoe  staende ,  gelyck  dit  van  aile  tyden 
is  geploghen  ten  opsichte  van  aile  konst-schilders  ,  soo  vremde  als 
andere. 

Eene  menighte  van  vermaerde  konstschilders ,  t'  sedert  entrent  twee 
eeuwen  opgehaelt ,  sal  overtuyghen  dat  de  constitutie  van  het  voors. 
ambacht ,  op  den  voet  selfs  van  de  ordonnantie  van  1647  ,  geensints 
contrarie  en  is  geweest  tôt  het  bevoorderen  deser  konste  ,  ende  dat 
nien  de  verslappinghe  der  selve  elders  moet  gaen  opsoecken. 

Voor  eerst,  is  het  notoir  ende  oock  seer  naturelyck  dat  hoe  meer  de 
wercken  eender  konste,  soo  door  circonstancien  des  tyds  als  andersints 
treck  ofte  debiet  syn  hebbende  ,  men  seffens  oock  siet  een  menighte 
Mefhebljers  sigh  tôt  deselve  begeven  ;  het  groot  getal  der  selve  ver- 
weckt  de  emulatie  ,  oorspronck  van  de  uytnementheydt  eender  konste. 

In  de  sesthiende  eeuw ,  de  kercken  van  desen  lande  alomme  verwoest, 
de  schilderyen  soo  als  de  beelden  door  de  iconoclasten  vernietight 
ende  verbrandt,  en  lieten  bynaer  niet  overigh  van  dese  uytnemende 
konste 

In  het  beginne  van  de  volgende  eeuw,  naementlyck  onder  de  Sere- 
nissime  Hoogheden  Albertus  ende  Isabella,  de  oorloghen  ten  deele 
cesserende ,  begonst  dit  landt  gelyck  te  erleven  ;  de  verwoeste  kercken 
wirden  herbouwt,  de  andere  verciert  met  schilderyen,  als  voren. 

Seffens  sagh  inen  een  menighte  vremde  schildersaenkomen,  andere 
van  binnen  s'  lands  hun  tôt  de  selve  konste  begeven,  versekert  door 
het  werck  hunne  fortune  te  konnen  maecken  ;  de  menighte  der  selve 
veroorsaeckende  de  emulatie,  hadde  oock  verweckt  uytnemende 
me  esters. 

Daer  naer  de  kercken  verciert  synde,  Jjevondt  sigii  binnen  s'  lands 
die  menighte  van  konstschilders,  de  welcke  den  goeden  coop  der 
stucken  veroorsaeckende ,  verscheyde  liefhebbers  schoone  versaeme- 
linghe  van  schilderyen  waeren  maeckende.  Soo  dat  menbemerckt  dat 
het  is  door  de  circonstancien  van  den  tyde  dat  die  konste  soo  uytne- 
mentlyck  was  aen;:îegroeyt  liinnen  desen  lande ,  alsoo  dat  preciselyck 
is  terwylen  die  tyden  dat  de  voornaemste  schilders  hebben  geleeft. 

De  kercken,  soo  als  gesydt  is,  nu  verciert  synde   van   schilderyen, 


-  483    ~ 

l)egonst  dese  konste  tcii  deele  te  verslappen,  by  faute  van  werck,  de 
oude  vermaerde  meesters  de  kercken  ende  daer  naer  het  landt  ende 
particulière  liefhebbers  voorsien  bebbende  van  konststucken,'  soodatter 
bynaergeen  werck  meer  over  en  bleefalsvoorsommighe liefhebbers, 
de  welcke  des  te  minder  van  getal  waeren  dat  de  konststueken  dierder 
in  prys  waeren  geworden  ;  daer  toe  voeghende  de  œconomie  der 
particulière  coopers,  de  welcke  nu  liever  voor  hebben  een  geheel  huys 
te  vercieren  met  tapeyten,  damasten,  geschilderde  lynwaeten  ofte  pa- 
pieren,  etc.,  voor  den  selven  prys  ende  minder  voor  den  welcken  sy 
nauwelycx  eenekleyne  cacmer  met  schilderyen  soude  behanghen. 

Soo  dat  men  schier  eenighe  particulière  liefhebbers  op  heden  siet 
versaemelen  die  konststueken,  cm  daer  van  collectien  te  maecken.  De 
geestelycken  selfs  de  welcke  voortydts  groote  sommen  waeren  geldende 
orn  hvmne  abdyen  ende  cloosters  te  vercieren,  syn  aile  in  de  selve 
œconomie  gevallen,  ende  nauwelycx  wilt  men  geVen  de  weirde  van 
een  konststuck. 

Waer  door  het  geschiedt  dat  men  wynighe  konstschilders  op  heden 
vindt.  Uyt  welcke  reflexien  men  moet  besluyten  dat  het  geensints  en 
is  ter  oorsaecke  van  het  ambacht  ofte  ambachtsrechten  dat  die  konste 
verslapt  is  gelyck  sommighe  dit  soude  willen  doen  gelooven  :  de  expe- 
rientie  door  die  uytnemende  meesters,  de  welcke  binnen  onse  stadt  syn 
geweest  ten  tyde  dat  het  ambacht  ende  ambachtsrechten  bestont  selfs 
op  den  voet  van  de  ordonnantie  van  16-47 ,  overtuyght  een  iegelyck  van 
liet  contrarie. 

Het  gemack  ende  libei'teyt  het  welck  men  t'  sedert  is  gevende  aen 

'  Ceci  concorde  avec  ce  que  dit  un  auteur  français  qui  séjourna  longtemps  dans  nos  pro- 
II  vinces  et  les  fit  très-bien  connaître  dans  un  excellent  livre.  «  L'usage,  dit-il ,  où  l'on  ctoit 
Il  autrefois  d'employer  un  grand  nombre  de  tableaux,  à  la  décoration  des  églises ,  n'a  pas  peu 
I)  contribué  aux  progrès  de  l'art  de  la  peinture.  Ceux  qui  le  cultivoient  avoient  alors  un  grand 
Il  motif  d'acquérir  de  la  c/'iébrité  ;  aussi  régnoit-il  parmi  eux  la  plus  grande  émulation  : 
Il  aujourd'hui  qu'ils  ne  travaillent  presque  plus  ni  pour  les  églises,  ni  pour  les  couvents,  ils 
Il  ont  bien  moins  de  raison  de  s'attacher  à  leur  art  ;  ils  en  auront  encore  moins  après  l'extinc- 
II  tion  (lu  monarchisme*,  qui,  quoiqu'en  disent  ses  partisans,  n'est  peut-être  pas  aussi 
Il  éloigné  ipi'ils  le  pensent  »  (Le  voijatjeur  dans  les  Pays-Bus  autrichiens ,  ou  lettres 
sur  l'étal  actuel  de  ces  jiaijs,  t.  Il,  p.  102.  lettre  du  ...  décembre  1782.)  Cet 
ouvrage  est  de  Dérival. 

Allusion  aux  réformes  projetées  par  Josepli  II. 


__  484   — 

de  vremde  konstschilders ,  aen  de  voors.  erkentenisse  alleen  onder- 
worpen ,  sonder  voorders  aen  eenighe  lasten  van  't  ambacht  onder- 
hoorigh  te  wesen  ;  het  wynigh  ambachtslasten  het  welck  door  de 
innegesetene  borgers  wordt  l)etaelt  om  vrymeester  te  worden,  het 
punct  der  knechten  ende  andere  artikelen  der  voors.  ordonnantie, 
de  welcke  als  nu  niet  meer  in  observantie  en  syn,  doen  genoeghsaem 
uytschynen  dat  andere  reden  ende  circonstancien  aen  de  verslappingbe 
van  die  konste  oorsaecke  moeten  geven ,  als  wel  de  constitutie  ende 
wetten  van  het  voors.  ambacht. 

Voorts  is  dit  ambacht  boven  de  ordinaire  lasten  ,  bestaende  in  flam- 
beeuwgeldt ,  jaerelycksche  missen ,  gagie  van  den  cnaepe  ,  reparatie 
van  Imys ,  etc.,  alnogli  belast  met  eene  erlïrente  van  3147  guldens 
capitael,  a  dry  par  cento  s' jaers  ,  ende  boven  dien  met  eene  lyfrente 
van  750  guldens  capitael  a  seven  par  cento  ,  ende  een  andere  van  1200 
guldens  capitael  a  acht  min  een  quaert  par  cento.  Tôt  welkers  betae- 
linghe  is  dienende  het  ambachts  ende  recognitie  geldt  van  de  aenco- 
mende  vry-meesters  ende  vremde  recognuen^  hetwelk  het  voors.  am- 
bacht in  immémoriale  possessie  is  van  te  ontfanghen  van  deese  konst- 
meesters  ,  soo  hier  voren  is  bewesen. 

Wat  nu  aengaet  het  beldtsnyders  ofte  beldthouwersambacht ,  het 
selve,  benefîens  het  metsers ,  steenhouwers  ende  schaliedeckersam- 
bacht,  is  te  saemen  formerende  het  ambacht  der  Viergecroonde  ,  '  de 
interesten  gemeyn  hebbende ,  ende  de  ambachtsrechten  ter  somme 
van  475  guldens  gelyck  synde  ,  eene  ende  de  selve  vergaederinghe 
maeckende  ,  hebbende  elck  ambacht  in  't  particulier  eenen  deken , 
ende  alsoo  het  ambacht  in  't  generael  vier  dekens  ,  de  leerjaeren  der 
selve  van  dry  jaeren,  eenighlyck  verschyde  synde  in  de  proeve. 

De  gène  der  beldthouwers  ofte  beldsnyders  van  aile  oude  tyden  ge- 
weest  hebbende  een  stuck  van  architecture  bestaende  in  eenen  pillaer 
van  dorica,  met  pedestael  ,  basement ,  capeteel ,  architrave,  frise  , 
corniche  op  syne  maete  uyttewercken,  ofte  ten  minsten  op  papier  op 
den  clynen  voet  te  teeckenen  ;  het  welck  tôt  op  heden  nogh  in  ge- 
bruyck  is ,  wordende  de  proeve  gedaen  volgens  de  architecture  ^  an 
Vignol. 

'  Sous  l'invocalioii  des  quatre  martyrs  couronnés:  Sévère,  Séverin.Carpopliore  et  Victorin. 


—  485  — 

Synde  voorders  te  bemercken  dat  de  beklthouwers  te  saemen 
moghen  exerceren  het  ambacht  van  steenhouwers  ende  vice  versa  ; 
het  welck  synen  oorspronck  moet  gehadt  hebben  uyt  dien  de  beldt- 
houwers  van  aile  tyden ,  volgens  de  ordonnnatien ,  niet  alleenelyck  en 
hebben  gewerckt  in  het  snyden  van  beelden  ;  maer  oock  van  allerley 
sooi te  van  loofweick ,  moulueren  ,  cornichen  ende  ailes  relatief  aen 
de  bouwkonste  ,  het  welck  het  bynaer  onmogelyck  was  te  onderschey- 
den  van  de  steenhouwereye  tôt  de  voors.  konste  eensgelycx  relatie 
hebbende. 

Boven  dien  is  alnogh  te  bemercken  dat  waer  het  saecke  de  beldt- 
houwers  hun  eenighlyck  moesten  bepaelen  tôt  het  snyden  der  beelden 
ende  basrelieven ,  dat  het  hun  onmogelyck  soude  wesen  de  levens- 
middelen  door  die  konste  te  besorghen  ;  uyt  dien  die  konststucken  seer 
langhsaem  worden  bewerckt  ,  ende  dat  de  selve  syn  van  eene  uytne- 
mende  dierte.  Waer  door  het  geschiedt  dateenen  meester  nauwelyckx 
op  twee  ofte  dry  jaeren  een  konststuck  is  uytwerckende,  ende  dat  by- 
naer geene  particulière  maer  wel  eenighlyck  somtyds  een  hof ,  abdye, 
gemeynte  dese  doen  bewercken. 

Het  is  om  die  oorsaecke  dat  de  vermaerdste  beldtsnyders  in  voorty- 
den  ,  gelyck  op  heden  ,  hun  noyt  en  hebben  bepaelt  aen  het  snyden 
der  beelden  alleen.  De  Duquesnoys,  te  weten  :  Hieronimus  ende  Fran- 
Giscus  ,  beyde  vermaerde  beldtsnyders,  Raphaël Gripello,  Plumier, 
Berger  ende  meer  andere  en  hebben  niet  alleenelyck  gewerckt  in  de 
beelden ,  maer  wel  oock  in  loofwerck  ende  in  het  snyden  van  andere 
wercken,  gelyck  hunne  konststucken  alnoch  exterende  dit  getuyghen. 
S""  Delvaux  ,  uytnemende  beldtsnyder  ,  alnogh  in  't  leven  ,  en  heeft 
sigh  noyt  bepaelt  aen  het  snyden  der  beelden  ;  maer  is  nogh  daege- 
lyckx  oefTende  versclieyde  andere  wercken  ,  soo  van  architecture  als 
andersints. 

Aile  degene  binnen  dese  stadt  in  het  snyden  der  beelden  gewerckt 
hebbende ,  en  hebben  niet  min  hunne  konste  geextendeert  tôt  andere 
wercken ,  alsoo  dese  konstmeesters  niet  min  ervaeren  en  syn  in  dese 
wercken  als  in  het  snyden  van  l)eeklen  ofte  basrelieven.  Dese  aile  syn 
van  aile  tyden  indestinctelyck  genootsaeckt  geweest  in  het  ambacht 
van  (le  belthouwers  ofte  steenliouwers  te  comen  ,  uvtwysens  den  liste 


—  486  — 

der  meesters  hier  nevens  gaende  ,  '  beginnende  van  den  jaere  1629 
tôt  op  heden  ,  getrocken  uyt  de  registers  van  hetvoors.  ambacht,  in 
den  welcken  men  seer  uytnemende  meesters  ontmoet ,  soo  als  in  den 
jaere  1641  eenen  Vincent  Anthony  ,  in  den  jaere  1651  Ant.  Moe- 
REVELT ,  ende  in  de  volgende  eenen  Voorspoel  ,  eenen  Van  Delen  , 
HuYGELOos  ,  Devos  ,  Van  Stichelen  ,  GosYNS  ,  Van  Dievoet  ,  De 
Kinder  ende  meer  andere,  de  welcke  sonder  distinctie  ofte  sy  in  beel- 
den  ofte  andere  stucken  waeren  werckende  ,  aile  in  het  selve  ambacht 
genootsaekt  syn  geweest  te  comen  ;  waer  uyt  men  oock  sal  connen 
concluderen,  gelyck  hier  voren  ten  opsichten  der  schilders ,  dat  de 
constitutie  van  het  ambacht  geene  alteratie  en  heeft  geljracht  aen  die 
konste,  konnende  voorders  de  redens  hier  voorens  opgehaelt  ten  deele 
oock  hunne  plaetse  vinden  ter  oorzaecke  van  de  beldtsnyders. 

Maer  eene  distinctie  te  maecken  tusschen  beldtsnyders  ende  bare- 
liefmaeckers  alleen  ende  dese  independent  maecken  van  het  ambacht 
der  l)eldtsnyders  ,  soude  ,  onder  correctie  ,  bestaen  in  eene  nieuwig- 
heydt  tôt  op  heden  ongeploghen ,  door  welcke  het  voors.  ambacht  in 
haere  rechten  ende  possessie  sal  worden  vercort,  bovens  de  oneynde- 
lycke  proceduren  ende  moeyelyckheden  de  welcke  uyt  die  distinctie 
staet  te  resulteren,  uyt  dieu  dat  die  gesupponneerde  beldthouwers  al- 
leen ervaeren  in  de  voordere  deelen  van  de  snyderye  hun  niet  en 
sullen  onthouden  de  selve  te  ofïenen,  ofte  de  selve  niet  oelfenende  die 
vermaerde  meesters  niet  min  ervaeren  in  de  andere  deelen  van  die 
konste ,  de  selve  sullen  inoeten  verlaeten  ten  achterdeele  van  die  konste 
selfs,  de  welcke  men  op  heden  tracht  te  bevoorderen.  Dat  meer  is , 
die  beldtsnyders  te  bepaelen  tôt  snyden  der  beelden  ende  basrelieven 
alleen,  is  deselve  door  de  schaersheydt  van  't  werk  hunne  subsisten- 
tie  by  naer  onmogelyck  maecken,  waerdoor  het  sal  geschieden  dat  de 
vermaerde  meesters  hun  sullen  genootsaeckt  vinden  dit  landt  te  ver- 
laeten om  hun  te  begeven  tôt  de  landen  alwaer  die  wercken  meer  in 
gebruyck  syn  ,  gelyck  men  sulx  in  voortyden  selfs  heeft  gesien ,  als 
wanneer  Duquesnoy  ,  Raphaël  Gripello  ende  Plumier  ,  u^ine- 
mende  meester-s  ,  de  welcke  hun  naementlyck  hadden  begeven  tôt  het 

'  Cette  liste  se  trouve  plus  loin  ,  p.  4"29. 


—  487  — 

snyden  van  beelden  bovens  de  loofwercken  de  welcke  sy  om  den 
kost  te  winneii  waeren  werckende  ,  genootsaeckt  syn  geweest  dit 
land  te  verlaeten  ende  hun  naer  Italien  te  begeven,  alwaer  hunne 
konststucken  meer  debiet  waeren  hebbende.  Uyt  welck  laeste  men 
soude  konnen  infereren  dat  het  debiet  alleen  der  konststucken  de 
konsten  moeten  doen  erleven  ,  ende  dat  ter  contrarie  daer  de  scbaers- 
heydt  van  werck  wordt  bevonden ,  oock  de  konste  moet  verslappen 
ende  ten  ondergaen. 

Soo  dat  men  geene  andere  reden  van  't  verslappen  van  die  konsten 
binnen  dit  land  en  moet  gaen  soecken  als  degene  van  schaersheydt 
\'an  de  wercken ,  de  welcke ,  soo  men  heeft  geseyt,  niet  en  verge- 
noeghen  om  eenen  uytmuntenden  meester  in  eere  te  konnen  ontliou- 
den  ende  daer  door  genootsaeckt  worden  dit  land  te  verlaeten ,  bet 
welck  oock  aen  de  konstscliildei\s  soude  toegepast  worden. 

Wat  nu  aengaet  de  lasten  van  dit  geunieeii  ambacbt ,  soo  is  het 
selve  belast  met  eene  somme  van  vieren  twintig  duysent  guldens 
wisselgeldt ,  welckers  interesten  uyt  de  nieuwe  meesters  wordende 
betaelt  sigh  gi'ootelyckx  sal  vercort  vinden  in  haere  innecomen  ende 
genootsaeckt  sal  wesen  de  voors.  interesten  te  vinden  met  eene  jaere- 
lycksche  belastinghe  van  haere  andere  supposten,  tôt  op  heden  onge- 
ploghen. 

Wat  aengaet  de  plaetsnydery  ende  bouwkonst ,  alsoo  dese  binnen 
dese  stadt  aen  geene  ambachten  onderworpen  en  syn  ,  maer  bestaen 
in  eene  vrykonste ,  soo  en  vallen  deselve  in  geender  manière  in  de 
dispositie  van  het  voors.  decreet  van  Syne  Konincklycke  Hoogheydt , 
ten  waere  eenighlyck  ten  opsichte  van  de  proeve  ende  administratie 
om  de  voors.  konsten,  als  mede  oock  de  beldtsnyderey  ende  schil- 
derkonste  te  mogen  oeft'enen,  welcke,  volgens  het  voors.  decreet,  tôt 
Antwerpen  soude  behooren  te  geschieden. 

Maer  men  sal  dit  souvereyn  Hof  doen  bemercken  dat  wy  binnen 
onse  stadt  van  aile  tyden  alsoo  uytnemende  meesters  schilders  gehadt 
liebben  als  de  stadt  Antwerpen  ,  ende  dat  %vy  dese  verre  over- 
treft  hebben  in  meesters  beeldsnyders ,  plaetsnyders  ende  architec- 
ten ,  ende  dat  onse  stadt  op  heden  niet  onversien  en  is  van  uytnemende 
meesters  in  die  konsten,  de  welcke  niet  min  capabel  en  syn  te  onder- 


488 


scheyden  de  goedtheydt  van  de  wercken  deser  konslen  als  de  gène  vau 
Antwerpen  ;  lioven  dien  dat  t'  sedert  eenighe  jaeren  nu  binnen  dese 
stadt  eene  Académie  der  teeckeninghe  ende  bouwkonste  opgericht 
synde ,  men  ongetwyffelt  seer  vermaerde  meesters  uyt  de  selve  sal  sien 
voortscomen ,  de  welcke  sekerlyck  aen  de  gène  van  Antwerpen  niet  en 
suUen  moeten  wycken ,  soo  dat  het  vruchteloos  soude  wesen  de 
oeffenaers  deser  konsten  tôt  Antwerpen  om  hooftleeringhe  ende 
examinatie  hunder  wercken  te  senden,  terwylen  de  selve  met  niet 
min  ervaerenheydt  binnen  dese  stadt  soude  connen  gekeurt  worden. 

Dit  syn  de  reflexien  die  wy  U.  Eerw". ,  Edele,  hebben  vermeynt  te 
moeten  laeten  toecomen,  ingevolge  U.  Eerw.  )n-ief,  verhopende  dat  dit 
souveryn  Hof  genoeghsaeme  reden  sal  bevinden ,  consulterende  Syne 
Konincklycke  Hooglieydt,  om  de  voors.  ambacliten  in  bunneprivilegien, 
recbten,  oude  ende  vredsaeme  possessie  te  handtbaeven,  ende  uyt 
de  selve  sidlen  bevinden  dat  de  verslappentheydt  van  die  konsten 
geensints  baeren  oorspronck  is  nemende  uyt  de  constitutiendervoor- 
scbreve  ambacbte,  gelyck  sommighe  dit  voorhouden,  maer  wel  uyt 
andere  reden ,  bier  boven  opgehaelt. 

Waer  mede  verliopende  voldaen  te  liebben  aen  de  bevelen  van  desen 
Hove,  bebl)en  wy  de  eere  van  ons  te  teeckenen,  etc. 

Signé  L.  ,T.  De  Zadaleere. 

lOridinal  ilans  la  correspondance  du  conseil 
lie  Brahnnl ,  registre  N"  218  ,  fnl.  74.) 

XIII. 

Ordonnance  du  magistrat  deBruxelles  ton chantle.» peintres,  les 
orfèvres  et  les  vitriers  *,  rappelée  dans  l'avis  qui  précède  ". 
14  mars  1559-1560,  renouvelée  le  1 1  octobre  1647. 

Gesien  by  Myne  Heeren  Jannen  Van  Locquengbien ,  riddere ,  beere 
van    Coeckelborge ,     Bercbem  ,     etc.,    amptman,    borgemeesteren, 

'  La  copie  de  cette  ordonnance  ,  telle  qu'elle  est  jointe  à  l'avis  qu'on  vient  de  lire , 
est  incomplète ,  en  ce  sens  qu'on  y  a  omis  ditïérents  articles  ;  mais  j'en  ai  trouvé  une 
copie  sans  lacunes  dans  un  dossier  de  procédure,  (^.ette  copie ,  dont  je  me  suis  servi  pour 
suppléer  à  la  première,  fut   tirée,  en   1747,    d'un   registre   qui   portait    po\u'    tilre  : 

-   Voy.  ci-dessus,  la  pièce  N"  Xli. 


—  489  — 

schepenen ,  rentmeesteren  ende  raedt  der  stadt  van  Brussele  sekere 
l'equeste  aen  lien  gepresenteert  by  de  gesworene ,  ouders  ende  ge- 
meyne  gesellen  van  de  schilders,  goutslaegers  ende  gelaesemaeckers 
ambachte,  in  devoors.  stadt  Brussele,  inhoudende  hoe  dat  sy  tôt 
chirate  van  de  voors.  stadt  badden  doen  maecken  een  scboon  ende 
costelyck  gewrocbt  buys  op  de  groote  merckt,  daer  mede  sy  't  voor 
genoemde  ambacbt  grootelycx  badden  ten  acbteren  gestelt ,  ende  om 
't  voors.  ambacbt  eenicbsints  te  voeren  te  stellen,  ende  't  selve  oock 
in  goeden  regel  endepolicie  te  brengen,  sy  voor  ben  genomen  badden 
te  doen  vernieuwen  ende  onderhouden  die  oude  statuyten ,  privilegien 
ende  rechten  des  voors.  ambachts,  dieweclke  by  niet  observantie  ende 
andersints  verdonckert  waeren ,  ende  nocbtans  wel  dienden  onder- 
bouden  te  worden  tôt  ter  eeren,  voordeele  ende  prouffyte  van  den 
voors.  ambacbte  ende  den  goeden  beeren  ende  andere  luyden  die 
benrlieder  wercken  versuecken  ende  begeeren  by  dyen  de  zelve  beeren 
ende  goede  luyden ,  observerende  de  voors.  regten,  statuyten  ende 
privilegien  beter  ende  gedueriger  werck  souden  bebben  in  beurlieder 
schilderyen  ende  gelaesen  dan  sy  anderssints  en  doen  ;  maer  want 
pommige  van  de  voors.  privilegien  ])y  onnacbsaemheyt  oft  anderssints 
waeren  verdonckert  ofte  verloren,  sulcx  dat  men  die  overtreders  van 
de  selve  uut  cracbte  van  dyen  niet  en  conste  gecorrigeren  ;  dat  oock 
sommige  andere  privilegien ,  statuyten  ende  ordonnantien  by  de  gène 
die  de  selve  overtreden  weder  ende  gerepugneert  worden,  overmidts 
dat  die  selve  in  lange  tyden  nyet  en  waeren  onderhouden  gewee.st, 
soo  en  consten  de  gesworene  de  voors.  oude  ordonnantien  nyet  ver- 
voirderen  ende  doen  onderbouden,  nocb  devoors.  boeten  opgelicbten  : 
aile  tôt  grooten  ongerieve  van  de  goede  beeren  ende  luyden ,  die  daer- 
en  binnen  crygen  ongeduricb  ende  ongetrouwe  wercke,  in  plaetse  van 
goeden  ,  vasten  ende  getrouwen  wercke  ;  seggen  oock  dat  deur  d' niet 
onderbouden  van  de  voors.  ordonnantien  diversche  luden  vanbuyten, 


Privilegien  raeckeinle  liel  scliildeis ,  goutslaegers  eiule  gelaesemaeckers  unihachl. 
•J'ajouterai  que  les  dispositions  de  rordomiance  dont  il  s'agit  nie  paraissent  remonter  an 
XV*  siècle ,  peut-être  an  règne  de  Philippe-le-Bon. 

Les  disparates  qu'on  remarquera  dans  l'orthographe  existent  dans  le  texte  manuserit , 
lequel  a  été  srrupuleusement  suivi. 

XXIX  XXXllI  47 


—  490  — 

meesters ,  cnapen  ende  cooplieden  binnen  deser  stadt  hanteerden  ende 
exerceerden  t  voors.  ambacht,  aen  welcke  buyten  luden  oft  huer- 
lieden  werck,  àls  tôt  geender  policie,  wetli,  corre.ctie  noch  ordonnantie 
staende,  d'  meeste  gebreck  l)evonden  wordt;  waer  devir  d'  werck  van 
deser  stadt  grootelycx  worde  geblameert  ende  verstooten,  ende  de 
gemeyn  gesellen  van  den  voors.  am])acbte  oock  grootelycx  beschaedigt 
ende  onteert,  die  welcke  oock  nauwelyck  corragie,  moet  noch  sin  en 
hadden  heurlieder  ingénie,  conste  ende  arbeydt  te  employeren  orn 
goet,  constich  ende  getrouw  werck  te  maecken,  overmidts  de  voors. 
buyten  luyden  hen  heurlieden  wercken  ondercropen  ende  die  contre- 
feyrend,  soo  goeden  coop  leverden  dat  die  supplianten  hen  't  selve  nyet 
ensouden  connen  gevolgen,  by  dyen  dat  de  voors.  buyten  lieden  werc- 
ken met  hchte  ende  crancke  stoffe,  daer  de  supplianten  nyet  en  mogen 
met  wercken,  achtervolgenden  voors.  ouden  rechten,  ende  dat  deselve 
buyten  lieden  de  schilderyen  niet  en  geven  heure  behoorelycke  gronden 
diewelcke  de  supplianten  theuren  grooten  coste  ,  aerbeydt  ende 
occupatie  van  tyden  geven  moeten ,  waermede  sy  grootelycx  waeren 
verdruckende  de  voorgenoemde  supplianten  en  hunne  neiringhe , 
protïyte  ende  eere  van  heuren  wercke  soo  voorseyt  is  ;  welcke 
supplianten  in  der  stadt  moeten  betaelen  accysen  ,  maelgeldt , 
.schouwgeklt ,  thienste  ende  twintighste  penningen  ,  fortificatiè  geldt, 
imposten  voor  de  stadt ,  voor"  de  watervaert ,  etc. ,  aile  andere  on- 
costen  van  ruyteren ,  knechten  ende  hotïvolck  te  logeren  ;  de  guldens 
ambachten  ,  retorycken  ,  wycken  ,  bruederschappen  ende  andersint, 
te  dienen,  ende  der  stadt  eere  metten  anderen  ambachten  te  helpen, 
bewaeren,  ende  die  poUicie  oft  accysen  vermeerderen,  't  welck  de  voors 
buyten  luyden  geen  van  allen  en  deden  ,  maer  quaemen  alleenelyck 
t'  geldt  vuytter  stadt  haelen  alst'  hoffinder  stadt  waere,  oft  andersints 
daer  iet  te  winnen  waeren ,  ende  gingen  t'  selve  buyten  vertheiren , 
die  welcke  oock  ten  tyde  als  sy  in  de  stadt  waeren ,  heure  spyse  soo 
van  buyten  brachten ,  logerende  opeen  camere  oft  twee,  ende  en  dronc- 
ken  nauwelyck  eenen  pot  biers  s'  daeglis  ;  soo  dat  een  huysgesin  van 
de  supplianten  de  poUicie  deser  stadt  meer  verbeterde  dan  allen  de 
voors.  buyten  luyden  ;  welcken  aengemerckt,  ende  om  't  voors.  am- 
bacht binnen    deser    stadt  le  vermeerdere  ende  in  eere  te  houdene. 


491 


gelyck  't  selve  oock  een  van  de  meeste  ende  outste  ambachten  waere 
deser  stadt,  ende  apparent  waere  veel  meerder  te  wordene,  bysondere 
midts  hebbende  ende  onderhoudende  goede  statuyten,  recbten,  ordon- 
nantien  ende  privilegien,  overmidts  menigbvuldiglieyt  van  den  edel- 
dom  die  in  deser  stadt  verkeerde,  die  welcke  heurlieder  ambacht 
meest  behoeffden  ofte  te  wercke  steldcn ,  soo  badden  de  voors.  sup~ 
pbanten  gebeden  in  aider  oitmoedt  dat  den  voors.  lieeren  believen 
wilde  hen  te  consenteren  ,  verleenen  ende  statueren  de  poincten  ende 
articulen  bier  naer  volgende ,  blyvende  de  oude  statuyten ,  recbten 
ende  privilegien,  van  den  voors.  ambachte,  by  desen  nyet  verandert 
wesende,  in  biier  vigeur  ende  machte  D'  welck  doende  ,  etc. 

Ende  naer  dat  de  voors.  heeren  amptman  ,  wethouderen  enderent- 
meesteren  de  voors.  requeste  in  t'  lange  badden  geboort  ende  over- 
sien  ,•  met  oock  de  oude  privilegien  ende  rekeningbe  des  voors. 
ambacbts  ,  ende  geboort  bet  rapport  van  sekere  commissarissen 
wtter  voors.  "wetb,  die  op  de  voors.  ambacbts  camere  bebben,  ende 
gemeyne  gesellen  daer  op  verboort  bebben ,  ende  op  al  geleth  ,  soo 
bebl^en  deselve  beeren  amptman  ,  borghemeesteren  ,  scbepenen  ,  rent- 
meesteren  ende  raedt  der  voors.  stadt  van  Brussele  de  voors.  supplian- 
ten  geaccordeert ,  gewillecort  ende  geconsenteert  de  poincten  ende 
articulen  hier  naer  volgende ,  om  die  van  ben  ende  naermael  '  in  t' 
voors.  ambacbt  onderbouden  ende  geobserveert  te  worden  als  een 
generael  recht  ende  statuyt ,  beboudelyck  in  allen  desen  den  amptman, 
wethouderen  ende  rentmeesteren  deser  stadt,  ten  tyde  synde  heurlieder 
wederroepen  ,  interprète ren  ,  ende  veranderen  ,  soo  ben  naer  gele- 
gentbeyt  des  tydts  ,  goetduncken  ende  gelieven  sal . 

1. 

In  den  eersten,  dat  niemandt  binnen  deser  stadt  van  Brussele,  nocb 
beuren  vryheyt  hem  en  sal  mogen  generen  metter  voors.  ambachte 
nocb  bet  wercken  toucherende  der  hanteringhen  van  de  schilderyen , 
goudtslaegeryen  oft  gelaesemaeckeryen  't  sy  by  eenighen  meester  van 
den  voors.  ambaclite  oft  yemande  anders,  hy  en  hadde  eerst  bet  am- 

'  Naercommem ,  selon  la  seconde  copie. 


—  492  — 

l)achtgeleert  by  eenen  vryen  meester,  in  een  vry  stadl,  ende  den  selven 
ineestere  ende't  ambacht  recht  leeren  betaeltende  voldiendt,  ofte  ten 
})lycke  by  synen  wercke  dat  hy  des  ambachte  weerdich  sy ,  ten  seggene 
oft  interpretatie  van  de  wethouderen  deser  stadt,  ten  tyde  synde.  In 
welcken  gevalle  sal  hy  moegen  wercken  op  de  conditien  hier  naer 
beschreven,  ende  anders  nyet ,  op  te  pêne,  wie  contrarie  doet,  t' elcker 
rysen  daer  aen  te  verbeurene  een  pondt  groote  Brabants,  te  belœerene 
in  dry  en  :  d'  een  deel  den  heere,  '  tweeste  der  stadt,  ende  't  erde, 
halft'  den  voors.  aenbriengere  ende  halff  den  gesworene  van  den 
ambachte,  ten  eynde  dat  sy  de  selve  ende  oock  der  aenbeschreven 
boeten  souden  te  badt  gadeslaen  ;  van  welcker  leste  helft  den  knape 
van  den  voors.  ambachte  hebben  sal  het  sevenste  deel. 


2. 


Item,  wie  hem  wilt  stellen  aen  't  schilders,  goutslaegers  oft  ge- 
laesemaeckers  ambacht  om  dat  te  leeren  die  sal  tôt  des  voors.  ambachts 
behoeflf  moeten  betaelen  sesse  rindguldenen,  't  stuck  te  twintich  stuy- 
vers  Brabants  gerekent ,  voor  d'  leergelt,  den  gesworen  van  den 
ambachte  t'  saemen  twee  gelten  rinsen  wyn ,  in  gelde  gelyck  alsdan 
den  voors.  wyn  gemeynelyck  te  Brussel  gelden  sal,  ende  den  knape 
van  den  voors.  ambachte  een  waelpot  wyns  tenpryse  voors.,  wel  ver- 
staende  dat  de  jongers  sullen  mogen  drye  maenden  proeven  sonder  in 
het  leergelt  oehouden  te  syne ,  ende  continueren  sy  meer  dan  de  drye 
voors.  drye  maenden,  ende  nyet  totten  jaere,  soo  sullen  sy  geven 
halflf  leergeldt,  ende  continueren  sy  een  geheel  jaer  oft  meer  soo 
sullen  sy  gehouden  syn  te  betaelen  't  voile  leergeldt ,  daer  wtgesloten 
arme,  schamele  jongers  die  by  de  charitate  oft  andere  goede  lieden 
om  Godts  wille  opgevoert  oft  onderhouden  worden,  welcke  schamele 
jongers  nyet  geven  en  sullen  totter  tyd  toe  dat  sy  t'  selve  gevuechelyck 
sullen  cunnen  betaelen,  ter  interpretatie  van  de  wethouderen  deser 
stadt,  ten  tyde  synde. 


Le  souverain. 


493  — 


3. 


Item,  dat  aile  meesters  heuren  getrouden  kinderen  die  sy  vercregen 
hebben  ofte  vercrygen  sullen,  binnen  dat  sy  meesters  geworden  syn 
in  't  voors.  ambacht,  ende  anders  egheene,  sullen  mogen  leeren 
't  voors.  ambacht,  sonder  de  selveambachtedaerafFleergeldttederven 
betaelen. 

4. 

Item,  dat  geen  meestere  van  den  voors.  anibachte  eenigen  knecht 
oft  jonge  en  sal  mogen  aenveerden  noch  laeten  by  hem  comen  om  te 
leeren,  contrefeyten oft  anderssints  't  voors.  ambacht  te  leeren,  hy  en 
sal  terstond,  oft  ten  lancxsten  drye  daegen  naer  dat  de  voors.  leerknecht 
by  hem  gecommen  sal  syn  ,  't  selve  den  gesworen  moeten  adverteren 
ten  eynde  dat  de  selve  gesworene  sullen  besorgen  dat  't  leergeldt  ende 
den  wyn  daer  toe  behoorende  betaeit  worde,  naer  de  declaratien  ge- 
daen  in  den  tv^^eesten  articule  hier  voore ,  op  te  pêne ,  wie  van  de  voors. 
meesters  contrarie  doet,  ofte  gebreckelyck  daer  inné  bevonden  wordt, 
t'  elcker  rieyse  daer  aene  te  verbeurene  een  pont  groote  Brabants,  te 
bekeeren  als  voore  ;  wel  verstaende  dat  de  jongers  oft  gesellen  van 
de.  .  .  '  borduerwerckers ,  beltsnyders.  .  .  "  gelycke  neiringen  wel 
sullen  by  heurlieden  meesters  oft  elders  mogen  leeren  contrefeyten 
om  in  heur  lieder  neiringen  hen  te  dienen,  sonder  in  dit  ambacht 
leergeldt  te  betaelen,  soo  verre  sy  het  selve  nyet  en  leeren  met  oft  by 
eenen  meestere  van  desen  ambachte,  sonder  argelist. 

5. 

Item  ,  soo  wat  meestere  van  de  voors.  ambachte  eenen  knecht  aen- 
veert  om  schildersambachtte  leeren  ,  het  sy  om  te  leeren  contrefeyten , 
schilderen ,  goutslaen  oft  gelaesmaken  ,  wedei'  de  voors.  knecht 
hem  metten  voors.  ambacht  behulpen  wilt  oft  nyet,  die  moet  be- 
sorgen dat  d'ieergelt  van  den  selven  knecht ,  metten  voors.  wyn  aen 
de   gesworene ,  betaeit  sy   binnen   den  tyde  ende  naer  den  ondei- 

'  Lacune  dans  le  texte. 
-  Même  observation. 


494 


sclieede  geschreven  hier  l)oven  in  t'  weeste  articule  ,  oft  by  yebrecke 
van  dyen  sal  de  voors.  meestere  schuldich  syn  aen  de  voors.  geswore- 
ne  sel  vête  betaelen  't  voors.  leergelt ,  metten  wyn  voorschreven  ,  ten 
lanxsten  liinnen  drye  weken  naer  d'expiratie  van  den  tyde  begrepen 
in  't  voors.  tweeste  article. 

6. 

Item,  dat  egeen  schilder  noch  ander  persoon  eenigen  knecht  oft 
meyssen  en  sal  mogen  laeten  werken  binnen  deser  stadt ,  oft  heurer 
vryheyt ,  eenich  werck  den  voors.  ambachte  aengaende  ,  de  voors. 
knecht  oft  meysen  enhebben  't  voors.  ambacht  geleert  by  eenenvryen 
meestere  in  een  vry  stadt  ende  bevonden  geweest  der  ambachts  weer- 
dich  te  syne,  soo  hier  voors.,  in  't  ierste  article,  verclaert  es,  op  de 
pêne  van  seven  schellingen  Brabants ,  te  bekeeren  als  voore,  t'  elcker 
reyse  te  verbeuren ,  soo  wel  by  den  genen  die  sulcke  knecht  ofte 
meysen  sal  te  werck  gestelt  hebben,  als  by  den  selven  knecht  oft  mey- 
sen die ,  in  contrarie  van  desen,  gewracht  sal  hebben,  behalven  dat  de 
knaepe  oft  maerten  van  de  schilders  wel  sullen  mogen  de  verwen  vry- 
ven  op  den  steen  ,  ende  anders  niet. 


Item  ,  dat  elck  meestere  oft  meesteresse  van  den  voors.  ambachte 
maer  eenen  leerknape  ten  maele  en  sal  mogen  hebben ,  welcke  leer- 
knape  't  voorgenoempde  ambacht  van  de  schilderen ,  goutslaen  ofte 
gelaesmaecken  sal  moeten  leeren  vier  jaerlanck  malcanderen  ver- 
volgende  ,  behoudelyck  dat  de  voors.  meestere  oft  meesteresse  in  't 
vierde  jaer  van  de  voors.  leeringe  sal  mogen  noch  eenen  leerknape 
aenveerden.  Ende  soo  wat  meestere  oft  meestersse  des  voors.  am- 
bacht doet  contrarie  van  desen  die  sal  verbeuren ,  soo  dikwils  als  dat 
gebeurt ,  twintich  schellingen  Brabants  ,  te  betaelen  als  voore. 

8. 

Item  ,  dat  geen  meestere  oft  meestersse  meer  leei'knapen  en  sal 
mogen  aenveerden  ende  op  liem  laeten  schi-yven  ,   dan  die  hy  selve 


—  495  — 

leere  wilt,  endenaervolgende  de  .selve  ordonnancie  leeren  niacli  son- 
der eenigen  leerknape  te  mogen  aenveerden  om  andere  ineesters,  die 
geene  leerknape  en  hebben,  over  te  laetene ,  ende  wie  contrarie  doet 
sal  verbeuren  t'  elcken  als  t'  gebeurt  thien  schellingen  Braisants ,  te 
bekeeren  als  voore.  , 

\, 

Item ,  wie  als  meestere  in  't  voorschreven  ambacht  ontfangen  be- 
geert  te  worde  ,  't  sy  als  schildere  ,  goudtslagere  oft  gelaesmaeckere , 
die  moet  eerst  poirter  syn  deser  stadt ,  ende  doen  den  eedt  daertoe 
staende  ende  betaelen  de  rechten  nae  beschreven,  ende  liy  moet  't 
selve  ambacht  by  eenen  vryen  meestere  oft  meestersse  in  een  vrye 
stadt  geleert  hebben  ,  ten  minsten  vier  jaeren  lanck  ,  oft  anderssints 
beweysen  met  syn  werck  dat  hy  weert  is  in  't  voors.  ambacht  ont- 
fanghen  te  worden  ,  ten  seggen  oft  interpretatie  van  de  wethouderen 
deser  stadt,  ten  tyde  synde. 

10. 

Item. ,  es  de  voors.  persoon  eens  vrye  meesters  ôft  meestersse  sone 
van  den  ambachte  voors.,  geboren  binnen  de  vryheydt  van  Brussele, 
naer  dat  syn  vader  meester  van  den  voors.  ambachte  was ,  soo 
sal  hy  den  voors.  ambachte  betaelen  elff  rinsguldenen,  ellT  stuyvers 
ende  acht  myten ,  den  gesvv'orene  elck  een  gelte  ende  den  knape  van 
den  voors.  ambachte  eenen  potrinsch  wyns  ,  pryse  voorschreven. 

11. 

Item. ,  es  sulcke  persoon  geen  meesters  sone,  naer  de  declaratien 
voors.,  ende  lieeft  hy  't  voors.  ambacht  geleert  binnen  deser  stadt 
ende  d'ieergelt  aldaer  betaelt,  soo  sal  hy  de  ambachte  voor  syn  inne- 
comen  betaelen  14  rinsguldens  eens ,  't  stuck  als  voore  gerekent , 
ende  den  geswoorene  ende  knape  heurlider  wyn  als  terstont  voire. 

12. 

Item  ,  oft  de  voors.  persoon  't  voorgenoemp<le  ambaciit  binnen 
deseï'  stadt  nyet  en  lieeft  geleert ,  maer  in  een  ander  stadt,  naer  der 


—  496  — 

declaralien  voois.,  soo  salhy  den  voors.  ambacht  voor  syn  innecoraen 
inoeten  betaelen  twintich  rinsguldens  eens  ,  't  stuck  als  voore  gere- 
kent  ende  den  gesworene  ende  andere  van  den  voors.  ambachte  heui- 
lieder  wyn  lest  voorgenoempt. 

d3. 

Item  ,  want  men  tôt  hier  toe  geuseert  heeft  t'  ontfanghen  sekere 
persoonen  in  't  halif  ambacht  van  de  voors.  schilders  ,  te  wetene  :  de- 
genen  die  hen  geneerden  met  verlichten  ',  welcke  verhchters  maer 
en  mochten  wercken  stucken  van  eenen  voete  groot  in  't  viercante  , 
ende  dat  nu  tertydt  die  voors.  verhchters  versocht  worden  meerder 
stucken  te  verhchtene  ,  ende  om  de  neeringhe  daer  aft"  te  voideren  , 
sonder  prejudicien  nochtans  van  de  gemeyne  gesellen  van  den  voors. 
ambachte,  ende  om  allen  twist  daeruytspruytende  neder  te  leg- 
gen  ,  es  ten  versuecke  van  de  voors.  supplianten  ,  ende  by  consente 
van  de  verhchters  ,  nu  binnen  dese  stadt  woonende  ,  geordineert  dat 
aile  degene  die  hun  nu  tertyd  generen  ende  naermals  sullen  willen 
generen  met  verlichten  ,  sullen  schuldich  syn  te  commen  in  't  geheele 
schilders  ambacht  ende  betaelen  de  geheele  rechten  daer  toe  staende, 
dyes  sullen  sy  mogen  soo  groote  stucken  verlichten  als  hen  gelieven 
sal ,  ende  voorts  allessints  mogen  doen  dat  den  geheele  ambachte  aen- 
gaet,  in  dyen  hen  belieft  ende  sy  hen  des  verstaen ,  dies  sullen  sy 
ende  heurlieder  leerjongers  hen  allessints  moeten  reguleren  gelyck 
d'ander  meesters  ende  leerjongers  van  den  voors.  ambachte. 

14. 

Item  ,  dat  binnen  deser  stadt  ende  heur  vryheyt  nyemant  hem  en 
.sal  mogen  onderwinden  oft  exerceren  't  voors.  ambacht  van  de  schil- 
ders ,  gautslaegers  noch  gelaesmaeckers  ,  noch  voor  iemanden  dyen 
aengaende  mogen  wercken  noch  van  iemanden  mogen  bevrydt 
worden  te  werckene  ,  ten  waere  dat  hy  in  't  voorgenoempde  ambacht 
gecommon  waere  ende  den  rechten  van  den  selve  ambachte  betaelt , 

'  Piobalilement  les  enluniineuis. 


—  497  - 

ende  anderssints  voldaen  liadde  ,  opte  pêne  ,  wie  contrarie  doet , 
daer  aen  te  verbeuren  t'  elcken  reyse  eent  pont  groot  Brabants ,  te 
bekeeren  als  voore.  Behalven  alleenelyck  dat  onse  genaedige  heere 
den  hertoghe  van  Brabant  oft  de  gouverneur  van  den  lande  sal 
mogen  bevryen  eenen  synen  scbilder ,  die  hy  be  sigen  sal  tôt  synen 
wercken  ende  nyet  meer  noch  anders  nyet. 

15. 

ftew,datgeen  meestere  noch  meesteresse  van  den  voors.  ambachie 
en  sal  mogen  eenigen  knape  te  wercke  stellen  buyten  synen  winckel 
noch  op  synen  naeme  op  andere  winckels  oft  plaetsen  vryhouden  dan 
alleenelyck  op  synen  winckel ,  op  te  pêne  van  t'  elcker  reyse  daer  aene 
te  verbeuren  de  boete  van  20  schellinghen  Brabants,  te  bekeeren  als 
boven,  behalven  dat  hier  wt  gesloten  syn  de  onberuerlycke  ofte  on- 
draegelycke  wercken,  die  welcke  sy  by  heuren  voors.  knechten  wel 
sullen  mogen  doen  wercken  daer  die  staen,  ende  andersints  niet. 

.16. 

Item,  dat  geen  meestere  noch  meesteresse  van  den  voors.  ambachte 
en  sal  op  synen  naem  mogen  bevryden  noch  op  synen  winckele  mogen 
houden  werckende  eenighe  meesters  oft  knechten  in  't  voors.  ambacht 
nyet  wesende,  naer  den  onder  begrepen  '  in  't  naervolgende  article. 
Die  contrarie  doet  die  sullen  verbeuren,  soo  dickwils  als  men  't  selve 
bevintjte  wetene  :  de  voors.  gevryde  meesters  twee  ponden  Brabants, 
ende  die  voorgenoempde  vrempde  meesters,  oft  knechten  die  onder  den 
naem  ende  decxels  van  den  gevryde  meestere  binnen  deser  stadt  oft 
heurer  vryheyt ,  het  onderwint  (sic)  des  voors.  ambachts  een  pont 
Brabants,  te  bekeeren  als  voren. 

17. 

Item,  oft  de  geswoorenen  hoorden  iemanden  contrarie  den  lest 
voors.  article  gedaente  hebbene  ende  dat  hy  hem  't  selve  loochende, 
soo  sullen  de  selve  gesworene  sulcke  persoonen  voor  heui  mogen  ont- 

'  Lf  texte  me  |iaraîl  ici  défectueux. 


—  498  — 

bieden  met  eenen  gesworene  sergeant  der  amptmans  ende  deser  stadt, 
ende  hem  daer  atï  in  synen  handen  onder  eedt  doen  expurgeren  om 
de  waerheyt  daer  atï  te  wetene,  ende  ingevalle  sulcke  persoon  weygerde 
<len  voors.  eedt  ende  expurgatie  te  doene,  soo  sal  hy  t' elcker  reysen 
daer  aene  verbeuren  de  boete  van  thien  schellingen  Braisants,  te  bekere 
als  vore  ;  wel  verstaende  dat  deu  selven  persoon,  gevraeght  synde  oft 
d'  welck  daer  inenbem  afîsprekensal  es  syn  eygen  wercken,  byhem 
aenveert  tôt  syn  profîyt  oft  schaede ,  ende  oft  hy  een  anderen  daer  aff 
ail eenelyck  betaelt  synen  loon  oft  huera  als  knecht,  ende  hy  antwoordt 
jae,  ende  men  dan  contrarie  bevindt,  soo  sal  sulcke  persoon,  boven  de 
lest  voors.  boete  van  thien  schellingen  Brabants,  oock  verbeuren  de 
boete  begrepen  in  't  lest  voorgaende  article. 

18. 

Item,  in  dyen  eenich  persoon,  'tsyman,  knecht  oftmeyssen,  in  't 
voors.  ambacht  niet  wesende,  hem  onderwint  te  wercken  met  pincheele, 
borstelen,  als  olie  verwe,  water  verwe ,  vergulden  oft  anderssints  yet 
den  voors.  ambachte  aengaende ,  oft  dat  men  bevindt  dat  sulcke  persoon 
sonder  consent  van  de  wethoudei'en  deser  stadt,  ten  tyde  synde,  yet 
gevrochtoftgemaecktheeft,  den  selven  ambachte  aenclevende,  omgelt 
oft  eenich  ander  gewin,  baete  ofte  proffyte,  oft  op  't  liope  van  yet  daer 
voere  te  crygen,  ofte  proliteren,  die  sal  t' elcker  reyse,  als 't  metter 
waerheydt  bevonden  wordt,  daer  aene  verbeuren  de  boete  van  twin- 
tich  schellinghen  Brabants,  te  bekeeren  als  boven  ;  ende  vernemen 
de  gesworene  dat  iemandt  hier  tegens  gedaen  sal  hebben ,  dyen  sullen 
sy  met  eenen  gesworene  dienaere  daer  alf  mogen  doen  expurge ren, 
alsoo  ende  op  te  penen  gelyck  in  de  twee  leste  voorgaende  articulen  ver- 
claert  staet. 

19. 

Item ,  wat  meester  ofl  meestersse  des  voors.  ambachts  eeniger- 
hande  werck  maekt  van  fynen  goude  vergult  die  en  sal  daerby  niet 
mogen  vertinten  noch  oock  vertinte  foelle  setten  noch  eenich  partyt 
verguUen  ,  o[)  de  pêne  van  elcker  reysen  ,  als  bevonden  word  ,  daer 
aene  te  verbeuren  drye  ponden  grooten  Brabants ,  te  bekeeren  als 
boven . 


—  499  - 

20. 

Item  ,  dat  de  schildeis  deser  stadt  die  eenich  steenwerck  aanveer- 
den  oni  van  olie  verwe  te  doene ,  de  selve  nyet  en  sullen  moglien 
ierstmael  lymen  ,  maer  sullen  die  moeten  dootverwen  van  olie  verwe. 
Dat  oock  de  voors.  schilders  nyet  en  sullen  mogen  eenich  werck, 
d' welck  zy  aenveert  hebbenolie  verwe  te  doen,  als  staketten ,  deuren, 
schutselen  ende  dyergelycke,  ierstmael  lymen,  maer  sullen  deniersten 
gront  moeten  leggen  van  olie  verwe,  ende  dat  sy  de  plaete  schilderyen, 
als  taellereelen ,  autaer  taefïelen  ende  dyergelycke  die  sy  aenveerden 
van  olie  verwe  te  doen,  sullen  moeten  heuren  eersten  gront  van  elcken 
coleure  doodt  verwen  ,  alsoo  sy  ter  opwercken  willen  ,  op  te  pêne  , 
wie  tegen  eenige  van  dese  poincten  doet ,  t'  elcker  reyse  daer  aene  te 
verbeuren  een  pont  groot  Brabants ,  te  bekeeren  als  voore  ende  te 
vercrygene  den  nioet  van  partye  geinteresseerde  ,  ter  taxatien  van  de 
voors.  gesworene. 

21. 

Item,  dat  nyemandt  binnen  deser  stadt  ot't  henrer  vryheyt  en  sal 
mogen  geslaegen  goût  :  partyt  oft  silvere  vercoopen  dan  die  int'  voors. 
ambacht  syn  sal ,  ende  't  selve  geleert  sal  hebben,  op  te  pêne  van 
t'elcker  reysen  daer  aene  te  verbeurene  thien  scliillingen  Brabants,  te 
bekeeren  als  voore  ;  hier  wt  geslooten  de  cremers  deser  stadt ,  die 
welcken  desen  aengaende  blyven  by  heurlieder  rechten,  ende  oock  de 
coopluyden  die  op  den  vrydach  ende  twee  jaermerckten  binnen  deser 
stadt  lien  goet  alhier  te  coop  bringen ,  naer  de  interpretatie  gedaen 
hier  naer  in't  XXX  article. 

22. 

Item  ,  om  te  schouwen  den  onvertalligen  cost  diei-  valt  als  men  de 
wercken  buyten  deser  stadt  moet  visiteren  ,  es  geordineert  ende  ge- 
statueert  dat  geen  meestere  van  den  voors.  ambachte  eenich  werck 
van  schilderye  en  sal  mogen  leveren  noch  laeten  vuere  ',  draegen 
buyten  dese  stadt,  aleer  't  selve  behoorelyck  gevisiteert  sal  syn,  de  be- 

'  Le  mot  oft  païaît  avoir  i'io  omis  ici. 


iOO 


staden  des  werckx  daer  alï  te  vreden  sy,  sonder  visitatien ,  waer  alï  de 
werckman  sal  schuldigh  syn  de  gesworenen,  ten  tyde  synde,  goet  be- 
scheet  van  de  bestaedere  te  bringen  aleer  hy  't  voors.  werk  wt  de 
voors.  stadt  sal  laeten  draegen  oft  vueren  ,  op  te  pêne  ,  wie  contrarie 
van  dyen  doet,  oft  laet  geschieden,  t'  elcker  reysen  daer  aen  te  ver- 
beuren  thien  schellingen  groote  Brabants ,  te  bekeren  als  boven  ,  ten 
waere  dat  aen  't  selve  werck  maer  bestaet  en  waere  acht  stuyvers  oft 
daer  onder ,  welcke  cleyne  vs'ercken  onder  dit  article  niet  en  suUen 
begrepen  syn. 

23. 

Itew  ,  want  eenighe  hen  voirderen  allen  t'  gelaes  dat  binnen  deser 
stadt  compt  op  te  coopen  ende  den  dieren  coop  daer  inné  te  maeckene , 
sulcx  dat  de  gelaesemaeckers  binnen  deser  stadt  't  selve  aen  hen 
moeten  haelen  tôt  sulcken  dieren  pryse  als  't  lien  belieft,  dwelck 
keert  tôt  groote  schaede  van  de  ingesetene  des  van  doen  hebbende, 
ende  oock  van  de  gelaesemaeckers,  soo  es  geordineert  dat  nyemant 
binnen  deser  stadt  en  sal  mogen  eenich  gelas  coopen,  om  voorts  te 
vercoopen,  't  selve  gelas  en  hebbe  dry  uren  binnen  deser  stadt  ge- 
weest  in  de  gemyne  herberge  oft  in 't  Corenhiiys  deser  stadt  ende  daer 
entrent,  daer  de  buyten  cooplieden  gewoonelyck  syn  heurlieder  gelas 
te  bringene  ende  te  vercooi)ene ,  ten  eynde  dat  de  gelaesemaeckers  deser 
stadt  't  selve  gelas  mogen  daer  enbinnen  coopen  in  dyen  hen  belieft, 
op  te  pêne,  wie  contrarie  doet,  t'  elcker  reysen  daer  aene  te  verbeuren 
twee  ponden  grooten  Brabants,  te  bekeeren  als  boven. 

24. 

Item  ,  soo  wanneei'  eenich  gelaesemaecker  binnen  de  voors.  drye 
uren,  ott  ander  coopman ,  naerde  selve  drye  uren  eenich  gelas  coopen 
sal  binnen  deser  stadt,  oft  heurer  vryheyt,  dat  d' ander  gelaese- 
maeckers oft  cooplieden  daer  by  staende  sullen  mogen  met  hem  deylen 
in  de  commerscliap  soo  veele  als  hen  believe  sal ,  mits  betaelende  gereet 
geldt  ;  dies  sal  d'ierste  coo[)man  schuldicli  syn  den  buyten  man  oft 
vercooper  alleene  te  betaelene  ende  die  portien  van  syne  mede  deylors 
van  hen  t'  ontfangen  ,  ten  eynde  dat  de  selve  buyten  man ,  oft  ierste 
vercooper  nyet  en  wordde  veracliiert  van  syne  betaelinghe. 


—  501  — 


25. 


Item,  dat  geen  gelaesemaecker  en  sal  mogen  commen  oft  van  synen 
wegen  senden  in  eenige  wercken,  daer  een  ander  meestere  in  es  oft 
commerschap  a%emaeckt  heeft,  om  den  selven  syn  werck  t'  ondergaen 
ende  hem  achter  deel  oft  schaede  te  doene ,  op  pêne  van  t'  elcker 
reysen  daer  aene  te  verbenren  een  pont  Brabants ,  te  bekeeren  als 
boven,  behalven  dat  in  den  iersten  weixkmang  een  gebreck  en  sy  van 
syn  werck  te  leveren  ende  behoorelyck  te  voldoen  ten  besproeckene 
tyde;  ende  soo  verre  daer  aff  eenigh  gebreck  viele  sullen  de  bestaeders 
heurlieden  werck  aen  andere  mogen  bestaeden  ,  oft  by  andere  doen 
continueren  ende  vohnaecken  naer  heurer*  belieften. 

26. 

Item ,  oft  gebeurde  dat  eenich  leerknape  binnen  synder  leeringen 
oft  eenigh  andei'  werck  geselle  van  synen  meestere  scheyde  sonder  hy 
synen  tyd  ende  dienst  voklaen  heljben ,  die  sal  daer  aen  verbenren , 
t' elcker  reyse  alst  gebeurt,  sesse  schellingen  Brabants,  ende  die 
meester  die  sulckdanigen  knecht  opstelt  oft  werck  geeft  aleer  hy  synen 
voorgaenden  meester  voldaen  heeft,  die  sal  t'  elcker  reysen  daer  aene 
verbenren  vyft'thien  schellingen  Braisants,  te  bekeeren  de  voors.  boeten 
als  boven.  Nochtans  sal  d' ierste  meester  geheel  blyven  in  syne  actie 
tegen  den  voors.  knecht  om  hem  te  doen  voldienen  oft  anderssits  syn 
schaeden  ende  interesten  te  doen betaelen soo  synen  raedtbedraegen  sal. 

27. 

Item  ,  dat  nyemandt  wie  hy  sy  hem  en  sal  mogen  onderwinden 
eenich  werck  ,  den  schilderyen  aengaende  ,  t'  aenveerden  om  dat  te 
maecken  oft  te  doen  maecken  buyten  noch  binnen  deser  stadt,  noch 
't  selve  eenichsints  binnen  deser  stadt  oft  heurer  vryheyt  te  vercoopen, 
doen  noch  laeten  maecken  om  vercoopen  ,  't  en  sy  dathy  es  in  H  voor- 
genoempde  ambacht ,  op  de  boete  van  een  pont  Brabants ,  te  bekeerene 
als  voore;  behoudelyck  dat  de  meerschluyden  sullen  mogen  coopen 
ende  vercoopen  quaertspel en,  cleyne  taeffelreelkens ,  tintvellen  ende 
andere  clevne  dinglien,    oroot  eenen   voet  in  't  viercant  ende  daer 


502 


oncler  ,  maer  nyel  meer ,  gelyck  sy  tôt  hier  toe  gehanteert  hebben  , 
sonder  meer,  opte  verbeurte  van  de  selve  taeftereelenofteschilderyen, 
ende  tôt  dyen  van  elcken  stiicke  de  boete  van  thien  schellinghen 
Brabants  ,  te  bekeeren  als  boven. 

28. 

Iteun ,  soo  wie  eenich  werck  aenveerdt  tôt  sekere  besprokenden 
daege  te  leveren  ,  ende  nyet  en  voldoet ,  maer  den  dagh  laet  deur- 
gaen ,  soo  sal  de  bestaeder  hemdaeraiïmogenbeclaegenaende  voors. 
gesworene ,  die  welcke  den  werckman  metten  ambachts  knape  voor 
liem  sullen  ontbieden  ,  ende  sullen  hem  bevelen  "t  selve  werck  te 
voldoen  datter  geen  clachten  meer  aff  en  commen  ;  ende  hooren  sy 
daer  naer  noch  eenighe  clachten  ende  bevinden  sy  dat  de  voors.  werck- 
man daer  en  binnen  eenich  ander  werck  heeft  gedaen ,  soo  sal  de 
selve  werckman ,  t'elcker  als  dat  bevinden  sal  wordden,  verbeuren 
de  boete  van  thien  schellinghen  Brabants,  te  bekeeren  als  voore. 

29. 

Item,  dategeen  beltsnyders  noch  metselryssyders  en  sullen  mogen 
aenveerden  eenighe  wercken  te  stofferen  van  schilderyen ,  pourtrec- 
turen  oft  diergelycke  ,  desen  ambachte  eenichsints  aengaende,  op  te 
pêne  van  t'  elcker  reysen  daer  aen  te  verbeui-en  twinticb  schellingen 
Brabants,  te  bekeren  als  voore. 

30. 

Item,  dat  nyemandt  en  sal  mogen  binnen  deser  stadt  ofte  heurer 
vryheyt  vercoopen  noch  bringen  om  vercoopen  eenighe  schilderyen 
dan  alleenelyck  binnen  de  twee  jaer  merckten  ende  op  den  vryen 
merckt  dach  van  der  weken  deser  stadt,  te  wetene  :  des  vrydaghs  ; 
maer  terstont  naer  de  voors.  jaer  merckten  ende  binnen  den  voors. 
vrydage  sullen  de  voors.  cooplieden  van  schildereyen  deselve  schilde- 
reyen  moeten  draegen  oft  vueren  buyten  de  vryheyt  van  de  stadt  ende 
niet  wederbringen  dan  op  eenen  anderen  vrydach  ofte  jaermerckt, 
sonder  de  voors.  schilderyen  buyten  den  voors.  merckt  daegen  oft 
jaermerckten  binnen  deser  stadt  oft  heurder  vryheyt  te  laeten,  opte 
verbeurte  van  de  selve  schilderyen,  ten  protTyte  als  boven. 


—  503  — 

31. 

Item,  dat  niemandt  wie  hy  sy,  geestelyck  oft  werelyck,  in  eeniger 
manieren  binnen  deser  stadt  oft  heurer  vryheyt  en  sal  moghen  in  syn 
hviysoft  onder  syn  dack  herbergen,  bewaeren  oft  verbergen  devoors. 
schilderyen  noch  aldaer  gedooghen  geherberght,  bewaert  oft  verborgen 
te  worden  by  andere  onder  syn  protectie  staende,  opte  pêne  van  t' 
elcker  reysen  daer  aene  te  verl)euren  twintich  scbellingen  Brabants, 
te  bekerene  als  boven  ;  behoudelyck  dat  in  dese  twee  articulen  nyet 
l)egrepen  en  es  't  boff  van  den  hertoge  van  Brabant ,  binnen  den  tyde 
dat  de  voors.  hertoge  ',  de  gouverneur  van  den  lande  oft  heurlieder 
raet  ende  botï  aldaer  wesen  sal . 

32. 

Item ,  dat  de  gesellen  die  buyten  dese  stadt  geleert  hebben  in  der 
selver  stadt  nocli  heurer  vryheyt  nyet  en  sullen  mogen  wercken  yet 
denvoors.  ambachte  aengaende,  sy  en  sullen  't  eerst  aen  de  armbus- 
meesters  van  den  selven  ambachte  moeten  versuecken ,  die  w^elcke 
hen  't  selve  sullen  moeten  consenteren  vierthien  dagen  lanck  om  teer 
geldt  te  winnen  ende  daer  met  voorts  te  reysen  over  lant.  Ende  willen 
sy  langer  in  der  stadt  wercken  soo  sullen  de  selve  gesellen  aile  halve 
jaeren  elck  moeten  geven  drye  stuyvers  totter  siecke  busse  ende  Gods- 
dienste  behoeff;  te  betaelen  de  selve  drye  stuyvers  terstond  als  't 
hallf  jaer  beginnen  sal,  naer  d'  ierste  voors.  vierthien  daegen,  ende 
soo  voorts  van  halven  jaere  te  halffven  jare  t'  elcker  drye  stuyvers  ; 
ende  anders  en  sullen  de  voors.  gesellen  binnen  deser  stadt  noch  heurer 
vryheyt  niet  mogen  wercken ,  op  te  pêne  van  ses  scbellingen  Brabants , 
te  verbeurene  soo  wel  by  den  geselle  die  contrarie  desen  gewrocht  sal 
hebben ,  als  by  den  genen  die  den  selven  in  contrarie  van  dese  sal  te 
wercke  gestelt  hebben,  te  bekeeren  als  boven,  ende  voor  de  voors. 
drye  stuyvers,  aile  halve  jaere,  sal  de  meestere  van  de  voors.  gesellen 
moeten  innestaen  ende  voldoen,  sonder  de  voors.  gesellen  aen  syn 
meesters  geldt  wint  ;  ende  soo  verre  de  voors.  meestere  den  voorge- 


'  11  me  semble  que  ce  passage  prouve  suffisamment  ipie  les  dispositions  de  cette  ordon- 
nance remontent  au  temps  de  la  maison  de  Bourgogne. 


—  504  — 

noempden  sieckmeesters  daer  aff  iet  verswege,  soo  sal  hy  t'  elcker 
reyse  daer  aen  verbeuren  een  boete  van  vytTthien  schellingen  Brabants , 
te  bekeeren  als  vooi'en. 

33. 

Item ,  dat  niemandt  op  der  voors.  ambachte  camere  in  eenii^lie 
vergaederinghe  oft  maeltyden  yemanden  van  de  gesworene  en  sal 
mogen  injurieren  noch  diflameren  nocli  anderssints  daer  twist 
maecken ,  op  te  pêne  van  t'elcker  reysen  daer  aene  te  verbenren 
thien  schellinghen  Brabants,  te  bekeeren  als  voren. 

34. 

/fem ,  dat  nyemant  geen  vilynicbeyt  op  de  voors.  camere  en  sal 
mogen  spreeken,  nocb  iemanden  van  synen  raede  brueders  eenighe 
cleynicheyt  nae  seggen  noch  daer  tegen  twisten,  op  te  pêne  van  t'elcker 
reysen  daer  aene  te  verbeurene  eenen  schellinck  Brabants,  te  bekeeren 
als  vore. 

35. 

Item,  oftiemandt  van  den  ambachte  tegen  de  gesworene  oft  gesellen 
eenigen  twist  naemen,  oft  eenighe  injurie,  oft  cleynicheyt  seyde  oft 
eenich  gewelt  gebruyckte ,  die  sal  daer  aene  verbeuren  t'etcken  vylf- 
thien  schellingen  Brabants  ,  te  1>ekeeren  als  boven. 

36. 

Item,  dat  de  gesellen  van  den  voors.  ambachte  suUen  moeten  by 
de  voors.  gesworene  commen  als  sy  hen  suUen  ontbieden  om  eenighe 
saecken  den  hertogh  van  Brabant,  deser  stadt,  den  ambachte  ende 
heurer  wercke  aengaende ,  op  de  pêne  van  vier  grooten  Brabants  voor 
d'ierste  reyse,  ende  voor  de  tweede  ende  dei'de  reysen  op  sulcken 
pêne  als  de  gesworenen  ordineren  sullen,  te  bekeeren  als  voore. 

Aldus  gedaen,  gestatueert  ende  geordineert  op  diversche  daeghen, 
ende  fmalyck  gesloten  op  den  vierthiensten  dach  van  meert  anno  XV 
ende  negen  en  vyfftich,  naer  .styl  van  Brabant  ' .  Ende  was  onderteekent 

S.   BOSCHVERCKEN. 

'  1560,  n.  st. 


—   505  — 

Aldus  gedaen  ende  ter  grooter  puyen  aff  van  desen  stadthuyse 
gepubliceert,  ter  pretentie  van  Myne  Heeren  die  amptman ,  borglie- 
meesteren ,  schepenen ,  trésoriers  ,  rentmeesteren  ende  raedt  der  stadt 
van  Brussele,  op  den  elffsten  octobre  XVI^  t'sevenenveertich.  Onder 
stont  by  my,  ende  was  onderteekentT.  Van  Heymbeke. 

XIV. 

Ordonnance  du  magistrat  de  Bruxelles  touchant  les  peintres , 

mentionnée  dans  son  avis  ci-dessus  ' . 

l^""  février  17  59. 

Alsoo  aen  Myne  Heeren  die  wethouderen  deser  stadt  Brussel  syn 
vertboont  geworden  verscheyde  poincten  van  clacbten  van  wegens  die 
dekens  ,  ouders  ende  supposten  van  bet  scbilders  ,  goudtslaegers  ende 
gelaesemaeckers  ambacbt  albier ,  over  bet  naedeel  bun  toegebracbt 
wordende  door  bet  niet  gebruyck  van  diverscbe  articulen  der  oude 
ordonnancien  aen  bunne  voorsaeten  veileent ,  onder  andere  van  \ve- 
gbens  die  scbilders  over  bet  subject  der  leerjaeren ,  aen  de  welcke  de 
ordonnantien  bmi  voor  desen  waeren  onderworpende  geduerende  den 
termyn  van  vier  jaeren  ,  aleer  sy  tôt  bet  meesterscbap  mocbten  wor- 
den  aenveert ,  bemerckende  dat  uyt  bet  versuymen  van  deselve  leer- 
jaeren is  voortscomende  de  onervarentbeydt  van  een  merckelyck  gedeel- 
te  der  litmaeten  van  den  voors.  ambacbte  ,  ende  den  overtolligben  (sic) 
toeloop  der  nieuwe  supposten,  waer  van  de  groote  menicbte  oorsaecke 
is  datter  wynigbe  van  bun  in  staet  syn  van  eerelyck  tôt  den  cost  te 
geraecken  :  Soo  ist  dat  myne  beere  die  amman  ,  borgbemeester,  scbe- 
penen ,  trésoriers  ,  rentmeesters  ende  raedt  deser  stadt  Brussel,  tôt 
welstandt  van  den  voorscbreven  ambacbte  ende  van  bet  exercitie  dier, 
liebben  goetgevonden  te  ordonneren  ende  te  statueren  betgene  volgbt  : 

Dat  niemandt  voortaen  als  nieester  scbilder  daer  inné  en  sal  worden 
geadmitteert,  ten  zy  naer  alvoren  by  eenen  vryen  meester  te  bebben 
geleert  geduerende  den  termyn  van  twee  voile  jaeren  ,  ende  als  leer- 
gast  geduerende  den  selven  termyn  te  bebben  bekent  ende  geboeckt 
geweest ,  waer  voren  by  sal  gebouden  syn  te  betaelen  bet  gewoonelyck 
boeckgelt,  gelyck  de  leergasten  van  de  twee  andere  leden  van  den  voor- 
scbreven gecombineerden  ambacbte. 

'   Voy.  ci-dessus ,  la  pièce  N»  XI 1. 

XXIX  XXIll  48 


—  506  — 

De  constschilders  de  welcke  onder  den  selven  ambachte  schuylen 
onder  den  naem  van  rccognuen,  en  sullen  nochtans  aeu  de  voors. 
leerjaercn  niet  onderworpen  wesen ,  maer  sullen  gestaen  mits  be- 
taelende  de  ordinaire  recognitie  van  oudt  geploghen. 

Het  en  sal  aen  dese  leste  noclitans  niet  gepermitteert  syn  van  het 
ambacbt  te  exerceren  met  gasten  ofte  knechten ,  beboudens  eenen 
cnaep  tôt  het  vryven  vanhimneverven,  op  pêne  dat  de  contraventeurs 
iedere  ryse  sullen  vervallen  in  eene  boete  van  vytïentwintigh  guldens  , 
executabel  uyt  craclite  deser,  ende  te  bekeren  :  een  derde  voor  de  stadt, 
een  derde  voor  bet  ambacbt  ende  bet  resterende  voor  den  aenJjrenger. 

Pveserverende  Myne  Heeren  bun  veranderen ,  vermeerderen  ende 
verminderen  naer  eyscb  ende  gelegentbeydt  van  saecke,  ende  belasten- 
de  dese  met  enregistrature  ter  tresorye  deser  stadt ,  op  pêne  van  nul- 
liteyt. 

Aldus  gedaen  ende  gepubliceert  ter  grooter  puyenafvandesenstad- 
buyse ,  ter  presentie  van  den  officier  Nicolaus  Colman  ,  loco  des  beere 
amptman  ende  van  Myne  voorscbreve Heeren ,  op  den  Icnfebruary  1759. 
Eiide  (uas  onderteekentent  L.  J.  de  Zadaleere. 

(Suit  l'acte  d'enregistrement  à  la  trésorerie  de  la  ville). 


XV. 

Liate  den  sculpteurs  et  tailleurs  de  pierres  signalée  dans  le 

même  avis  du  magistrat  de  Bruxelles  '. 


Hieronimus  Duquesnoy. 
Francisons  Duquesnoy ,  welckers  portrait 
nochexteert  op  d' ambachts  caemere. 
Bernardus  Raessens,  steenhouwer. 
Laureys  Boilly,  steenhouwer. 
Matheus  Bosschaert,  steenhouwer,..  1629 
Jacques  Wouwermans,  steenhouwer,  1635 

Vincent  Antliony,  belthouder , 1641 

Jan-Baptist   Devos,  steenhouwer,. ..  .  1643 

Nicolaes  Sterck  ,  ijultsnyder , 1650 

Jean  Demarez,  steenhouwer, 1650 

Aert  Moerevelt ,  beltsnyder , 1661 

Jan  Bauwens , 1652 


François  Van  der  Meiren , 1654- 

Peeter  Van  01)bergiien ,  beltsnyder ,.  .  1654 
Jan  Voorspoel,  beltsnyder ,  discipel  van 

Duquesnoy  , 1655 

Gilis  Van  den  Eynde  ,  steenhouwer , .  1656 
Jacques  Demarez,  steenhouwer,...  1656 
Guilliam  Van  Lack ,  steenhouwer,..  1659 
François  Wouwermans ,  steenhouwer ,  1 660 

Engelbert  Jacops ,  steenhouwer 1 660 

Guilliam  llappaert,  steenhouwer,.. . .  1661 

Peeter  Merckaert,  steenhouwer, 1661 

Jan  Van  Beusegem  ,  steenhouwer , . . . .  1661 
Tobias  Van  den  Eynde,  steenhouwer,  1661 


Voij.  ci-dessus,  la  pièce  NoXIl. 


507 


Nicolaes  Jacops ,  steenhouwer , 1661 

Guilliani  Stevens ,  beltsnyder , 1661 

M ichiel  Van  den  Bergen ,  steenhouwer,  1662 

Jacques  Jacobs ,  steenhouwer, 1662 

Peeter  Laurens ,  steenhouwer , 1663 

Jan  De  Craen  ,  beltsnyder, 1663 

Jan  Van  Berlaymont,  beltsnyder 1664 

Jan  Roos ,  beltsnyder , 1665 

Jan  Van  Uelen ,  beltsnyder , 1665 

Philips  De  Backer ,  beltsnyder 1667 

M  ichiel  Kips  ,  steenhouwer , 1667 

Gelaude  Anthony ,  steenhouwer 1668 

Jan  Huygeloos,  beltsnyder 1670 

Hendrick  Van  den  Schilde,  beltsnyder,  1671 

Jacques  De  Vos ,  steenhouwer, 1671 

Bartholomeus    Vander  Sande,    steen- 
houwer,   1672 

Gilis  Kips  ,  steenhouwer, 1672 

Peeter  Siraons,  steenhouw^er , 1673 

Dierifk  Willekens,  van  Weert ,  belt- 
snyder,  1673 

Guilliam  Bauwens,  steenhouwer 1674 

Hendrick  Merckaert,  steenhouwer,  .  .  1674 

Gabriel  Gripel  '  ,  beltsnyder, 1647 

Jacques  Lequier,  steenhouwer, 1674 

Guilliam  Goidtseels,  steenliouwer ,  .  . .  1674 

Peeter  Sterckx,  beltsnyder, 1675 

MarcusDe  Vos,  beltsnyder, 1675 

Peeter  Van  Stichelen,  beltsnyder, .  .  .  1678 

JanCosyns,  beltsnyder, 1679 

Cornelis  Van  Breusegom ,  steenhouwer ,  1 683 
Maximiliaen  Sterckx,  beltsnyder,  .  .  .  1684 
Raphai'l  Vander  Stichele  ,  beltsnyder,  1685 

Jan  Merckhaert,  steenhouwer, 1686 

Jan  Walckiers  ,  steenliouwer, 1686 

François  Ballaert,  beltsnyder, 1687 

Jan-Baptista  Moerevelt ,  beltsnyder,.  .  1687 
Jan  Lanibillot,  beltsnyder, 1688 


Jan  Michiels ,  beltsnyder , 1 688 

Jan  Huens  ,  beltsnyder, 1688 

Jan  Vanden  Schilde  ,  beltsnyder 1688 

Gilis  Vanden  Eynde  ,  steenhouwer ,  .  .  1 690 
Alexander  Jacops ,  steenhouwer , .  .  .  .  1 690 
Laureys  Merckaert,  steenhouwer,  .  .  .  1692 

Tobias  Nobellirs ,  steenhouwer 1693 

Bartholomeus  De  Noteleer,  beltsnyder,  .  1693 
Jacobus  Walckiers,  steenhouwer,. . . .  1696 
Guilliam  Vander  Elst ,  steenhouwer, . .  1 696 

Peeter  Van  Dievoet ,  belthouwer , 1 696 

Cornelis  Van  Newen ,  belthouwer ....  1697 

Peeter  Devos ,  steenhouwer, 1698 

Balthasar  Jacops ,  steenhouwer, 1698 

Jan  Vander  Meren  ,  belthouder, 1698 

Jacobus  De  Ceuster ,   steenhouwer , . .  1 699 

Hendrick  De  Vos ,  belthouder 1699 

François  Wouwernians ,  steenhouder, .   1702 

Daniel  Leyniers  ,  steenhouder  , 1 703 

Jan  Anneessens ,  steenhouder , 1706 

Hendrik  Merckaert,  steenhouwer,...   1706 

François  Pletincx,  belthouder, 1706 

Joseph  Lis ,  steenhouder , 1 707 

François  Delpierre ,  belthouder , 1 709 

Joannes  Van  Avent ,  belthouder, 1710 

Laureys  Vicaire  ,  steenhouwer , 1710 

Albertus  De  Backer,  belthouder, 1711 

Peeter  Coen ,  steenhouwer 1712 

Peeter  Sterckx ,  belthouder , 1712 

Joannes  De  Kinder ,  belthouder , 1713 

Martinus  Roobaert ,  steenhouder,....  1713 
Bernardus  Vanden  Eynde,  steenhouwer,  1713 
Petrus-Dionisius Plumier,  belthouder,.  1714 
Egidius-Guillielmus  Ballant,  belthouder,  1716 
Joannes-Baptista  Vander  Haeghen,  belt- 
houder,    1716 

Joannes  De  Witte  ,  belthouder 1717 

Jacobus  Wau wermans ,  steenhouwer, .  1718 


Grupello.  11  est  signalé  dans  le  rapport  du  magistrat  (Voy.  la  pièce  N"  XII). 


—  508  — 


Judocus-Jacobus  DeVits,  beltliouder, .  1719 

Jan-Josepli  Ris,  belthouvver , 1720 

François  Walrkiors  ,  steenhonwer,. . .  1721 

Jacobus  Berge  ,  belthouwer  , . .    1722 

Egidius  Darté  ,  beltiiouwer 1 723 

Jan-Baptist  CoUaer,  bellbouwer, 1723 

François  Vanden  Eynde  ,  steenhouwer,  1723 

Micliiel  Van  Obbergen ,  beltiiouwer, . . .  1724- 

Peeter  Mercliaert,  steenhouwer, 1724 

Andreas-Joannes  Walravens ,  belthou- 
wer,   1724 

Joannes  Huens  ,  belthouwer , 1 725 

Ignatius-Joseplius  Bulens ,  belthouwer,  1725 

Simon  de  Ginne  ,  beltiiouwer, 1726 

Jacobus  Coppens ,  steenhouwer, 1727 

Joannes-Carolus  Kersavont,  beltliouder,  1 729 

Bernardus  Sirio ,  steenhouwer , 1 730 

Carel  Jacops ,  steenhouwer, 1730 

Jacobus  Walckiers,  steenhouwer,. . . .  1732 

Nicolaus  Van  Mons ,  belthouwer , 1 734 

Jan-Baptist  De  Vits,   belthouwer ,. . .  1735 

Ignatius  Walckiers,  steenhouwer,...  1735 

Hermanus  Pissens  , 1 736 

Jacobus  De  Coninck ,  belthouwer, ....  1736 

Arnoldus  Vander  Velde ,  belthouwer, . .  1 740 

Simon-Joseph  Duray,  belthouwer, .. .  1745 

Michaël-Joseph  Walckiers ,  steenhouwer  1 749 

Jacobus  Coppens  ,  steenhouwer  , . . . .  1 750 


Engelbertus  De  Picus ,  belthouwer, ...   1 752 
Joannes-Baptista    Beeckmans ,     belt- 
houwer , 1 755 

Cornelis  Walckiers ,   steenhouwer,...   1757 

Franciscus  Fortin,  belthouwer, 1757 

Joannes  Mommaert ,  belthouwer, 1758 

Alexander-Franciscus  Abeets,  belthou- 
wer,  1761 

Franciscus- Josepbus  Busbacii,  belthou- 
wer,   1762 

Carolus-Gerardus  Vander  Haegen ,  belt- 
houwer,   1762 

Franciscus  Vander  Roost,  belthouwer,  1762 
Joannes-Baptista  De  Leu,  belthouwer,  1762 
Jan-Baptist  De  Coen,  belthouwer , . . .  1763 
Guillielmus  De  la  Tour,  belthouwer,  .  1763 
Adrianus-Josephus  Ancion ,  belthouvver  1 764 
Franciscus  De  Vits ,  steenhouwer,  ...  1764 
Joannes  -  Baptista  -  Ludovicus  Duray, 

belthouwer, 1 766 

Joannes-Baptista  Wouwermans ,  steen- 
houwer,     1767 

Guillelnius  Van  Nerom  ,  belthouwer,.  1767 

Jan  Husdan,  steenhouwer, 1768 

Franciscus  Vander  Schrick ,  beltsnyder,  1768 

Joseph  Rutty  ,  steenhouwer , 1769 

Philippus-Joannes-Augustinus  Ollivier , 
belthouwer , 1771 


XVI. 

Lettre  de  rappel  adressée  au  conseil  de  Brabani. 

Bruxelles ,  20  décembre  1771. 

(iliarles-Alexandrc,  administrateui-  delà  o:rande  maîtrise  en 
Prusse ,  etc. 

Très-chers  et  l)ien  amés  ,  comme  vous  restez  en  défaut  de  remplir 
les  ofdies  que  nous  vous  avons  donnés  ,   par  notre   dépêclie  du  19 


509 


décembre  1770  ,  au  sujet  de  la  nécessité  qu'il  y  auioit  d'allianchir  des 
corps  de  métiers  les  personnes  qui  se  distinguent  dans  l'architecture , 
la  peinture,  la  gravure  et  la  sculpture ,  nous  vous  chargeons  d'y  satis- 
faire sans  ultérieur  délai. 
A  tant,  etc. 

Sig7ié  Charles  de  Lorraine. 
Par  ordonnance  de  son  Altesse  Royale, 
Signé  De  Reul. 

(Original  dons  la  correspondance  du  conseil 
deBrahant ,  registre  N"  218,  fui.  341.) 

XVII. 

Lettre  de  rappel  du  conseil   de  Brahant   adressée  au   magistrat 

de  Louvain. 

Bruxelles,  3  janvier  1772. 

By  de  Keyserinne  ende  Coningine. 
Lieve  ende  wel  beminde ,  by  onse  brieven  van  14  t'ebruary  1771  , 
lieb])en  \vy  u  belast  ons  te  besorgen  de  informatien  ende  eclaircisse- 
menten  aldaer  geroeit ,  met  uytdruckinge  van  de  titels  ende  posses- 
sien  uyt  crachte  van  de  welcke  die  van  d'ambachten  aldaer  beroepen 
oft  andere  ,  de  schilders ,  beld ,  plaetsnyders  ende  bouwmeesters  ,  ter 
oorsaecke  der  oefFeninghe  van  hunne  konsten ,  souden  connen  be- 
dwinghen  in  de  selve  hunne  ambachten  te  comen,  ofte  hun  andersints 
souden  connen  vermoeyelycken  ,  met  onderrichtinghe  van  de  proeve , 
leerjaeren  ,  ambachtsgelden  ende  andere  lasten  des  raeckende  ,  mits- 
gaeders  van  den  actuelenstaet  ende  adminlstratie  der  selve  ambacliten, 
om  aldus  te  beter  te  connen  ontdecken  de  middelen  by  de  welcke  op 
dit  stuck  soude  connen  worden  versien,  naer  heysch  der  goede  policie 
ende  tôt  beryckinge  van  het  prysbaer  ooghwit  aldaer  oock  breeder 
vervath ,  ende  alsoo  u  tôt  hier  toe  in  faute  syt  gebleven  aen  de  voor- 
schreve  onse  bevelen  te  volcomen ,  soo  ordonneren  \vy  u  iterativelyck 
van  sonder  eenigen  uytstel  aen  de  selve  te  voldoen.  Want  ons  alsoo 
gelieft. 

(Minute  dans  la  correspondance  du  conseil  de 
Bradant,  registre  N"  219,  fol.  12J 


—  510  — 

XVIII. 

Répoîise  du  inagistrat  de  Louvain. 
Louvain,  22  janvier  1772. 

Seer  EerM'eirde,  Edele,  wyse  ende  seer  voorsinnighe  Heeren,  wy 
hebben  met  respect  ontfangen  UEE.  brief  de  date  14  february  1771 , 
benevens  bet  daer  toe  gevoeght  decreet  van  Syne  Conincklycke 
Hooglieydt,  van  den  19  december  1770,  ons  ordonnerende  van  aen 
UEE.  te  besorgben  de  informatien  ende  eclaircissementen  aennopende 
de  titels  ende  possessien  uyt  cracbte  van  welcke  die  van  d'ambachte , 
in  bet  decreet  van  Syne  Coninklycke  Hoogbeydt,  bier  voorens  be- 
roepen,  iiytgedruckt ,  de  schilders,  beldt  ende  plaetsnyders  ende  de 
liouwmeesters ,  ter  oorsaecke  van  bunne  consten  connen  bedwingen 
in  de  .selve  bunne  ambachten  te  comen,  etc. 

Om  waer  aen  te  voldoen  hebben  wy  d'eere  van  te  seggen  dat  wy  over 
den  inboude  dier  syn  genootsaeckt  geweest  te  booren  verscbyde  am- 
bacbten  deser  stadt,  de  welcke  onsbebben  toegesonden  bunne  scbrif- 
telycke  adviesen ,  inhoudende  de  gerecbtigbeden  die  sy  by  beboorelycke 
tittels  van  onse  voorsaeten  bebben  vercregben ,  aennopende  de  consten 
ofte  hanteringen  bier  voor  vermeld ,  ende  de  welcke  wy  alhier  syn 
voegende  '. 

Dogb,  wy  en  bemercken  geensints  uyt  de  selve  stucken  dat  de  consten 
bier  voor  gementioneert  (  de  beldtsnyders  uytgenomen  )  aen  eenige 
deser  stadtsambacbten  onderworpen  syn ,  ende  gelooven  dat  de  selve 
albier  liberlyck  mogben  geoefient  worden. 

Dogb,  wy  en  sien  niet,  onder  correctie,  dat  bet  doen  van  leerjaeren , 
pi'oeve  ende  betaelinge  van  ambacbtsgeldt  eenige  alteratie  aen  de 
voorscbreve  consten  connen  by  brengen ,  aendacht  nemende  dat  in  de 
andere  steden ,  gelyck  Antwerpen ,  Brussel  etc.,  de  selve  van  over 
lange  jaeren  syn  geerigeert  in  corporatie ,  ende  des  niettegenstaende 
aldaer  van  aile  tyden  groote  ende  ervaere  meesters  syn  geweest  ende 
nogb  tegenwoordigb  bevonden  worden. 

Evenwel,  bysoo  verre  bet  souveryn  botl',  '  oui  besondere  redenen, 

'   Voij.  ci-après. 

-  Le  conseil  de  Brabant. 


—  511   — 

oordeelde  de  voorschreve  consten  meerdere  liberteyt  in  de  stedeii  van 

desen  lande  noodigh  te  hebljen,  wy  vertrouwen  vastelyck  dat  het  selven, 

volgens  syne  naturelycke  equiteyt ,  niet  en  sal  statueren  contrarie  aen 

de  gerechtigheden  ende  possessien  van  de  ambachten  deser  stadt ,  de 

welcke  wy  vermynen  aen  hun  niet  en  connen  benomen  worden,  uyt 

redenen  met  dealhier  gevoegbde  adviesenvoorgedragen. 

Verliopende  hier   mede  te  hebben  voldaen  aen  de  bevelen  van  dit 

souveryn  hoir ,    hebben  d'eere  van  te  syn  met  aile  achtbaerheydt  ende 

respect,  etc. 

Signé  J.  B.  Marchant,  pensionaris. 

(Original  dans  la  correspondance  dti  conseil 
de  Brabant,  registre  N^'SIQ,  fol.  48.) 

XIX. 

Avis  du  métier  des  maçons,  tailleurs  de  pierres  et  sculp- 
teurs de  la  ville  de  Louvain  dont  il  est  fait  mention  dans 
l'avis  du  magistrat  de  cette  ville. 

Louvain,  19  juillet  1771. 

Seer  Edele  ende  voorsienighe  Heeren,  wy  hebben  met  aile  respect 
ontfangen  copye  authentiecq  van  den  brief  aen  u  edele  eerweerde 
toegesonden  wegens  den  souverynen  raede  van  Brabant ,  ende  van 
den  gène  van  Syne  Koninchlycke  Hoogheyt  raeckende  de  schilder.s , 
beldt  ende  plaetsnyders  ende  de  bouwmee.?ters ,  ende  door  U  Edele 
ende  Eerweerde  t'  onsen  adviese  gesonden,  by  apostille  van  den 
18  february  1771. 

Om  waer  aen  te  voldoen  hebben  wy  d'eere  U  Edele  ende  Eerweerde 
te  informeren  van  het  naarvolgende.  Dat  het  beldtsnydersambacht 
deser  stadt  van  over  vêle  eeuwen  bestaet  ende  heeft  gemaeckt  een 
corpus  met  het  metsers  ende  steenhouwersambacht  alhier ,  aen  de 
welcke  U  Edele  voorsaeten  différente  privilegien,  statuten  ende  politi- 
que ordonnantien  hebben  verjont. 

Dat  sy  oock  om  als  meester  int  voorschi'eve  beldtsnydersambacht 
aenveert  te  worden  gehouden  syn  te  doen  twee  voile  leerjaeren. 

Dat  die  van  het  beltsnydersambaciit  menighmael  in  den  casgeweest 


—  512  — 

hebbende  van  te  nioelen  sustineren  lange  ende  costelycke  procedue- 
ren ,  die  van  het  metsers  ende  steenhoiuversambacht  genootsaeckt 
geweest  syn ,  uyt  crachte  van  de  vereeninge  der  leden  ofte  corpora 
de  welcke  onder  hun  bestaen  ,  de  voorscbreve  procediieren  ten  coste 
van  hiin  corpus  uyt  te  staen,  waer  door  sy  genoodtsaeckt  geweest  syn 
te  lichten  dilïerente  cappitaelen  ,  waer  van  sy  ahiogh  de  intresten 
betaelen  ,  by  middel  van  eenige  belastingen  ,  als  knecbtengeldt  ende 
pattaconsgeldt,  de  welcke  door  die  respective  meesters  rnoeten  betaelt 
worden. 

Ende  alsoo  die  capitaelen  gelicht  syn  geweest  om  te  betaelen  de 
schulden  van  die  meesters ,  bet  schynt  redelyck  ende  rechtveerdigb 
dat  de  selve  vereenigbt  blyven  met  bet  corpus  der  metsers  ende  steen- 
bouwers  ,  soo  veel  te  meer  dat  door  de  vernietinge  van  het  beldtsny- 
dersambacbt ,  de  metsers  ende  steenbouwers  noodtsaeckelyck  souden 
belast  blyven  met  de  schulden  van  het  geseyt  beldtsnyders  ambacht , 
het  welk  onvermydelyck  hunnen  geheelen  onderganck  souden  veroor- 
saecken. 

Ten  anderen ,  de  vernietinghe  van  het  voorscbreve  beldtsneyders- 
ambacht  soude  direct  stryden  tegens  de  privilegien  door  die  princen  ende 
hertogben  deser  Nederlanden  op  het  stuk  van  den  keuse  aen  dese  stadt 
verleent,  ende  welcke  privilegien  oock  door  de  selve  besworen  syn , 
alsoo  die  beldtsneyders  soo  wel  een  lith  oft  deel  maecken  der  goede 
mannen  ende  natien  deser  stadt  als  wel  aile  de  andere  ambachten. 

Wy  verhopen  dan  dat  U  Edele  ende  Eerweerde,  als  beschermers 
ende  behoeders  van  aile  de  ambachten  deser  stadt,  sullen  gelieven 
ons  ambacht  te  protegeren  met  onder  het  selve  te  behouden  het  gène 
der  beldtsnyders ,  het  welck  soo  langen  tydt  ende  soo  vastelyck  daer 
aen  vereenigbt  is. 

Mits  welcke  verhopende  voldaen  te  hebben  aen  U  Edele  ende  Eer- 
weerde bevelen  ,  hebben  wy  d'eere  van  te  blyven,  met  aile  schuldige 
ende  onderdaenighe  reverentie  etc. 

Die  van  het  metsers ,  steenhouweis,  beltsnydei's  ende 
clynstekers  ambacht  der  stadt  Loven. 
Signé  :  Ditishet\  handtmerck van  Petrus  De  Coninck,  deketi, 
Martinus  de  Groodt. 


—  513  — 

XX. 

Avis   des   doijens    du   métier   des  }naréchaux    de  Louvain, 
rappelé  dans  l'avis  du  magistrat  de  cette  ville. 

(sans  date). 

Edele  ende  Ecrweerde  Heeren,  die  dekens  ende  andere  van  liet 
sniedenamljacht  binnen  Loven  hebben  met  aile  eerbiedinge  ontfangen 
copyen  van  de  twee  brieven  aen  U  Eerweerde  toegesonden  door  den 
raede  van  Braisant,  gedateert  14  february  1771,  ende  de  andere  van 
Syne  Conincklycke  Hooglieyt  der  date  19  december  1770  ,  welcke 
copyen  Myne  Heeren  heliben  gelieven  te  senden  t'  onsen  adviese ,  by 
appostille  van  den  18™  february  1771. 

Waer  aen  voldoende,  hebben  d'eere  van  met  aile  eerbiedinge  te 
seggen ,  dat  de  schilders ,  beld  ende  plaetsneyders  ende  de  bouw-mees- 
ters  oft  architecten,  in  de  voorschreve  brieven  venneldt  ende  beroepen , 
geensints  en  syn  resorterende  ofte  dépendent  van  het  corpus  van  onsen 
ambachte,  ende  alvolgens  aen  Myne  Heeren  in  conformiteyt  van  de  selve 
twee  brieven  niet  en  konnen  Ijesorgen  de  information  ende  eclaircisse- 
menten  betreffende  den  inliout  van  den  brief  van  Syne  Conincklycke 
Hoogheyt  van  den  19  december  1770,  tenwaerede  beld  ende  plaet- 
sneyders souden  comen  te  maecken  eeniglie  loofwercken,  soo  in  eyser, 
koper,  bleck  als  ten  enloot,  Ijestaende  in  blaederen,  fruyt,  blommen- 
figuren ,  postueren  als  andere,  d'welckgroot  naerdeel  ende  prejuditie 
soude  doen  aen  de  supposten  van  onsen  ambachte ,  voor  soo  veel  de 
selve  in  voeghen  ende  observantie  syn  van  allent  selve  werck  te 
maecken,  ende  continuelyck  (des  aensocht  synde)  de  selve  alnoch 
actuelyck  maecken. 

Verhopende  hier  mede  voltlaen  te  hebben  aen  het  versoeck  van 
Myne  Heeren  ,  hebben  \vy  de  eere  aen  te  syn  ,  etc. 

Die  oudt-deken  ende  dekens  van  het  smeder  aiuljacht. 

Signé  Dionisis  Servranckx,  N.  J.  Goemans, 
MartinusPera,  J.  N.  Verbelen. 

XXI 

Nouvelle  lettre  de  rappel  adressée  au  conseil  de  Brabanl. 
Bruxelles,  7  mais  1772. 
Cliarles-Alexandre,    etc. 
Très-chers  et  bien  amés,  comme  vous  restez  en  défaut  de  remplir 


—  514  — 

les  ordres  que  nous  vous  avons  donnés  par  nos  lettres  du  19  décembre 
1770  et  du  20  décembre  1771 ,  au  sujet  de  la  nécesstité  qu'il  y 
auroit  d'alTraiicliii'  des  corps  de  métiers  les  personnes  qui  se  distin- 
i^uent  dans  rarcliitecture ,  la  peinture,  la  ii,ravure  et  la  sculpture, 
nous  vous  chargeons  itérativement  d'y  satisfaire  sans  ultérieur  délai- 

Signé  Charles  de  Lorraine. 
Par  ordonnance  de  Son  Altesse  Royale, 
De  Reul. 

(Original  dans  lu  correspondance  du  conseil 
deBrabant,  registre  N»219,  fol.  192.) 

XXII. 

Avis  du  conseil  de  Brabant ,  en  réponse  à  La  lettre  qui  précède  '. 
Bruxelles,  11  mai  1772. 

Monseigneur-,  nous  n'avons  reçu  que  depuis  peu  l'avis  que  nous 
avions  demandé  à  ceux  du  magistrat  de  la  ville  de  Louvain ,  sur  la 
dépêche  de  Votre  Altesse  Royale  du  19  décembre  1770,  qui  concerne 
la  nécessité  qu'il  y  auroit  d'affranchir  des  corps  de  métiers ,  les  per- 
sonnes qui  se  distinguent  dans  l'architecture  ,  la  peinture  ,  la  gravure 
et  la  sculpture  ,  et  il  nous  a  été  impossible ,  par  conséquent,  de  satis- 
faire plustùt  aux  ordres  que  Votre  Altesse  Royale  nous  a  adressés  par 
la  même  dépèche ,  quoique  ceux  des  magistrats  de  Rruxelles  et 
d'Anvers  nous  eussent  fait  parvenir  leur  avis  depuis  longtems. 

Une  autre  raison  qui  a  arrêté  notre  délibération  sur  cette  affaire , 
c'est  que  ceux  du  magistrat  d'Anvers  ,  après  que  le  conseiller  rappor- 
teur '  leur  eût  témoigné  qu'il  trouvoit  peu  de  raison  dans  une  oppo- 
sition absolue  aux  intentions  de  Votre  Altesse  Royale ,  ont  donné  à 
connoitre  qu'ils  examineroient  la  chose  de  nouveau  ;  or  ce  n'est  que 
depuis  quelques  jours  que  nous  avons  reçu  de  leur  part  la  note  ou 
les  observations  sid)sidiaires ,  que  nous  joignons  ici  avec  les  avis  des 
trois  chefs-villes  *. 

'  Cet  avis  fut  rédigé  pai'  le  ronseiUer  Bruno-Joseph   Sancliez  de  Aguilar.  Les  alinéas 
qu'on  remarquera  dans  le  texte  existent  dans  l'original. 
'-  De  Aguilar. 
^  J'ai  cru  devoir  mettre  ces  avis  à  leur  date  respective. 


—  515  — 

De  notre  côté  ,  nous  avons  examiné  mûrement  tout  ce  que  ces  avis 
renferment ,  et  principalement  le?  titres  que  Ton  y  a  produits  et  ceux 
qu'on  y  a  rappelés  ,  pour  en  appuyer  le  résultat ,  qui  tend  en  général 
à  ce  qu'il  ne  soit  fait  aucune  disposition  nouvelle  sur  l'objet  dont  il 
s'agit. 

Il  nous  paroit  cependant  que  les  artistes  qui  pourroient  se  pré- 
senter pour  jouir  de  l'alTrancliissement  proposé  pai*  ladite  dépèche ,  ne 
seront  jamais  en  assez  grand  nombre,  pour  qu'il  soit  à  craindre, 
comme  les  avis  des  chefs-villes  l'insinuent ,  qu'il  pourroit  en  résulter 
un  préjudice  essentiel  aux  métiers,  dont  la  profession  s'étend  à  ces 
arts ,  moins  encore  que  la  chose  publique  puisse  y  être  intéressée. 

Car  d'abord,  les  architectes  n'ont  jamais  été  assujettis  à  quelque 
métier  en  cette  province. 

Il  n'y  pas  de  peintres  à  Louvain. 

A  Bruxelles ,  un  peintre  qui  veut  se  borner  à  son  art ,  sans  se  mêler 
du  métier  de  barbouilleur ,  doit  uniquement  se  faire  reconnoître  et 
payer  à  cet  effet  une  certaine  rétribution  ,  qui  fut  extrêmement  petite 
dans  le  principe  ,  mais  qui,  en  après,  a  été  augmentée  par  des  ordon- 
nances de  police  du  magistrat  de  cette  ville. 

A  Anvers ,  en  échange  ,  les  peintres  ainsi  que  les  sculpteurs  ne  doi- 
vent entrer  dans  aucun  autre  corps  que  dans  celui  de  la  chambre  ou 
serment  de  Saint-Luc,  qui  ne  déroge  pas  à  la  noblesse  et  dont  les  mem- 
bres ,  fussent-ils  même  doyens  des  métiers  qui  en  ressortissent ,  n'ont 
pas  d'entrée  dans  ce  qu'on  appelle  le  conseil  large ,  où  se  traitent  les 
affaires  du  public. 

Quant  aux  graveurs ,  ils  ne  sont  nulle  part  assujettis  à  quelque 
métier ,  du  moins  il  ne  nous  en  conste  pas  ;  ils  doivent  uniquement 
se  pourvoir  d'un  octroi  de  ce  conseil .  lorsqu'ils  veulent  débiter  des 
estampes. 

Ainsi ,  à  l'égard  de  tous  les  artistes  dont  nous  venons  de  parler , 
l'affranchissement  proposé  ne  peut  rien  avoir  de  commun  avec  les  mé- 
tiers, dont  les  doyens  font  partie  du  corps  des  chefs-villes. 

Il  n'y  a  que  les  sculpteurs  que  l'on  soustrairoit ,  à  Louvain  et  à 
Bruxelles ,  aux  métiers  des  tailleurs  de  pierres  et  des  maçons ,  qui  font 
partie  du  conseil  large  ou  du  corps  politique  de  ces  deux  ^'illes. 


—  516  — 

Mais  tout  le  nioude  sait  que  ces  métiers  sont  si  nombreux  qu'il  doit 
être  très  indiflerent  si  on  en  affranchit  ou  pas  les  sculpteurs ,  qui  se 
bornent  taxativement  à  leur  art,  et  qui  devroient  même  être  considérés ;, 
par  cette  raison,  comme  n'ayant  rien  de  commun  avec  ces  métiers. 

Ceux  du  magistrat  d'Anvers  nous  ont  fait  représenter  par  leurs  dé- 
putés que  l'intérêt  du  public,  l'avantage  de  ces  arts  mêmes,  que  l'on 
veut  favoriser,  s'opposeroient  à  l'affranchissement  proposé,  qui  feroit 
perdre  à  la  chamJjre  de  Saint-Luc  et  à  leur  Académie  de  bons  maîtres , 
qui,  sans  cela,  seroient  obligés  d'y  entrer  et  d'en  augmenter  le  lustre. 
Mais  il  nous  semble  que  c'est  un  mauvais  principe  que  de  vouloir 
gêner  les  talens  sous  le  prétexte  de  les  favoriser ,  et  que  ce  seroit  mal 
accueillir  les  artistes  que  de  leur  prescrire  des  cliarges ,  au  lieu  de 
leur  proposer  des  récompenses. 

Ce  seroit  d'ailleurs  une  étrange  Académie  que  celle  où  l'on  forceroit 
les  gens  à  talens  à  venir  en  supporter  les  charges,  malgré  eux,  tandis 
qu'on  devroit  les  inviter  à  y  entrer  pour  en  partager  les  agrémens  et 
les  honneurs. 

Nous  observerons,  de  plus,  qu'on  ne  propose  pas  de  permettre  que 
chacun  puisse  exercer  librement  les  métiers  au  préjudice  de  ceux  qui 
en  sont  actuellement  membres  :  on  se  contente  de  suggérer  des  moyens 
pour  que  les  artisans ,  qui  forment  véritablement  les  corps  de  métiers , 
ne  rebutent  pas  les  artistes  en  les  confondant  avec  eux  et  en  leur 
imposant  des  charges  auxquelles  la  plupart  de  ces  artistes  d'aujourd'hui 
n'aimeroient  pas  de  se  soumettre. 

Il  est  à  remarquer  aussi  que  le  nombre  des  artistes,  qui  renon- 
ceront à  tout  exercice  dépendant  des  métiers,  sera  très-petit,  et  qu'en 
considération  de  ce  qu'ils  renoncent  au  profit  qu'ils  pouroient  faire 
aisément,  en  exerçant  ces  métiers,  on  devroit  bien  ne  pas  leur 
envier  la  faculté  d'exercer  librement  un  art,  dont  aussi  bien  les  arti- 
sans sont  presque  tous  incapables. 

Au  reste,  dans  la  supposition  même  qu'il  put  y  avoir  quelque  raison 
de  ne  pas  frustrer  tout  d'un  coup  les  métiers  et  la  chambre  de  Saint-Luc 
de  la  rétribution  qu'ils  sont  en  possession  de  recevoir  des  artistes ,  pris 
égard  à  ce  que  les  suppôts  actuels  de  ces  métiers  y  sont  entrés  con- 
formément au  pied  prescrit  par  les  ordonnances   de   police  qui   y 


517 


assujétissent  aussi  les  artistes ,  et  surtout  à  ce  que  ces  suppôts  se 
trouvent  chargés  des  capitaux,  dont  l'affranchissement  proposé  pour- 
roit  diminuer  peut-être,  mais  fort  éventuellement,  l'hypothèque,  il  nous 
paroît  qu'en  obligeant  les  artistes  à  une  rétribution  de  deux  ou  de 
trois  pistoles  on  feroit  cesser  toute  raison  de  plainte  à  ce  sujet. 

Nous  sommes  d'autant  phis  de  ce  sentiment,  que  les  avis  des  trois 
chefs-villes  ne  présentent  aucun  privilège  particulier,  aucune  consti- 
tution irrévocable,  aucune  loi  souveraine  que  ces  villes  où  les  corps  de 
lïiétiers  seroient  en  droit  d'opposer  aux  vues  bienfaisantes  de  Votre 
Altesse  Royale ,  qui  ne  tendent ,  en  effet ,  qu'à  encourager  les  arts  et 
ceux  qui  les  cultivent,  en  les  dégageant  de  toutes  les  formalités  gênantes 
auxquelles  on  les  a  assujettis  jusqu'à  présent ,  et  qui ,  outre  qu'ils 
confondent ,  contre  les  principes  d'une  bonne  police  ,  l'artisan  avec 
l'artiste,  ne  sont  fondées  d'ailleurs  que  sur  des  ordonnances  de  police, 
que  les  magistrats  des  villes  ont  successivement  accordées  aux  métiers. 

Or  il  est  certain  que  pareilles  ordonnances  ne  sauroient  avoir  le  ca- 
ractère immuable  des  privilèges  qui,  pour  cette  raison-là  même,  ne 
peuvent  émaner  que  de  l'autorité  souveraine  ;  ce  ne  sont ,  au  vrai , 
que  des  dispositions  temporaires  de  police  adaptées  aux  circontances , 
qui ,  tandis  qu'elles  subsistent ,  obligent  ceux  qu'elles  concernent,  mais 
qui  sont  susceptibles  de  tous  les  changements  que  le  bien  public  et  le 
bon  ordre  peuvent  exiger  pour  l'avenir. 

Nous  ne  trouvons  également  pas  qu'il  puisse  y  avoir  quelque  usage 
ou  quelque  possession  d'espèce  à  former  un  obstacle  absolu  à  l'affran- 
chissement dont  il  s'agit ,  vu  que  ces  métiers  ont  été  érigés  et  sont 
gouvernés  par  des  ordonnances  de  police ,  dont  la  nature  exclut  tout 
usage  ou  possession  quelconque ,  qui  attribueroit  un  droit  irrévocable 
aux  individus  qui  les  composent ,  et  dans  lesquelles  il  est  d'usage 
d'insérer  une  clause  par  laquelle  les  magistrats  mêmes  des  chefs-villes 
qui  les  accordent  se  réservent  d'en  disposer  autrement  pour  la  suite , 
comme  ils  le  trouveront  à  propos. 

Nous  ajouterons  que ,  pour  pouvoir  imaginer  une  possession  capa- 
ble de  former  un  titre  en  faveur  des  métiers  au  cas  présent ,  il  fau- 
droit  qu'on  la  supposât  étalilie  sur  des  droits  exclusifs ,  qui  ne  déri- 
veroient  pas  des  ordonnances  de  police  des  magistrats ,  ou  bien  sur 
un  usage  constant  et  immémorial  de  ne  devoir  reconnoiti'e  et  observer 


—  518  — 

d'autres  règles  que  celles  qui  sont  prescrites  par  les  magistrats ,  ce 
qui  non-seulement  n'est  pas  à  présumer,  mais  ce  qui  seroit  au  surplus 
un  aLus  contraire  à  la  constitution  du  pays. 

Il  y  a ,  d'ailleurs ,  encore  cette  observation  à  faire  sur  l'espèce  de 
métiers  dont  il  est  question  ici ,  savoir  :  qu'ils  ne  sont  pas  du  nom- 
bre de  ceux  auxquels  on  a  attribué  des  droits  exclusifs ,  ou  d'autres 
privilèges ,  en  récompense  de  l'obligation  sous  laquelle  ils  ont  été 
admis  de  pourvoir  toujours  le  public  des  denrées  dont  il  a  besoin , 
et  par  rapport  au  débit  desquelles  il  pourroit  être  trompé. 

A  l'égard  de  ces  derniers  métiers ,  on  pourroit  dire  que  l'équité  ne 
permettroit  pas  de  les  contraindre  à  remplir  leurs  engagements ,  tan- 
dis qu'on  les  priveroit  d'une  partie  de  leurs  prérogatives ,  que  l'on 
doit  envisager  en  quelque  façon  comme  le  prix  des  services  qu'ils 
rendent  au  public. 

Il  n'en  est  pas  de  même  des  métiers  de  maçons  et  autres  sembla- 
bles, auxquels  on  a  assujetti  fort  mal  à  propos  les  artistes,  car  les 
ouvrages  de  ceux-ci  sont  purement  de  goût  et  exigent  particulière- 
ment l'industrie  des  personnes  qui  y  travaillent ,  au  lieu  que  les  ou- 
vrages des  gens  des  métiers ,  auxquels  on  les  a ,  pour  ainsi  dire , 
assimilés ,  peuvent  être  exécutés  par  des  ouvriers  quelconques ,  que 
l'on  trouve  partout  en  abondance ,  et  leur  bonté  n'est  jamais  garantie 
par  ceux  qui  les  font,  à  moins  d'une  convention  expresse. 

Il  résulte  de  là,  qu'il  n'existe  ni  titre,  ni  possession,  ni  raison  d'é- 
quité, qui  puisse  empêcher  que  l'affranchissement  des  artistes  de 
tout  corps  de  métiers  n'ait  lieu  ;  en  quoi  nous  entrevoyons  à  la  fois 
un  avantage  réel  pour  le  public  et  un  encouragement  pour  les  arts , 
qui  florissoient  autrefois  dans  les  provinces  des  Pays-Bas  plus  que  par- 
tout ailleurs. 

Pour  ce  qui  est  de  la  diminution  éventuelle  que  cet  affranchisse- 
ment pourroit  occasionner  dans  les  droits  d'admission  aux  métiers , 
nous  observerons  que ,  dans  tous  les  cas ,  cette  diminution  ne  sera 
que  peu  considérable ,  et  qu'au  reste  il  ne  convient  nullement  de 
chercher  à  augmenter  les  revenus  des  métiers ,  qui  ne  servent  d'or- 
dinaire qu'à  des  dépenses  inutiles  et  déplacées ,  comme  nous  l'avons 
remarqué  par  notre  consulte  du  5  septembre  1771. 


—  519  — 

Et  quant  aux  capitaux ,  dont  ces  métiers  peuvent  être  chargés  et 
dont  l'aflranchissement  proposé  diminueroit  l'assurance  à  l'égard  des 
prêteurs ,  nous  nous  contenterons  de  dire  qu'il  est  pour  le  moins  aussi 
essentiel  de  prévenir  ces  sortes  de  levées ,  qu'il  est  indispensable  de 
pourvoir  à  leur  acquittement. 

Du  reste,  afin  que  la  chambre  de  Saint-Luc ,  à  Anvers ,  et  les  métiers 
qui  en  dépendent,  ainsi  que  ceux  des  villes  de  Louvain  et  de  Bruxelles, 
qui  peuvent  être  intéressés  dans  cet  affranchissement ,  n'aient  aucun 
sujet  de  se  plaindre,  l'on  pourroit,  comme  nous  l'avons  proposé 
ci-dessus,  charger  les  artistes  qui  se  borneront  au  simple  exercice 
de  leur  art,  de  payer,  une  fois,  par  forme  de  reconnoissance ,  la 
somme  de  deux  ou  de  trois  pistoles  à  la  chambre  ou  aux  métiers 
dont  ils  ont  ressorti  jusqu'à  présent,  ceux-ci  dans  leur  entier,  quant 
au  partage  de  cette  somme,  s'ils  prétendent  que  l'exercice  de  l'art 
pour  lequel  l'artiste  veut  se  faire  reconnoître  auroit  été  ci-devant 
du  ressort  de  plus  d'un  métier,  comme  par  exemple  les  maçons ,  les 
maréchaux  et  d'autres  artisans  le  prétendent  à  Louvain  à  l'égard  des 
sculpteurs. 

D'après  les  observations  que  nous  venons  de  faire ,  nous  estimons 
qu'il  pourroit  plaire  à  Votre  Altesse  Royale  de  nous  autoriser  à 
écrire,  en  cette  conséquence,  une  lettre  aux  magistrats  de  trois  chefs- 
villes  ,  que  l'on  pourroit  rendre  publique  par  la  voie  des  gazettes  ou 
autrement,  par  laquelle  on  déclareroit  : 

1»  Que  l'exercice  de  la  peinture,  de  la  sculpture,  de  la  gravure 
et  de  l'architecture  ne  déroge  point  à  la  noblesse  dès  lors  que  ces 
artistes  se  bornent  à  leur  art,  et  ne  se  mêlent  de  la  profession 
d'aucun  métier  quelconque  ; 

2"  Que  les  peintres ,  sculpteurs ,  graveurs  et  architectes ,  avant  que 
de  pouvoir  exercer  ces  arts  intéressants  dans  l'une  ou  dans  l'autre 
des  trois  chefs-villes  de  la  province  de  Brabant,  devront  payer ,  une  fois, 
la  somme  de  deux  ou  de  trois  pistoles ,  soit  à  la  chambre  de  Saint-Luc , 
à  Anvers,  ou  à  ceux  des  corps  des  métiers  des  villes  de  Louvain  et 
de  Bruxelles,  qui  sont  en  possession  d'empêcher  qu'on  n'y  exerce 
pour  argent  l'art  dans  lequel  ces  artistes  voudront  se  faire  reconnoître, 
sans  que,  cependant,  l'aitiste  pourra  être  contraint  à  payer  plus  d'une 


—  520  — 

fois  la  même  somme,  sous  le  prétexte  que  l'art  qu'il  se  propose 
d'exercer  ressortiroit  sous  plusieurs  métiers  ; 

3"  Que  les  artistes  qui  auront  été  reconnus  de  la  manière  susdite , 
ne  pourront  être  inquiétés  ni  molestés  de  la  part  de  quelque  métiei" 
et  sous  quelque  prétexte  que  ce  puisse  être,  pourvu  néanmoins 
qu'ils  se  bornent  uniquement  à  l'exercice  de  leur  art  ; 

4°  Que  les  graveurs,  qui  feront  des  gravures  dans  la  vue  de  les 
débiter  dans  la  province  de  Brabant ,  devront  au  préalable  se  munir 
pour  cet  effet  d'un  octroi  du  conseil  de  cette  province,  sur  le  pied 
usité  jusqu'ici. 


Nous  sommes,  etc. 


(Minute  dans  la  correspondance  du  conseil 
de  Brabant ,  registre  N»  220,  fol.  64.) 


XXIII. 


Confiulte  du  conseil  privé  sitr  l'avis  du  conseil  de  Brahant 
qui  précède. 

Bruxelles,  16  novembre  1772. 

Monseigneur ,  Votre  Altesse  Royale  nous  ayant  chargés  par  décret 
du  12  novembre  1769  '  de  l'informer  .sur  ce  qui  pourroit  être  fait  pour 
encourager  ceux  qui  s'adonnent  à  la  peinture,  à  la  sculpture,  à  la 
gravure  ou  l'architecture  ,  nous  observâmes  dans  notre  consulte  du 
7  décembre  1770  "  qu'il  y  a  de  l'indécence  à  confondre,  comme  on 
le  fait  dans  ce  pays ,  les  arts  libéraux  avec  les  arts  mécaniques ,  le 
pinceau  le  plus  savant  avec  la  brosse  grossière  de  l'ouvrier,  qui  pose 
des  couleurs  sur  un  mur  ou  sur  une  porte  ;  qu'il  est  raisonnable  de 
contraindre  les  barbouilleurs  et  les  maçons  à  se  faire  inscrire  dans 
un  corps  de  métier ,  attendu  que  ce  sont  des  artisans ,  des  ouvriers  ; 
mais  que  c'est  avilir  les  peinti'es  et  les  architectes  que  de  les  obliger 
à  se  faire  membres  d'un  métier,  qui  les  confonde  avec  ces  ouvriers. 

Nous  avons  posé  pour  principe  que  si  l'on  veut  faire  fleurir  les 

'   Voij.  ci-dessus  la  pière  n"!. 
-  Ibid  ,  la  pièce  n»  V. 


—  521  — 

arts ,  on  doit  les  mettre  en  honneur  ;  que  si  l'on  veut  former  des 
architectes  ,  des  peintres  ,  des  statuaires  et  des  graveurs  de  première 
classe ,  il  faut  qu'on  remue  à  la  fois  les  deux  ressorts ,  qui  portent 
les  hommes  à  se  surpasser  :  l'honneur  et  l'intérêt  ;  que  l'un  ne  suffit  pas 
sans  l'autre  ;  qu'il  y  a  des  individus  qui  ont  besoin  de  récompenses  , 
soit  parce  qu'ils  sont  pauvres  ,  ou  parce  qu'ils  ont  l'âme  mercenaire  ; 
qu'il  y  en  a  d'autres  que  la  vanité  pousse  en  avant  ;  que  ce  sont  ceux- 
ci  qui  font  les  plus  grands  efforts  et  qui  réussissent  le  mieux ,  mais 
qu'ils  ne  deviendront  jamais  de  grands  peintres  à  moins  qu'ils  ne 
puissent  se  persuader  qu'un  grand  peintre  est  un  personnage  distin- 
gué. Or,  ajoutions -nous ,  comment  persuader  un  homme  de  l'excel- 
lence de  son  art  et  du  cas  qu'on  en  fait ,  lorsqu'on  le  confond  avec  la 
profession  du  moindre  des  artisans  ? 

D'après  ces  observations ,  nous  proposâmes  à  Votre  Altesse  Royale 
de  faire  cesser  cet  abus  et  de  déclarer  que  l'architecture  ,  la  peinture , 
la  gravure  et  la  sculpture ,  comme  des  arts  libéraux ,  peuvent  être 
exercées  librement  par  tout  le  monde ,  sans  être  sujet  à  des  corps 
de  métier  quelconques ,  pourvu  que  l'artiste  se  borne  à  l'exercice  de 
son  art ,  c'est-à-dire  poui^vu  que  les  architectes  ne  se  mêlent  pas  de 
faire  le  métier  de  maçon,  les  peintres  celui  de  barbouilleur,  ni  les 
sculpteurs  celui  de  tailleur  de  pierres.  Et,  pour  prévenir  les  procès 
que  ceux  qui  prétendroient  jouir  de  cette  concession  pourroient 
avoir  à  essuyer  de  la  part  des  métiers,  nous  fûmes  du  sentiment 
qu'il  étoit  convenable  d'entendre  au  préalable  ceux  du  conseil  de 
Brabant  et  de  les  charger  de  s'expliquer  sur  le  projet  dont  il  s'agissoit 
et  sur  -le  moyen  de  l'arranger  de  façon  à  ne  point  donner  nature  à 
des  chicanes ,  en  les  prévenant  que  s'ils  y  trouvoient  de  la  difficulté 
ils  pourroient  entendre  les  magistrats  des  chefs-villes  sur  le  droit 
que  les  métiers  prétendent  avoir  d'obliger  les  artistes  dont  il  s'agit 
de  se  faire  inscrire  dans  leurs  corps. 

Votre  Altesse  Royale  s'étant  conformée  à  notre  sentiment,  elle  adressa 
à  ceux  du  conseil  de  Brabant  la  dépêche  raisonnée  qui  résultoit  de 
notre  consulte'.  Ceux-ci  entendirent  les  magistrats  des  chefs-villes 
qui  furent  de  sentiment  qu'il  falloit  laisser  les  clioses  sur  l'ancien  pied. 

'   Voy.  ci-dessus  la  pièce  n»  VII. 

XXIX  XXXIII  49 


—  522  — 

On  auroit  eu  tort  de  s'attendre  à  une  autre  réponse  de  leur  part. 
Ces  corps  sont  composés  de  bourgeois  et  d'autres.  Les  bourgeois  qui 
en  sont  membres  sont  des  artisans ,  protecteurs  déclarés  des  métiers , 
et  l'influence  de  ces  corps  dans  les  affaires  où  il  s'agit  du  service  de 
S.  M.  fait  que  la  partie  des  magistrats  qui  n'est  pas  composée  de 
bourgeois ,  les  ménage  et  a  des  condescendances  pour  eux ,  circonstance 
qui  fait  que,  lorsque  dans  un  objet  de  délibération  le  bien  public  se 
trouve  opposé  aux  intérêts  de  quelque  métier ,  ceux  qui  ne  le  décident 
que  d'après  ce  qu'exige  le  bien  général  sont  toujours  survotés  par  le 
plus  grand  nombre. 

Ceux  du  conseil  de  Brabant,  après  avoir  pondéré  les  raisons  sur 
lesquelles  les  chefs-villes  fondent  leur  sentiment,  que  tout  doit  rester 
sur  l'ancien  pied,  présentèrent  à  Votre  Altesse  Pioyale,  le  11  mai 
dernier,  leur  avis  raisonné  sur  la  matière,  que  nous  joignons  ici. 

Elle  nous  chargea,  par  décret  du  17  du  même  mois,  d'en  examiner  le 
contenu  et  de  lui  rendre  compte  de  notre  sentiment  sur  les  objets 
qui  y  sont  discutés. 

Pour  satisfaire  à  ces  ordres,  nous  avons  l'honneur  de  présenter  à 
Votre  Altesse  Royale  les  observations  suivantes. 

Ceux  du  conseil  de  Brabant,  après  avoir  rappelé  que  les  ma- 
gistrats des  chefs-villes  soutiennent  que  l'affranchissement  porteroit 
un  préjudice  essentiel  aux  métiers,  font  voir  que  cette  raison  n'est 
pas  de  nature  à  mériter  la  moindre  attention ,  attendu  que  les  artistes 
qui  pourroient  se  présenter  pour  jouir  de  ces  avantages  ne  seront 
jamais  en  assez  grand  nombre  pour  que  les  métiers  en  puissent 
ressentir  un  préjudice  essentiel  ;  que  déjà  les  architectes  se  trou- 
vent dans  le  cas  de  n'avoir  jamais  été  assujettis  en  cette  province  à 
un  métier  quelconque  ;  qu'à  Louvain  il  n'y  a  pas  de  métier  de  peintres  ; 
qu'à  Bruxelles  un  peintre  qui  veut  se  borner  à  son  art ,  sans  se  mêler 
du  métier  de  barbouilleur ,  n'est  obligé  qvi'à  se  faire  reconnoître  par  le 
métier  en  payant  à  cet  effet  une  rétribution  très-modique  dans  son 
principe ,  mais  qui ,  en  après  ,  a  été  augmentée  par  les  ordonnances  de 
police  du  magistrat  de  cette  ville  ;  qu'à  Anvers  les  peintres  ainsi  que 
les  sculpteurs  ne  doivent  se  faire  inscrire   dans   aucun   autre   corps 

'    Ko//,  plus  liant  la  pit^ce  dont  il  s'agit. 


—  523  — 

que  dans  la  chambre  de  Saint-Luc ,  qui  ne  déroge  pas  à  la  noblesse, 
et  dont  les  membres,  fussent-ils  doyens  des  métiers  qui  ressortissent  de 
cette  chambre ,  n'ont  pas  d'entrée  dans  ce  qu'on  appelle  le  conseil  large 
où  se  traitent  les  affaires  publiques  ;  que  les  graveurs  ne  sont  nulle 
part  assujettis  à  quelque  métier  ;  que  du  moins  il  n'en  conste  pas  ; 
que  ,  de  ces  circonstances ,  il  résulte  que  l'affranchissement  de  tous  les 
artistes  dont  on  vient  de  parler  ne  portera  pas  le  moindre  préjudice 
aux  métiers ,  qui  même  n'ont  rien  de  commun  avec  cet  arrangement. 
Ceux  du  conseil  de  Brabant  observent  qu'il  n'y  a  que  les  sculpteurs 
qu'on  soustrairoit  à  Lovivain  et  à  Bruxelles  aux  métiers  des  tailleurs 
de  pierres  et  des  maçons;  mais,  ajoutent-ils,  tout  le  monde  sait  que 
ces  métiers  sont  si  nombreux  qu'il  doit  être  très-indifférent  si  on  en 
affranchit  ou  non  les  sculpteurs  qui  se  bornent  taxativement  à  leur 
art  et  qui ,  par  cette  raison ,  doivent  être  considérés  comme  n'ayant 
rien  de  commun  avec  ces  métiers.  Ils  disent  que  ceux  du  magistrat 
d'Anvers  leur  ont  représenté  que  l'intérêt  du  public  et  l'avantage 
même  de  ces  arts,  qu'on  veut  favoriser,  s'opposeroient  à  l'affranchisse- 
ment proposé ,  attendu  qu'il  feroit  perdre  à  la  chambre  de  Saint-Luc 
et  à  leur  Académie  les  bons  maîtres  qui,  dans  l'état  actuel  des  choses, 
sont  obligés  d'y  entrer.  Mais  il  nous  semble ,  disent  ceux  du  conseil 
de  Brabant ,  que  c'est  un  mauvais  principe  que  de  vouloir  gêner  les 
talents  sous  le  prétexte  de  les  favoriser ,  et  que  ce  seroit  mal  accueillir 
les  artistes  que  de  leur  prescrire  des  charges  au  lieu  de  leur  proposer 
des  récompenses.  Ce  sont  d'étranges  Académies,  ajoutent-ils ,  où  on 
force  les  gens  à  talent  d'entrer  et  d'en  supporter  les  charges,  malgré 
eux ,  tandis  qu'on  devroit  les  inviter  à  s'y  aggréger  pour  en  partager 
les  agréments  et  les  honneurs. 

Cette  observation  du  conseil  de  Brabant  nous  paroît  bien  juste  : 
qu'on  oblige  les  gens  à  talent  à  se  faire  inscrire  dans  un  corps 
quelconque  qui  a  ses  statuts  et  ses  règles ,  ils  envisageront  cette 
obligation  comme  une  entrave  ;  cette  contrainte  comme  une  per- 
sécution et  les  charges  à  porter  en  conséquence  comme  un  fardeau 
insupportable  ;  mais  qu'on  leur  présente  l'entrée  de  ce  même  corps 
comme  une  récompense,  comme  un  honneur,  comme  une  grâce,  ils 
la  brigueront,  ils  feront  tous  les  efforts  imaginables  pour  y  parvenir. 


—  524  — 

et  ils  se  feront  gloire  d'en  porter  les  charges,  qui  ne  seront  plus 
envisagées  que  comme  un  témoignage  public  de  leurs  capacités  et 
mérites. 

Le  conseil  de  Brabant  observe ,  au  surplus ,  qu'on  ne  propose  pas 
de  permettre  que  chacun  puisse  exercer  librement  les  métiers  au  pré- 
judice de  ceux  qui  en  sont  actuellement  membres,  mais  qu'on  se 
contente  de  suggérer  de  prévenir  que  les  artisans,  qui  forment  vérita- 
blement les  corps  des  métiers,  ne  rebutent  les  artistes  en  les  confondant 
avec  eux,  et  en  leur  imposant  des  charges  qui  leur  paroissent  humi- 
liantes. «  Au  surplus,  dit  le  conseil  de  Brabant,  le  nombre  des  artistes 
»  qui  renonceront  à  tout  ce  qui  dépend  des  métiers  sera  très-petit, 
»  et,  en  considération  de  ce  qu'ils  renonceront  à  un  lucre  qu'ils  pour- 
»  roient  partager  avec  ceux  des  métiers ,  ces  métiers  ne  devroient  pas 
»  leur  envier  la  faculté  d'exercer  librement  leur  art,  dont  aussi  bien 
»  les  artisans  sont  presque  tous  incapables.  » 

Au  reste ,  dans  la  supposition  même  qu'il  pût  y  avoir  quelque  raison 
de  ne  pas  frustrer  tout  d'un  coup  les  métiers  et  la  chambre  de  Saint-Luc 
de  la  rétribution  qu'ils  sont  en  possession  d'exiger  des  artistes,  eu 
égard  à  ce  que  les  suppôts  actuels  de  ces  métiers  y  sont  entrés  sur 
l'ancien  pied  qui  y  assujettit  aussi  les  artistes,  et  faisant  attention 
surtout  à  ce  que  ces  suppôts  se  trouvent  chargés  de  capitaux,  dont 
l'affranchissement  proposé  pourroit  diminuer  peut-être,  mais  fort 
éventuellement,  l'hypothèque,  le  conseil  de  Brabant  est  du  sentiment 
qu'en  obligeant  ces  artistes  à  une  rétribution  de  deux  ou  de  trois  pistoles 
on  ferait  cesser  toute  raison  de  plainte  à  ce  sujet. 

Ceux  du  conseil  de  Brabant  ajoutent  qu'ils  sont  d'autant  plus  de 
ce  sentiment  que  les  avis  des  trois  chefs-villes  ne  présentent  aucun 
privilège  particulier ,  aucune  loi  souveraine  qui  pourroit  autoriser  les 
métiers  à  s'opposer  aux  vues  bienfaisantes  de  Votre  Altesse  Royale, 
qui  ne  tendent ,  en  elfet ,  qu'à  encourager  les  arts  et  ceux  qui  les 
cultivent,  en  les  dégageant  de  toutes  les  formalités  gênantes  auxquelles 
on  les  a  assujettis  jusqu'à  présent,  et  qui,  outre  qu'ils  confondent,  contre 
les  principes  d'une  bonne  police,  l'artisan  avec  l'artiste ,  ne  sont  fondés 
d'ailleurs  que  sur  les  ordonnances  de  police  que  les  magistrats  des 
villes   ont  successivement  accordées  aux  métiers.   Or,   poursuivent 


—  525  — 

ceux  du  conseil  de  Brabant,  il  est  certain  que  de  pareilles  ordonnances 
n'ont  pas  le  caractère  immuable  de  privilèges ,  qui ,  pour  cette  raison- 
là  même,  ne  peuvent  émaner  que  de  l'autorité  souveraine.  Ce  ne  sont, 
dans  le  vrai ,  que  des  dispositions  temporaires  de  police  adaptées  aux 
circonstances,  qui,  tandis  qu'elle  subsistent,  obligent  ceux  qu'elles 
concernent,  mais  qui  sont  susceptibles  de  tous  les  changements  que 
le  bien  public  et  le  bon  ordre  peuvent  exiger  pour  l'avenir.  Nous  ne 
trouvons  également  pas,  ajoutent-ils ,  qu'il  puisse  y  avoir  quelque  usage 
ou  possession  d'espèce  à  pouvoir  former  un  obstacle  absolu  à  l'affran- 
chissement dont  il  s'agit ,  vu  que  ces  métiers  sont  gouvernés  par  des 
ordonnances  de  police  dont  la  nature  exclut  tout  usage  ou  possession 
quelconque  qui  attribueroit  un  droit  irrévocable  aux  individus  qui  les 
composent ,  et  dans  lesquelles  il  est  d'usage  d'insérer  une  clause  par 
laquelle  les  magistrats  mêmes  se  réservent  d'en  disposer  autrement 
dans  la  suite,  comme  ils  le  trouveront  convenir. 

Au  surplus ,  disent  ceux  du  conseil  de  Brabant ,  pour  pouvoir 
imaginer  une  possession  capable  de  former  un  titre  en  faveur  des 
métiers  dans  le  cas  dont  il  s'agit ,  il  faudroit  qu'on  la  supposât  éta- 
blie sur  des  droits  exclusifs  qui  ne  dériveroient  pas  des  ordonnan- 
ces de  police  des  magistrats ,  ou  bien  sur  un  usage  constant  et  immé- 
morial de  ne  devoir  reconnoître  ni  observer  d'autres  règles  que  celles 
qui  sont  prescrites  par  les  magistrats ,  ce  qui  non-seulement  n'est  pas 
à  présumer ,  mais  ce  qui  feroit ,  au  surplus  ,  un  abus  contraire  à  la 
constitution  du  pays. 

D'après  ces  observations,  ceux  du  conseil  de  Brabant  estiment 
qu'il  n'y  a  ni  titre  ni  possession  ni  usage  qui  puisse  empêcher  l'af- 
franchissement des  artistes  de  tout  corps  de  métier ,  et  qu'il  pourroit 
plaire  à  Votre  Altesse  Royale  de  les  autoriser  à  écrire  à  cet  effet  une 
lettre  aux  magistrats  des  trois  chefs-villes ,  que  l'on  pourroit  rendre 
publique  par  la  voie  des  gazettes  ou  autrement. 

Cette  forme  ne  nous  paroît  pas  convenable  ;  les  magistrats  feroient , 
en  exécution  de  cette  lettre  ,  émaner  une  ordonnance  de  police  qui , 
en  paroissant  sous  leur  nom  ,  ne  rempliroit  pas  le  but  qu'on  se  propose  : 
de  faire  voir  au  public  le  cas  que  le  gouvernement  fait  des  arts  dont 
il  s'agit  et  les  attentions  de  Votre  Altesse  Royale  pour  ceux  qui  s'y 


—  526   - 

adonnent.  Il  nous  paroit  préférable  à  tous  égards  de  faire  émaner  sur 
cet  objet  un  règlement  dans  les  formes ,  qui  cependant  ne  devroit 
être  publié  que  dans  les  chefs-villes ,  pour  éviter  la  dépense  inutile 
qui  résulter  oit  d'une  publication  générale  pour  toute  la  province. 

Le  conseil  de  Brabant  propose  de  déclarer  :  l"  «  que  l'exercice  de 
»  la  peinture  ,  de  la  sculpture ,  de  la  gravure  et  de  l'architecture  ne 
»  déroge  pas  à  la  noblesse  ,  pourvu  que  les  artistes  se  bornent  à  leur 
»  art,  sans  se  mêler  d'un  métier  quelconque.  » 

Cette  proposition  ,  qui  répond  au  but  qu'on  se  propose  ,  pourroit 
être  agréée  par  Votre  Altesse  Royale. 

Le  conseil  de  Brabant  propose  de  déclarer  :  «  2°  que  les  peintres , 
»  sculpteurs ,  graveurs  et  architectes  ,  avant  que  de  pouvoir  exercer 
t)  ces  arts  dans  l'une  ou  l'autre  des  chefs-villes  de  cette  province  de- 
))  vront  payer  une  fois  la  somme  de  deux  ou  trois  pistoles ,  soit  à  la 
»  chambre  de  Saint-Luc ,  à  Anvers ,  où  à  ceux  des  corps  de  métiers 
»  des  villes  de  Louvainet  de  Bruxelles  qui  sont  en  possession  d'empê- 
»  cher  qu'on  y  exerce  pour  argent  l'art  dans  lequel  ces  artistes 
»  voudroient  se  faire  reconnoître  ,  sans  que  cependant  l'artiste  pour- 
»  ra  être  contraint  à  payer  plus  d'une  fois  la  même  somme ,  sous 
»  prétexte  que  l'art  qu'il  se  propose  d'exercer  ressortiroit  sous  plusieurs 
»  métiers. 

3"  »  Que  les  artistes  qui  auront  été  reconnus  de  la  manière  sus- 
»  dite  ne  pourront  être  inquiétés  ni  molestés  de  la  part  de  quelque 
y>  métier ,  et  sous  quelque  prétexte  que  ce  puisse  être  ,  pourvu  néan- 
»  moins  qu'ils  se  bornent  uniquement  à  l'exercice  de  leur  art.  » 

Quant  à  ces  articles  ,  ils  laissent  subsister  la  nécessité  de  se  faire 
reconnoître  par  les  métiers  et  de  payer  de  ce  chef  à  leur  administra- 
tion une  somme  de  deux  ou  trois  pistoles.  L'un  et  l'autre  est  con- 
traire aux  vues  du  gouvernement,  et  puisque  le  conseil  de  Brabant 
avoue  qu'il  n'y  a  ni  titre  ni  possession  ni  usage  qui  puisse  empêcher 
l'affranchissement  absolu  des  artistes  de  tout  corps  de  métier,  pour- 
qiù  les  obligeroit-on  de  s'y  faire  reconnoître  et  de  payer  de  ce 
chef  une  somme  quelconque  ?  Afin,  dit  le  conseil  de  Brabant,  de 
dédommager  ces  métiers  et  corps  d'artisans  de  ce  que  par  l'affran- 
chissement des  artistes  on  diminue  le  nombre  de  ceux   qui  devront 


—  527  - 

contribuer  dans  leurs  charges ,  et  parce  que  par  là  on  diminue  aussi 
l'hypothèque  des  créanciers  de  ces  corps.  Mais,  outre  que  le  nombre 
d'artistes,  comme  l'observe  le  conseil  de  Brabant,  qui  seroit  dans  le 
cas  de  vouloir  renoncer  au  lucre  qu'ils  pourroient  partager  avec  les 
métiers,  sera  très-petit,  et  que,  par  conséquent  le  déchet  dans  les 
revenus  des  métiers  qui  en  résultera  sera  très-modique,  une  seule 
observation  suffit  pour  faire  voir  avec  évidence  que  cette  raison  ne 
mérite  pas  la  moindre  attention. 

Il  résulte  de  l'avis  du  conseil  de  Brabant  que  l'obligation  des  ar- 
tistes de  se  faire  inscrire  dans  quelques  métiers  ou  corps ,  ou  de  s'en 
faire  reconnoître  n'est  fondé  que  sur  les  ordonnances  de  police  des 
magistrats;  par  conséquent,  cette  obhgation  n'a  rien  d'immuable,  est 
sujette  à  cesser,  même  par  des  ordonnances  de  police  contraires, 
émanées  par  les  magistrats,  et,  à  plus  forte  raison,  par  une 
disposition  souveraine,  dès  que  le  bien  public  l'exige.  Or,  si  l'obli- 
gation des  artistes  n'a  rien  de  permanent  par  elle-même,  les  droits 
des  métiers  et  corps  comme  aussi  l'assurance  des  créanciers  qui  en  sont 
inséparables  ne  peuvent  avoir  rien  d'immuables ,  et  ne  sont  de  nature 
qu'à  pouvoir  subsister  autant  que  les  ordonnances  de  police  qui  leur 
donnent  l'existence.  Cela  étant,  lorsque  le  bien  public  exige  défaire 
cesser  ces  ordonnances  on  ne  fait  injustice  à  personne  en  faisant 
cesser  les  droits  qui  en  résultoient ,  parce  que  ces  droits ,  qui  ne  sont 
que  l'effet  des  ordonnances  de  police,  sont  par  leur  nature  sujets  à 
cesser  par  la  cessation  de  ces  ordonnances,  qui  doit  avoir  lieu  dès 
que  de  bonnes  raisons  l'exigent.  En  un  mot,  les  ordonnances  de  police 
cessant  avec  justice  dès  que  le  bien  public  l'exige ,  il  est  évident  qu'il 
en  doit  en  être  de  même  par  rapport  à  tous  leurs  effets. 

D'après  ces  observations ,  nous  estimons  qu'il  pourroit  être  du  bon 
plaisir  de  Votre  Altesse  Royale  de  rejeter  ces  modifications  qui  ôte- 
roient  en  partie  l'effet  du  règlement,  attendu  que  se  faire  inscrire 
dans  un  métier  et  corps  quelconque ,  ou  s'y  faire  reconnoître  moyen- 
nant de  l'argent ,  sont  des  choses  qui ,  quoique  différentes  dans  le  fond , 
paroissent  les  mêmes  lorsqu'on  les  envisage  du  côté  de  la  forme. 

Votre  Altesse  Royale  pouri'oit  donc  se  contenter  de  déclarer,  sur 
le  pied  du  projet  de  règlement  ci -joint  ',  que  les  arts  dont  il  s'agit 

'  Il  m'a  paru  inutile  de  le  reproduire.  Voy.  plus  loin,  la  pièce  XXVIII. 


—  528   — 

ne  dérogent  pas  à  la  noblesse  ;  que  tout  le  monde  peut  les  exercer 
librement  et  vendre  ses  ouvrages,  sans  être  sujet  à  se  faire  inscrire 
dans  des  métiers,  corps  ou  compagnies  quelconques,  ni  à  s'y  faire 
reconnoitre  pourvu  que  l'artiste  se  borne  à  l'exercice  de  son  art,  sans  se 
mêler  d'ouvrages  mécaniques  ou  de  débit  réservés  aux  métiers. 

Ceux  du  conseil  de  Brabant  proposent  de  déclarer  finalement  que 
les  graveurs ,  qui  feront  des  gravures  dans  la  vue  de  les  débiter  dans 
la  province  de  Brabant,  devront  au  préalable  se  mvmir  à  cet  effet  d'un 
octroi  du  conseil  de  cette  province  sur  le  pied  usité  jusqu'ici. 

Nous  n'avons  jamais  ouï  parler  de  cet  usage,  et  nous  sommes  de 
sentiment  qu'il  ne  convient  aucunement  d'insérer  une  pareille  dispo- 
sition dans  le  règlement  dont  il  s'agit  :  1°  parce  que  nous  ne  connois- 
sons  aucun  édit  ou  règlement  qui  défende  aux  graveurs  de  vendre 
leurs  ouvrages  sans  octroi  ;  2"  parce  que  cette  entrave  et  les  frais 
qu'elle  occasionneroit  aux  graveurs  les  dégoûteroient  dans  le  temps 
que  le  règlement  a  pour  objet  de  les  encourager. 

Nous,  nous,  etc. 

(Minute  conservée  aux  archives  du 
conseil  privé.) 


XXIV. 

Lettre  de  Charles  de  Lorraine  à  Marie- Thérèse ,  par 
laquelle  il  lui  demande  l'autorisation  de  publier 
r ordonnance  relative  aux  arts  libéraux. 

Madame  ,  quoique  ces  provinces  aient  produit  successivement 
des  artistes  célèbres ,  cependant  les  arts  n'y  étoient  pas  encouragés 
comme  ils  dévoient  l'être ,  et  comme  ils  le  sont  partout ,  où  on  s'oc- 
cupe de  leur  prospérité. 

Une  chose  qui,  entre  autres,  étoit  aussi  frappante  qu'étrange  est 
que  l'on  confondoit  pour  ainsi  dire  généralement  les  arts  avec  les 
métiers ,  et  que  l'on  obligeoit  ceux  qui  s'adonnent  aux  premiers , 


—  529  — 

aux  mêmes  devoirs  et  aux  mêmes  frais  que  ceux  dont  la  profession 
se  réduisoit  aux  arts  mécaniques. 

Les  formalités  exigées  à  Anvers  d'un  jeune  peintre  ' ,  qui  déjà  avoit 
acquis  quelque  réputation  ,  ont  déterminé  le  gouvernement ,  passé 
quelques  années,  à  faire  approfondir  et  ce  qui  étoit  de  fait  et  ce  qui, 
pour  Fencouragement  des  arts ,  pouvoit  être  faisal^le.  Et  comme  les 
métiers  tiennent  ici  pour  quelque  chose  à  la  constitution ,  on  a  trouvé 
convenable  d'entendre  sur  la  matière  le  conseil  de  Brabant. 

L'avis  de  ce  tribunal  a  répandu  sur  la  matière  un  jour  favorable 
aux  vues  que  l'on  avoit,  et,  outre  l'assertion,  qu'il  n'existe  point  de 
titre  qui  pourroît  mettre  obstacle  à  une  disposition  qui  affranchi- 
roit  les  arts  libéraux  des  gênes  relatives  aux  corps  de  métier,  le 
conseil  de  Brabant  lui-même  a  proposé  des  dispositions  destinées  à 
favoriser  les  premiers. 

Le  conseil  privé  ,  de  son  côté  ,  partant  de  l'apaisement  que  donnoit 
celui  de  Brabant  sur  la  crainte  ou  l'incertitude  où  on  étoit  de  trouver 
dans  la  constitution  ou  sous  d'autres  titres  quelque  chose  d'obstatif  à 
ce  qu'on  avoit  pour  objet  de  faire  en  faveur  des  arts ,  a  poussé  sa 
proposition  plus  loin  que  le  conseil  de  Brabant ,  et  sa  consulte  ten- 
doit  à  leur  procurer  un  affranchissement  complet  et  à  le  leur  assurer, 
non  par  des  dépêches  aux  magistrats  ,  comme  l'avoit  proposé  le  con- 
seil de  Brabant ,  mais  par  un  édit  en  forme. 

Sur  le  compte  que  le  prince  de  Starhemberg  "  me  rendit  de  cette 
consulte ,  je  ne  trouvois  avec  ce  ministre  aucune  difficulté  à  accéder 
au  sentiment  du  conseil  privé ,  d'autant  moins  qu'outre  qu'une  dis- 
position majeure  comme  l'est  toute  celle  qui  se  fait  avec  la  formalité 
d'un  édit ,  désigne  plus  efficacement  la  protection  qu'on  a  intention 
d'accorder  et  d'assurer  ;  il  me  paroissoit  d'ailleurs  que  dès  qu'il  n'y  avoit 
point  d'obstacle  à  appréhender ,  il  valoit  mieux  procurer  un  avantage 
complet  pour  le  fond  et  plus  solide  quant  à  la  forme  ;  mais  il  restoit 
à  savoir  :  1°  s'il  ne  convenoit  pas  de  faire  pour  toutes  les  provinces  la 
même  dispostion  ,  et  2°  en  quoi  consistoit  ou  sur  quoi  se  fondoit  l'usage 
réclamé  par  le  conseil  de   Brabant  ,    et  d'après  lequel  les  graveurs 

'  Lens. 

-  Ministre  plénipotentiaire  pour  le  gouvernement  des  Pays-Bas. 


530 


qui  destinent  leurs  productions  à  être  débitées  sont  dans  le  cas  de 
se  munir  préalal)lement  d'un  octroi. 

Le  conseil  privé  a  été  chargé  de  s'expliquer  sur  le  premier  point 
et  le  ministre  a  fait  demander  au  chancelier  de  Brabant  information 
sur  le  second.  L'extrait  de  protocole  que  je  joins  ici  en  original 
annonce  que  le  conseil  privé ,  répondant  sur  la  question  qui  lui  a 
été  proposée ,  s'y  explique  affirmativement ,  et  quant  au  second  point , 
il  résulte  de  la  lettre  du  chancelier  de  Brabant  que,  sans  trouver 
de  difficulté  quelconque  à  l'abolition  de  l'usage  qui  astreint  les 
graveurs  à  demander  un  octroi ,  il  propose  de  soumettre  à  la  cen- 
sure ou  l'inspection  des  fiscaux  les  gravures  qu'on  pourroit  se  proposer 
de  mettre  au  jour.  D'après  cet  avis  du  chancelier  ,  la  chose  se  rédui- 
roit  pour  l'avenir  à  un  simple  devoir  de  police ,  dont  il  seroit  même 
dangereux  de  s'écarter ,  et  ainsi ,  je  ne  puis  qu'être  d'avis  qu'il  pour- 
roit plaire  à  Votre  Majesté  Impériale  et  Royale  Apostolique  de  m'au- 
toriser  à  faire  émaner  l'édit  que  le  conseil  privé  a  projeté ,  non-seu- 
lement dans  le  Brabant,  mais  aussi  dans  d'autres  provinces,  sur  le 
pied  mentionné  dans  l'extrait  de  protocole  de  ce  conseil ,  et ,  au  sur- 
plus, d'adopter  aussi  ce  que  le  même  conseil  propose  à  l'égard  des  gra- 
veurs, mais  de  faire  prendre,  pour  ce  qui  touche  les  gravures  à  débiter, 
la  précaution  suggérée  par  le  chancelier  de  Brabant. 

Je  me  soumets  néanmoins  à  ce  qu'il  plaira  à  Votre  Majesté  d'en 
ordonner ,  n'ayant ,  au  surplus ,  qu'une  seule  réflexion  à  faire  ,  c'est 
que  l'édit,  tel  qu^l  est  rédigé,  pourvoit  déjà  à  ce  que  la  profession 
d'un  art  libéral  ne  puisse  pas  servir  de  facilité  pour  étendre  la  faveur 
qu'on  accorde  au-delà  de  ce  que  l'on  a  intention  de  faire ,  ou  au  pré- 
judice de  ce  qui  est  réservé  aux  métiers  '. 

A  tant ,  etc. 

Charles  de  Lorraine. 

(Orifiinal  dans  les  archives  de  la  chancellerie 
des  Pays-Bas,  D.  100  ,  litt.  Al.) 

'  Le  cliancelicr  de  cour  et  d'Étal,  |innce  de  Kaiinitz-Rittberg ,  fil  sur  celle  lettre  un 
long  rapport  approbatif,  en  date  du  '20  janvier  1773,  en  marge  du  quel  Marie -Thérèse 
écrivit  placet.  (Ce  rapport  existe  en  original  dans  les  archives  susdites  de  la  chancellerie 
des  Pays-Bas.  ) 


—  531 


XXV. 


Dépêche  de  Charles  de  Lorraine  transmettant  au  conseil 
privé  copie  de  la  réponse  de  Marie-Thérèse. 

Bruxelles,  8  février  17 '3. 

Ayant  proposé  à  Sa  Majesté  de  donner  son  royal  agrément  aux 
dispositions  suggérées  par  le  conseil  en  faveur  des  arts  libéraux,  sauf 
que  nous  avons  proposé  d'astreindre  les  graveurs  à  soumettre  leurs 
ouvrages  à  l'inspection  et  à  la  censure  des  fiscaux,  Sa  Majesté  m'a 
écrit,  le  26  du  mois  dernier,  la  royale  dépêche  dont  la  teneur  s'en- 
suit : 

((  L'Impératrice  douairière  et  Reine. 

»  Monsieur  mon  très-cher  et  très-aimé  beau-frère  et  cousin  ;  mon 
chancelier  de  cour  et  d'État  m'ayant  fait  rapport  de  la  relation  de 
Votre  Altesse  Royale  du  8  décembre  dernier  concernant  les  disposi- 
tions à  faire  pour  affranchir  ceux  qui  exercent  la  peinture ,  la  sculpture, 
l'architecture  et  la  gravure  de  la  nécessité  de  se  faire  recevoir  dans  un 
corps  de  métier,  je  veux  bien  vous  dire,  par  la  présente,  que  je  sais 
gré  à  Votre  Altesse  du  soin  particulier  qu'elle  donne  à  tout  ce  qui 
peut  contribuer  à  faire  fleurir  les  arts,  et  trouvant,  en  effet,  que 
l'usage  que  vous  me  proposez  d'abolir  est  opposé  à  des  vues  aussi 
salutaires,  je  vous  autorise  avec  plaisir  à  faire  émaner  à  ce  sujet, 
non-seulement  dans  les  principales  villes  de  Rrabant ,  mais  aussi  dans 
celles  de  mes  autres  provinces  Belgiques ,  l'édit  projeté  par  mon  conseil 
privé  et  adopté  par  Votre  Altesse. 

»  Cependant,  comme  il  ne  constoit  pas  à  ce  conseil  collatéral  que  le 
même  abus,  qu'on  a  découvert  en  Rrabant,  existe  également  dans 
les  villes  principales  des  autres  provinces ,  je  désire  qu'avant  tout  vous 
fassiez  éclaircir  la  chose  de  plus  près ,  afin  qu'on  n'émane  pas  dans 
celles-ci  une  loi  qui  y  seroit  sans  objet. 

»  J'approuve  aussi  les  dispositions  que  vous  vous  proposiez  de  faire 
pouY"  la  suppression  de  l'usage  de  faire  lever  par  les  graveurs  du 
Rrabant  un  octroi  au  conseil  de  cette  province  pour  les  ouvrages  qu'ils 
entreprennent,  et  trouve  avec  Votre  Altesse  très-convenable  de  sou- 
mettre ces  ouvrages  à  la  censure  des  fiscaux. 


-  532   - 

»  A  tant ,  Monsieur  mon  très-cher  et  très-aimé  beau-frère  et  cousin , 
je  prie  Dieu  de  vous  conserver  en  parfaite  santé  et  longues  années. 

»  Vienne  ,  le  26  janvier  1773.  Étoit  paraphé  K.  R.  v^.  Plus  bas 
après  ces  mots  :  bonne  et  affectionnée  sœur  de  Votre  Altesse  Royale, 
signé  Marie-Thérèse.  Encore  plus  bas  :  par  llmpératrice  douairière 
et  Reine  contresigné  A.  G.  de  Lederer.  » 

Nous  la  remettons  au  conseil  pour  son  information  et  sa  direction , 
chargeant  le  chef  et  président  de  faire  les  dispositions  qui  résultent 
de  la  susdite  royale  dépêche.  Paraphé  Ch.  de  L. 

(Original  aux  archives  du  conseil  privé.) 

XXVI. 

Extrait  du  protocole  des  délibérations  et  résolutions  du  conseil 
privé,   du  i3  février  1113. 

M.  de  Fierlant  rapporta  que  S.  A.  R.  ayant  proposé  à  S.  M.  de 
donner  son  agrément  aux  dispositions  suggérées  par  le  conseil  en  fa- 
veur de  la  peinture,  de  la  sculpture,  de  la  gravure  et  de  l'architecture, 
sauf  qu'elle  a  proposé  d'astreindre  les  graveurs  à  soumettre  leurs  ouvra- 
ges à  l'inspection  et  à  la  censure  des  fiscaux,  S.  M.  a  déclaré  par  sa 
royale  dépêche  du  26  janvier  dernier,  qu'elle  approuve  ces  dispositions 
et  qu'elle  autorise  S.  A.  R.  aies  faire  émaner,  non-seulement  dans  les 
principales  villes  du  Brabant,  mais  aussi  dans  celles  de  ses  autres 
provinces  Belgiques.  Cependant ,  comme  il  ne  constoit  pas  au  conseil 
que  le  même  abus ,  qui  existe  en  Brabant ,  existeroit  également  dans 
les  villes  principales  des  autres  provinces,  S.  M.  désire  qu'avant  tout 
S.  A.  R.  fasse  éclaircir  la  chose  de  plus  près,  afin  qu'on  n'émane  pas 
dans  celles-ci  une  loi  loi  y  seroitsans  objet.  Ce  prince  en  ayant  informé 
le  conseil  et  chargé  le  chef  et  président  de  faire  les  dispositions  qui 
résultent  de  cette  royale  dépêche ,  il  fut  résolu  de  présenter  à  l'ap- 
probation de  S.  A.  R.  le  projet  de  règlement  pour  le  Brabant, avec 
l'addition  qui  résulte  de  la  résolution  souveraine ,  ainsi  que  la  lettre 
au  conseil  de  cette  province ,  afin  qu'il  le  fasse  publier  dans  les  trois 
chefs-villes. 


—  533  — 

Au  surplus ,  le  conseil  estime  qu'il  pourroit  être  du  bon  plaisir  de 
S.  A.  R.  d'agréer  qu'on  adresse  aux  officiers  fiscaux  des  autres  pro- 
vinces une  lettre  pour  les  charger  d'informer  le  gouvernement  si , 
dans  les  principales  villes  de  leur  province  ,  ce  règlement  seroit ,  ou 
non ,  sans  objet. 

On  lit  en  marge  de  cet  extrait  la  note  suivante  : 

«  S.A.  R.  s'étant  conformée  au  sentiment  du  conseil ,  l'ordonnance 
et  la  dépêche  y  relatives  ont  été  expédiées  le  17  février  '.  » 

(Registres  aux  protocoles  du  coriseil privé.) 

XXVII. 

Lettre  de  Charles  de  Lorraine  transmettant  an  conseil  de 
Brabant  V ordonnance  touchant  les  arts  libéraux ,  afin 
qu'il  en  fasse  faire  la  publication  à  Bruxelles ,  à  Anvers 
et  à  Louvain. 

Bruxelles,  13  février  1773. 

Charles-Alexandre ,  etc. 

Très-chers  et  bien  amés,  sur  le  rapport  qui  nous  a  été  fait  de 
votre  avis  au  sujet  de  l'affranchissement  des  peintres,  sculpteurs, 
graveurs  et  architectes  de  tout  corps  de  métier ,  nous  vous  faisons  la 
présente  pour  vous  dire  que  c'est  notre  intention  que  vous  fassiez 
publier  dans  les  trois  chefs-villes  de  cette  province  le  règlement 
ci-joint,  qui  contient  les  dispositions  que  nous  avons  résolu  de  faire 
à  cet  égard. 
A  tant ,  etc. 

Charles  de  Lorraine. 
Par  ordonnance  de  Son  Altesse  Royale  , 
Sigyié  De  Reul. 

(Original  dans  la  correspondance  du 
conseil  de  Brabant.) 

'   Voy.  les  deux  pièces  qui  suivent. 


—  534  — 

XXVIII. 

Texte  de  l'ordonnance  rappelée  dans  la  lettre  qui  précède  *. 

Bruxelles,  20  mars  1773. 

Marie-Thérèse ,  par  la  grâce  de  Dieu ,  impératrice  douairière  des 
Romains,  etc.  La  peinture,  la  sculpture,  la  gravure  et  l'architecture, 
ces  arts  intéressants ,  jadis  portés  à  un  haut  degré  de  perfection  dans 
ces  provinces,  depuis  négligés  et  déchus,  ont  fait  depuis  longtemps 
l'objet  de  nos  attentions  particulières  ,  et  notre  très-cher  et  très-aimé 
beau-frère  et  cousin ,  Charles- Alexandre ,  duc  de  Lorraine  et  de  Bar , 
notre  gouverneur  général  des  Pays-Bas ,  etc.,  secondant  le  désir  que 
nous  avons  de  les  voir  revivre  pendant  notre  règne ,  a  pris  sous  sa 
protection  immédiate  les  Académies  établies  en  ce  pays ,  et  a  porté 
les  soins  les  plus  attentifs  à  les  relever  par  des  arrangements  propres 
à  exciter  l'émulation  parmi  les  élèves ,  propres  à  leur  former  le  goût 
et  à  les  porter  par  degrés  à  cette  perfection  où  autrefois  on  vit  attein- 
dre tant  de  maîtres  fameux  qui  sont  sortis  de  l'école  flamande.  Nous 
voyons  avec  satisfaction  que  ses  soins  n'ont  pas  été  infructueux ,  et 
que  ces  arts  commencent  à  renoître  dans  ces  provinces.  Nous  avons 
résolu  d'en  favoriser  puissamment  les  progrès  ,  de  les  étayer  et  d'en 
relever  successivement  le  lustre  par  la  concession  des  grâces  que  nous 
trouverons  propres  à  remplir  nos  intentions  bienfaisantes  à  cet  égard. 
Dans  ces  dispositions ,  nous  n'avons  pu  voir  qu'avec  surprise  que  ces 
arts  libéraux  qui  font  tant  d'honneur  aux  pays  où  ils  fleurissent  se 
trouvent  confondus  dans  quelques  villes  de  notre  province  de  Brabant 
avec  les  arts  mécaniques  et  qu'on  y  oblige  en  partie  ces  artistes  à  se 
faire  membres  de  métiers  et  de  corps ,  composés  d'ouvriers  et  d'arti- 
sans. Cet  usage  abusif  est  trop  opposé  à  la  considération  que  méritent 
les  arts  ,  pour  que  nous  puissions  le  tolérer  davantage ,  et  voulant  y 
pourvoir ,  nous  avons ,  par  avis  de  notre  conseil,  ordonné  en  Brabant, 
et  à  la  délibération  de  notre  très-cher  et  très-aimé  beau-frère  et  cou- 

'  Le  titre  officiel  que  porte  cette  ordonnance  est  :  «Règlement  de  Sa  Majesté  concernant  la 
(1  peinture,  la  sculpture,  la  gravure  et  rarcliitecture.  »  Pourquoi  règlement?  C'est  une 
véritable  ordonnance  ou  plutôt  un  édit. 


—  535  — 

sin ,  Charles-Alexandre ,  duc  de  Lorraine  et  de  Bar ,  grand-maître  de 
l'ordre  teutonique,  notre  lieutenant,  gouverneur  et  capitaine  général 
des  Pays-Bas  ,  déclaré  ,  ordonné  et  statué  ,  déclarons ,  ordonnons  et 
statuons  que  la  peinture ,  la  sculpture ,  la  gravure  et  l'architecture  ne 
dérogent  point  à  la  noblesse ,  et  que  tout  le  monde  peut  exercer 
librement  ces  arts  et  vendre  ses  ouvrages ,  sans  être  sujet  à  se  faire 
inscrire  dans  des  métiers ,  corps  ou  compagnies  quelconques ,  ni  à  s'y 
faire  reconnoitre ,  pourvu  que  l'artiste  se  borne  à  l'exercice  de  son 
art ,  sans  se  mêler  d'ouvrages  mécaniques  ou  des  débits  réservés  aux 
métiers.  Déclarons,  au  surplus,  que  les  graveurs  n'ont  pas  besoin  de 
nos  lettres  d'octroi  pour  publier  leurs  ouvrages  ,  mais  qu'ils  doivent 
les  soumettre  à  la  censure  de  nos  officiers  fiscaux  ,  avant  que  de  les 
donner  au  jour. 

Si  donnons  en  mandement  à  nos  très-chers  et  féaux  les  chancelier 
et  gens  de  notre  conseil  de  Brabant ,  maïeur  de  Louvain ,  amman  de 
Bruxelles ,  écoutète  d'Anvers ,  et  à  tous  autres  nos  justiciers ,  offi- 
ciers et  sujets  à  qui  ce  regardera  que,  cette,  notre  présente  ordonnance, 
ils  observent  et  entretiennent ,  et  la  fassent  exactement  observer  et  en- 
tretenir, sans  port,  faveur,  ni  dissimulation.  Car  ainsi  nous  plait-il. 
En  témoignage  de  quoi  nous  avons  fait  mettre  notre  grandscel  à  ces  pré- 
sentes. Donné  en  notre  ville  de  Bruxelles,  le  2"  mars  l'an  de  grâce  1773, 
et  de  nos  règnes  le  33me.  Etoit  paraphé  Crump.  v^  Plus  bas  étoit 
Par  l'Impératrice  douairière  et  Reine  en  son  conseil  ,  signé  F. 
Lanné  ,  et  y  étoit  appendu  le  grand  scel  de  Sa  Majesté ,  imprimé  en 
cire  rouge,  à  double  queue  de  parchemin. 

XXIX. 

Lettre  circulaire  adressée  aux  conseillers  fiscaux  et  pro- 
cureurs généraux  des  conseils  de  justice,  conformément 
à  la  résolution  de  Charles  de  Lorraine  citée  plus  haut. 

Bruxelles,  25  février  1773. 

L'Impératrice  douairière  et  Reine. 

Comme  nous  avons  fait  publier  dans  les  trois  chefs-villes  du  Brabant 
le  règlement  ci-joint,  et  que  nous  avons  résolu  de  le  faire  publier 


~  536  — 

également  dans  les  villes  principales  des  autres  provinces,  à  moins  qu'il 
n'y  fût  sans  objet ,  nons  vous  faisons  la  présente  pour  vous  dire  que 
c'est  notre  intention  que  vous  nous  informiez  de  cette  circonstance. 
A  tant ,  etc. 

Aux  conseillers  fiscaux  du  grand  conseil  de  Malines. 

Aux  conseillers  fiscaux  de  Flandre 

Au  conseiller  fiscal  de  Hainaut. 

Au  procureur  gt^néral  de  Namur. 

Au  manibour  de  Gueldre. 

Au  fiscal  du  conseil  de  Tournay. 

Au  procureur  général  de  Luxembourg. 

(Minute  aux  archives  du  conseil  privé.) 

XXX. 

Avis  du  procureur  général  de  Namur. 
Namur,  30  Mars  m3. 

Messeigneurs ,  en  conséquence  de  la  dépèche  de  Vos  Seigneuries 
Illustrissimes ,  datée  du  25  février  dernier ,  me  parvenue  seulement  le 
27  de  ce  mois ,  j'ai  examiné  le  règlement  qui  a  été  publié  dans  les  trois 
chefs-villes  du  Brabant  concernant  la  peinture ,  la  sculpture ,  la  gravure 
et  l'architecture. 

J'estime  qu'il  pourroit  se  publier  également  en  cette  ville,  attendu 
que  nous  avons  ici  plusieurs  sculpteurs  tant  en  bois  qu'en  pierre,  et 
dont  quelques-uns  ont  fait  des  morceaux  auxquels  les  connoisseurs 
ont  applaudi ,  au  point  que  les  états  de  cette  province  tiennent  actuel- 
lement à  leurs  frais,  en  Italie,  un  jeune  homme  pour  se  former  de 
plus  en  plus  dans  la  sculpture',  lequel  a  travaillé  plusieurs  années  sous 
le  sieur  Delvaux ,  à  Nivelles ,  et  que  nous  avons  d'ailleurs  quelques 
peintres  qui  pourront  se  perfectionner. 

J'estime  encore  que  comme  les  sculpteurs,  à  Namur,  sont  membres 
du  métier  des  menuisiers  et  les  peintres  de  celui  des  merciers ,  qu'il 
conviendroit  d'ajouter  dans  ce  règlement,  immédiatement  avant  la 
clause  concernant  les  graveurs  «  que  ceux  d'entre  lesdits  artistes  qui 
»  sont  actuellement  membres  desdits  métiers  pourront  s'en  séparer.  » 

'  Il  s'agit  de  Pierre-François  Leroy,  né  à  Namur  en  1739. 


—  537  — 

C'est  ce  que  les  principaux  d'entre  eux,  que  j'ai  mandés  chez  moi,  dési- 
reroient  d'obtenir,  tant  pour  éviter  une  pocédure  que  lesdits  métiers 
pourroient  leur  intenter  sous  prétexte  que  le  règlement  ne  paroît  par- 
ler qu'au  futur ,  c[ue,  parce  que  s'ils  ne  sont  point  détachés  desdits 
métiers,  ils  seroient  obligés  à  payer  les  charges  d'iceux ,  tandis  que 
les  particuliers  qui  viendroient  à  la  suite  exercer  les  arts  libéraux 
susdits  ne  payeront  la  moindre  chose. 

Me  l'émettant  à  ce  qu'il  plaira  à  Vos  Seigneuries  Tllustrisimes  d'en 
décider,  j'ai  l'honneur,  etc. 

Signé  H.  M.  Dupaix. 
(Original  aux  archives  du  conseil  privé.) 


XXXI. 

Avis  du  conseiller  fiscal  du  conseil  de  Hainaut. 
Mons,  2  avril  1773. 

Madame ,  ayant  plu  à  Votre  Majesté  de  m'envoyer ,  par  sa  dépêche 
du  25  mars  dernier  ' ,  un  exemplaire  du  règlement  du  20  du  même 
mois  -  concernant  la  peinture ,  la  sculpture  ,  la  gravure  et  l'archi- 
tecture, en  m'ordonnant  de  l'informer  s'il  étoit  cause  à  le  faire 
publier  dans  les  villes  principales  de  sa  province  de  Hainaut ,  après 
avoir  examiné  ce  règlement ,  je  me  suis  informé  si  ces  arts  libéraux 
étoient  indécemment  confondus  en  cette  province  avec  les  arts 
mécaniques ,  et  si  on  y  obligeoit  ces  artistes  à  se  faire  membres  des 
métiers  et  des  corps  composés  d'ouvriers  et  artisans. 

Toutes  les  connoissances  que  j'ai  prises,  m'instruisent  que  ces^arts 
libéraux  y  sont  permis  ,  sans  aucun  assujettissement ,  à  quiconque 
veut  s'y  livrer. 

J'ai  cependant  découvert  que  les  échevins  de  la  ville  de  Mons  avoient 
donné  des  lettres  de  connétablie  ,  le  18  juin  4592 ,  qui  érigoient  en 
corps,  et  soumettoient  à  apprentissage,  chef-d'œuvre,  etc.,  lespefn- 

'  Il  faut  lire  février. 
-  Mars. 

XXIX  XXIII  50 


—  538  — 

très  ,  brodeurs  ,  tailleurs  dimages  et  voiriers  ' ,  que  l'on  m'a  assuré 
cependant  n'avoir  jamais  été  mises  à  exécution  ,  cliose  d'ailleurs  qui 
n'avoit  pas  été  permise  aux  échevins. 

Dans  ces  circonstances  ,  je  ne  vois  pas ,  Madame,  que  la  cause  im- 
médiatement donnée  pour  la  publication  de  ce  règlement  dans  les 
trois  chefs-villes  de  Votre  Majesté  en  sa  province  de  Brabant ,  ait  lieu 
dans  sa  province  de  Hainaut.  Cependant,  ce  règlement  ne  serviroit-ij 
qu'à  réveiller  les  idées  du  peuple  sur  ces  arts  libéraux  et  à  exciter 
l'inclination  à  s'y  livrer  par  la  faveur  et  protection  que  Votre  Majesté 
veut  y  attacher  ,  je  crois  que  ces  motifs  sont  suffisants  pour  le  faire 
publier  dans  la  capitale^  et  en  la  ville  d'Ath. 

Te  suis,  etc. 

Signé  A.  Pépin. 

{Original  aux  archives  du  comeil  privé.) 


XXXII. 

Avis  du  mamhour  ou   conseiller  fiscal  de  Gueldre. 
Ruremonde  ,  2  avril  1773. 

Madame,  il  a  plu  à  Votre  Majesté  de  me  communiquer,  par  sa  dé- 
pèche du  25  février  passé,  reçue  le  3'J  mars  y  suivant,  un  règlement  con- 
cernant la  peinture ,  la  sculpture ,  la  gravure  et  l'architecture ,  qu'elle 
a  fait  publier  dans  les  trois  chefs-villes  du  Brabant,  me  donnant  à 
connoitre  qu'elle  avoit  résolu  de  le  faire  publier  également  dans  les 
villes  principales  des  autres  provinces,  à  moins  qu'il  n'y  fût  sans 
objet,  ce  dont  elle  me  charge  de  l'informer. 

En  très-humble  obéissance,  j'ai  l'honneur  d'informer  Votre  Majesté 
que,  dans  la  ville  de  Rviremonde,  capitale  du  haut  quartier  de  Gueldre, 
il  subsiste  un  métier  qui  a  été  d'ancienneté  composé,  selon  les  Chartres 
qu'il  y  en  a,  accordés   par   le  magistrat  de    la   même   ville,  du  23 


'  Vitriers.  Ces  mots  sont  sniilignôs  dans  la  pièce  originale. 
-  Mons. 


—  539  — 

novembre  1600,  d'orfèvres,  peintres  (qui  comprennent  aussi  les  bar- 
bouilleurs) sculpteurs,  graveurs  et  vitriers. 

Selon  ce  chartre,  personne  ne  peut  acquérir  le  métier  s'il  n'est 
bourgeois  de  la  ville  de  Ruremonde,  soit  par  naissance  ,  soit  par 
mariage,  soit  par  achat  et  qu'il  n'ait  passé  quatre  ans  dans  l'appren- 
tissage. 

Les  étrangers  avant  que  d'être  admis  à  la  bourgeoisie  et  au  métier 
doivent  faire  preuve  de  lenr  naissance,  vie  catholique  et  d'avoir 
appris  leur  profession  dans  quelque  ville  anséatique  ou  autre  ville 
célèbre,  et  d'en  avoir  un  congé  honnête. 

Que  ceux  qui  veulent  acheter  ce  métier  doivent  faire  une  preuve 
sous  l'approbation  des  doyens  du  même  métier,  et  payer  pour  droit  de 
métier  cinq  ducatons,  deux  aimes  de  bonne  bière,  deux  quartauts 
de  vin ,  deux  seaux  de  cuir  pour  la  ville  et  deux  livres  de  cire  pour 
le  service  divin. 

Que  ceux  qui  veulent  vendre  ou  commercer  en  peinture  et  sculp- 
ture doivent  reconnoitre  le  métier  avec  ime  demi-aime  de  bière. 

Et  finalement,  que  les  peintres  et  sculpteurs  étrangers  ne  peuvent 
pas  exercer  leur  art  en  cette  ville ,  même  ne  peuvent-ils  être  assistés 
par  quelque  maître  ou  autre  suppôt  du  métier. 

Toutes  ces  circonstances  démontrent  assez  clairement  que  ces  arts 
libéraux  se  trouvent  confondus,  dans  la  ville  de  Ruremonde,  avec  les 
arts  mécaniques,  et  que  ces  artistes  subissent  le  même  sort  que  les 
autres  ouvriers  et  artisans  relativement  à  l'acquisition  du  métier  et 
à  l'exercice  de  leur  art  et  à  ce  qui  en  dépend,  le  tout  directement 
contre  la  gracieuse  intention  de  Votre  Majesté  et  l'avantage  du  public. 

Pour  ces  raisons,  l'avisant  estime,  sous  correction  très-humble, 
qu'il  y  a  matière  et  de  sujet  assez  qui  peut  déterminer  Votre  Majesté 
de  faire  publier  également  le  susdit  règlement  dans  cette  province, 
en  la  ville  de  Ruremonde,  capitale  d'icelle. 

.l'ai  l'honneur,  etc. 

Signé  Van  Dunghen. 
(Original  aux  archives  du  conseil  privé. 


—  540  — 

XXXIII. 

Avis  du  conseilleï'  fiscal  et  du  procureur  général  du  conseil  de 

Flandre. 

Gand,  7  mai  1773. 

Messeigneurs ,  Vos  Seigneuries  Illustrissimes  nous  ont  fait  con- 
noître  par  dépèche  du  25  février  dernier,  que  Sa  Majesté  avoit  fait 
publier  dans  les  trois  chefs-villes  du  Braisant  un  règlement  pour 
exempter  l'exercice  de  la  peinture ,  sculpture  ,  gravure  et  architecture 
de  tous  corps  de  métier,  quoique  même  ceux  qui  s'adonnent  à  ces  arts 
vendissent  leur  ouvrage ,  et  que  le  gouvernement  avoit  résolu  de  faire 
publier  ce  règlement  dans  les  villes  principales  des  autres  provinces,  à 
moins  qu'il  n'y  fût  sans  objet,  nous  chargeant  en  conséquence,  d'in- 
former Vos  Seigneuries  Illustrissimes  des  circonstances  relativement  à 
notre  ressort. 

Pour  y  satisfaire  ,  nous  avons  écrit  aux  magistrats  des  villes  où  nous 
savons  exister  des  corps  de  métier ,  qui  sont  Gand ,  Bruges ,  Ypres , 
Courtrai ,   Audenarde  et  Termonde. 

Nous  venons  de  recevoir  leurs  réponses ,  d'après  lesquelles  nous 
avons  l'honneur  d'informer  Vos  Seigneuries  Illustrissimes  que  le  règle- 
ment susmentionné  seroit  sans  objet  dans  les  villes  de  Bruges  et  de 
Termonde,  puisque  les  arts  de  la  peinture,  de  la  sculpture,  delà 
gravure  et  de  l'architecture  y  sont  entièrement  libres ,  sans  être  sujets 
à  reconnoître  ou  contribuer  dans  aucune  compagnie  ou  corps  de  mé- 
tier ;  mais,  dans  les  villes  de  Gand,  d'Ypres,  de  Courtrai  et  d' Aude- 
narde ,  ces  arts  sont  compris  dans  l'un  ou  l'autre  corps  de  métier , 
de  sorte  que ,  pour  faire  cesser  l'abus  qui  y  subsiste  à  cet  égard ,  il 
seroit  nécessaire  d'y  faire  publier  le  règlement  dont  s'agit.  Les  dispo- 
sitions qui  y  sont  renfermées  ne  peuvent  d'allieurs  opérer  aucun  in- 
convénient dans  les  villes  où  la  liberté  qu'elle  étal^lit  [sic)  n'a  pas  encore 
lieu ,  ce  que  les  magistrats  de  ces  villes  nous  ont  aussi  déclaré. 

Espérant  d'avoir  satisfait  aux  ordres  de  Vos  Seigneuries  Illustris- 
simes sur  cet  objet ,  nous  avons  l'honneur ,  etc. 

Signé  F.  Dirieckx,  De  Gausmaeker. 

Les  conseillers  fiscaux  de  Flandre, 

{Oriyinal  aux  uvclùves  du  conseil  privé.) 


—  541  — 

XXXIV. 

Répoïise  à  la  lettre  qui  précède. 
Bruxelles,  U  juillet  1713. 
L'Impératrice  douairière  et,  Reine  , 

Cliers  et  féaux  ,  comme  vous  restez  en  défaut  de  remplir  les  ordres 
que  nous  vous  avons  donnés  par  notre  dépêche  du  25  février  dernier, 
au  sujet  d'un  règlement  à  émaner  dans  votre  ressort ,  touchant  la 
peinture,  la  sculpture ,  la  gravure  et  l'architecture,  nous  vous  char- 
geons d'y  satisfaire  sans  ultérieur  délai. 

A  tant,  etc. 

Par  ordonnance  de  Sa  Majesté  , 
Signé  P.  Maria. 

{Original  aux  archives  du  grand  conseil.) 

XXXV. 

Avis  du  conseiller  fiscal  et  du  procureur  général 
du  grand  conseil  de  Malines. 

Malines,  20  juillet  1713. 

Madame,  le  désir  de  satisfaire  aux  ordres  de  Votre  Majesté,  con- 
tenus en  sa  dépêche  du  23  février  '  dernier,  nous  anima  au  point 
que  sitôt  à  la  réception  d'icelle  nous  fîmes  plusieurs  perquisitions 
pour  parvenir  à  la  découverte  de  ce  qui  pourroit  faire  l'objet  de  la 
publication  dans  notre  ressort  du  règlement  y  joint.  Nous  nous 
adressâmes ,  entre  autres ,  à  ceux  du  magistrat  de  cette  ville ,  sous 
la  direction  desquels  y  est  érigée,  depuis  peu,  une  Académie,  pour 
qu'ils  nous  informassent  des  arts  que  l'on  y  enseigne.  Mais,  nous 
ne  savons  pour  quelles  raisons,  ceux-ci  sont  restés  jusqu'à  présent 
en  défaut  de  satisfaire  à  notre  réquisition,  et  ce  ne  fut  qu'à  force  de 

'  Lisev:  25. 


—  542    — 

sollicitations  qu'ils  s'engagèrent  enfin  d'y  oJjtempérer  le  plus  tôt  pos- 
sible. Nous  attendons  avec  impatience  l'instant  qu'ils  nous  éclaircissent 
sur  ce  point,  pour  que  nous  puissions  de  suite  nous  acquitter  de  notre 
devoir  envers  Votre  Majesté. 

Nous  sommes  en  très-profond  respect,  etc. 

Les  conseillers  fiscaux  de  Votre  Majesté 
en  son  grand  conseil . 

Signé  AViricx,J.  C.  Diu. 

(Oriijinal  aux  arcliives  du  conseil pri  vé.) 

XXXVI. 

Avis  du  procureur  général  du  conseil  de  Toiirnay. 
Tournay,  20  juillet  1773. 

Madame ,  j'ai  reçu  le  règlement  que  V'otre  Majesté  a  daigné  faire 
émaner  le  20  de  mars  dernier  pour  la  province  de  Brabant ,  quj 
affranchit  des  entraves  des  corps  de  métiers  ceux  qui  exercent  la 
peinture,   la  sculpture,  la  gravure  et  l'architecture. 

Satisfaisant  aux  ordres  de  Votre  Majesté  relativement  à  cet  objet , 
j'estime,  sous  correction  très-humble  et  très-respectueuse,  que  la 
promulgation  de  ce  règlement  seroit  utile  et  avantageuse  à  la  ville  de 
Tournay  ,  où  les  corporations  des  métiers  se  sont  multipliées  et  aux- 
quelles on  a  attaché  bien  des  privilèges  et  donné  des  règlements  et  des 
statuts  abusifs ,  dressés  bien  moins  pour  faire  de  bons  ouvriers  que 
pour  procurer  de  l'argent  aux  communautés  ;  qu'elles  sont  d'autant 
plus  onéreuses  au  public  qu'elles  tendent  à  la  dépopulation  et  au 
monopole  et  se  soutiennent  réciproquement  au  moyen  d'une  juridic- 
tion particulière  ,  qui  est  exercée  par  levu's  doyens  ,  où  on  pointillé  et 
chicane  à  grand  frais  sur  des  points  d'ordonnances  transcrits  dans  un 
langage  gothique ,  rempli  de  contradictions  et  souvent  obscur. 

Le  règlement  de  Votre  Majesté  seroit  d'autant  plus  utile  que  les 
peintres  de  Tournay  sont  incorporés  avec  les  plombiers ,  vitriers  et 
étainiers ,  doreurs  et  blanchisseurs  ;  qu'ils  sont  suppôts  de  la  chambre 
des  arts  et  métiers  ,  ce  qui  fait  un  contraste  singulier  ,  qui  en  avilissant 
les  peintres  ,  leur  fait  perdre  cette  vivacité  d'imagination  et  le  goût  du 


—  543  — 

beau  que  doit  leur  inspirer  l'art  libéral  qu'ils  exercent  et  les  dis- 
tinctions qui  y  sont  attachées.  Aussi  j'ai  vu  avec  surprise  ,  il  y  a  quel- 
ques années  ,  le  corps  des  peintres  de  cette  ville  attraire  un  particulier 
à  la  chambre  des  arts  et  métiers ,  pour  avoir  fait  composer  à  son 
usage  des  tableaux  dans  d'autres  villes,  et  les  avoir  introduits  à  Tour- 
nay ,  au  préjudice  de  leurs  prétendus  droits  exclusifs  ,  multiplier  les 
frais  et  l'obliger  à  composer  avec  eux. 

Peut- on  rien  voir  de  plus  absurde  et  de  plus  contraire  à  la  liberté 
naturelle  ,  surtout  pour  des  objets  de  luxe  et  de  goût ,  tels  que  sont 
les  tableaux  ! 

Les  sculpteurs  sont ,  de  leur  côté ,  confondus  avec  les  tailleurs  de 
pierres  et  les  paveurs  en  grés ,  et  sont ,  de  même  ,  asservis  à  des 
règlements  anciens  qui  en  gênent  et  arrêtent  les  progrès. 

Je  dois  rendre  cependant  justice  au  zèle  du  magistrat  dans  cette 
partie.  L'établissement  qu'il  a  formé  d'une  Académie  de  dessin ,  de- 
puis quatorze  à  quinze  ans ,  qui  se  soutient  très -bien  par  les  soins 
qu'il  prend  pour  la  perfectionner ,  a  relevé  de  beaucoup  en  cette 
ville  les  arts  libéraux.  Les  faveurs  que  Votre  Majesté  daigne  leur 
accorder  par  son  règlement  sera  un  nouveau  moyen  qui  excitera  l'ému- 
lation la  plus  grande  parmi  les  artistes. 

Je  crois  même  que  Votre  Majesté  pourroit,  quant  à  Tournay,  les 
exempter  de  la  juridiction  de  la  chambre  des  arts  et  métiers  et 
des  contributions  annuelles  qu'ils  sont  obligés  d'y  fournir. 

Laissant  néanmoins  le  tout  à  sa  très-haute  sagesse  et  pourvue  dis- 
crétion ,  je  suis  etc. 

Le  conseiller  et  procureur  général  du  conseil 
provincial   de  Tournay. 
Signé  De  Bettignies. 
(Original  aux  archives  du  conseil  privé.) 

XXXVIL 

Avis  du  procureur  général  du  conseil  de  Luxembourg. 

Luxembourg,  31  juillet  1773. 

Madame,  Votre  Majesté,  en  ni'informant  par  ses  gracieuses  dépèches 
du  25  février  dernier,  qu'elle  a  fait  publier  dans  les  trois  chefs-villes 


—  544   — 

du  Brabantle  règlement  ci-joint,  concernant  la  peinture,  la  sculpture, 
la  gravure  et  l'architecture,  daign'e  me  faire  connoître  qu'elle  a  résolu 
de  le  faire  également  publier  dans  les  villes  principales  de  ses  autres 
provinces,  à  moins  qu'il  n'y  fût  sans  objet,  et  me  charge,  en  consé- 
quence, de  l'informer  de  cette  circonstance. 

Pour  satisfaire  aux  ordres  de  Votre  Majesté,  j'ai  l'honneur  de  dire 
que  nous  avons  à  Luxembourg  des  peintres,  sculpteurs,  graveurs 
et  architectes ,  mais  ce  ne  sont  pas  des  gens  qui  auraient  été  dans 
quelque  Académie.  Il  y  a  des  peintres  qui  font  des  portraits  ;  il  y  en  a 
d'autres  qui  ne  font  que  des  paysages  et  autres  ouvrages  semblables, 
et  il  arrive  encore  souvent  qu'ils  contentent  ceux  qui  les  employent. 
Quant  aux  sculpteurs,  graveurs  et  architectes,  je  n'en  connois  pas 
qui  se  borneroient  à  un  de  ces  arts.  Ils  sont  obligés  (sans  doute  parce 
qu'il  ne  sont  pas  assez  employés)  de  se  mêler  aussi  de  la  menuiserie, 
maçonnerie  ou  de  quelque  autre  ouvrage  pareil  pour  pouvoir  subsister. 

Au  moyen  de  quoi  je  crois  avoir  satisfait  aux   ordres  de  Votre 

Majesté,  et  suis  etc. 

Signé  Hynen. 
{Original  aux  archives  du  conseil  privé.) 

XXXVIII. 

Avis  des  conseillers  fiscaux  du  grand  conseil  de  Matines. 
Malines,  3  août  1773. 

Madame ,  satisfaisant  aux  ordres  de  Votre  Majesté ,  repris  en  sa 
dépêche  du  25  février  dernier  ,  relativement  à  la  lettre  que  nous  lui 
fîmes  parvenir  le  20  de  ce  mois  ,  celle-ci  jointe ,  que  ceux  du  ma- 
gistrat de  la  ville  et  province  de  Malines  viennent  de  nous  écrire  ' , 
tant  au  sujet  des  artistes  qui  s'y  trouvent ,  que  de  l'Académie  qu'ils  y 
ont  érigée  sous  la  direction  et  instruction  du  sieur  Herryns ,  qui  fut 
premier  de  l'Académie  à  Anvers  et  ensuite  directeur  d'icelle,  con- 
firme les  notions  que  nous  nous  sommes  procurées  d'ailleurs  à  cet 
égard. 

Enellet,nous  sonmies  informés  que,  i)our'  le  peu  de  temps  que 
cette  Académie  existe,  les  élèves  dont  le  nombre  se  multiplie  de  jour 
en  jour,  y  font  tant  de  progrès  par  les  soins  que  le  directeur  y  ap- 

'   Voij.  la  pièce  qui  suit. 


—  545  — 

porte  assiduement ,  qu'elle  paioîl  être  digne  de  la  haute  et  puissante 
protection  de  Son  Altesse  Royale. 

Ces  soins  dudit  sieur  Herryns  sont  d'autant  plus  efficaces  qu'il  est 
parvenu  à  un  des  hauts  degi'és  de  perfection  par  sa  capacité  et  appli- 
cation continuelles,  de  manière  que  s'il  les  continue,  l'on  pourroit 
espérer  de  voir  renoître  à  la  suite  les  grands  hommes  que  Malines 
foui'nissoit  autrefois.  Mais  comme  le  zèle  qu'il  témoigne  jusqu'à  pré- 
sent pour  l'instruction  de  la  jeunesse  pourroit  facilement  se  ralentir 
par  la  considération  de  la  perte  qu'il  fait  du  temps  qu'il  emploie,  tant 
à  instruire  ses  élèves  qu'à  la  recherche  des  dessins  qu'il  doit  leur 
procurer,  ilsemhle  que  le  meilleur  moyen  de  maintenir  ce  zèle  seroit 
de  lui  accorder  la  petite  somme  qu'il  demande  en  indemnité  et  que 
ceux  du  dit  magistrat  désireroient  pouvoir  lui  donner. 

Toutes  ces  raisons  nous  paroissent  assez  puissantes  pour  qu'il  puisse 
plaire  à  Votre  Majesté  de  faire  publier  en  cette  ville,  et  dans  les  autres 
de  notre  ressort  le  règlement  qu'il  lui  a  plu  de  faire  émaner  par 
rapport  à  la  peinture ,  la  sculpture ,  la  gravure  et  l'arcliitecture  , 
ainsi  que  d'autoriser  ceux  du  magistrat  de  cette  ville  d'accorder  audit 
Herryns  une  pension  de  deux  cents  florins  par  an ,  au-dessus  des 
pleines  franchises  pour  la  consomption  '  de  son  ménage. 

Néanmoins  nous  nous  remettons  au  meilleur  jugement  de  Votre 

Majesté,  et  sommes,  etc. 

Les  conseillers  fiscaux  de  Votre  Majesté 

en  son  grand  conseil, 
Signé  J.  J.  Wmicx,  J.  C.  Diu. 
(Original  aux  archives  du  conseil  privé.) 

XXXIX. 

Lettre  du  magistral  de  Malines  aux  co)iseill.ers  fiscaux  du 

grand   conseil,    rappelée   dans   l'avis  de    ces   derniers. 

Malines,  2  août  1773. 

Mes.sieurs  ,  puisque  vous  avez  eu  la  bonté  de  nous  faire  connoître 

que  l'intention  du  gouvernement  est  de  faire  publier  aussi  d^ns  cette 

ville  le  règlement  qu'il  a  plu  à  Sa  Majesté  de  faire  émaner  et  publier 

'  Consommation. 


—  546   — 

dans  les  trois  chefs-villes  de  Brabant,  touchant  la  peinture,  la  sculpture, 
la  gravure  et  l'architecture,  à  moins  qu'il  n'y  fût  sans  objet,  nous 
avons  riionneiu"  de  vous  supplier  d'informer  le  gouvernement  que, 
quoique  les  susdits  artistes  soient  obligés ,  à  Malines  ,  à  se  faire 
membres  du  métier  des  peintres  et  sculpteurs  ,  nous  avons  cependant 
toujours  eu  à  cœur  de  favoriser  ces  arts ,  non-sevdement  en  exemptant 
les  fameux  maîtres  et  artistes  des  charges  et  obligations  du  métier, 
pourvu  qu'ils  se  bornoient  à  l'exercice  de  leur  art,  mais  afin  de  les 
faire  revivre,  nous  avons,  par  forme  d'essai,  érigé  depuis  un  an  une 
Académie  de  peinture,  sculpture,  architecture  et  perspective  sous  la 
direction  et  instruction  du  sieur  Herryns  ,  premier  de  l'Académie , 
à  Anvers  ,  et  qui  y  a  aussi  été  directeur  de  l'Académie ,  qui  y  instruit 
les   élèves  jusqu'ici  gratis. 

Cette  Académie  a  déjà  fait  tant  de  progrès  que  le  nombre  des  élèves 
qui  s'appliquent  à  la  peinture  et  sculpture  se  monte  à  80  ou  90 ,  et 
ceux  qui  s'adonnent  à  l'architecture,  y  compris  les  étrangers,  qui 
y  viennent  de  2  à  3  lieues  à  la  ronde,  à  90. 

Les  peines  et  le  temps  que  ledit  Herryns  doit  employer  pour 
instruire  cette  jeunesse  et  autres  élèves ,  en  négligeant  même  ses 
propres  affaires,  et  cela  sans  aucune  récompense ,  nous  font  cependant 
prévoir  que  cet  établissement  si  nécessaire  pour  faire  revivre  ces 
arts  dans  Malines  et  nous  procurer  d'autres  Coxie ,  Luc- François 
Faidherbes  ,  Vander  Veken,  etc.,  ne  sera  pas  d'une  longue  durée. 

Il  nous  faudroit,  pour  son  maintien,  un  protecteur,  et  que  nous 
serions  autorisés  d'accorder  au  précepteur  une  modique  récompense 
annuelle ,  qui  le  dédommage  en  quelque  façon  de  ce  qu'il  perd  pendant 
le  temps  qu'il  emploie  pour  instruire  ses  élèves. 

La  récompense  que  ledit  Herryns  demande  n'est  point  d'une  grande 
considération ,  eu  égard  qu'elle  ne  monte  qu'à  une  somme  de  200 
florins  par  an,  au-dessus  des  pleines  franchises  pour  la  consommation 
de  son  ménage ,  et  qu'il  est  de  votre  connoissance  que  ledit  Herryns , 
moyennant  cette  somme ,  est  obligé  d'enseigner  des  élèves ,  à  savoir  : 
pour  la  peinture  et  sculpture,  tous  les  jours,  depuis  la  Toussaint 
jusqu'à  mi-mars,  de  6  heures  de  l'après-midi  jusqu'à  8  heures  du  soir, 
et  poui-  l'architectuie  et  perspective  tous  les  dimanches  et  fêtes  de 
*'année,  depuis  10  heures  et  demi  du  matin  jusqu'à  midi. 


—  547  — 

Nous  venons  de  faiie  pour  ces  deux  objets  une  représentation   à 
Son  Altesse  Royale. 

Nous  vous  supplions  donc ,  Messieurs ,  de  rescrire  en  sorte  au  gou- 
vernement, non-seulement  atin  que  ledit  règlement  soit  publié  dans 
cette  ville,  mais  aussi  à  ce  qut  le  bon  plaisir  de  Son  Altesse  Pvoyale 
soit  de  nous  accorder  notre  demande ,  et ,  par  conséquent,  de  prendre 
ladite  Académie  sous  sa  protection  immédiate ,  et  de  nous  autoriser 
afin  d'accorder  audit  Herryns  une  pension  de  deux  cents  florins  par 
an ,  au-dessus  des  pleines  franchises  pour  la  consommation  de  son 
ménage. 
Nous  avons  l'honneur,  etc. 

Les  communemaîtres,  échevins  et  conseil  de  la  ville 
et  province  de  Malines , 

Signé  J.  A.  Vander  Linden. 
(Original  aux  archives  du  conseil  privé). 


XL. 

Dépêche  par  laquelle  Charles  de  Lorraine  transmet  au 
co)iseil  privé  la  requête  mentio)inée  dans  la  lettre 
précédente  '. 

Bruxelles  .  9  août  1773. 

Les  communemaîtres ,  échevins  et  conseil  de  la  ville  de  Malines 
nous  suppliant,  par  la  requête  ci-jointe,  de  vouloir  prendre  sous  notre 
protection  l'Académie  de  peinture  ,  sculpture  ,  etc. ,  qu'ils  ont  érigée 
nouvellement  en  ladite  ville  ,  et  de  les  autoriser  à  accorder  au  nommé 
Herryns,  directeur  de  ladite  Académie,  une  pension  annuelle  de 
IL  200  courant ,  par-dessus  la  jouissance  des  franchises  en  entier  sur 
les  espèces  de  consommation ,  nous  la  remettons  au  conseil  afin  qu'il 
nous  informe  de  son  sentiment  sur  ce  qui  en  fait  l'objet. 

Paraphé  Gu.  de  L. 


'  11  m'a  paru  inutile  de  re|)roduire  cette  requête. 


—  548  — 


XLI. 


Lettre  du  conseil  privé  adressant  la  requête  susdite  au 
conseiller  fiscal  du  grand  conseil. 

Bruxelles,  Il  ac-jt  1773. 

L'Impératrice  douairièe  et  Reine. 

Cher  et  féal ,  nous  vous  remettons  la  requête  ci-jointe  ,  présentée 
de  la  part  des  communemaîtres ,  échevins  et  conseil  de  la  ville  de 
Malines ,  pour ,   qu'après  en  avoir  examiné  le  contenu  ,  vous  nous  y 
rendiez  votre  avis. 
A  tant ,  etc. 

Par  ordonnance  de  sa  Majesté. 

Signé  S.  Maria. 
{Minute  aux  archives  du  conseil  privé.) 


XLII. 

Avis  du  conseiller  fiscal  du  grand  conseil  sur  la  requête 
du  magistrat  de  Malines. 

Malines,  23  août  1773. 

Madame ,  il  u  plu  à  Votre  Majesté  d'envoyer  à  mon  avis ,  par  dépèche 
du  14  de  ce  mois,  la  requête  présentée  à  Son  Altesse  Royale  de  la 
part  des  communemaîtres ,  échevins  et  conseil  de  la  ville  de  Malines 
ci -rejointe  ,  tendante  à  ce  que  le  bon  plaisir  de  Sadite  Altesse  Royale 
seroit  de  prendre  sous  sa  haute  et  puissante  protection  l'Académie 
établie  en  cette  ville,  et  d'autoriser  les  suppliants  d'accorder  au  pré- 
cepteur de  cette  Académie  im  gage  annuel  de  200  florins ,  outre  les 
pleines  franchises  pour  la  consom)nation  de  son  ménage. 

Ayant  examiné  cette  requête  et  satisfaisant  aux  ordres  repris  en 
ladite  dépèche,  dirons  qu'il  est  vrai  que,  depuis  un  an,  le  magistrat 
de  cette  ville  a  érigé  par  forme  d'essai  une  Académie  de  peinture,  de 
sculpture,  ai'chitecture  et  perspective  sous  la  direction  et  instruction 
du  sieur  Herryns,  qui  a  été  premier  de  l'Académie,   à  Anvers,  et  y 


—  549   — 

fut  ensuite  directeur  de  la  même  Académie  ;  qu'à  l'effet  de  mettre 
cette  Académie  en  train ,  le  magistrat  a  assigné  une  place  convenable 
audit  HeiTyns,  où  les  élèves  se  rendent  aux  heures,  marquées,  pour 
profiter  des  leçons  qu'il  donne,  et  pour  maintenir  le  bon  ordre,  ledit 
Herryns  ayant  demandé  une  règle,  ceux  du  magistrat  ont  porté  l'or- 
donnance du  12  octobre  1772  dont  la  copie  est  pareillement  ici 
jointe  \  Qu'il  est  vrai  aussi  que  cette  Académie  a  déjà  fait  tant  de 
progrès  que  le  nombre  des  élèves  qui  s'apiiliquent  à  la  peinture  et 
sculpture  monte  actuellement  de  80  à  90  personnes ,  et  ceux  qui 
s'occupent  à  l'architecture  et  perspective  sont  également  au  nombre 
de  80  à  90,  y  compris  plusieurs  étrangers  qui  y  accourent  de  2  et 
3  lieues  d'alentour  de  cette  ville  ;  que  ledit  Herryns  est  homme  de 
bonne  conduite  et  de  probité  ,  fort  zélé  et  très-exact  à  ses  leçons  et 
se  donne  beaucoup  de  peines  pour  avancer  ses  élèves,  à  quel  effet  il 
est  obligé  d'employer  un  temps  considéraljle  et  de  négliger  souvent 
ses  propres  affaires,  si  avant  qu'il  gagnoit,  avant  cet  établissement, 
plus  de  200  florins  en  s'occupant  uniquement  à  dessiner  pendant  un 
temps  d'hiver,  en  y  employant  seulement  les  heures  qu'il  occupe 
actuellement  pour  donner  la  leçon  à  ses  élèves. 

Il  a,  comme  je  l'ai  observé  ci-dessus,  80  à  90  élèves  de  chaque 
catégorie  et  donne  à  chacun  en  particulier  un  exemplaire  à  imiter , 
qu'il  forme  lui-même,  ce  qui  ne  se  pratique  point  dans  d'autres 
Académies  qui  sont  déjà  en  vogue,  où  les  directeurs  se  contentent  de 
représenter  aux  amateurs  un  homme  posé  en  différentes  attitudes. 

Le  précepteur  Herryns  examine  ensuite  les  oiivrages  d'un  chacun 
de  ses  élèves  pour  leur  montrer  leurs  fautes  et  faire  comprendre  en 
quoi  et  comment  chacun  doit  se  corriger.  Le  temps  qu'il  doit  employer 
à  cette  besogne  l'occupe  souvent  jusques  bien  avant  dans  la  nuit , 
parce  qu'il  ne  veut  rien  négliger  pour  mener  ses  élèves  à  la  perfection. 
De  sorte  que  la  récompense  que  ceux  du  magistrat  proposent  de  lui 
accorder  paroît  fort  modique  en  considération  de  son  travail  et  des 
peines  qu'il   se  donne,    outre  qu'elle  n'excède  certainement  pas  la 

'  Comme  ce  règlement  ne  contient  que  des  mesures  d'ordre  intérieur ,  j'ai  cru  ne 
jias  devoir  le  |uililier. 


550 


perte  qu'il  fait  en  cessant  de  travailler  à  son  profit  pendant  qu'il 
s'occupe  à  l'Académie  et  pour  ses  élèves. 

Comme  donc  il  a  plu  déjà  à  Votre  Majesté  de  déclarer  par  son 
règlement  du  20  mars  dernier ,  que  la  peinture  ,  la  sculpture ,  la 
gravure  et  l'architecture,  ces  arts  intéressants,  jadis  portés  à  un  haut 
degré  de  perfection  dans  ces  provinces ,  depuis  négligés  et  déchus , 
ont  fait  depuis  longtemps  l'oljjet  de  ses  attentions  particulières  ,  et  que 
Son  Altesse  Royale,  secondant  le  désir  que  Votre  Majesté  a  de  le  voii- 
revivre  pendant  son  règne ,  a  pris  sous  sa  pi-otection  immédiate  les 
Académies  établies  en  ce  pays  et  a  porté  les  soins  les  plus  attentifs  à 
les  relever  par  des  arrangements  propres  à  exciter  l'émulation  parmi 
les  élèves ,  propres  à  leur  former  le  goût ,  à  les  porter  par  degré  à 
cette  perfection  où  autrefois  on  vit  atteindre  tant  de  maîtres  fameux 
qui  sont  sortis  de  l'école  flamande,  le  soussigné  estime  que  le  bon 
plaisir  de  Son  Altesse  Royale  pourroit  être  d'accorder  aux  suppliants 
leur  demande,  en  les  autorisant  d'accorder  au  précepteur  de  l'Aca- 
démie ,  Herryns ,  un  gage  annuelle  de  200  florins  par-dessus  les 
pleines  franchises  pour  la  consommation  de  son  ménage. 

Se  remettant  néanmoins  en  tout  au  meilleur  jugement  de   Sadite 

Altesse  Royale. 

Le  conseiller  fiscal  de  Sa  Majesté 

au  grand  conseil. 

J.  .T.  WiRix. 

{Original  aux  archives  du  conseil  privé.) 

XLIII. 

Extrait  du  protocole  des  délibérations  et  résolutions  du 
conseil  privé,  du  2  octobre  illS. 

M.  de  Fierlant  rapporta  les  avis  des  fiscaux  de  toutes  les  provinces, 

excepté    celle  de  Brabant,   sur  l'utilité  du  règlement  concernant  la 

peinture ,  la   sculpture  ,  la  gravure  et  l'architecture ,  publiée  dans 

cette  dernière  province  le  20  mars  de  cette  année.  Le  conseil,  portant 

ces  avis  à  la  connoissance  de  S.  A.  R.,  résolut  d'adresser  sur  cet  objet 

une  consulte  à  ce  prince. 

(Registres  aux  protocoles  du  conseil  privé.) 


—  551 


XLIV. 


Consulte  adressée  par  le  conseil  privé  à  Charles  de  Lorraine, 
ensuite  du  protocole  qui  précède. 

Bruxelles ,  2  octobre  1773. 

Monseigneur,  la  royale  dépèche  de  Sa  Majesté  du  26janvier  dernier  ', 
par  laquelle  elle  a  porté  son  agrément  au  règlement  qui  a  été  publié 
ensuite  dans  les  trois  chefs-villes  de  Brabant  pour  affranchir  des 
métiers  la  peinture,  la  gravure,  la  sculpture  et  l'architecture,  portant 
la  clause  que  Sa  Majesté  autorisoit  Votre  Altesse  Royale  de  le  faire 
publier  ,  non-seulement  dans  les  principales  villes  du  Brabant ,  mais 
aussi  dans  celles  des  autres  provinces,  à  moins  cependant  qu'il  n'y 
fût  sans  objet  ,  les  fiscaux  de  ces  provinces  ont  été  chargés  de 
s'expliquer  sur  la  matière. 

Ceux  du  grand  conseil ,  après  avoir  observé  que  les  artistes  dont  il 
s'agit  sont  obligés ,  à  Malines  ,  suivant  les  statuts  des  métiers  de  s'y 
faire  inscrire  ,  quoique  le  magistrat  de  son  autorité  exempte  des 
charges  de  ces  métiers  les  plus  renommés  d'entre  les  méritans  %  esti- 
ment qu'il  convient  de  faire  publier  ce  règlement  non-seulement  à 
Malines,  mais  aussi  dans  les  autres  villes  du  ressort  du  grand  conseil. 

Ceux  du  conseil  de  Flandre  observent  que  le  règlement  seroit  sans 
objet  à  Bruges  et  à  Termonde,  attendu  que  les  arts  dont  il  s'agit  y 
sont  exempts  des  métiers ,  mais  qu'il  conviendroit  de  le  publier  à 
Gand  ,  à  Ypres  ,  à  Coiuiray  et  à  Audenaerde ,  où  ces  arts  sont  sujets 
à  des  métiers. 

L'avocat  de  Sa  Majesté  en  Hainaut  observe  que  ,  dans  cette  province, 
les  arts  dont  il  s'agit  n'y  sont  point  sujets  à  des  métiers  ,  mais  faisant 
attention  à  ce  que  le  règlement  émané  en  Brabant  serviroit  en  Hainaut 
à  réveiller  les  idées  du  peuple  sur  les  arts  libéraux  et  à  exciter  ceux 
qui  pourront  y  avoir  de  l'aptitude  à  s'y  livrer  par  la  protection  dont 
Sa  Majesté  les  honore,  il  estime  que  ces   motifs  sont  suffisants  pour 


'  Voy.  ci-dessus ,  p.  531. 

-  Il  y  a  ici  un  mot  que  je  n'ai  pas  pu  lire. 


—  552  — 

faire  publier  le  règlement  dans  la  capitale  de  la  province  et  dans  la 
ville  d'Ath. 

Le  procureur  général  de  Namur  estime  qu'il  est  nécessaire  de 
publier  le  règlement  dans  cette  ville  et  d'y  ajouter  que  ceux  d'entre 
lesdits  artistes  qui  sont  actuellement  membres  des  métiers  pourront 
s'en  séparer.  Il  ajoute  que  les  principaux  artistes  de  la  ville  désirent 
cette  clause  pour  éviter  les  procédures  que  les  métiers  pourroient 
leur  intenter  sous  prétexte  que  le  règlement  ne  devroit  opérer  que 
pour  le  futur ,  et  parce  que  s'ils  y  restoient  soumis  ils  seroient  obligés 
à  en  porter  les  charges,  tandis  que  ceux  qui  entreprendroient  l'exer- 
cice de  ces  arts  ,  après  la  publication  du  règlement ,  en  seroient 
exempts. 

Le  conseiller  mambour  du  conseil  de  Gueldre ,  après  avoir  observé 
que  les  aits  dont  il  s'agit  sont  confondus,  à  Ruremonde,  avec  ces 
métiers,  estime  qu'il  convient  d'y  publier  le  règlement. 

Le  procureur  général  du  conseil  de  Tournay ,  après  avoir  relevé 
les  mêmes  abus  ,  observe  qu'il  sera  nécessaire  de  publier  le  règlement 
à  Tournay ,  et  qu'il  convient  même  d'y  exempter  les  artistes  dont  il 
s'agit  de  la  juridiction  de  la  chambre  des  arts  et  métiers,  ainsi  qne  des 
contributions  annuelles  qu'ils  sont  obligés  d'y  fournir. 

Finalement ,  le  procureur  général  de  Luxembourg  se  contente  de 
dire  qu'à  Luxembourg  il  n'y  a  point  d'habiles  artistes  et  qu'ils  ne  se 
bornent  point  à  leur  art. 

Il  résulte  de  ces  avis  que  l'abus  de  confondre  les  arts  libéraux  avec 
les  arts  mécaniques  subsistent  dans  toutes  les  villes  des  Pays-Bas,  excepté 
à  Bruges,  Termonde,  à  Mons  et  dans  les  autres  villes  du  Hainaut. 
Mais  la  réflexion  de  l'avocat  de  Sa  Majesté  en  cette  province ,  que  le 
but  de  ce  règlement  est  d'encourager  les  artistes  en  leur  faisant  sentir  le 
cas  qu'on  fait  de  leur  art ,  et  que  cet  encouragement  seul ,  qui  doit 
résulter  de  la  promulgation  du  règlement  est  un  motif  suffisant  pour 
le  publier  dans  les  endroits  où  on  n'oblige  point  les  artistes  dont  il 
s'agit  de  se  faire  membre  de  métiers  ,  nous  paroît  très-juste,  et ,  en 
conséquence  ,  nous  estimons  qu'il  pourroit  être  du  bon  plaisir  de 
Votre  Altesse  Royale  de  faire  publier  ce  règlement  dans  toutes  les 
villes  de  ces  provinces  où  il  y  a  des  métiers. 


—  553   — 

Au  surplus.  Votre  Altesse  Royale  pourroit  agréer  que,  dans  les  lettres 
d'envoi  au  conseil  de  Tournay,  on  insère  ,  conformément  au  sentiment 
du  procureur  général  de  ce  conseil,  que  les  artistes  dont  il  s'agit, 
étant  exempts  de  tout  métier,  le  sont  aussi  de  la  juridiction  du  tribu- 
nal de  ceux  qui  exercent  les  arts  mécaniques ,  connu  sous  la  dénomi- 
nation de  chambre  des  arts  et  métiers^  comme  aussi  de  toute  charge 
qu'on  impose  à  ceux  des  métiers,  comme  tels. 

Et  pour  rassurer  les  artistes  de  Namur  sur  la  prétendue  question  : 
si  le  règlement  ne  doit  opérer  que  pour  le  futur ,  on  pourroit  insérer 
dans  la  lettre  d'envoi  la  clause  que  ce  règlement  a  lieu  pour  le  passé  , 
déclaration  qui  doit  soulfrir  d'autant  moins  de  difficulté  que  le 
règlement  réforme  les  abus. 

Il  nous  reste  de  portei'  à  la  connoissance  de  Votre  Altesse  Royale 
la  requête  du  magistrat  de  Malines  '  qui ,  après  avoir  exposé  qu'il  a 
établi  en  cette  ville  une  Académie  de  peinture  ,  sculpture  et  archi- 
tecture ,  qui  commence  à  faire  du  progrès  ,  et  après  avoir  rappelé 
qu'il  résulte  du  règlement  que  Votre  Altesse  Royale,  secondant  le 
désir  de  Sa  Majesté  ,  de  voir  revivre  dans  ces  provinces  ces  arts  in- 
téressants ,  a  pris  sous  sa  protection  immédiate  les  Académies  établies 
en  ce  pays,  ils  le  supplient  j'sicj  de  faire  une  pareille  grâce  à  leur  Acadé- 
mie, et,  au  surplus,  de  leur  permettre  d'accorder  au  directeur  un  gage 
de  fl.  200  par  an,  ainsi  que  les  pleines  franchises  pour  la  consom- 
mation de  son  ménage. 

Le  conseiller  fiscal  du  grand  conseil ,  ouï  sur  cette  requête ,  estime 
que  le  bon  plaisir  de  Votre  Altesse  Royale  pourroit  être  de  leur 
accorder  leui-s  demandes,  et,  s'expliquant  sur  celle  qui  concerne  le 
directeur  de  l'Académie ,  il  observe  que  la  récompense  que  ceux  du 
magistrat  se  proposent  de  lui  accorder  est  bien  modique  ,  eu  égard 
à  son  travail  et  aux  peines  qu'il  se  donne ,  outre  qu'elle  n'excède 
pas  la  perte  qu'il  fait  en  pouvant  travailler  à  son  profit  pendant 
qu'il  s'occupe  à  l'Académie. 

Consultant  sur  la  matière ,  nous  estimons  qu'il  seroit  digne  de  la 
bienfaisance  de  Voti-e  Altesse  Royale  et  de  ses  attentions  pour  des  arts 

'   Voy.  ci-dessus,  la  pière  XL. 

XXIX  XXIIl  M 


554 


intéressants  d'accorder  à  cette  Académie  la  grâce  qu'elle  a  faite  aux 
autres  qui  l'en  ont  suppliée  ,  et ,  en  conséquence ,  qu'il  pourroit  lui 
plaire  de  prendre  l'Académie  de  Malines  sous  sa  haute  protection, 
comme  aussi  d'accorder  à  ceux  du  magistrat  de  cette  ville  l'autorisation 
qu'ils  demandent  dans  la  vue  de  retenir  un  directeur  dont  ils  sont 

satisfaits  '. 

(Minute  aux  archives  du  conseil  privé.) 

XLIV. 

Lettre  du  secrétaire  d'État  et  de  guerre,  H.  de  Crumpipen, 
au  comte  de  Nény ,  chef  et  président  du  conseil  privé, 
l'informant  de  l'intention  de  Charles  de  Lorraine,  quant 
à  la  considte  qui  ^orécède. 

Bruxelles,  27  octobre  1773. 

Monsieur,  Votre  Excellence  recevra  aujourd'hui  la  résolution  de 
Son  Altesse  Royale  sur  la  consulte  du  conseil  privé ,  touchant  le 
règlement  à  publier  pour  alfranchir  partout  des  métiers  la  peinture  , 
la  gravure,  la  sculpture  et  l'architecture  ,  comme  aussi  la  représen- 
tation que  ceux  du  magistrat  de  Malines  ont  faite  en  faveur  de  leur 
Académie. 

Son  Altesse  Royale  s'est  conformée  à  la  consulte  ;  mais  j'ai  ordre 
de  prévenir  Votre  Excellence  sur  le  point  qui  concerne  les  franchises 
à  accorder  au  directeur  de  l'Académie  de  Malines,  que  l'intention  de 
Son  Altesse  Royale  est  qu'il  soit  déclaré  que  ce  directeur  n'en  jouira 
que  par  provision,  et  que  si  l'on  en  venoit  à  la  suppression  des 
franchises  en  général ,  il  ne  pourra  prétendre  aucune  indemnité  de 
ce  chef. 

Son   Altesse  le   ministre  plénipotentiaire",    qui  me   charge   d'en 

informer  Votre  Excellence ,    désire    qu'elle   veuille    bien   faire    les 

dispositions  en  conséquence. 

Signé  H.  Crumpipen. 


'  Charles  de  Lorraine  mit  pour  apostille  sur  cette  consulte  ;  «  Je  me  conforme   » 
-  Le  prince  lie  Starhemberg. 


—  555   — 

XLV. 

Extrait  dii protocole  des  délibérations  et  résolutions  du  conseil 
privé,  du  i3  novembre  1113. 

M.  le  chef  et  président  lut  la  résolution  de  S.  A.  R.  sur  la  consulte 
du  conseil ,  du  2  octobre  dernier  ',  qui  a  pour  objet  de  faire  émaner 
pour  toutes  les  provinces  des  Pays-Bas  un  règlement  concernant  la 
peinture,  la  sculpture  ,  la  gravure  et  l'architecture,  pareil  à  celui  qui 
a  été  publié  enBrabant.  S.  A.  R..  ayant  agréé  que  ce  règlement  soit 
émané ,  il  a  été  expédié  avec  les  dépèches  y  relatives. 

Le  règlement  susdit  ou  plutôt  cette  ordonnance  fut 
promulguée  ,  comme  je  l'ai  déjà  fait  remarquer,  pour  toutes 
les  autres  provinces  des  Pays-Bas ,  ce  même  jour,  13  novem- 
bre 1773.  Elle  lut  interprêtée  par  une  déclaration  de  Marie- 
Thérèse  du  8  juillet  1776 ,  statuant  que  les  industriels  qui 
fondaient  des  objets  d'art  en  bronze  ou  en  cuivre,  propres  à 
la  statuaire,  devaient  jouir  des  avantages  de  l'ordonnance  en 
question.  Cette  déclaration  avait  été  rendue  sur  les  plaintes 
de  certains  marchands  établis  à  Bruxelles  et  molestés  par  des 
corps  de  métiers. 

Les  difficultés  suscitées  par  ceux-ci  aux  artistes  de  la  capi- 
tale ne  Unirent  pas,  malgré  les  mesures  que  prit  le  gouver- 
nement. Elles  se  renouvelèrent  en  1779  et  en  1782  ,  ainsi 
qu'il  résulte  de  la  lettre  suivante  des  gouverneurs  généraux 
au  conseil  de  Brabant,  lettre  qui  resta  sans  réponse,  l'affaire 
s'étant  arrangée  à  la  satisfaction  des  deux  parties,  ou  n'ayant 
pas  eu  de  suite. 

'   Vmj.  ci-dossus  ,  la  pièce  XLIV. 


556 


XLVI. 

Lettre  des  gouverneurs  généraux  au  conseil  de  Brahant 
touchant  une  interprétation  à  donner  à  V ordonnance 
du  20  mars-iS  novembre  illS. 

Bruxelles,  9  juillet  1783. 

Marie-Christine,  princesse  royale  Albert-Casimir,    prince   royal 

de  Hongrie  et  de  Bohème,  ardii-  de  Pologne  et  de  Lithuanie, 

duchesse  d'Autriche ,  etc.  duc  de  Saxe-Teschen,  etc. 

lieutenants,  gouverneur.s  et   capitaines  i^énéraux  des  Pays-Bas,  etc. 

Chers  et  bien  amés  ,  en  1779  nous  avons  demandé  votre  avis  sur 
la  représentation  des  doyens  des  tailleurs  en  bois  ,  dits  ciseleurs ,  et 
des  sculpteurs  de  cette  ville,  tendante  à  ce  que ,  en  interprétant  l'or- 
donnance du  20  mars  1773 ,  émanée  sur  le  fait  de  la  peinture , 
sculpture ,  gravure  et  architecture ,  il  fut  déclaré  que  cette  ordon- 
nance ne  porte  que  sur  les  artistes  qui  travaillent  en  images,  figures, 
statuaires  et  autres  pièces  de  l'art  académique. 

En  1782 ,  le  nommé  Esquelant  ',  artiste  en  décorations  de  sculpture, 
actuellement  domicilié  en  cette  ville  ,  nous  a  demandé  de  pouvoir  y 
exercer  librement  son  art.  Sa  requête  a  été  envoyée  à  l'avis  de  ceux 
du  magistî'at  qui ,  sur  ce  cas  particulier ,  sont  aussi  restés  en  défaut 
de  s'y  expliquer.  Le  même  d'Esquelant ,  dont  nous  vous  remettons  la 
requête ,  vient  maintenant  de  nous  avoir  exposé  que  les  doyens  des 
tailleurs  en  bois  et  sculpteurs ,  sans  attendre  l'interprétation  qu'ils 
avoient  demandée  en  1779 ,  et  sans  s'être  expliqués  sur  sa  demande 
particulière  à  l'égard  de  laquelle  le  magistrat  les  avoit  chargés  de 
rendre  leur  avis ,  avoient  saisi  les  ouvrages  qu'il  avoit  chez  lui , 
ainsi  que  tous  ses  outils  et  instruments. 

Etant  infiniment  important  d'obvier  à  ce  que  les  ordonnances  ne 
soient  pas  ainsi  méprisées,  et  que  les  corps  des  métiers  qui  sont  en 
représentation  sm-  l'étendue  que  les  ordonnances  doivent  avoir ,  ne 
s'érigent  point  eux-mêmes  en  interprètes,  nous  voiis  faisons  la  pré- 

'  Son  prénom  était  Aimé. 


557 


sente  pour  vous  dire  que  notre  intention  est  que  vous  nous  rendiez 
incessamment  l'avis  qiii  vous  a  été  demandé  en  1779. 

Et,  voulant  au  surplus  pourvoir  au  cas  particulier  de  M.  d'Esquelant, 
nous  vous  chargeons  d'enjoindre  aux  conseillers  fiscaux  de  le  faire 
comparoitre ,  ainsi  que  les  doyens  des  ciseleurs  et  sculpteurs  de  cette 
ville,  par-devant  le  conseiller  de  votre  compagnie,  qui  est  le  rapporteur 
de  l'affaire  de  l'interprétation  demandée  par  les  mêmes  doyens  ',  afin 
qu'il  soit  tenté  d'engager  ces  derniers  à  restituer  à  d'Esquelant  tout 
ce  qui  a  été  saisi  chez  lui ,  et  à  lui  laisser  librement  exercer  son  art , 
jusqu'à  ce  qu'il  ait  été  disposé  sur  l'interprétation  demandée.  Si  cette 
tentative  ne  réussit  pas,  les  conseillers  fiscaux  emprendront  pour 
d'Esquelant,  à  l'effet  de  soutenir  par-devant  vous  que  ce  qui  a  été 
saisi  chez  lui  doit  lui  être  restitué ,  et  qu'il  peut  continuer  à  exercer 
son  art  jusqu'à  ce  qu'il  aura  été  disposé  sur  l'interprétation  de- 
mandée par  ces  doyens. 

M.A.R1E.  Albert. 

Par  ordonnance  de  Leurs  Altesses  Royales  , 
Signé  de  Reul. 
(Original  dans  la  correspondance  du  conseil 
de  Brabant,  reg.  n°  241 ,  fol.  24t.) 

XLVII. 

Lettre  par  laqxielle  Charles  de  Lorraine  témoigne  au  ma- 
gistrat de  Matines  sa  satisfaction  des  mesures  qu'il  a 
prises  pour  faire  revivre  les  arts  à  Matines,  l'informe 
qu'il  prend  l'Académie  de  cette  ville  sous  sa  protection  et 
l'autorise  à  accorder  des  appointements  à  son  direc- 
teur, M .  Herrij)is,  avec  franchise  des  droits  y  mentionnés . 
13  novembre  1773. 

Charles-Alexandre ,  etc. 
Sur  le  rapport  qui  nous  a  été  fait  de  votre  requête  ,  par  laquelle  , 
après  avoir  porté  à  notre  connaissance  que ,   dans  la  vue    de  faire 

'  C'était  le  conseiller  Cliaiiier. 


—    00»    — 

renaître  les  arts  libéraux  dans  la  ville  de  Malines,  vous  y  avez 
établi  l'année  dernière  une  Académie  de  peinture,  de  sculpture, 
d'architecture  et  de  perspective,  vous  nous  suppliez  de  la  prendre 
sous  notre  protection  immédiate,  et  au  surplus  de  vous  autoriser 
d'accorder  au  directeur  de  cette  Académie ,  qui  y  enseigne  gratis , 
un  gage  annuel  de  deux  cents  florins,  ainsi  que  les  pleines 
franchises  pour  la  consommation  de  son  ménage,  nous  vous 
faisons  la  présente  pour  vous  dire  que  nous  voyons  avec  satis- 
faction les  mesures  que  vous  avez  prises  pour  faire  revivre ,  à 
Malines  ,  des  arts  aussi  intéressants,  que  nous  avons  pris  et  prenons 
sous  notre  protection  spéciale  et  immédiate  votre  nouvelle  Académie  , 
et  que  nous  vous  avons  autorisé  et  autorisons  d'accorder  au  direc- 
teur de  cette  Académie ,  qui  y  enseigne  gratis ,  un  gage  annuel  de 
deux  cents  florins  ,  ainsi  que  les  pleines  franchises  pour  la  consom- 
mation de  son  ménage,  notre  intention  étant  néanmoins  que  ces 
franchises  ne  lui  soient  accordées  que  provisoirement  jusqu'à  ce  que 
nous  trouvions  convenir  d'en  statuer  autrement. 

A  tant ,  etc. 

{Minute  aux  archives  du  conseil  privé.) 


DIE   BEDEUTUNG 


DES   NAMEN 


ANTVERPO, 

frlautfrt  onn 

Doctor   CARL   HOLZE  R, 

DOJIPROPST  ZU  TRIER. 


Die  àltesten  und  dauerndsten  Denkmàler  unseres  Landes 
sind  seine  Orts-  und  ûberhaupt  seine  topischen  Namen.  Aus 
ihnen  spricht  eine  lângst  vergangene  Nation  zu  uns  und 
erzàhlt  uns  ffleichsam  selbst  ilire  eisrenen  Schicksale,  wenn 
es  gelingt  uns  ihre  Stimme  verstândlich  zu  maclien.  Ihr 
Ursprung  hàngt,  der  Mehrlieit  nach,  mit  der  Uransiedlung 
unseres  Landes  zusammen,  die,  wie  ich  durch  bisher 
unbekannte  historische  Zeugnisse  hoffe  nachweisen  zu 
kônnen ,  um  2000  Jahre  vor  Ghristus  ,  also  weit  vor  aller 
Menschen  Gedenken,  statt  gefunden  hat,  und  es  lassen 
sich  dièse  Ortsnamen  rûcksichtlich  ihres  Ursprunges  in 
zwei  Haupt-Kalcgorieii  bringen.  Es  sind  : 

|o  Personcn -Namen ,  die  das  eingewanderte  Volk  seinen 
Hàuptlingen  und  Fûhrern  bei  faktischer  Betheiligung  am 
Einwanderungszuge ,  oder  auch  der  Erinnerung  an  seine 
Grôssen  in  der  Heimat  entnommen ,  mitunter  auch  in  seiner 

Commissaires  rapporteurs  :  MM.  le  D^  C.  Broeckx  et  P.  Henrahd. 


—  560  — 

Heiniatliebe  deu  verlassenen  frûheren  Wohnsitzeii  analog 
iiachgebildet  hat.  Oder  : 

2«  Es  driicken  dièse  Nameii  den  ans  seinen  Ursitzen 
hierliin  vererbten  relvjiosen  Glauhen  dièses  Volkes  ans  , 
d.  h.  sie  sind  Bezeichnungen  des  Gôttercuitus.,  welcher 
in  der  gestalteiireiclisteii  Manclifaltigkeit  an  diesen  Stàtten 
geûbt  wurde ,  àhnlich  wie  in  der  christliclien  Zeit  (und 
als  Erbscliaft  der  vorchristliclien  Sitte)  nicht  wenige 
Wohnplàtze,  ihrem  Namen  nacli ,  dem  Heiligen-Gult  ent- 
stammen.  —  Aile  andern  Ortsnamen ,  die  nicht  unter 
dièse  respectiven  Kategorien  fallen,  sind  relativ  jûngern 
Ursprimgs. 

Das  heutige  Belgische  Land  (das  altère  bekanntlich  viel 
grosser)  bat ,  so  viel  icli  sehe ,  nur  fur  eine  einzige  Nieder- 
lassung  den  Namen  eines  Volkshâuptlings  bei  der  Uran- 
siedlimg  des  Landes  aufzuweisen  —  es  ist  der  Name  „ 
ghândâras  (lies  :  gliondoras) ,  d.  i.  Condros,  davon  das 
Volk,  das  sicb  diesem  Fûhrer  (diix)  anscliloss ,  Condrusl 
genannt.  Es  bezeichnet  die  im  Parfum  Duftenden  (die  sich 
mit  wohlriechender  Salbe  Schmierenden) ,  wie  sicb  denn 
aiich  andere  belgische  Volksstâmme  von  àhnlichen  Lebens- 
eigenthûmhchkeiten  benennen ,  z.  B.  Menapii  (die  das 
langgetlochtene  Haar  tragen) ,  Caeresi  (die  sich  ritzen  und 
bunt  bemalen  (tâttowiren)  u.  s.  w.  —  Auf  einem  andern 
Punkte  Alt-Belrjiens  ,  den  ich  aber  hier  nicht  nàher 
besprechen  kann ,  treten  dagegen  in  den  Ortsnamen  die 
Namen  der  Hàuptlinge  und  Gorpsfûhrer  bei  der  Einwan- 
derung  fôrmlich  gruppen-  und  tïMsseniveise  auf,  und  sie 
sind  uns  die  sichersten  Fingerzeige ,  von  wo  ans  die  Ver- 
breitinig  der  Vollcsmassen  liber  unser  Land  seinen  Ausgang 
nahm . 

Dagegen  fallt  nun  der  Name  fur  die  alte  Schelde-Nieder- 
lassung,  von  der  ich  sprechc ,  der  zweiten  Kategorie  zu. 


—  561   — 

Es  ist  Antverpo  ein  Cultusname,  imd  zwar  eines  sehr 
obscocnen    CuUus. 

Man  kann  dièses  Appellaliv ,  oben  so  wie  die  ebeii  ange- 
fûhrten  Volksnamen ,  nur  in  der  Sprache  verstehen ,  aus 
welcber,  meiiier  Forscbung  nach ,  aile  Spracben  Eiiropa's, 
(uni  nicbt  weiter  zu  greifen),  aiicb  die  anscbeinend  fremd- 
artigsten,  bervorgetrieben,  unddie  nacb  ibrem  innern  Kern 
und  Wesen  ,  wie  in  ibrem  àussern  Organismus ,  ibren 
ebenblirtigsten  und  treuesten  Nacbball  in  dem  Deutschen 
Sprachstamm  (wozu selbstverstândlicb  auch das  « Vlaamscb  » 
gebôrt)  bat. 

Und  dièse  Sprache  ist  das  aelteste  Sanscrit,  wie  es 
urwûcbsig  in  den  Bûcliern  der  Y  cela  sitzt,  vorab  im  Rig- 
Vecla ,  das  Ailes  was  von  Litteratur  der  alten  Welt  auf  uns 
gekommen ,  an  Aller  ûberragt  —  eine  Spracbe ,  die  ibre 
BildiUigselemente  aus  reinen  Sinnen-  und  Sachhegrifl'en 
(aber  mit  erkennbarem  Uebergang  in  den  geistigen  Begrilî) 
bernimmt,  und  sicb  in  der  Anscbauung  uns  jetzt  nicbt 
mebr  zuf^ânniî^er  Urhilder  erzeuart  (nomen  ex  numine). — 
Aus  einem  solcben  Urbilde  nun,  und  der  ibm  gewidmeten 
Verebrung,  entspringt  aucb  der  Localnamen  Antverpo,  und 
ein  gi'osser  Reicbtbum  anderer  Spracbbegriffe,  davon  icb 
nur  ((  werf  »  (waterkant,  chantier)  und  lucrpen  (jeter, 
werfen),  d.  i.  ursprùngbcb  in  's  Wasser  luerfen  (Anker, 
Netz)  um  zu  iverhen  (enrôler,  fangen) ,  anfûhre.  Dièse 
Be£îriffsverwandtscbaft  in  dem  gleicben  Lautausdruck , 
durchschauet  man  nur  in  der  Wasser-Gottheit ,  in  welcber 
auch  der  Name  Antverpo  aufgehet. 

Ibr  vediscber  Name  ist  :  Vishnu,  welcber  der  unend- 
lichen  Paille  von  mit  Fisch  anlautenden  Ortsnamen 
(Viscil)acb,  Fischbofen,  Fiscbweiler,  Fiscbbausen  u.  s.  w.) 
zu  Grunde  liegt.  Die  Bedeutung  dièses  Appellativs  giebt 
am  Besten  (durcb  Lautumstellung ,   die  bei  der  Wortver- 


—  562  — 

gleichung  eine  so  bedeuteude  Rolle  spielt)  der  deutsche 
Vulgai'-Ausdrack  :  IVunzi ,  adjectivisch  der  Wunzige, 
d.  i.  kleine,  in  d^n  nichts  hineingehet  (vish-nu)  wieder, 
imd  auch  das  Flamàndische  :  Vunzig  (moite ,  der  Feuchte, 
qui  sent  le  relent,  d.  i.  der  nach  dem  Wasserschlamm 
duftet)  hat  darin  seinen  Hait.  Mit  Beischîag  :  Vishniw , 
tont  dieser  Name  zur  Bezeichnung  des  auch  sehr  bôsen 
Charakters  dièses  Wesens  (sonst  die  altheimatliche  Lieb- 
lingsgottheit ,  ein  «  bon  eiifanb)  —  ((  aller  Knabe  »,  als 
Zàrtlichkeits-Aiisdruck)  in  dem  vulgâren  :  unwirsch ,  fur  : 
giftig,  zornig,  wieder.  Dièse  vedische  hochgefeierte  Gott- 
heit  tritt  in  einer  Menge  Metamorphosen ,  und  in  den 
verschiedensten  Kôrpergebrechen  in  die  Erscheinung , 
welclie  in  der  ersten  sùkta  der  zweiten  Rig-Veda-Mandala 
beschrieben  sind.  Nur  Eine  ist  dort  nicht  aufgefûhrt,  und 
das  ist  gerade  die  Métamorphose  mit  dem  Kôrpergebrechen, 
worauf  sich  der  Name  Antverpo  grûndet. 

Sehr  oft  in  den  Veden  selbstredend  eingefûhrt,  sagt  dièses 
Wesen  von  sich  : 

Asmi  çipiuishta  (lies  :  stipivishta),  und  das  ist  volks- 
deutsch  (mit  Abwurf  des  Digamma,  aus  dvi'  qam)  :  ich 
Mil  der  Stipitzte ,  der  Gelubde,  oui  stipes  ablatum;  der 
vedische  Ausdruck  fur  den  €Ùopovxo<i.  Ganz  denselben  Kôr- 
perzustand,  nur  nocli  in  gesteigerter  Figûrlichkeit ,  be- 
schreibt  uns  das  AppeUativ  Antverpo,  als  Gultusstàtte  des 
Gelubden ,  bei  dem  der  religiôse  Glaube  der  Vorzeit  seene 
Gelofte  (deutsch  :  Geluebde)  machte.  Es  ist  gebildet  aus 
dem  sanskr..  Particip.  Perf.  Passiv.  ota  =  àta  (langes  à  ^  o), 
instarkerWortform  (vgl.  flaem.  gewaad,  deutsch  :  gewand, 
Liegcham ,  deutsch  :  Leichnam ,  Pfennig  und  Pfenning , 
strozzen  und  stronzen ,  wakeln  und  wanken)  onta  —  ânta, 
welches  seiner  Bedeutung  nach  das  franz.  ôter  (auferre), 
und  in  starker  Form  das  vlaamsche  Privativ-Praefix  :  ont, 


—  563  — 

deutsch,  aber  veraltet  :  unt  und  dnt,  heute  :  ent,  wieder- 
giebt,  den  Begrifî  der  ontneming  ausdrûckend.  Was  aber 
nun  «  ontnomen  »  ist ,  das  sagt  (im  Thema)  das  Nomen  : 
varpa  (âchtsanskr.  anch  uarpo),  mit  Beisclilag  :  varpah  = 
varpas  und  varpar  (=  varpal),  entwickelt  aus  der  Verbal- 
wiirzel  ur  —  var{^^'=  ar,  und  r  =  l) dem  auch  das  latein.  vir 
entstammt,  als  vires  (mânnliclie  Kraft)  hal^end.  Dièses 
Nomen  ein  uarpo,  im  Plur.  varpdnsi,  ist  in  den  Veden 
rupanâma  (starke  Form  :  rûmpanâma)  =  romp-Name,  d. 
h.  es  ist  Name  des  Kôrpers,  dem  etwas  ageroofd  »  (gerubt  = 
gelubd)  worden,  und  dies  geroofde  ist  primitiv  nicht  der 
Kopf,  aïs  Rundes  (als  Kloot  =  Klotz,  Kloos),  sondern  ein 
Etwas,  das  im  Anschluss  an  varpal  nach  seinem  aUgememen 
Begriff,  das  flam.  Wervel  (tourniquet,  deutsch  :  Wirhel, 
Treru'el/ausdrûckt,  nâmlicli  die  opxet^.  Zum  Beleg  liierfùr 
sehe  man  sich  die  Rig-Veda-S telle  I.  117,9  an.  Dawerden 
die  Açvina  aufgefordert ,  dem  hier  in  Rede  stehenden 
kleinen  Gôtterwesen,  auch  Pedus  =  Buts,  Butzel  (boutje) 
genannt ,  das  anderswo  als  Schreiivesen  in  einer  Halskrause 
geschildert  wird  (ishirà  svadhà  =  mit  heiserer  Schwad) 
und  kr'shnà  abhvâ  =  zwart  Baerj  auf  das  Stockpaardje 
i-  àçum  açvam,  etaçam  açvam,  Steckenpferd)  zu  setzen,  und 
ihm  seine  «  puru  varpdnsi  »  =  rov^i  TrXeov^  op^tov^  zu 
schongelen  (schaukelen)  ;  oder  damit  ich  den  in  einem 
Wortspiel  versteckten  Gedanken  deutlicher  heraushebe  : 
sic  werden  zum  Schongelen  der  puru  varpdnsi  als  der 
Liebhaberei  dièses  Butzel  aufgefordert,  wie  auch  wir  aus 
dieser  vedischen  Erbschaft  lier  das  Stockpaardje  fur  den 
Ausdruck  der  Liebhaberei  eines  Menschen  gebrauchen. 

Nach  der  hier  gegebenen  und ,  wie  ich  glaube  ,  vôllig  un- 
gezwungenen  Etymologie,  bezeichnet  uns  also  «  Onta- 
oder  »  Arda'  varpo  ",  das  kleine  Gôtterwesen  ,  welches 
auch   schon  bei  den    Griechen    in   anmuthiger  Knaben- 


-     564  — 

gostalt  als  der  Gott  der  Werveii  imd  des  Fischfamjes  in 
holieiiEhren  stand,  und  zugleich  dia  Stâtte  seiner  Verehrung. 
Es  miiss  dièse  Verehrung  dièses  Wasserwesens  in  der 
Verwandlung  zum  çipivishla,  zum  ontmanden  (gesnedenen  ; 
vgl,  Trptoj  =  mit  Schai'fem  abschneiden ,  irplcov  =  Sage ,  davon 
irpiâTTo^  imd  Sanskr.  prita  =  der  Geliehte,  amatus  ,  mit  Ge- 
lûbde)  auch  in  imserem  urdeutsclien  Lande  eine  ganz 
aiisgezeiclmete ,  und  dieser  «  alte  Knahe  »  in  der  That 
der  Liebling  unseres  Volkes  gewesen  sein ,  demi  das 
besagt  uns  das  den  deutschenVolksstâmmen  gemeinschaft- 
liche  Appellativ  :  Afyod,  Ahgott ,  sanskr.  ap'  gûddha  d.  i. 
aqiia  ahsconditus,  em  water  Gekutschte  (couché ,  vgl.  koets, 
als  Zu(jedeckte).  Die  Griechen  trugen  den  à(f)dXXu^,  L6v(f)aXXo<i 
bekanntlich  in  Procession  umlier. 

Dieser  Auffassung  des  WortbegrilTes  entspricht  nun  aber 
auch  das  alte,  wie  es  scheint  lângst  der  Erinnerung  ent- 
schwundene  Symbol  (Wahrzeichen)  der  Stadt  Antverpo. 
Ehehin  fand  zichauf  dem(( /or i< m  piscariam  »  dieser  Stadt, 
dicht  neben  dern  alten  Stadtgefângniss,  eine  alte  porta,  und 
ûber  ihr  einBildwerk  ans  Stein,  die  Statue  eines  Knaben  mit 
aufgehobenen  Hânden  und  ausgespannten  Fûssen(divaricatis 
pedibus)  darstellend;  aber  der  Knabe  war  ein  rlpivishta 
(stipite  cum  testiculis  carebat).  Es  wird  berichtet,  dass 
die  Frauen  dièses  Bildwerk  mit  Blumen  und  Krânzen 
schmûckten  ,  u.id  sein  Schabsel  (rasionera)  gegen  die 
Sterilitât  gebrauchten  '.  Wahrscheinhch  fûhrte  dièse  porta 
zu  einem  nahen,  dieser  verkiiippelten  Gottheit  gewidmeten 
Tempel,  wie  es  ja  noch  heute,  und  sicher  nur  aus  der 
heidnischen  Zeit  ûberkommene,  christhche  Sitteist,  den  in 
den  innern  Tempelrâumen  verehrten  Heiligen,  sclion  auf 


'   Hiin'uber  naclizusehen  :  Abhaii.  (Ioi.mtz,  Itineianum   Dehjico-Galiicum ,  p.  57, 
Lugd.  Datav.,  typis  Elzevir,  1631. 


—  565  — 

dem  Thorweg  zu  demselben  anzubringen.  Dûrfte  ich  eine 
Vermutljung  wagen ,  so  môchte  icli  diesen  Knaben-Tempel 
an  der  Stelle  siichen ,  wo  die  christliche  Zeit  auch  einem 
holden  Knaben  zu  Ross  (man  gedenke  des  hiervor  erwàhnten 
âçu'  açuaj  Aufnahme  und  Verehrung  bereitete,  oder  daniit 
ich  es  richtiger  ausdrùcke ,  mit  welcliem  sie  in  Schonung 
des  alten  Volksgiaubens  die  heidnische  Idée  durch  die 
entsprechende  christliclie  sûhnte  und  vermittelte — ichmeine 
den  dem  h.  Georgius  gevveihten  ïempel,  welcher  auch 
zu  den  âltesten  der  Stadt  gehorte.  Die  alten  ïitel  unserer 
Kirclien  sind  ûberhaupt  unschâtzbare  Fingerzeige  zur 
Enthûllung  des  vorchristUchen  Glaubens,  und  offenbaren 
zugleich  eine  ungekannte  Schônheit  des  Ghristenthums  in 
der  àhnhchen  weisen  und  milden  Accommodation  bei 
Verkûndigung  des  Evangeliums,  v\ie  sie  auch  der  Apostel 
Paulus  dem  Ignoto  Deo  im  Areopag  zu  Athen  entgegentrug. 


QUELQUES  LÉGENDES  ROMANTIQUES 


MEUSE  ET   RHIN 


NOTICE 

par    M.    P.-C.    VANDER    ELST, 

membre  correspondant  à  Ravenburg  (Hainaut) 


La  contrée  qui  s'étend  sur  la  rive  gauche  du  PJiin  offre 
les  aspects  les  plus  divers.  Dans  sa  partie  qui  avoisine  la 
Moselle  les  nombreux  accidents  de  terrain,  la  nature  de  ses 
montagnes  ,  leur  élévation  relative  en  ont  fait  un  des  pays 
les  plus  pittoresques  de  notre  Occident. 

En  s'avançant  vers  le  nord ,  vers  l'endroit  où  le  fleuve  se 
bifurque  pour  former  l'île  des  Bataves ,  le  voyageur  descend 
lentement  dans  une  plaine  peu  élevée  au-dessus  du  niveau 
de  la  mer  et  dont  le  plan  ,  à  peu  près  uniforme ,  est  le 
même  que  celui  du  nord  de  l'Allemagne  et  de  la  Pologne. 

Cette  situation  est  cause  que  la  moindre  excavation,  y 
retenant  les  eaux  superficielles,  devient  un  foyer  de  brouil- 
lards, que  les  rayons  du  soleil  ne  parviennent  à  dissiper 
que  pendant  les  longs  jours.  Ces  conditions  confirment  l'opi- 
nion qui  place  en  ces  cantons  le  berceau  du  poëme  des 
Enfants  des  Brouillards. 

Commissaires  rapporteurs  :  MM.  A.  Lk  Roy  et  P.  IlENitAuu. 


—  567   — 

((  Le  chant  des  Neuelingen  ^,  dit  Snellaert,  est  né  sur 
))  notre  sol ,  sur  les  rives  du  Bas-Rhin ,  le  berceau  de  la 
»  monarchie  franke,  longtemps  avant  de  revêtir  la  forme 
»  épique  :  des  émigrants  l'importèrent  dans  l'Allemagne 
»  centrale  pour  y  passer  de  la  bouche  du  peuple  sous  la 
»  plume  d'un  vaste  génie.  »  Ce  dernier  aurait  été  ,  selon  les 
uns ,  Wolfram  d'Esschenbach ,  selon  les  autres  Heinrich 
von  Ofterdingen  de  la  fm  du  XII^  siècle.  On  s'accorde  à 
reconnaître  que  cette  épopée,  telle  qu'elle  nous  est  parvenue, 
se  compose  de  deux  parties,  reliées  par  l'œuvre  du  poëte 
du  moyen  âge. 

Nous  nous  occuperons  ici  de  la  première  partie,  non 
parce  que  le  nœud  du  poëme  ,  la  conquête  du  trésor  des 
Nibelongs,  nous  paraisse  indigène  2,  mais  parce  que  le 
chant  tudesque  primitif  en  transporte  la  scène  sur  les  bords 
du  Bas-Rhin  et  fait  agir  des  personnages  qui  ne  sont  pas 
purement  imaginaires. 

Le  héros  est  nommé  Siegfried  ;  il  est  fils  du  roi  des 
Pays-Bas  Siegmond  et  de  Siegelinde  qui  résident  à  Xan- 
ten.  Siegfried  combat  un  dragon  ;  il  le  tue  et  un  bain  de 
son  sang  le  rend  invulnérable  ;  il  triomphe  des  deux  frères 
Nibelong  et  Schilbong  et  s'empare  de  leur  trésor.  De  là 
il  se  rend  à  Worms  et  offre  ses  services  au  roi  Gunther 
qui  commande  aux  Bourguignons.  Il  conduit  les  armées  de 
ce  dernier  contre  ses  ennemis,  les  Danois  et  les  Saxons 
dit  le  poëme ,  et  il  l'aide  à  obtenir  la  main  de  la  guerrière 
Brunhilde.  Il  épouse  Clnimhilde  ,  sœur  de  Gunther,  et  les 

'  Les  Allemands  disent  Nichelungcn. 

-  Une  victoire  sur  un  dragon,  gardien  d'un  trésor,  est  attribure  au  roi  danois  Frotiie  I, 
par  les  Sagas  du  nord ,  (selon  Mallet  ,  anno  I ,  selon  d'autres  anno  80,  av.  l'ère 
vulgaire).  La  Saga  islandaise  de  Sigourd  est  une  imitation  du  poëme  germanique,  auquel 
on  a  uni  d'autres  anciens  chants ,  entre  autres  les  Aventures  de  Randver  et  de  son 
Epervier  chez,  Ilermannc.  Cf.  X.  Marmier  ,  Lettres  sur  l'Islande,  p.  221,  citant 
Grimm  Heldensaugeu  i. 


568 


disputes  de  ces  deux  femmes  finissent  par  amener  la  mort 
de  Siegfried. 

Quel  que  soit  le  rapport  du  nom  de  la  femme  guerrière 
avec  celui  de  la  reine  Brunehaut ,  quelque  ressemblance 
que  l'on  puisse  trouver  entre  la  haine  qui  anima  Brunhilde 
contre  sa  belle-sœur  et  la  haine  de  la  reine  des  Franks 
contre  Frédégonde ,  nous  ne  pouvons  admettre  que  Sige- 
bert,  roi  d'Austrasie,  servit  de  type  auhéros  du  poëme.  En 
elîet,  cette  première  partie  du  poëme  est  assez  bien  liée 
dans  ses  parties  principales  pour  que  nous  ne  désespérions 
pas  de  reconnaître  les  personnages  réels  sous  leur  vête- 
ment poétique. 

Quand  les  rois  bourguignons  résidèrent-ils  à  Worms  ? 
Ce  fut  vers  l'an  411  de  notre  ère. 

Gunther,  que  les  écrivains  latins  nomment  Gundicarus , 
et  les  Français  Gonthiaira ,  aidé  de  l'Alain  Goar ,  favorisa 
l'usurpation  du  césar  Jovinus  à  Mayence,  et  par  sa  faveur 
obtint  de  s'établir  avec  son  peuple  dans  la  Germanie 
première  en  411  :  il  combattit  les  Piomains  et  fut  vaincu 
en  435  par  Œtius.  Rentré  dans  l'alliance  de  l'empire  il 
combattit  les  Huns  et  mourut  fort  vieux  en  463,  laissant 
quatre  fils,  dont  Gondebaud  l'aîné  transféra  sa  résidence 
à  Genève  et  devint  le  législateur  de  son  peuple.  Gunther 
a  donc  lutté  contre  les  Romains  et  les  Huns  et  non  contre 
les  Danois  et  les  Saxons ,  quoique  Jovinus  ait  remporté  une 
victoire  sur  les  Germains.  Vers  le  même  temps  que  Gunther 
se  fixait  à  Worms,  le  comte  Gastinus,  commandant  romain 
de  Trêves ,  confirmait  les  Franks  dans  la  possession  de  la 
Ripuarie  qu'ils  occupaient  partiellement  depuis  l'an  388  ^ 
Siegmond  donc  commandait  à  Xanten,  et  son  fils  ne 
serait  autre  que  le  premier  prince   Frank  qui  commanda 

'  Wastelain  ,  Description  de  la  Gmile-JReJijique  ,  p.  30. 


—  569  — 

à  Cologne  après  la  destruction  du  pouvoir  romain  i.  La 
tradition  nous  apprend  que  le  dragon  fut  tué  dans  la 
caverne  de  Drachenfels  à  environ  6  lieues  au  midi,  sur  la 
rive  droite  2. 

Cette  légende  du  dragon  fut  propagée  dans  la  Gueldre  , 
dans  les  cantons  voisins  de  Xanten.  «  En  878,  dit  un 
compilateur  ^,  se  tenait  dans  la  seigneurie  de  Ponte  au 
»  diocèse  de  Cologne  un  monstre  horrible  criant  sans 
»  cesse  Gelre  !  Gelre  !  Wikart  et  Lupold ,  fils  du  sire  de 
»  Ponte,  vainquirent  ce  dragon,  élevèrent  une  ville  où  il 
»  s'était  tenu ,  et  d'après  son  cri  la  nommèrent  Gueldre  ^. 

Brunhilde,  l'amazone,  est  reine  d'Iseland;  c'est  la  vallée 
du  Yieil-Yssel  qui  s'étend  en  face  de  Xanten  parallèlement 
au  Rhin.  Les  femmes  guerrières  sont  fréquemment  citées 
dans  les  sagas  jusqu'au  septième  siècle  ^. 

La  première  partie  du  poërne  se  termine  par  la  mort  de 
Siegfried ,  tué  par  Hagen ,  et  le  deuil  de  sa  veuve  qui  dura 
treize  ans. 

La  bataille  de  Tolbiac  fut  livrée  en  496.  Sigebert,  roi 
de  Cologne,  y  assista  ;  quand  il  fut  assassiné  en  511 ,  il 
était  très-vieux ,  soit  soixante-quinze  ans  ;  il  serait  né  vers 
436.  Il  a  donc  pu  être  le  fils  de  Siegfried ,  le  héros  qui  avait 
perdu  la  vie  en  combattant  Attila  ^  ? 

La  seconde  partie  du  poëme,  en  mettant  en  scène  le 


'  /f/.  id.,  p.  136. 

-  Delweskamp  ,  P.anor.  du  Rhin  ,  p.  '2i. 

'  Van  Vaernewyk  ,  Hisl.  non  Delgis ,  liv.  IV  ,  cli.  21  —  Petrus  Kœrius  ,  Germ. 
in  fer.,  p.  27. 

*  Ponte,  lieu  entre  Stralen  et  Gueldre.  —  Ne  serait-il  pnint  question  d'une  ijhilde 
normande  de-truite  par  les  deux  seigneurs  ? 

»  Voyez  la  Saga  de  Hèta  ,  de  Daneniarlv ,  à  laquelle  est  attribu('e  la  fondation  de 
Iletheby  ;  et  les  légendes  de  Fiolième  sur  Libussa  et  VVastlani. 

'•  Sieg  signifie  victoire,  réussite;  c'est  le  radical  de  ces  noms  propres  et  peut-être 
celui  de  Siegcamber  ? 

XXIX  XXIII  .v> 


—  570  — 

margrave  Rucliger  qui  vivait  en  950,  nous  transporte  en 
plein  dans  la  lutte  des  vassaux  contre  leurs  suzerains.  En 
924  le  royaume  de  Bourgogne ,  engagé  dans  les  hostilités 
contre  les  rois  d'Italie ,  avait  subi  une  invasion  de  Hongrois , 
nommés  encore  Huns  ;  de  tous  ces  faits  et  de  ceux  repris 
ci-haut  et  fournis  par  l'histoire  intermédiaire  ,  le  poëte 
haut-allemand  tissa  son  épopée  germanique  ,  en  person- 
nifiant les  peuples  par  leurs  personnages  les  plus  célèbres, 
tels  que  Théodoric  et  Attila. 

Le  souvenir  des  Nibelongs  était  encore  vivace  au  huitième 
siècle  ;  un  fils  de  Childebrand  porta  ce  nom  et  ne  mourut 
qu'en  805  '. 

Le  nom  de  Siegfried  se  présente  encore  dans  un  autre 
chant  des  bords  du  Rhin,  devenu  populaire  dans  la 
Belgique  actuelle.  Il  s'agit  de  Siegfried  d'Ofterdingen,  palatin 
d'Andernach  et  époux  de  l'infortunée  Geneviève  de 
Brabant ,  dont  les  critiques  fixent  l'époque  à  l'an  737. 
Selon  eux  Siegfried  fut  un  des  héros  de  l'armée  de  Charles- 
Martel  qui  s'illustra  contre  les  Mores  ^.  Le  théâtre  si  roman- 
tique du  vallon  qui  se  termine  par  l'étang  de  Laach ,  près 
d'Andernach ,  est  le  cadre  des  scènes  les  plus  émouvantes 
de  ce  récit.  Ce  fut  dans  les  forêts  voisines  que  l'épouse 
injustement  accusée  vécut  plus  de  cinq  ans  avec  son  fils  ; 
ce  fut  une  carpe  de  cet  étang  qui  renfermait  l'anneau 
nuptial  de  la  châtelaine  et  le  produisit  sur  la  table  de 
Siegfried.  Cette  triste  martyre  de  la  calomnie  éveilla  par 
ses  souvenirs  une  sympathie  si  puissante  que  la  population 
de  la  contrée  voisine  l'invoque  encore  aujourd'hui  comme 
une  sainte  ;  une  chapelle  au  bord  de  F  étang ,  élevée  sans 
doute  trois  siècles  plus  tard  par  les  bénédictins  de  l'abbaye 
voisine  ,  en  a  perpétué  le  souvenir. 

'  Voyez  l'Atlas  de  Lesage. 

-  Ephémérideft  iiniv.  ,  t.  I,  G  janvier,  p.  H3. 


—  571   — 

Quant  à  la  famille  de  Geneviève  on  peut  supposer  que  par 
son  titre  de  Brabant  elle  appartenait  à  l'une  des  familles 
les  plus  puissantes  de  cotte  contrée ,  alors  renfermée  entre 
l'Escaut  et  la  vallée  de  la  Dendre  ;  mais  il  n'y  avait  point 
de  duc  héréditaire  à  cette  époque  ^ 

Nous  venons  de  nommer  Charles-Martel,  ce  guerrier  si 
célèbre  dans  tous  les  anciens  chants  de  la  Gaule  franke  ; 
nous  passerons  rapidement  en  revue  les  fastes  qui  con- 
firment que  son  souvenir  appartient  surtout  à  la  contrée 
dont  nous  parlons  et  qui  fut  sa  résidence  habituelle.  En 
effet,  la  dépouille  mortelle  de  son  aïeule  Begga,  qui  résidait 
habituellement  à  Chèvremont  (Neocastruml,  celle  de  Pépin 
de  Herstal,  dit  le  gros,  à  Jupille  2;  c'est  l'entre  Meuse  et 
Rhin  qui  fut  le  théâtre  de  la  lutte  entre  le  parti  de 
Plectruda  et  celui  d'Austrasie  ;  c'est  de  Cologne  que  partit 
Charles-Martel  quand  il  parvint  à  battre  les  Neustriens 
près  du  château  d'Amblève  ^  en  719  ;  c'est  Andenne  qui 
par  sa  fontaine  conserve  son  souvenir.  Sa  carrière ,  qui  se 
perpétua  jusqu'en  741 ,  fut  une  suite  non  interrompue 
d'expéditions  guerrières  et  le  berceau  de  la  renommée  d'une 
foule  de  héros  ,  que  la  fantaisie  des  romanciers  rattacha 
à  l'ère  de  Charlemagne.  Ainsi,  la  lutte  contre  des  Maho- 
métans ,  la  défense  opposée  aux  Saxons  et  l'indépendance 
revendiquée  par  les  vassaux ,  mouvements  qui  sous  diffé- 
rents noms  agitèrent  les  peuples  jusqu'à  la  conclusion  de 
la  première  croisade ,  forment  les  grandes  assises  des 
romans  désignés  par  l'indication  de  cycle  de  Charlemagne. 

De  tous  les  personnages  fameux  que  ces  écrits  mettent 

'  Peut-être  fille ,  ou  pelite-fille  d'Éligard ,  fils  de  Nona  ,  sœui'  de  St.  Amand.  —  Le 
roman  de  Geneviève  fut  coniposé  en  vers  wallons  ,  à  la  demande  d'Éléonore  de  Valois  , 
lille  de  Raoul  le  Vaillant,  comte  de  Vermandois  et  femme  de  Godefroid,  ronite  d'Ostrevant, 
en  1 1 40. 

-  Pépin  décéda  en  TU.  Voyez  Clironicke  der  llerloglien  etc.  van  Haeclit,  p.  25  verso. 

^  Amblève  près  de  Pruym  ,  et  non  celui  près  d'Aywaille,  nommé  alors  Neocastrum. 


—  572   - 

en  scène ,  nous  regardons  comme  le  premier  en  date  le 
fameux  lloland.  La  légende  le  fait  fils  de  Milon  ^  d'Anjou 
et  d'une  sœur  de  Gliarlemagne.  Bien  que  tué  sous  le  règne 
de  ce  dernier,  c'était  sous  Charles-Martel  qu'il  s'était 
illustré  2.  Ainsi  il  serait  un  neveu  de  ce  dernier  ;  peut- 
être  ce  fils  de  Childebrand  désigné  par  le  nom  poétique  de 
Nibelong?  C'est  sur  le  Rhin  que  la  légende  place  son 
berceau  et  son  manoir;  c'est  au  Piolandseck  que  le  fleuve  se 
sépare  des  sept-montagnes  ;  c'est  dans  l'île  voisine,  Rolands- 
w^erth,  que  son  épouse  Hildegarde  de  Drachenfels  fonda 
un  monastère  où  elle  se  retira  pour  pleurer  son  mari  qu'elle 
croyait  mort  ;  et  dès  lors  l'île  fut  connue  sous  le  nom  de 
Nonnenwerth  :  enfin  les  romans  attribuent  pour  insigne 
spécial  à  ce  héros,  une  bannière  ornée  d'un  dragon  !  Ce 
fut  en  778,  sous  Charlemagne  roi,  que  Roland  périt  à 
Roncevaux.  Les  légendes  frisonnes  unissent  à  cette  fameuse 
défaite  le  roi  Gondebald ,  fils  d'Adgil  II  et  parent  d'un 
autre  personnage  de  l'époque,  Oger  le  Danois. 

Les  romans  font  ce  dernier,  fils  de  Godeffoid  de  Danemark. 
Or  ce  Godefroid  était  fils  de  CTormond,  époux  d'Othilda 
fille  de  Radbode  I,  père  d'Adgil  II.  Mais  plusieurs  critiques 
rejettent  cette  filiation  qui  pourtant  serait  admissible;  ils 
lisent  Oger  l'Ardennais  (ou  rArdinois)  et  le  regardent  en 
conséquence  comme  un  de  nos  compatriotes.  Quoiqu'il  en 
soit  ce  personnage  semble  avoir  rempli  des  fonctions 
publiques  dans  notre  pays,  sous  la  direction  de  Carloman. 
La  tradition  lui  attribue  la  construction  du  pont  de  Visé 

'  Milon,  évoque  de  Trêves  ?  —  A  consulter,  Biocjrapkic  de  Holund  .  par  Fkiui. 
Hennaux  dans  le  Bidletin  archéoloijique  liégeois ,  1 863. 
-  SissiONDi ,  Ilisloire  des  Français  ,  I ,  p.  313. 

Taillefer 

Devant  eux  allait  chantant 
De  VAUemaigne  et  de  Roland. 
(Wace). 


—  573  — 

en  742  *  et  l'administration  de  la  justice  en  Hesbaye  en 
qualité  de  comte  de  Looz  2. 

Cet  Oger  est  dit  cousin  des  quatre  fils  Aimon.  Mais 
avant  que  nous  jetions  un  coup-d'œil  sur  leur  légende  , 
nous  croyons  qu'une  revue  des  faits  successifs  sont  des 
prémisses  nécessaires. 

La  lutte  des  seigneurs  contre  le  système  carlovingien 
commence  pour  ainsi  dire  avec  la  manifestation  première 
de  ses  tendances.  Elle  se  révèle  d'abord  en  748  à  l'occasion 
de  ce  que  Griffon ,  fils  de  Charles-Martel ,  avait  été  dépouillé 
par  ses  frères  et  s' étant  échappé  de  l'assemblée  du  Champ 
de  Mars  tenu  à  Duren,  passa  le  PJiin  pour  trouver  en 
Saxe  un  refuge  pour  lui  et  ses  nombreux  partisans. 
Radbode  II ,  roi  des  Frisons ,  et  les  princes  vandales  vin- 
rent le  soutenir.  Pepin-le-Bref  vint  attaquer  ces  opposants  ; 
il  emporta  Hochsbwg ,  mais  Griffon  lui  échappa.  Trente 
ans  plus  tard  des  faits  analogues  se  reproduisirent.  Carlo- 
man  II  étant  mort,  Chaiiemagne  convoqua  une  diète  à 
Carbonacum  pour  s'y  faire  déférer  la  survivance  de  son 
frère.  La  majorité  lui  fut  acquise,  mais  la  minorité  protesta 
en  faveur  de  Gilberga ,  la  veuve ,  et  des  droits  de  son  fils 
Pépin,  que  les  Austrasiens  regardaient  comme  leur  prince. 
Cette  fois  ce  parti  se  réfugia  auprès  de  Didier,  roi  des 
Lombards,  en  11\ .  Ce  dernier,  vaincu  par  Charles ,  fut  fait 
prisonnier  et  conduit  à  Liège  avec  sa  femme  et  sa  fille  ^ 

II  résulte  de  tous  ces  faits  qu'un  levain  d'opposition 
existait  depuis  lors  contre  le  système  carlovingien  dans 
nos  contrées,  et  ce  fait  suffit  à  expliquer  bien  des 
reproches  que  les  romanciers  mettent  dans  la  bouche  des 
héros  et  paladins  rebelles  *. 

'  PiOT,  tome  III  de  Schayes,  art.  Visé. 
-  GuiccuRDiN  ,  Description  des  Paijs-Das ,  p.  587. 
3  En  774.  SiSMONDi ,  loc.  cit.  ,  p.  328  et  334. 
^  Cf.  la  ballade  Charles  et  Eleyast. 


—  574  — 

La  plus  ancienne  fiction  écrite  sur  le  cycle  de  Charle- 
magne,  est  celle  du  moine  de  St-Gall,  qui  date  de  l'année 
874.  Un  des  héros  qu'il  met  en  scène  fournira  bien  des 
traits  aux  paladins  représentés  par  les  romanciers.  «  Kis- 
»  her  était  doué  d'une  taille  et  d'une  force  prodigieuse  , 
»  et  il  montait  un  cheval  dont  l'intelligence  l'emportait 
»  sur  celle  de  tous  les  coursiers  de  l'armée.  » 

Mais  ce  ne  fut  que  vers  l'an  1090  qu'un  moine  ,  nommé 
Robert,  écrivit,  sous  le  faux  nom  de  Turpin,  archevêque 
de  Reims,  contemporain  de  Charlemagne,  le  roman  des 
hauts  faits  et  gestes  merveilleux  du  célèbre  empereur  ^ 
Son  but  paraît  avoir  été  d'exciter  le  zèle  pour  la  conquête 
du  S.  Sépulcre,  à  laquelle  on  se  préparait.  Avec  le  talent  d'un 
Wolfram  d'Esschenbach ,  en  compilant  et  ressassant  les 
légendes  populaires ,  il  eût  pu  produire  une  épopée  ;  il  n'a 
fourni  qu'une  sèche  rapsodie ,  qui  est  descendue  dans 
la  hibliothèque  bleue,  d'où  elle  fmira  même  par  disparaître. 
Sans  l'Arioste  et  le  charme  souverain  de  la  littérature 
italienne ,  le  souvenir  n'en  serait  point  parvenu  jusqu'à  nous. 

Mais  ce  moine  Robert  transporte  le  théâtre  de  son  action 
dans  l'Aquitaine  principalement  ;  c'est  à  Paris  et  non  à 
Aix-la-Chapelle  que  réside  son  Charlemagne  ;  ses  paladins 
sont  des  Français  du  XI^  siècle  et  non  des  Franks.  Cepen- 
dant il  y  a  assez  de  traits  et  de  marques  encore  dans  sa 
compilation  pour  en  trouver  la  source  originelle  et  nous 
autoriser  à  revendiquer  comme  ardennaise ,  comme  belge, 
la  légende  des  quatre  fils  Aimon,  la  légende  de  Renaud 
de  Montauban  ! 

S'il  est  une  tradition  dont  nous  nous  croyons  autorisés 
à  réclamer  l'indigénat,  c'est  bien  celle  de  ces  vaillants 
Ardennais  dont  le  souvenir  s'est  conservé  dans  les  chau- 

•  Chateaubriand  ,  Études  hist. ,  t.  111 ,  p.  370. 


—  575  — 

mières  des  fanges,  s'est  incrusté  dans  les  désignations  de 
localités  des  vallées  de  l'Ourthe ,  de  la  jMeuse  ,  de  la  Vesdre 
et  de  l'Amblève.  Les  troubadours  du  midi,  tout  en  mêlant 
les  exploits  de  ces  paladins  à  ceux  de  leurs  preux ,  tout  en 
trouvant  des  noms  de  lieux  analogues  aux  nôtres ,  dans  ces 
cantons  écartés ,  tout  en  les  associant  aux  hauts  faits  de 
Roland  et  aux  différends  avec  le  duc  Hunold  \  n'osent 
pourtant  dénaturer  le  fait  portant  que  ce  fut  à  Liège  que 
le  coursier  Bayard  fut  jeté  à  la  Meuse  ;  que  les  Ardennes 
sont  les  forêts  qu'il  parcourut,  d'accord  en  ceci  avec  les 
habitants  qui  pendant  les  longues  nuits  d'hiver  attribuent 
à  Bayard  le  bruit  de  tout  galop  lointain  qui  vient  frapper 
leurs  oreilles  2.  Us  concluent  en  fixant  à  Cologne  le  lieu 
du  décès  de  Renaud. 

Une  revue  des  lieux  cités  dans  le  roman  nous  per- 
mettra de  fixer  le  théâtre  des  principaux  drames  ;  la 
comparaison  des  acteurs  entre  eux  et  les  mobiles  qui  les 
font  agir  nous  aideront  à  fixer  l'époque. 

L'éditeur  de  V Histoire  des  Quatre  fus  Aimon,  très-nohles 
et  très-puissants  chevaliers  ,  nous  prévient  dans  son 
introduction  qu'Aimon  ou  Imon  est  du  pays  de  Saxe  : 
ce  qui  déjà  fait  naître  le  doute  que  le  nom  de  Gascogne 
a  remplacé  celui  primitf  de  Sassogne.  —  La  patrie  du 
célèbre  coursier  Bayard  est  l'île  de  Bruyst  ^  ;  la  légende 
porte  Bresâu ,  une  des  sept-montagnes  ;  le  Lôwenberg  est 

'  Dans  le  roman  sous  le  nom  de  Huon  ,  cli.  15  à  24. 

-  Un  rocher  ,  plongeant  dans  la  Meuse  entre  Dinant  et  Freyr ,  passe  pour  le  lieu  où 
le  coursier  se  reposait  à  l'ombre  ;  aujourd'hui  que  la  chaussée  le  traverse ,  la  tradition 
avance  que  Bayard  le  perça  en  se  sauvant.  Ce  coursier  Bayard  tient  de  la  fantaisie  de 
l'ancien  cheval  symbolique  représenté  sur  les  monnaies  gauloises  sorties  des  ateliers 
d'Arras.  V.  Lelewel,  Types  gaulois,  t.  I,  p.  169.  — Cfr.  le  cheval  SIepner  de  YEdda. 
—  Un  des  corps  de  Wittekind  portait  un  cheval  sur  ses  étendards ,  et  les  armoiries  du 
Hanovre  se  composaient  d'un  cheval  d'argent  au  champ  de  gueule. 

^  Vile  ou  promontoire  de  Bruyst,  cfr.  Des  Roches,  .■Ejiilome  / ,  p.  180,  tilii 
Mosam  efficit  insulam. 


—  576  — 

aussi  mentionné  sous  le  nom  de  Mont-Lion  ;  la  vallée 
de  la  Berwine  ,  le  château  de  Bylstein  près  de  Limbourg , 
Aspeld  en  Ardennes ,  sont  désignés  par  Parayaine  , 
Balançon  et  AsPES.  Un  quartier  de  l'Eiffel ,  désigné  par 
les  appellations  de  Blankenheim,  Blankendorf,  Blanken- 
burg,  a  subi  une  traduction  de  la  part  des  romanciers 
français  qui  en  ont  fait  Moyis  Alhmais ,  d'où  Renaud  , 
l'aîné  des  quatre  frères  ,  est  titré  de  Montauban  ;  au  cou- 
chant de  ce  canton  ,  près  de  Malmedy ,  se  rencontre  encore 
l'emplacement  du  château  de  Reinaldstein.  A  environ  treize 
lieues  à  l'ouest  de  Blankenburg ,  on  trouve  sur  l'Ourthe  le 
château  de  Montfort ,  attribué  positivement  par  la  tradi- 
tion aux  quatre  fils ,  ainsi  que  la  tour  de  Poulseur  qu'on 
prétend  avoir  communiqué  avec  le  château  par  une  galerie 
souterraine  ^ 

Aimon  est  désigné  par  le  titre  de  Dor donne  ;  c'est 
d'Ardenne  qu'il  faut  lire;  Beuve  ',  son  frère,  est  dit 
d'Aigremont,  et  nous  trouvons  Aigrement  sur  la  Meuse 
entre  Flône  et  Liège  ;  Croine ,  où  Renaud  est  inhumé , 
nous  retrace  Crone  et  Groneburg  dans  l'Eiffel. 

Quant  aux  personnages  qui  figurent  dans  cette  légende , 
outre  Roland  et  Oger  que  déjà  nous  avons  cités,  nous 
trouvons  entre  autres  :  Léon  de  Frise  ,  Godefroid  de  Frise  , 
Gérard  de  Roussillon  ,  frère  de  Beuve  d'Aigremont  ;  Namo 
de  Bavière  et  Thierri  l'Ardennais.  Ges  deux  derniers, 
selon  Grammaye  ,  appartiennent  à  l'âge  de  Gharlemagne  : 
le  premier  fut  tué  par  les  Saxons  en  812  ;  le  second,  son 
fils  ,  gendre  du  comte  de  Huy,  serait  mort  en  819.  Léon  de 

'  Voir  le  cliap.  21  de  la  légende.  Mons  PesuUarus  ,  traduit  par  Montpellier. 
(Mont  Poulseur.)  Un  autre  Montauban  se  trouve  aussi  près  d'Etalle  dans  le  Luxembourg. 
Près  du  château  Renaud  ,  à  une  lieue  de  Mont-Henné  ,  se  trouve  la  Table  de  Maitgis. 
—  Guide  aux  Ardennes,  p.  287. 

-  D'après  De  Vaddeue  ,  Orig.  des  Ducs ,  t.  I,  p.  Ml,  un  Bivin  (Beuve?)  d'Ardenne 
a  été  le  père  de  Boson  ,  marquis  de  Toscane  ,  fils  de  la  veuve  du  roi  normand 
Godefroid  ,  882  ? 


•—    0/7 


Frise,  ou  Leo-Moth,  est  un  des  paladins  frisons  qui  combatti- 
rent les  Sarrasins  en  Italie  et  rapporta  à  Rome  le  corps  de 
Magnus  Hanco  Fortema  ;  car  la  Frise  a  aussi  ses  légendes 
du  cycle  de  Charlemagne,  qui  chantent  la  gloire  des 
podestats  Taco  Ludigma  et  Alderic  Adelen'. 

Leo-Moth  est  mentionné  dans  un  titre  du  pape  Léon  IV, 
qu'il  servit  contre  les  Musulmans  en  847.  C'est  donc  un 
personnage  bien  postérieur  à  Charlemagne. 

Godefroid  de  Frise  est  contemporain  deCharles-le-Chauve, 
c'est  le  prince  normand  qui  succéda  en  Frise  à  Pioric,  et 
que  Charles-le-Gros  lit  assassiner  à  Herispich  en  885.  Enfin 
Gérard  de  Roussillon  est  le  célèbre  paladin  ,  tant  chanté 
par  les  trouvères  et  qui  mourut  en  890.  Ce  qui  domine 
dans  le  roman ,  c'est  la  lutte  des  seigneurs  contre  la 
couronne  ;  tout  l'intérêt  est  concentré  sur  eux,  et  ces 
faits  nous  reportent  forcément  à  l'époque  où  cette  lutte 
était  la  plus  vive ,  c'est-à-dire  aux  temps  écoulés  entre  la 
bataille  de  Fontenay,  841,  et  la  défaite  des  Normands,  891. 
Aussi  la  grande  bataille  racontée  au  premier  chapitre  ,  met- 
elle  en  scène  Gérard  de  Roussillon  parmi  les  antagonistes 
du  roi  et  semble  une  réminiscence  de  cette  célèbre  ren- 
contre où  Gérard  soutint  les  troupes  de  Lothaire. 

Des  faits  postérieurs  nous  indiqueront  les  jalons  qui  ont 
servi  de  pivots  au  romancier  pour  les  événements  qu'il 
raconte. 

A  peine  le  roi  Lothaire  fut-il  ;nort ,  qu'en  869  Charles- 
le-Chauve  se  hâta  de  s'emparer  du  royaume  à  la  sollicitation 
des  évêques  qui,  sous  l'influence  de  Hincmar,  le  sacrèrent 
roi  à  Metz".  Il  parcourut  ses  provinces,  s'arrêta  à  Florennes, 
puis  après  avoir  chassé  dans  les  Ardennes  se  rendit  à 
Aix-la-Chapelle.  Là  un  mécompte    l'attendait.   Il  constata 

'  G.  K.  Verhoeven  ,  inleyding ,  \\.  342. 
-  Des  Roches  ,  /Epilome,  1 ,  p.  174. 


que  le  gi-aiid  iiombi'e  des  seigneurs  étaient  dévoués  à 
Louis,  et  lui  demeuraient  hostiles.  L'année  suivante  il  se 
rendit  à  Nimègiie ,  où  il  traita  d'une  alliance  avec  le  roi 
Ruric  de  Frise.  Mais  les  prétentions  de  son  compétiteur 
Louis  ,  soutenues  qu'elles  étaient  par  un  grand  nombi'e 
d'adhérents-  amenèrent  les  deux  parties  au  célèbre  partage 
de  870.  Par  ce  partage ,  la  rivière  de  l'Ourthe  fut  désignée 
pour  limite  entre  Louis  et  Charles,  de  manière  que  ce  dernier 
obtint  le  Gondroz  K  —  On  comprend  que  les  seigneurs 
des  nouvelles  frontières,  dont  les  manses  se  trouvaient  di- 
visées sous  les  deux  dominations ,  furent  mécontents  et 
regimbèrent  :  ce  fut  précisément  le  cas  pour  Beuve  et 
les  quatre  fils  d'Aimon. 

Une  lutte  couva  environ  quatre  années.  Charles-le- 
Cliauve  étant  devenu  empereur  en  875 ,  son  frère  Louis 
étant  mort,  il  s'empressa  d'envahir  une  seconde  fois  la 
partie  du  royaume  qui  appartenait  maintenant  à  son  neveu 
Louis  de  Saxe.  Mais  celui-ci  fit  appel  à  ses  partisans ,  les 
réunit  à  Andernach,  soutint  le  combat  et  remporta  sur 
l'empereur  une  victoire  signalée,  qui  força  le  Chauve, 
privé  d'armée,  à  fuir  avec  ses  gardes  jusque  Antenai  en 
Champagne.  En  877,  Louis  vainqueur  assura  la  tranquillité  '^. 

Le  Charlemagne  du  roman  n'est  donc  rien  de  plus  que 
Charles-le-Chauve.  Beuve  ayant  été  tué  par  ordre  du  roi, 
Renaud  lui  dit  :  «  Sachez  que  nous  ne  vous  aimons  pas , 
parce  que  vous  avez  fait  mourir  notre  oncle.  »  Rien  de  ce 
qui  peut  mortifier  leur  antagoniste  n'est  négligé  par  les 
quatre  frères  ;  l'aigle  impériale  lui  est  enlevée  ;  les  douze 
pairs  de  France  sont  privés  de  leurs  rapières  ;  enfui 
Maugis,  fils  de  Beuve,  enlève  Charlemagne  sur  le  Bayard 
et  le  plonge  dans  un  profond  sommeil. 

'  Quod  de  Condiusto  (ist  ad  itarlfiu   orientis  trans  Uiiam.  lAcle  de  parlmje  de  l'un 
870.)  CIr.  Wastelmn  ,  Germ.  Belg.  ,  p.   4-45. 
-  J.  Des  Roches,  Mpitotne  Hist.  BeUj.,  pp.  175  à  198. 


—  579.  — 

Charlemagne  ne  donna  jamais  lieu  à  rien  de  semblable  , 
mais  la  déroute  que  le  Chauve  essuya  devant  Andernach 
concorde  parfaitement  avec  tous  ces  traits. 

Aimon  d'Ardenne  ,  dévoué  au  roi ,  lui  sacrifie  sa  tendresse 
paternelle  et  combat  ses  fils.  Renaud  l'ayant  rencontré  , 
lui  dit  :  ((  Puisque  vous  nous  voulez  tant  de  mal ,  faites-nous 
trancher  la  tète  ;  vous  serez  ami  du  roi  et  ennemi  de 
Dieu.  »  Parfois  les  actions  de  Maugis  ont  les  allures  des 
fonctions  magiques  des  anciens  prêtres  germains.  De  même 
que  l'histoire  nomme  l'évêque  Ottulfe  de  Troyes,  au  nom- 
bre des  prisonniers  faits  à  Andernach  sur  l'armée  de 
Charles ,  de  même  Renaud  se  rencontre  avec  l'évêque 
Turpin  de  Pœims  et  lui  donne  un  coup  de  rapière  en  lui 
disant  :  «  Prêtre  ,  tu  aurais  mieux  fait  de  rester  dans  ton 
église  ' .  »  Les  Sarrasins  ,  que  le  roman  fait  attaquer  la  ville 
de  Cologne ,  ressemblent  singulièrement  aux  Normands  qui 
y  procédèrent  en  881.  Enfui ,  le  principal  héros  ,  Ftenaud, 
termine  sa  vie  à  Cologne ,  non  dans  le  cloître ,  mais  dans 
le  travail  ;  ce  dernier  chapitre  est  fort  remarquable  et 
pouixait  s'adapter  à  Tannée  892 ,  quand  les  luttes  sont 
terminées  pour  cette  génération. 

Les  trois  autres  frères  se  nommaient  Allaert ,  Wikaerd  , 
et  Rykhaerd.  Aimon  était  le  fils  de  Renaud.  L'histoire 
nous  montre ,  soixante-dix  ans  plus  tard ,  le  même  esprit 
d'indépendance  incarné  dans  Imon ,  châtelain  de  Chèvre- 
mont. 

Répandue  dans  la  Liuvie  et  dans  l'Ardenne,  la  légende 
des  Vier  Heimenskinderen  passa  dans  le  comté  d'Eenham 
(f ancien  Brabant) ,  avec  la  maison  d'Ardenne  ;  elle  y  a 
laissé  des  souvenirs  du  coursier  Bayard  (Bos-BmjarclJ  à 
Termonde  et  même  à  Matines. 


'  Rejjroche  bien   applicable  à   Hincmar ,   arciievêcpie  de  Reims ,   rinventeiir  de    la 
Ste-Anipoule  ,  fpii  l'tait  venu  s'en  servir  à  Metz.  (Des  Roches,  .-Epilonu'.  I  ,  p.   \HJ.) 


—  580  — 

Un  héros  comme  Renaud ,  qui  eût  vécu  pendant  le  règne 
du  paganisme,  eût  été ,  selon  les  Skaldes,  accueilli  dans  les 
salles  d'Odin  et  servi  par  les  Walkgries. 

Cette  béatification  ne  lui  fut  point  refusée ,  mais  dans  la 
forme  chrétienne.  «  Son  corps  ayant  été  retiré  du  Pihin  fit 
»  plusieurs  miracles  ;  Farchevêque  de  Cologne  [noti  nomenj 
»  le  fit  mettre  dans  un  riche  tombeau  où  il  est  encore  à  la 
»  connaissance  de  tout  le  monde ,  dit  la  fiction  qui  ajoute  : 
»  il  est  appelé  St.  Renaud,  martyr,  et  tous  les  ans  on  en 
»  fait  grande  solennité  dans  le  pays  '.  » 

Sans  doute  ces  fictions  ne  sont  pas  l'histoire ,  mais  tous 
ces  vieux  chants  nous  donnent  une  idée  de  ce  que  fut 
à  l'origine  le  cycle  épique  chez  toutes  les  nations.  «  J'ai 
mis,  dit  l'éditeur  de  la  fiction,  cette  histoire  en  tel  état 
que  si  vous  la  conférez  avec  les  vieux  exemplaires  qui  ont 
cours  jusqu'à  présent ,  vous  la  trouverez  purgée  de  toute 
erreur  et  accommodée  (sic)  à  la  vérité  des  anciennes 
annales  "".  » 

flomme  les  chants  de  certains  rapsodes  antiques ,  les 
chants  primitifs  se  sont  perdus  faute  d'un  Wolfram 
d'Esschenbach  ou  d'un  Chrestien  de  Troyes.  Mais  tel  que 
leur  squelette  nous  est  parvenu ,  il  excite  encore  l'attention 
et  fait  naître  l'intérêt  pour  des  idées  qui  ont  régné 
chez  nous  en  ces  temps  reculés  ;  tout  en  déplorant  la 
triste  manie  d'avoir  voulu  accommoder  et  purgea'  des 
productions  dont  la  valeur  principale  était  leur  originalité. 

'  En  186(;  ,  la  Société  littéraire  de  Stuttgard  a  publié,  d'après  un  hs.,  l'histoire  des 
quatre  lils  Aiinon,  sous  le  titre  de  Renam  von  Monlauban  ,  allfrairJJsischeK  Gediclit, 
heniusijeijehen  von  D'  H.  Miclielan.  (Annonce  du  29  juillet  1806.) 

-  Histoire  des  quatre  [ils  Aipnon.  —Lille,  Martin  Muiron  (sans  date)  verso  du  titre. 


LES  CAMPAGNES 


DE 


CHARLES-LE-TEMERAIRE 

CONTRE  LES  LIÉGEOIS. 

(1465-1468) 


MÉMOIRE 

PAR    m.     p.    HEWRARD, 

MEMBRE    TITULAIRE   A    BRUXELLES. 


TRAITÉ   DE    ST-TROND. 
1465 

La  haine  des  Liégeois  contre  la  maison  de  Bourgogne 
datait  de  cette  fatale  journée  d'Othée  qui  avait  vu  périr 
25,000  des  leurs  sous  les  coups  de  Jean-sans-Peur  (13  sep- 
tembre 1408)  et  de  la  sentence  de  Lille  (24  octobre),  qui 
avait  voulu  détruire  d'un  seul  coup  les  libertés  communales 
et  anéantir  la  nationalité  liégeoise  ;  la  prise  de  possession 
du  comté  de  Namur  par  le  duc  Philippe-le-Bon ,  en  1429, 
en  menaçant  leurs  communications  avec  la  haute  Meuse, 
l'avait  de  nouveau  ravivée  :  les  anciennes  forteresses  de 
l'Entre-Sambre-et-Meuse  avaient  alors  été  réparées  à  grands 
frais ,  et  les  Dinantais  avaient  rééditié  devant  Bou vignes 
leur  fameuse  tour  de  Montorgueil  qui  devint  le  premier 
prétexte  des  hostilités. 

Commissaires  rapporteurs  :  MM.  M.-L.  Polain  et  Le  Grand. 

XXIX  xxni  3» 


—  582  — 

Ce  fut  à  cette  occasion  que  la  France  intervint  dans  les 
affaires  du  pays  de  Liège,  non  pour  y  ramener  la  paix, 
mais  pour  envenimer  la  querelle  entre  les  communes  et 
le  duc  de  Bourgogne.  Philippe-le-Bon ,  alors  allié  aux 
Anglais ,  faisait  expier  au  roi  Charles  VII  le  crime  du 
dauphin  sur  le  pont  de  Montereau  ;  lui  créer  des  adversaires, 
c'était  pour  la  France  se  donner  des  alliés.  Des  émissaires 
du  petit  roi  de  Bourges  parcoururent  le  pays  de  Liège , 
rappelant  au  peuple  ses  anciennes  humiliations ,  lui  remon- 
trant le  danger  qu'il  y  avait  à  laisser  le  duc  de  Bourgogne 
devenir  paisible  possesseur  des  nouvelles  provinces  qu'il 
annexait  à  ses  Etats  déjà  si  vastes,  lui  promettant,  s'il  voulait 
s'y  opposer  par  les  armes,  le  secours  de  la  France;  et  la 
multitude  sourde  aux  sages  conseils  de  ceux  qui  essayaient 
de  lui  démontrer  le  peu  de  foi  qu'on  devait  ajouter  aux 
promesses  d'un  roi  trop  occupé  chez  lui  pour  pouvoir  aider 
ses  alliés ,  mais  toujours  prête  à  courir  les  aventures 
qui  flattaient  ses  instincts,  obligea  son  évêque,  Jean  de 
Heinsberg,  à  déclarer  la  guerre  au  duc  Phihppe.  Ce  fut 
devant  Compiègne  ,  le  10  juillet  1430,  que  celui-ci  reçut 
les  lettres  de  défi. 

Une  guerre  de  peu  de  durée ,  mais  pendant  laquelle  de 
part  et  d'autre  d'horribles  déprédations  furent  commises, 
se  termina  par  une  trêve  que  les  gens  des  communes  furent 
contraints  de  conclure  ;  bientôt  après ,  la  paix  définitive  fut 
signée  à  Matines  entre  Philippe ,  l'évèque  et  les  députés 
liégeois  (15  décembre  1431),  paix  humiliante  qui  rendit  le 
nom  bourguignon  plus  odieux  encore  qu'auparavant. 

Par  la  forme  élective  de  son  gouvernement,  la  prin- 
cipauté de  Liège  n'était  pas  sujette,  comme  les  provinces 
((ui  l'entouraient,  à  tomber  par  achat  ou  par  succession 
iui  ]»ouvoir  de  son  puissant  voishi.  N'espérant  pas  la 
rémiir  jamais  à  ses  Etats,  Phihppe  voulut  au  moins  que 


—  583  — 

le  siège  épiscopal  n'y  fût  occupé  que  par  ses  créatures. 
L'éyêque  deHeinsberg,  prélat  mondain  et  sans  caractère, 
ne  sut  pas  résister  aux  séductions  du  puissant  duc  de 
Bourgogne  :  il  en  devint  bientôt  le  serviteur  dévoué  et 
passa  à  sa  cour  la  plus  grande  partie  de  son  temps , 
dépensant,  en  vêtements  somptueux  et  en  plaisirs  de 
toute  sorte ,  l'argent  qu'il  savait  habilement  soutirer  de 
ses  sujets.  Violemment  épris  de  la  duchesse ,  Isabelle  de 
Portugal,  il  se  prêta  longtemps  à  toutes  les  concessions 
que  Philippe  exigea  de  lui.  En  1455,  cependant,  des 
velléités  de  résistance  lui  vinrent,  à  la  suite  peut-être  de 
quelque  disgrâce  de  cour  :  il  rentra  dans  ses  États  et  lit 
commencer  la  construction  d'un  fossé  de  32  pieds  de  large 
partant  de  la  Mehagne  à  Braive  et  devant  aller  jusqu'au 
Geer ,  rempart  qu'il  comptait  opposer  aux  armées  bour- 
guignonnes. Appelé  aussitôt  à  La  Haye  auprès  du  duc  pour 
y  rendre  compte  de  sa  conduite,  il  n'osa  s'y  refuser,  et 
de  gré  ou  de  force,  au  prix  d'une  pension  annuelle  de 
8000  florins  du  Bhin,  il  abdiqua  son  évêché  en  faveur  de 
Louis  de  Bourbon,  neveu  de  Philippe.  Le  pape  Calixte 
Borgia  ne  lit  aucune  difficulté  de  contirmer  cet  acte. 

Ce  fut  le  2(3  juin  1456  que  l'évêque  d'Arras  et  les  pro- 
fesseurs de  l'Université  de  Louvain,  où  Louis  de  Bourbon 
faisait  son  éducation  i,  notifièrent  au  chapitre  de  St-Lambert 
le  bref  par  lequel  le  souverain-pontife  conférait  à  ce  dernier 
le  gouvernement  spirituel  et  temporel  de  la  principauté 
de  Liège.  Convaincus  de  l'inutilité  de  la  résistance  par 
l'exemple  d'Utrecht  où,  malgré  la  plus  violente  opposition, 
le  duc  Philippe   avait  intronisé   son  bâtard   David   sur  le 

'  En  1450,  Robert  d'Esneval  ,  dcuyer  et  gouverneur  de  Loys  de  Bourbon  «  à 
l'escholeen  la  dite  ville  de  Louvain  »  signe  un  reru  de  619  l.  4-  s.  montant  de  la  pension 
de  son  élève  ;  cette  pension  est  augmentée  de  150  1.  de  40  gros  l'année  suivante. 
(Archives  du  royaume;  Rec.  g»'*  des  finances,  acquits  ,  carton  n»  6.) 


—  584  — 

siège  épiscopal,  les  chanoines  de  St-Lambert  ne  protes- 
tèrent que  timidement  contre  cette  élection  à  laquelle , 
contrairement  à  tous  les  usages,  ils  n'avaient  en  rien 
contribué ,  et  le  13  juillet  ^  le  nouvel  élu  fit  son  entrée  à 
Liège ,  suivi  d'un  nombreux  cortège  de  chevaliers  bour- 
guignons et  portant  lui-même  le  chaperon  à  la  mode  de 
Bourgogne  ,  la  livrée  du  maître. 

A  peine  àgè  de  18  ans,  trop  jeune  pour  être  sacré,  ni 
même  ordonné  prêtre ,  Louis  de  Bourbon ,  dont  la  bonne 
mine  et  l'humeur  facile  avait  paru  faire  d'abord  une  heureuse 
impression  sur  le  peuple ,  ne  tarda  pas  à  mécontenter  tout 
le  monde.  Fort  de  l'appui  de  son  oncle  et  jaloux  à  l'excès 
de  son  autorité  qu'il  prétendait  ne  devoir  qu'à  Dieu,  puisqu'il 
la  tenait  directement  du  Saint-Siège  et  non  du  vote  du  cha- 
pitre de  S'^-Lambert,  sans  égards  pour  les  droits  de  la 
commune  il  viola  en  tant  de  circonstances  ses  plus  pré- 
cieuses prérogatives  que  bientôt  la  cité  se  souleva  contre 
lui  ;  de  tristes  désordres  y  éclatèrent  et  ce  fut  en  vain  que 
le  duc  Philippe  y  envoya  plusieurs  de  ses  principaux  officiers  ^ 
pour  essayer  d'arranger  le  différend.  Le  duc  de  Bourgogne 
était  en  effet  trop  intéressé  dans  la  question  pour  être  un 
médiateur  impartial  :  il  ne  pouvait  que  donner  raison  à  son 
neveu  ,  le  représentant  de  sa  politique  ,  et  condamner , 
comme  ennemis  de  l'ordre  des  choses  qu'il  s'était  efforcé 
d'établir ,  ces  bourgeois  turbulents  dont  les  doléances  lui 
semblaient  un  écho  de  ces  remontrances  hardies  ,  qu'avant 
de  se  mettre  en  pleine  révolte,  les  grandes  communes  des 
Flandres  peu  d'années  auparavant  lui  avaient  adressées. 

'  JoH.  DE  Los,  p.  6.  Apud  DE  Ram. 

-  Beauduin  de  Humières,  grand  bailli  de  Namur,  le  sénérhal  de  Brabant  et  autres 
conseillers,  vont  à  Liège  pour  le  fait  du  différent  estant  entre  Mons.'' de  Liège  d'une  part 
et  ceulx  de  lad.  cité  d'autre  part,  en  judlet  U60  ;  le  comte  de  Blancquemont  et  l'èvêque 
de  Tournay  vont  à  Maestricht  en  octobre  1462  pour  le  niênie  fait.  (Ch.  des  comptes  , 
N"  1868,  Extraits  du  compte  premier  de  Robert  de  la  Buueerie  ,  fol.  44  v°,  et 
dv  comjile  IV^  du  même  ,  fol.  3  V.) 


—  585  — 

Les  chefs  du  parti  populaire  ,  qui  étaient  en  même  temps 
les  représentants  les  plus  considérables  de  la  magistrature 
communale  ,  cherchèrent  eux  aussi  à  s'assurer  un  puissant 
protecteur  ;  ils  essayèrent  de  renouer  avec  le  roi  de  France 
les  anciennes  alliances.  Charles  VII,  mécontent  du  duc 
de  Bourgogne  qui  avait  donné  asile  au  dauphin ,  leur 
accorda  des  lettres  de  protection  (il  avril  14G0)  '  ;  mais  la 
mort  l'ayant  surpris  bientôt  après  (22  juin  14G1),  les 
Liégeois  se  trouvèrent  de  nouveau  abandonnés  à  eux-mêmes 
et  exposés  à  de  plus  grands  dangers.  Le  nouveau  roi  avait 
en  effet  des  motifs  particuliers  de  leur  en  vouloir  :  il 
n'ignorait  pas  que  pour  cimenter  leur  alliance  avec  son 
père  ils  lui  avaient  proposé  de  s'emparer  du  dauphin ,  en 
pèlerinage  à  Aix-la-Chapelle,  alors  qu'il  reviendrait  au 
château  de  Genappes,  et  de  le  lui  livrer.  Aussitôt  après  son 
sacre  il  dirigea  sur  le  pays  de  Liège ,  avec  ordre  de  le 
mettre  à  feu  et  à  sang,  six  cents  lances  sous  la  conduite 
de  Joachim  R.ouhault ,  du  sire  de  Cressol ,  de  Poucet  de 
Rivière  et  de  Floquet,  cet  ancien  chef  d'écorcheurs 
maintenant  au  service  de  la  couronne  ^.  Sans  se  laisser 
émouvoir,  les  puissantes  communes  liégeoises  se  prépa- 
rèrent à  la  guerre  :  elles  firent  publier  l'ordre  aux  habitants 
des  campagnes  de  se  retirer  dans  les  villes  fermées 
avec  leurs  troupeaux  et  leurs  biens ,  jurant  ((  par 
St-Lambert  et  le  sang  du  Christ  »  qu'elles  combattraient 
les  Français  et  le  roi  lui-même  s'il  se  présentait,  ajoutant 
qu'elles  ne  le  craignaient  pas ,  tant  que  le  duc  de  Bour- 
gogne ne  se  mêlerait  pas  de  la  querelle. 

Mais  bientôt  les  idées  de  conciliation  prirent  le  dessus  : 
les  nobles  du  pays  et  les  notables  des  bonnes  villes  firent 
décider  l'envoi  d'une  ambassade  à  Louis  XI,  pour  lui  offrir 

'  De  Ram,  Dociimenls  relatifs  aux  troubles  du  pays  de  Liège,  p.  482. 
-  Chastelain,  Chronique  des  ducs  de  Bourgoijne ,  chap.    XUl ,  p.    145.  Éd.  du 
Panthéon. 


—  586    - 

réparation  et  lui  proposer  bonne  paix  et  amitié  comme  avec 
ses  devancieis  ^  Louis  avait  plus  d'intérêt  à  compter  les 
Liégeois  parmi  ses  amis  que  parmi  ses  adversaires  :  il 
reçut  la  députation ,  écouta  avec  bienveillance  ses  expli- 
cations et  rappela  ses  troupes.  Il  voulut  aussi  essayer 
d'accorder  les  communes  et  leur  évêque  ,  et  un  président 
du  parlement,  après  avoir  visité  la  cour  de  Bourgogne,  se 
rendit  près  des  deux  parties  ^.  Mais  depuis  peu  de  nouvelles 
violences  contre  les  partisans  de  Louis  de  Bourbon  avaient 
irrité  celui-ci  au  point  de  lui  faire  quitter  sa  ville  épiscopale 
poiu^  se  retirer  à  Maestricht ,  puis  à  Huy  d'où  il  avait  lancé 
l'interdit  sur  la  cité  ('29  octobre  14(31)  ^.  Les  démarches 
de  l'envoyé  de  Louis  XI  furent  inutiles. 

A  côté  d'un  parti  hostile  à  toute  espèce  d'arrangements  , 
il  y  en  avait  cependant  à  Liège ,  dans  la  bourgeoisie ,  un 
autre  sincèrement  désireux  de  voir  la  paix  se  rétablir  ; 
mais  débordé  par  les  passions  populaires  il  ne  pouvait  que 
rarement  faire  prévaloir  les  conseils  de  la  sagesse  et  de  la 
raison.  Un  moment  cependant  (1463)  deux  de  ses  chefs, 
Gilles  de  Metz  et  Fastré  Barré  de  Surlet ,  eurent  assez 
d'inlluence  pour  faire  décider  de  demander  à  Philippe-le- 
Bon,  alors  à  Bruges,  de  servir  d'intermédiaire  pour  entrer 
en  accommodement.  Mais  le  duc  reçut  très  mal  les  dé- 
putés  liégeois  ,  leur  reprocha  très  durement  leur  conduite 

'  Suivant  Adr.  de  Veteri  Bosco,  p.  12-17-1250,  les  envoyés  sont  Gilles  de  Metz, 
.(ean  le  Ruyt  del  Boiiverie ,  Berard  et  Gilles  de  Huy  ;  selon  JoH.  de  Los  ,  ce  sont 
Jean  de  Seraing ,  Gilles  de  Metz  et  Conrard  de  Boubais ,  avoué  de  Leers  (p.  12). 

-  JOH.  DE  Los,  p.  15. 

^  Cet  interdit ,  confirmé  par  Pie  II,  le  1""  mai  1162,  fut  renouvelé  en  U64  par  le  légat 
du  pape ,  Pierre  Ferrici ,  envoyé  à  Liège  pour  examiner  les  réclamations  de  la  cité.  N'ayant 
pu  ramener  la  concorde  entre  les  deux  parties ,  il  se  retira  à  Trêves  d'oi!i  il  fulmina 
l'excommunication  contre  les  bourgmestres,  les  échevins  et  même  une  partie  du  clergé. 
Les  églises  de  Liège  et  du  pays  de  Looz  s'unirent  en  octobre ,  à  l'effet  d'obtenir  du 
souverain  pontife  la  révocation  de  cette  sentence.  V.  Sohoonbroodt  ,  Inventaire  atmlij- 
tiijue  (les  chartes  du  chapitre  de  St-Lambert ,  p.  329. 


—  587  — 

envers  leur  évèque,  conduite  qu'ils  n'osaient  tenir  ,  disait-il , 
que  parce  qu'ils  comptaient  sur  la  protection  du  roi  de 
France  et  sur  son  prochain  départ  à  lui  pour  la  Croisade  ; 
((  Mais  gardez  que  je  ne  vienne  sur  vous  et  que  vous 
»  ne  soyez  les  Turcs  là  où  j'adresserai  mon  voyage  '  » 
ajouta-t-il  en  terminant. 

Cet  accueil  hautain  découragea  complètement  les  parti- 
sans de  la  paix.  Bientôt  Barré  de  Surlet  se  rallia  au  chef 
du  parti  contraire ,  au  sire  Raes  de  Lintre ,  seigneur  de 
Heers,  homme  habile  et  entreprenant  dont  l'éloquence 
naturelle  savait  remuer  profondément  la  fibre  populaire  et 
qui  devait  jouer  par  la  suite  le  principal  rôle  dans  cette 
tragédie  dont  la  prise  et  la  destruction  de  Liège  devait 
être  le  sombre  dénoùment. 

Conseillés  peut-être  par  Tristan-l'Ermite ,  si  célèbre 
plus  tard  comme  grand  prévôt  de  Louis  XI  et  que  ce  der- 
nier avait  envoyé  à  Liège  2,  les  deux  tribuns  décidèrent 
de  couper  court  une  fois  pour  toutes  à  de  nouvelles  tenta- 
tives d'accord  :  réunissant  les  états  ^,  malgré  l'opposition 
du  clergé  et  de  la  noblesse ,  ils  firent  voter  la  déposition 
de  Louis  de  Bourbon  et  élire  à  sa  place  Marc  de  Bade  , 
chanoine  de  Strasbourg,  frère  des  évoques  de  Metz  et  de 
Trêves  et  du  marquis  de  Bade ,  parent  par  alliance  de 
Frédéric  III,  empereur  d'Allemagne. 

On  s'était  assuré  d'avance  de  l'acceptation  du  nouvel  élu, 
qui  ne  voulut  prendre  néanmoins ,  jusqu'à  la  ratification  de 
son  élection  par  le  pape,  que  le  titre  de  mamhoiir ,  c'est-à- 
dire  régent,  gouverneur  et  administrateur  du  pays.  Il  ne 
tarda  pas  à  faire  son  entrée  à  Liège ,  puis,  accompagné  des 
chefs  du  parti  populaire ,  il  alla  se  faire  reconnaître  dans  les 
principales  villes  de  la  principauté. 

'  Chastelain,  p.  294,  et  Angélus  de  Cuhkibls. 

-  FoiiLLON ,  Hist.  Leod.,  t.  II,  part.  1 ,  page  65 ,  in  not. 

'  Dimanche  deLaetare  1465.  Joh.  de  Los  ,  p.  22. 


—  588  — 

La  déposition  de  Louis  de  Bourbon,  c'était  la  rupture 
avec  le  duc  de  Bourgogne,  dont  les  sévères  remontrances, 
il  était  aisé  de  le  prévoir ,  n'allaient  pas  tarder  à  faire  place 
à  des  actes  plus  sérieux.  Il  était  donc  urgent  de  s'assurer 
des  alliés ,  et  les  événements  en  train  de  s'accomplir  dési- 
gnaient trop  clairement  le  roi  de  France ,  pour  qu'on  ne  se 
hàtat  pas  de  se  jeter  dans  ses  bras.  Le  comte  de  Charolais 
venait  en  effet  de  se  réconcilier  avec  son  père  ;  Philippe-le- 
Bon,  en  lui  rendant  sa  tendresse,  s'était  en  quelque  sorte 
démis  en  sa  faveur  de  la  souveraineté  et  lui  avait  donné 
plein  pouvoir  pour  déclarer  la  guerre  à  Louis  XL  Allié  aux 
grands  vassaux  du  royaume  qui  voulaient  encore  une  fois 
essayer  de  ranimer  la  féodalité  expirante,  le  comte  Charles 
réunissait  une  nombreuse  armée  pour  reconquérir  ses  villes 
frontières  de  la  Somme  que ,  malgré  lui ,  le  duc ,  dont 
l'intelligence  faiblissait  avant  l'âge ,  avait  vendues  à  la 
France,  et  se  venger  des  griefs  dont  il  accusait  son  rival. 
Louis  XI,  isolé  au  milieu  d'un  peuple  désaffectionné  et  d'une 
armée  conduite  par  des  chefs  dont  il  suspectait  le  dévoue- 
ment ,  se  hâta  d'accueillir  les  propositions  d'alliance  des 
communes  liégoises  dont  les  forces ,  tout  incapables  qu'elles 
fussent  de  se  mesurer  avec  celles  du  duc  de  Bourgogne , 
pouvaient  néanmoins  en  paralyser  une  partie ,  et  habilement 
conduites,  la  révolte  des  Gantois  l'avait  prouvé,  les  tenir  en 
échec  assez  longtemps  pour  lui  permettre  de  vaincre  chez 
lui  et  séparément  ses  vassaux  révoltés,  avant  de  se  retour- 
ner avec  son  armée  enhardie  par  le  succès  sur  son 
puissant  adversaire.  Dès  le  24  avril,  il  donna  de  pleins 
pouvoirs  à  ses  ambassadeurs  ' ,  et  le  17  juin  1465  un  traité 
fut  conclu  en  son  nom  avec  les  «  régents ,  maistres ,  jurez  , 

'  Louis  de  Laval,  seigneur  de  Ciialillon ,  Aymar  de  Piiysicu  dit  Cadorat,  bailli  de 
Mantes ,  Jean  Duvergier ,  président  du  Parlement  de  Toulouse  et  Jacques  de  la  Royère, 
(Gaciiabi)  ,  IJoctnnents  inédits ,  t.  II,  p.   197.) 


-   589  — 

conseil  et  université  de  la  cité  de  Liège.  »  Les  deux  parties 
contractantes  s'engageaient  à  s'aider  mutuellement  con- 
tre les  ducs  de  Bourgogne  et  de  Bourbon,  le  comte  de 
Gharolais  et  leurs  adhérents  ;  «  pour  mieulx  faire  ,  mener 
et  conduire  la  présente  guerre  »,  le  roi  promettait  de 
soudoyer  200  lances  à  trois  chevaux  par  lance ,  au  prix  de 
15  livres  par  mois  pour  chacune  et  commandées  par  des 
capitaines  liégeois,  de  procurer  à  ses  alliés  du  salpêtre,  de 
la  poudre  et  deux  bons  maîtres  ])Our  tirer  l'artiUerie  ,  et 
d'user  de  toute  son  influence  pour  faire  confirmer  par  le 
pape  la  nomination  de  Marc  de  Bade.  Les  Liégeois  ,  sans 
cependant  s'éloigner  de  plus  de  30  lieues  de  leur  cité  , 
devaient  porter  la  guerre  dans  les  États  du  duc  de  Bourgogne 
et  y  faire  tout  le  mal  possible  aussitôt  que  le  roi  ferait 
entrer  ses  forces  dans  le  Hainaut. 

A  la  cour  de  Bourgogne  ces  ^événements  n'avaient  pas  été 
envisagés  avec  indifférence  :  dès  le  mois  de  mars  ,  aussitôt 
qu'on  y  avait  appris  les  négociations  avec  la  maison  de 
Bade,  le  héraut  de  Bourgogne  était  envoyé  au  marquis  ainsi 
qu'aux  évêques  de  Metz  et  de  Trêves  '  ,  et  le  comte  de 
Gharolais  écrivait  aux  principaux  de  la  cité  pour  les  conjurer 
de  ne  pas  donner  suite  à  leur  projet'.  Les  événements  n'en 
avaient  pas  moins  suivi  leur  cours  ,  et ,  absorbé  par  les 
préparatifs  de  sa  campagne  de  France ,  le  comte  Charles 
les  avait  laissé  s'accomplir ,  pensant  qu'il  serait  toujours 
temps  plus  tard  d'en  prévenir  les  conséquences.  Tout-à-coup, 
au  commencement  de  mai ,  on  apprit  à  Bruxelles  le  départ 
pour  Liège  de  l'ambassade  française.  On  en  avisa  aussitôt 

'  (I  A  Bourgogne  le  hérault  pour  prest  à  lui  fait  aud.  mois  de  mars  sur  le  voiage  que 
du  commandement  de  mondit  Seigneur  il  fit  lors  devers  le  marquis  de  Baude  et  les 
Evesques  de  Trêves  et  de  Metz  pour  affaires  secrètes  dont  mondit  Seigneur  ne  veut  pas 
plus  ample  déclaration  cy  estre  faile  )i  Compte  premier  de  Gtiilbert  de  Ruple,  du 
P  octobre  1464  au  dernier  septemlire  UUS  ,  p.  153  V.  (Cli.  des  comptes.  Rec. 
g"'"^    des  finances,  1922.) 

-  Joii.  DE  Los ,  p.  22. 


-  590   - 

les  baillis  de  Namiir  et  du  Luxembourg'  et  à  tout  événement 
on  invita  le  comte  de  Homes  et  le  duc  de  Clèves  "  à  lever 
le  plus  d'hommes  d'armes  qu'ils  le  pourraient;  dans  les 
premiers  jours  de  juin ,  des  officiers  de  la  maison  du  duc 
furent  envoyés  pour  visiter  les  villes  et  chàteaux-forts  du 
Brabant ,  voisins  des  frontières  des  pays  de  Liège  et  de 
Looz  ' ,  et  les  faire  mettre  en  état  de  défense.  Un  mois  plus 
tard ,  à  la  nouvelle  des  rassemblements  de  troupes  qui 
s'opéraient  sur  ces  frontières  ,  les  nobles  du  Boulonais 
furent  convoqués'  et  les  garnisons  de  Namur,  Bouvignes, 
etc. ,  augmentées.  Toutefois  malgré  des  rencontres  de  peu 
d'importance  entre  ces  garnisons  et  des  partis  liégeois  ou 
dinantais ,  les  hostilités  n'étaient  pas  déclarées  ;  mais  le 
4  août ,  des  envoyés  français  vinrent  annoncer  aux  Liégeois 
que  le  comte  de  Charolais  avait  été  blessé  et  vaincu  le 
16  juillet  à  Monthléry  ^  ;  et  bien  que  des  nouvelles  certaines 
de  cette  journée  fussent  déjà  parvenues  à  la  cour  de  Bour- 
gogne dès  le  25  du  mois  précédent  ^  et  que  les  Liégeois 


'  Compte  premier  de  Guilberl  de  Huple  ,  fol.  155  v».  —  Le  6  mai ,  un  chevaucheur 
est  envoyé  portant  «  lettres  closes,  artvlsant  les  baillis  et  cap.  de  Namur,  bailli  de 
Bastogne  et  Mess.  Guill.  de  Saint-Soingne  touchant  l'ambassade  que  le  roi  de  France 
devait  lors  briefvement  envoler  au  pays  de  Liège. 

-  [d.,  fol.  155  v".  —  Lettres  closes  (11  niay)  au  comte  de  Homes  à  Woringuem  ; 
fol.  160,  à  Mds.  de  Clèves,  le  pénultième  de  juing,  responsives  à  celles  qui  auparavant 
il  avoit  escrites  à  Mds.  offrant  d'estre  tout  prest  pour  lui  servir  en  armes  contre  les 
Liégeois 

^  Id.  ,  fol.  145  v".  Mess.  Gauthier  Gauw  du  Chout  ,  s""  de  Breinde,  chev.  , 
Simon  de  Herbays,  esc,  M«  Jehan  Brugman,  secret.  ,  du  6  au  15  juin;  il  reçoivent 
pour  ce  voyage  une  somme  de  28  livres.  (Voir  l'acquit  en  date  de  Bruxelles,  le  8 
juillet  1465,  Rec.  g^'«  des   finances,  acquits,   cart.  5.) 

^  /(/.,  fol.  163.    Lettres  closes  du  23  juillet. 

"  Adk.  de  Vet.  Bosco   Ampliss.  coll..  11,  p.  1278. 

"  /(/.  ,  fol.  165.  A  Josse  de  Rausbeques ,  serviteur  du  seig.  de  Moerkerque ,  pour 
du  commandement  de  Pierre  Bladelin  et  de  la  ville  de  Bruges  ,  le  25«  jour  du 
mois  de  juillet  précédent  eslre  venu  par  devers  mondit  seigneur  à  Bruxelles 
lui  dire  et  faire  rapport  de  ce  qu'il  savoit  et  avoit   vu  au  rencontre  que 


—  591  — 

eussent  pu  par  conséquent  être  informés  de  la  vérité , 
grâce  aux  bruits  contradictoires  qui  avaient  cours  sur  les 
résultats  de  cette  bataille,  ils  ajoutèrent  foi  aux  dires  des 
agents  français.  Le  28  août  Marc  de  Bade  et  les  communes 
liégeoises  adressèrent  à  Philippe-le-Bon  des  lettres  de  défi 
à  outrance  ',  puis  aussitôt  les  hommes  des  métiers ,  portant 
sur  leur  poitrine  la  croix  blanche  de  France  et  prenant 
jjour  cri  de  guerre  :  St-Denis  et  St-Lambert ,  se  jetèrent 
sans  ordre  ni  discipline  sur  cette  partie  de  l'ancien  duché 
de  Limbourg  connue  sous  le  nom  de  Ban  de  Hervé.  En 
peu  de  jours  tout  le  pays  jusqu'à  Maestricht  fut  mis  à  feu 
et  à  sang  ;  un  butin  énorme  fut  enlevé ,  puis  les  milices 
passèrent  la  Meuse  et  continuèrent  leurs  courses  dévasta- 
trices jusques  sur  les  frontières  du  Brabant. 

Dès  avant  l'ouverture  des  hostilités  ,  les  garnisons  des 
villes  frontières  du  Brabant  et  du  comté  de  Namur , 
renforcées  comme  nous  l'avons  dit ,  avaient  reçu  d'habiles 
commandants  ;  il  en  était  de  même  de  celles  du  Limbourg 
et  du  Luxembourg:  Jean  de  Rubembré,  seigneur  de  Bièvre  , 
grand  bailli  du  Hainaut  occupait  Binche  ;  Ph.  de  Hornes , 
seigneur  de  Boussignies .,  Namur  ;  Arnould  de  Sarbreucq  , 
baiUi  de  Lessines  avec  les  bâtards  de  Roisin  et  de  Commines, 
Bouvignes  ;  Guill.  de  Saint-Soingne  tenait  le  Luxembourg 
et  le  comté  de  Chiny  ;  Thierry  de  Bourset  commandait  à 
Limbourg  ;  Thierry  de  Pallant  à  Fauquemont  ;  Antoine , 
bâtard  de  Brabant,  à  Léau  et  à  Landen  dont  les  fortifications 


inondit  s.'  de  Charullais  avoit  eu  le  16''  jour  du  dit  mois  de  juillet  fia  à 
rencontre  des  Français  à  Mont  le  Herry,  comprins  son  retour ,  72  sous. 
163  V».  A  Mannequin  Vande  Steen  pour  son  vin  de  and.  26  juillet  avoir  porté 
lettres  closes  de  Monds  ,  à  Mad.  la  comt.  de  CliavoUais ,  par  esquolles  il 
lui  signiftia  aucunes  nouvelles  lui  survenues  de  Testât  de  Monds.  de 
Charollais. . .  24  sous. 
'  Registre  de  la  colluce  de  Gand  ,  p.  200. 


—  592  - 

avaient  été  considérablement  augmentées  ;  le  comte  de 
Nassau,  drossart  du  Brabant,  et  Louis  de  la  Gruuthuyse, 
gouverneur  de  Hollande ,  se  tenaient  avec  leurs  troupes  à 
Tirlemont  '  ;  à  Maestricht  enfm,  Téveque  de  Liège  avait 
réuni  deux  fortes  compagnies  d'hommes  d'armes  parmi 
lesquelles  on  remarquait  les  membres  des  principales  familles 
de  la  noblesse  liégeoise  et  limbourgeoise ,  sous  les  ordres 
des  damoiseaux  Everard  de  la  Marck ,  seigneur  d'Arenberg, 
et  de  Waleran  de  Sombreffe  ^. 

~Le  3  septembre  l'ordre  fut  envoyé  à  une  partie  de  ces 
garnisons  de  se  porter  en  avant  ^,  et  bientôt  l'incendie 
dévora  à  son  tour  les  villages  des  pays  de  Looz  et  de  Liège. 
Les  milices  se  hâtèrent  de  rentrer  dans  les  villes  fermées  ; 
poursuivies  de  près ,  elles  eurent  le  dessous  dans  plusieurs 
rencontres.  Le  8  septembre  les  troupes  de  Marc  de  Bade, 
auxquelles  s'étaient  réunies  quelques  compagnies  d'Alle- 
mands que  conduisait  le  marquis ,  son  frère ,  furent  com- 
plètement battues  sous  les  murs  de  Fauquemont  dont  elles 


'  Compte  premier  deOuilb.  de  Ruple,M.  165  et  suiv. —  Acquits,  cartons  5  à  7,  — 
Mémoires  deHaynin. 

-  Le  carton  8  (acquits  de  la  recette  g"'*  des  finances)  contient  la  feuille  de  Reveue 
des  gens  d'armes  et  de  traict  estant  sous  le  Révérend  Père  en  Dieu  Monseigneur 
levesque  de  Liège  ,  passés  tous  à  cheval  à  reveue  en  la  ville  de  Tricltt  sur  Meuse 
le  23^  jour  de  septembre  l'an  H6S,  par  Thierry  de  Palant,  seneschal  de  Faulque- 
mont ,  etc.,  pour  la  garde  et  seiirté  dicelle  ville  contre  les  Liégeois.  — Le  damoiseau 
Everard  de  la  Marcke  en  est  escuier  banneret ,  Jehan  de  la  Val  et  Guil.  de  Elden 
clievaliers  baceliers ,  viennent  ensuite  les  noms  des  liommes  d'armes  au  nombre  de  19  à 
3  chevaux,  et  ;28  à  2  chevaux;  164  crenequiniers ,  5  trompettes  et  1  canonnier 
complétaient  la  compagnie.  Nous  y  remarquons  les  noms  de  Willem  de  Waroux ,  de 
Jacques,  Jean  et  Robert  de  Moriahnez  ,  Jean  de  Helmont,  Jean  de  Senselles,  Guil.  de 
Hamal ,  Arnould  et  Hernian  de  Horion ,  Henri  de  Baicx ,  Jean  et  Gérard  de  Cortembach  , 
Hellin  de  Bolzées ,  etc. 

La  eom|)agnie  sous  les  ordres  du  damoiseau  Waleran  de  8i)ml)rc(Te  ,  banneret ,  passée 
à  revue  le  1 1  octobre  ,  comprenait  1 1  hommes  d'armes  à  3  clievaux ,  36  à  2  chevaux  , 
133  cranequiniers  et  51  coulevriniers. 

^  Compte  premier  de  G.  de  Ruple,  p.  16'.)  v". 


—  593  — 

avaient  entrepris  le  siège  '  ;  ce  fut  le  signal  de  la  retraite 
des  Badois,  qui  regagnèrent  l'Allemagne  pour  ne  pas 
partager,  dirent-ils,  la  responsabilité  des  dévastations  sacri- 
lèges des  bandes  indisciplinées  des  communes  ^ 

La  campagne  ne  consista  plus  dès  lors ,  en  outre  de  la 
dévastation  du  pays,  qu'en  des  opérations  de  siège  pour 
lesquelles  de  l'artillerie  avait  été  envoyée  de  Lille  \  et  en 
quelques  expéditions  isolées  entreprises  pour  renforcer 
ou  ravitailler  les  garnisons  des  villes  bloquées  et  dont  le 
résultat  fut  généralement  défavorable  aux  Liégeois.  C'est 
ainsi  que  le  17  septembre  Jean  de  Loesbocli,  qui  comman- 
dait à  Herck ,  fut  battu  par  le  duc  de  Clèves  en  essayant  de 
faire  une  sortie,  défaite  qui  fut  suivie  de  l'incendie  de  la 
ville.  Mais  le  combat  qui  leur  fut  le  plus  fatal,  fut  celui  de 
Montenaeken,  livré  le  22  octobre  suivant*. 

Raes  de  Heers ,  envoyé  avec  4,000  hommes  au  secours  de 
cette  ville  ,  rencontra  les  Bourguignons  entre  Landen  et 
Waremmes,  non  loin  de  la  plaine  de  Wardes-de-Steppe, 

'  C.  premier  de  G.  de  Riiple,M.  180,  —  à  Henry  Sliebos,  rhevaucheur  de  l'escurie  de 
MDS,  pour  don  à  lui  fait  par  icelui  Seig."",  en  récompensation  des  peines  et  travaulx  qu'il  eut 
en  .lui  portant  nouvelle  certaine  le  8'*  jour  du  dit  mois  de  septembre  du  départ  du 
marquis  de  Baude  et  de  Marc  son  frère ,  qui  avec  ceulx  de  Liège  avaient  mis  le  siège 
devant  Faul-  quemont  et  du  defroy  y  advenu  sur  lesdits  marquis ,  Marc  et  liiégeois. 
-  La  correction  des  Liégeois ,  ap.  de  Ram  ,  Annal,  leod.  p.  292. 
25.  Il  se  partit  par  la  samblance 

Qu'en  vous  véoit  meschante  routte 
Mais  plus  pour  Tespée  et  la  lance 
Du  Duc  de  Bourgoigne  et  la  douiite. 
Car  s'il  euyst  syewit  la  route 
30.   De  vous,  il  se  doublait  assés 
De  s'en  trouver  là  où  on  boupte 
Les  gens  quant  ils  sont  trespassés. 
^  C.  premier  de  0.  de  Ruple,io\.'ibl  \°. —  3  .serpentines  de  fer,  200  plomes  de  fer,4- 
caques  de  pouldre  de  canon,  19  grosses  queues  pleines  de  tlesches  ferrées,  20  caques  de 
salpêtre,  2  grands  mortiers,  1  petit  et  24  chariots  de  ribaudequins  garnis  de  leurs  pavais, 
chaînes  de  fer  et  chambres  y  servans. 
^  DF,  Ram  ,  Anal.  Leod.  p.  363 


—  594  — 

célèbre  dans  les  annales  liégeoises.  Les  milices  s'entou- 
rèrent aussitôt  de  leur  charroi  et  de  leur  artillerie  pour 
résister  au  choc  des  hommes  , d'armes  ;  mais  leurs  adver- 
saires qui  ne  comptaient  guère  plus  de  4800  combattants , 
sous  le  commandement  du  comte  de  Nassau  et  de  Jean  de 
Rubempré ,  n'essayèrent  pas  de  forcer  les  retranchements 
qu'on  leur  opposait  :  par  une  feinte  retraite  ils  engagèrent 
les  Liégeois  à  abandonner  leur  position  pour  les  poursuivre 
en  pleine  campagne  et  les  y  écrasèrent.  «  Elles  tinrent 
comme  rien  »  dit  un  chroniqueur  ^  en  parlant  des  milices 
dont  plus  de  moitié  resta  sur  le  champ  de  bataille,  et  Monte- 
naeken  fut  réduit  en  cendres. 

En  même  temps  que  les  Liégeois  apprenaient  cette  défaite, 
ils  recevaient  de  leurs  députés  à  Paris ,  pour  y  suivre  les 
négociations  entre  le  roi  de  France  et  les  princes  ligués , 
la  nouvelle  que  le  traité  de  Gonflans  venait  d'être  signé  ; 
quelques  jours  après,  cet  avis  était  confirmé  par  une  lettre 
datée  du  21  octobre  que  Louis  XI  écrivait  «  à  ses 
»  très  grans,  anchiens  et  espéciauls  amis  les  maistres, 
»  jurés  et  conseil  de  la  cité  et  pays  de  Liège,  »  et  que 
le  s'"  de  S*^^-Ramelle ,  écuyer  d'écurie,  leur  apportait.  Après 
les]  avoir  félicités  de  leur  conduite  ,  le  roi  leur  annonçait 
qu'ils  étaient  compris  dans  le  traité,  ce  qui  était  faux  ,  et 
leur  conseillait  de  cesser  les  hostillités ,  «  car ,  ajoutait-il , 
))  il  se  pourroit  que  la  guerre  étant  terminée  ici ,  une 
»  grosse  armée  ne  tombe  sur  votre  pays ,  d'où  il  pourroit 
»  s'ensuivre  de  grands  inconvénients ,  ce  à  quoi  il  vous 
»  seroit  difficile  de  résister  et  à  nous  de  vous  secourir  2.  » 
Que  signifiait  cette  appréhension  si  les  Liégeois  étaient 
compris  dans  le  traité  de  paix,  et  pourquoi  essayer  de  les 

'  Jacques  Du  Clercq,  liv.  V,  cliap.  LI. 

-  Ms    de  la  Bibl.  imp.  de  Paris,  1278,  fol.  "213,  —  ap.  GhaStelain,  éd.  Keiwyn, 
t.  V,  p.  219  ,  note. 


—  595  — 

tromper  alors  que  le  traité  lui-même  était  déjà  rendu  public 
par  son  enregistrement  au  parlement  de  Paris  ?  C'est  sans 
doute  ce  que  le  sieur  de  S^^-Ramelle  était  chargé  d'ex- 
pliquer plus  longuement  que  ne  l'exposait  la  lettre  du 
roi.  Les  magistrats  de  la  cité  comprirent  bientôt  qu'ils 
étaient  joués  et  qu'ils  devaient  se  hâter  de  négocier  leur 
paix  particulière  avec  le  duc  de  Bourgogne  ;  leur  armée  fut 
licenciée  et  les  comtes  de  Meurs  et  de  Homes  furent  priés 
de  se  rendre  à  Bruxelles  pour  obtenir  une  trêve  et  servir 
de  médiateurs.  Le  40  novembre  ils  revinrent  à  Liège  :  le 
duc  exigeait  avant  tout  que  les  Liégeois  reconnussent 
l'autorité  spirituelle  du  pape  et  Louis  de  Bourbon  pour 
leur  véritable  seigneur  ;  il  demandait  en  outre  une  mdem- 
nité  pour  les  dommages  commis  dans  ses  États.  Un  acte 
conçu  dans  ce  sens  fut  signé  le  12  '  ;  il  devait  servir  de 
])ase  aux  négociations.  < 

Le  23  novembre  quinze  députés,  représentant  les  cités  de 
Liège,  de  Tongres,  de  Looz  et  de  Hasselt,  et  appartenant 
presque  tous  à  la  magistrature  communale ,  reçurent  pleins 
pouvoirs  de  traiter  et  partirent  pour  Bruxelles.  Leurs 
instructions  ne  renfermaient  aucune  condition  particuhère , 
elles  se  bornaient  à  recommander  «  de  faire  toutes  telles 
offres ,  traictés  ,  paix  et  amende  honnorable  et  proffitable 
qu'ils  trouveront  estre  au  cas  expédient  et  convenable  ".  » 

On  ne  tomba  pas  facilement  d'accord.  Le  8  décembre 
les  conditions  de  paix  présentées  par  le  conseil  du  duc , 
lues  en  assemblée  générale  à  Liège  devant  les  magistrats  , 
servirent  de  texte  à  une  longue  délibération  après  laquelle 
les  pleins  pouvoirs  donnés  aux    députés  leur  fiu'ent  <le 


'  Gachakd  ,  Documents  inédits ,  t.  II  ,  p.  238. 
-  De  Ram  ,  Anal.  Leoil.,  p.  534. 


—  596  — 

nouveau  confirmés.  Jean  Heilleman  Dusart ,  ancien  bourg- 
mestre ,  leur  fut  encore  adjoint  ^ ,  et  on  leur  exprima 
la  confiance  que  tous  s'employeraient  loyalement  pour 
ramener  la  paix  et  la  tranquillité  dans  le  pays  sans  séparer 
les  bonnes  villes,  sans  rien  sacrifier  des  franchises,  libertés 
et  anciens  usages  de  la  cité  ,  et  surtout  «  sans  donner 
quelque  personne  à  volonté  de  corps  ni  de  bien  '.  » 

Ce  fut  cette  fois  à  Tirlemont ,  où  venait  d'arriver  le  comte 
de  Charolais  ,  que  se  réunit  la  conférence. 

Le  26  octobre  précédent ,  le  comte  Charles ,  alors  devant 
Paris  ,  avait  fait  publier  par  tout  son  camp  Tordre  de  se 
tenir  prêt,  sous  peine  de  la  hart,  à  le  suivre  dans  son 
expédition  contre  les  Liégeois ,  et  Mézière-sur-Meuse  avait 
été  désigné  comme  lieu  du  rendez-vous  aux  fieffés  et 
arrière-fieffés  qui  l'avaient  déjà  quitté  ainsi  qu'aux  archers 
et  arbalétriers  des  bonnes  villes.  L'armée  devait  s'y  trouver 
réunie  le  16  novembre. 

Parti  de  Paris  le  31  octobre ,  Charles  avait  quitté  Louis  XI 
à  Villers-le-Bel ,  et  par  Sentis,  Compiègne  et  Noyon  était 
arrivé  le  21  novembre  à  Mézière  où  s'étaient  rassemblés 
les  nombreux  contingents  féodaux  et  communaux  qu'il  avait 
convoqués.  Son  intention  avait  été  d'abord  d'entrer  dans  le 
pays  de  Liège  par  la  Meuse  et  déjà,  dès  le  13  novembre, 
son  artillerie  s'y  trouvait  chargée  sur  des  bateaux ,  prêts 
à  descendre  le  fleuve;  mais  en  apprenant  qu'on  négociait 
la  paix  il  changea  son  itinéraire ,  non  sans  avoir  essayé 
d'abord  de  lancer  une  partie  de  ses  troupes  sur  Dinant  pour 
tenter  de  la  prendre  d'emblée  ;  mais  le  comte  de  St-Pol 
et  le  maréchal  de  Bourgogne ,  chargés  de  cette  expédition , 
apprenant  que  bien   gardée  et  solidement  fortifiée   cette 

•  De  Ram,  Anal.  Leud  ,  p.  535. 
-  iD. ,  p.  560. 


—  597  — 

ville  était  à  l'abri  d'un  coup  de  main,  rejoignirent  l'armée, 
qu'ils  avaient  quittée  le  28  novembre,  comme  elle  venait 
de  dépasser  Maubert-Fontaine ,  Ghimay  et  Beaumont  pour 
se  diriger  par  Binche ,  Fleurus  et  Jodoigne  sur  Tirlemont, 
où  elle  arriva  le  9  décembre  '. 

Un  acte  préliminaire ,  rédigé  par  les  négociateurs  bour- 
guignons et  approuvé  le  19  décembre  au  nom  du  comte! "de 
Gharolais  par  Guillaume  de  Dinteville,  Jean  de  Montfort  et 
Olivier  de  la  Marche  -,  devint  le  22  décembre  le  traité 
définitif,  sauf  ratification  des  communes  et  du  duc  de 
Bourgogne.  Il  portait  en  substance  que  les  Liégeois  se  sou- 
mettaient à  l'autorité  du  pape  et  de  leur  évêque  et  recon- 
naissaient pour  avoués  héréditaires  de  leur  pays  le  duc  de 
Bourgogne  et  ses  successeurs  ;  ils  s'engagaient  en  outre  à 
ne  jamais  s'armer  contre  le  duc,  à  ne  négocier  aucun  traité 
d'alliance  sans  son  autorisation  et  à  lui  remettre  les  lettres 
d'alhance  conclue  par  eux  avec  Louis  XI  ;  ils  promettaient 
enfin  de  lui  payer,  outre  une  pension  de  2000  florins  du 
Rhin,  en  quatre  ans  une  somme  de  300,000  florins  et  une 
autre  de  150,000  au  comte  de  Gharolais,  en  dédommage- 
ment de  ses  châteaux  de  Falais  et  de  Montaigle  qu'ils 
avaient  détruits  en  partie.  Dix  personnes,  parmi  celles 
que  le  duc  jugerait  les  plus  coupables,  devaient  lui  être 
livrées  «  pour  en  faire  à  son  plaisir  »  et  leurs  biens  con- 
fisqués à  son  profit  ;  eniin  à  un  jour  qu'il  fixerait,  les  députés 
des  trois  états  et  les  magistrats  des  bonnes  villes  devaient 
venir  lui  faire  amende  honorable  et  le  supplier  de  prendre 
leurs  concitoyens  «  en  sa  bonne  grâce.  » 

Binant  était  formellement  exclu  du  traité;  Huy  avait 
conclu  séparément  le  sien  quelques  jours  auparavant  (le 
4  décembre. 

'  Mémoires  du  Sire  de  Haynin  ,  p.  58.  Éd.  delà  sociéti"  des  bibliopliiles. 
-  De  Ram  ,  p.  529. 

XXIX  xxm  54 


—  598  — 

Tel  fut,  l'acte  que  les  annalistes  liégeois  de  l'époque 
nous  ont  transmis  sous  le  nom  de  la  misérable  et  piteuse 
paix  de  Liège  '.  Quand  le  26  décembre  il  fut  lu  publique- 
ment au  palais  de  Liège  au  peuple  assemblé ,  il  y  eut  dans 
la  foule  une  clameur  immense  à  l'audition  de  l'article  qui 
exemptait  dix  citoyens  du  pardon  -.  Raes  de  Heers  et 
Barré  de  Surlet,  les  plus  compromis ,  ceux  sur  lesquels  allait 
sans  doute  se  fixer  le  choix  du  duc,  parvinrent  à  déterminer 
21  des  corps  de  métiers  à  refuser  leur  ratification,  et  il 
fut  décidé  que  mieux  valait  continuer  la  guerre  qu'accepter 
la  paix  à  de  telles  conditions. 

L'inaction  de  la  nombreuse  armée  bourguignonne  n'avait 
pas,  du  reste,  peu  contribué  à  faire  évanouir  l'inquiétude 
des  premiers  jours  de  l'invasion  :  le  comte  de  Cliarolais, 
installé  à  St-Trond  dans  la  maison  du  sire  de  Hamale  y 
tenait  table  ouverte ,  recevant  et  traitant  la  plupart  de  ses 
officiers  et  menant  joyeuse  vie;  ses  troupes,  établies  dans 
les  environs,  par  ses  ordres  exprès  s'y  conduisaient  avec 
la  discipline  la  plus  rigoureuse ,  payant  les  vivres  avec  la 
même  exactitude  que  si  l'on  eût  été  en  garnison  en  pays 
ami  et  se  gardant  de  pillage,  car  le  vol  était  puni  de  la 
harL  ^  Cette  conduite,  si  étrangère  aux  mœurs  militaires 
de  l'époque,  enhardit  les  Liégeois  au  point  que  plusieurs 
fois  ceux  de  Tongres  ne  craignirent  pas  de  se  jeter  par 
petites  troupes  dans  les  villages  occupés  par  les  Bourgui- 
gnons ,  tuant  la  plupart  de  ceux  qu'ils  rencontraient  iso- 
lément. Ce  fut  surtout  pendant  le  séjour  de  R^aes  de  Heers 
dans  cette  ville  ,  du  8  au  22  janvier,  que  ces  expéditions 
se   multiplièrent  ;   le   tribun    avait  à    co'ur   de  venger  le 


'  Cm  H\nD,  Doctime.nls  inédits ,  T.  Il,  p.  iiSf). 

-  LiK  Ram,  Anal.  Lcod..  p.  565. 

^  Du  Ci.Eiico  ,  (II.  I^III  ,  p.  237  ,  Haynin. 


—  599  — 

pillage  de  son  château ,  pris  après  un  siège  de  quatre  jours 
par  le  bâtard  de  Bourgogne  '. 

Ces  meurtres  isolés ,  la  rigueur  de  la  saison  et  le  mauvais 
paiement  indisposaient  les  troupes  bourguignonnes  et  un 
grand  nombre  d'entre-elles  réclamaient  un  congé  devenu 
nécessaire  après  une  campagne  qui  durait  depuis  le  milieu 
de  mai.  Charles  les  adjurait  de  prendre  patience  et  ce  fut 
peut-être  pour  les  y  aider  qu'il  mit  sous  les  ordres  de 
Jacques  de  Montmartin ,  son  maréchal  des  logis,  10  à  12 
lances  et  autant  d'archers  de  chaque  compagnie  pour  aller 
fourrager  dans  les  villages  des  bords  duGeer,  avec  recom- 
mandation expresse  de  ne  prendre  que  des  vivres  de  peu 
d'importance  sans  toucher  aux  chevaux  ni  au  bétail.  Malgré 
cette  réserve,  les  paysans  firent  une  résistance  énergique  et 
plusieurs  Bourguignons  qui  s'éloignèrent  du  gros  de  la  troupe 
payèrent  de  leur  vie  cette  imprudence. 

Cette  entreprise,  en  persuadant  davantage  encore  les 
Liégeois  de  l'idée  que  Charles  n'osait  les  attaquer,  grandit 
la  folle  confiance  qu'avait  fait  naître  en  eux  l'impunité 
avec  laquelle  il  avait  souffert  leur  refus  de  sanctionner 
le  traité  de  paix,  et  les  poussa  à  le  braver  plus  auda- 
cieusement  encore.  Le  20  janvier ,  quatre  des  anciens 
maîtres  de  la  cité  parmi  les  députés  négociateui's ,  accusés 
d'avoir  parjuré  leur  serment  en  vendant  dix  de  leurs 
concitoyens  et  signant  un  traité  où  toutes  les  villes  du 
pays  n'étaient  pas  comprises,  furent  condamnés  à  un 
bannissement  perpétuel  et  à  la  confiscation  de  leurs  biens  , 
et  Gilles  de  Metz,  le  seul  d'entre  eux  rentré  dans  la  cité, 
arrêté  dans  sa  demeure ,  fut  sommairement  jugé  et  exécuté. 

A  la  nouvelle  de  cet  événement ,  Charles  quitta  brusque- 
ment le  château  de  Heers,  qu'il  occupait  depuis  le  12 ,  et  se 

'    DF.    HaYNIN. 


—  600  — 

rapprocha  de  Liège  avec  son  armée.  Mais  le  sang  du  vieux 
magistrat  innocemment  répandu  avait  soulevé  à  Liège  tous 
les  honnêtes  citoyens  qui  ne  suivaient  pas  aveuglément  les 
ordres  des  tribuns  ;  un  grand  nombre  de  notables  se 
rendirent  au  camp  de  Charles  à  Russon  et  l'on  reprit  les 
négociations. 

Plus  encore  que  les  instances  des  députés ,  les  rigueurs  de 
la  saison  plaidèrent  pour  les  Liégeois  ;  inflexible  jusqu'alors, 
Charles  consentit  enfin  à  quelques  concessions  ;  il  promit 
de  traiter  avec  les  Dinantais  et  permit  d'effacer  l'odieux 
article  qui  vouait  dix  citoyens  à  la  ruine  et  peut-être 
à  la  mort ,  mais  les  Liégeois  durent  majorer  de  40,000 
florins  chacune  des  amendes  dues  au  duc  et  au  comte  , 
et  jusqu'à  leur  paiement  intégral  quinze  notables  devaient 
rester  en  otage  à  Louvain. 

Le  24  janvier  les  communes  de  Liège  et  de  Hasselt  ainsi 
que  Charles  ,  au  nom  de  son  père ,  ratifièrent  le  traité  de 
St-Trond  dont  l'instrument ,  revêtu  des  sceaux  nombreux  de 
tous  ceux  qui  y  avaient  contribué ,  pour  le  rendre  plus 
solennel  encore ,  fut  conservé  avec  la  date  du  22  décembre. 
Le  lendemain ,  vendredi  ,  les  troupes  bourguignonnes 
disposées  en  ordonnance  sur  la  vieiUe  chaussée  romaine 
qui  passe  près  de  Russon ,  furent  passées  en  revue  par 
Charles,  accompagné  des  députés  des  communes  au 
nombre  de  plus  de  cent,  tous  à  cheval,  et  à  la  tête  desquels 
se  trouvait  Jean  le  Ruyt  del  Beuverie ,  bourgmestre  de  la 
cité  ■•.  L'armée,  bien  diminuée  déjà  par  les  maladies  et  la 
misère,  car  la  solde  avait  été  mal  payée  et  un  grand 
nombre  de  soldats  n'avaient  pas  reçu  plus  du  tiers  de  ce  qui 
leur  était  dû  ,  comprenait  encore  plus  de  28,000  chevaux 
sniis  compter  les  gens  de  pied  qui  étaient  très-nombreux -. 

'  11  avait  (Hé  fait  chevalier  par  Charles  VII.  (Adri.xn.  de  Vkt.  Bosco,  1250.) 
-  .].   Du  Clekcq,  liv.  V,  diap.  LVII. 


—  601  — 

Charles  remercia  ses  capitaines  et  ses  fieffés,  les  priant  de 
l'excuser  s'ils  n'avaient  pas  été  mieux  payés,  leur  promettant 
de  les  mieux  traiter  une  autre  fois,  promesse  qui  faisait 
prévoir  un  avenir  gros  de  tempêtes;  puis,  après  s'être  offert 
à  rapatrier  ceux  qui  auparavant  avaient  été  bannis,  il  leur 
donna  congé. 

Le  26  les  députés  liégeois  s'engagèrent  à  faire  ratilier 
le  traité  dans  un  bref  délai  par  les  villes  de  St-Trond, 
Tongres,  Fosse ,  Thuin  ,  Gouvin,  Looz ,  etc.,  elle  lendemain 
remirent  les  actes  des  alliances  contractées  avec  Louis  XI 
aux  mains  du  comte  de  Gharolais  qui  partit  aussitôt  pour 
Bruxelles ,  où  il  arriva  le  31  janvier  au  soir. 


DESTRUCTION  DE  DINANT.   —  TRAITÉ  D'OLLEYE. 

1 4(36 


Quelles  étaient  les  raisons  si  graves  qui  avaient  fait  exclure 
Dinant  de  la  paix  de  St-Trond? 

Bien  que  lié  aux  destinées  des  autres  villes  du  pays  de 
Liège  par  un  traité  offensif  et  dôfensif  signé  le  10  février  1435, 
Dinant  avait  cependant  paru  d'abord,  en  1465,  vouloir  se 
soustraire  aux  alliances  conclues  avec  Louis  XI  ;  mais  les 
intrigues  des  agents  que  le  roi  de  France  entretenait 
dans  les  communes  liégeoises  pour  faire  réussir  ses  menées 
intéressées ,  les  insultes  de  Bouvignes  sa  rivale ,  son  enne- 
mie séculaire  qui,  enhardie  par  sa  modération  et  forte  de 
l'appui  du  duc  de  Bourgogne ,  ne  cessait  de  porter  préju- 
dice à  son  commerce ,  et  surtout  le  dédain  avec  lequel 
Philippe-le-Bon ,  en  juillet  1465  ,  accueillit  ses  réclamations 
contre  les  Bouvignois  ' ,  la  décidèrent  enfm  ,  malgré  les 
sages  conseils  de  quelques-uns  de  ses  magistrats ,  à  sortir 
de  la  neutralité. 

Dès  la  fin  du  mois  d'août  les  hostilités  commencèrent  : 
le  26,  diverses  compagnies  des  garnisons  du  Hainaut  et  de 
Namur  vinrent  assaillir  ses  murailles  -  ;  forcées  de  se 
retirer,  elles  se  vengèrent  en  brûlant  le  pays  environnant. 
Les  Dhiantais  usèrent  aussitôt  de  représailles  en  prenant  et 
brûlant  le  château  de  Spontineten  ravageant  le  Namurois. 
Le  10  septembre ,  ce  fut  au  tour  de  Giney  à  repousser  les 
efforts  des  Bourguignons  ^ 

'  Gachard  ,  Documents  inédils ,  t.  Il,  p.  205. 
-  ID.,  t.  II,  p.  211. 
'  iD.  ,  t.  11,  p.  213. 


—  603  — 

En  outre,  pas  un  jour  ne  se  passait  sans  qu'il  y  eût  entre 
Dinantais  et  Bouvignois  quelque  rencontre  où  s'échangeaient 
des  paroles  injurieuses  qui  ne  ménagaient  ni  le  roi  de  France 
ni  les  princes  de  Bourgogne.  Gomme  une  demi-lieue  tout 
au  plus  séparait  les  deux  villes  ,  elles  se  lançaient  Tune  à 
l'autre  du  haut  de  leurs  remparts,  par  un  tir  à  toute  volée, 
des  pierres  de  hombardes  qui  obligeaient  leurs  habitants 
à  se  réfugier  dans  les  caves  des  maisons.  Un  jour,  sur  une 
de  ces  pierres  tombée  à  Dinant ,  on  reconnut  la  représen- 
tation d'une  potence  à  laquelle  était  suspendu  un  person- 
nage portant  sur  sa  poitrine  la  croix  droite  de  Louis  XI. 
Le  lendemain  quelques  Dinantais  appartenant  à  la  classe 
la  plus  infime  de  la  population  ,  conduits  par  Conart  le 
chanteui'  ,  s'en  allèrent  pendre  devant  Bouvignes  un 
mannequin  à  l'effigie  du  comte  de  Gharolais  ,  portant  un 
manteau  à  ses  armes  ,  et,  pour  qu'on  ne  s'y  méprît  pas  , 
ils  accompagnèrent  ce  fait  des  paroles  les  plus  outrageantes 
pour  le  prince  et  la  duchesse,  sa  mère  '.  Cette  injure  fit 
naître  dans  le  cœur  de  C3S  derniers  une  haine  profonde  , 
qu'ils  manifestèrent  par  des  menaces  que  les  Dinantais  ne 
tardèrent  pas  à  apprendre  -  ;  ils  se  hâtèrent  aussitôt  de 
réclamer  de  Louis  XI  l'aide  qu'il  leur  avait  promis  s'il 
continuait  la  guerre  ,  ou  la  faveur  d'être  compris  dans  le 
traité  si  la  paix  était  conclue  '. 

Nous  avons  déjà  dit  comment  le  roi  de  France  avait 
abandonné'  ses  alliés  ;  les  Dinantais  n'en  furent  toutefois 
informés  que  par  les  députés  qu'ils  avaient  envoyés  à  Paris 

'  Veez  là  le  lils  de  votre  duc ,  le  f;iulx  et  tndiistre  comte  de  Cliarolois  que  le  Roy  de 
France  at  faicl  ou  i'erat  pendre  comme  il  est  ici  pendu.  Il  se  disait  de  vostre  duc ,  mais 
il  maintoit  car  il  estait  vilain  bastard  au  sieur  de  Heinsberg ,  nostre  evesque ,  et  à  vostre 
bonne  duchesse.  Il  cuidait  ruer  jus  le  noble  roy  de  Franche ,  mais  il  a  esté  rué  jus 
lui-même. 

-  Gachard,  Documents  inédits,  t.  Il,  p.  2!22. 

^  iD.,  t.  II,  p.  216-225. 


—   604  — 

pour  suivre  les  négociations  et  qui  en  revinrent  le 
2  novembre  '  ,  il  ne  leur  restait  plus  dès  lors  qu'à  traiter 
directement  avec  Philippe-le-Bon. 

Le  4  novembre  ils  publièrent  l'ordre  de  cesser  les  hosti- 
lités sur  le  territoire  bourguignon ,  et  suivant  le  conseil  des 
Liégeois  firent  arrêter  quelques-uns  de  ceux  qui  avaient 
injurié  la  duchesse  et  le  comte  de  Gharolais  sous  les  murs 
de  Bouvignes ;  mais  ces  mesures  tardives,  qu'une  sédition 
populaire  fit  avorter  du  reste  quelques  jours  après 
(6  novembre)  ",  ne  servirent  à  rien  :  la  cour  de  Bruxelles 
refusa  formellement  de  laisser  les  députés  dinantais  envoyés 
à  Liège  prendre  part  aux  négociations  de  paix. 

Sans  se  laisser  décourager  ,  les  magistrats  réclamèrent 
les  bons  offices  de  quelques  notables  personnages  qui 
voulurent  bien  se  charger ,  quelques-uns  à  prix  d'or , 
d'intercéder  en  leur  faveur  près  du  duc  de  Bourgogne  et 
du  comte  de  Gharolais  ^ ,  mais  sans  succès ,  et  des  forces 
bourguignonnesparaissantmenacer  leur  ville,  se  massèrent 
bientôt  à  Mézière ,  Florenne  et  Namur ,  pendant  que  les 
Bouvignois  continuaient  leurs  courses  sur  le  territoire  de 
la  chàtellenie. 

Le  25  novembre  ils  rédigèrent  une  supplique  humble  et 
soumise  adressée  au  comte  de  Gharolais  ,  par  laquelle  ils 
flétrissaient  la  conduite  de  ceux  qui  l'avaient  injurié  et 
promettaient  de  les  punir  rigoureusement  ;  ils  la  termi- 
naient en  le  priant  de  leur  pardonner  et»  de  permettre 
que  leur  ville  fût  comprise  dans  le  traité  de  paix  ^  ;  mais 
faute  d'un  sauf-conduit  pour  leurs  députés,  cette  pièce 
ne  parvint  même  pas  à  destination. 

'   Gachard  ,  Documents  inédits ,  p.  232. 
-   1d.,  t.  II,  p.  202. 
^    Id  ,  t.  II,  p.  241,  244  ,  252,  265. 
Md  ,  t   II,  p.  254. 


—  605  — 

Alors,  en  désespoir  de  cause  ils  s'adressèrent  à  Louis  XI , 
et  par  une  lettre  du  13  décembre  que  Jean  de  Focan ,  un 
des  notables  de  la  commune,  alla  lui  porter,  ils  réclamèrent 
son  intervention.  Le  roi  de  France  ne  daigna  pas  même  leur 
répondre ,  et  les  Dinantais  apprirent  bientôt  que  Huy 
d'abord,  puis  Liège  avaient  conclu  un  traité  dont  ils  étaient 
formellement  exclus. 

Cependant  le  traité  de  St-ïrond,  comme  nous  l'avons  vu, 
n'avait  pas  été  ratifié  par  les  communes  liégeoises ,  et  la 
clause  qui  exceptait  Dinant  du  pardon  était  une  des  causes 
déterminantes  du  refus.  Le  2  janvier  1466  les  magistrats 
de  Liège,  en  faisant  connaître  aux  Dinantais  les  termes  du 
traité,  les  assuraient  qu'ils  ne  seraient  pas  abandonnés ,  et 
le  10  leur  renouvelaient  la  môme  promesse  ;  aussi  est-il 
permis  d'assurer,  bien  qu'aucun  document  n'en  fasse 
mention,  que  leur  ratification  ne  fut  accordée  le  24 
qu'après  que  Charles  se  fût  engagé  à  traiter  avec  les 
Dinantais;  le  23  janvier,  en  effet,  il  leur  accordait,  ce 
que  jusqu'alors  il  leur  avait  opiniâtrement  refusé,  un 
sûr-état  de  huit  jours,  bientôt  suivi  d'une  trêve  de  quarante, 
afin  de  commencer  les  négociations. 

Toutefois,  avant  de  traiter,  le  comte  de  Charolais  formulait 
des  conditions  qui  nous  sont  malheureusement  inconnues 
mais  qui,  à  en  juger  par  l'émotion  qu'elles  provoquèrent, 
étaient  analogues  sans  doute  à  celles  qui  à  Liège  avaient 
le  plus  contribué,  l'année  précédente,  au  refus  delà  paix  : 
des  citoyens  devaient  probablement  être  livrés  pour  en  faire 
à  la  volonté  du  duc.  Les  Dinantais  se  refusèrent  à  y  sous- 
crire ,  et  le  23  février  leurs  magistrats  s'adressèrent  de 
nouveau  à  Louis  XI  pour  qu'il  intercédât  en  leur  faveur  , 
mais  sans  plus  de  succès  que  la  première  fois  '. 

'  Gachard,  Documenta  inédits,  t.  Il  ,  p.  336. 


—  606  — 

La  trêve  était  sur  le  point  d'expirer,  quand  Jean  del 
Bouverie  par  l'intluence  des  parents  et  amis  qu'il  avait  à 
la  cour  de  Bourgogne,  parvint  à  la  faire  de  nouveau 
prolonger  de  quarante  jours.  Malheureusement  le  manque 
d'accord  entre  les  députés  de  la  commune  laissait  peu 
d'espoir  de  voir  les  choses  s'arranger. 

Les  Dinantais  étaient  en  eltét  profondément  désunis.  Leurs 
institutions  éminemment  démocratiques,  comme  l'étaient 
celles  de  toutes  les  communes  liégeoises ,  leur  donnaient  à 
tous  une  part  égale  au  gouvernement  de  la  cité  ;  mais  les 
inégalités  sociales  les  avaient  groupés  en  trois  classes 
distinctes ,  ayant  chacune  leurs  magistrats  particuliers  et 
jouissant  de  la  môme  autorité  ;  c'était  d'abord  les  bourgeois 
d'emmij  la  ville  auxquels  appartenaient  la  plupart  des 
familles  patriciennes,  le  bon  métier  de  la  batterie  qui 
représentait  la  richesse  industrielle ,  et  les  neuf  métiers  qui 
comprenaient  la  partie  populaire  et  turbulente  de  la 
poptdation.  Voyant  l'inutilité  de  leurs  efforts  pour  obtenir 
des  conditions  meilleures ,  les  deux  premières  classes 
avaient  résolu ,  dans  une  assemblée  tenue  le  22  avril ,  de 
donner  plein  pouvoir  pour  traiter  à  leurs  députés  près  la 
cour  de  Bourgogne  ;  les  neuf  métiers  au  contraire  se 
refusaient  à  donner  à  Servais  Geman  ,  leur  envoyé ,  l'autori- 
sation de  rien  conclure  avant  qu'ils  n'en  eussent  délibéré. 
Il  était  évident  que  le  duc  de  Bourgogne  ne  pouvait  consentir 
à  négocier  avec  des  ambassadeurs  munis  de  pouvoirs  aussi 
restreints.  Les  deux  classes  bourgeoises  essayèrent  vaine- 
ment de  faire  comprendre  aux  métiers  que  les  exigences 
du  duc,  quelque  dures  qu'elles  fussent,  étaient  préférables 
encore  aux  maux  de  la  guerre  ;  les  classes  populaires , 
sourdes  à  la  voix  de  la  raison  et  aveuglées  par  la  confiance 
que  paraissaient  avoir  dans  la  force  de  leurs  murailles  les 
nombreux  bannis  de  Huy  et  de  Liège  qui  avaient  cherché 


-    607  — 

un  refuge  à  Diiiaut  où  ils  s'efforçaient  d'entretenir  i'animosité 
contre  le  comte  de  Gharolais,  se  refusèrent  absolument 
à  aucune  concession.  Bientôt  môme  elles  se  soulevèrent  et, 
chassant  les  magistrats  qui  les  voulaient  persuader,  se 
préparèrent  à  la  guerre  et  appelèrent  à  leur  aide  les  bandes 
indisciplinées  qui ,  sous  le  nom  de  coulevriniers  et  de  com- 
pagnons de  la  Verte-Tente,  l'année  précédente,  lors  de 
l'expédition  dans  le  Limbourg  ,  avaient  accompagné  les 
milices ,  rivalisé  de  barbarie  avec  elles  et  depuis  n'avaient 
plus  quitté  leurs  armes. 

Le  3  mai,  pendant  que  le  comte  de  Gharolais  se  trouvait 
dans  les  villes  de  la  Somme ,  les  Dinantais  recommencèrent 
leurs  courses  dans  le  Namurois ,  brûlant  et  dévastant  sur 
leur  passage.  Hues  de  Humières —  dit  le  Liégeois  — bailli 
de  Namur,  les  poursuivit  de  près,  et  après  une  courte  lutte 
les  obligea  à  s'enfuir  en  jetant  leurs  armes  et  laissant 
quarante  des  leurs  sur  le  terrain. 

Aussitôt  qu'il  apprit  cette  nouvelle  prise  d'arme ,  Charles 
se  décida  à  les  châtier.  Dès  le  18  juin  il  demandait  aux 
Malinois  des  tentes  et  des  pavillons  «  pour  ce  que  avons 
»  intention  —  disait-il  —  de  brief  mectre  nostre  armée  sus 
»  pour  aller  mectre  le  siège  devant  ceulx  de  la  ville  de 
»  Dinant  »  '.  Bientôt  après  il  lança  ses  lettres  de  convoca- 
tion et  désigna  Namur  pour  le  lieu  de  réunion  de  ses 
troupes;  en  même  temps,  il  ht  afhcher  aux  portes  de  toutes 
les  églises  la  bulle  d'excommunication  qu'il  avait  obtenue 
du  pape  contrôles  habitants  non  soumis  du  pays  de  Liège. 

Cependant  la  longue  campagne  de  l'année  précédente 
et  l'inexactitude  des  paiements  avaient  mécontenté  les 
fieffés  que  ruinaient  ces  expéditions  coûteuses,  et  ils  mon- 
traient peu  d'empressement  à  s'armer  malgré   les   ordres 

'  Gaciiakd  ,  Dov.mnents  inédits,  t.  II,  p.  372. 


—  608  — 

réitérés  du  comte  qui  les  convoquait  «  sous  peine  de  la 
liart  et  du  bannissement  ».  Alors  Charles  résolut  d'amener 
son  père  à  l'armée ,  et,  impotent  et  insensé  comme  il  l'était, 
le  fit  transporter  à  Namur  tour  à  tour  en  litière  et  en 
chariot  branlant,  recouverts  de  velours  noir  '.  Du  moment 
qu'on  sut  que  le  vieux  prince  était  de  l'expédition  ,  tout 
le  monde  voulut  en  faire  partie  ^ 

Les  fieffés  se  rendirent  dan&  les  premiers  jours  du  mois 
d'août  aux  divers  lieux  de  réunion  où  ils  devaient  passer 
montre ,  et  le  16,  farmée  commença  à  passer  par  Namur. 
Elle  mit  trois  jours  à  traverser  la  ville  ;  on  estima  qu'elle 
était  de  moitié  plus  forte  que  celle  qui ,  Tannée  précédente , 
avait  fait  la  campagne  de  France  ;  le  charroi  et  l'artillerie, 
escortés  par  les  troupes  qui  marchaient  sur  leurs  flancs  et 
conduits  par  le  sire  de  Moreuil  ^ ,  maître  de  l'artillerie  , 
formait  une  colonne  de  près  de  trois  lieues  d'étendue  ;  les 
bâtards  Antoine  et  Bauduin  '  et  le  maréchal  de  Bourgogne 
conduisaient  l'avant-garde. 

Binant ,  ce  grand  marché  des  Gondrusiens ,  comme 
l'appelle  une   vieille    chronique  ,  était  à  cette  époque  le 

•  Je  Henri  Meriadec ,  conseiller  et  premier  escuier  descurie  de  Monseigneur  le  duc  de 
Bourgongne  certiffle  à  tous  qu'il  appartiendra  que  par  le  commandement  et  ordonnance  de 
monds'',  j'ay  prins  et  achetté  de  Thomas  de  Partynaire  ,  marchant  de  Florence  résidant 
à  Bruges ,  les  parties  de  draps  de  soye  cy  après  déclarées  ,  aux  prix ,  pour  les  causes 
et  en  la  manière  qui  sensuit,  c'est  assavoir  quatre  vingt  cinq  aulnes  de  velours  noir 
pour  faire  la  couverte  d'un  chariot  branlant  et  d'une  litière  que  MS""  a  fait  faire  pour 
le  porter  et  servir  au  voyage  qu'il  a  naguerre  fait  de  la  ville  de  Bruxelles  au  siège  devant 
la  ville  de  Dynant ,  an  prix  de  60  sols  de  2  gros  monnaie  de  Flandres  le  soit  l'aulne, 
valeur  255  1.  ;  item  85  aulnes  de  satin  plain  noir  pour  doubler  ledit  chariot  et  litière  au 

prix  de  36  sols  l'aulne  valeur  133  1 etc.  (4  octobre  1466).   —  (Recette  g^'»  des 

finances,  carton  7,  aux  Arch.  du  roy.). 

^  DE  Haynin  ,  t.   I ,  p.  66. 

^  Waleran  de  Soissons ,  seigneur  de  Moreuil  et  de  Mareuill,  conseiller  et  chambellan. 
(Compte  premier  de  Guilherl  de  Ruple  ,  pour  1â65 ,  p,  124.) 

*  Antoine,  comte  de  La  Roche,  était  fils  de  Philippe-le-Bon  et  de  Jeanne  de  Presle, 
Bauduin ,  seigneur  de  Falais ,  avait  pour  mère  Catherine  de  Tliieffries. 


—  609  — 

centre  de  l'industrie  des  batteurs  et  fondeurs  de  cuivre 
dont  elle  exportait  au  loin  les  produits.  Elle  renfermait, 
dit-on  ,  avec  ses  faubourgs  environ  60,000  habitants  et 
s'étendait  sur  une  demi-lieue  de  longueur  dans  une  vallée 
étroite  resserrée  entre  la  Meuse  et  des  collines  au-dessus 
desquelles  son  enceinte  se  continuait.  Outre  la  collégiale 
de  Notre-Dame  ,  elle  comptait  onze  paroisses  e.t  un  grand 
nombre  de  couvents  et  de  maisons  hospitalières.  Ses  forti- 
fications se  composaient  de  murs  épais  de  12  pieds,  reliant 
entre  elles  80  tours  dont  quelques-unes  étaient  de  vraies 
bastilles.  Le  faubourg  de  Lefïe,  également  fortifié,  s'éten- 
dait en  aval  sur  le  bord  de  la  Meuse  ,  et  sur  la  rive  gauche , 
relié  à  la  ville  par  un  pont  de  cinq  arches  au  milieu  duquel 
se  dressait  un  donjon,  se  trouvait  le  faubourg  St-Médard, 
appelé  encore  ville  St-Marc. 

En  prévision  du  siège  qu'il  allait  avoir  à  soutenir, 
Dinant  s'était  approvisionné  de  vivres  et  de  munitions  , 
et  outre  ses  milices  et  ses  serments,  il  renfermait  encore 
4000  étangers  comprenant  les  bandes  dont  nous  avons 
parlé ,  et  dix  hommes  de  chacun  des  métiers  de  Liège 
qu'Amel  de  Velroux ,  échevin  de  cette  cité  ,  y  avait 
amenés  depuis  peu.  Pierre  de  Leyvestienne ,  bombardier 
de  Liège  ,  engagé  au  prix  annuel  de  400  florins  du  Pihin , 
y  dirigeait  le  tir  de  l'artillerie  dont  les  remparts  étaient 
garnis  et ,  dans  les  ateliers  qu'il  y  avait  créés  ,  la  fabri- 
cation des  bouches  à  feu  et  des  projectiles. 

Pendant  que  le  vieux  duc ,  dans  lequel  on  feignait  de 
reconnaître  le  chef  de  l'expédition ,  était  transporté  à 
Bouvigiies  où  on  commença  aussitôt  la  construction  de 
deux  ponts  ,  l'armée  du  comte  de  Charolais  venait  enve- 
lopper Dinant.  C'était  le  17  août,  un  dimanche. 

A  l'approche  des  Bourguignons ,  les  Dinantais  firent  une 
sortie  vigoureuse  où  les  armes  des  coulevriniers  jouèrent 


—  610  — 

le  principal  rôle  ;  mais  repoussés  avec  vigueur  ,  ils  furent 
poursuivis  de  près  par  les  assiégeants  qui  pénétrèrent 
avec  eux  dans  le  faubourg  de  Lefîe  ,  s'en  emparèrent  et 
seraient  peut-être  entrés  dans  la  ville ,  s'ils  avaient  eu  en 
ce  moment  de  l'artillerie  pour  enfoncer  les  portes  qu'on 
s'était  hâté  de  fermer.  Ce  faubourg  fut  immédiatement 
occupé  par  le  sire  de  Crèvecœur  et  le  comte  de  Gharolais 
qui  prit  F  abbaye  des  frères-mineurs  pour  quartier  général  ; 
le  maréchal  de  Bourgogne  et  le  com'te  de  St-Pol ,  qui 
avait  rejoint  l'armée  avec  ses  Picards  non  comme  conné- 
table de  France  mais  comme  vassal  du  duc,  s'installèrent 
dans  le  faubourg  St-Médard  que  la  garnison  abandonna  en 
l'incendiant  pour  concentrer  la  défense  dans  l'enceinte  même 
de  la  ville  ;  le  grand  bâtard  Antoine  et  Marc  de  Ravestein 
bloquèrent  la  ville  haute  et  la  partie   en  amont  du  fleuve. 

Ce  fat  au  faul^ourg  de  Leffe  qu'eut  lieu  la  principale 
attaque.  A  l'abri  des  habitations  et  particulièrement  de 
l'église  des  frères-mineurs ,  dont  les  murs  furent  percés 
d'embrasures ,  on  put  établir  les  grosses  bombardes  à 
quelques  toises  des  murailles  auxquelles  le  mineur  fut 
également  attaché  ^ 

Sur  la  colline  ,  du  côté  de  la  porte  St-Hubert ,  où  les 
fortifications  donnaient  sur  la  campagne  et  ne  permettaient 
d'amener  l'artillerie  qu'en  creusant  des  tranchées,  travail 
long  et  d'autant  plus  pénible  que  le  roc  était  presque  cà 
fleur  du  sol,  on  usa  d'un  expédient  que  rendit  seul  possible 
la  supériorité  de  l'artillerie  bourguignonne  :  de  nombreuses 
bouches  à  feu  de  petits  calil^res  furent  placées  en  face  des 
remparts   «  de  façon,    dit  Olivier  de    la  Marche  "  ,    que 

^  Parmi  les  canonniers  de  l'armi^e  Bourgogne  s'en  trouvaient  plusieurs  du  pays  de 
Luxembourg ,  et  Guillaume  le  Fèvre  de  Namur  avec  ses  deux  fils  qui  furent  tués  pendant 
le  siège.  (Rec.  gén.  des  finances,  n»  18G9,  fol.  39  et  1924,  fol.  130  v«.) 

-  Liv.  I,  chap.  XXXVl. 


-  611  — 

»  le  trait  volait  si  dru  que  ceux  de  la  ville  n'osoyent 
»  mettre  la  tête  hors  des  portes  ni  des  murailles,  »  puis 
en  plein  midi ,  Pierre  de  Hagembach ,  le  futur  landgrave 
d'Alsace  et  de  Ferette  ,  marchant  audacieusement  en  tête 
des  attelages  qui  conduisaient  les  bombardes,  les  établit 
en  face  et  contre  les  remparts. 

Le  siège  fut  poussé  avec  tant  de  vigueur  que  le  22,  au 
faubourg  de  Leffe ,  une  brèche  de  60  pieds  d'étendue  était 
formée  et  une  tour,  placée  sur  une  roche  devant  la  ville 
St-Marc  et  dont  le  feu  gênait  l'établissement  du  comte  de 
St-Pol ,  battue  par  son  artillerie  ,  s'écroulait  avec  un  bruit 
terrible.  Charles  voulait  donner  l'assaut  dès  le  lendemain, 
car  on  appréhendait  l'arrivée  des  Liégeois  dont  le  secours 
aurait  pu  entraver  considérablement  les  opérations  de 
l'armée  assiégeante  ;  mais  Louis  de  Bourbon,  de  la  ville  de 
Huy  où  il  se  tenait  en  observation,  n'ayant  encore  rien 
annoncé  d'alarmant  à  cet  égard,  on  résolut ,  en  conseil  de 
guerre,  d'attendre  que  la  brèche  fût  plus  étendue  et 
surtout  plus  praticable. 

Jusqu'alors  la  garnison  avait  fait  bravement  son  devoir  : 
se  fiant  à  l'épaisseur  de  leurs  remparts  qui  avaient  déjà 
soutenu  plus  d'un  siège  sans  se  laisser  entamer ,  les 
Dinantais  s'étaient  crus  parfaitement  à  Tabri  du  danger 
d'être  pris,  et  dans  les  sorties  ou  du  haut  de  leurs  murs  : 
«  Que  vient  faire  ici  votre  vieux  monard  de  duc ,  criaient- 
»  ils  aux  assiégeants ,  a-t-il  donc  tant  vécu  qu'il  veuille  cy 
»  venir  mourir  ?  —  Le  comte  Charlotel  a  le  bec  trop  jaune 
»  pour  nous  prendre  ».  Mais  quand  les  murailles  s'écrou- 
lèrent, les  troupes  étrangères  perdant  tout-à-coup  leur 
folle  confiance ,  ne  songèrent  plus  qu'à  se  soustraire  au 
danger  et,  profitant  de  la  nuit,  elles  quittèrent  la  ville  que 
leurs  fanfaronades  et  les  paroles  outrageantes  de  l'année 
précédente  devaient  tant  contribuer  à  vouer  à  la  destruction. 


—  612  — 

Alors  les  Dinantais,  réduits  à  leurs  seules  milices,  déses- 
pérant de  voir  les  Liégeois  arriver  à  temps  pour  les 
secourir ,  malgré  les  exhortations  de  Gerin ,  leur  bourg- 
mestre, qui  les  adjurait  de  se  défendre  et  de  mourir  plutôt 
sous  les  ruines  de  leur  ville  que  de  s'en  remettre  à  la 
clémence  de  ceux  qu'ils  avaient  si  profondément  insultés , 
se  décidèrent  à  se  rendre.  Ce  fut  le  25  août ,  à  cinq  heures 
du  soir  que  les  envoyés  dinantais  vinrent  faire  leur 
soumission  ;  ils  purent  voir  en  pénétrant  dans  les  Hgnes 
bourguignonnes  que  s'ils  espéraient  obtenir  encore  le 
pardon  du  vainqueur  ils  avaient  bien  fait  de  se  hâter  :  ce 
jour  même,  entre  3  et  4  heures,  l'ordre  de  s'armer  avait 
été  donné  silencieusement  aux  assiégeants,  et  en  ce  moment, 
portant  chacun  une  petite  fascine  qui,  jetée  dans  le  fossé, 
devait  servir  à  le  combler  pour  atteindre  la  brèche ,  les 
Bourguignons  attendaient  le  signal  de  monter  à  l'assaut. 

Charles  se  montra  intraitable  ;  il  refusa  d'accorder  aucune 
condition ,  et  les  Dinantais  durent  s'en  remettre  à  sa 
discrétion  pleine  et  entière.  Le  même  soir  il  fit  entrer 
dans  la  ville  une  partie  de  ses  troupes  ;  le  bâtard 
Antoine  de  Bourgogne  fut  chargé  de  la  garde  du  château 
et  le  sire  de  Moreuil  et  le  capitaine  de  Bouvignes  prirent  le 
commandement  des  postes  établis  pour  garder  les  portes  et 
la  brèche.  L'occupation  de  la  ville  se  fit  dans  le  plus 
grand  ordre  ;  mais  vers  minuit ,  comme  à  un  signal  donné  , 
chacun  se  mit  à  piller.  Le  lendemain  matin  Charles  fit 
publier  l'ordre  ,  sous  peine  de  la  hart ,  de  cesser  le  pillage  ; 
lui-même  dans  l'après-midi  fit  son  entrée  à  Dinant  précédé 
de  hérauts  et  de  trompettes ,  accompagné  d'une  foule  de 
gentilshommes,  et  alla  s'établir  dans  la  maison  d'un  des 
riches  bourgeois.  Bientôt  après,  le  pillage  recommença  de 
plus  belle  :  pendant  trois  jours  chacun  se  gorgea  des 
richesses  accumulées  dans  cette  opulente  cité  et  les  voitures 


—  613  — 

et  les  bateaux  de  toute  espèce  que  l'on  put  trouver  les 
emportèrent  au  loin  ;  pendant  trois  jours  le  désordre  fut 
au  comble ,  et  Ton  vit  souvent  les  plus  mal  partagés 
disputer  à  ceux  que  la  fortune  avait  favorisés  le  butin 
qu'ils  emportaient  ;  les  gentilshommes  eux-mêmes ,  les 
sires  de  Moreuil  et  de  Boubais  entre  autres,  se  montrèrent 
aussi  ardents  au  pillage  que  les  derniers  des  ribauds  :  la 
défense  publiée  n'avait  eu  d'autre  but  sans  doute  que  de 
permettre  à  chacun   d'en  prendre   sa  part. 

C'est  ainsi  que  Charles  dédommagea  ses  troupes  des 
fatigues  et  des  misères  delà  campagne  précédente.  Les  lois 
de  la  guerre,  plus  barbares  à  cette  époque  qu'elles  ne  le 
sont  actuellement,  expliquent  cette  conduite  sans  l'excuser; 
Dinant  n'avait  pas  été  pris  d'assaut  et  avait  le  droit  d'être 
autrement  traité.  Il  faut  reconnaître  cependant ,  à  la  dé- 
charge du  vainqueur,  qu'il  essaya  de  refréner  les  horreurs 
qui ,  même  en  plein  XIX^  siècle  ,  ont  parfois  accompagné 
la  prise  des  villes ,  et  les  chroniqueurs  '  racontent  que  trois 
soldats,  arrêtés  au  moment  où  ils  faisaient  violence  à  des 
femmes,  furent  promenés  par  tout  le  camp ,  puis  pendus 
par  ordre  de  Charles  qui  avait  juré  qu'il  en  serait  fait  de 
même  à  tous  ceux ,  nobles  ou  vilains ,  qui  les  imiteraient. 

Quant  aux  exécutions  sanglantes  qui  suivirent ,  elles 
furent  peu  nombreuses  ;  «  Dinant  feust ,  dit  de  Haynin , 
»  plus  doucement  traictée  qu'elle  n'avait  deservy  car  je 
»  ne  scai  que  à  froid  sang  on  aye  tué  nully  '.  —  Il  y  en 
»  eust  quatre  qui  furent  les  chefs  de  cette  contumace  et 
»  rébelhon ,  dont  les  trois  furent  prins  et  penduz  à  ung 
»  arbre  par  commandement  du  comte  de  Charolais  ; 
»  plusieurs   autres   complices    furent  noyés   en   Mose  les 

'  J.  Du  Clercq,  liv.  V,  cliap.  LXI,  et  Cl.  de  i.a   Mâp.che  ,  liv.  I,  cliap.  XXXVI. 
-  DE  Haynin,  )).  70. 
XXIX  XXIll  55 


—  614  — 

»  mains  et  les  pies  liés  '.  »  Peut-être  parmi  les  800  victimes 
dont  parle  Commines  "  faut-il  comprendre  celles  qui  plus 
tard  périrent  dans  l'incendie  ^. 

Il  est  vrai  que  la  plus  grande  partie  des  défenseurs  de 
Dinant ,  et  surtout  ceux  qui  étaient  le  plus  compromis  , 
avaient  fui  avant  l'entrée  des  Bourguignons  et  Charles,  en 
pénétrant  dans  la  ville,  avait  même  été  surpris  du  petit 
nombre  d'hommes  qu'il  y  trouva  *.  Appartenant  sans  doute 
à  la  partie  riche  de  la  population,  à  celle  qui  s'était  toujours 
montrée  la  plus  conciliante,  ce  que  n'ignorait  pas  le  comte, 
ce  qu'il  reconnut  dans  un  acte  officiel  du  28  septembre  de 
la  même  année  dont  nous  parlerons  plus  loin,  la  plupart 
de  ceux  qui  restèrent  furent  donnés  aux  divers  chefs  de 
guerre  pour  en  tirer  rançon,  ce  qui  les  mit  tout  au  moins 
à  l'abri  des  accusations  malveillantes  des  Bouvignois  qui 
avaient  des  vengeances  personnelles  à  assouvir ,  et  dont 
avaient  été  victimes  précédemment  quelques-uns  d'entre 
eux  5. 

Parmi  les  exécutions  il  faut  compter  celle  du  bombar- 
dier M^'<^  Pierre  de  Leyvestienne  qui  fut  pendu  sur  la  colline 
derrière  la  collégiale  ^,  peut-être  parce  que,  ne  voulant  pas 
suivre  l'exemple  de  Giraud  ,  maître  canonnier  français  , 
qui,  fait  prisonnier  l'année  précédente  à  la  bataille  de 
Monhléry ,  avait  aussitôt' pris  du  service  dans  l'armée  de 
Charles  '^,  il  avait  refusé  de  mettre  son  habileté  au  service 
d'une  cause  qu'il  avait  combattue  jusqu'alors. 

Mais  tout  n'était  pas  fini  pour  la  malheureuse  ville. 

'     DE  Haynin  ,  p.  73. 

-  COMJII.NES,  Uv.  II ,  ch.  I. 

'  i.  IMi  Clkrcq,  liv.  V,  di.  LXII. 

'    DE  HaYNIN. 

•'  J.  Du  Clekcq,  liv.  V,chap.  LXI  ;  Commines,  liv.  Il,  cli.  1. 
'■  ID.,  liv.  V,  ch.  LXI. 
'  Commîmes  ,  liv.  I ,  c-h.  VI. 


—  615  — 

Pendant  la  nuit  du  28  au  29  août  le  feu  éclata  soudain 
au  logis  d'Adolplie  de  Clèves  ,  près  de  Notre-Dame ,  et 
comme  on  mit  peu  de  soins  à  l'éteindre,  tant  l'ardeur  du 
pillage  était  grande  encore,  il  atteignit  bientôt  la  collégiale, 
d'où  le  comte  et  quelques-uns  de  ses  officiers  sauvèrent  au 
péril  de  leurs  jours  la  châsse  de  St-Perpette  et  celle  de 
St-Marc  ,  que  l'abbé  de  Florennes  y  avait  envoyée  l'y 
croyant  plus  en  sûreté  que  dans  son  abbaye.  Gagnant 
rapidement  de  proche  en  proche,  les  flammes  inondèrent 
bientôt  toute  la  cité,  chassant  devant  elles  soldats  et  habi- 
tants :  l'incendie  fut  si  violent  qu'on  accusa  même  les 
Bouvignois  de  Tavoir  allumée  dans  plus  d'un  endroit ,  «  par 
haines  anciennes  *  »  et'un  grand  nombre  de  prisonniers 
renfermés  dans  les  églises  et  les  tours  des  fortihcations  ne 
purent  être  secourus  à  temps  et  périrent  dans  les  flammes. 
Un  incident  terrible  augmenta  encore  l'horreur  du  tableau  : 
l'hôtel  de  ville  où  étaient  renfermées  les  poudres  fut  à  son 
tour  atteint  et  une  explosion  épouvantable  se  fit  entendre. 

La  cause  de  tout  ce  désastre  fut-elle  accidentelle  et  la 
maison  de  Bourgogne  n'a-t-elle  pas  à  répondre  devant  l'his- 
toire de  la  destruction  de  Binant?  Un  chroniqueur  contem- 
porain ose  en  douter.  On  ne  peut  savoir,  dit  J.  Du  Glercq, 
si  l'incendie  fut  allumé  par  ceux  de  la  ville  pour  se  venger 
de  l'armée  qui  y  était  endormie  ou  par  Charles  pour  en 
chasser  ses  troupes  qui  s'y  gorgeaient  de  butin ,  oubliant 
tout  péril ,  tout  ordre  ,  toute  discipline  ;  mais  ce  n'est  pas 
à  croire ,  ajoute-il ,  ((  pour  ce  que  le  comte  euist  ainchois 
»  fait  saulver  les  biens  de  F  église  ,  lesquels  pour  la  plus 
»  part  furent  emblés ,  fourragiés  et  ards  »  2.  Olivier  de  la 


'  DE  Haynin  ,  p.  72. 

-  J.  Du  Clercq,  liv.  V  ,  ch.  LXll. 


—  616  — 

Marche  est  plus  afiirmatif  :  «  le  feu  fut  mis  dedans  »  dit-il,  ^ 
et  la  chose  lui  paraît  si  simple  qu'il  ne  cherche  même  pas 
à  pallier  la  conduite  de  son  maître.  Un  fait  suffit  du  reste 
à  lui  seul  pour  faire  remonter  jusqu'au  comte  de  Charolais 
la  responsahihté  de  cette  exécution  :  c'est  la  précaution 
qu'il  avait  prise  de  faire  quitter  la  ville  à  la  partie  non 
valide  de  la  population. 

Le  28  au  matin ,  en  effet ,  l'ordre  avait  été  publié  à  son 
de  trompe  aux  23rêtres  ,  aux  femmes  et  aux  enfants  de 
quitter  Dînant  avant  le  coucher  du  soleil ,  et  ces  mal- 
heureux escortés  par  des  soldats  avaient  été  dirigés  sur  la 
route  de  Liège.  «  Lors,  dit  de  Haynin  qui  était  présent, 
»  eussiez  ouys  des  cris ,  pleurs ,  hurlements ,  et  la  plus 
»  grande  pitié  du  monde,  car  tous  les  hommes  qu'on  avait 
»  trouvé  la  dedans  furent  tenus  prisonniers  et  ne  scavaient 
))  les  femmes  ce  que  l'on  ferait  d'eux  ^  »  Cette  faible  et 
malheureuse  population,  »  dit  un  autre  chroniqueur  «  à 
»  l'issir  hors  la  ville ,  jetta  deux  ou  trois  crys  sy  terribles 
))  et  piteux  que  touts  ceulx  qui  le  oyrent  eurent  pitié  et 
»  horreur ,  tant  pour  la  pitié  de  leur  parlement ,  comme 
»  pour  les  piteuses  lamentations  qu'ils  faisoient  et  pour 
»  aultres  povretés  ^.   » 

S'il  y  eut  accident,  il  ne  ht  donc  que  précéder  de  quel- 
ques heures  un  ordre  d'exécution  certain,  qui,  lorsque 
l'incendie  s'éteignit  de  lui-même ,  atteignit  encore  ce 
qui  avait  été  épargné,  car  ((  après  que  chacun  fust  party 
»  de  Dynant  pour  la  chaleur  du  feu,  le  comte  feit  boutter 
»  le  feu  par  toute  la  ville  et  par  touts  les  faux-bourgs  de 
»  en  tour  la  ville  '.   » 

'  Mémoires,  liv.  I  ,  cli.  XXXVl. 

-  deHaymn  ,  p.  72. 

'  .1.  Du  Clercq  ,  liv.  V  ,  cil.  LXl. 

'  1(1.,  liv.  V  ,  ch.  LXII. 


-   617  — 

Bientôt  il  ne  resta  plus  de  cette  cité,  si  riche  et  si 
vivante  dix  jours  auparavant,  que  des  ruines  fumantes  au- 
dessus  desquelles  s'élevaient  encore  les  murs  noircis  par 
les  flammes  d'une  nef  de  l'église  collégiale  que  sa  voûte 
avait  protégée  '.  Mais  pour  rendre  sa  destruction  plus 
complète  encore,  avant  de  quitter  ce  coin  de  terre  désolé, 
Charles,  par  un  acte  daté  de  Bouvignes,  le  30  août,  lit 
donner  à  Henri  d'Oultremont ,  son  receveur  général  dans 
le  comté  de  Namur ,  la  mission  de  rechercher  au  profit 
du  trésor  les  métaux  et  autres  objets  que  contenaient 
encore  ces  cendres,  et  un  bourgeois  de  Bouvignes  fut  chargé 
d'opérer  la  démolition  des  remparts  encore  debout  ".  La 
liste  des  épaves  de  ce  grand  désastre  a  survécu  à  tous  ces 
événements  ,  et  ce  n'est  pas  sans  émotion  qu'on  y  lit 
»  qu'une  paire  de  gants  dospousée  et  un  patrenoster  de 
))  galet  (jais)  »  avaient  échappé  à  cette  destruction  ^ 

Mais  Binant  détruit,  la  guerre  n'était  pas  finie  :  les 
Liégeois  avaient  pris  les  armes  pour  venger  leurs  frères , 
et  c'est  vers  eux  que  le  l^»"  septembre  le  comte  de  Gharolais 
dirigea  son  armée ,  pendant  que  le  vieux  duc  entouré 
d'une  cour  nombreuse  faisait  son  entrée  triomphale  à 
Namur. 

Que  s'était-il  passé  depuis  le  mois  de  janvier  précédent 
dans  la  vieille  cité  liégeoise? 

La  paix  de  St-Trond  ratifiée  par  les  communes  sous  la 
pression  de  la  crainte  qu'inspirait  aux  moins  prudents  le 
voisinage  des  troupes  bourguignonnes,  n'avait  été,  comme 
le  dit  un  poëte  du  temps ,  qu'une  paix  fourée  \  et  l'armée  du 
comte  de  Gharolais  était  à  peine  dissoute  qu'on  ne  s'y  sou- 

'  Adrianus  de  Veteki  Bosco,  ap.  Martène  ,  IV ,  1296. 
-  Gacharo  ,  Documents  inédits  ,  t.  11 ,  p.  376  à  392. 
'  ID.,  p.  391. 
*  La  correxion  des  Liégeois  ,  Anal.  Leod.,  p.  292  ,  vers  45. 


-  618  — 

venait  déjà  plus  de  la  foi  jurée.  Il  y  parut  déjà  dès  le 
5  février  :  sommes  par  le  héraut  Charolais  de  venir  à 
Bruxelles  le  16  faire  amende  honorable,  comme  ils  y  étaient 
tenus  par  un  article  du  traité,  les  magistrats  réclamèrent  un 
délai  plus  long,  et  aux  reproches  que  leur  fit  l'envoyé 
du  duc  de  n'avoir  pas  encore  pubhé  la  paix,  ils  répon- 
dirent qu'ils  attendaient  que  Dinant  y  fut  comprise  '. 
Cette  conduite  n'était  sans  doute  pas  approuvée  de  tous, 
mais  la  majorité  du  conseil  en  avait  ainsi  décidé ,  et  Jean 
del  Bouverie  ,  maître  de  la  cité ,  et  le  représentant  des 
idées  modérées,  se  rendit  à  Bruxelles  pour  y  hâter  la 
conclusion  de  la  paix  avec  Dinant  et  excuser  ses  compa- 
triotes. Pendant  son  absence  la  faction,  dont  de  Heers  et 
Barré  de  Surlet  étaient  les  chefs ,  fit  encore  une  fois  pré- 
valoir les  idées  de  résistance ,  et  le  23  mai  les  bonnes  villes 
du  pays  ,  la  cité  et  les  bons  métiers ,  appendirent  leurs 
sceaux  à  une  protestation  solennelle  contre  le  traité  de  paix  et 
déclarèrent  traîtres  et  parjures  ceux  qui  l'avaient  négocié -. 
Si  encore,  en  se  mettant  de  nouveau  en  rébellion  et  en 
violant  la  foi  jurée  ,  les  Liégeois  avaient  su  prendre  les 
mesures  nécessaires  pour  organiser  la  résistance  ,  ils 
n'eussent  été  qu'imprudents  ;  mais  en  entraînant  les  autres 
villes  du  pays  dans  leur  révolte  sans  constituer  immédia- 
tement avec  elles  une  ligue  armée  .que  leur  grand  nombre 
eût  rendue  redoutable ,  ils  furent  coupables.  Les  tribuns 
populaires  et  les  magistrats  qui  se  partagèrent  le  gouver- 
nement perdirent  un  temps  précieux  dans  des  luttes  frivoles, 
et  le  duc  de  Bourgogne  put  entrer  en  campagne  sans  qu'ils 
eussent  rien  fait  pour  s'y  opposer.  Dès  que  Dinant  fut 
assiégé   on  convoqua  les  milices,    mais   il  y  avait  si  peu 


'  G.\Œ\HD ,  Documents  inédits  ,  L  11. 
-  De  Ram  ,  Anal.  Leod. ,  p.  558. 


—  619  - 

d'initiative  et  d'autorité  dans  ceux  qui  auraient  dû  diriger 
le  mouvement ,  que  le  28  août  seulement  elles  se  trouvèrent 
réunies.  Elles  allaient  enfin  se  mettre  en  marche  lorsque  , 
vers  midi,  un  homme  arriva  de  Dinant  annonçant  que  la 
ville  était  prise  '.  L'émotion  dont  le  peuple  fut  saisi  à  cette 
nouvelle  se  traduisit  en  cris  de  ra^e  contre  ceux  dont 
l'ineptie  avait  retardé  le  départ  des  troupes,  et  faisant 
violemment  irruption  à  l'hôtel  de  ville ,  il  massacra  impi- 
toyablement Guillaume  Des  Champs ,  dit  la  Violette ,  ancien 
magistrat  qui  y  fut  rencontré.  Raes  de  Heers  et  Barré  de 
Surlet  n'évitèrent  un  sort  pareil  qu'en  se  cachant. 

Bientôt  arriva  le  bourgmestre  Gerin  qui  avait  quitté 
Dinant  aussitôt  qu'il  avait  vu  ses  concitoyens  décidés  à  se 
soumettre  plutôt  que  de  pousser  la  résistance  jusqu'au 
bout  ;  en  assurant  que  tout  secours  eût  été  inutile  tant  l'armée 
de  Charles  était  considérable  il  parvint  à  calmer  les  plus 
ardents ,  mais  quand  il  dépeignit  les  exécutions  sanglantes 
qui  avaient  suivi  la  reddition ,  quand  bientôt  après  il 
montra  aux  Liégeois  les  malheureux  réfugiés  dinantais , 
les  femmes,  les  enfants  qui  arrivaient  dans  leur  ville  sans 
pain,  sans  abri ,  tous  pleurant  l'époux  ou  le  père  dont  ils 
avaient  été  séparés,  un  long  frémissement  courut  parmi 
son  auditoire.  Voyant  le  moment  favorable  de  Heers,  et  de 
Surlet  vinrent  joindre  leur  voix  à  la  sienne,  le  cri  :  aux 
armes  !  se  fit  entendre  ,  et  les  milices  allèrent  se  ranger 
sous  leurs  bannières  pour  marcher  à  la  rencontre  des 
Bourguignons.  Vingt  hommes  de  chacun  des  métiers 
furent  immédiatement  envoyés  à  St-Trond,  qu'au  nom  du 
duc  deux  hérauts  avaient  déjà  sommé  de  se  rendre,  et 
l'armée  communale  prit  le  même  chemin  sur  l'avis  qui  lui 


Adrianus  de  Veïeui  Bosco  ,  p.  1295. 


—  620  —  ^ 

fut  donné  que  le  comte  de  Charolais  se  dirigeait  vers  cette 
place  pour  l'assiéger. 

Avant  de  quitter  Dinant ,  se  rendant  aux  supplications 
de  Jean  del  Beuverie,  qui  depuis  l'ouverture  des  opérations 
militaires  était  venu  trouver  le  duc  à  Bouvignes  ets'effor- 
rait  d'obtenir  le  pai'don  de  ses  compatriotes  ,  Charles  avait 
envoyé  à  Liège  un  héraut,  accompagné  de  trente  cavaliers, 
portant  des  propositions  de  paix  analogues  à  celles  du  traité 
de  St-Trond  ;  les  trilmns  avaient  obstinément  refusé  de 
recevoir  l'envoyé  bourguignon  et  de  répondre  aux  lettres 
qu'il  apportait  '.  Quelques  notables  cependant,  prévoyant 
le  sort  qui  attendait  les  milices  si  elles  s'obstinaient  à 
se  mesurer  on  plaine  avec  la  redoutable  armée  bour- 
guignonne ,  n'avaient  pas  perdu  l'espérance  de  négocier  la 
paix,  et  Benart  de  Bouveroy,  ancien  bourgmestre  , 
précédant  les  troupes  communales  ,  vint  trouver  Charles  à 
Oleye-sur-Geer  le  4  septembre,  le  suppliant  en  l'honneur 
de  la  sainte  Vierge ,  dont  c'était  le  lendemain  la  fête ,  de 
pardonner  à  ce  pauvre  peuple.  Jean  del  Beuverie  se 
joignit  à  lui ,  et  entre  ces  deux  hommes  honorables  et  le 
comte  de  Charolais  un  nouveau  traité  de  paix  fut  signé  ; 
c'était  la  répétition  de  celui  de  St-Trond,  seulement 
jusqu'au  paiement  complet  de  la  contribution  en  argent 
qui  y  était  spécifiée ,  50  otages ,  32  pour  Liège ,  6  pour 
chacune  des  villes  de  Hasselt ,  Tongres  et  St-Trond , 
devaient  être  internés  à  Louvain  ou  partout  ailleurs  ;  ils 
devaient  être  changés  chaque  année  à  la  St-Bemy  et  à  la 
Noël ,  époques  de  chacun  des  six  paiements  partiels.  C'était 
en    tout    300    otages,   comme    le  dit    Commines  -,   mais 


'    JOH.  DE  Los  ,  |l.  il. 

-  Liv.  II ,  ch.  1. 


—  621   — 

ils  ne  devaient  jamais  se  trouver  réunis  que  50  à  la  fois. 

Pendant  qu'avaient  lieu  ces  négociations,  les  milices 
n'en  continuaient  pas  moins  d'avancer;  le  5,  au  nombre 
de  i2 à  13,000  piétons  et  600  cavaliers,  elles  vinrent  s'éta- 
blir en  ordonnance  de  combat  dans  l'angle  formé  par  le 
Geer  et  un  gros  ruisseau  nommé  le  Verne ,  leur  droite 
contre  le  village  Del  Waige  maintenant  disparu,  leur 
gauche  appuyée  à  une  colline  qui  les  mettait  de  ce  côté 
à  l'abri  du  feu  de  l'artillerie  ',  car  le  matériel  de  l'époque 
était  construit  de  manière  à  rendre  tout  à  fait  illusoire  le 
tir  en  dépression.  Les  deux  négociateurs  se  rendirent  au 
milieu  d'elles  pour  leur  faire  accepter  les  conditions  du 
traité  ;  mais  rien  dans  leur  contenance  ne  laissait  pres- 
sentir qu'elles  fussent  dans  l'intention  de  céder.  Aussi  dès 
le  matin,  Charles  lit-il  mettre  son  armée  en  ordre  de 
bataille  en  face  d'elles  sur  l'autre  rive  du  Geer ,  et  le 
comte  de  St-Pol  s'établit  avec  ses  Picards  sur  la  colline 
qui  couvrait  leur  gauche  ".  On  resta  tout  le  jour  en 
présence  et  les  hommes  d'armes  furent  à  cheval  pendant 
45  à  16  heures  ;  ce  ne  fut  qu'à  10  heures  du  soir  qu'on 
alluma  les  feux  de  part  et  d'autre ,  la  rivière  entre  les 
deux  camps. 

Le  comte  de  Gharolais  n'était  cependant  pas  sans 
inquiétude  :  le  charroi,  dont  on  avait  la  coutume  de  s'en- 
tourer pour  camper  sous  sa  protection ,  n'avait  pas  encore 
rejoint  l'armée;  aussi  toute  la  nuit  fit-on  bonne  garde ,  car 
les  Liégeois  connaissaient  le  pays  et  auraient  pu  tenter 
quelque  entreprise  nocturne  sur  les   derrières   des  Bour- 


'    DE  HaYNIN. 

-  CoMMiNES  ,  liv.  11  ,  cil.  1 ,  évalue  l'armée  bourguignonne  à  3,000  lioinnies  d'aimes 
i(  que  bons  que  mauvais  »  12  à  14,000  archers  et  beaucoup  de  gens  de  pied. 


—  622  — 

guignons.  Dès  que  le  jour  parut,  ceux-ci  reprirent  leurs 
positions  de  la  veille,  prêts  à  toute  éventualité  '. 

Dans  le  camp  des  Liégeois,  au  contraire,  comme  si  la 
paix  avait  déjà  été  faite,  tout  en  ce  même  moment  était 
dans  la  confusion.  Les  conditions  du  traité  avaient  été 
acceptées  par  les  chefs  et  chacun  se  hâtait  de  reprendre 
le  chemin  de  la  cité ,  trouvant  déjà  bien  longue  cette 
campagne  de  quelques  jours.  Il  y  eut  un  moment  où  les 
troupes  communales  dispersées  et  en  désordre  offrirent 
une  proie  si  facile  aux  Bourguignons  que  l'impatience 
gagna  jusqu'aux  chefs  eux-mêmes  ;  comme  les  négociateurs 
n'étaient  pas  encore  de  retour,  le  maréchal  de  Bourgogne 
et  le  sire  de  Gontay  conseillèrent  vivement  à  Charles  de 
passer  la  rivière  pour  en  iinir  en  une  fois  avec  ces  turbu- 
lents voisins.  Seul  le  comte  de  St-Pol,  qui  avait  alors 
toute  la  confiance  du  comte  de  Gharolais,  moins  par 
humanité  que  par  politique ,  car  il  comptait  bien  se 
prévaloir  près  de  Louis  XI  des  elforts  qu'il  avait  faits  pour 
sauver  ses  alliés,  conseilla  d'attendre  encore,  rappelant 
combien  il  était  difficile  de  mettre  d'accord  les  gens  des 
communes.  On  décida  d'envoyer  un  trompette  vers  les 
Liégeois  pour  connaître  ce  qui  avait  été  résolu  :  il  ren- 
contra les  négociateurs  qui  revenaient"-. 

Le  13  septembre  le  traité  fut  signé  au  palais  de  Liège 
par  les  magistrats  et  Guy  de  Brimeu,  sire  d'Humbercourt, 
que  le  duc  de  Bourgogne,  reconnu  mambour  par  un  des 
articles  du  traité,  désigna  pour  le  représenter  dans  la  cité^; 


'   GOMMINES  ,  id. 

-  Id.  ,  liv.  Il,  ch.  1. 

^  Ce  furent  Guy  de  Brimeu  ,  Guill.  de  Glugny  et  Simon  De  le  Kerrest ,  secrétaire  de 
Pliilippe-le-Bon ,  qui  rédigèrent  le  traité  avec  le  magistrat  de  Liège  (V.  Bahante  de 
Gachard  ,  appendice  ,  t.  11 ,  p.  726. 


—  623  — 

Thuyn  fit  son  traité  le  15  :  elle  s'engageait  à  démolir  ses 
fortifications  et  à  livrer  des  otages  jusqu'au  paiement  de 
12,000  livres  qui  furent  abandonnées  au  comte  de  St-Pol , 
traitant  au  nom  du  duc ,  en  dédommagement  du  pillage  de 
Dinant ,  dont  il  n'avait  pas  profité  '.  Gouvin  accepta  des 
conditions  analogues  -. 

Le  16  l'armée  fut  licenciée  à  Ghàtelet ,  et  le  19  le  comte 
de  Gharolais  rejoignit  à  Louvain  son  père  qui  s'y  était 
rendu  à  petites  journées  depuis  le  12.  C'est  là  que  furent 
prises  les  dernières  mesures  relatives  à  la  malheureuse 
ville  de  Dinant.  Il  ne  suffisait  pas  encore  au  comte  Charles 
(car  le  duc  Philippe  ne  peut  être  considéré  comme  respon- 
sable des  actes  qu'on  exécuta  en  son  nom) ,  il  ne  lui 
suffisait  pas  de  favoir  détruite,  il  fallait  encore  que  ses 
habitants  dispersés  fussent  ruinés  de  fond  en  comble. 
Par  un  acte  du  17  septembre ,  les  terres ,  biens ,  rentes  et 
revenus  qu'ils  possédaient  dans  les  Etats  du  duc  furent 
réunis  à  son  domaine  *  ;  puis ,  comme  il  importait  d'em- 
pêcher l'industrie  des  fondeurs  et  des  batteurs  de  cuivre 
de  gagner  les  pays  étrangers ,  par  lettres  du  28  septembre 
il  fut  permis  aux  Dinantais  qui  avaient  été  membres  de  la 
bourgeoisie  et  du  métier  de  la  batterie ,  «  attendu  qu'ils 
»  s'étaient  montrés  d'un  bon  vouloir  pour  lui  et  que  les 
»  membres  des  métiers  seuls  avaient  occasionné  la  résis- 
»  tance  de  la  ville  ,  »  de  venir  s'établir  dans  les  pays  du 
duc,  où  bon  leur  semblerait  et  particulièrement  à  Bouvignes 
et  à  Namur  ;  et  une  charte  datée  de  Bruxelles  le  29  octobre 
suivant,  érigea  dans  cette   dernière  ville  le   métier  de  la 


'  Gachaiii)  ,  Documents  inédits  ,  l.  11  ,  p.  414. 
-  iD.,  t.  11,  p.  418. 

^  Archives  de  Lille;  Re(]islre  des  Chartres,  13,  fol.  211  v».  Extraits  de  J.Iîukgnet  , 
{Bulletin  de  la  Commission  d'histoire  ,  3«  série,  t.  V,  p.  99.) 


•^  624  — 

batterie  d'après  les  keures  et  statuts  octroyés  à  Bouvignes 
le  15  juin  1462  '. 

Mais  ces  privilèges  ne  parvinrent  pas  à  retenir  les  vic- 
times dans  les  États  de  leur  bourreau  :  avec  la  destruction 
de  Dinant  s'accomplit  dans  notre  pays  l'anéantissement  du 
métier  des  batteurs  de  cuivre  et ,  comme  l'avait  été  la  fabri- 
cation du  drap  et  des  fdés  de  laine ,  leur  industrie  fut 
importée  en  Angleterre  où,  sous  une  législation  moins 
despotiqne ,  chacun  pouvait  jouir  de  plus  de  sécurité 
personnelle. 

Charles  ne  réussit  pas  mieux  à  faire  de  Dinant  ce  désert 
où  les  générations  futures  devaient  chercher  l'emplace- 
ment d'une  ville  jadis  puissante.  Grâce  à  cette  nef  de 
Notre-Dame  préservée  de  l'incendie,  il  restait  un  sanc- 
tuaire, et  bientôt  les  proscrits  revinrent  s'étabUr  à  l'ombre 
de  cet  autel  resté  debout  au  milieu  des  ruines;  les  maisons 
se  relevèrent  bien  vite ,  et  en  1475  elles  formaient  déjà 
une  agglomération  assez  considérable  pour  réclamer  comme 
ville  devant  le  grand  conseil  de  Matines  la  délivrance  de 
la  châsse  et  des  reliques  de  Monseigneur  saint  Perpete,  que 
les  Bouvignois  détenaient  depuis  le  siège ,  et  une  sentence 
du  6  novembre  de  la  même  année  fit  droit  à  leur 
requête. 

A  quelque  point  de  vue  qu'on  l'envisage  la  destruction 
de  Dinant  fut  un  crime  dont  la  responsabilité  remonte  à 
son  véritable  auteur,  au  comte  de  Gharolais.  Il  voulut 
punir  une  oflense  personnelle,  l'outrage  que  sa  mère  et 
lui  avaient  reçu  quand  le  nom  de  bâtard  avait  été  accolé 
au  sien ,  et  il  le  fit  avec  tout  l'emportement  de  son  carac- 

'  Registre  des  Domaines;  1003  ,  fol.  193  ,  v". 

Jean  Bladelin ,  trésorier  de  l'ordre  de  la  Toison  d'or  ,  qui  avait  entrepris  de  créer 
une  ville  autour  de  l'alibaye  de  Middeli)ourg  ,  entre  Ardembourg  et  Moerkerke  ,  ouvrit 
dans  cette  cité  naissante  un  asile  aux  Dinantais  ,  et  l'une  des  rues  fut  baptisée  du  nom 
de  DinaïUslraet . 


—  635   — 

tère.  Dans  toute  sa  conduite  il  y  eut  comme  l'accomplisse- 
ment d'un  vœu  terrible  ',  formulé  dans  le  paroxisme  de  la 
colère  et  exécuté  de  sangfroid  avec  la  rigoureuse  fidélité 
d'une  louable  action, 

«  Je  ne  scay  si  Dieu  l'avait  permis ,  mais  la  vengeance 
fut  cruelle  sur  eux  »,  dit  Commines,  en  parlant  des 
Dinantais  "  ;  c'est  la  seule  parole  de  compassion  que  leur 
sort  malheureux  inspira  aux  chroniqueurs  contemporains  ; 
pas  une  voix  ne  s'éleva  pour  flétrir  leur  bourreau  '. 

'  Le  duc  et  son  fils  dirent  que  «  s'ils  la  prenaient  ou  pouvaient  ronquire  ils  la  gaste- 
x  raient  et  destruiraient  du  tout  et  y  feraient  semer  sel  et  fer  ,  comme  anchiennement  on 
»  faisait  quand  on  destruisait  une  ville,  et  ainsi  fut  fait.  »  (.1.  Du  Clercq,  liv.  V,  ch.  LX.) 

-  Id.,  liv.  Il,  ch.  1. 

^  A  son  retour  à  Bruxelles ,  Philippe-le-Bon  reçut  des  magistrats  de  cette  ville  une 
somme  de  4,200  livres  de  200  gros  à  titre  de  joyeuse  entrée;  Anvers  lui  fit  également 
don  de  2,000  livres  de  32  gros. 

Voir  sur  cet  épisode  de  notre  histoire  :  le  sac  de  Binant  par  Charles  le  Téméraire  , 
par  A.  BoiîGNET.  Annales  de  la  société  archéologique  de  Namur ,  t.  III. 


BATAILLE  DE  BRUSTHEM  ET  TRAITÉ  DE  LIEGE. 
1467 


Pour  assurer  l'exécution  du  traité  d'Oleye ,  Guy  de 
Brimeu  était  venu  résider  à  Liège.  En  politique  habile , 
pour  flatter  F  amour-propre  populaire  et ,  en  même  temps, 
être  mieux  informé  de  ce  qui  pouvait  se  tramer  contre  son 
maître,  il  se  fit  recevoir  du  bon  métier  des  febvres  (forgerons) 
entre  tous  le  plus  influent  de  la  cité. 

Enhardis  par  sa  présence  ,  les  partisans  de  l'évêque 
sollicitèrent  celui-ci  de  quitter  Huy  et  de  rentrer  dans  sa 
capitale,  mais  Louis  de  Bourbon  se  montra  peu  disposé  à 
se  rendre  aux  désirs  de  ses  sujets. 

Dans  les  autres  villes  du  pays  la  réaction  fut  encore  plus 
vive,  et  à  Hasselt,  quinze  de  ces  audacieux  coulevriniers 
qui  avaient  tant  contribué  l'an  précèdent  à  la  dévastation 
du  Limbourg,  furent  condamnés  à  mort  et  exécutés  ^ 

Les  tribuns  toutefois  ne  s'étaient  i)as  laissé  abattre  :  Raes 
de  Heers  s'était  entouré  d'une  sorte  de  gouvernement 
occulte  dont  il  faisait  exécuter  les  décrets  par  une  garde 
personnelle  qu'il  s'était  créée  et  qui ,  armée  de  bâtons  ferrés 
et  revêtue  d'un  uniforme  ,  portait  le  nom  de  Francs- 
Liégeois.  Avec  elle  et  suivi  d'une  nombreuse  multitude 
il  marcha  sur  Hasselt  à  la  nouvelle  de  l'exécution  des 
coulevriniers  :  n'ayant  pu  pénétrer  dans  la  ville,  qui  avait 
fermé  ses  portes  à  son  approche,  il  somma  ses  magistrats 
à  son  retour  à  Liège  d'y  venir  rendre  compte  de  leur 
conduite.  Barré  de  Surlet  parvint  à  apaiser  l'affaire  2. 

'   JOH.  DE   Los,  p.   50. 

*  ID. ,  id. 


—  627  — 

D'autre  part,  Louis  Raguier,  évoque  de  Troyes,  était  à 
Liège  par  ordre  de  Louis  XI ,  sous  prétexte  de  cimenter  la 
réconciliation  entre  l'élu  et  la  commune,  mais  en  réalité 
pour  couvrir  de  son  titre  d' évoque  les  intrigues  de  son 
maître  et  retenir  les  chefs  du  parti  populaire  dans  l'alliance 
française. 

Ainsi  les  deux  partis ,  soutenus  l'un  par  la  présence  du 
représentant  du  mambour,  l'autre  par  celle  de  l'agent  de 
Louis  XI ,  continuaient  à  diviser  la  cité ,  l'emportant  tour 
à  tour  dans  l'esprit  mobile  du  peuple ,  plus  enclin  cependant 
à  se  laisser  dominer  par  les  chefs  qui ,  de  longue  date  , 
s'étaient  imposés  à  lui,  qu'à  subir  sans  murmurer  la  domina- 
tion étrangère. 

Au  mois  d'avril,  la  levée  du  terme  échu  de  la  contribu- 
tion de  guerre  due  aux  Bourguignons,  et  pour  le  paie- 
ment duquel  plusieurs  riches  bourgeois  avaient  été  cotés 
jusqu'à  2,000  florins  ,  en  donnant  la  mesure  du  joug  sous 
lequel  on  avait  dû  plier,  réveilla  les  idées  de  révolte  ;  aussi 
quand  trois  mois  après  ,  à  la  mort  de  Philippe-le-Bon ,  le 
nouveau  duc  envoya  des  ambassadeurs  pour  faire  connaître 
à  la  commune  que  comme  successeur  de  son  père  il  devait 
être  désormais  reconnu  comme  mambour ,  ce  l'ut  au  milieu 
des  murmures  de  la  populace  que  leur  cortège  traversa  les 
rues  de  la  cité  '. 

Quelques  jours  après  éclata  la  sédition  de  Gand  ,  et 
presque  au  môme  instant  des  agents  français  d'accord  avec 
Amel  de  Velroux  et  Jean  Beasen ,  autre  magistrat  de  la 
commune ,  proclamèrent  à  Herstal  le  comte  de  Nevers 
comme  duc  de  Brabant  2. 

La  guerre  civile  semblant  imminente  dans  les  États  du 


'    JOH.  DE  Los  ,  p.  il. 

-  1d.  ,   p.  51  ;  CHASTELAfN  ,  t.  V  ,  p.  284,   6A.  Kervyn  dk  Lettrnhove, 


—  628  — 

duc  de  Bourgogne  et  Guy  de  Brimeu  ayant  quitté  Liège 
pour  rejoindre  son  maître ,  les  esprits  moins  surveillés 
s'enflammèrent  de  nouveau,  et  Ton  y  crut  le  moment  venu 
de  prendre  une  revanche.  Pendant  que  le  bourgmestre 
Gilles  de  Huy  était  envoyé  vers  Louis  XI  pour  renouveler 
les  alliances  (15  juillet)  *,  les  milices  prenaient  les  armes, 
et  au  nombre  de  16,000  hommes  ,  après  une  excursion 
dans  le  pays  de  Dalhem  et  le  comté  de  Namur,  allaient 
mettre  le  siège  devant  Huy  pour  s'emparer  de  l'évêque 
et  le  forcer  à  rentrer  dans  sa  capitale. 

En  même  temps  des  envoyés  secrets  étaient  dirigés  sur 
Malines,  Anvers  et  Gand,  où  des  troubles  avaient  eu  lieu 
à  l'occasion  de  l'inauguration  du  nouveau  duc ,  pour  y 
provoquer  de  nouveaux  désordres  ;  mais  dans  les  deux 
premières  de  ces  communes  l'émeute  s'était  rapidement 
apaisée  à  la  nouvelle  du  rassemblement  des  troupes  que 
le  duc  Charles  avait  aussitôt  convoquées  pour  les  mettre 
à  la  raison,  et  Gand,  qui  venait  également  de  se  soumettre, 
se  hâta  de  livrer  au  duc  les  agents  liégeois  et  les  lettres 
dont  ils  étaient  porteurs  -. 

Le  duc  de  Bourgogne  était  à  Bruxelles  lorsqu'il  apprit 
la  nouvelle  prise  d'armes  des  Liégeois  et  le  danger  que 
courait  Louis  de  Bourbon.  Disposant  aussitôt  des  troupes 
convoquées  pour  le  26  août  contre  les  communes  bra- 
bançonnes ,  et  que  ses  nobles  du  Hainaut  s'étaient  hâtés 
de  lui  envoyer,  il  les  plaça  sous  le  commandement  de  Pierre 
de  Hennin,  seigneur  de  Boussu ,  qui  se  dirigea  aussitôt  sur 
Huy  ;  comme  la  ville  assiégée  n'était  pas  étroitement 
bloquée  il  put  y  pénétrer  avec  les  400  hommes  qu'il  avait  sous 
ses  ordres,  et  parmi  lesquels  se  trouvaient  Ph.  de  Poitiers 
et  Jean  d'Aymeries. 

'  Bulletin  de  la  Commission  d'histoire  ,  S**  série  ,  t.  VIII  ,  p.  98. 
-  DE  Haynin  ,  p.  79. 


—  629  — 

A  ses  sommations  réitérées,  les  Liégeois  répondirent 
qu'ils  n'en  voulaient  ni  au  duc  Charles,  ni  à  leur  évèque, 
mais  que  Huy  étant  de  leur  pays  devait  contribuer  à 
l'amende  due  par  suite  du  traité  d'Oleye ,  et  à  laquelle 
elle  s'était  soustraite  en  faisant  sa  paix  séparément,  et  ds 
continuèrent  de  resserrer  la  ville. 

Bientôt  le  peuple  de  Huy,  souffrant  des  rigueurs  du  siège  , 
commença  à  murmurer  sourdement.  Louis  de  Bourbon  peu 
vaillant  de  sa  nature ,  craignant  de  tomber  entres  les  mains 
de  ses  sujets  révoltés,  adjura  Boussu  de  l'aider  à  s'enfuir 
de  la  ville.  Ce  dernier  n'osa  prendre  sur  lui  d'exposer 
l'évêque,  le  proche  parent  du  duc,  aux  dangers  d'un 
assaut,  et  malgré  les  conseils  des  autres  chevaliers  qui 
l'accompagnaient,  il  se  décida  à  l'emmener  de  Huy  et 
parvint  à  gagner  Namur.  De  là  il  se  rendit  à  Bruxelles  où 
Charles  les  reçut  très  mal  tous  les  deux  «  et  fut  l'évêque 
»  rabroué,  mesme  du  duc,  comme  un  couart  cléri  que , 
»  et  cely  de  Boussu  mis  en  la  pile  au  verjus  de  croire 
»  ainsi  et  d'obéir  à  ung  lâche  prestre  '.  » 

Adolphe  de  Clèves,  envoyé  en  toute  hâte  au  secours  de 
Huy  avec  ce  qu'il  put  rassembler  de  gens  de  guerre, 
arriva  trop  tard  :  aussitôt  après  le  départ  de  Louis  de 
Bourbon,  les  Liégeois  prévenus  avaient  donné  l'assaut,  une 
des  portes  leur  avait  été  ouverte  et ,  aidés  par  la  populace , 
ils  s'étaient  rapidement  rendus  maîtres  des  remparts  et  du 
château  dont  les  défenseurs,  à  l'exception  du  damoiseau 
Evrard  de  la  Marck  qui  se  défendit  comme  un  lion, 
s'étaient  hâtés  de  fuir  (17  septembre)  ". 

Ce  succès  fut  souillé  presqu'aussitôt  par  le  supplice  de 
Jean  Carpentier,  ancien   bourgmestre  de  Binant,  que    les 

'  G.  Chastelain  ,  |i.  434,  ('-d.  du  Panthéon. 
-  Henbicusde  Mekica  ,  |).  Kil  ,  ap.  De  Ram. 

XXIX  XXIII  56 


—  630  — 

milices  avaieiil  iiri'êté  dans  le  comté  de  Namur  où  il  s'était 
réfugié  depuis  plus  d'un  an,  banni  par  ses  concitoyens 
pour  avoir  tenté  de  négocier  la  paix  avec  le  duc  de  Bour- 
gogne. Il  eut  la  tête  tranchée  sur  la  place  du  Marché  à 
Liège,  puis  son  corps  fut  abandonné  à  la  populace  qui  le  mit 
en  lambeaux.  C'était  le  partisan  des  concessions  et  de  la  paix 
atout  prix  que  l'on  avait  entendu  punii-  comme  un  traître, 
son  supplice  devait  servir  d'exemple  à  tous  ceux  qui 
essayeraient  de  l'imiter  ' . 

La  prise  de  Huy  et  le  meurtre  de  Carpentier,  arrêté 
contre  le  droit  des  gens  dans  ses  États,  décidèrent  Charles 
à  porter  immédiatement  la  guerre  dans  le  pays  de  Liège. 
Dès  le  19  septembre  il  la  fit  annoncer  par  des  hérauts 
portant  à  la  main  une  torche  et  une  épée  nue  ,  ce  qui  signi- 
liait  qu'elle  serait  poussée  à  toute  extrémité ,  et  convoqua 
ses  troupes  de  Brabant,  Flandre,  Hainaut,  Picardie ,  Namur 
et  Luxembourg  pour  le  8  octobre  suivant  aux  environs  de 
Jodoigne ,  ordonnant  à  ses  capitaines  de  se  hâter  et  les 
assurant  d'un  prompt  et  sur  paiement".  En  même  temps  il 
commandait  à  ses  féaux  et  sujets  du  comté  de  Bourgogne 
de  se  préparer  à  marcher  et  leur  donnait  pour  lieu  de 
réunion  Jussey  où  ils  deYaieni  passer  montre  le  20  octobre; 
un  second  mandement  du  29  septembre  prescrivait  aux 
gens  du  plat  pays  du  comté  de  se  retirer  dans  les  villes 
pour  y  faire  le  guet  \ 

Ce  n'était  évidemment  pas  contre  les  Liégeois  seuls  que 
ces  précautions  étaient  prises,  bien  qu'il  n'y  eût  qu'eux  de 
désignés  dans  les  lettres  de  convocation  ;  aussi  Louis  XI  ne 
s'y   ti'ompa-t-il    pas.    A    la  nouvelle   du   soulèvement  des 


'  Hkmucus  de  Meiuca  ,  p.  161. 

-  Gaohahd  ,   Documents   inédiis  ,    t.  1  ,  p.    156  et   suivantes. 

•*  l'rnii'es  de  L).  I'i.anchkh  ,  t.  IV  ,  p.  cci.iH  et  cci.iv. 


—  631  — 

Liégeois  il  leur  avait  envoyé  François  Royer  ,  bailli  de 
Lyon  ,  pour  les  encourager  et  leur  promettre  des  secours 
et  avait  ordonné  en  même  temps  au  comte  de  Dammartin 
de  se  porter  sur  leurs  frontières  avec  un  corps  d'armée 
composé  de  400  lances  de  son  ordonnance  et  de  0,000  francs- 
archers  dt^  Champagne,  duSoissonnais  et  deTIle  de  France  '; 
mais  de  secrètes  instructiojrs  lui  recommandaient  de  ne  pas 
dépasser  Mézières  sans  ordres,  et  ce  fut  de  cette  dernière 
ville  que  le  comte  et  Tévèque  de  Langre  entrèrent  en 
pourparlers  avec  les  Liégeois-. 

Il  avait  bien  convenu  au  roi  de  France  de  profiter  des 
troubles  de  la  Flandre  et  du  Brabant  pour  encourager  les 
Liégeois  dans  leur  rébellion  afin  d'occuper  si  bien  le  duc 
Charles  chez  lui  qu'il  n'eût  pas  le  loisir  de  secourir  ses  alhés 
français,  et  spécialement  le  duc  de  Bretagne;  mais  Gand, 
Matines  et  Anvers  avaient  été  si  rapidement  pacifiés  ,  et 
l'armée  bourguignonne  s'annonçait  devoir  être  si  formidable 
qu'il  était  à  prévoir  que  les  Liégeois  ne  feraient  pas  longue 
résistance  et  que,  mis  en  appétit  par  le  succès,  Charles 
pourrait  bien  se  retourner  contre  ceux  qui ,  dans  les 
moments  difficiles  ,  avaient  soutenu  ses  ennemis.  Or , 
Louis  XI  n'entejidait  pas  avoir  en  ce  moment  la  guerre 
avec  le  duc  de  Bourgogne,  ni  lui  offrir  de  trop  faciles  vic- 
toires ;  il  valait  donc  mieux ,  au  plus  vite  ,  tacher  de  ramener 
la  paix  entre  les  futurs  belligérants  et  se  fassurer  à  lui-même. 

Mais  offrir  directement  sa  médiation ,  c'était  se  recon- 
naître assez  iniluent  pour  apaiser  les  troubles  qui  s'étaient 
élevés  dans  les  communes  liégeoises  ,  c'était  en  quelque 
sorte  avouer  les  alliances,  qu'en  violation  des  traités  anté- 
rieurs, il  avait  reformées  avec  elles  et  foui'iiir  cà  Charles  un 

'  Chronique  srandaU  usa  ,   p.    fid ,  (t.    11   de   Tédition   de   Commines  de  Langlet 

DUKKKSiNOV.) 

-  Uulletm  de  la  Contmission  d'Iiistoire  ,  12«  série  ,  t.  VIII  ,  pp.  98-10'2. 


-   632  — 

gi'ief  de  plus  contre  tous  deux.  Il  trouva  un  biais.  Le  con- 
nétable de  St-Pol  était  à  Paris  aussi  en  faveur  qu'à  la 
cour  de  Bourgogne  ;  il  l'appela  près  de  lui.  Ils  conférèrent 
longtemps  ensemble  ,  puis  très  ouvertement  le  connétable 
quitta  la  France  pour  aller  s'enfermer  dans  son  château  de 
Boliain.  Alors  ce  que  Louis  XI  avait  prévu  arriva.  Le  duc 
Charles  impatient  de  savoir  ce  que  pensait  le  roi  et  comp- 
tant bien  tirer  de  son  iidèie  ami  le  comte  de  St-Pol  les 
renseignements  qu'il  désirait,  l'envoya  aussitôt  inviter  par 
deux  de  ses  chambellans ,  les  seigneurs  d'Aymeries  et  de 
la  Ptoche ,  à  venir  le  rejoindre  à  Bruxelles. 

En  causant  avec  Charles,  le  connétable  lui  fit  connaître 
le  mécontentement  de  Louis  XI  à  la  nouvelle  que  la  guerre 
allait  être  portée  pour  la  troisième  fois  chez  les  Liégeois , 
qu'il  avait  pris  jadis  sous  sa  garde  et  qu'il  devrait  défendre. 
C'était  comme  une  menace;  le  duc  ne  le  laissa  pas  achever  : 
Beau  cousin,  lui  dit-il,  tenez-vous  en  là,  je  marcherai  sur 
Liège  quoi  qu'il  puisse  arriver ,  et  qui  voudra  m'en 
détourner ,  vienne  ;  de  par  Dieu ,  il  me  trouvera  prêt  à 
lui  répondre  '. 

Le  connétable  crut  devoir  insister,  mais  sur  ce  sujet 
Charles  fut  intraitable  :  si  le  roi  veut  que  je  laisse  les 
Liégeois  en  paix  que  ne  les  contraint-il  à  demeurer  tran- 
quilles, disait-il  ;  pense-t-il  que  je  supporterai  patiemment 
leurs  outrages?  Ils  ont  cru  me  prendre  au  dépourvu  en 
m'attaquant  tout  au  commencement  de  mon  règne,  eh 
bien!  que  celui  à  qui  cela  déplaît  le  prenne  comme  il 
voudra ,  mais  je  n'aurai  de  repos  que  quand  je  serai  vengé 
ou  je  mourrai  à  la  peine  ". 

Ces  réponses  du   duc  furent  fidèlement   rapportées  au 


G    Chasif.i.ai.n  ,  cil.  129,  p.  437,  éd.   itii   Panthéon. 
iD    ,   cil.   131  ,   |..  438. 


—  633  — 

roi.  Elles  auraient  décourage  tout  autre,  mais  cette  fois 
sans  doute ,  tout  en  refusant  à  ses  alliés  les  secours  qu'il 
leur  avait  promis ,  il  voulait  s'acquitter  entièrement  avec 
sa  conscience  et  se  persuader  à  lui  même  qu'il  avait  tout 
fait  pour  les  sauver. 

Charles  avait  clairement  fait  entendre  à  son  négociateur 
officieux  qu'il  n'ignorait  rien  des  menées  hostiles  et  secrètes 
du  roi,  dès  lors  il  était  d'une  honne  politique  de  donner 
de  l'éclat  à  de  nouvelles  tentatives  d'accommodement. 
Maitre  Jean  Van  den  Driesch,  trésorier  de  France,  le 
cardinal  La  Balue  puis  Stéphanus  Nardinus ,  évèque  de 
Milan  et  légat  du  pape,  furent  successivement  envoyés  au 
duc  de  Bom^gogne  pom'  plaider  la  cause  des  Liégeois. 

Mais  jamais  amhassadeurs  n'avaient  été  plus  mal  choisis. 
Van  den  Driesch ,  originaire  des  Flandres  ,  avait  été 
banni  deux  fois  par  les  magistrats  de  Gand,  puis  frappé 
en  1458,  par  le  duc  de  Bourgogne,  d'une  sentence  d'exil 
perpétuel  «  pour  plusieurs  excès  et  délits  par  lui  commis 
))  en  Testât  de  conseiller  »  ;  rentré  en  grâce ,  il  avait  été 
obligé,  en  1466,  de  s'enfuir  de  nouveau  en  France  où  la 
protection  du  comte  de  St-Pol  lui  avait  valu  la  faveur  de 
Louis  XL 

A  cet  homme  taré  ,  à  ce  serviteur  inlidèle ,  auquel  avait 
été  confiée  la  défense  des  Liégeois ,  le  duc  Charles  répondit 
avec  toute  l'impétuosité  de  son  caractère.  L'interrompant 
dans  son  discours  :  Je  me  moque  des  menaces  du  roi, 
dit-il ,  s'il  me  veut  faire  la  guerre  qu'il  essaie ,  les  champs 
sont  faits  pour  tout  le  monde,  mais  s'il  cherche  à  me  faire 
du  mal  je  lui  en  fei'ai  tant  que  le  beau  côté  ne  sera  pas 
pour  lui  '. 

'  G.  Chastelain  ,  cil.  134  ,  p.  440. 


—  634  — 

Le  cardinal  uut  iiioiiis  de  succès  encore,  le  duc  refusa 
de  le  recevoir. 

Ouaut  au  légal,  envoyé  Tannée  précédente  par  le  pape 
aux  princes  chrétiens,  pour  les  exhorter  à  cesser  leurs 
guerres,  il  s'était  rendu  suspect  })ar  un  séjour  trop  pro- 
longé à  la  cour  de  Louis  XI.  Cliarles  ne  consentit  à  l'écouter 
à  Lolivain  où  il  s'était  déjà  rendu  pour  prendre  le  com- 
mandement de  ses  troupes ,  qu'à  la  condition  qu'il  ne  lui 
parlerait  pas  des  Liégeois  ;  puis,  après  sa  première  audience, 
il  le  renvoya  à  son  chancelier  Pierre  de  doux  en  le  priant 
d'attendre  son  retour  de  Liège  pour  avoir  sa  réponse. 

Insister  davantage  eût  été  inutile  ;  J.ouis  XI  le  comprit 
parfaitement  et  dès  lors  ne  songea  plus  qu'à  se  tirer  du 
mauvais  pas  où  il  s'était  engagé. 

Le  duc  Chai'les  ,  maître  chez  lui ,  il  ra\'ait  [trouvé  par  la 
rapidité  avec  laquelle  les  séditions  populaires  avaient  été 
étouffées ,  puissant  par  ses  aUiances  autant  que  par  les 
immenses  ressoinxes  que  pouvaient  lui  fournir  les  riches 
provinces  de  ses  États,  n'était  pas  un  de  ces  princes  qu'il  était 
commode  d'avoir  poui'  adversaire.  Puisque  rien  n'avait  pu 
ari'éter  ses  projets  contre  les  Liégeois  et  que  la  lutte 
était  imminente  ,  le  roi  de  B'rance  se  persuada  qu'il  avait 
assez  fait  pour  tîux  et  ne  pensa  plus  qu'à  s'assurer  la  paix 
pour  lui-même  :  le  connétahle  qui  l'avait  rejoint  fut  de 
nouveau  renvové  au  duc  afin  de  négocier  le  renouvellement 
des  trêves  pour  un  an. 

Mais  cette  fois  encore  Tainhassadeur  uflicieux.  ne  vit  })as 
ses  eiïbrts  couronnés  d'un  succès  complet  :  Charles  ])rétendit 
ne  prolonger  les  trêves  que  pour  six  mois ,  et  encore 
entendait-il  que  pendant  C(;  temps  aucune  entreprise  ne 
serait  faite  contre  le  duc  de  P)i'etagne.  Le  comte  de  St-Pol 
essaya  vainement  d'ohtenir  davantage  ,  malgré  qu'il  mît  à 
défendre  les  intérêts  de  son  royal  maître  une  ardeur  que 


—  635  — 

le  duc  dut  réprimai'  en  lui  rappelant  ses  devoirs  de  vassal, 
supérieurs  à  ceux  de  connétable  de  France.  Le  18  octobre, 
au  moment  de  prendre  congé  de  Charles  qui  allait  se  mettre 
à  la  tète  de  son  armée  ,  il  s'engagea  à  décider  le  roi  à 
conclure  dans  les  douze  jours  la  trêve  aux  conditions 
exigées  par  le  duc,  et  ajouta  que  celui-ci  pouvait  compter 
que  pendant  cet  intervalle  aucun  secours  ne  serait  donné 
aux  Liégeois.  «  Ne  me  chault  que  le  roy  en  face  »  avait 
répondu  Charles  ;  néanmoins,  assuré  de  la  neutralité  de 
Louis  XI ,  il  crut  pouvoir  sans  dangers  laisser  à  Calais 
2,000  archers  anglais  qu'il  y  avait  réunis  et  qui  lui  avaient 
déjà  coûté  30,000  livres  ^ 

Aussitôt  on  entra  en  campagne.  L'armée  Ijourguignonne 
ne  comptait  pas  moins  de  2,350  lances,  et  la  revue  faite 
avant  le  départ  avait  donné  un  total  de  9,830  payes  ^  ;  avec 
les  valets  d'armée,  toujours  nombreux  à  cette  époque, 
elle  comprenait  environ  100,000  hommes  ^. 

Adolphe  de  Clèvcs,  seigneur  de  Ravestein,  commandait 
l'avant-garde  composée  de  20,000  hommes  dont  800  lances. 
Le  21  octobre  il  entra  dans  le  pays  de  Liège  accompagné 
des  sires  de  Bièvres  et  d'Aymeries  qui,  suivant  les  termes 


'   Voir  CoM.Mi.NEs,  liv.  11  ,  cil.  H  ;  Ciiasielain  ,  'ô"  partie  ,  cli.  [id  et  suivants. 

-  B.\u.\NTE  de  Gachakd,  Appendice,  note  2.  Le  paiement  des  gens  de  guerre  s'élève 
pour  le  mois  de  novembre  à  If)! ,069  francs,  11  sols,  de  32  gros  le  franc  (Extrait  du 
compte  deuxième  de  Bartliéieiiiy  Trutin.) 

La  paie  élait  de  15  francs  par  moiv  Le  chevalier  banneret  recevait  -i  paies,  le  che- 
valier ba(;helier  2 ,  l'homme  d'arme  à  3  chevaux  1 .  L'homme  d'arme  à  2  chevaux  était 
payé  à  raison  de  12  francs  ,  l'archer  ou  crenequinier  à  cheval  avait  1  francs  ,  la  demi 
lance  6  francs ,  l'archer  à  pied  5  francs  ,  les  crenequiniers  ,  coulevriniers  ,  hommes 
à  hache  et  à  picque  recevaient  -i  francs.  Cette  solde  est  celle  des  troupes  en  campagne. 

Dans  un  compte  payé  à  divers  «  pour  la  seurté  de  la  ville  de  Halen  »  nous  voyons  le 
coulevrinier  payé  à  raison  de  5  sous  6  deniers  par  jour ,  le  canonnier  «  comprins  son 
valet  »  12  sous  ,  l'arbalétrier  3  sous.  Acquitx  de  l'année  1463;  Recette  g"'«  des 
finances  aux  archives  du  royaume  ,  carton  5. 

^  DE  IIaym.n  ,  p.  82. 


—    636  — 

de  la  Jéclamtion  de  guerre,  mirent  tout  à  feu  et  à  sang. 
Pendant  ce  temps  le  sire  de  Fiennes  avec  sa  compagnie 
d'hommes  d'armes  et  environ  un  millier  de  piétons  se 
portait  à  marche  forcée  sui'  Huy  qu'il  espérait  trouver 
dégarnie  de  troupes.  Le  22  il  s'empara  de  la  partie  de  la 
ville  située  sur  la  rive  gauche  de  la  ]\Ieuse  ;  mais  le  château 
défendu  par  Colard  de  la  Porte  et  Pentecoste  de  Gre- 
venhourg ,  femme  de  Raes  de  Heers ,  avec  environ 
2,000  lioinmes ,  lit  homie  contenance  et  les  assiégeants , 
manquant  de  canons ,  furent  ohligés  de  se  retirer  :  Henri 
de  BournonviUe  y  fut  tué  '. 

Le  26  octohre  Charles  quitta  Tirlemont  où  il  s'était 
rendu.  Avant  son  départ  il  fut  question,  dans  une  séance  du 
conseil,  du  sort  réservé  aux  50  otages  qui,  suivant  le  traité 
d'Oleye,  étaient  en  ce  moment  internés  à  Louvain.  Le  sire 
de  Contay  voulait  qu'on  les  lit  mourir  ;  Guy  de  Brimeu  s'y 
oppo>sa  et  conseilla  au  contraire  au  duc  «  pour  mettre  Dieu 
de  son  côté  »  de  les  laisser  partir,  espérant  que  cet  acte 
de  clémence  les  gagnerait  à  la  cause  bourguignonne  ,  et 
que  de  retour  au  milieu  de  leurs  compatriotes  ils  s'effor- 
ceraient de  les  ramener  à  la  soumission.  Cette  opinion  pré- 
valut, dit  Commines,  et  les  otages  furent  relâchés  '^.  La 
mémoire  a  fait  défaut  en  cette  circonstance  au  chroni- 
([ueur  :  l'instrument  notarié  reposant  aux  archives  du 
royaume  et  qui  contient  la  sentence  prononcée  contre  le 
pays  de  Liège  le  18  novembre ,  établit  qu'à  cette  époque 
les  otages  étaient  encore  entre  les  mains  du  duc  '". 


'  DE  Hayni.n,  p.   8;J. 

-  Id.  ,  liv.  II  ,  eh.  37. 

'  GachARD  ,  Documenta  inédils  ,  t.  Il  ,  p.  l!22  ,  «  \nniy  plus  graiil  seuitr  diidit 
entrelenemtint  (le  traité  li'Oiey)  nous  eussent  (les  Liégeois;  livré  et  baillé  certains  liostaiges  , 
lesfpielz  (le  |irésent  sont  enrore  en  nos  mains.  »  (Carton  intitulé  :  Trésorerie.  Laije 
van  Liiijk  ,  aux  archives  du  royaume.  ) 


—  637  — 

Le  27  uctoljre  l'armée  prit  position  devant  St-ïrond,  la 
première  des  villes  importantes  du  pays  de  Liège  au  sortir 
du  Brabant.  Défendue  par  Renartde  Rouveroy,  elle  comptait 
une  milice  assez  nombreuse  qu'était  venus  renforcer  un 
certain  nombre  d'hommes  appartenant  aux  métiers  de 
Liège.  Pendant  qu'on  préparait  les  logements  dans  les 
faubourgs  et  qu'on  di-essait  les  tentes ,  Charles  fit  mettre 
ses  gens  en  ordonnance  de  combat  :  ils  gardèrent  leurs 
rangs  jusqu'à  huit  heures  du  soir;  alors  seulement  chacun 
put  se  retirer  dans  son  logis  ,  mais  avec  ordre  de  rester 
armé  et  de  tenir  les  chevaux  sellés ,  car  on  était  informé 
de  l'approche  des  Liégeois. 

En  effet  aussitôt  qu'on  avait  appris  à  Liège  l'entrée  en 
campagne  de  l'armée  bourguignonne,  l'ost  avait  été  })ro- 
clamé  sur  les  degrés  du  Perron ,  et  les  milices  des 
communes  alliées  avaient  rejoint  celles  de  la  capitale.  Le 
27  octobre  le  comte  de  Berlo ,  en  l'absence  du  haut-avoué 
de  Hesbaye,  était  allé,  revêtu  de  l'armure  blanche  tradi- 
tionnelle ,  chercher  dans  la  cathédrale  l'ètendart  de  St- 
Lambert,  puis  escorté  de  quatre  chanoines  il  s'était  mis  à 
la  tète  des  milices  qui  campèrent  ce  soir  là  à  Xendremael 
et  le  lendemain  -se  remirent  en  marche. 

Il  était  dix  heures  du  matin  (28  octobre)  quand  les 
fourrageui'S  bourguignons  disséminés  dans  la  plaine  virent 
s'avancer  sur  la  route  de  Liège ,  trompettes  sonnant  et 
enseignes  déployées ,  l'armée  des  communes.  Charles , 
prévenu  aussitôt,  prescrivit  à  ses  troupes  de  se  former  en 
bataille  conformément  aux  ordres  qu'en  prévision  d'une 
attaque  il  leur  avait  donnés  depuis  le  matin  :  les  archers 
et  les  piquenaires  sur  deux  Ugnes ,  l'une  commandée  par 
Adolphe  de  Clèves  l'autre  par  lui,  formèrent  le  centre  ;  sur 
les  deux  ailes  s'établirent  1200  gendarmes  à  cheval  pendant 
que  800  lances  étaient  tenues  en  réserve  un  peu  en  arrière. 


—  638  — 

Le  reste  de  l'armée,  qui  comprenait  entre  autres  500  archers 
anglais  d'une  valeur  éprouvée ,  fut  laissé  sur  les  derrières 
pour  s'opposer  à  toute  sortie   de  la  garnison  de  St-Trond. 

Les  archers  et  les  piquenaires  devaient  commencer  la 
lutte  et  mettre  le  désordre  dans  les  milices  ;  la  cavalerie 
des  ailes  et  au  besoin  celle  de  la  réserve  leur  couper  la 
retraite  et  les  écraser. 

Ces  dispositions  étaient  bien  ordonnées  ,  mais  celles  des 
Liégeois  furent  ])our  le  moins  aussi  habiles. 

Leur  armée  comprenait  environ  25,000  combattants  dont 
4  à  500  cavaliers  ',  au  milieu  desquels  se  faisaient  remarquer 
le  comte  de  Berlo ,  Jean  de  Wilt,  seigneur  de  Bouchout, 
Raes  de  Heers ,  Jean  del  Bouverie  ,  Eustache  de  Streel  et 
Barré  de  Surlet.  Au  lieu  de  s'étendre  dans  la  plaine  où 
l'attendait  le  duc  Charles ,  elle  pénétra  dans  le  village  de 
Brusthem ,  à  une  petite  lieue  de  St-Trond,  et  s'occupa 
aussitôt  de  s'y  retrancher  et  d'y  établir  son  artillerie. 

Brusthem,  comme  tous  les  villages  de  l'époque,  était 
clos  de  haies  épaisses  et  de  fossés  qui  en  rendaient  l'ap- 
proche assez  difficile  ;  il  était  de  plus  (uitouré  de  terrains 
marécageux  qui  s'étendaient  assez  loin  à  droite  et  à  gauche, 
et  mettaient  ceux  qui  l'occupaient  à  l'aliri'du  fameux  mou- 
vement tournant  qui  avait  fait  en  1408  le  succès  de  Jean- 
sans-peur  à  Othée  et  en  1414  celui  des  Anglais  à  Azincourt. 

Le  duc  Charles  s'apercevant  que  les  milices  n'avançaient 
j)lus  mais  se  fortifiaient  dans  leurs  positions,  et  voyant  la 
journée  s'avancer  (il  était  déjà  près  de  quati'e  heures)  donna 
le  signal  de  l'attaque.  Sous  la  protection  de  l'artillerie 
légère  que  dirigeait  Pierre  de  Cressy  ' ,  les  archers  de  l'avant- 

'  30,000  honinifs ,  500  clievaiix  selon  Comminf.s  ,  2-1,000  selon  db  Haynin,  17  à 
18,000  cuiiiliaUarits  seulement  d'u|irés  une  lettre  (k'rite  par  Vander  Rive  aux  magistrats 
li'Yfires  ,  (Gaciiard  ,  Uornmciits  inédils.) 

'  Comptes  de  ranjenlier  aux  arrh.  du  royaume,  \\°  VAfi  ,  loi.  13(5  v". 


—  639  — 

garde  coudiiils  pur  Adolphe  de  Clèves  et  escortés  par  les 
hommes  d'armes  des  ailes  ,  s'avancèrent  jusqu'à  portée  d'arc 
du  village;  là,  conformément  aux  prescriptions  de  l'ordon- 
nance ,  ils  mirent  pied  à  terre ,  déchaussèrent  leurs  longs 
éperons ,  laissèrent  leurs  chevaux  par  groupes  de  7  à  8  sous 
la  garde  de  l'un  d'eux,  et,  pendant  que  les  hommes  d'armes 
restaient  en  place,  continuèrent  à  avancer  résolument  en 
lançant  des  nuées  de  llèches  contre  les  Liégeois  qui  y 
répondaient  par  le  tir  de  leurs  canons  de  tous  calihres.  Les 
compagnies  des  seigneurs  de  Brièvre,  de  Fiennes  et  du  bâtard 
Bauduin  essayèrent  vainement  de  pénétrer  dans  le  village 
et  eurent  beaucoup  à  souffrir  des  coups  de  serpentine  de 
leurs  adversaires  ;  bientôt  les  flèches  vinrent  à  leur  man- 
quer. Les  milices  qui  s'en  aperçurent,  sortant  de  leurs 
retranchements,  se  jetèrent  armées  de  leurs  longues  piques 
sur  leurs  ennemis  désarmés  :  pendant  une  demi  heure  la 
confusion  la  plus  grande  régna  sur  le  champ  de  bataille ,  e  t 
«  branlèrent  les  enseignes  bourguignonnes,  comme  gens 
))  quasi  déconlits  '.  » 

Alors  Charles  ordonna  au  sire  de  Grèvecœur  de  marcher 
au  secours  de  sa  première  ligne  avec  les  archers  de  son 
ordonnance.  Les  nuées  de  flèches  recommencèrent  à  tom- 
ber sur  les  milices;  elles  battirent  en  retraite  vers  le 
village  où  les  Bourguignons  parvinrent  à  pénétrer  en  même 
temps  qu'eux  :  ce  fut  la  compagnie  de  Guillaume  de  Saxe, 
gouverneur  de  Luxembourg,  qui  y  entra  la  première  suivie 
de  près  de  plusieurs  autres.  On  en  vint  aussitiH  aux  mains. 
Des  deux  c<jtés  le  courage  était  égal  et  ce  qui  manquait 
aux  Liégeois  en  discipline  ils  le  regagnaient  en  enthou- 
siasme. Ge  fut  la  supériorité  de  l'armement  qui  en  cette 
circonstance  décida  du  succès.  Les  longues  et  fortes  piques 

'    C-OMMINKS,   liv.    Il,    cliap.    11. 


—  640  — 

des  Liégeois,  excellentes  pour  résister  aux  chocs  de  la 
cavalerie ,  devenaient  inutiles  dans  une  lutte  corps  à  corps 
avec  des  gens  armés  d'épées  à  deux  mains  comme  celles 
que  Charles  avait,  depuis  peu,  donné  aux  archers  de  son 
ordonnance  ^  Bientôt  les  milices  de  Tongres  etdeLoozqui 
avaient  été  des  premières  aux  prises  avec  l'ennemi  tour- 
nèrent les  talons,  et  Raes  de  Heers,  sous  prétexte  de  faire 
avancer  ceux  de  l'arrière-garde ,  s'enfuit  à  toute  bride 
du  champ  de  b;daille.  Ce  funeste  exemple  trouva  des 
imitateurs  et  bientôt  la  déroute  des  Liégeois  devint  générale. 
En  vain  les  gens  d'armes  s'efforcèrent-ils  de  ramener 
au  combat  cette  multitude  en  désordre,  tout  fut  inutile. 
Alors  quelques-uns  d'entre  eux,  au  milieu  desquels  se 
distinguait  Barré  Surlet  de  Chéquier ,  mirent  pied  à  terre 
et,  s'entourant  du  charroi,  combattirent  jusqu'à  la  mort 
pour  pi'otéger  la  fuite  des  leurs  ^. 

Plus  de  2,000  Liégeois  et  parmi  eux  Barré,  Eustache 
de  Streel,  un  bâtard  de  l'évêque  Heinsberg  et  trois  des 
chanoines  qui  accompagnaient  l'étendart  de  St-Lambert, 
restèrent  sur  le  champ  de  bataille.  Le  nombre  des  victimes 
eût  été  plus  grand  encore  si  l'obscurité  qui  survint  et  l'im- 
mense détour  de  deux  lieues  que  dut  faire  la  cavalerie  pour 
atteindre  les  fuyards  n'avaient  mis  obstacle  à  la  poursuite. 

Toute  l'artillerie  des  Liégeois ,  106  bouches  à  feu,  tout  le 
charroi  et  11  bannières  des  métiers  furent  les  trophées  de  la 
victoire.  Quant  aux  pertes  des  Bourguignons,  un  témoin 
oculaire  de  la  bataille  les  estime  de  20  à  25  tués  ^  . 

'  01.  de  la  M  arc  lie  ,  liv.  Il  ,  cliap.  1.  — Les  archers  de  ladite  garde  seront  chacun 
d'eulx. . .  habillé  de  salade  ,  de  gorgerin  ,  brigandine  ,  longues  espées  à  deux  mains  et 
roides  pour  servir  d'estoc  (Ordonnance  faite  par  mon-tres-redouté  seigneur,  monseigneur 
le  duc  de  Bourgogne ,  etc.  Audeiuienlsche  tnetKjelimjen ,  t.  11,  p.  84. 

-  Mémoires  de  Comminks,  liv.  II,  cliap.  11.  —  Id.  de  Hay.m.n  ,  p.  88.  — Theodokicus 
Tauli  ,  p.  208. 

'  Lettre  de  Louis  Van  der  Kive  aux  magistrats  d'Ypres ,  2  novembre  1467.  Docum. 
inéd.  de  Gachabd.L  1,  p.  171. 


—  641  — 

A  peine  Charles ,  rentré  dans  sa  tente  ,  se  fût-il  désarmé  ,- 
qu'il  donna  par  écrit  connaissance  de  sa  victoire  au  con- 
nétable de  St-Pol.  «  Si  je  perds  la  bataille ,  »  lui  avait-il 
dit  au  moment  de  le  quitter  trois  jours  auparavant, 
((  vous  en  ferez  à  votre  guise;  si  je  la  gagne  vous  laisserez 
»  en  paix  les  Bretons  '.  »  C'était  le  salut  des  Bretons 
qu'il  avait  conquis  dans  la  plaine  de  Brusthem. 

Le  lendemain  il  ordonna  de  pousser  avec  vigueur  le 
siège  de  St-Trond;  les  grosses  bombardes,  au  milieu 
desquelles  on  en  distinguait  trois  énormes  :  le  Berger,  la 
Bergère  et  la  grosse  bombarde  d'Atli ,  furent  mises  en  bat- 
terie. N'espérant  plus  aucun  secours,  Benart  de  Bouveroy 
demanda  à  capituler. 

Le  2  novembre  St-Trond  fut  remis  aux  mains  de 
Charles  et  douze  notables  lui  furent  livrés  :  il  les  donna 
au  grand  bâtard ,  Antoine  de  Bourgogne ,  qui  les  libéra 
contre  une  rançon  de  7000  florins  de  40  gros  '. 

L'armée  se  remit  en  marche,  et  pendant  qu'Adolphe  de 
Clèves  pillait  la  ville  de  Looz  et  réduisait  en  cendres  Velm , 
Beringen  et  le  château  de  Heers ,  Charles  arrivait  le  6  no- 
vembre devant  Tongres  ,  qui  ne  tenta  pas  de  résister.  Il 
en  fut  de  même  de  Hasselt. 

Toutes  ces  villes  furent  frappées  de  fortes  amendes  et 
durent  livrer  des  otages  ;  Charles  exigea  en  outre  que  leurs 
portes  et  leurs  murailles  fussent  abattues,  et  confisqua 
leur  artillerie  et  leurs  armes  de  toute  nature  \ 


'  CoMMiNES ,  liv.  II,  rhap.  II. 

'  Lettre  de  Guy  de  Brimeu  ,  18  mars  1467  (v.  s  ).  Darante  de  Gachard  ,  t.  II, 
appendice  p.  "326),  voii'  aussi  les  Mémoires  de  de  Ha\nin  ,  p.  90.  —  C'est  donc,  à  tort 
que  CoMMiNESdit  que  Cliarles  les  lit  décapiter  (liv.  II,  cliap.  II.) 

^  Gachard,  Documents  inédits ,  t.  II,  p.  4-23,  432.  —  St-Trond  dut  payer 
20,000  florins  d'or,  Hasselt  et  le  pays  de  Looz  100,000  florins  en  5  années ,  et  durent 
en  plus  consentir  à  servir  au  duc,  comme  avoué  et  gardien  souverain  et  hérital)le  du 
pays  de  Liège  et  de  Looz ,  une  rente  perpéluelle. 


—  643  — 

.  Cependant  la  première  nouvelle  de  la  défaite  de  Brusthem 
avait  été  apportée  à  Liège  parle  comte  de  Berlo  qui  y  était 
arrivé  la  nuit  avec  quelques-uns  des  siens  couverts  de  sang 
et  de  poussière,  rapportant  les  débris  de  l'étendart  de 
St-Lambert.  Bientôt  les  fuyards  arrivèrent  en  foule. 

Ainsi  donc  ce  duc  Charles  dont  la  modération  des  années 
précédentes  avait  été  taxée  de  timidité,  et  dont  les  trou- 
pes, disait-on,  étaient  incapables  de  se  mesurer  avec  les 
milices  communales  ,  les  avait  vaincues  en  moins  d'une 
heure  !  Autant  la  confiance  des  Liégeois  avait  été  aveugle , 
autant  leur  découragement  fut  profond. 

Bientôt  on  apprit  que  le  pays  de  Looz  était  en  feu ,  que 
les  villes  confédérées  capitulaient  Tune  après  l'autre  et 
que  Charles  marchait  sur  Liège.  Alors  Jean  del  Beuverie 
et  quelques  autres  profitèrent  de  l'accablement  des  esprits 
pour  persuader  la  commune  de  porter  sans  retard  au  duc 
des  propositions  de  paix.  Deux  cordeliers  furent  envoyés 
pour  solliciter  de  Charles  un  sauf-conduit  :  munis  de 
cette  pièce  douze  notables  ,  quatre  de  chacun  des  trois 
états,  quittèrent  Liège  le  iO  novembre  ;  ,k'an  del  Bouverie 
était  du  nombre. 

Ce  fut  à  Othée,  près  du  champ  de  bataille  qui  rappelait 
aux  Liégeois  de  si  lugubres  souvenirs  ,  que  les  députés 
rencontrèrent  Guy  d'Humbercourt  et  les  autres  membres  du 
conseil  chargés  par  le  duc  de  dicter  les  conditions  de  paix. 
Quelque  dures  qu'elles  fussent,  il  n'était  plus  temps  de  les 
discuter ,  car  l'armée  était  impatiente  de  traiter  Liège 
comme  l'an  précédent  l'avait  été  Dhiant,  et  le  soir  môme, 
en  traversant  les  lio-nes  bourguignonnes  dont  les  feux 
pouvaient  déjà  s'apercevoir  du  haut  des  remparts  de  Liège , 
les  députés  de  la  commune,  en  rentrant  dans  la  cité, 
purent  entendre  les  seigneurs,  les  capitaines  et  les  soldats 
«  fesant    grande    chère,    beuvants,    dansants    et  jouants 


—   643  — 

à  dez  »  le  butin  sur  lequel  ils  comptaient,  car  on  ne 
savait  rien  encore  des  négociations  '. 

Charles  exigeait  que  la  cité  se  rendît  à  discrétion ,  sauf 
le  feu  et  le  pillage  ;  340  notables ,  10  de  chacun  des  métiers^ 
en  chemise,  tête  et  pieds  nus,  devaient  lui  en  apporter 
les  clés;  plus  tard  un  traité  serait  conclu. 

Les  magistrats  consentirent  à  tout. 

Le  '11  l'armée  bourguignonne  s'avança  vers  Liège  et 
l'avant-garde  s'établit  dans  les  faubourgs  Ste-Marguerite  et 
St-Laurent.  Le  lendemain  les  340  bourgeois,  tête  nue  et 
en  chemise,  mais  non  pieds  nus,  le  duc  leur  ayant  permis 
à  cause  de  la  rigueur  de  la  saison  de  conserver  leurs  cliausses 
et  housseaux  ,  se  rendirent  à  l'abbaye  de  St-Gilles  où  Charles 
était  logé,  et  y  firent  amende  honorable.  Devant  toute  sa 
cour  assemblée  elles  envoyés  de  Louis  XI,  Colar  de  Mouy, 
bailli  de  Rouen  et  Jean  Prévost  secrétaire  du  roi  qui 
venaient  d'arriver  pour  négocier  la  trêve ,  le  duc  les  tint  à 
genoux  plus  d'une  heure  pendant  qu'on  leur  donnait  lec- 
ture du  traité  préliminaire;  puis  200  autrtîs  notables  vêtus 
de  noir  et  pieds  nus  se  rendirent  auprès  de  Louis  de 
Bourbon  et  lui  jurèrent  obéissance  -. 

Mais  pendant  que  la  commune  s'humiliait  de  la  sorte, 
un  fait  étrange  se  passait  dans  la  cité. 

Liège,  grande  et  peuplée,  s'était  à  peine  ressentie  de  la 
défaite  du  28  octobre  :  ses  milices  étaient  encore  considé- 
rables, ses  fortifications  en  bon  état,  son  artillerie  puissante. 

D'autre  part  la  saison  était  avancée  ;  les  pluies  allaient 
bientôt,  détrempant  les  chemins,  arrêter  l'arrivée  des 
convois  de  vivres  qu'il  faudrait  en  outre  escorter  jusqu'à 
l'armée  de  siège  pour  les   défendre   des   entreprises    des 


'  UK  Hayni.n  ,  p    35. 
-  lu.  ,  p.  97. 


—  644  — 

coulevriniers  et  autres  partisans.  La  résistance  n'avait  donc 
rien  d'impraticable  et  ne  pouvait  être  considérée  comme 
un  acte  désespéré. 

C'est  là  ce  que,  en  l'absence  des  notables  et  de  ceux  qui 
avaient  négocié  la  paix,  Raes  de  Heers  et  de  Berlo  par- 
vinrent à  persuader  au  peuple.  Aidés  de  leurs  partisans, 
encore  nombreux,  ils  s'emparèrent  du  pouvoir,  et,  pour 
un  jour  encore ,  ils  furent  les  maîtres  dans  la  cité  et  se 
préparèrent  à  soutenir  le  siège. 

Avaient-ils  en  réalité  quelques  chances  de  succès  ,  et 
Liège,  plus  forte  et  mieux  garnie  que  Beauvais  et  Neuss , 
aurait-elle  pu  infliger  aux  armes  du  duc  de  Bourgogne  la 
honte  dont  ces  deux  villes  devaient  plus  tard  les  couvrir? 
Nous  ne  le  pensons  pas.  Ce  qui  eût  été  possible  avant 
Brusthem  ne  l'était  plus  après ,  car  «  une  bataille  perdue 
))  a  toujours  grande  queue  et  mauvaise  pour  le  perdant ',  » 
et  la  démoralisation  en  est  la  conséquence  la  plus  immédiate. 
Liège,  du  reste  n'avait  plus  à  espérer  aucun  secours 
puisque  les  envoyés  de  Louis  XI  étaient  au  camp  de 
Charles  pour  traiter  ;  elle  aurait  donc  dû  lutter  seule  contre 
toutes  les  forces  des  Bour^uii^nons  ,  et  divisée  comme  elle 
l'était  en  partis  contraires ,  elle  eût  difticilement  réuni 
pour  sa  défense  toutes  les  forces  vives  dont  elle  pouvait 
disposer. 

Il  faut  aussi  tenir  compte  de  l'indomptable  énergie  du 
duc  Charles  auquel  il  était  réservé  quelques  années  plus 
tard  de  démontrer  que  ni  les  rigueurs  de  la  saison  ni  l'éloi- 
gnement  et  la  difficulté  du  ravitaillement  n'étaient  des 
obstacles  insurmontables  aux  opérations  militaires.  Dans 
les  circonstances  où  il  se  trouvait,  un  échec  à  ses  armes 
])0uvait  avoir  des  conséquences  trop  fatales  sur  l'esprit  des 

'  COMMINES,  id.  id. 


—  645  ~ 

communes  flamandes  pour  qu'il  ne  mît  pas  tout  en  œuvre 
pour  l'éviter.  La  résistance  de  Liège  aurait  retardé ,  nous 
en  convenons ,  le  moment  de  sa  reddition ,  mais  sans 
aucun  doute  aurait  avancé  d'une  année  le  sort  funeste 
que  lui  réservait  la^  campagne  suivante. 

Quoi  qu'il  en  soit ,  lorsqu' après  la  soumission  des  notables 
Guy  de  Brimeu  vint  avec  50  hommes  d'armes  pour 
prendre ,  au  nom  du  duc ,  possession  de  la  ville ,  il  en 
trouva  les  portes  fermées.  Il  en  prévint  aussitôt  Charles 
qui  lui  ordonna  d'occuper  l'abbaye  de  St-Laurent,  position 
forte  où  il  pouvait  au  besoin,  en  attendant  l'arrivée  des 
secours,  tenir  tête  aux  Liégeois.  Ce  fut  de  là  que 
Humbercourt  députa  vers  la  cité  quelques-uns  des  notables 
qui  le  jour  même  l'avaient  quittée  pour  faire  leur  soumis- 
sion. Leur  parole  autorisée  apaisa  la  multitude  qui  déjà 
arrivait  aux  portes  et  s'apprêtait  à  tomber  sur  la  faible 
avant-garde  bourguignonne  :  on  sonna  la  cloche  pour  appe- 
ler le  peuple  au  lieu  ordinaire  de  ses  réunions,  et  là 
les  chefs  des  deux  partis  cherchèrent  à  faire  prévaloir 
leur  opinion,  les  uns  essayant  de  ranimer  les  idées 
de  résistance ,  les  autres  s'elïorçant  d'en  montrer  le 
danger. 

La  nuit  qui  s'avançait  amena  la  fatigue  :  les  timides  et 
les  faibles  d'abord,  puis  les  moins  ardents  se  retirèrent. 
Bientôt  les  partisans  de  la  résistance  purent  se  compter  : 
en  voyant  leur  petit  nombre  ils  désespérèrent  de  leur 
cause  et,  trop  compromis  pour  ne  pas  craindre  le  res- 
sentiment du  duc,  ils  cherchèrent  leur  salut  dans  la 
fuite.  Quand  le  soleil  se  leva  le  13  novembre  1467,  au 
noml)re  de  plus  de  2000  ils  avaient  abandonné  la   cité,   et 

XXIX  XXIII  ■' 


—  646  — 

Liège  ouvrit  ses  portes  au  puissant  duc  de  Bourgogne  '. 
Humbercourt  s'empressa  d'en  faire  occuper  quatre  et 
d'y  arborer  la  bannière  de  son  maître ,  qui  fut  déployée 
en  même  temps  sur  le  marché,  à  une  fenêtre  de  la  maison 
d'un  des  doyens  des  métiers ,  près  du  Perron ,  ce  vieux 
symbole  des  libertés  populaires. 

Charles  vint  s'établir  dans  l'abbaye  de  St-Laurent  où, 
le  45  novembre ,  fut  signée  avec  les  envoyés  français  la  pro- 
longation des  trêves  pour  six  mois-.  Ce  fut  le  17  seulement, 
à  9  heures  du  matin,  armé  de  pied-en-cap  et  couvert 
d'un  riche  manteau,  qu'il  entra  à  Liège  par  une  brèche 
de  20  brasses,  faite  à  la  muraille  près  de  la  porte 
St-Laurent  ^  Louis  de  Bourbon  ,  tous  les  seigneurs 
de  sa  cour  ,  2000  hommes  d'armes  et  2000  archers 
l'escortaient  ;  deux  rangs  de  notables,  bourgeois  et  gens 
du  clergé ,  une  torche  allumée  dans  la  main  droite  en 
signe  d'obéissance,  formaient  la  haie  sur  son  passage 
depuis  la  brèche  jusqu'à  l'église  cathédrale  de  St-Lambert, 
où  il  alla  pour  rendre  grâce  à  Dieu  de  sa  victoire.  Après 
s'être  reposé  quelques  instants,  il  promena  par  la  ville 
son  cortège  pompeux  et  ne  rentra  qu'à  4  heures  au  palais 
épiscopal ,  qu'il  continua  à  habiter  ;  l'évêque  alla  occuper 
la  maison  des  de  Mérode  dans  les  cloîtres  de  St-Lambert. 

Observateur  rigoureux  de  la  promesse  faite  de  préserver 
la  ville  du  pillage,  le  duc  de  Bourgogne  fit  défendre  à  son 
de  trompe   à  ses  soldats  de  rien  dérober,  et  deux  archers 


'  Combines,    liv.  11  ,   ili.  111. 

-  Preuves  de   D.  Plancher,   t.  IV,   p.  CCLV. 

^  It.  à  ceulx  qui  abatirent  les  portes  et  murs  de  la  dite  lité  (de  Liét,^')   du  fosté  de 
St-Laurent. . .    7   1.   10  esc. 

(Compte  premier  de  Guitbert  de   Riiple  ,   conseiller  et  argentier ,    du    1  janvier        . 
1407  (v.  s.)  ,  au  31  décembre  1468  —  fol.  55.)  Ch.  des  comptes,  N"  1923.  | 


—  647  — 

furent  pendus  pour  s'être  rendus  coupables  d'un  larcin. 
Cependant  en  compensation  du  butin ,  il  distribua  à  ses 
capitaines  20,000  lions  d'or  ',  prix  de  la  rançon  de 
Henry  Soleil ,  maître  de  la  cité,  et  de  20  autres  bourgeois, 
et  Francisque  d'Est,  marquis  de  Ferrare ,  qui  l'accom- 
pagnait, reçut  en  don  les  armures  que  les  Liégeois 
durent  livrer  avec  leurs  armes  de  toute  espèce  ;  l'ar- 
tillerie confisquée  à  son  profit  fut  dirigée  par  eau  sur 
Namur. 

Cependant  les  membres  de  son  conseil  s'occupaient  de 
dresser  le  traité  de  paix  ou  plutôt  la  sentence  des  Liégeois. 
Ce  fut  le  18  novembre  qu'elle  fut  signée  et  le  jeudi  26 , 
sur  une  vaste  estrade  dressée  près  du  palais  et  où  se 
tenait  Charles  entouré  de  ses  principaux  officiers,  du 
clergé  et  des  nobles  du  pays  de  Liège  ,  maître  Jean  Gros, 
le  jeune,  premier  secrétaire  du  duc,  la  lut  au  peuple 
assemblé. 

C'était  l'abolition  de  toutes  les  libertés  populaires  , 
l'annulation  de  la  commune.  Les  métiers ,  les  milices  dispa- 
raissaient comme  les  magistrats  communaux ,  leurs  chartes, 
leurs  privilèges  et  leurs  coutumes.  Les"  bannières  ,  les 
armes ,  l'artillerie  devaient  être  livrées  ,  les  fugitifs  bannis, 
leurs  biens  confisqués  au  profit  du  duc  ou  de  l'évêque ,  les 
fortifications  démolies  ,  les  fossés  comblés  et  une  nouvelle 
contribution  de  120,000  lions  d'or  devait  servir  à  payer  les 
frais  de  la  guerre  2.  Charles  réunissait  de  plus  à  ses 
domaines  du  Hainaut  et  du  Namurois  tous  les  fiefs,  terres, 
seigneuries,  etc.,  que  ceux  des  pays  de  Liège  et  de  Looz 
possédaient  dans  ces  deux  comtés  ^ 

'  Le  lion  d'or,  selon  Ghesquikre,  représentait  une  valeur  de  12  fr.  62  rentimes. 
*  Gachaud.  Documents  inéil.,  t.  11,  p.  437. 

^  Registre  des  Chartres,  n°  13,  fol.   240,  aux  archives  de  Lille.  Bonr.NRT ,  Bull,  de 
la  c.omm.  d'hisl.,  3«  série,  t.  V,  p.  99.) 


—  648  — 

Le  même  jour  il  fil  exécuter  huit  des  douze  personnes 
que,  selon  le  texte  du  traité,  il  avait  pu  «  chusir  et  nommeir, 
»  pour  de  leurs  personnes  et  de  leurs  biens  ordonner  à  son 
))  plaisir  et  voulonté  ;  »  c'étaient  les  principaux  coupables 
du  meurtre  de  Jean  Garpentier,  et  parmi  eux  un  neveu 
du  comte  de  Berlo. 

Enfm,  dernier  outrage  à  la  commune  désormais  anéantie , 
il  fit  enlever  le  Perron,  et  sur  sa  colonne  de  bronze, 
transportée  à  Bruges  «  à  cause  que  c'est  la  ville  de  tous 
»  ses  pays  où  il  vient  le  plus  d'estrangers ,  pour  en  estre  plus 
»  grand  mémoire ,  »  il  fit  graver  deux  inscriptions ,  l'une 
latine  l'autre  française  rappelant  sa  victoire  *. 

Le  28  une  autre  sentence,  qui  fut  acceptée  le  18  décembre 
par  leurs  députés,  fut  portée  contre  ceux  du  pays  de 
Franchimont;  eux  aussi  durent  abattre  leurs  fortifications, 
livrer  leurs  armes  ,  avec  défense ,  comme  aux  Liégeois , 
d'en  forger  dorénavant,  et  furent  frappés  d'une  con- 
tribution de  3000  florins  d'or. 


'  Inscription  latine.  Inscription  française. 

Desine  sublime  vultiis  attoUere  in  auras        Je  fus  perron  de  Liège  du  duc  Charles  conquis 
Disce  meo  casu  perpetuuni  esse  niliil  Signe  étois  (|ue  Liège  fus  vierge  et  le  pays 

Nobilitatis  ego  Leodis  venerabile  signum.      Ne  sois  onc  ébahi;  je  suis  cy  pour  mémoire 
Gentis  et  invicia  gloria  nuper  eram  Le  franc  duc  m'y  a  mis  en  signe  de  victoire. 

Sum  ergo spectaculum  videntis  turpe  popelli  (D.  Plancher,  t.  IV,  p.  358.) 

Et  testor  Caroli  me  cecidisse  manu. 

(D.  Plancher  ,  t.  IV,  p.  358.)  Variante. 

Je  suis  le  perron  de  Liège 
Variante.  Que  le  duc  Cliarles  a  conquis 

Desine  sublimes  in  auras  tollere  vultus  Jestaye  singne  que  Liège 

Nosce  meo  casu  nec  dare  firma  Deos.  Estoit  lyge  et  le  pays 

On  ne  soit  homme  esbahys 

Si  je  suis  ciiy  ,  pour  mémoire 

Sum  modo  spectaculum  ridentis  tiu'pe  popelli        Le  puissant  duc  m'y  a  mis 

En  singne  de  sa  victoire. 

(De  Ram  ,  Ann.  Lrod.,  p.  366.)     (Ilul.  de  la  G.  d'lrisl.,\' 9..  t.  111,  p.  295  ) 


—  649  — 

Dès  le  24,  Charles  avait  commencé  à  licencier  ses 
troupes  dont  mie  partie,  dirigée  par  Pierre  de  Hagembach, 
avait  occupé  dès  le  15  le  château  de  Bouillon  ^  ;  le  28,  il 
quitta  Liège  et  entra  à  Huy  sans  résistance  2.  Il  alla 
ensuite  par  Marche  faire  un  pèlerinage  à  St-Hubert  où  il 
arriva  le  9  décembre,  en  repartit  le  lendemain  pour 
regagner  Bruxelles  et  y  rentra  la  veille  des  fêtes  de  Noël , 
après  avoir  traversé  Tongres  ,  Maestricht ,  Hasselt ,  Diest 
et  Louvain. 


'  Premier  compte  de  Guilberl  de  Ruple ,  fol.  35.  —  Pierre  de  Hagembach  occupa 
ce  château  avec  30  compagnons  jusqu'au  28  janvier  1468. 

-  Cette  ville  fut  autorisée  par  patentes  en  date  du  31  mars  1468  à  se  racheter  au  prix 
d'une  somme  de  32,000  florins  ou  d'une  rente  annuelle  de  2,000,  delà  partie  de  la 
contribution  de  guerre  ([ue  devait  payer  le  pays  de  Liège.  Humbercourt  fut  chargé  d'en 
opérer  la  levée.  (Id.  fol.  43.) 


PRISE  ET  SAC  DE  LIEGE. 

1468 


Le  protonotaire  de  Clugny  et  Guy  Brimeu  furent  chargés 
de  l'exécution  du  traité  de  Liège  *  ;  mais  autant  ce  dernier 
s'était  montré  conciliant  et  ami  de  la  popularité  l'année 
précédente,  autant  cette  fois  il  s'acquitta  de  sa  tâche  avec 
rudesse  et  apreté.  Tous  ceux  qui  s'étaient  compromis  dans 
la  dernière  levée  de  boucliers  et  n'avaient  pas  pris  la 
fuite  furent  poursuivis ,  emprisonnés ,  quelques-uns  même 
exécutés  ou  bannis,  et  les  biens  des  fugitifs  confisqués.  Ce 
régime  de  terreur  ramena  un  semblant  de  tranquillité  dans 
cette  ville  si  habituée  aux  troubles ,  et  Louis  de  Bourbon , 
qui  y  était  rentré ,  toujours  vain  et  léger  ne  tarda  pas  à 
oublier  les  mauvais  jours  :  au  milieu  de  ses  sujets  op- 
primés, pleurant  leurs  privilèges  détruits,  leurs  libertés 
anéanties ,  leurs  frères  exilés  ou  morts ,  il  mit  les  fêtes  et 
les  plaisirs  à  l'ordre  du  jour  et  s'efforça  de  se  créer  une 
cour  qui  pût  rivaliser  de  luxe  et  de  richesses  avec  celle  du 
duc  de  Bourgogne. 

Cependant  le  pape  Paul  II  qui  avait  lancé  à  diverses 
reprises  l'interdit  sur  les  Liégeois ,  après  leur  soumission, 
leur  envoya  un  légat  pour  les  relever  des  foudres  de  l'ex- 
communication ,  et  faire  une  enquête  sur  les  faits  que  les 


'  Leurs  lettres  de  nomination  sont  du  28  novemlire  14-G7.  Elles  nomment  Guy  do 
Brimeu ,  seigneur  de  Hunibercourt,  lieutenant-général  du  duc  en  l'avouerie  et  gardienneté 
souveraine  des  églises ,  cités ,  villes  et  pays  de  Liège ,  de  Looz  et  de  St-Trond  ,  et 
châtelain  de  la  seigneurie  de  Monfort,  près  de  la  cité,  confisquée  au  sieur  de  Berlo.  Ses 
gages  étaient  de  700  livres  de  iO  gros ,  monnaie  de  Flandre. 


—  651   — 

ambassadeurs  du  duc,  de  Louis  XI  et  de  la  commune  lui 
avaient  exposés  tour  à  tour  de  façons  si  diiïérentes. 

Ce  fut  vers  la  fm  d'avril  1468  qu'Honuphre  de  Santa- 
Cruce  ,  évêque  de  Tricaria  dans  la  Basilicate  et  légat  du 
St-Père  à  Cologne ,  arriva  à  Liège.  Logé  d'abord  au  couvent 
des  Chartreux  sur  le  mont  Cornillon,  il  fit  le  1^''  mai  son 
entrée  dans  la  ville  au  milieu  d'une  affluence  considérable. 
Louis  de  Bourbon  vint  à  sa  rencontre  jusqu'au  pont 
d'Amercœur,  et  tous  deux  se  rendirent  à  la  cathédrale  où 
fut  chanté  un  Te  Deum  solennel  ;  le  26  eut  lieu  avec  le 
cérémonial  accoutumé  la  levée  de  l'interdit  *.  Ce  fut  une 
consolation  au  milieu  de  ses  misères  pour  cette  malheu- 
reuse population  liégeoise  si  éminemment  religieuse ,  à  en 
juger  par  le  nombre  des  églises  et  des  couvents  que  con- 
tenait leur  ville.  Mais  ce  n'était  ni  de  l'excommunication 
ni  de  la  perte  de  ses  libertés  politiques  qu'elle  souffrait  le 
plus  impatiemment  :  ruinée  par  dix  années  de  désordres 
et  trois  ans  de  guerre,  elle  voyait  le  peu  de  ressources  qui 
lui  restait  passer  entre  les  mains  des  officiers  du  duc  de 
Bourgogne  chargés  de  la  levée  des  fortes  amendes  dont 
elle  était  frappée. 

Au  commencement  de  l'an  1468 ,  les  som*mes  encore  dues 
par  les  Liégeois ,  en  outre  des  120,000  lions  d'or  auxquels  les 
condamnait  le  traité  de  Liège ,  se  montait  à  457,052  florins 
de  48  gros,  monnaie  de  Flandre.  Ils  s'en  rachetèrent 
le  3  mai  en  constituant  au  profit  de  Charles  une  rente 
annuelle,  payable  en  trois  termes,  de  28,628  florins,  5  sous, 
4  deniers,  hypothéquée  sur  les  biens  meubles  et  im- 
meubles du  pays ,  mais  ils  durent  préalablement  acquitter 
leur  arriéré  pour  lequel  le  clergé  consentit  à  répondre  pour 
une  somme  de  50,000  hvi-es  payable  avant  le  1<^'"  janvier 

'  JoH.  DE  Los,  pp.  56 ,  57. 


—  652  — 

suivant  ^  Eu  février  les  archers  du  protonotaire  de  Clugny 
avaient  escorté  jusqu'à  Bruxelles  35,000  1.  de  40  gros  en 
métaux  précieux  ainsi  qu'en  vaisselle  d'or  et  d'argent-;  au 
mois  de  juin  .une  nouvelle  somme  de  60,000  lions  d'or 
prenait  le  même  chemin  ^. 

Les  Liégeois  espérèrent  qu'à  l'occasion  de  son  mariage 
avec  Marguerite  d'York  le  duc  de  Bourgogne  leur  ferait 
remise  de  quelqu'une  de  leurs  amendes ,  et  le  légat  fut 
chargé  d'aller  à  Bruges ,  où  se  célébraient  les  épousailles , 
pour  l'y  solliciter  ;  mais  il  revint  sans  avoir  rien  pu  obtenir  : 
le  trésor  du  duc  avait  besoin  de  toutes  ses  ressources  pour 
suffire  aux  fêtes  splendides  qui  avaient  accueilli  la  nouvelle 
duchesse  et  aux  apprêts  de  la  campagne  de  France  qui 
paraissait  imminente. 

En  ce  moment  (mois  d'août) ,  la  plupart  de  ceux  qu'y 
avaient  amenés  les  événements  de  l'année  précédente  avaient 
({uitté  Liège  :  le  protonotaire  de  C4lugny  dès  le  mois  d'aviil 
pour  négocier  le  mariage  qui  venait  de  se  célébrer ,  Guy 
*  de  Brimeu  pour  rejoindre  l'armée  de  son  maître ,  l'évêque 
Louis  de  Bourbon  pour  tenir  sa  cour  à  Maestricht,  au 
retour  des  fêtes  auxquelles  il  venait  d'assister.  Il  n'y  restait 
plus  que  Colin  Mathieu,  receveur  des  contributions  de 
guerre ,  avec  ses  officiers  d'autant  plus  inexorables  dans 
l'accomplissement  de  leur  mandat,  qu'ils  étaient  fréquem- 
ment pressés  d'expédier  le  plus  d'argent  possible  et  de 
hâter  le    recouvrement   des  amendes  *. 

Les  bannis  qui  traînaient  dans  les  forêts  des  Ardennes  et 
les  villes  frontières  de  France  et  d'Allemagne  leur  misé- 


'  Gachard,  Doc.  méd.,  t.  II,  pp.  493  et  498. 

-  Rt'x.  g'"»'"  des  finances.  Comples  de  Guilbert  de  Ruple  pour  ii68,  fol.  loi. 

\(D.,  fol.  132. 

'  lu.,  fitl.  180  cl  182. 


—  653  — 

rable  existence,  connaissant  la  détresse  de  leurs  compa- 
triotes jugèrent  qu'à  la  faveur  de  ces  circonstances  un  acte 
de  désespoir  allait  avoir  lieu;  ils  rentrèrent  à  Liège  le 
8  septembre.  Déjà  l'émeute  y  avait  éclaté  et  les  magistrats, 
débordés  par  la  multitude  ,  n'avaient  pas  su  empêcher 
de  regrettables  scènes  de  désordre.  Quelques  hommes 
hardis  et  honnêtes  qui  étaient  à  la  tête  des  bannis  ,  Jean 
de  Wilt ,  Gossum  de  Strailles  et  Vincent  de  Bures ,  usant 
de  leur  influence,  parvinrent  à  rétablir  l'ordre,  mais  pen- 
sant que  la  présence  de  leur  évêque  était  nécessaire  pour 
le  maintenir,  ils  lui  députèrent  le  légat  du  pape  pour  le 
faire  consentir  à  rentrer  dans  son  palais. 

Sans  beaucoup  ajouter  foi  aux  promesses  de  ses  sujets , 
Louis  de  Bourbon  se  laissa  cependant  convaincre  par  les 
discours  de  l'évoque  de  Tricaria,  et  il  fut  convenu  que  tous 
deux  se  rendraient  à  Tongres  pour  faire  ensuite  une  entrée 
solennelle  dans  la  cité  ;  mais  ils  étaient  à  peine  arrivés 
dans  cette  ville  qu'Humbercourt  y  entra  de  son  côté  avec 
quelques  troupes  pour  garder  l'évèque  et  lui  défendre ,  au 
nom  du  duc  de  Bourgogne,  de  traiter  avec  les  Liégeois. 
Charles  en  effet  avait  vu  dans  la  rentrée  des  bannis  un 
acte  de  rébellion  qu'il  devait  punir,  et  outre  la  mission 
dont  il  avait  chargé  Humbercourt  il  avait  envoyé  le 
6  octobre ,  de  Péronne  où  il  se  trouvait ,  l'ordre  aux 
contingents  du  comté  de  Bourgogne  qui  étaient  en  route 
pour  rejoindre  son  armée  de  se  diriger  vers  le  pays  de 
Liège  ^ 

'  Cotnple  de  Guilbert  de  Ruple  pour  1468,    fol.  271,  v". 

A  la  nouvelle  de  rentrée  des  bannis  à  Liège,  Charles,  par  lettre  datée  de  son  ost,  le  17 
septembre  1468,  avait,  vu  son  absence,  établi  Guy  de  Brimeu  son  lieutenant  et  capitaine 
général  à  l'effet  d'assembler  ses  vassaux  et  autres  gens  de  guerre  et  de  trait  des  pays 
de  Brabant ,  Limbourg  ,  Luxeml)ourg ,  Hainaut ,  Namur ,  Cliiny ,  pays  d'Outre-Meuse  et 
autres  circonvoisins ,  pour  marcher  contre  les  Liégeois.  Barante  de  Gachaud  ,  t.  II , 
appendice,  p.  72(i. 


—  654  — 

L'arrivée  de  Guy  de  Brimeu  à  Tongres  et  l'empêchement 
qu'il  apportait  au  départ  de  Louis  de  Bourbon  furent  bien- 
tôt connus  des  Liégeois.  Obéissant  alors,  paraît-il,  aux  sug- 
gestions des  agents  queLouis  XI  n'avait  jamais  cessé  d'en- 
tretenir dans  leur  cité,  ils  résolurent  de  s'emparer  de  force 
de  leur  évêque  et  de  le  ramener  au  milieu  d'eux. 

Ce  fut  pendant  la  nuit  du  8  au  9  octobre  qu'ils  pénétrèrent 
dans  Tongres  par  les  brèches  des  murailles.  Les  Bour- 
guignons surpris  firent  peu  de  résistance  :  arrêté  dans  la 
maison  du  légat  ,  Humbercourt  remit  son  épée  à  Jean 
de  Wilt  qui ,  en  lui  accordant  40  jours  de  liberté  pour 
mettre  ordre  à  ses  affaires ,  le  pria  d'intercéder  auprès  du 
duc  pour  sa  patrie  ;  l'évêque  et  le  légat ,  découverts 
dans  l'église  Notre-Dame  où  ils  s'étaient  réfugiés,  furent 
ramenés  dans  la  cité  avec  les  égards  qui  leur  étaient  dus. 

Cette  expédition  ne  s'était  malheureusement  pas  terminée 
sans  effusion  de  sang  ;  un  certain  nombre  de  nobles  Liégeois 
qui  accompagnaient  Louis  de  Bourbon ,  les  uns  parce  qu'ils 
avaient  résisté ,  les  autres  à  cause  de  leur  impopularité  , 
avaient  été  tués  :  tels  étaient  le  comte  d'Elderen ,  les 
frères  de  Tris  et  d'Arkentel  (ou  d'Argenteau  *),  Jean  de 
Seraing,  Robert  de  Morialmé,  archidiacre  de  St-Lambert, 
etc.  Beaucoup  d'autres  avaient  pris  la  fuite ,  et  parmi  eux 
le  comte  de  Berghes  ;  c'est  par  ceux-ci  que  la  nouvelle 
des  faits  dont  la  ville  de  Tongres  venait  d'être  le  théâtre , 
amplifiée  et  transformée ,  se  répandit  dans  le  pays  et 
arriva  jusqu'à  Péronne. 

C'était  au  moment  où  Louis  XI ,  s' apercevant  que  dans 


'  Le  9  octobre  les  membres  du  conseil  écrivent  de  Bruxelles  à  Hunibercourt ,  à  Huy, 
lui  signifiant  «  que  pour  ce  que  à  la  prinse  de  Mgr.  de  Liège  le  s""  d'Argenteau  et  ses 
»  frères  furent  prins ,  comme  ils  avaient  entendu ,  qu'il  voulsit  faire  prendre  garde  de 
»  la  dite  place  dWrgenteau  par  doute  des  Liégeois.  »  —  Compte  de  G.  de  Ruple  , 
fol.  278  v. 


—  655  — 

la  guerre  qui  allait  éclater  il  aurait  pour  adversaire  non- 
seulement  le  duc  de  Bourgogne  mais  encore  le  roi 
d'Angleterre  et  une  partie  de  la  noblesse  française  qu'il  s'était 
aliénée ,  s'était  décidé  à  acheter  la  paix  à  tout  prix.  La 
résolution  prise,  il  eut  autant  de  hâte  de  traiter  qu'il  en 
avait  mise  jusqu'alors  à  rassembler  son  armée ,  et  pour 
soustraire  les  négociations  aux  lenteurs  de  la  diplomatie , 
il  imadna  de  les  conduire  lui-même.  Muni  d'un  sauf- 
conduit  il  se  rendit  le  dimanche  9  octobre  à  Péronne  ; 
le  duc  Charles  vint  à  sa  rencontre  jusqu'à  un  quart  de 
lieue  de  la  ville,  et  les  deux  jours  suivants  les  deux  princes 
se  réunirent  plusieurs  fois  pour  s'entendre  sur  les 
conditions  de  la  paix. 

Ce  fut  le  11  qu'arrivèrent  les  premières  nouvelles  des 
événements  de  Tongres.  Elles  paraissaient  beaucoup  plus 
graves  qu'elles  n'étaient  en  réalité  :  on  disait  que  l'évêque, 
Humbercourt  et  le  légat  ainsi  que  la  plupart  des  Bour- 
guignons avaient  été  massacrés.  Le  messager  fut  envoyé  au 
roi  qui  jura  par  la  Pasque-Dieu  que  si  le  duc  allait  mettre 
le  siège  devant  Liège  il  l'y  accompagnerait,  et  le  lui  fit 
savoir. 

Le  lendemain  des  avis  plus  certains ,  en  ramenant  les 
faits  à  leurs  véritables  proportions,  apprirent  à  Charles  la 
part  que  les  agents  de  Louis  XI  avaient  prise  dans  ces 
événements.  Se  croyant  joué  et  cédant  aux  sollicitations 
des  ennemis  personnels  du  roi  qui  se  trouvaient  à  sa  cour , 
il  fut  sur  le  point  de  se  venger  de  son  hôte  royal  en  le 
retenant  prisonnier  dans  les  murs  de  ce  château  de  Péronne 
qui ,  cinq  siècles  auparavant ,  avaient  vu  mourir  un  roi  de 
France,  captif  d'un  comte  de  Vermandois.  Son  indignation 
fut  tempérée  heureusement  par  les  conseils  de  ceux  de 
ses  ofticiers  qui,  élevés  à  la  cour  de  Phihppe-le-Bon , 
avaient  conservé  un  profond  sentiment  de  respect  pour  la 


—  656  — 

personne  royale,  et  par  ceux  qui  se  laissèrent  gagner 
par  l'or  de  Louis  XI  ou  par  le  désir  de  lui  rendre  un 
service  qu'il  saurait  bien  reconnaître  plus  tard.  Avant  de 
donner  suite  à  ce  projet,  criminel  il  est  vrai  mais  dont 
l'exécution  lui  aurait  peut-être  valu  une  destinée  bien 
différente,  le  duc  Charles  voulut  avoir  une  entrevue  avec 
le  roi  et  lui  poser  ses  conditions.  Celui-ci  averti  secrète- 
ment par  Philippe  de  Commines  consentit  à  tout  :  il  signa 
le  traité  de  paix  tel  que  l'établirent  les  conseillers 
bourguignons,  jura  sur  un  morceau  de  la  vraie  croix, 
serment  terrible  pour  lui ,  de  l'exécuter  fidèlement  ,  et 
promit  d'accompagner  le  duc  à  Liège  comme,  un  peu  légè- 
rement,  il  s'y  était  engagé  quelques  jours  auparavant   '. 

Ce  fut  le  15  octobre  dans  l'après-midi  que  le  duc  de 
Bourgogne  et  le  roi  de  France  quittèrent  Péronne  pour  aller 
assiéger  Liège.  Ils  couchèrent  ce  soir  là  à  Bapaume  , 
dînèrent  le  lendemain  à  Mont-St-Éloy,  s'arrêtèrent  quelques 
heures  à  Ayre ,  où  se  trouvait  la  duchesse  ,  et  gagnèrent 
Camxbray  où  le  comte  de  St-Pol ,  avec  200  lances  et 
3,000  archers  que  le  roi  avait  fait  venir  d'Amiens ,  vint  les 
rejoindre. 

11  avait  été  question  un  moment  dans  le  conseil  du  duc , 
eu  égard  à  la  saison  avancée,  de  congédier  une  partie 
de  l'armée  bourguignonne  :  réunie  pour  marcher  contre  la 
France  ,  elle  semblait  beaucoup  trop  considérable  pour 
l'expédition  qu'on  allait  entreprendre.  Une  secrète  appré- 
hension de  la  conduite  qu'allait  tenir  Louis  XI  et  peut-être 
aussi  le  désir  de  faire  ostentation  de  ses  troupes  nombreuses 
au  milieu  desquelles  son  puissant  rival  était  en  quelque  sorte 


'  CoMMiNKS  ,  liv.  H,  diap.  vu  et  IX;  Oliv.  de  la  Makche  ,  liv.  II,  cliap.  II.  — 
el  MS.  1278,  f.  fr.  de  la  Biltl.  impériale  de  l'aiis.  (Note  I  ,  p.  342  du  t.  VII.deCeiâs- 

TELAIN,   éd.  KeUVYN  DE  LeTTENHOVE.) 


—  657  — 

prisonnier ,  décidèrent  Charles  à  marcher  avec  toutes  ses 
forces  '.  Bien  lui  en  prit,  car  la  résistance  des  Liégeois  aurait 
eu  vraisemblahlement  raison  d'une  armée  moins  puissante. 

Comme  il  importait  de  ne  pas  laisser  aux  communes  le 
temps  de  se  préparer,  Adolphe  de  Clèves ,  Ph.  de  Savoye  et 
Thibaut  de  Neufchàtel ,  maréchal  de  Bourgogne  ,  à  la  pre- 
mière nouvelle  des  événements  de  Tongres,  s'étaient  dirigés 
sur  le  pays  de  Liège  ;  bientôt  ils  avaient  reçu  l'ordre  de 
commencer  les  hostilités  ".  Le  maréchal ,  dès  le  21  octobre, 
se  jetait  sur  Tongres,  l'occupait  et  la  livrait  au  pillage, 
pendant  qu'une  autre  partie  de  ses  troupes  ruinait  le  pays 
environnant.  Le  lendemain  Adolphe  de  Clèves  ,  à  la  tête 
d'un  détachement  assez  considérable  de  Bourguignons  , 
rencontrait  au  village  de  Lantin ,  près  de  Bocour ,  un  parti 
de  Liégeois  fort  de  4,000  fantassins  et  700  cavaliers,  et 
le  mettait  en  fuite  après  un  combat  de  peu  de  durée  : 
600  hommes  des  milices  restèrent  sur  le  champ  de  bataille. 

Il  semble  que ,  jusqu'à  ce  moment ,  on  n'avait  pas  eu  à 
Liège  une  idée  bien  nette  de  la  gravité  de  la  situation  et  qu'on 
ne  s'y  rendait  pas  bien  compte  de  la  nature  des  griefs  du 
duc  de  Bourgogne.  La  rentrée  des  bannis  n'était-elle  pas 
excusable  après  une  année  d'exil  et  de  misère ,  et  ne 
s'étaient-ils  pas  tous  efforcés  de  rétablir  dans  la  cité,  aussitôt 
qu'ils  y  avaient  reparu,  l'ordre  troui)lé  par  suite  de  l'absence 
de  leur  prince  ?  Les  événements  de  Tongres  n'avaient-ils  pas 
eu  pour  but  de  reconstituer  le  gouvernement  du  pays  aux 


'  Elles  comprenaient  12,403  pages.  {Comptes  de  Guilbert  de  Ruple  ,  fol.  2C3 
v  292.    (Barante  de  Gachard  ,  t.  1 ,  p.  705.) 

-  Le  14  octobre  partaient  de  Péronne  des  elievauciieurs  portant  à  ces  trois  chefs 
«  autour  de  Liège  »  des  lettres  closes  du  duc  «  leur  mandant  d'exiiloiter  aucunes  choses 
contenues  aux  dites  lettres.  »  {Compte  de  G.  de  Ruple  pour  1468,  fol.  273  v».)  — 
Le  17  nouvelle  lettre  au  sieur  de  Ravestein  datée  du  Quesony  «  pour  ipi'il  exploite  la 
guerre  contre  ceux  de  Liège.  »  —  {Id.  fol.  174.)  —  Le  21  de  Givry,  lettre  aux  sieurs 
de  Fiennes  et  de  Carenry  leur  ordonnant   de  se  diriger  sur  Tongres.  (Id.,  fol.  274  v".) 


--  658  — 

mains  de  son  chef  naturel  qui,  quelques  jours  auparavant, 
y  avait  pleinement  consenti ,  et  si  quelques  désordres 
regrettables  avaient  eu  lieu  la  faute  n'en  était-elle  pas  aux 
Bourguignons  qui  étaient  intervenus  si  malencontreusement 
pour  empêcher  cette  restauration  pacifique? 

L'attaque  soudaine  des  Bourguignons,  déjà  en  force  au 
cœur  du  pays  alors  qu'on  les  croyait  encore  au  loin  sur  la 
frontière  de  France ,  témoignait  cependant  d'une  violente 
irritation  chez  le  duc  Charles  ;  qu'elle  fût  légitime  ou  non  , 
on  n'était  pas  à  môme  de  lui  résister  et  il  fallait  au  plus  tôt 
faire  acte  de  soumission  et  lui  crier  merci.  Le  légat  du  pape, 
que  le  duc  avait  fait  réclamer  par  son  secrétaire  Simon 
de  le  Kerrest  ',  allait  quitter  la  ville;  il  consentit  à  servir 
de  médiateur  entre  la  cité  et  Charles  de  Bourgogne,  et 
partit  accompagné  de  Louis  de  Bourbon ,  qui  devait  témoi- 
gner des  intentions  pacifiques  de  ses  sujets  et  par  sa 
présence  démentir  les  bruits  qui  avaient  couru  sur  sa 
prétendue  captivité.  Amel  de  Velroux,  l'ancien  défenseur 
de  Dînant,  alors  l'un  des  bourgmestres  de  la  cité,  partit  avec 
les  deux  prélats  muni  de  pleins  pouvoirs  pour  négocier  un 
accommodement. 

Charles  accueilht  gracieusement  son  cousin  et  accorda 
une  audience  au  légat ,  mais  refusa  absolument  d'écouter 
les  explications  et  les  excuses  qu'il  s'était  chargé  de  lui 
donner  au  sujet  à  la  conduite  des  Liégeois.  «  J'ai  le  pays 
entre  les  mains ,  lui  dit-il ,  je  ne  le  lâcherai  pas.  »  L'in- 
sistance que  mit  le  légat  à  défendre  leur  cause  ne  servit 
qu'à  le  rendre  suspect  à  son  tour  ;  on  se  rappelait  qu'il 
avait  déjà  intercédé  pour  eux  peu  de  mois  auparavant  et 

'  Le  16  octobre  part  de  Cainbray  un  chevauclieur  «  en  compaignie  de  M'^  Simon  de 
le  Kerre&t ,  secrétaire  du  duc ,  envoyé  au  devant  le  légat  de  Notre  S.  Père  le  pape  estant 
lors  en  la  cité  de  Liège  pour  le  conduire  par  devant  Mondits'.  [Comptes  de  Guilbcrt 
de  Ruph,  pour  UG8,  fol.  273  yo.) 


—  659  — 

négocié  en  leur  nom  près  de  Louis  de  Bourbon,  après  la 
rentrée  des  bannis,  pour  l'engager  à  revenir  dans  sa  capi- 
tale; il  parut  avoir  épousé  trop  chaudement  la  cause  de  ce 
peuple  turbulent  et  on  se  refusa  à  croire  désintéressée  une 
mission  qu'il  n'avait  acceptée  cependant  que  par  zèle 
apostolique  1.  Abreuvé  de  dégoûts  il '.quitta  bientôt  l'armée 
pour  se  retirer  à  Maestricht ,  assez  près  du  théâtre  des 
exploits  du  duc  Charles,  pour  être  témoin  des  sanglantes 
horreurs  que  sa  médiation  n'avait  pu  empêcher.  Louis  de 
Bourbon  reprit  sa  place  habituelle  à  la  cour  de  son  puissant 
cousin  et,  insouciant  de  ce  qui  allait  se  passer,  accompagna 
l'armée  dans  sa  marche  sur  Liège  ;  quant  à  Amel  de 
Velroux,  emprisonné  par  ordre  de  Charles ,  il  ne  devait 
sortir  de  captivité  que  pour  porter  sa  tète  sur  réchafaud. 

Ce  fut  le  mercredi  26  octobre  que  les  troupes  d'avant- 
garde  de  l'armée  bourguignonne,  sous  les  ordres  de  Thibaut 
de  Neufchàtel ,  d'Adolphe  de  Clèves  et  de  Harc  de 
Ravestein,  brûlant  sur  leur  passage  les  villages  qu'ils 
rencontraient,  apparurent  devant  Liège  et  pénétrèrent 
dans  les  faubourgs  S'^'^-Marguerite  et  St-Laurent. 

Confiants  dans  les  résultats  de  la  démarche  du  légat,  les 
Liégeois  envoyèrent  quelques  notables  à  la  rencontre  du 
maréchal  pour  l'informer  qu'on  était  tout  prêt  à  lui  ouvrir 
les  portes,  si  les  conditions  accordées  étaient  honorables. 
Ils  rencontrèrent  Pierre  de  Hagembach  qui ,  au  nom  du 
duc  et  la  menace   à  la  bouche ,   ordonna  aux  bannis   de 


'  CoMMiNES  (1-  II.  cliap.  X)  s'est  fait  Técho  d'invraisemblables  accusations  au  sujet 
du  légat  qu'il  dépeint  comme  poussant  les  Liégeois  à  la  révolte  et  ambitionnant  d'être 
leur  évêque.  Les  détails  qu'il  donne  sont  démentis  par  les  autres  chroniqueurs ,  ils  le 
sont  plus  authentiquemenl  encore  par  la  mission  à  Liège  de  Simon  de  le  Kerrest.  L'évêque 
de  Tricacia  avait  du  reste  pris  soin  de  se  défendre  dans  un  mémoire  retrouvé  depuis  peu 
et  annalysé  il  y  a  quelques  années  dans  une  revue  danoise  ,  mais  qui  depuis  lors  paraît 
avoir  disparu.  (V.  Bull,  de  la  Comm.  d'histoire,  année  18t)6.) 


660 


quitter  Liège  aussitôt  sous  peine  de  mort ,  sinon  aucune 
paix  ne  serait  accordée  et  la  ville  serait  détruite.  A  ces 
paroles  les  envoyés  liégeois ,  parmi  lesquels  se  trouvaient 
Vincent  de  Bures  et  Jean  de  Wilt,  relevèrent  fièrement  la 
tête  :  «  Nous  n'en  sortirons  pas,  répondirent-ils,  et  ni  vos 
menaces  ni  celles  du  duc  votre  maître  ne  sauraient  nous 
y  forcer'.  »  Dès  ce  moment  il  ne  fallut  plus  penser  qu'à 
se  bien  défendre. 

Il  arriva  que  les  troupes  bourguignonnes  en  pénétrant 
dans  les  faubourgs  avaient  rompu  leurs  rangs  pour  piller 
et  massacrer  ceux  qui  n'avaient  pas  fui.  Bientôt  la  nuit  les 
surprit  avant  que  les  logis  eussent  été  distribués  à  la 
plupart  d'entre  eux  ;  perdus  dans  les  ruelles  obscures  où 
ils  cherchaient  à  rejoindre  leurs  compagnons  et  leurs 
bannières,  ou  dans  des  terres  détrempées  par  plusieurs 
jours  de  pluie  et  où  ils  enfonçaient  jusqu'à  la  cheville ,  les 
gendarmes  et  les  archers  offrirent  pendant  quelques  heures 
le  tableau  du  désordre  le  plus  complet. 

Informé  de  ce  qui  se  passait ,  Jean  de  Wilt  résolut  de 
ne  pas  perdre  une  occasion  aussi  favorable  :  pendant  qu'une 
partie  de  la  garnison  sortant  des  portes  et  des  brèches  des 
murailles  attaquait  les  Bourguignons  en  face,  lui-même 
avec  une  petite  troupe  se  glissant  à  travers  les  vignes  qui 
couvraient  le  coteau,  au  pied  duquel  est  bâti  le  faubourg 
S^e-Marguerite,  alla  les  surprendre  par  derrière. 

La  panique  fut  terrible  pendant  quelques  instants,  sur- 
tout parmi  cette  foule  de  pages  et  de  valets  qui  avec  le 
charroi  et  les  chevaux  se  trouvaient  en  arrière ,  et  un  grand 
nombre  d'entre,  eux  prit  la  fuite.  Heureusement  le  sang- 
froid  n'abandonna  pas  les  chefs  bourguignons  :  ils  firent 
sonner  à.  l'étendard  pour  réunii'    les   compagnies  ,  et  le 

'  Thkod.  Pai'M  ,  p.   -218. 


I 


—  661  — 

maréchal  avec  le  plus  d'hommes  d'armes  qu'il  put  rassem- 
bler se  porta  rapidement  vers  la  porte  Ste-Marguerite , 
contre  laquelle,  pour  empêcher  toute  nouvelle  sortie,  il 
fit  établir  quatre  bouches  à  feu.  Il  put  de  cette  façon  tenir 
en  respect  la  populace  qui,  à  la  lueur  des  torches  , 
accourait  au  secours  des  milices. 

Jean  de  Wilt  et  ses  compagnons ,  barricadant  les  rues  au 
moyen  du  charroi  des  Bourguignons,  leur  tinrent  tête 
pendant  toute  la  nuit.  Au  point  du  jour,  par  les  jardins  et 
les  maisons ,  ils  regagnèrent  la  ville  où  ils  rentrèrent  par 
les  brèches  des  murailles.  Ce  fut  en  ce  moment  qu'ils 
eurent  à  déplorer  leur  perte  la  plus  sensible  :  de  Wilt, 
resté  le  dernier  pour  protéger  la  retraite  des  siens,  embar- 
rassé dans  sa  lourde  armure ,  fit  une  chute  en  escaladant  le 
rempart  et  se  blessa  dangereusement.  Relevé  et  transporté 
dans  sa  maison,  il  vécut  assez  longtemps  encore  pour 
assister  à  la  prise  de  la  ville  et  périt  pendant  le  sac, 
massacré  par  des  soldats  '. 

Les  pertes  des  Bourguignons  avaient  été  considérables  ; 


'  Nous  nous  sommes  écarté  dans  le  récit  de  cet  épisode  de  l'opinion  des  nombreux 
iiistoriens  contemporains  qui  l'ont  traité  avant  nous  et  qui  tous ,  pensons-nous ,  ont 
désigné  les  faubourgs  Vivegnis  et  St-Léonard  comme  le  théâtre  de  l'action.  Le  maréchal 
de  Bourgogne  en  se  rabattant  de  Tongres  sur  Liège  ne  pouvait  sans  exposer  ses  com- 
munications aller  s'élabUr  dans  cette  vallée  étroite  resserrée  entre  les  collines  et  la  Meuse , 
c'eût  été  une  faute  qu'un  vieux  soldat  comme  lui  ne  pouvait  commettre;  et  en  effet 
THÉODORicusPAULi,fde  Cladibus  Leo(l.,p.  222,  désignant  les  portes  par  où  l'armée  pénétra 
dans  Liège,  dit  que  le  roi,  le  duc  et  le  comte  de  St-Poly  entrèrent  par  Ste-Walburge , 
Pk.  de  Savoye  par  les  portes  du  côté  de  Maestricht ,  c'est-à-dire  de  Vivegnis  de 
St-Léonard ,  le  maréchal  de  Bourgogne  ,  le  bâtard  Antoine  et  Ad.  de  Clèves  par  le 
troisième  côté ,  qui  ne  pouvait  être  que  les  portes  Ste-Marguerite  et  St-Laurent.  — 
Jean  de  Masilles,  échanson  du  duc,  qui  se  trouvait  avec  le  maréchal,  dit  aussi  que  le 
duc  vint  se  loger ,  en  certaines  maisons  as.ses  près  et  au-dessus  des  dits  faubourgs  ; 
indication  qui  ne  peut  convenir  qu'à  ces  derniers.  (Lettre  du  8  novembre  ,  DuH.  de  la 
Corn,  d'hist.,  t.  III,  p.  31.) 

XXIX  XXIII  58 


—  662  — 

800  hommes  dont  100  hommes  d'armes  étaient  tués  ;  plus 
de  2000  avaient  pris  la  fuite,  et  parmi  les  blessés  se 
trouvaient  le  prince  d'Orange  et  d'Humbercourt. 

Le  duc  Charles ,  arrivé  le  21  octobre  à  Namur ,  y  avait 
attendu  Louis  XI  en  pèlerinage  à  Notre-Dame  de  Hal  où 
son  premier  enfant,  le  dauphin  Joachim  né  à  Genappe, 
était  enterré ,  et  en  était  parti  le  24  escorté  par  les  arbalé- 
triers de  la  ville  '.  Après  avoir  passé  deux  jours  dans  son 
château  de  Falais,  il  s'était  remis  en  marche  le  26  et  c'est 
à  Momalle  ,  dans  le  château  de  l'ancienne  famille  liégeoise 
des  Waraux ,  qu'il  reçut  les  premières  nouvelles  du  danger 
qu'avait  couru  son  avant-garde  :  on  disait  qu'elle  était  en 
pleine  déroute.  Il  monta  aussitôt  à  cheval  avec  toutes  les 
troupes  qu'il  put  ramasser.  Bientôt  des  renseignements  plus 
certains  lui  parvinrent  :  il  apprit  qu'à  l'exception  du  seigneur 
de  Sergines  aucun  des  membres  de  sa  noblesse  n'avait  péri. 
Le  maréchal  lui  fit  bientôt  savoir  que  cette  défaite  n'aurait 
aucune  importance  sur  la  suite  des  opérations  et  qu'aussitôt 
que  l'armée  serait  devant  Liège ,  l'assiégé  obligé  de  diviser 
ses  forces  pour  faire  face  de  tous  côtés  ne  tiendrait  pas 
longtemps  ;  pour  le  moment  il  ne  réclamait  que  des  vivres , 
car  le  charroi  avait  été  brûlé  ou  détruit ,  et  le  pays  ruiné 
de  fond  en  comble  n'offrait  aucune  ressource.  Le  duc 
lui  en  fit  conduire  sous  l'escorte  de  2  à  300  cavaliers  le 
plus  qu'il  en  put  réunir ,  puis  seulement  alors  alla  conter 
au  roi  ces  événements  que  jusqu'à  ce  moment,  d'après 
son  ordre  exprès,  on  lui  avait  laissé  ignorer. 

Le  soir  même  (27  octobre)  toute  l'armée  arrivait  devant 
Liège.  Charles    fit  occuper  par  ses  troupes  le   faubourg 


'  Et  aux  arbalétriers  de  la  ville  de  Naniur  quand  nagaire  ils  le  (le  duc  de  Bourgogne) 

ont  convoyés  en  allant  d'icelle  ville  vers  la  cité  de  Liège 48  1.  —  (Comptes  de 

Cuilbnl  de  Ruple  pour  1408  ,  fol.  283.) 


—  663  — 

Ste-Walburge ,  pendant  que  Ph.  de  Savoy e  et  le  duc  de 
Bourbon  allaient  s'établir  dans  les  faubourgs  Vivegnis  et 
St-Léonard.  Lui-même  se  logea  dans  une  maison  près 
de  la  porte  Ste-Walburge ,  pendant  que  le  roi  allait  occuper 
à  un  quart  de  lieue  plus  en  arrière  une  grande  ferme, 
qu'il  quitta  le  lendemain  pour  s'installer  dans  une  maison 
séparée  de  celle  du  duc  par  un  bâtiment  servant  de  grange 
où  celui-ci  plaça  trois  cents  hommes  d'armes,  la  fleur  de 
sa  maison,  et  dont  il  fit  percer  les  murailles  de  plusieurs 
ouvertures  pour  servir  d'issue  en  cas  de  besoin.  Précaution 
très  sage,  comme  le  prouva  l'événement  et  où  l'on  peut 
voir  une  preuve  de  la  défiance  de  Charles  en  son  royal 
prisonnier  ^ 

Les  fortifications  de  Liège ,  plus  qu'à  demi  ruinées  , 
n'offraient  pas  un  obstacle  bien  redoutable  à  l'armée  de 
siège  ;  mais  si  les  brèches  des  murailles ,  à  peine  fermées 
par  de  légères  palissades,  n'opposaient  qu'une  barrière 
facile  à  franchir  aux  assiégeants ,  elles  multipliaient  le 
nombre  des  issues  par  lesquelles  les  assiégés  pouvaient  se 
jeter  sur  le  camp  ennemi.  Or,  les  Liégeois,  persuadés 
qu'ils  ne  pouvaient  plus  compter  sur  la  clémence  du  duc 
et  encouragés  par  le  succès  du  combat  qui  avait  signalé 
l'arrivée  des  premières  troupes  bourguignonnes,  ne  négli- 
gaient  rien  pour  rendre  la  défense  énergique.  Le  peu 
d'artillerie  qu'ils  possédaient  avait  été  disposée  sur  les 
remparts  partout  où  Ton  avait  pu ,  et  le  tir  du  canon ,  des 
coulevrines  et  des  arbalètes  n'avait  pas  laissé  que  de  causer 
des  pertes  sensibles  aux  assaillants.  Chaque  nuit  des 
sorties  étaient  exécutées ,  particulièrement  sur  le  faubourg 
Ste-Marguerite  moins  facile  à  garder,  ce  qui  obligea  les 
troupes  du  maréchal  à  se  tenir  continuellement  armées,  les 

'   COMMINES,  liv.  II  ,  cliap.  XI. 


—  664  — 

chevaux  sellés  et  prêts  à  être  montés.  Sans  cesse  sur  le 
qui  vive ,  elles  n'avaient  pas  un  instant  de  repos ,  et  les 
souffrances  qu'elles  enduraient  étaient  encore  augmentées 
par  la  rigueur  de  la  saison  :  depuis  plusieurs  jours,  en 
effet,  la  pluie  et  la  neige  fondante  n'avaient  pas  discontinué 
de  tomber,  et  les  routes  rendues  impraticables  allaient 
bientôt  manquer  au  charroi  qui  amenait  les  vivres  à  cette 
armée  considérable  ^. 

L'intention  du  duc  de  Bourgogne  avait  été  d'abord  de 
faire  un  siège  en  règle  ;  il  avait  même  ordonné  de  rassem- 
bler à  Huy.  le  plus  possible  de  bateaux  pour  jeter  des 
ponts  sur  la  Meuse  "  et  investir  la  ville  sur  les  deux  rives, 
et  des  grosses  bombardes  que  devait  amener  le  receveur 
d'artillerie ,  Guillaume  Bourgeois,  étaient  attendues  ^.  Mais 
les  remparts  ruinés  et  les  fossés  comblés  rendant  possible 
une  attaque  d'emblée ,  il  se  décida  à  la  brusquer  et  fit 
venir  de  Huy  un  grand  nombre  d'échelles  d'assaut  *.  Le 
samedi  29  il  fit  prévenir  les  différents  chefs  de  l'armée 
que  Tassant  aurait  lieu,  à  la  fois  sur  tous  les  points  occupés 
par  ses  troupes ,  le  lendemain  matin  au  signal  donné  par 
le  tir  d'une  bombarde  et  de  deux  coulevrines,  et  le  soir 
venu,  chacun  se  dépouillant  de  l'armure  que  presque 
personne  n'avait  quittée  depuis  qu'on  était  arrivé  devant 
Liège,  alla  se  préparer  par  le  repos  à  la  lutte  du  lendemain 
que  l'on  prévoyait  devoir  être  vive  et  sanglante. 


'  Lettre  de  Jean  de  Masilles,  éclianson  du  duc  à  sa  sœur  à  Dijon ,  8  novembre  1468. 
{Bull,  de  la  Commimon  d'histoire,  1«  série,  t.  III,  p.  35.) 

-  Lettre  envoyée  le  "l'i  de  Namur  à  ceux  de  Huy  pour  amasser  des  bateaux  pour 
faire  ponts.  {Comptes  de  Guilbert  de  Ruple ,  fol.  274  \°.) 

^  Lettre  du  29 ,  de  la  cM  de  Liège ,  contremandant  Guil.  Bourgeois ,  receveur  de 
l'artillerie,  (/rf.  fol.  276.) 

''  Un  clievaucheur  va  à  Huy  le  27  octobre ,  «  pour  clierclicr  des  eschelles  d'assaut 
pour  servir  à  l'assaut  en  la  cité  de  Liège.  »  (Id.  fol.  290  v°.) 


—  665  — 

Ce  fut  pendant  cette  nuit  (29  au  30  octobre  1468)  que 
les  assiégés  mirent  à  exécution  un  coup  de  main  hardi 
dont  la  réussite  aurait  singulièrement  changé  les  desti- 
nées de  leur  patrie. 

A  la  faveur  de  l'obscurité  et  d'un  brouillard  fort  épais , 
une  troupe  de  600  hommes  d'après  Gommines  ^ ,  de  300 
selon  Johannis  de  Los  ^ ,  et  que  Théodoricus  Pauh  n'estime 
qu'à  quarante  ou  cinquante  ^ ,  sous  la  conduite  de  Gossum 
de  Strailles  *  et  de  Vincent  de  Bures  et  sous  la  direction 
des  hôtes  des  deux  maisons  où  le  roi  et  le  duc  étaient 
logés,  sortit  de  Liège  vers  dix  heures  du  soir  par  les 
brèches  des  murailles  près  de  la  porte  Ste-Marguerite  ^. 
La  croix  de  Bourgogne  cousue  sur  leurs  habits,  ils  se 
dirigèrent  par  un  vallon  encaissé ,  qui  porte  actuelle- 
ment le  nom  de  fond  Pirette,  pour  gravir  à  revers  et 
pénétrer  par  les  jardins  dans  les  maisons  du  faubourg 
Ste-Walburge  ^. 

Aux  premiers  cris  des  sentineUes  qui  les  virent  passer, 
il  répondirent  Bourgogne ,  puis  arrivés  près  d'elles  les 
massacrèrent  et  poursuivirent  leur  chemin.  Bientôt  ils  se 
trouvèrent  derrière  l'habitation  occupé  par  le  duc  Charles. 
Là  existait  un  bâtiment  où  étaient  logés  René ,  duc 
d'Alençon,  et  George  de  la  Trémouille ,  seigneur  de  Craon  ; 
quelques-uns  de  la  troupe  ne  surent  se  garder  de  donner 
quelques  coups  de  piques  au  travers  des  murs  en  torchis, 


'  COMMINES,  liv.  II,  chap.  XII. 

*  JOH.   DE  Los  ,  p.   60. 

'  Th.  Pauli,  p.  220. 

*  Le  capitaine  Gozoa  disent  les  annalistes  contemporains.  {Aîial.  Leod,  p.  300.) 

^  Johannis  de  Los,  p.  60.  —  Gommines  dit  aussi  (1.  II,  chap.  Xll)  par  les  trous  de 
leurs  murailles  qui  estoient  sur  le  derrière  du  logis  du  duc  de  Bourgogne. 

"  Gommines  ,  id.  id.  —  «  Et  pouvoient  venir  par  un  grand  creux  de  rocher  assez  près 
de  la  maison  de  ces  deux  princes  avant  qu'on  les  aperçut,  moyennant  qu'il  ne  fissent 
point  de  bruit.  » 


-  666  — 

des  valets  furent  blessés ,  et  il  s'éleva  aussitôt  une  clameur 
qui  éveilla  du  monde  aux  environs.  Ils  arrivaient  en  ce 
moment  près  des  maisons  du  roi  et  du  duc.  La  grange  qui 
renfermait  les  300  hommes  d'armes  fut  malheureusement 
la  première  attaquée  ;  éveillés  par  le  bruit  et  les  grands 
coups  de  piques  que  les  Liégeois  donnaient  par  les 
ouvertures  des  murailles  ,  quelques-uns  d'entre  eux  se 
jetant  sur  leurs  armes  se  mirent  en  devoir  de  repousser 
ces  ennemis  que  l'obscurité  ne  leur  permettait  pas  de 
reconnaître  et  qui  les  assaillaient  en  poussant  leur  propre 
cri  de  ralliement. 

Le  duc  Charles  couchait  au  premier  étage ,  gardé  par  un 
détachement  de  douze  archers  qui  occupaient  le  rez-de- 
chaussée  et  étaient  pour  le  moment  occupés  à  jouer  aux 
dés.  Réveillé  par  le  bruit,  il  passa  rapidement  sa  cuirasse 
et  sa  salade  avec  l'aide  de  Philippe  de  Commines  et  de  deux 
autres  gentilshommes  qui  couchaient  dans  sa  chambre,  et 
tous  quatre  se  hâtèrent  de  descendre  et  se  mêlèrent  aux 
archers  qui  défendaient  les  portes  et  les  fenêtres  attaquées 
parles  Liégeois. 

Du  côté  du  roi  les*  archers  écossais ,  qui  formaient  sa 
garde,  groupés  autour  de  la  maison  ,  à  coups  de  flèche  et 
de  pertuisane  faisaient  le  vide  à  l'entour  d'eux,  frappant 
indistinctement,  dans  l'obscurité ,  amis  et  ennemis. 

Pendant  quelques  minutes  le  désordre  fut  à  son  comble. 
On  criait  d'un  côté  :  vive  Bourgogne  ;  de  l'autre  :  vive 
le  roi  et  tuez ,  pendant  que  près  de  là ,  à  la  porte 
Ste-Walburge ,  une  nombreuse  compagnie  de  milices 
liégeoises  ,  aux  cris  de  Liège  et  St-Lambert ,  attaquait  le 
grand  guet  bourguignon  commandé  cette  nuit  là  par  le 
sire  de  Gapannes. 

Malheureusement  pour  la  réussite  de  ce  hardi  coup  de 
main,  ceux  qui  dirigeaient  les  assaillants  et  devaient  les 


-   667  — 

conduire  au  logis  des  deux  princes ,  tombèrent  des 
premiers  à  la  tête  de  la  petite  troupe.  Dès  lors  on  perdit 
de  vue  le  but  de  l'expédition  qui  était  de  prendre  ou  de 
tuer  le  roi  et  le  duc;  la  lutte  dégénéra  en  combats  sin- 
guliers ,  puis  des  torches  étant  venues  éclairer  cette  scène 
nocturne  le  petit  nombre  des  Liégeois  fut  reconnu  :  dès  ce 
moment  tout  espoir  de  succès  s'évanouit  et  ils  battirent  en 
retraite  laissant  quatorze  des  leurs  sur  le  carreau  ^ 

Les  Bourguignons  perdirent  environ  200  hommes  ^  mais 
leur  perte  la  plus  sensible  fut  celle  du  sire  de  Virnembourg  ^ 
que  Charles  aimait  beaucoup  ;  les  blessés  furent  aussi 
très  nombreux. 

Le  grand  guet  de  son  côté  était  parvenu  assez  facile- 
ment à  repousser  les  milices  et  n'avait  éprouvé  que  des 
pertes  insignifiantes  \ 

'  DE  Haïnin  ,  p.  1 40. 

-  Lettre  d'Antoine  de  Loisey  au  président  de  Bourgogne,  3  novembre  1-468.  [Bull,  de 
la  Comm.  d'Iiist.,  \^  série,  t.  III ,  p.  29.) 

3  Virnemburch  de  Th.  Pauli,  p.  220. 

*  Tel  est  l'épisode  du  siège  de  Liège  connu  sous  le  nom  d'héroïsme  des  six  cents 
Franchimontois.  Il  trouva  dans  Coumiines  un  Hérodote  dont  le  récit  pleins  de  vie ,  jugé 
d'autant  plus  eiact  que  son  auteur  était  lui-même  témoin  et  acteur,  a  été  fidèlement 
suivi  par  tous  nos  historiens  qui ,  l'amour  propre  national  aidant ,  ont  voulu  donner  à  ce 
combat  l'importance  de  celui  des  Thermopyles. 

Nous  avons  déjà  indiqué  au  commencement  du  récit  le  man(iue  d'accord  des  chroniqueurs 
contemporains  sur  le  chiffre  du  détachement  ;  l'estimation  de  Théodoricus  Paijli  nous 
semble  la  plus  vraisemblable  ;  cinquante  hommes  suffisaient  au  but  que  l'on  se  proposait 
et  pouvaient  plus  aisément  pénétrer  dans  les  lignes  ennemies  qu'un  nombre  supérieur. 
COMMiNES  est  le  seul  qui  les  désigne  comme  Franchimontois  ;  la  chose  n'a  rien  d'invrai- 
semlilable.  Lui  seul  aussi  avance  «  qu'ils  furent  tous  morts  ou  bien  peu  s'en  falut  »  ; 
c'est,  pensons-nous,  une  exagération,  et  nous  avons  préféré  la  version  de  Jean  de  Havmn, 
homme  d'armes  dans  la  compagnie  du  seigneur  de  Fiennes ,  frère  du  comte  de  St-Pol , 
qui  se  trouvait  dans  le  faubourg  Ste-Wulburge.  S'il  n'a  pas  été  présent  à  l'affaire  , 
DE  Haynin  n'en  était  pas  fort  éloigné  et  s'est  fait  renseigner  exactement,  comme  le  prouve 
le  soin  qu'il  prend  de  citer  parmi  les  blessés  la  lavandière  du  duc  nommée  l'Abbesse. 
Une  fois  que  le  but  de  l'entreprise  était  manqué ,  la  retraite  était  du  reste  le  seul  parti  à 
prendre  et  n'avait  rien  que  de  très  naturel. 

Ces  réserves  notent  rien  à  la  valeur  ni  à  l'iuhoïsme  des  derniers  défenseurs  de  Liège , 
et  nous  n'avons  tenu  à  les  exposer  que  pour  expliquer  la  couleur  que  nous  donnons  à  un 
récit  dont  les  détails  donnés  par  Commines  sont  en  quelque  sorte  devenus  traditionnels. 


—  668  — 

Après  cette  alerte,  bien  peu  de  ceux  qui  venaient  d'être 
si  brusquement  arrachés  au  repos  pensèrent  à  se  ren- 
dormir. Le  duc  convoqua  son  conseil  pendant  que  le 
roi  réunissait  autour  de  lui  quelques-uns  de  ses  ser- 
viteurs. 

De  part  et  d'autre  ,  paraît-il ,  l'alarme  avait  été  vive. 
Pendant  quelques  moments  Charles,  entendant  le  cris  de 
vive  le  roi ,  avait  cru  que  Louis  XI ,  avec  ses  archers  et 
les  hommes  d'armes  qui  marchaient  à  sa  suite ,  avait  fait 
cause  commune  avec  les  Liégeois  pour  l'attaquer  pendant 
son  sommeil.  Le  roi  de  son  côté  avait  pensé  que  le  duc 
en  voulait  à  sa  vie.  En  ce  moment,  encore  ému  de  la 
hardiesse  des  défenseurs  de  la  vieille  cité ,  il  trouvait  que 
donner  l'assaut  le  lendemain  était  bien  hasardeux ,  et 
pensait  qu'il  valait  mieux  attendre  quelques  jours  encore 
ou  amener  les  Liégeois  à  composition.  Quand  les  membres 
du  conseil  sortirent  de  chez  Charles,  il  les  interrogea 
sur  ce  qui  avait  été  résolu  et  ne  leur  cacha  pas  ses  appré- 
hensions. 

Ses  paroles  furent  aussitôt  rapportées  au  duc  ;  elles  lui 
parurent  déguiser  le  secret  désir  de  sauver  les  Liégeois  et  ne 
firent  que  l'engager  à  persister  dans  ses  projets  :  «  Si  le  roi 
»  veut  se  retirer  à  Namur  jusqu'à  la  prise  de  la  ville  ,  il 
»  en  est  libre,  dit-il.  »  Cette  insinuation,  qui  semblait  mettre 
en  doute  le  courage  du  monarque  français ,  lui  fut  rapportée 
avec  ménagement  ;  elle  ne  troubla  en  rien  sa  sérénité ,  il 
se  "contenta  de  répondre  qu'il  irait  le  lendemain  où  iraient 
les  autres  ' . 

Au  matin  la  trompette  appela  les  troupes  sous  les  armes  ; 
au  faubourg  Ste-Walburge  elles  vinrent  se  ranger  sur  la 


'  CoMMiNEs ,  liv.  II,  chap.  XIII. 


—  669  — 

vieille  chaussée  de  Tongres  où  Charles  leur  fit  distribuer  du 
pain ,  du  vin  et  d'autres  provisions  qu'il  avait  fait  préparer 
devant  sa  demeure  '. 

A  9  heures  le  signal  se  fit  entendre  et  Tassant  lut  donné 
de  trois  côtés  à  la  fois. 

C'était  le  dimanche  30  octobre.  La  majeure  partie  de  la 
population  de  Liège  remplissait  les  nombreuses  églises  de 
la  cité  et  les  milices ,  fatiguées  par  des  combats  renouvelés 
chaque  nuit  et  des  gardes  incessantes  autour  de  cette  vaste 
enceinte  ouverte  de  toute  part,  s'attendant  peu  à  voir 
troubler  par  une  attaque  ce  saint  jour  de  repos ,  avaient 
presque  partout  déserté  les  remparts.  Aussi  la  résistance 
fut-elle  presque  nulle  ,  et  il  n'était  pas  dix  heures  que  le 
maréchal  avec  ses  Bourguignons  ,  arrivant  par  la  porte 
Ste-Marguerite  ,  pénétrait  sur  la  place  du  marché  et  s'y 
établissait  en  bon  ordre  sous  ses  enseignes. 

Les  deux  autres  corps  d'armée  arrivèrent  bientôt  au  même 
point.  Louis  XI  à  cheval  et  l'épée  à  la  main ,  portant  à  son 
chapeau  la  croix  de  St- André,  marchait  à  côté  de  Charles, 
et  on  l'entendait  crier  avec  les  autres  :  vive  Bourgogne, 
et  reprendre  ceux  qui  criaient  :  vive  le  roi,  pour  eur  dire 
de  l'imiter.  Le  duc  le  conduisit  au  palais  où  il  le  laissa ,  pour 
aller  voir  ce  qui  se  passait  dans  la  ville. 

Tout  y  était  dans  une  horrible  confusion.  En  voyant  les 
ennemis  dans  leurs  murs,  les  habitants  abandonnant 
leurs  maisons  où  la  table  était  mise,  car  c'était  l'heure 
du  dîner,  se  hâtaient,  emportant  leurs  objets  les  plus 
précieux,  de  chercher  un  refuge  dans  les  églises  ou  de 
passer  la  Meuse  pour  mettre  le  fleuve  entre  eux  et  leurs 
vainqueurs.  Aussitôt  entrées  à  Liège,  les  troupes  qui  y 
avaient  pénétré  par  les  portes  Ste-Walburge  et  St-Léonard 

'  Théod.  Pauli,  p.  221. 


-   670  — 

s'étaient  déréglées  de  leurs  rangs  et  livrées  au  pillage.  Les 
maisons  et  les  églises  surtout ,  si  nombreuses  qu'on 
assurait  qu'à  Liège  il  se  disait  par  jour  autant  de  messes 
que  dans  la  capitale  du  monde  chrétien ,  furent  dépouillées 
en  un  instant  de  ce  qu'elles  avaient  de  plus  précieux.  Ce- 
pendant la  belle  cathédrale  de  St-Lambert  fut  épargnée  : 
Charles  y  arriva  au  moment  que  des  pillards  en  franchis- 
saient le  seuil  ;  il  les  repoussa  rudement  et  en  tua  même  un 
de  son  épée,  puis  y  fit  apporter  son  étendard  en  signe  de  la 
protection  dont  il  couvrait  ce  lieu  saint.  Humbercourt, 
non  sans  peine ,  parvint  aussi  à  sauver  de  la  dévastation 
l'église  St-Jacques  où,  souffrant  encore  de  sa  blessure, 
il  se  fit  transporter  en  litière.  Quant  à  ceux  qui  s'y 
étaient  réfugiés,  ils  furent  plus  tard  mis  à  rançon.  Le 
reste  de  la  population ,  traquée  par  une  soldatesque 
ivre  de  carnage,  subit  un  sort  plus  funeste.  Suivant  l'un 
des  chroniqueurs  les  plus  modérés  ^,  un  millier  de  per- 
sonnes furent  massacrées  le  jour  de  l'assaut  et  la  nuit  qui 
suivit. 

Le  lendemain  le  duc  Charles ,  par  mesure  de  discipline 
plutôt  que  de  clémence ,  fit  publier  à  son  de  trompe , 
défense  de  piller  les  églises  et  de  tuer  :  en  ce  moment 
encore,  en  effet,  il  craignait  de  voir  les  habitants  de  cette 
malheureuse  ville  réfugiés  sur  l'autre  rive  de  la  Meuse 
profiter  du  désordre  de  son  armée  pour  essayer  de  reprendre 
l'offensive  ;  et  les  troupes  du  maréchal  de  Bourgogne  , 
campées  au  milieu  du  marché,  étaient  restées  sous  leurs 
enseignes  prêtes  à  repousser  toute  tentative  des  Liégeois 
et  assistaient  l'arme  au  pied  au  pillage  dont ,  à  leur  grand 
regret ,  elles  ne  pouvaient  prendre  leur  part.  Au  bout  d'un 
jour  et  demi,  quand  on  jugea  que  toute  idée  de  résistance 

'  DK  Haymn,  p.  U2. 


—  671   — 

était  évanouie  ,.  le  quartier  d'Outre-Meuse  leur  fut  aban- 
donné \  Plus  pauvre  que  le  reste  de  la  ville  ,  mais  peuplé 
en  ce  moment  de  tous  les  fuyards  qui  étaient  allé  y  cacher 
le  peu  qu'ils  avaient  pu  soustraire  à  la  rapacité  des  soldats  , 
il  fut  le  théâtre  des  scènes  les  plus  sanglantes.  Ceux  qui 
ne  purent  se  racheter  furent  égorgés  ou  précipités  dans 
le  fleuve ,  puis  quand  tout  fut  emporté ,  quand  il  ne  resta 
plus  que  les  murs  des  maisons ,  on  y  mit  le  feu  et  le 
quartier  d'Outre-Meuse  fut  anéanti.  Il  brûla  pendant  sept 
semaines,  et  on  raconte  que  d'Aix-la-Chapelle  on  aper- 
cevait la  fumée  de  l'incendie  qui  le  dévorait. 

La  cité  ne  fut  pas  traitée  d'une  façon  moins  barbare  ; 
mais  comme  Charles  avait  résolu  d'épargner  les  églises  et 
les  maisons  des  prêtres  ,  dès  le  3  novembre  il  fit  mander 
de  Maestricht ,  de  Tirlemont ,  de  Huy  et  de  Namur  le 
plus  de  manœuvriers  et  de  charpentiers  qu'on  put  se 
procurer  pour  démolir  les  maisons  avoisinant  les  édifices 
qu'on  voulait  préserver  de  l'incendie  ^  Des  pionniers  levés 
dans  le  Limbourg  furent  ensuite  employés  pendant  tout 
l'hiver  sous  le  direction  de  Frédéric  de  Withem ,  sénéchal 
de  cette  province,  à  renverser  ce  que  le  feu  avait  laissé  de- 
bout et  à  détruire  en  partie  le  grand  pont  de  pierre  qui 
reliait  les  deux  rives  de  la  Meuse. 

Les  plus  considérables  parmi  les  patriciens  et  les  bour- 
geois de  Liège  qui  n'avaient  pu  fuir  furent  emprisonnés  et 
mis  à  rançon;  quelques-uns  d'entre  eux,  entre  autres 
Amel  de  Velroux  et  Wencelin  de  Streel ,  fils  d'Eustache  , 
portèrent  leur  tête  sur  l'échafaud  ;  d'autres  furent  noyés 


'  Lettre  de  Jean  de  Masilles. 

"  «   tous  les  manouvriers  et  charpentiers  qu'ils  pourraient  llner ,  pour  demulir  les 

maisons  estant  à  Tenviron  des  églises  de  la  dite  cité  de  Liège,  pour  les  préserver  du 
feu  qu'il  avait  délii)éré  de  faire  bouter  en  icelle  cité.  »  (Comptes  de  Giiilbert  de  Ruple, 
pour  1468,  fol.  291  ) 


—  672  — 

dans  la  Meuse  ou  pendus.  Un  témoin  de  ces  massacres 
estime  le  nombre  des  victimes  à  4  ou  5000  ^  ;  il  est  sans 
doute  encore  au-dessous  de  la  réalité  et  ne  comptait  pas 
parmi  elles  un  grand  nombre  de  femmes ,  de  moines  et 
de  vieillards  qui,  rassemblés  par  les  soldats  et  dirigés  sur 
Maestricht,  périrent  de  froid  et  de  misère,  repoussés  par 
les  habitants  de  cette  ville,  de  longue  date  jaloux  et  ennemis 
des  Liégeois. 

Louis  XI  quitta  Liège  le  2  novembre.  Charles  l'accom- 
pagna pendant  plus  d'une  lieue  et  lui  laissa,  pour  l'escorter 
jusqu'aux  frontières,  les  sires  d'Aymeries  et  de  Grèvecœur. 
Lui-même  partit  le  9,  et  de  l'abbaye  de  Vivegnis  des 
filles  de  l'ordre  de  Giteaux ,  à  deux  lieues  de  Liège ,  où 
il  coucha  ce  soir  là,  il  put  contempler  l'émouvant  spec- 
tacle des  flammes  qui  dévoraient  la  cité  vouée  par  lui  à 
la  destruction. 

Mais  sa  soif  de  vengeance  n'était  pas  assouvie  ;  il  voulait 
atteindre  les  Liégeois  jusque  dans  ceux  qui  les  avaient 
secourus,  et  en  quittant  leur  ville  il  se  dirigea  sur  Aix-la- 
Ghapelle  pour  la  punir  des  secours  qu'elle  avait  donnés  aux 
proscrits.  A  Maestricht  il  trouva  les  magistrats  d'Aix  qui 
s'humilièrent  devant  lui  et  s'obligèrent  à  lui  payer  en  trois 
ans  82,000  florins  du  Rhin,  prix  du  pardon  qu'il  leur 
accorda  ". 

Il  marcha  ensuite  sur  le  pays  de  Franchimont.  Les 
habitants  avaient  fourni  des  hommes  et  des  armes  aux 
Liégeois  et  leur  pays,  très  accidenté,  très  boisé  et  pour  ainsi 
dire  dénué  de  routes,  servait  de  refuge  à  ceux  qui  avaient 
pu  fuir.  Depuis  quelques  jours ,  quelques-uns  étaient  rentrés 
secrètement  à  Liège  cherchant  à  sauver  quelques  épaves 


Lettre  de  Jean  de  Masilles. 
Theod.  Pauli  ,  p.  226. 


—  673  — 

de  ce  grand  naufrage  où  leur  cité  avait  été  engloutie  ,  et , 
dans  quelques  rencontres  avec  des  partis  de  Bourguignons 
isolés,  en  avaient  mis  à  mort  '. 

Malgré  Finclémence  de  la  saison  et  l'absence  de  chemins 
frayés  dans  ce  pays  sauvage  ,  Charles  marcha  de  Maestricht 
sur  Hervé  ^  avec  25,000  hommes  composés  en  partie  de  nou- 
velles levées  du  Limbourg  que  Frédéric  de  Withem  avait 
rassemblées  ^  ;  le  14  novembre  il  était  à  Poleur.  Sur  son 
passage  tout  fut  mis  à  feu  et  à  sang  :  les  villages ,  les 
mouhns  ,  les  forges  furent  détruits  ,  et  jusqu'au  milieu  des 
bois,  dépouillés  par  l'hiver,  les  malheureux  fugitifs  que  la 
faim  et  le  froid  avaient  épargnés  furent  poursuivis  avec 
une  rage  à  laquelle  mirent  seuls  un  terme  les  rigueurs 
de  la  température. 

L'hiver,  en  effet,  s'était  montré  cette  année-là  très 
précoce  et  très  rude  :  le  froid  était  si  grand  que  le  vin  gelait 
dans  les  tonneaux  et  devait  être  dépecé  à  coups  de  hache 
pour  être  distribué  aux  soldats,  dont  un  grand  nombre 
eurent  les  pieds  gelés. 

Par  Louvegnez  et  Fraiture  le  duc  arriva  le  19  à  l'abbaye 
de  Notre-Dame  de  la  Sarthe,  près  de  Huy.  Ce  fut  dans 
cette  ville  qu'il  fit  exécuter  Madoulet,  capitaine  liégeois, 
qui  lui  fut  livré  par  Humbert  La  Fontaine,  prévôt  de 
Chimay  *,  et  Gossum  de  Strailles ,  prisonnier  de  Louis  de 
la  Marche  ,  que   ce  dernier,    sous  peine   de  confiscation 


*  Theod.  Pauli,  p.  225. 

-  Il  loge  chez  Olivier  Matone.  {Comptes  de  Guilbeil  de  Riipk  ,  fol.  303.) 
'  Le  3  novembre  des  lettres  sont  envoyées  de  Li(^ge  à  Fréd.  de  Withem  et  à  Thierry  de 
Palant    «    le.s  mandant  pour  le   samedi   5  novembre  à  Soiron  accom[iagnés  de  gens  de 
»  cheval  et  de  pie  pour  faire  ce  que  le  duc  leur  commanderait.  »  (lo.,  fol.  291.) 

*  Id.  ,  304  v<>. 


—  674  — 

de  corps  et  de  biens,  fut  obligé  d'envoyer  à  Charles  ^ 
Le  26  en  arrivant  à  Bruxelles,  il  ordonnait  à  tous  ses 
officiers  du  pays  d'Outre-Meuse  de  veiller  à  ce  que  les 
Liégeois  ne  reconstruisissent  aucune  maison  dans  leur 
ville  et  sa  banlieue  non  plus  qu'en  Hesbaye  et  dans  le  pays 
de  Franchimont  2. 

Cependant,  grâce  à  ses  églises  nombreuses  et  à  la  grande 
quantité  de  maisons  religieuses  qu'elle  renfermait  et  qui 
restèrent  debout ,  Liège  ,  à  l'exception  du  quartier  d'Outre- 
Meuse,  fut  moins  complètement  ruinée  que  Dinant. 

Dès  l'année  suivante  ,  il  fut  permis,  au  prix  d'une  rede- 
vance d'un  lion  de  30  sous  de  gros,  de  reconstruire  un 
certain  nombre  de  maisons  ;  puis  afm  de  pouvoir ,  comme 
avoué  et  gardien  souverain  du  pays  de  Liège  et  de  Looz, 
garder  et  préserver  plus  facilement  les  gens  d'église  qui, 
dans  le  principe,  avaient  eu  seuls,  avec  quelques  hommes 
de  métiers  à  leur  service ,  le  privilège  d'habiter  Liège ,  le 
duc  Charles  jugea  à  propos  de  relever  les  fortifications 
autour  d'une  partie  de  la  cité  appelée  l'Ile ,  où  se  trouvaient 
l'église  St-Paul  et  l'abbaye  de  St-.Tacques,  etc.,  et  dont 
Louis  de  Bourbon  lui  avait  octroyé  l'inféodation  au  prix  de 
sa  renonciation  aux  400,000  florins  du  Rhin  qu'il  réclamait 
comme  frais  de  la  dernière  guerre  (l^*"  juillet  4469)  '.  C'était 


'  22  novembre,  du  Val  Notre-Dame,  lettres  closes  à  Loys  de  la  Marche  «  lui  mandant 
»  que  sur  contiscation  de  corps  et  de  biens  il  lui  envoyast  Gossuni  de  Strailles ,  Liégeois 
M  qu'il  tenait  lors  prisonnier  et  depuis  justicié.  »  (Id.,  fol.  295.) 

-  Lettres  patentes  à  «  Évrart  de  la  Marche  et  aux  sén&haulx  de  Lembourg, 
»  Faulquemont  et  Dalhem  par  lesquelles  Monds.  leur  manda  de  non  souffrir  aux 
))  Liégeois  ses  ennemis  maisonner  en  la  cité  de  Liège  ne  en  la  banlieue  d'icelle  de 
»  la  ne  deçà  la  rivière  de  Meuze ,  ne  en  Franchiraont  et  que  à  ce  ils  les  contraindassent 
»  par  exécution  ou  autrement ,  de  ce  ne  l'eust  toutes  voies  qu'ils  en  eussent  congié  de 
«  Monds.  »  (Id.  fol.  295  v».) 

?  De  Ram,  Annal.  Leod.,  p.  576.  —  La  lettre  de  quittance  des  400,000  florins  est 
du  22  août  1469. 


—  675  — 

à  la  fois  prendre  pied  au  centre  d'un  fief  impérial  et  s'as- 
surer un  passage  sur  la  Meuse  pour  les  expéditions  qu'il 
méditait.  Dès  lors  il  ne  s'opposa  plus  que  pour  la  forme  à 
la  reconstruction  des  maisons  ',  et  comme  à  la  nouvelle  du 
sac  de  Liège  le  pape  avait  menacé  des  censures  ecclésias- 
tiques ceux  qui  conserveraient  le  produit  du  pillage  des 
lieux  saints ,  il  ordonna  de  rechercher  dans  ses  États  et  de 
rendre  aux  églises  auxquelles  ils  appartenaient  les  reliques 
et  les  ornements  qui  avaient  été  emportés. 

Lui-même ,  en  1471 ,  en  réparation  des  profanations 
que  ses  soldats  avaient  commises,  envoya  à  l'église 
St-Lambert  un  St-George  en  or  massif,  au  pied  duquel  il 
est  représenté  à  genoux  dans  la  posture  d'un  suppliant. 
«  Tel  était  l'esprit  du  siècle  ;  on  transigeait  avec  le  ciel , 
»  on  croyait  pouvoir  corrompre  Dieu  et  les  saints  comme 
»  on  corrompait  les  hommes  et  se  racheter  ainsi  des  plus 
))  grands  forfaits  -.  » 

Ne  faut-il  voir  dans  cette  lutte  de  quatre  années  entre 
un  peuple  faible,  mais  libre,  brave,  industrieux,  et  la 
puissante  maison  de  Bourgogne  qu'un  épisode  isolé  au 
miheu  de  l'histoire  générale  du  XV*'  siècle ,  tirant  sa  seule 
importance  du  rôle  secondaire  et  douteux  qu'y  a  joué 
Louis  XI,  son  seul  intérêt  du  malheureux  sort  des  vic- 
times? Tant  que  le  caractère   de   Charles  de   Bourgogne 

'  Le  l^'  juillet  Louis  de  Bourbon  autorisait  la  reconstruction  des  maisons  dans 
la  ville  au  prix  d'un  lion  d'or  de  30  gros  de  Flandre  et  dans  le  pays  de  Hesbaye  et  de 
Franchimont  au  prix  d'un  florin  du  Rliin  de  20  gros  de  rente  à  payer  au  duc  de  Bourgogne. 
(De  Ramp    583.) 

Le  21  octobre  14-09  le  duc  Charles  en  nommant  Guy  de  Brimeu  gouverneur  de  la 
ville  qu'il  avait  résolu  de  faire  élever  en  l'Ile  de  la  cité  de  Liège,  lui  donnait  pouvoir  de 
consentir  aux  reconstructions  et  l'autorisait  à  établir  gens  de  loi  pour  rendre  la  justice. 
(Barante  de  Gachard,  t.  II,  app.  p.  726.) 

-  De  Gerlache,  Histoire  de  Liège  ,  p.  301. 


—  676  — 

nous  a  été  présenté  avec  les  couleurs  sombres  et  despo- 
tiques qu'il  devait  à  la  tradition,  la  destruction  de  Liège 
comme  celle  de  Dinant  a  pu  n'être  considérée  que  comme 
le  sanglant  résultat  d'un  accès  de  colère  et  n'acquérait  de 
titre  à  l'attention  du  penseur  qu'à  un  point  de  vue  extrê- 
mement restreint.  Mais  le  duc  Charles  a  cessé  d'être  ce 
fou  couronné  qu'ont  voulu  en  faire  quelques  écrivains. 
Grâce  aux  nombreux  documents  que  des  mains  patientes 
et  érudites  ont  su  tirer  de  poudreuses  archives  ,  il  nous 
apparaît  actuellement  non  plus  comme  le  dernier  repré- 
sentant de  la  féodalité ,  mais ,  tout  au  moins  autant  que 
Louis  XI ,  comme  l'adversaire  de  ce  régime  alors  agonisant. 
Pendant  leur  règne,  leur  politique  intérieure  à  tous  deux 
fut  la  poursuite  du  même  but  :  l'agrandissement  de  leur 
autorité  en  affaiblissant  l'un  la  noblesse  ,  l'autre  les  com- 
munes. 

En  France  les  institutions  communales  n'avaient  jamais 
poussé  de  bien  profondes  racines  ,  tandis  qu'à  la  faveur 
de  la  guerre  de  cent  ans  la  noblesse  y  avait  grandi  aux 
dépens  de  la  royauté.  Dans  nos  provinces  au  contraire  les 
cités  enrichies  par  la  négoce  et  l'industrie  avaient  en 
quelque  sorte  absorbé  la  classe  aristocratique  qui,  du 
reste,  n'avait  jamais  eu  l'importance  qu'elle  avait  acquise 
dans  le  pays  voisin.  Mais  la  noblesse  et  les  communes 
n'étaient  en  délinitive  que  l'expression  de  la  féodalité  :  de 
part  et  d'autre  se  retrouvaient  le  même  caractère  d'indivi- 
dualité, les  mêmes  aspirations  vers  les  privilèges  exclusifs 
et  personnels.  Un  intérêt  commun  pouvait  parfois  liguer 
l'une  et  fédérer  les  autres;  mais  une  fois  le  danger  passé, 
le  faisceau  se  brisait  et  chacun  rentrait  dans  son  isolément 
égoïste  et  souvent  agressif.  Ni  les  unes  ni  l'autre  n'étaient 
la  nation,  et  l'étaient  d'autant  moins  que  leur  indépendance 
individuelle  était  plus  grande.  Donc  si   d'un  côté  il  fallait 


—  677  — 

affaiblir  les  grands  vassaux  pour  fonder  l'unité  française, 
de  l'autre  il  fallait  brider  les  communes  et  centraliser 
le  pouvoir  pour  unifier  les  éléments  divers  qui  compo- 
saient l'héritage  des  ducs  de  Bourgogne. 

La  principauté  de  Liège,  par  la  dévolution  de  son  siège 
épiscopal  à  un  membre  de  leur  famille,  avait  en  quelque 
sorte  pris  rang  parmi  leurs  possessions ,  et  la  solidarité  du 
duc  et  de  l'évoque  était  telle  qu'un  soulèvement  populaire 
des  Liégeois  les  atteignait  également  tous  les  deux.  Lors 
même  donc  que  ces  derniers  n'eussent  pas  contracté 
d'alliance  avec  Louis  XI ,  tôt  ou  tard  le  duc  de  Bourgogne 
aurait  dû  s'interposer  :  par  leur  excursion  intempestive  sur 
les  marches  du  Brabant  et  dans  le  pays  de  Hervé  ils  pro- 
voquèrent son  intervention. 

Dans  les  deux  premiers  traités  qu'il  leur  impose  ,  il  ne 
songe  pas  à  les  priver  de  leurs  privilèges  ;  une  contribution 
de  guerre  ,  la  promesse  de  ne  pas  s'allier  à  ses  ennemis, 
de  donner  passage  à  ses  troupes ,  telles  sont ,  en  somme , 
les  conditions  qu'il  leur  dicte  ;  mais  après  Brusthem ,  il 
désarme  et  anéantit  la  commune.  C'est  que  dans  l'intervalle 
avaient  éclaté  lors  de  sa  joyeuse  entrée  à  Gand  et  à 
Matines  des  émeutes  qui  eussent  pu  devenir  sérieuses  ,  et 
qu'il  s'était  aperçu  que  le  vieil  esprit  démocratique  des 
cités  flamandes  ne  demandait  qu'une  occasion  favorable 
pour  se  réveiller.  Cette  occasion,  les  communes  liégeoises 
semblaient  avoir  voulu  la  leur  fournir  ;  il  fraj^c^ia  en  elles 
l'agent  provocateur  et  les  mit  hors  d'état  de  jouer  doréna- 
vant ce  rôle.  L'année  suivante  c'était  l'atteinte  portée 
au  principe  d'autorité  dans  la  personne  de  leur  évoque 
souverain  qu'il  venait  punir ,  c'était  pour  servir  à  jamais 
d'exemple  aux  communes  rebelles  que  Liège  était  renver- 
sée ;  et  les  communes  flamandes  ne  s'y  trompèrent  pas , 
car  moins  d'un  mois  après  le  retour  de   Charles  de  cette 

XXIX  xxni  59 


—  678  — 

sanglante  exécution  (8  janvier  1469),  Gand  lui  envoyait 
ses  magistrats  et  ses  notables  pour  lui  faire  amende  hono- 
rable et  lui  voir  déchirer  de  ses  mains  les  privilèges  qui 
faisaient  son  orgueil. 

Le  sac  de  Liège  et  de  Dinant,  c'est  pour  notre  histoire 
le  pendant  de  l'échafaud  du  comte  de  St-Pol  et  du  duc 
de  Nemours  ;  en  France  l'aristocratie ,  ici  la  féodalité 
communale  y  furent  frappées  au  cœur.  Trop  vigoureuses 
pour  s'éteindre  d'un  coup ,  les  communes  eurent  plus  tard 
encore  sous  Marie  et  Maximilien,  sous  Charles  Quint  et 
sous  Philippe  II ,  comme  la  noblesse  française ,  et  leur 
ligue  et  leur  fronde  ;  mais  le  coup  était  porté  :  après  le 
XV*'  siècle  les  communes  ont  vécu ,  dans  l'histoire  de  la 
civilisation  elles  ont  accompli  leur  tâche.  Mais  comme 
la  plante  qui  ne  se  dessèche  et  meurt  qu'après  avoir 
porté  ses  fruits,  elles  ont  partout  laissé  les  germes  des 
libertés  dont  quatre  siècles  plus  tard  devaient  surgir  les 
institutions  dont  nous  sommes  si  fiers,  et  se  constituer  notre 
libre  Belgique. 


COSMOS  EN  ZODIAC 


DER 


SCANDINAVIËRS, 

MET    AANTEEKENINGEN 

VOLGENS  EENEN  CHRISTELIJKEN  KALENDER  DER  XIV  EEUW , 

DooR  M.  D.  BUDDINGH', 

OUD   LEERAAU   EN  niIiLTOTIIECARIS   DER   VOORM ,    KONINKL.    AKADEMIE   TE   DELFT. 


Dat  ook  in  het  oude  Noorden ,  in  Scandinavie ,  gelijk  in 
het  verre  Oosten ,  Hindostan,  't  welk  men  als  de  wieg  en 
bakermat  van  aile  ontwikkeling  en  beschaving  acht,  de 
wereldheschouiving ,  grondslag  was  der  mythen  en  mytlien- 
leer,  waarin  men  zijne  denkbeelden  over  leven,  dood  en 
onsterfelijkheid  wikkelde  en  symbolisch  voorstelde ,  valt 
thans  niet  meer  te  betwijfelen. 

Die  wereldbeschouwing  is  zelfs  gemeenschappelijke 
grondslag  van  aile  Gosmogoniën  der  oude  volkeren ,  gelijk 
LiNK  (zie  Aa7it.  '),  Creuzer,  Mone  %  Dupuis  %  en 
anderen  genoegzaam  hebben  iiiteengezet  ;  de  laatste  ook 
met  toepassing  op  den  oorsprong  der  godsdiensten  :  der 
Sabaeërs ,  Hindoes ,  Egyptenaren ,  Grieken  en  Romeinen, 
ja  zelfs  op  die   der  Israëlieten  of  Hebreeuwen. 

Uit  de  kennis  der  zcven\  later  negen  planeten  ontstond 

Ciimmissaires  raii|Mirleui's  :  MM.  F. -II.  Mkutens  et  1(;  l)anm  .1.  w.  St-(îknois. 


—  680  — 

de  voorstelling  van  even  zoo  vêle  werelden  en  hemelen , 
die  men  zich,  naar  den  omloop  der  zon,  als  zoo  vêle  wereld- 
ki'ingen  (woroltringaj  en  hemelburgen  (himinhjœrgr) 
voorstelde ,  welke  in  Scandinavie  himne  eigene  namen 
hadden.  Vermoedelijlc  stonden  die  zelfs  met  de  leer  der 
zielsverhuizing  in  verband.  Over  het  geheel  kan  men  aan- 
nemen,  dat  in  liet  Oosten  en  Noorden  dezelfde  gronddenk- 
beelden,  docli  naar  natuur  en  klimaat  gewijzigd  ,  werden 
aangekleefd.  Wordt  het  toch  aangenomen ,  dat  het  mensch- 
dom  uit  het  Oosten  van  de  Ariërs,  en  uit  Hindoslan  afstamt, 
dan  kan  het  nietbevreemden,  dat  liunne  mythenen  talen, 
gronddenkbeelden  en  grondklanken  met  elkander  gemeen 
behielden ,  hoezeer  door  tijd  en  omgeving  gewijzigd. 

Zoo  telde  Scandinavie  in  zijne  Cosmogonie  naar  het 
belcende  zeuental  planeten,  benevens  zon  en  maan  mede- 
gerekend ,  negen  werelden  en  negen  hemelen  ^,  als  wereld- 
kringen  gedacht,  die  zich  in  den  ringvorm  van  h.  hainen 
en  oude  koepel-tempels  afspiegelt  ^ 

Deze  negen  werelden  waren  : 

1.  Vindblain,  (d.  i.  windblauwe) ,  beneden  de  maan, 
met  twee  afdeelingen  of  Hreggmimir  (regenbron)  en 
HeythUrni7'  (de  Aether)  onderscheiden  :  alzoo  het  storm- 
en  regengewest.  2.  Andlangr  (Windverte)  schijnt  de 
maanbaan  of  maan  zelftezijn;  3.  Vidblain  (wijdblauwe) , 
de  daarboven  zich  verheffende  en  uitgestrekte  hlauwe  hemel 
door  licht-alfen  bewoond;  4.  Vidfedmi,  de  wijd-gevarene , 
of  vergereisde  ,  de  zonnebaan  of  de  zon  zelf ,  hoezeer 
MONE  hier  aan  den  planeet  Mcrcurms  denkt  ;  5.  Hrjôdr, 
6.  Hlyrni  en  7.  Gynr,  zijn  dan  naar  de  opvolging  met 
Mercurius,  Venus  en  Mars  te  vergelijken  ;  terwijl  8.  Veth- 
mimir  en  9.  Scaturnir  dan  op  Jupiter  en  Saturnus  wijzen, 
daar  de  laatste  naam  zelfs  van  elders  ontleend,  in  het 
noordsche  stelsel  overgenomen  schijnt.  Ook  Rask  en  Mone 


<^    Zcv^ 


OPHELDERENDE   AAT^TEEKENINGEN 

DAVKREliPEN. 


1  Âftispilhani  of  lut  Ernpi/i'diii/n  (vuunvcrdd j,  de  ivoniinj ihr Mit.'>fHl~onni  . 

2  J.iositl/7icim\>/  ('iintlf(ac  Ailhcf}  ivoniiu]  dcr    liclit  -alfcii. 
o    Oi'dhein  met  A.wjard  .(lui  fu-munu-nl  )  u'oitiH(i  dcr  Ascii . 

■^   \'(Ui(t/icim  c'/  \indIuini,(Alini',\pliccril(7(i<(rilciAtuu'n. 

ô  Ardiin/uini  l'I  AUd</(tril .(  Dv  tuirdc  i/i  lui  middcn    : df  matschcii . 

0'  Jottinliiini  <>/  Itqti/d  (di  wiriùhwi'  /■•^'àn  vfixir^cn.T'huiMii ,  iroUlcii  ,ciiu 

7  Soart  - ullhcini ,  ( lui  ifuncfidù/r  dcr  tuii-dc  I-  -locai  ■  idic/i . 

8  AJi/r/dtci/n  ,  luciuiit/  dcr  diuc/y/c/i  iri  de  (iitrdc. 

q  A'ifl  (iHclluiin  ,(iiu/(ini/  in  Anart  -(il/7iciin  / ,scluid///u  ol'/icocirij/;  dcr  ilocdcn , 
ivaariii    de   Mancfaiiù'cl  /liicrt/clmir  cf  Xd.flioiid  (  lijiciilust  i,  ic^/c/isuiliiujc/i 
o(in  : 
Cdtisor  cil    /d,nio/litr  (  IdttDcld  )  /Il   Ood/mn ,  iixuir  t/r  </t'dcii   of  Ascn   stri/d'/i  en 
:.ie/i   d<tttriui    tiieder  i>ei-ktiine/en . 
'lie  oiter  ecfi  en  ander  nu/ne   Eddaloci",  f'/r.  l8dj. 

Apr.f'-'r  -'■^l'Afidémie  dArcTiéolo^ie  cleBeltfiqu.6,i.XXI[l,  2°Séne  tlIL  ;-.••..       • 


—  681  — 

meenden  in  dezen  naam  de  plaiieet  Saturnus  '  te  zien, 
terwijl  Uraiius  den  Noordlanders  onbekend  was. 

Dat  men  zich  deze  verblijven  als  luerelkringen  (worolt- 
ringa)  voorstelde,  blijkt  iiit  het  noordsche  gedicht  Alvis-mal\ 
dat  in  het  midden  van  elk  dier  werelden  dertien  dingen 
opsomt,  die  aldaar  telkens  met  nadruk  in  het  middelpunt 
(haimr  hveriomi.j  gesteld  worden,  zoo  als  Mone  opmerkt. 
Eene  voorstelling  of  afbeelding  dier  wereldkringen ,  hebben 
wij  hierbijgaand  naar  Legis  verder  uitgewerkt  en  aan- 
gevuld  (Zie  zijne  Alkuna  en  Fornalthar  Kullnaumur 
northrlantha.J 

Ook  de  Hemelen  schijnen  naar  de  voorstehing  der  oude 
Scandinaviërs ,  als  tegenstelling  der  werelden,  ringvormig 
boven  elkander  te  hggen,  en  naar  de  planeten,  benevens 
zon  en  maan,  zich  mede  tôt  negen  te  bepalen.  Deze 
hemelen  (Himin,  Chimelj ,  zijn  : 

1.  De  hoogste  hemel  of  vuurwereld  Muspelheim  door 
Muspelzonen  bewoond;  2.  Alfheim  of  Liosalfheim,  de 
woonplaats  der  hcht-alfen  ;  3.  Godheim,  bewoond  door 
Asenofgoden;  4.  Vanalieim,  doordeWanen;  Vindheim , 
door  de  zielen;t3.  Mannheim,  door  de  menschen  ;  7.  Jotim- 
heim,  door  de  reiizen;  8.  Myrkheim  of  Svart-Alfheim  door 
dwergen  en  zwartalfen  bewoond,  en  9.  Niflheim,  het  rijk 
der  dooden. 

Even  zoo  als  deze  voorafgaande  werelden  en  hemelen 
uit  de  toenmalige  wereldbeschouwing  ontsproten,  en  alzoo 
de  Cosmos  der  voorgeslachten  bevat,  wier  scheppings- 
geschiedenis  daarmede  zamenhangt,  zoo  zijn  ook  de  twcmlf 
goden-,  bm'gen-  of  hemelwoningen ,  aan  de  twaalf  zonne- 
standen  des  jaars  ontleend,  met  de  zodiac-teekens  der 
Ouden  (der  Hindoes,  Egyptenaren,  Grieken  en  Romeinen) 
te  vergelijken,  waarmede  zij  overeenkomen. 

Allen,  die  over  Scandinavische  en  Germaansche  mythen- 
of  natuurleer  geschreven  hebben ,  —  wij   noemen  sleclits 


—  682  — 

den  grooten  Finn  Magnusen,  den  reuzengeleerden  Grimm, 
den  diepvorschenden  Mone  ,  beiievens  Legis  ,  Schrader,  en 
anderen,  —  stemmen  daar  in  met  elkander  overeen,  dat  de 
twaalf  hemelgoden  en  hunne  hemel-woningen  (heimrj, 
aan  de  twaalf  zoimestanden  of  hemelteekens  van  den 
Zodiac  beantwoorden.  Gelijk  al  verder  door  liet  twaalftal 
Asen  of  goden  het  active  of  werkend  beginsel  der  zon 
vertegenwoordigd  schijnt,  zoo  mijns  érachtens  door  de 
twaalf  Asynior  of  Asinnen  liet  meer  passive  of  vruchtbare 
beginsel  der  aarde ,  door  de  zon  in  hare  twaalf  standen 
verwekt'.  Gelijk  de  zon  bij  Grieken  en  Piomeinen  op  zijn 
hemelwagen ,  door  zonnepaarden  getrokken ,  de  verre  reis 
aflegde,  zoo  schijnt  ook  elk  der  Asen  zijn  ros  bezeten  te 
hebben,  waarvan  hier  alleen  Odin's  Sleipner,  Heimdall's 
Gulltoppr  genoemd  worden  ;  terwijl  Baldr's  Volon  (veulen) 
van  eldersbekend  is,  en  Thor  of  Donarmet  bokkenreed  '°. 
Bij  de  vergelijking  dezer  twaalf  hemelgoden  en  himne 
w^oningen  (heinvr) ,  door  sommigen  ook  hemelburgen  of 
paleizen  genoemd,  met  de  teekenen  van  den  Egyptischen 
Tentira  of  Denderah  ",  den  later  zoogenoemden  Dierenriem 
en  den  Hindoeschen  Zodiac'",  zijn  evenwel  niet  aile  noordsche 
Mythografen  het  cens,  hoofdzakelijk  daaraan  toe  te  schrijven, 
dat  de  godennamen,  niet  altijd  in  de  zelfde  volgorde 
optraden,  en  omdat  er  onder  hen  verschil  bestaat  omtrent 
den  aanvang  des  jaars  in  het  oude  Noorden.  Zoo  stelt 
Mone,  dat  de  Ase  Thor  in  Trudheim ,  volgens  de  VaiUuspa, 
het  jaar  met  de  lente-evennacht  opent ,  en  dat  alzoo  hem 
de  eerste  hemelwoning  aldaar,  in  maart,  als  het  begin  des 
jaars,  zou  zijn  aangewezen  '^  Door  die  misplaatsing  en 
vooral  ook  door  Trudheim,  de  woning  van  don  renzen- 
strijder,  verkeerdelijk  onder  de  twaalf  /^cmcl-woningen  te 
rangschikken ,  heeft  Mone  een  stelsel  ontworpen,  dat 
geheel  in  strijd  is  met  de   aandachtige    lezing  van    het 


—  683  — 


noordsche  dichtstuk  ol  Skalden-lied ,  de  Grimnismal,  d.  i. 
Grimnirs-gezang ,  waarin  de  vijfde  strofe  ons  de  zaal  van 
UUr  in  Ydalir  als  eerste  godenwoning  doet  kennen. 

Naardien  nu  in  hetNoorden  ,  blijkens  een  riuie-kalemler 
volgens  FiNN  Magnusen  en  anderen,  de  ivinter-ïiu.c\ii  met 
22  november  aanvang  nam ,  en  met  den  raven-ndich.t 
eindigt,  21  december,  zoo  moet  Ullr  in  Ydalir  in  deze 
wintermaand  gesteld  worden ,  en  stemt  daarin ,  ook  wat 
zijne  eigenschappen  en  attributen  betreft,  zoo  als  wij  zien 
zullen,  met  het  teeken  van  den  +->  schutter  overeen-.  Alzoo 
verkrijgen  wij  naar  de  volgorde  der  Grimnismal  de  navol- 
gende  vergelijkingen  : 


-!-> 

Sagittarius , 

22  nov. , 

Ullr  in  Ydalir. 

^ 

Capricornus  (Solst .) 

,  21  dec. , 

Freyr  in  Alfheim. 

Aquarius , 

19  jan. , 

Vali  in  Valadskialf. 

^ 

Pisces , 

18  febr. , 

Saga  in  Sockvabeckr. 

V 

Aries  (eqiiinox), 

20  maart , 

Odin  in  Gladsheim. 

h' 

Taïu'us , 

20  april , 

Skade  in  ïhrymheiin. 

jr 

Gemini , 

21  mei , 

Baldr  in  Breidablik. 

iiû 

Cancer  (Solst.) , 

24  junij  , 

Heimdall  in  Himinbjôr 

<R 

Léo , 

21  julij , 

Freya  in  Folkvangr. 

itp 

Virgo ,   ' 

23  aug. , 

Forsete  in  Glitnir. 

r-^^ 

Libra  (equinox) , 

23  sept. , 

Niord  in  Noatun. 

m, 

Scorpio , 

23  oct., 

Vidar  in  Landvidi. 

Zie  hier  verderop  bijgevoegde  Zodiac-schets  in  vergelij- 
king  met  den  Zodiac  of  Tentira  (Denderah)  van  Hindoes  , 
Egyptenaren ,  Grieken  en  Romeinen ,  voor  zoo  verre  ook 
hun  hoofdgoden  in  den  dierenriem  wonen.  Bij  vergelijking 
met  mijne  feesten  en  feestijden  in  mijn  Westlatid,  zal  men 
ontwaren,  dat  wij  metl*  januarij  beginnende,  aldaar  Freyr 
in  Alfheim  gesteld  hebben ,  wiens  gcboorte  op  21  december 
in  den  raven-nacht  valt,  zoo  dat  liij  op  den  1^  januarij 
zijne  eerste  tand-geschenken  ontvangt,  waarmede  bij  ons 
het  jaar  aanvangt. 


—  684  — 

Eenige  nadere  toelichting,  waarbij  ik,  wat  de  aseri  en 
himne  attributen  betreft,  op  mijne  Edda-lecr  (Utr.  1837), 
en  wat  liunne  feesten  en  feesttijden  aangaat,  op  mijn 
Westland  (Leid.  1844,)  terugwijs  *\  zal  bovenstaande 
opgave  nader  bevestigen.  Hierbij  hebikvooral  ook  Legis, 
en  ScHRADER  geraadpleegd ,  welke  eerste  in  zijne  inleiding 
tôt  de  Grimnis-mal^  over  den  noordschen-  of  runen- 
kalender  en  tijdrekening,  en  liare  verbetering  door  Are 
Frode,  in  980  of  990  handeit,  hoewel  het  onzeker  is  of 
deze  de  Juliaansche  tijdrekening  gelœnd  hebbe. 

Wij  beginnen  hier  met  21  november  tôt  21  december. 

1.  Ullr  in  Ydalir,  in  het  zodiacs-teeken  van  den  scliutter. 
Ook  Ullr  werd  voor  den  besten  boogschutter,  schaatsen- 
rijder  en  jager  gehouden  ;  terwijl  zijn  naam  Ullr  =  wol , 
vlok,  sneenwvlok ,  door  sommigen  als  de  wollige  vertaald, 
zeer  eigenaardig  in  deze  maand  past,  waarin  hij  de  aarde 
met  het  wollige  sneeuwkleed  dekt.  De  Psahnist  zeide  reeds  : 
«  God  geeft  sneeuw  als  wol.  »  Ook  moet  Ullr  hier  als 
de  verpersoonlijking  van  den  geheelen  luintertijd,  aan 
welks  ingang  hij  geplaatst  is,  gelijk  zijn  tegenstelling 
Baldr  van  den  geheelen  zo^ncrtîjd,  worden  aangemerkt. 

Zijn  plaatsvervanger  in  den  christelijken  kalender  en 
légende,  is  ontwijfelbaar  geen  ander  dan  de  sanct  Marten, 
de  weldadige  christen-held  der  middel-eeuwen,  die  zijn 
krijgshaftig  karakter  van  den  voorafgaanden  Mars,  en 
zijne  weldadigheid  van  Ullr  ontleent  '"'.  Gelijk  deze  het 
aardrijk ,  zoo  bedekt  ook  hij,  met  de  helft  van  zijnen  mantel, 
den  naakten  armen  (Zie  over  St-Marten,  Westland,  bl.  358.) 

2.  Freyr  in  Alfheim  (21  december-january) ,  stelt  de 
geboorte  voor  in  den  raven-nacht  van  eenen  nieuwen 
zonnegod  ;  hij  en  Freya ,  waren  kinderen  van  Niord  (het 
noorden,  de  nacht,)  en  Skade  (de  schaduw).  Even  als 
de  Horus  bij  de  Egyptenaren ,  vertegenwoordigt  Freyr  als 


ZODIACS  -  VKK(;i:i,YKl.N(;i:.N  . 


a.-f)f  tniinen.ai-lrlr  betnitteii  Art  Hoentf<hf  ph 
jlrLffi  { 'fi  «1  iMan  inftfet/erxÀtntf ./ 

b.  Df  ^fwone  Zoifitictlct/cr/tj  en  luunfn . 

c.  Df  Itutijthe  ^Uinâvf'siumfn- 

(1 .  tJrûA'JtlAf'm  RtOHM^he  ^(kfm  natntn  . 

e  De  iiocrtfgtAe  tfmhn -nammm  fwitnt  litniel 


AAN  T  E  KKKN IK  GKN. 

f .  Dr  hutim  cirfiel  bevttt  df  namm  m  np^ 

Uel-ais  wui  rcn  Chi:  CaZtmiariiim  op  de  aan^Wi 
XHÈf  datumsuù  de  Xl\'*eeuw.  ite  vudrU-  mif 
èeJtatt/e  KalenJer.  by  U  Lmuf.  Re/orm      vnrL  ■' 


'■dam . 


.  0. 


JattrUlhn'ii  in  ii.iiimer/nnç  amvnten  te  taorden.  Bu  de  HmtttH 
n  AeS  tk  ifenuiUpteef/'d  Ael^/H.wee*.  met  afieetdut^en'eHUi  £ 

m  the  Hdtor^anddoetnnt^^^BuJhttme.Càmdim..  liiS^^ 

~  fenderoA  di     " 


-..     -  ut/^e/ 

lie/  fil  de  tamalfjttndam*^!^*' 
'  m  PLIS.  Oriiïine  dtsrdigi^ — 


theatitûn.hSute'attriàutm'en  maningai  (h, 
^dAlAen^mtvoeritferinlUhlùi^^""-  '**^'    ■""' 


hftnelseAe^  .kruiahm.,tta. 

<)oningai  (heim  rf. 
iS3^j,  veiyeii/ILJ 


—  685  — 

zonnegod  het  geheele  jaar  ,  schenkt  vruchtbaarheicl  en 
welvaart,  regen  en  zonneschijn.  Uit  bloedwraak,  werd 
hem,  wegens  het  versUnden  van  den  zomer-zonnegod  door 
een  ever,  bij  zijne  geboorte  den  ever  geslagt ,  en  acht 
dagen  later  (in  january) ,  werden  hem  de  eerste  taiid-^e- 
schenken  gebragt,  waaronder  ook  Alfhehn  behoorde, 
welke  aan  den  oorsprong  des  Kchts  of  empyrischen  hemel 
hemmert. 

Het  groote  /uel-feest  en  het  slachten  van  den  juel-et'er, 
viel  op  het  tijdstip  ,  waarop  in  eene  andere  mythe  de  zonne- 
wielen  zich  hadden  gewend  '*^  (Hitil,  Juel  ^  wiel.)  Ook  de 
Romeinen  hadden  hunne  Natalitia  invicti  solis,  terwijl 
capricornus  of  steenbok  liet  khmmen  der  zon  aanduidt. 

Op  onzen  christelijken  kalender,  steit  de  driedubbele 
kroon  op  dortiën-  of  (?ne-koningen-dag  de  aanbidding ,  niet 
meer  van  het  stoffehjk  aardsche ,  maar  van  het  hooger 
goddehjk  hcht  voor ,  als  Heliand  der  wereld  ;  terwijl  onze 
nieuw^ejaars-geschenken,  en  het  goud,  de  wierook  en  myrrhe 
der  drie-koningen  aan  de  tand-geschenken  herinnert.  In 
de  christeUjke  symboliek  wordt  het  jaar,  januarij ,  geopend 
met  het  lam ,  en  de  maand  gesloten  met  het  vervolgend 
zwaard  van  Saulus,  die  echter  op  den  vollen  middag 
(junij)  bekeert  en  dan  Pauhis  wordt. 

Freyr's  kracht  in  het  dooden  van  den  reus  BeU,  en 
daarom  Behadolgr  geheeten,  kan  in  den  moord  van  den 
donkeren  Ponciaan  zijn  overgegaan  ;  terwijl  zijne  bruids- 
werving  door  Skirnir,  bij  des  verslagen  reuzen  zustei' 
Gerda  (onze  Sanct  Gertruud  in  maart?),  nog  herinnering 
in  onze  volksgebruiken  schijnt  te  hebben  nagelaten  (Zie 
Westland,  jjl.  340-42.) 

3.  Vàli  in  Valaskialf  (19  januarij-februari; ,  twelk  van 
louter  zilver  schittert,  is  eene  voorstelling  van  den  noord- 
schen  hemel ,   in  den  lau-  of  iucUer-mu.u.n(\. ,  het  teeken 


—  686  — 

van  ^sz  den  waterman  ,  en  Vali  zelf  het  symbool  van  het 
liclit ,  altlians  van  het  steeds  krachtiger  wordend  daglicht , 
en  daarom  Liosheri ,  d.  i.  lichtdrager ,  lichtaanbrenger 
(Lucifer)  geheeten,  waardoor  de  Ysvelden  (Ydalirj  in 
watervelden  worden  veranderd.  Als  lichtdrager  wordt  hij 
oûk  zeer  juist  als  den  wreeker  of  overwinnaar  van  Baldr's 
dooder,  den  bhnden  Hôdur  ,  Haudr  (représentant  der 
duisternis)  voorgesteld;  van  daar  zijn  naam  Vali ,  —  kracht, 
sterkte,  ni.  van  het  zonlicht  *'. 

De  christelijke  mythe  wijdt  in  deze  maand  eene  lichtmis 
aan  Maria  ,  terwijl  zij  later  in  dezelfde  maand  Sanct  Pieter's 
verheffmg  (S.  Petrus  ad  CathedramJ  of  in  Sella  viert  ; 
terwijl  Vali  zelf  nog  in  den  Valentyn,  en  de  gebroken 
kracht  van  het  ijs ,  in  Math-ijs ,  schijnt  voortteleven. 
S.  Petrus,  die  zich,  even  als  het  zonhcht,  verheft,  opent  hier 
door  zijn  p  sleiUel  de  poorten  des  hemels.  Hij  voert 
éditer  dried)  verschillende  sleutels.  (In  februarij,  junij  en 
augustus).  Vergel.  Westland,  bl.  342-43  enz. 

4.  Saga  in  Sockvahêkr  (de  stortbeek),  waarin  Odin 
(van  22  febr.-maart),  bij  de  godin  Saga,  dagelijks uit  de 
[/rrf<x-bron  drinkt,  d.  i.  uit  den  hemelstroom  of  stroomen, 
die  aan  den  Eridanus  der  Grieken ,  aan  de  Ardui-sur  der 
Persen  en  den  indischen  Majastroom  herinnert ,  weîke 
stroomen  de  .,'\,  visschen  voeden ,  die  in  den  egyptischen 
Tentira  of  Denderah  ,  gelijk  in  den  Zodiac  der  Hindoes, 
door  een  symbohsch  teeken  worden  voorgesteld.  De  bena- 
ming  van  Thor-maned  duidt  hier  wel  genoegzaam  aan ,  dat 
Thor,  de  germaansche  Thunaer  of  dondergod,  hier  in 
den  strijd  der  natuur  zegevierend  optreedt,  om  de  ijs-reuzen, 
gelijk  Math-ijs  met  zijn    t^  bijl,  te  bestrijden. 

Bij  Saga,  (van  ai-saga  ^  =  zeggen  ,  spreken  ,  -waarvan 
ook  de  Sage)  dronk  Odin  wijsheid,  uit  de  bron  der 
wijsheid  en  ruischende  stroomen,   die  hij  in  drie  teugeji 


—  687  — 

ledigde.  Sanct  Gregorius,  die  de  eerste  in  deze  maand  is, 
werd  eertijds  als  patroon  der  wijsheid  door  de  schooljeiigd 
vereerd  (12  maart).  Dat  Odin  bij  goiiden  bekers  en  onder 
lief  gekoos,  onder  menige  sage,  de  gocUn  bevmclit  heeft, 
vermeldt  wel  de  mythe  niet  ;  doch  het  Ave  çjratia  of  Maria 
boodschap  dindt  op  vruchtbaarheid  der  aardsche  maagd, 
door  den  engel  haar  aangekondigd  ^^,  terwijl  de  daar  vooraf- 
gaande  aarde  in  de  liand  van  Benedictus ,  als  half  in  het 
licht ,  half  in  de  schaduw ,  de  evennacht  (21  maart)  aan- 
kondigt,  waarop  zijn  voorganger  Odin  in  Gladsheim  treedt. 

5.  Odin  in  Gladsheini  :  d.  i.  de  bUjde  vroUjke  woning 
(20  maart-apr.),  begint  meteen  vrolijk  drinkgelag,  waartoe 
Thor  zich  Aegir's  brouwketel  verwerft.  De  feesten  ter  eere  van 
Freya,  de  Aster-dis  of  Ostra-godin ,  de  godin  van  het  blijde 
Oosten,  vallen  in  deze  maand,  waarin  de  zonnegod  als 
Hnikudr,  d.  i.  overwinnaar  optreedt.  Gladsheim  vormt 
hier,  om  zoo  te  zeggen,  den  ingang  tôt  het  van  goud  blin- 
kende  Valhalla,  dat  wij  later  met  den  zetel  Hhds-kialf 
zullen  leeren  kennen. 

Een  en  ander  is  in  onzen  christelijken  kalender  in 
nieuwe  beelden  en  symbolen  voorgesteld.  Het  Ave  gracia 
brengt  vreugde  in  den  sancten-hemel ,  ook  onder  de  men- 
sclien;  de  ketel  van  Ambrosius,  schijnt  Aegir's  brouw- 
ketel (op  1"  april)  te  vervangen ,  terwijl  Tyburt  aan  den 
koenen  en  wijzen  Ty  of  Tyr  (den  eenhandige)  herinnert ,  en 
het  zilvcr  krnis  op  rood  veld  den  Hnikudr  =  Victor ,  gelijk 
het  roode  kruis  op  zilver  veld  Tyr  voorstelt,  waarbij  Marcus 
als  draken-dooder,  als  een  andere  St-Joris  (met  het  roode 
kruis)  optreedt.  Dat  de  draak  hier  als  plaatsvervanger  van 
den  Fenrirs-wolf  voorkomt,  lijdt  geen  twijfel;  hij  schijnt 


Ook  de  ^  slier  is ,  gclijk  Tyr,  symbool  dur  kracht  en  onversaagdheid . 


—  688  — 

zelfs  nog  deii  afgebeteii  anii  van  deii  koeneii  Tyr  in  zijn 
miiil  te  hoiiden.  Zie   ]'\cstla)(d,  bl.  3i0  en  oi7  enz. 

6.  Skadc  in  Tlirijiuhcim  (21  april-mei).  Deze  Skade 
(schaduw),  is  de  nooi'dsche  luchtgodln ,  die  door  liare 
voorjaarsstormen,  gejaagde  wolken  en  nevels,  schaduw  in 
Tlu'ynilieim ,  d.  i.  in  het  kmd  vanrijm,  rijp  verspreidt,  dat 
zij  ten  geschenke  van  de  goden  ontving ,  nadat  Thor  haren 
vader  den  ijsreus  Tliiassi  verskigen  had,  wiens  helni  en 
panzer  zij  verkreeg  om  heerschappij  te  voeren  op  de 
bergen;  terwijl  haar  gemaal  Niord,  daarentegen  Noa-tun, 
d.  i.  het  zeestrand,  verkoos.  Zij  had  zich  dezen  onder  de 
Asen  ten  gemaal  gekozen ,  om  zijn  u'ittoi  voet .  wanende 
dat  hij  de  schoone  Baldr  was. 

Gelijk  "^r  Aries  (de  steenbok)  eene  voorstelling  is  van  de 
klimmende  zon,  of  Skade  op  de  bergen,  zoo  de  ^  Stier 
van  hare  toegenomene  kracht  (Tyr),  waardoor  de  Asen, 
nabij  As-gard ,  den  geweldigen  en  laatsten  ijsreus  Thiassi 
vellen.  Het  limveUjk  van  Skade  en  Xiord,  de  Mei-  en 
maagdenfeesten  in  de  zoogenoemde  Wonne-  of  vreugde- 
maand,  sehijnen  met  elkander  in  verband  te  staan,  en 
algemeen,  ook  door  Mei-hederen  gevierd  '^. 

De  christehjke  kalender  opent  deze  maand  met  Philippus 
en  Jacob.  AYij  vragen,  zijn  dat  pkaatsvervangers  van  de 
tweelingen  n  Gemin ({hi]  de  Germanen  als  gebroeders  Alcis 
bekend,)  of  schuilt  achter  Philipp  eene  Philippine ,  die 
zich  met  Jacob  verbindf?  Het  Jeruzalemsch  kruisof  de  kruis- 
vinding  in  deze  maand,  duidt  wel  zeker  op  het  bekende  : 
in  hoc  siqno  vinces,  waai'door  St.  Jaii  de  Evangelist ,  in 
een  vat  met  kookende  ohe  voorsjesteld ,  over  aile  marte- 
hngen  zegenvierde ,  en  «  ongequetst  l^leef.  »  Dat  geschiedde 
«  vor  der  Latijuscher  poorte;  »  —  terwijl  Pancraes,  die 
((  mit  afbollinc  syns  hoofds ,  r^  den  marteldood  stierf,  toch 
de   k)'oon   der  overwinninii-  verkrees:.    Ook  herinnert  het 


—  689  — 

St.  WallDuriîsfeest  in  deze  maand  aan  de  noordsche  Val- 
borgs  Aflen ,)  Westl.,  bl.  348-50. 

7.  Baldr,  in  BreidabUk.  (21  mei-junij),  is  de  lichtgod 
in  het  hemelpaleis  of  godenwoning,  (C  vergezigt,  verziend.  » 
Hij  vertegenwoordigt ,  als  de  schoonste  lichtgod ,  de  zon 
haar  hoogste  toppunt  naderend ,  en  is ,  om  zoo  te  zeggen,  het 
middelpunt,  waarom  heen  het  geheele  mythenstelsel  zich 
beweegt.  De  zonne-vuren  en  feesten  in  deze  maand,  waarin 
het  heet,  dat  Odin  (in  den  aanvang  van  junij)  op  zijn 
hoogen  zetel  Hhdskialf,  het  wereldruim  overziet,  waarin 
steekspelen  ter  eere  van  Baldr  gevierd  worden ,  duurden 
ook  nog  onder  het  christendom  voort;  zijn  noodlottige 
dood  door  zijn  halfbroeder  Haudr  of  Hôder  valt  mede  in 
dit  getijde ,  waarin  hij  de  représentant  is  van  den  geheelen 
zomer  ^o.  Hij ,  de  schoonste  ,  was  ook  de  hoogste  regter ,  ter 
wiens  eere  ook  Bol-ihing  gehouden  werd,  het  hoogste 
regt;  wantzijn  vonnis  was  onherroepelijk.  Sommigen  hebben 
Baldr  en  Haudr,  hoezeer  /^aZ/'-broeders  als  de  gebroeders 
Alcis  aangemerkt,  ^Yaarvan  Tacitiis  spreekt. 

In  de  christelyke  légende  en  kalender,  schijnt  nog  al 
vrij  wat,  natuurlijk  gewijzigd,  uit  de  mythe  te  zijn  over- 
genomen.  AYij  hebben  het  oog  op  Bonifacius ,  den  weî- 
doener,  zoo  als  ook  Baldr ,  wiens  dood  hier  invalt,  genoemd 
wordt;ophet  martel- l'i/wr  van  Barnabas  :  ook  Baldr,  werd 
ten  brandstapel  gedragen.  Zoo  herinnert  Odulfs  nap  aan 
de  oude  minni-dronken ,  ter  eere  der  goden,  gehjk  hier 
van  heiligen,  terwijl  de  St-Viti- schuâv  c?»  (ook  man-  of 
vair-scara) ,  den  ouden  Boltliing,  als /y  *^  spnbool  des 
rechts,  in  aandenken  houdt  "2*.  Baldr's  dood ,  is  vermoedelijk 
door  het  geslachte  lam  van  Johannes  (uit  de  Openbarmg) 
vervangen,  zoo  het  schijnt ,  door  pijlen  doorschoten  ;  terwijl 
dan  de  X™  ridders  de  Einheriar  voorstellen,  waarmede 
Odin  ,  ten  strijde  toog. 


—  690  — 

De  roomsche  kerk  echter  stèlt  hier    de  gehoorte  van 
St-J an-Baptiste ,   dat  wij  cvenmin  als  de  verhefflng  van 
Libbyn,   wiens  hart  in  de  hoogte  is  geheven,  weten  te 
verklaren.  De  sleutel  van  Petrus  prijkt  hier  met  het  IS 
kruis,  tervjiil  hei  zivaar cl  van  Pauhis  op  den  zelfdenp 
dag,  Pieter  en  Paulus,  op  zijne  bekeering,  op  den  vollen 
middag,  de  zon  in  haar  hoogste  toppunt,  wijst,  waardoor 
dus  de  zegenvierende  kracht  van  het  ^J^  ,ophetopgeheven  ft 
zwaard  der  vervolging,  wordt  aangeduid.  Op  Jan  Baptiste  ^ 
komen  wij  later  terug  ;  ten  opzigte  van  Baldr,  als  Bol  (van 
daar  holthiiigj  moeten    wij  nog  aanmerken,   dat  ook  de 
Germanen    hem    onder    dien   verkorten  naam,    zoo    het 
schijnt,  van  Ajoollo,  vereerden,  die  mede  in  deze  maand 
voorkomt  ^ ,  zoo  in  de  Baldr-mythe  : 


Dit  is 


Phol  ende  Wodan  viioran  zi  holza , 

Du  wart  démo  Balderes  volon  sin  viioz  hirenket,  enz. 


Phol  en  Wodan  reden  naar  het  woud 

Toen  werd  Balders  veulen  zijn  voet  verstuikt. 


Zie  mijne  Dietsche  Taal  en  Poezij ,  bl.  13;  vgl.  West- 
land,  bl.  350,  enz. 

8.  Heimdall  in  Himinbiôrg  (21  junij-julij)  d.  i.  in  Hemel- 
herg  of  burg.  Voor  de  eerste  opvatting  hemel-ber^f  is  de 
meeste  grond ,  want  de  zon  heeft  haar  toppunt ,  den  kruin 
des  bergs,  bereikt  en  keert  thans,  even  als  de  krecft  (  °5") 
weder  achterwaarts.  Om  de  gevolgen  van  Baldr's  dood  te 
voorkomen ,  hadden  de  goden  Heimdall  ,  die  hoog  en 
heilig  is ,  tôt  wachter  aan  de  brug  Bifrost  (regenboog)  ge- 
steld,  met  den  Giallarhoorn  (bazuin,  schal-hoorn)  gewapend. 
Odin  had  hem  bij  9  dochteren ,  de  ncgcn  maanden  (Novem- 
ber  medegerekend)  verwekt,  terwijl  zijn  ros,  GuUtoppr  ^ 
(goudbos,)  en  zijn  eigen  bijnaam  Gullintanni  (goudtand,) 


—  691  — 

hem  als  den  god  van  het  gouden  zomerlicht  doen  kennen. 
Zoo  vertegenwoordigt  hij  der  Grieken  Hermès  en  den 
Mercuriiis  der  Romeinen ,  die  beiden ,  even  als  hij ,  de 
witte  en  Uchte  goden  genoemd  worden ,  van  wier  vereering 
als  Belus  (Baldr)  en  Mercurius  (Heimdall)  ook  sporen  in 
Gent  bekend  zijn.  Gelijk  de  gansche  natiiiir  overvloedige 
tranen  stort  over  den  dood  van  Baldr,  zoo  bij  de  Grieken 
over  den  dood  van  Adonis  en  Attis. 

Ook  de  christelijke  kalender  voert  in  julij  INIargriet 
(Marechiit)  op  ,  die  even  als  Freya ,  als  zij  eenmaal  aan 
het  schreijen  (regenen)  komt,  daarmede  spreekwoordelijk 
zes  weken  (den  rouwtijd)  aanhoudt.  Deze  maand  opent, 
zoo  het  schijnt,  met  den  vinger  van  Thomaes  op  eene 
heldere  of  lichte  wonde,  om  «  de  verheffmg  zijns  ligchaams  » 
aan  te  duiden;  terwijl  de  bokaal  van  S.  Martyn,  de  ver- 
eering van  dien  christenheld  der  middeleeuwen  aanduidt, 
die  voor  het  geloof  streed,  dat  de  scheidende  Apostelen 
door  de  wereld  gingen  verkondigen.  Dat  ook  de  Honds  = 
d.  i.  ofTerdagen  (van  hun ,  hoen  =  offer) ,  in  deze  en  de 
volgende  maand  op  vroeger  offer-  of  oogstfeesten  terug- 
wijzen,  betwijfelen  wij  niet  (Westland,  bl.  354.) 

9.  Freya  in  Folkuangr ,  (21  julij-augustus). 

Freya,  naast  Frigga ,  de  hemelkoningin ,  is  de  voornaamste 
godin,  en  bewoont  in  Folkvangr  (d.  i.  volks-anger,  volks- 
veld)  de  zaal  Sesrumner.  Daar  drijft  zij  rouwe  over  de 
ontrouw  van  haren  gemaal  Odur  (die  men  Odin  acht), 
gelijk  Frigga,  over  den  dood  van  den  zonnegod.  Zij  was 
de  Venus  van  het  noorden.  Gelijk  deze  eene  zuster  van 
Apollo ,  den  zonnegod ,  zoo  ook  Freya,  eene  zuster  van  den 
zonnegod  Freyr.  Wanneer  Frigga  als  asen-moeder  en 
hemelkoningin,  de  vruchtbare  aarde  voorstelt,  dan  is 
Freya  als  maangodin  de  Vemif^  Aphrodile  (schuimgodin)], 


~  692  — 

in  het  oud-noordsch  frododis ,  d.  i.  insgelijks  schuim- 
dise  (godin)  geheeten ,  die  de  helft  der  gevallenen ,  gesneu- 
velde  helden  (halfan  val]  ontfangt.  De  planeet  Venus 
heet  in  het  noorden  ook  Freya  en  de  Venus-dag  Frea-dagr. 
De  straks  genoemde  offerdagen  of  hims-dagen,  na  den  oogst, 
met  de  cerealiën  der  Grieken  te  vergelijken,  duren  ook  in 
augustus  voort.  De  halfan  val  ziet  waarschijnlijk  reeds  op 
de  dag-  en  naclit-evening ,  waarover  straks  meer  ^^. 

In  de  christelijke  kalender  heet  deze  Aran-  of  Oogst- 
maand ,  ook  Piet-  of  Pieter-maand,  met  wiens  sleutel  van 
geheel  verschillende  maaksel  |3  ,  waarin  de  vier  pim.- 
ten  van  het  kruis  "J-»  worden^  aangewezen,  de  maand 
wordt  geopend.  Herinnert  dit  hier  aan  den  pieterspenning 
als  offergave  ?  Gelijk  Maria ,  als  plaatsvervangster  van 
Freya,  in  hare  /«,eme?-vaart  aan  de  hemelkoningin  Frigga? 
De  christehjke  légende  of  mythe  geeft  haar  denzelfden 
titel  ;  doch  als  liefdesgodin  Freya ,  mist  zij  den  stoet  van 
godessen,  waarmede  deze,  gelijk  ook  de  Juno-Here  om~ 
geven  is ,  die  hier  aan  het  Vi7'go-  of  maagden-teeken  np 
van  den  Zodiac  herinneren.  Berthelmeus  met  het  vilmes 
en  St.  Jan  met  het  zwaard  op  den  hais  herinneren  hier 
aan  den  marteldood,  die  zij  op  onderscheidene  wijzeleden. 

Augustus  sluit  met  St.  Jans  onthoofding ,  over  wien  later 
meer  (ZieWestl,  355.) 

10.  Forsete  in  Glitnir  (21  aug.-sept.) 

De  voorzitter  (For-seti)  in  de  glanzende  zaal  der  ver- 
effening,  van  rood  goud  opgetrokken  en  met  zilver  ge- 
dekt,  vereffent,  als  god  der  geregtigheid ,  allen  strijd  en 
verschil.  Hij  vertegenwoordigt  als  zoodanig  de  dag-  en 
nacht-evening ,  welke  op  den  Zodiac  der  Indiërs  en  Egypte- 
naren  door  de  weegschaal  e=o=  wordt  voorgesteld.  Forsete 
beslecht  den  strijd  tusschen  licht  en  duisternis ,   tusschen 


—  693  — 

zomer  en  winter,  als  zoon  en  nakomeling  van  Baldr  zijn 
ook  zijne  vonnissen  onlierroepelijk. 

Dat  in  deze  septemljer-maand  Harda-  of  Har-feesten , 
ter  eere  van  de  Aard-moeder  (terrae  Mater)  zullen  hebben 
plaats  gehad,  op  de  zoogenoemde  Hartjes-dsigen  ,  schijnt 
op  den  christelijken  kalender  door  Lambrecht,  met  bet 
symbooï  van  een  hertenkop  aangeduid ,  terwijl  deze 
maand ,  met  de  weegschaal  van  Michiel  sluit ,  die  alzoo 
als  plaatsvervanger  van  den  regter  Forsete  moet  aan- 
gemerkt  worden  2*  (Westl.,  bl.  255  en  356.) 

11.  Mord  in  Noatun  (21  sept.-oct.) 

Niord ,  de  gemaai  van  Skade ,  die  den  teruggang  der  zon 
naar  het  zeestrand ,  bij  ons  de  ondergaande  zon  in  den 
dag-cirkel,  gelijk  Skade,  de  klimmende  zon  op  de  bergen 
voorstelt ,  voert  heerschappij  op  zee ,  en  wordt  daarom  door 
zeevarenden  aangeroepen. 

Het  schijj  van  Symon ,  dat  mede  in  het  laatst  van  october 
valt ,  kan ,  zoo  wel  als  plaatsvervanger  van  Niord  worden 
aangemerkt,  als  het  schip  der  aarde  zijn,  waarvan  het  in  de 
mythe  heet  : 

De  vrouw  van  Odin  (Frigga) 
Roeit  het  schip  der  aarde 
Moedig  en  htstig  enz. 

en  in  de  légende  : 

Het  koint  een  schip  geladen 
End'  aan  het  hoechste  boert  (!)oord) 
Maria  houdt  het  roeder 
Een  engel  stiuirt  het  voort. 

(Zic  Westlaml,  bl.  261-02.) 

De  ossenkop  van  Lucas  (Luuc) ,  en  de  xj'"  maagden ,  die 
daar  vooraf  gaan ,  kunnen  wij  niet  duiden  ;  wi j  zien  in 
deze  laatsten  tegenstelUng  der  x'"  riddei's  ^. 

X.MX  XXIII  60 


—  694  — 

12.  Vidar  in  Landvidi  (22  oct.-nov.),  d.  i.  de  stomme 
god,  of  de  zwijger  Vidar  in  liet  wijde,  riiime  land.  Stom 
en  treurig  is  Vidar  als  het  beeld  der  natiiur.  In  den  goden- 
strijd  o{  raçjna-raukr  ^  waarin  de  magten  (ragna)  in  rook 
(rait/.r)  verdwijnen,  overleeft  hij  aile  goden,  zelfs  Odin, 
wiens  dood  hij  op  den  Fenrirs-wolf  wreekt.  In  het  noorden 
liep  tegen  november  het  oude  jaar  ten  einde,  misschien- 
wel  met  het  schip  der  aarde  ;  doch  de  christelijke  légende 
wijst  op  het  rijkgeladen  schip  ^  waarvan  St-Nicolaas  later 
de  stille  uitdeeler  is.  Daarenboven  tellen  november  en 
december,  als  de  laatste  maanden  van  ons  jaar,  feesten  en 
symbolische  feestteekens ,  waarop  wij  straks  terug  komen; 
terwijl  wij  hier  alleen  nog  vermelden,  de  allerheiligen  en 
allerzielendagen  ^^ ,  benevens  den  beker  van  Martyn  en 
het  hart  van  Libbyn.  Algemeen  bekend  is  S.  Nicolaas  ^7. 

Dat  men  op  feesten ,  gelijk  hier  bij  den  uit-  en  m-gang 
van  een  nieuw  jaar  aile  heiligen  en  aile  zielen  gedachtig 
was,  en  door  menigen  minne-dronk  uit  den  beker  van 
Willebrord  en  Martyn  wijdde,  zal  te  minder  bevreemden, 
naardien  ook  reeds  het  heidendom  hier  zijne  Asen-  en 
doodenfeesten  had  ,  waarvoor  deze  christelijke  feesten 
zijn  in  de  plaats  getreden. 


Zoo  verre  mijne  aanteekeningen  nopens  de  twaalf 
zodiacs-woningen  en  Asen  van  het  Noorden ,  als  zoo  vêle 
afzonderlijke  voorstellingen ,  van  den  loop  der  zon  in  hare 
verschihende  standen,  in  den  jaar cirkel.  De  zon  als  Odin, 
germaansch  Wodan  ,  d.  i.  Weldoener,  beheerschte  als 
Oppergod  het  geheele  jaar  ;  doch  ook  op  kleiner  kring , 
op   den   dagrirkel   (cyclus)    kan   die   voorstelling   worden 


—  695  — 

toegepast,  met  dît  onderscheid  alleen  ,  dat  hier  de  éénheid 
van  Opperwezen  meer  diiidelijk  doorstraalt ,  terwijl  de  heer- 
schappij  over  het  jaar  aan  twaalf  verschillende  wezens, 
aanhem  ondergeschikt,  wordt  toegekend.  Op  ruimerkring 
dus  'polythéisme,  die  naar  de  meest  magthebbenden  in 
trilofjie  of  trimurti ,  en  in  de  heerschappij  des  dags  in 
Monothéisme  was  zamengetrokken.  Als  dag-vorst  droeg 
Odin  of  Wodan,  twaalf  verschillende  bijnamen,  die  insgelijks 
naar  de  twaalf  zonne-standen  en  natuur-verschijnselen  , 
met  den  jaarcirkel  kunnen  vergeleken  worden. 
Deze  bijnamen  zijn  : 

1.  Alfadir ,  Alfaiidr,  Alvader  :  het  eerste  imr,  de  eerste 
maand,  die  aile  volgenden  voortbrengt,  begint  in  het  midden 
van  den  nacht ,  van  den  winter  of  raven-nacht ,  de  nacht 
als  moeder  van  den  dag ,  zoo  was  ook  Freyr  in  Alflieim , 
de  nieuw  geboren  zonnegod,  de  vertegenwoordiger  van 
het  nieuwe  jaar. 

2.  Herian  ,  de  heirvader  ,  de  heerscher.  De  zon ,  het 
licht  treedt  als  strijder,  heer-aanvoerdertegen  den  nacht, 
de  duisternis  te  voorschijn,  gelijk  Vali  in  Valaskialf  de 
wreker  op  Haudr,  wegens  Baldr's  dood. 

3.  Hnikar,  de  zegevierende  :  het  licht  begint  te  zegevieren 
over  de  duisternis  en  nachtvorsten;  de  ijsvelden  ontdooyen  ; 
de  wateren  ruischen  van  de  bergen  ;  Saga  in  Sôckvabeckr 
ontvangt  de  bezoeken  van  Odin  :  de  bezoeken  als  zonnige 
uren  en  dagen. 

4.  Hnikudr,  overwinnaar  (Victor).  Het  reuzenvolk,  de 
ysreuzen  zijn  in  de  nacht-cvening  ten  voile  overwonnen , 
de  zon  stijgt  elken  dag  hooger,  de  lengte  des  dags  en  de 
krach t  van  het  zonnelicht  overwint  de  koude  der  nacht  : 
Odin  in  Giadsheim ,  dat  is  de  blljde  woning,  de  zon  in  de 
lentotijd. 

5.  Fjôlnir  ,     de    vernionigvuldiger   :    de    menigvuldige 


—  696  — 

voorjaarsstormen  en  wolken ,  maar  ook  velerlei  gewassen 
komeii  te  voorschijn  :  Thor  velt  den  laatsten  Ysreus 
Thiassi ,  Nlord  hiiwt  zijne  dochter  Skade ,  die  Thrymheim 
bewoont ,  waar  rijm  of  rijp  voor  de  kracht  der  zon  bezwijken. 

6.  Oski,  de  gewenschte.  Het  nieuwe  leven  ontwikkelt 
zich  in  zijne  pracht  en  heerlijkheid.  Baldr,  de  meest  ge- 
liefde ,  de  gewenschte ,  door  allen  vereerd,  die  ook  by  Skade 
een  witten  voet  had,  heerscht  in  Breidablik. 

7.  Omi,  de  tierende,  geraasmakende  :  overal  gejuich 
en  gejnbel  ter  eere  van  den  zomer,  den  lichtgod  Baldr, 
maar  ook  het  bazuin-  of  hoorngeschal  van  Heimdall  in 
Himinbjôrg,  om  de  strijders  te  weklcen  :  de  zon  in  het 
top-  of  keerpunt  (Hlidskialf)  ;  voile  middag. 

8.  BifluuU ,  de  onbestendige  ;  ras  zinkt  de  zon ,  Freya  in 
Folkvangr,  de  eerste  vruchten  der  liefde  van  Odin  (de 
zon)  en  Freya  (de  aarde),  of  van  het  huwelijk  van  zon  en 
aarde  :  het  oogstfeest  begint. 

9.  Vi(hir ,  de  weêr-verwekker  :  omtrent  den  tijd  dat  de 
zon  in  den  horizon  daalt,  of  dag-  en  nachtevening  intreedt, 
beginnen  weers-veranderingen  ,  nieuv^e  strijd  tusschen 
zomer  en  winter  :  Forseti  in  Glitnir  vereffent  aile  geschil  ; 
na  den  oogst  afdoening  van  schulden. 

10.  SvidriT ,  verteerder ,  vernietiger  :  hetgeen  het  oogst- 
feest leverde,  wordt  verbriiikt,  verteerd  ;  de  nacht,  de 
winter  rukt  aan,  de  schepen  keeren  bevracht  terug  : 
Niord  heerscht  in  Noa-tun. 

11 .  Svidiir ,  de  verzwelger ,  verslinder  :  de  vruchten  der 
aarde ,  de  schoonheid  der  natuur ,  van  dag  en  zomer  wordt 
door  de  duisternis  verslonden  ;  ailes ,  mensch  en  dier ,  het 
gevogelte  zelfs ,  bereidt  zich  tôt  den  winterslaap  :  de  stomme 
Vidar,  heerscht  in  het  stille  Landvidi ,  de  stilte  der  nacht. 

12.  Jalkr ,  de  afgeleefde,  de  onde  :  de  dag,  zoo  ook 
het    jnar  loopt   ten   einde ,   de   zon   zinkt  in   het  winter- 


—  697  — 

keerpunt  ;  de  aarde  wordt  met  het  doodskleed  bedekt ,  de 
donkere  nacht.  Zoo  spreidt  ook  Ullr  in  Ydalir,  het  wollige 
doodskleed  als  sneeuw  ;  doch  de  aarde  Freya ,  wordt  door 
de  geboorte  van  een  nieuwen  zonnegod  verblijd  ^. 

Eene  andere  voorstelling  en  symboliek  spreekt  van  het 
luenden  van  het  zonne-wiel  (hiul ,  of  hioul)  ;  ook  van 
opstanding  van  den  god  des  Uchts  uit  het  graf  of  den  nacht 
der  duisternis  :  zoo  wijst  de  mythe  ,  ook  reeds  bij  de 
Egyptenaren  op  het  ledige  graf;  de  voile  leer  der  onster- 
felijkheid  blijft  éditer  aan  het  christendom  voorbehouden. 


Wat  rm  de  vraag  aangaat  :  door  welke  Apostelen,  de 
vroegere  Asen  of  Natuur-goden  in  de  christelijke  mythe 
of  légende  zijn  vervangen?  Daarop  behoort  geantwoord  te 
worden ,  dat  mij  bij  het  aandachtig  nagaan ,  wel  gebleken 
is,  dat  de  Evangelisten,  sommige  Apostelen,  enkele  Pausen 
en  verder  vêle  martelaren ,  Sancten  en  Sanctinnen ,  in  de 
Roomsche  kerk  vereerd,  als  zoodanige  lAaatsvervangcrs 
kunnen  worden  aangewezen  ;  doch  het  gebied  der  christelijke 
mythologie  ,  of  liever  der  légende  ,  waarin  de  hemel- 
koningin  Maria  of  Onze-Lieve-Vrouw  (van  Freya,  Frowa) 
zulk  eene  belangrijke  roi  speelt,  is  in  het  algemeen,  en 
door  mij  in  het  bijzonder,  nog  te  weinig  bearbeid,  om  die 
belangrijke  vraag,  gelijk  zij  verdient,  met  volkomene 
voUedigheid  te  beantwoorden.  Enkele,  meer  zekere  ver- 
gelijkingspunten ,  heb  ik  boven  aangestipt.  Ook  houd  ik 
misschien  voor  historié,  wat  anderen  Hgt  als  mythe  en 
syînholiek  zuUen  aanmerken  ;  maar  dan  toch,  in  mijne 
schatting,  als  symbool  van  onveranderlijke  waarheid,  van 
zedelijk  licht  en  onsterfelijk  leven ,  de  grondzuileu  van  aile 
wijsbegeerte  en  godsdienst. 


-    698  — 

Ik  weet.  het,  dat  Dupuis  in  zijiie  Origine  des  cultes  , 
aile  godsdiensten  der  Ouden  uit  het  Sabaeisme  afleidt, 
zelfs  de  twaalf  stammen  van  Israël ,  des  ouden  Testaments , 
gelijk  de  twaalf  fondamenten  van  het  hemelsch  Jeruzalem 
in  den  Apocalypsis  van  Johannes  met  de  zodiacs-teekens 
vergelijkt ,  en  hiervan  zelfs  eene  afbeelding  geeft ,  waarhi 
de  zeven  kandelaren  of  gemeenten ,  als  de  zeven  planeten , 
tôt  een  grooten  kandelaar  met  zeven  armenzamengetrokken, 
in  het  middelpunt  van  het  groot  heelal  of  den  Zodiac 
voorkomt;  —  terwijl  het  hemelsch  Jeruzalem  zelf,  als 
dichterlijke  beeldspraak,  op  het  firmament  en  de  kleuren 
van  den  regenboog  betrokken  en  geduid  worden.  Hoezeer 
nu ,  de  Openbaring  of  Apocalypsis  van  Patmos ,  als 
grootsch  natuurdicht,  als  dramatische  epos,  van  den 
laatsten  wereld-strijd,  vêle  en  treffende  punten  van 
vergelijking  met  der  goden  schemering  of  rannaraukr , 
in  den  noordschen  epos ,  de  Vaulu-spa  oplevert  ,  uit 
gelijke  bron  van  natuurbeschouwing  ontsproten  ^9  ^  (zie 
Westland,  3G5-375),  —  zoo  moet  ik  tocli  erkennen,  dat 
zoowel  de  twaalf  stammen  van  Israël ,  de  vier  groote  en 
twaalf  kleine  profeten  ,  als  de  twaalf  apostelen  te  veel 
historisch  bezitten,  om  hen  als  louter  zodiac-figuren  aan  te 
merken.  Zoo  toch  komt  men  er  toe  om  met  denDuitscher 
NoRK ,  den  bebloeden  rok  van  Jozef,  als  het  met  nevel- 
vlakken  bezaaide  firmament,  en  Abraham,  den  vriend 
Gods,  als  de  gepersonifiëerde  zon  te  beschouwen;  iels 
wat  naar  mijne  schatting  te  verre  gaat  in  het  wegcijferen 
der  historié  ^°. 

Wanneer  men  nu  met  de  vier  Evangelisten ,  als  de  vier- 
jaargetijden,  en  de  Apostelen,  als  de  twaalf  hemelherauten, 
hetzelfde  doet,  die  zich  om  Ghristus,  als  de  Zon  der  gereg- 
tigheid  ,  het  zedelijk  licht  der  wereld  ,  bewegen  ,  waar 
blijft  men  dan  met  Palestina ,  met  het  wèl  bewezene  bis- 


_  699  — 

torisch  gedeelte  ,  en  de  locaal-topografische  aanwijzingen 
der  historié?  Strauss,  die  Jezus  eerst  als  mythe  beschouwde, 
zou  dan  ongelijk  hebben  gehad,  toen  hij  van  zijne  dwaling 
terug  komende  ,  dezen  als  «  historische  persoon ,  »  en  het 
Evangelie,  als  «  historiscli  factum  »  beschouwde.  Alleen 
de  inkleeding,  de  vorin  of  wijze  van  voorstelUng,  kan 
mythisch  zijn,  de  inhoud  bevat  goddehjke  leer  en  waarheid. 

Wanneer  men  op  die  glibberige  baan  van  bespiegehngen 
voortging ,  zou  men  dan  ook  niet  onzen  Willebrord  ,  met 
zijne  elf  of  twaalf  mede-zendeUngen  of  EvangeUe-verkon- 
digers ,  als  mythische  wezens  mogen  aanmerken  ?  En 
Karel  de  Groote  met  zijne  twaalf  Pairs  of  rijksgrooten  ? 
Ja,  zelfs  Napoléon,  met  zijne  twaalf  veldmaarschalken ? 
Voorwaar  ,  het  valt  moeijelijk  de  juiste  grens  tusschen 
mythe  en  historié  te  trekken ,  te  moeijelijker,  daar  ook  de 
historische  feiten  in  mythische  vormen  en  symbolische 
beelden  zijn  voorgesteld  geworden.  Zoo  heeft  het  ook 
kunnen  gebeuren  ,  dat  historische  personen ,  bijvoorbeeld 
de  vereerde  Moedermaagd  Maria,  die  men  toch  als  historische 
persoon  erkent,  in  hare  middeleeuwsche  voorstelling  en 
ontwikkeling  tôt  Onze-Lieve-Vrouw  (naar  Frowaof  Freya), 
veel  van  de  attributen,  zoo  niet  bijna  ailes  van  dat  mythen- 
wezen  ontleend  heeft. 

Voor  eene  christelijke  mythologie ,  waartoe  ook  Grimm 
zoo  ruime  stof  levert  ,  en  de  legenden  en  het  volks- 
bijgeloof  dienen  geraadpleegd  te  worden,  zou  de  oude 
Kalender  bij  Le  Long,  wat  de  personen  :  de  Evangelisten, 
enkele  Apostelen ,  niet  allen ,  enkele  Pausen  ,  martelaars 
en  heiligen  betreft ,  en  wat  de  daarop  voorkomende  sym- 
bolische teekens  aangaat,  inderdaad  de  gepaste  leiddraad 
kunnen  opleveren,  om  met  een  runen-kalender  te  ver- 
gelijken.  Het  lijdt  daarbij  geen  twijfel ,  dat  sommigen  dier 
Sancten  en  Sanctinnen ,  gelijk  ook  huime  symi)olen  en 
symbolische  teekens  uit  de  natuur-mythen  van  het  heiden- 


.  —  700  — 

dom  oiitsproten  zijii,  en  juist  deze  behooren  in  eene  nog 
te  schrijven  christelijke  mythologie  of  in  eene  beschouwing 
van  christelijke  feesten  en  feesttijden  ,  in  de  eerste  plaats  te 
huis  ^\ 

De  ons  bekende  syrabolische  teekens  ,  aan  genoemden 
Kalender  ontleend ,  laten  wij  hier  naar  de  maanden  des 
jaars  volgen  ,  waarbij  wij  éditer  de  heiligen-figuren  moeten 
voorbijgaan. 

Januarij ,  die  de  deur  {janiia) ,  de  poort  des  hemels  , 
in  de  christelijke  jaartelling  opent,  begint  met  de  afbeel- 
ding  van  het  lam.  In  het  heidendom  slagtte  menuitbloed- 
wraak  een  ever ,  als  verzwelger  van  den  zonnegod  ;  het 
christendom  stelde  het  symbool  der  zachtmoedigheid  en 
liefde ,  het  lam,  daartegen  over  ;  het  hooger  en  beter  licht 
was  opgegaan  ,  had  zicli  in  de  geboorte  van  het  kind  Jezus 
verpersoonlijkt ,  het  Woord  was  vleesch  geworden  :  de 
Tiare  of  drie-dubbele  kroon  op  dortien-dag  (der  drie 
koningen)  zinspeelt  op  zijne  vereering  en  aanbidding , 
gelijk  het  1  ziuaard  van  Saiilus  op  de  vervolging  der  nieuwe 
leer.  ^ 

Februarij ,  heeit  behalve  andere  Sancten,  Maria,  als 
vertegenwoordigster  harer  licht-mis,  het  schoeisel  van 
Scholastica,  het  liefde-  of  vredeblad  van  Valentijn,  den  sleutel 
van  Petrus  ng  en  den  bijl  ^  van  Malhys  ;  de  poort  des  hemels 
schijnthier^^  ontsloten. 

Maart,  heeft  behalve  onderscheidene  heiligen  figuren, 
die  wij  ook  verder  voorbijgaan,  de  hand  van  Benedictus , 
met  den  half  verlichten  en  half  donkeren  aardbol  of  globe, 
waarop  het  Ave  Gloria  des  engels  aan  Maria  (plaatsver- 
vangster  van  Freya)  volgt,  vol  symbolisclie  beteekenis. 

April,  begint  met  den  ketel  van  Ambrosius,  heeft 
verder  het  zilver  kruis  op  een  veld  van  keel  van  Victor , 
en  een  kruis  van  keel  op  een  zilver  veld  van  lorys  ,  be- 
nevens  den  draak  van  Marcus,  dien  St.  Joris  velt. 


—  701  — 

Mel,  begint  met  Philippus  en  Jacob  met  een  olijf-  of 
palmtak,  enheeft  verder  hot  Jerusalemschekriiis  jJLj  van 
zilver  ,  het  vat  van  Johannes  (evangelist) ,  de  kroou 
van  Pancraes ,  de  bisschopsstaf  van  Servaes ,  terwijl  wij 
nietweten  of  Urbaen  een  ^  klaverhladl  voert. 

Junij.  De  bisschopsstaf  van  Bonifacius  is  hier  onder- 
scheiden  van  den  voorgaanden,  terwijl  Bernabas,  zoo  het 
schijnt  vuiirulammen  ontsteekt,  OdoH'  door  zijn  drinknap, 
en  Vitus  door  den  &  schaar  (Vitus-  of  bute-schaar) 
vertegonwoordigd  is  :  ^  v\  het  lani  van  St.  Jan  wordt  door 
pijlen  getroffen,  het  hart  van  Libbyn  in  de  hoogte  geheven, 
de  sleutel  Y^nVeirus  heeft  een  kruis  p  ,  en  het  zivaard  van 
den  bekeerden  Paulus  is  afgestompt.  ^ 

July.  Thomas  schijnt  in  het  Uclit  den  vinger  op  de 
wonde  te  leggen ,  gehjk  vroeger  in  de  duisternis  ;  het  teeken 
of  symbool  van  Margareet  ^  kan  ik  niet  diiiden,  gelijk 
ook  dat  van  Olf  niet;  (Olf  is  koning  Okuis),  misschien 
heeft  hij  een  skujtmes  in  de  hand,  waarboven  een  kroon. 

Aiigustus  ,  de  derde  sleutel  van  Pieter  to  ,  (misschien 
van  de  ofîerkist),  Laurens  in  het  vat,  Maria,  l^  deftig  in  het 
zwart;  Barthelmeus,  zoo  liet  scliijnt,  met  liet  v Urnes ,  en 
Jan-Baptist  met  liet  zivaard  onthoofd. 

Septemhcr  begint  met  de  bisschopsstaf  van  Gillys,  heeft, 
eenige  dagen  na  Maria  (geboorte)  het  Jeruzalemsch  kruis, 
benevens  de  hertskop  van  Lambrecht,  enjde  weegschaal 
van  Michiel,  wijzende  op  dag-  en  nachtevening. 

October  begint  met  den  bisschopsstaf  van  Bavo ,  heeft 
nogmaals  het  zilver  kruis  op  veld  van  keel  van  Victor, 
den  bisschopsstaf  van  Gallus,  door  zijn  attribuât  geheel 
onderscheiden  van  aile  overigen ,  den  ossenkop ,  symbool 
van  Lucas  ,  en  het  schip ,  welligt  symbool  der  aarde  hier 
op  de  kerk  overgebragt  ^2.  (Zie  boven.) 

November  opent  de  maand  met  het  Panthéon  ,   Aller- 


—  702  — 

heiligen ,  heeft  gewone  bisschopsstaven  van  Willebrord , 
en  Brixius,  den  dririkheker  van  Martyn  ,  het  hart  van 
Libbyn  ,  bet  symbool  van  Cecilia  «^  ,  zijnde  een  anker  , 
bet  ^  rad  van  Kateryn  en  het  ^  martel-A-r^Ms  %J  van 
Andries.  '^ 

Vergis  ik  mij  hier  niet  met  bet  hart  en  aiiker,  dan  bebben 
wij  bier  kerk-symbolen  vol  zin  en  scboone  beteekenis  :  bet 
hart,  symbool  der  liefde ,  bet  anker  der  hoop ,  bet  rad  der 
wisseling  van  bet  lot,  bet  Andries-A:rm's  van  den  martel- 
dood.  De  liefde  blijft  leven  ,  zij  vestigt  de  boop ,  onder  aile 
\visseling  ,  zelfs  op  bet  martelkruis  ?  —  De  lezing  der  legen- 
den  van  deze  Sancten  en  Sanctinnen  zal  dit  nader  moeten 
opbelderen  en  bevestigen. 

Decemher  opent  met  den^^  hamer  van  Loy  (Eligins), 
dien  ik  niet  weet  te  duiden  ;  de  gcvancjenls  van  Barbara,  en 
bisscbopsstaf  van  Nicolaas  gaan  bier  de  zwarle  Maria  vooraf, 
die  door  bet  spinrokken  van  Lucia  en  den  vinger  van 
Tbomas  op  de  donkere  wonde  gevolgd  wordt  ;  terwijl  Kcrs- 
tijd ,  door  de  liguur  of  afbeelding  van  bet  kerskindeken 
Jezus  is  voorgesteld,  voorts  Steven  of  Stefanus ,  eindelijk  de 
kraaijende  haan  van  St.  Jan  en  eene  vlam ,  als  bet  sym- 
bool des  licbts.  Zoo  eindigt  bet  cbristelijke  jaar  met  bet 
nieuwe  liclit  op  den  kandelaar  ! 

Bij  de  verklaring,  in  eene  cbristelijke  mythologie  van 
de  genoemde  personen  en  symboliscbe  teekens,  dient 
vooral  ook  gelet  te  worden  op  kroon  en  kapsel  van  Maria, 
verscbillend  in  february  en  maart  ,  in  augustus  en 
december ,  welke  laatste  ons  berinnert  aan  de  zioarte 
Maria  of  Lieve  Vrouw  van  Halle  ;  ook  op  bet  verscbil  van 
sleutels  van  Petrus  (februarij  ,  junij  en  augustus)  ,  de 
beraldieke  kleuren  der  vorscbillende  kruizen  ,  en  de  ver- 
scbillende  bisscbopsstaven  of  kromhouten  van  Servaes  in 
mei ,  Bonifacius  in  junij ,    Gillys   in   september,   Bavo  en 


—  703    - 

Galliis  in  october,  Willebrord  en  Brixius  in  november, 
gelijk  Nicolaas  in  december.  Alleen  hunne  legenden  zullen 
hier,  ouk  voor  hunne  plaatsing  in  genoemde  maanden ,  de 
verlangde  opheldering  moeten  schenken. 

Gehjk  in  november,  zoo  zijn  ook  in  december  de  ver- 
melde  symbolen  niet  zonder  schoonen  en  diepen  zin  en 
beteekenis.  De  geboorte  van  Christus  of  kerstijcl ,  als  het 
goddehjk  hcht  der  zedelijke  wereld  verdringt,  den  ouden 
natmir-god,  die  alleen  het  stoffelijke  licht ,  het  zonnelicht 
vertegenwoordigt.  Hooger  klorn  de  bevatting  van  het  hei- 
dendom  nog  niet ,  en  hoe  veel  verhevener  is  deze  leer  op 
het  gebied  van  den  geest,  boven  aile  vroegere  mythe  op 
het  gebied  der  stoffelijke  natuur.  De  ongeloovigc  Thomas 
met  den  vinger  op  de  donkere  wonde  gaat  die  geboorte 
vooraf;  doch  zijne  tegenstelling  Steven  of  Stefanns,  de 
eerste  martelaaar  der  ivaarheîd  ,  volgt  haar.  Ongeloof  en 
de  kracht  der  waarheid  staan  hier  bij  de  krihhe  elkander 
tegenover.  Misschien  ware  Simeon  hier  niet  misplaatst 
gevi^eest,  die  den  lofzang  in  den  tempel  aanhief  en  het 
licht  roemde  «  tôt  verlichting  der  heidenen ,  »  waarvan 
ook  Johannes  getuigde  :  «  In  het  begin  was  het  Woorcl  , 
»  en  het  Woord  was  bij  God  eli  het  Woord  was  God.  — 
»  In  hetzelve  was  het  leven  ,  en  het  leven  was  het  licht 
»  der  menschen.  »  En  een  ander  St.  Jan  den  wegbe- 
reider,  de  voorlooper  noemde  dat  licht  en  leven  :  «  bel 
))  waarachtige  licht,  hetwelk  komende  in  de  wereld,  een 
»  iegelijk  mensch  verlicht,  vol  is  van  liefde  en  waar- 
»  heid.  »  Alzoo  liclit,  liefde,  waarheid  en  leven  :  inhoud 
van  het  Woord  van  God,  in  Christus  verpersoonlijkt ,  d.  i. 
vleesch  geworden!  Voorwaar  aaw  het  einde  des  jaars, 
waar  ook  de  Ouden  hunne  doodenfeesten  vierden ,  kon  het 
Christendom ,  op  hooger  geestelijk  gebied ,  geen  schoonei' 
symbolen  stellen  dan  de  verpersoonlijkmg  van  dat  Woord 
van  God,  waarvan  de  voorlooper  St.  Jan  getuigde,  en  die 


—  704  — 

andere  St.  Jari  de  Apostel  der  Uefde,  vol  was,  tôt  dat  ook 
hij ,  afgeleefd ,  gelijk  het  stervende  jaar ,  in  lioogen  ouder- 
dom,  het  OO*^*^  zijns  aardschen  levens,  in  vrede  en  vol 
hoope  op  hooger  en  beter  leven,  in  liefde  den  geest  gaf, 
—  eene  treffende  tegenstelling  ook  tegen  de  onnoozele 
kinderen ,  zoo  velen  als  er ,  op  bevel  van  Herodes ,  den 
marteldood  stierven  :  St.  Jan  in  hoogen  ouderdom  ,  als 
de  afgeleefde ,  vol  liefde ,  de  kinderen  bij  het  pas  ontstoken 
levens-licht ,  vol  onschuld ,  beide  vatbaar  om  het  hoogere , 
betere  leven  ,  door  den  naclit  des  doods  integaan  ! 

Zie  daar  wat  de  haan  van  Johannes ,  de  Evangelist ,  als 
symbool  dier  Evangelie-verkondiging ,  in  den  Kalender , 
ons  toekraait ,  den  menschen-kinderen  verkondigt.  En 
hoe  veel  hooger  staat  die  haan,  d.  i.  die  verkondiging der 
goddelijke  v^^aarheid  en  liefde ,  boven  aile  hancn  '  van  het 
heidendom  in  den  Fftttht-sjm,  de  orakel-taal  der  Profetesse 
van  het  oude  noorden ,  die  zicli  alleen  op  stofj'elijk  gebied 
beweegt  ! 

Voorwaar,  zoolang  als  «  de  wind  waait  en  de  haan  (van 
St.  idiu)  kraait,  ))zal  hetWoord  vanGod(d.  i.  het  symbool  der 
waarheid)  niet  vergaan  !  Van  daar  dan  ook,  dat  eene  broeder- 
schap  van  vrije  mannen ,  welke  dien  geest  huldigt ,  hem 
reeds  van  oudsher  menigen  minne-dronk  wijdt,  en  met 
die  drinkinstelling  van  «  St.  Jans  gelcide  en  St.  Geerte- 
minne,  »  (de  beker  van  Nivelle),  zoowel  het  aandenken 
van  St.  Jan-Baptist,  als  voorlooper,  wegbereider  van  het 
hoogere  licht,  als  dat  van  St.  Jan  de  Evangelist,  en  zijn 
liefelijken  geest,  de  geest  des  grooten  Meesters,  tracht 
in  aandenken  te  houden,  welke  den  Opperbouwheer  van 
't  Heelal,  als  oneindige  Geest,  «  leerdeaanbidden  in  geest  en 
waarheid  »  Gods  liefde  boven  al,  den  naaste  als  zich  zelven  ! 

'  NI.  de  vuuiTode  haan  der  Trolden ,  de  goudgeele  der  Asen  en  de  roelkleurige  van 
Hela.  Zie  niijnc  Edda-leer,  (1837)  ,  W.  121. 


—  705  — 

Zoolang  dat  voorschrift  in  waarheid  en  met  ernst  wordt 
opgevolgd,  zal  ook  Zijn  geest  licht  ontsteken  in  onzen 
geest  :  liefde  wekken  in  ons  gemoed ,  en  «-î-*-  geloof 
•^  hoop  en  M  liefde ,  of  met  één  woord  het  leven  zal , 
^  aan  het  einde  onzer  dagen  ,  zegevieren  over  den 
dood.  Dood  waar  is  uw  prikkel,  grafwaar  is  mv  prooi?  — 
Dit  is  leer  der  onsterfelijkheid. 

Zie  daar  de  hoogere  zin  en  beteekenis  der  christelijke 
symboliek  ,  waarvan  de  verkondiging,  als  hlijde  boodschap, 
in  het  Oosten  is  opgegaan  en  in  het  Westen  weerkaatst, 
om  de  geheele^wereld  te  verlichten. 


Aant.  «  St.  Jans  geleide  en  St.  Geerteminne.  »  —  Over 
deze  zeer  oude  drinkinstelling ,  een  der  meest  geachte 
minni-dvoiiken ,  reeds  ten  tijde  van  F/or/.s  V,  zie  men  : 
Melis  Stoke,  uitgave  van  Hiiydecoper.  IV.  B.  v.  1424; 
ten  tijde  van  Willem  VI,  van  Oostervant  :  Nalezingen  op 
Wagenaar  ,  Vaderl.  Hist.,  I  dl.  146.  Ook  Scriverius  , 
{Gouds.  kronijk,  bl.  263);  WAGE^AAR{Vaderl.  Hist.  1,  345)  ; 
Matheus,  (Fund.  et  fat.  cccles.  p.  177),  maken  daarvan 
melding,  gelijk  Alkemade,  (Nederl.  Disch2:)legth ,  II, 
bl.  188-210);  Willem  van  Hilegaertsberch  ,  (XIV  à 
XV  eeuw),  heeft  die  toast  St.  Geertrudemin  in  IIS. 
nagelaten,  door  Clignett,  uitgegeven  in  zijne  Dijdragen, 
(1819),  met  inleiding  en  aanteekeningen ,  bl.  384-411.  Zie 
ook  mijne  Oade  en  latere  Drinl-plcgtighcden  ,  (1842)  , 
bl.  30-36,  en  de   aanteekeningen,  24,  ald.  bl.  72. 

Zie  wijders  noot  33. 


AANTEEKENINGEM. 


(1)  LiNK  (Fr.)  Zijn  werk,  hier    door  ons  bedoeld,  is   die   Urivelt  und  das 
Alterthum.  erliiutert  durch  die  Naturkunde,  2  Bde,  Beil.  1820-22, S^u'ilg. 4834, 
in  het  Hollandsch  :  de  Voorvjereld  en  de  Oudheid,  door  de  naluurkiinde  opge- 
helderd,  door  D--  A.  Moll,  te  Nymegen  (Amst.  1821.)  In  het  le  dl.  bl.  293-378 
geeft  die  geleerde  een  overzigt  van  de  Kosmogoniën,  of  de  voorstellingen,  zoo  als 
de   Ouden  zicli   die  vormden  van  de  scheppings-geschiedenis,    in  rnythen  en 
beelden ,  te  beginnen  met  de  Indische  leerstellingen  naar  de   Veda's,  de  oud- 
Persische  leer  naar  de  Zend-Avesta  van  Zoroastar  ,  de  Mozaïsche   scheppings- 
leer  naar  Mozes ,  de  Fenisische  mythen  (van  Sanchoniaton),die  der  Babyloniërs, 
der  Egyptenaren  en  Grieken.  In  zyne  algemeene  beschouwingen  ,  waarin  hy  op 
de  overeenkomsten  en  den  d'eperen  zin  dier  mythen  in  de  Kosmogoniën  let,  wyst 
hy  vooral  op  de  godsdienst  der  Sabaeërs  ,  als  een  der  oudste  volken  terug ,  hoe 
zeer  «  met  een  heihg  duister  omhuld.  »  —  Hunne  vereering  van  zon ,  maan  en 
(jeslarnten  verrneldt  ook  Bochaut,  Geoyraph.  sacra,  etc.  L.  B.  1672,  fol.  129. 
(2)  «  Creuzer  (Fr.)  en  F.  .1.  Mone  in  hunne   SymboUk  und  Mythologie  der 
allen  Vijlker ,  1810,  4  dl.  2  uitg.  1819,  waarin  de  eerste  inzonderheid  der  Grieken 
en  Oostersche  volken,  en  Mone,  in  zijn  vervolg  2  dln.  de  Westersche  volken 
behandelde.  Beide  ,  inzonderheid  Creuzer,  wijst  daarin  op  eenen  gemeenschap- 
pelijken    oorsprong   van   mythen  en   théogonie ,    door    de   priester-kaste    der 
Pelasgers  en   die  der  Egyptenaren  in  hunne  mysteriën  bewaard ,   in  Europa 
overgebragt;  doch  hunne  mythen,  symbolen  en  allegoriën,  als  oorspronkelijke 
natuurleer,  overal  naar  natuur  en  omgeving,  in  den  loop  der  eeuwen  veelvuldig 
gewijzigd,   ontwikkelden  zich  tôt  zelfstandige  stelsels,  waarvan  het  Grieksche 
mythenstelsel ,   welligt  het  meest  ontwikkeld,    althans   het  meest  bekend  is. 
Allen  hebben  trekken  van  overeenkomst,  die,  wat  hunne  Kosmogoniën  (volgens 
Link)  betreft  ,  op  éénen  oorsprong,  hetzij  Natuur  of  Openbaring,  terug  wijzen. 
Devraag  of  hieraan  ee.neapnoristische  opvatting  of  beschouwing  der  natuur,  dat 
is  aan    eene  loutere  natuurleer  en  hare  mysterische  voorstelling,   aan  louter 
symboliek    van    geschiedenis  en  zedeleer,  —  of  wel  aan  oorspronkelijke,  later 
gezonkene  Openbaring  moet  gedacht  worden ,  waaruit  gemelde  overeenkomsten 
van  het  Oosten  on  Westen  ,   geiijk   van  de  stelsels  vaix  het  Zuiden  en  Noorden 


—  707  — 

voorlvloeien?  gaf  tôt  levendigen  pennenstrljd  aanleiiling,  vvaarin  Gottf.  Hermann 
met  zijn  Ueber  das  Wesen  und  die  Beliandlung  der  Mythologie ,  Leipz.  1819, 
en  J.  H.  Voss  ,  met  zijn  Anti-SymboUk,  Stuttg.  1824  optraden.  Mannen  als  : 
Gôrres ,  Schelling ,  Silvestre  de  Sacy ,  Von  Hammer ,  Mûnter,  Siclker  en 
Oïlwaroff,  namen  deel  aan  den  strijd  ;  de  stoot  was  gegeven  :  Mythologiën  en 
Theogoniën,  benevensKosmogoniënwerden  onderzocht,  en  de  dieperenatuurzin, 
en  de  beteekenis  daarvan  opgedolven ,  waarlsij  vooral  ook  op  het  ethische  of 
zedelijk  karakter  der  godsdiensten  gelet  werd.  Zip  liier  wat  Creuzer  dien- 
aangaande  in  de  Voorrede  der  eerste  uitgave  zegt  : 

«  Die  Beurtheiling  und  Behandlung  alter  Religionstheoriën  ist  nicht  trennbar 
von  dem  eigenen  denken  ùber  den  Werth  der  Religionen  liberhaupt.  Was  nun 
das  Meinige  betrift ,  so  ist  mir  die  Religion  die  beste ,  die  den  ethischen 
Charakter  am  reinsten  bewahrt ,  und  den  Volkern  das  schârfste  sittliche  Maass 
vorhâlt.  Damit  glaube  ich  aber  keinesweges  ,  dass  die  Moral  den  ganzen 
Inhalt  der  Religion  erschôpfe  ,  weiss  auch  dass  die  edelsten  Menschen  und  die 
merkwûrdigsten  Yôlker  alter  und  neuer  Zeit  in  ihnen  noch  etwas  weiteres 
gesucht  und  gefunden  haben  :  hohere  Ausschlûsse  iiber  das  Geheimniss  unseres 
Daseyns  und  luiserer  Bestimmung.  In  jedem  Betracht  lege  ich  daher  dem 
Christeiithiim  einen  hohen,  ja  unter  allen  bekannten  Religionen  den  liôchsten 
Werth  bei.  «  —  En  in  de  voorrede  der  2«  uitgave  kleeft  hij  het  denkbeeld  eener 
oorspronkelijke  ,  zuivere  kennis  en  vereering  van  God ,  alzoo  eener  oorspron- 
kelijke  Openbaring  aan  ,  die  zich  alzoo  in  het  Christendom  het  zuiverst, 
afspiegelt.  «  Es  ist  die  Grundlehre  von  einer  anfânglichen  reinen  Erkenntniss 
und  Verehrung  Eines  Gottes  ,  zu  welcher  Religion  sich  aile  nachherigen.  wie 
die  gebrochenen  und  verblassten  Lichtstrahlen  zu  dem  voUen  Lichtquell  der 
Sonne  verhalten.  Dièse  IJeberzeugung  ist  mir  durcb  dièse  neue  Arbeit  immer 
Tester  geworden.  » 

Alzoo  de  oorspronkelijk  zuivere  kennis  aan  één  God  ,  als  Scheppcr  van  het 
heelal,  en  zijne  vereering  gingen  grootendeels  verloren  ,  men  zocht  die  kennis 
in  natiuu'gewrochten  terug,  en  eindigde  met  die  zelf  te  vereeren  en  te  aan- 
bidden  ,  en  die  vereering  stelselmatig  in  mythen  te  hullen. 

(3)  ((  Dupuis  (Ch.  Franc.)  ,  in  zijn  werk  :  Origine  de  tous  les  Cultes  etc. 
waarvan  de  'H''  éd.  ten  deele  door  P.  R.  Auguis  (Paris  1835),  behandelt  in  het 
le  hoofdstuk  vait  zijn  werk,  dat  X  vol.  hex'Ai^  l'Univers  Dieu ,  waarin  hij  het 
denkbeeld  D/ch  als  cause  universelle  uit  de  natiun-  ontleend,  vaststelt.  Vervol- 
gens  aile  openbaring  verwei'pende  ,  leidt  hij  aile  kennis  van  den  mensch  uit  de 
natuur ,  hare  afwisselingen  en  tegenstellingen,  af.  Die  kennis  in  mythen  en 
allegoriën  voorgesteld  ,  brengt  de  mythologiën  der  ouden  voort,  die  alzoo  hunne 
natuurbeschouwingen  bevatten.  Oorzaken  of  natmirkrachten  werden  goden , 
en  als  zoodanig  voorgesteld  :  de  twee  groote  tegenstellingen  ,  van  licht  en  duis- 
ternis,  werden  Ormuzd  en  Ahriman  [Dieu  et  le  Diable) ;  de  twaalf  maanden  of 
zonnestanden,  de  twaalf  goden  van  den  hemelschen  raad  (van  den  Olympus),  ja, 
in  de  sterren  en  sterrenbeelden  tôt  groote  getallen  vermenigvuldigd  ;  zoo  ontstond 
het  Polytheis)ne  (veelgodendom),  terwijl  de  twee  groote  tegenstellingen,  gelijk 
Ijij  de  Persen  ,    het    Dualisme   (de    leer  i\or  twee  beginselon)    voortbragten  , 


—  708  — 

waarboven  zieh  l)ij  de  Hebreërs  ,  Jehova  in  het  Monothéisme  (de  leer  van  één' 
God)  verhief.  Deze  beschouwing ,  wanrtoe  men  ait  het  Fitisme  opklom  ,  kan 
tlians  geen  aanstoot  meer  verwekken  ;  doch  Dlipuis  had  ook  gezegd  :  «  Je  ne 
parlerai  point  des  religions  révélées,  parce  qu'il  n'en  existe  point  et  qu'il  n'en 
peut  exister.  »  De  toepassing  daarvan  op  het  Mozaïsme ,  Christendom  en  den 
Apocalypsis  verwekte  ergernis  en  strijd ,  waarin  Delangle  {Paris  littéraire, 
Hamb .  Vil)  en  de  priester  Colnet  {Les  Étrennes  de  l'Institut  national,  Paris 
an  VII)  tegen  den  schrijver  der  Origine  des  Cultes  opkwamen ,  terwijl  de 
beroemdeLALANDE  zich  aan  het  hoofd  stelde  van  zijne  verdedlgers.  «  Il  le  félicite 
d'avoir  prouvé  que  les  religions,  les  fables,  les  théogonies  et  les  mystères 
n'étaient  que  des  allégories  physiques  et  astronomiques ,  et  de  l'avoir  si  bien 
faitque  l'illustre  Barthélémy  lui  disait  :  la  tête  m'en  tourne  o/zie  het  Suppl.  du 
Moniteur  du  30  fructidor  an  III ,  IG  septembre  1795  ,  n°  360. 

(4)  «  Zeven  »  In  het  Hebreeuwsch  is  Zeba  =  Zeven  ,  embleem  van  de 
hoogste  volkomenheid ,  en  beteekent  Heer  :  Zeba  Schemajim  =  Hemelsché 
Heer.  Dit  heiligtal  in  de  meeste ,  zoo  niet  aile  mythologiën ,  wijst  op  de  zeven 
planeten,  als  het  symbool  der  schepping  van  bel  heelal  {universumj ,  van  daar 
het  woord  Zebâisme,  of  door  verandering  Sabaeïsme  en  Sabaeërs,  als  vereering  van 
den  Heer  van  het  zeven-tal  planeten  ,  die  het  symbool  uitmaken  van  het  heelal. 
Menweet,  dat  de  Sabaeërs,  een  der  merkwaardigste  volken  der  ondheid,  aan- 
bidders  en  vereerders  waren  van  deze  meest  op  den  voorgrond  tredende  hemel- 
lichten  :  zon ,  maan  en  gesternten  ,  en  zoo  men  wil ,  in  gehtkkig  Arabie 
woonden  ,  «  afgescheiden  van  vreemdelingen ,  aan  de  noordzijde  door  eene 
ondoordringbare  woesteny  en  aan  aile  overige  zijden  door  eene  gevaarlijke 
kliiirijke  zee  beveiligd  ,  »  zegt  LiNK,  1 ,  371  ;  zoodat  dôôr  hunne  oorspronkelijke 
natuurleer  ,  de  vereering  van  den  Heer  der  schepping  het  zuiverst  is  bewaard 
gebleven.  Afspiegeling  van  dien  Zeba  z=  Heer,  als  scheppende  kracht  of  grond- 
oorzaak  van  het  heelal ,  vinden  wij  bij  de  Ariërs  en  Hindoes ,  in  Indra  en 
Brama,  bij  de  Egyptenaren  in  Athor  of  Cneph ,  bij  de  Grieken  in  Zeus,  de 
Hebreërs  in  Jehova  (van  Jah  à.  i.  het  hoogste  volkomen  getal)  in  de  Scandi- 
naafsche  mythe  in  den  ,4/fflf/r  (Alvader  of  vader  van  het  ai  (universum).  De 
jnenschelijke  geest  verhief  zich  in  die  voorstellingen  boven  de  stotïelijke  natuur 
en  hare  drie  oi  zeven  groote  representanten  ,  waaruit  zich  naast  het  dualisme, 
in  onderscheidene'  mythenstelsels ,  de  trimurti's  ontwikkelden  :  Brama,  Siva 
en  Vischnu  ,  bij  de  Hindoes,  als  scheppende  ,  bevruchtende  ofonderhoudende, 
en  vernielende  kracht.  (Zie  de  verklaring  daarvan  naar  Hegel's  grondstellingen  , 
in  de  Jahrbucher  der  Wissensch.  Kritik,  n"  105,  dec.  1835,  p.  845  etc.) 
even  als  Athor,  Osiris  en  Isis  ,  bij  de  Egyptenaren  ;  Zeus ,  Poséidon  en  Pluton  bij 
de  Grieken,  benevens  Har ,  Jafnhar  en  Tredi  bij  de  Scandinaviërs ,  en  andere 
in  de  Voorrede  mijner  Edda-leer  vermeld  (Utr. ,  1837 ,  bladz.  VII  enz.) 

Over  de  H.  getallen  ,  3  (ook  5)  —  later  ook  9,  12  (en  15  bij  de  . loden), 
waarvan  de  3  uit  de  mythen  der  Hindoes,  7  uit  het  Sabaeïsme,  12  uit  den 
Indischen  en  Egyptischen  Zodiac,  en  15  nit  de  symboliek  of  mysteriën  derHebreërs 
ontsproten  ,  of  althans  daarin  gegrond  waren  ,  zou  hier  nog  veel  gezegd  kunnen 
worden;  doch  wij  verwijzen  daarover  liever  naar  N.  Westendorp's    Verhan- 


—  709  — 

delingen  over  ondenoerpen  der  Oudheidkunde  en  Godenleer ,  1826 ,  bl.  89-92  , 
het  tijdschrift  :  Minerva  ,  de  6  eerste  aflev.  ,  1835-1836,  en  wat  wij-zelf  daarover 
reeds  gezegd  hebl^en  in  eene  aanteekening  op  ons  Westland  (1844). 

Het  H.  zevental  uit  liel  Sabaeïsme,  later  Noachisnie,  uit  de  planeten-dienst 
ontsproten,  werd  tôt  het  iregental  planeten  en  hemelen  uitgebreid  ,  waarbij  dan 
zon  en  maan  werden  medegerekend. 

(5)  «  Negen  Hemelen.  »  De  Cosmos  van  het  noorden  telde  vegen  hemelen  ol' 
werelden  ;  zoo  in  den  Vaulu-Spa,  d.  i.  de  leer  der  profetesse  : 

Vers  7     Niu  nani-ek  heima,  niu  ivilhi , 

Miotvith  meiran  fyrir  mold  nelhan. 

(d.  i.  Ik  vernam  van  negen  hemelen,  van  negen  steunsels ,  van  het  groote 
middelstùt  in  de  aarde  beneden.)  Miotvithr  :  Ettmuller  geeft  daarvoor  middel- 
steun  of  middelstùt,  en  verstaat  er  door,  om  zoo  te  zeggen ,  de  as  der  aarde, 
ook  wel  wereldboom.  Het  oorspronkelijke  lied,  waarop  de  profetesse  hier  het 
oog  schijnt  te  hel)ben  ,  deelt  dezelfde  Ettmuller  ,  aidas  mede  : 

«  Niu  ero  himnar  i  haeth  taldir. 
Veît  ek  hinn  naethsta ,  sa  er  heitir  Vivdblarnv 
Heiflithynnr  ok  Hreggmimir. 
Annarr  heitir  Andlangr  himinn. 
Tlu'ithi  Vidblainn  ;  —  that  mâttu  skilia. 
Vidfethmi  qveth  ek  vera  fiôi  tha. 
Hriotlir  ok  Hhirni  hyggium  flotta  (ok  sista), 
Ggnr  siôfta;  Vethminiir  get  ek  nu  vera 
Atta  himna  upp  um  talda. 
Skatyrnh'  stendr  (niunta)  skyum  ofar , 
Hann  er  utan  um  alla  heima.  )i 
Dat  is  : 

Negen  hemelen  zyn  in  de  hoogte  geteld.  — 
Ik  ken  den  eersten  :  hy  heet  de  blauire  liiclit , 
Ileldere  burg ,  regenliron  ; 
De  tweede  heet  de  vnndhemel , 
De  derde  de  ivgclblaaiiwe  ;  dat  moet  gy  gelooveii , 
De  verst)'ekke)ide  noem  ik  de  vierde  ;  — 
De  vyfde  en  zesde  zyn  :  Hrjodr  en  Hlyrni 
Gynr  de  zevende  ;  Vetlmiitnir  meen  ik  te  zyn 
De  achtste  hemel ,  naar  het  getal , 
De  negende  Scaturnir  staat  boven  de  hictit , 
*  Buiten  aller  werelden  omtrek. 

Zie  Ettmuller,  Vatdu-Spa,  Leipz.  1830,  v.  7  en  8,  bladz.  22  noot,  en  bl.  46. 

(6)  «  Ringvorm.  »  De  ringv  .rm  scliijiit  in  de  natuurdienst  eene  vaststaaiide 
type,  die  zich  in  de  //.  Hulnen,  in  den  ronden  tempelvorm  met  zijne  koepeldaken 
of  domen ,  als  natuur-tcmpels  afspiegelt.  Daarvoor  gold ,  zoo  als  Grlmm  , 
voldoend  aangetoond  heeft,  de  oorspronkelijke   uitdiukking  :  Aluh  .  ook  Hanic. 

XXIX  XXlll  '•' 


710 


(Zie  DeulscheMythol. ^G'oliïngen  1843,  s.  57,  etc.)  Mone  geeft  de  afbeeldingen  van 
zulke  H.  Haiiieii  met  steeiien  zetels,  ?,oo  als  de  godeiihain  bij  Alversdoif  (in  Dith- 
marsen),  en  den  Driùdentempel  op  den  Fiddesheuvel  in  de  Schotsche  Hooglanden. 
(Zie  Tab.  III  7  en  12  in  zijne  Symbolik  und  Mythol. ,  S»  dl.  ten  vervolge  op 
Creuzer  Symb.  1823  ;  terwijl  hij  elders  vermeldt ,  dat  de  hoofdling  Thorkill  een 
tempel  had  ,  waarin  hij  zijn  God  vereerde.  «  Sein  Tempel  stand  in  einer  Ein- 
friedigung  (VirkiJ,  war  rund  und  hatte  einen  Brunnen.  »  Aid.  I,  Th.  S.  292.) 

Ook  elders  in  het  Oosten  en  Westen ,  zelfs  in  ons  land ,  doet  zich  de  ronde 
tempelvorm  voor.  Wij  noemen  hier  slechts  den  zoogenaamden  Hune-  d.  i. 
Offerschans  op  de  Veluwe  ,  de  ronde  Nehalennia  tempel  te  Domburg  (van 
Domus),  de  kappellen  op  het  Valkenhof  te  Nijraegen,  ailes  natuurdienst  en 
navolging  van  den  grooten  logon  ,  d.  i.  natuur-tempel  met  zijn  gestarnt 
koepeldak,  waarvan  het  woord  tor/e;hoewel  deze  als  navolging  van  Salomo's 
tempel  (d.  i.  tempel  van  vrede)  als  langwerpig  d]  met  drie  lichten  wordt 
voorgesteld. 

Over  de  ronde  tempels  zie  D'"  Westendorp,  Verhandelingen ,  enz.  Delft  1826, 
bl.  22  enz.  waar  ook  over  latere  en  andere  kruis-  en  scheepsvormen ,  bl.  33 
en  100.  —  Ook  Apollo  werd  bij  de  Hyperboreërs  in  een  ronden  tempel  vei'eerd. 
Zie  de  aant.  ald.  bl.  98. 

(7)  «  Scaturnir.  »  Wanneer  men  deze  met  Rask  (in  Daemisaga,  17-22)  als  later 
loegevoegde  planeet ,  en  de  aarde  als  Midgard  beschouwt ,  dan  komt  ook  het 
n.  Cosmos-stelsel  tôt  het  oorspronkelijke  zevental  terug,  twelk  almede  in  de 
zeven  armen  van  den  symbolischen  tabernakel-kandelaar ,  evenzeer  als  in  de 
zeven  groote  lichten  van  den  Apocalypsis  duidelijk  is.  Sabaeisme,  Mozaisme  en 
Apocalypsis  bevatten  in  deze  dezelfde  gronddenkbeelden  der  natum'-godsdienst 
ofwereldbeschoiiwing ,  die  zoo  wel  in  de  mysteriën  van  den  Isis-tempel  (Ba- 
bylon) ,  als  de  Scheloma-  of  Salomo's  tempel  =  tempel  der  vrede,  zinnebeeldig 
werden  voorgesleld  :  in  de  oudste  natuur-tempels  zelf,  wat  den  vorm  betreft. 
Hoe  kan  het  anders ,  —  overal ,  waar  de  natuur  het  gcopend  boek  was,  las  men 
daarin,  blijkens  Veda's,  Send-Avesla,  Vaula-Spa,  Edda's  en  Apocalypsis,  elk 
in  zijne  taalen  op  zijne  standplaats,  wat  de  Opperbouwheer  van  het  Heelal  daarin 
gegrift  had.  Zeven  groote  lichten  in  den  tempel  der  natum* ,  zoo  ook  zeven 
lichten  op  den  kandelaar ,  en ,  het  eeuwig  licht  mede  gerekend ,  zeven  lichten 
op  den  altaar  der  Roomsche  kerk.  Ailes  symbool ,  waarvan  voor  de  meesten  zin 
en  beteekenis  is  verloren  gegaan  ! 

Deze  negen  noordsche  wereldkringen ,  mede  eene  symbolische  voorstelling 
van  het  leven  ,  zijn  daarom  door  een  grooten  ring  ingesloten  ,  meent  Mone  , 
die  daarbij  het  oog  heeit  op  de  leer'der  zielsverhuizing  (Metempsychosis) . 

«  Da  das  Ungeborne  neim  Monate  im  Miilterleib  verborgen  ist,  so  wird  es 
nach  der  Geburt  auch  eine  nemifache  Lebensstufe  din-chgehen,  und  die  neun 
Welten  sind  also  wohl  bedeutend  in  der  Seelen-wanderung.  »  Mone,  a.  w.; 
Th.,  38(3. 

(8)  «  Wereldkringen.  »  Dat  men  zich  deze  spheren  als  oirkels  voorstelde , 
lieeftMoNE,  Gesch.  des  Heidenth. ,  uit  de  Aloismal  genoegzaam  aangetoond  , 
/.io  ald.   J,  Tli.   s.  .'}84  in  den  noot  137.  Zelfs  schijnt  de  aarde,  bij  Hindoes  en 


—  711  — 

Hebreërs  a;in  hare  kringvormige  gedaante  haren  naam  verschnldigd  :  Nritûs, 
d.i.  worm,  danser,  Hebr.  £'ri^ ^ looper ,  waarvan  Earth,  Erde,  enz.  Zie  Konst 
en  Lettb. ,  s.  116,  n»  381 ,  1848. 

(9)  «  Ase  pi.  Asir,  Aesir  »  was  in  het  noorden  de  uitdrukking,  waardoor  de 
goden,  —  Asimor,  waardoor  de  godinnen  aangeduid  werden.  «  Dieser  Name  muss 
auch  in  Hochduitschland  nnd  Sachsen  friiher  allgemein  gewesen  sein  »  zegt 
Grimm;  terwijl  Polâk  die  uit  het  Oosten  schijnt  afteleiden,  waar  Azzus ,  Issus 
het  begn'p  va.n  sterktc ,  rnagt,  alzoo  Ase  —  de  sterke ,  rnagtige  uitgedriikt.  Het 
Indiseh  kent  Asur  als  Zens;  ook  de  Etrnriërs  hadden  Aesar  en  Aesi  ,  de 
Kelten  Esas ,  voor  God  ;  verwant  daar  mede  schijnt  het  angs.  ôs ,  pi.  es  en  êsa 
in  «  êsa  (jescot  «  (Jaculum  divorum). 

Het  verblijf  der  Asen ,  twaalf  in  getal ,  was  A sgard  :  dââr ,  zegt  de  Vaida  , 
gingen  de  goden  (hier  reigin  genaamd)  allen  tôt  de  stoelen  ,  de  zetels  der  magt. 

«  Tha  geingu  reigin  aull  a  rôkstola.  « 

Bedriegen  wij  ons  in  dien  godenraad  niet ,  dan  vertegenwoordigen  deze  goden 
te  zarnen  ,  evenals  in  de  stelsels  van  het  Oosten,  een  dubbel  beginsel ,  namelijk 
de  .Isi'r  het  ml.  enAsinior  het  vr.  beginsel,  als  goden  en  godinnen,  de  scheppende 
en  genetische  krachten  dernatuur,  alzoo  hetzelfde  als  de  Phallus  en  lingnam 
der  Hnidoes,  en  in  den  Isis-tempel  :  Osiris  het  ml.  en  Isis  het  vr.  beginsel. 
Gelijk  Athor  die  beide  beginsels  beheerscht,  zoo  ook  in  het  n.  stelsel  Alfadr  of 
Odin  aile  goden  en  godinnen  of  natuiirkrachten,  naar  den  zonneloop  door  ver- 
schillende  namen  aangeduid,  en  als  hoofdgoden  met  die  van  den  Olympus  te 
vergelijken.  Zie  over  de  geslachtbeginsels  :  Polak,  Algem.  Mythol.  ,  1855, 
2''  deel ,  bl.  82  enz. ,  gelijk  F.  Nouk,  der  FeslkaJender ,  1847 ,  op  vêle  plaatsen. 

(10)  «  Rossen.  »  Gelijk  Apollo  zijn  zonnewagen  reed ,  en  Elias  in  een  vmir- 
wagen  met  vnrige  paarden  ten  hemel  voer,  zoo  bezat  ook  Odin  in  het  n.  stelsel 
zijn  eigen  lichtros  en  andere  goden  hadden  het  himne,  als  Faxi  (jubatiis,  coma- 
tiis)  bekend  :  Sk'mfaxi,  Gidlfaxi ,  HrUnfaxi ,  Freyfaxi  ,  —  de  donder-god 
reed  met  bokken,  Freya  met  katten,  —  Baldr  een  volon  (veulen),  Grimm, 
D.  Mythol. ,  1833,  s.  621.  F.  Nork  beschoiiwde  dan  ook  den  profeet  Elias  als 
ein  Sonnen-Mijthus ,  Leipz.,  1837. 

(11)  Tentira  of  Dendera.  »  Over  den  Egyptischen  Dendera  en  eene  afbeelding 
daarvan ,  gelijk  van  de  Apocalypsis-voorstelling ,  zie  in  het  boven  vermelde  werk 
van  Ddpuis,  Origine  des  cultes,  t.  VIII,  Paris  1835,  waar  hij  ook  eene 
vergelijkende  tabel  geeft  «  des  signes  du  Zodiac,  de  leurs  génies  et  de  leurs 
influences.  »  Tome  VIII,  p.  354. 

(12)  «  Hindoesche  Zodiac.  »  Zie  de  afbeelding  van  dezen  Zodiac  in  het  be- 
langrijk  werk  over  het  Budhisme  door  Edw.  Upham,  The  Ilislonj  and  Doctrine 
of  Budhism,  in  fol.  London  1829,  en  aldaar  de  vier  platen  9,  10,  11  en  12,  be- 
nevens  de  verklaring  ,  die  in  dat  werk  voorafgaat. 

(13)  ((  Lente-evennacht.  «  De  dwaling  van  Mone  om  het  noordschejaar  met  het 
teeken  van  den  ram  [Aries  =  WidderJ  te  openen,  en  dan  de  eerste  hemel- 
woningaanThor  in  Thrudheim  toetewijden,  schijnt  door  hem  aan  de  Vaula-Spa 
ontleend  (zie  Mone,  a.  w.  t.  387  en  389),  doch  is  strijdig  met  de  Grimnisnml 


712 


waarin  Ullr ,  (de  wollige)  in  Ydalir  (de  ijsvelden  of  ijsdalen)  als  de  eerste 
Asenwoning  wordt  opgegeven.  (Zie  D"'  Legis  ,  Fundgruben  des  alten  Nordens, 
2«  Bd.,  §  119  en  135.)  Het  schijnt  ons  toe ,  dat  de  Vaulu-Spa  meer  met  het 
oorspronkelijk  Sabaeisme,  of  met  Oostersche  natuur-leer,  de  Grininismal  meer 
met  de  meer  ontwikkelde  Zodiac-leer  van  het  Oosten  overeenstemt.  Opmerkelijk 
is  het,  dat  ook  het  Singulees'che  jaar  met  het  teeken  van  Aries  (in  maart)  begint, 
zoo  als  Edw.  Upham  berigt,  en  dat  het  Sabaeisme  daarmede  overeenstemt, 
gelijk  de  noordsche  zonnefeesten  met  die  der  Ariesche  volken.  Uit  huiine 
zonne-  en  vuurdienst  hebben  zich  verschillende  stelsels  ontwikkeld. 

(14)  «  Feesttijden.  »  Even  zoo  als  men  in  de  starre-  en  vum'dienst  van  het 
oude  Oosten,  bij  Ariërs,  Sabaeërs,  Babyloniërs,  enz.  zijne  feeslen  en  feesttijden 
hoofdzakelijk  uit  de  zonnedienst,  naar  den  loop  der  zon,  afleidde;  zoo  ook  in  het 
oude  Noorden  en  bij  de  Germanen.  Vier  schijnen  de  hoofdfeesten  te  zijn  geweest, 
ni.  in  het  mid-winter-  en  mid-zomerfeest ,  de  geboorte  van  den  zonnegod , 
Freyr  en  het  feest  van  den  lichtgod  Baldi%  zijnde  de  zon  in  haar  laagsten  en 
hoogsten  stand;  gelijk  in  de  lente- en  herfst-eveningen het  Ostra-  eniîerda-feest. 
Ook  onder  het  Ghristendom  ,  dat  zich  van  natuur-leer  tôt  hoogere  begrip- 
pen  op  het  gebied  van  den  onsterfelijken  geest  verhief,  hebben  die  natuur- 
feesten  veelvuldige  sporen  nagelaten  :  kers- ,  paasch  en  pinkster-vuren ,  nog  in 
onze  eeuw  veelvuldig  ontstoken ,  herinneren  aan  de  feestvuren  der  Ouden  ;  zelfs 
werden  de  feesten  van  de  geboorte ,  den  dood ,  de  opstanding  en  hemelvaart  van 
den  Heiland  der  vvereld,  zoo  wat  den  tijd,  als  de  voorstelling  betreft,  daarmede 
in  verband  gebragt,  of  wel  die  vroegere  feesten  naar  christelijke  leer  gewijzigd; 
zoo  dat  zelfs  wanneer  Dupuis  ,  Strauss  en  anderen  het  christendom  als 
«  mythe  »  verklaarden  ,  zij  niet  onderscheiden  het  «  historische  factum,  »  noch 
den  hoogeren  inhoud  van  het  Woord  (^'/>v,)  d.  i.  de  leer  des  Heilands  op 
zedelijk  en  geestelijk  gebied ,  waarop  wij  terugkomen.  Zie  inmiddels  over  de 
vêle  sporen  van  heidensche  feesten ,  mijne  aanteekening  over  «  feesten  en 
feesttijden  »  in  mijn  Westland,  (1844)  van  blz.  336-365,  waarover  de  geleerde 
SiJiROCK  zich  in  zijne  beoordeeling  des  boeks,  {Jahrbûcher  des  Vereins  fïir 
Rhehil.  Aller thumsfreunde ,  XI  s.  225,  enz.)  aldus  uitgedrukt  :  «  Zum  Schluss 
machen  wir  auf  den  altdeutschen  Kalender  aufmerksam ,  welchen  die  66  An- 
merkung  :  von  den  Festen  und  Festzeiten  enthàlt,  welche  wir  ûberhaupt,  wâre 
des  Neuen  und  Belangreichen  nicht  ùberall  so  viel  ,  dass  wir  billig  anstehen 
miissten,  Einzelnes  hervorzuheben,  fur  den  besten  Abschnitt  des  Buchs  erklaren 
wûrden.  »  Zie  deze  vereerende  beoordeeling  ook  in  den  algem.  Konst-  en 
Z,eWer6.,n<>2,jaarg.l843medegedeeld  ;  vergel.  verder  Creuzer's  Symbolik,  etc. 
IV,  s.  577-614. 

(15)  «  S.  Marten.  »  van  Mars,  plaatsvervanger  van  Ullr.  :  zie  over  dien  Sanct, 
zijne  légende  ,  attributen  en  S.  Martens-liedereu  :  behalve  mijn  VFes^tond  (1844) 
en  daar  aangehaalde  brounen ,  bl.  258  enz.,  en  het  vêle  gebruik  daai'van  ge- 
maakt  in  Simrock's  Martens-Iiederen  te  Bonn  uitgegeven  ;  voorts  de  zeer 
belangrijke  verhandeling  over  S.  Marten  en  de  S.  JVfartens-litteratuur ,  Scuotel 
in  zijne  TUburgsche  Avondstonden ,  1850 ,  het  voUedigste ,  wat  ik  over  S.  Marten 
koii  ;  als  mede  mijne   afzonderlijke   verhandeling  :   Eht  ( over-Betuwe )  onder 


—  713  — 

het  patronaat  van  St.  Marten ,  Arnheïn,  I86O,  en  het  vlaamsche  Sinte 
Martenslied  in  Mej.  Prudence  Lansens  :  Invloed  der  Godsd.  op  het  gebruik 
der  handen,  naar  het  fransch  van  haren  geëerden  vader  P.  Lansens,  Brugge, 
1866,  bl.  115.  St.  Malien  is  patroon  van  Utrecht  en  vêle  plaatsen  meer. 

(16)  «  Jul-feest  en  everslagt.   « 

Geen  feest  was  in  het  Noorden  en  de  Germannsche  wereld  algemeener  verbreid, 
dan  dit  Zonnekeer- feest  ter  eere  van  den  God  Freyr.  Wat  ik  vroeger  elders  over 
dit  mid-Winterfeest ,  de  tegeusteWmg -vaiTi  het  mid-Sommerfeest ,  gezegd  heb, 
ziemenin  mijne Fer/iand.  overde noordsche Godenleer,\jtr.^i836,ïïoot3i,  bl.81, 
en  daaruit  in  zijn  geheel  overgenomen  in  eene  beoordeeling  in  den  Boekzaal 
der  geleerde  Wereld,  .lanuari  1837,  bl.  43  en  44,  voorts  mijn  Westland  (1844) 
bl.  361  en  362  en  mijne  Drinkplegtigheden ,  vooral  der  Scandinaviërs ,  Ger- 
manen ,  enz. ,  Grav. ,  1842,  bl.  16  00k  de  vêle  aanteekeningen  ald.  12-15, 
bl.  62,  als  Mallet,  Vulpius,  Mone  en  Stuhr,  onder  de  vroegere  mythologen , 
en  de  reuzen-geleerden  Finn  Magnusen,  Rafn  en  Grimm  onder  de  lateren. 
Voorviraar  dit  natuurfeest  is  veelvuldig  toegelicht ,  zoowel  wat  de  feestviiren  als 
feestdronken  betreft.  Een  gebruik  daarbij  willen  wij  hier  nader  uiteenzetten,  ni. 

«  De  Everslagt.  »  in  verband  met  de  bloedivrauk ,  waardoor  het  offerbloed 
(froblot ,  00k  solar-blot)  wordt  opgehelderd.  Volgens  de  grove,  min  ontwikkelde 
natuur-mythe  was  de  zon ,  door  den  vervolgonden  ever  verzwolgen;  bij  de 
geboorte  van  een  nieuwen  zonnegod  (Freyr)  werd  daaroni  hem  ter  eere  ,  en  uit 
bloedwraak  den  ever  geslagt ,  het  froblot  gewijd.  Bloed  moest  met  bloed  ver- 
zoend  worden.  Diep  in  het  Noorden  en  het  Germaansche  volksleven  was  dit 
bloedbegrip  en  het  denkbeeld  van  bloedwraak  doorgedrongen,  en,  gelijk  de 
natuur-leer  zelf,  uit  het  Oosten  afgestamd.  Offerbloed  kende  ook  reeds  het 
Mozaïsme,  zoo  het  schijnt  zelfs  de  Isis-  en  Bramadienst.  Welk  eene  ontzagche- 
lijke  bloedwraak  straalt  er  in  het  Heldendicht  van  Valmiki  door  !  Welk  eene 
wraak  oefent  Ram  op  den  reus  Rabon  en  de  zijnen,  wegens  de  schaking  der 
geliefde  Sitta.  Eene  bloedwraak  ter  verzoening  van  den  beledigden  God,  alleen 
door  een  Oostersch  brein  te  vatten  !  En  in  het  natuur-epos  der  Germanen ,  de 
Nibelungen  ?  Hoe  verschrikkelijk  wordt  ook  hier  de  bloedwraak  van  Chrimhilde, 
wegens  den  moord  van  haren  geliefden  Sigfried  gekoeld.  Dââr  dronken  de  helden, 
in  de  hitte  van  den  strijd ,  te  midden  van  de  brandende  zaal  der  Etzelbiug, 
zelfs  het  bloed  der  vijanden,  om  hunne  bloeddorst  te  lesschen  :  zoo  deden  ook 
Attila's  helden  in  de  Catalaunische  velden  ;  zoo  bij  Jornanries ,  terwijl  Tacitus 
ook  van  het  uitzuigen  der  wonden  door  Germaansche  vroiiwen  gewaagt. 
(de  Morib.  C.  7).  Mone,  die  daarvan  den  dieperen  zin  trachtte  op  te  delven, 
beschouwt  melk-  en  bloed-  drank  als  symbolische  tegenstellingen  van  leven  , 
geboorte  en  dood. 

Waar  zoo  de  goden  huishielden,  of  door  bloed  moesten  verzoend  worden, 
gelijk  ook  door  het  offerbloed  in  het  Mozaïsme  ,  is  het  daar  vreemd ,  dat  de 
helden  hunne  bloedwraak  opdreven  tôt  de  hoogte  der  Nibelungen;  terwijl 
in  het  Odinisme  vooral  de  ever  geslagt  werd ,  verkoos  het  Mozaïsme  het  lani , 
dat  geslagt  werd.  liij  beidon,  en  ongetwijfeld  ook  in  andere  mythologiën ,  was 
het  ook  om  het  bloed  en  het  offervleesclt  te  doen;  mon  donko  aau  do  hekatoniben 
bij  de  Grieken. 


—  714  — 

Gelukkig  tiat  door  Hem,  die  symbolisch  zijn  lichaam,  zijn  vleesch  eu  bloed,  d.  i. 
op  het  gebied  van  den  geest,  zijn  leven  ten  offer  stelde  ,  al  zidke  bloedige  offers . 
zoo  verre  zijne  leer  reikt,  werden  afgeschaft  ;  daardoor  ontsproot  het  onbloedige 
offer  in  de  R.  Kerk,  terwijl  de  Protestant  dat  in  een  liefde-  en  gedachtenismaal 
veranderde. 

(17)«  Dualisme.  »  Reedsboven  aanteek.  3  bespraken  wij,met  een  enkelwoord, 
de  beide  groote  tegenstellingen  in  de  natuur ,  van  licht  en  duisternis ,  in  de 
zedelijke  wereld  van  goed  en  kivaad,  waaruit  zich  in  het  Oosten  het  diialistisch 
stelsel  ontwikkelde .  Het  Mozaisme  verhief  zich  daar  boven,  bij  Jesaja,  waar  hij 
(Cap.  XV  V.  6,  7)  zijn.Tehova  zeggen  laat  :  «  Ik  ben  de  Heer  en  niemand  meer  : 
Ik  foirmeer  het  hcht  en  schep  de  duisternis  ;  Ik  maak  den  vrede  en  schep  het 
kwaid,Ik,  de  Heer,  doe  aldeze  dingen.  «  Met  dit  Mo)iotheisme ,  de  .Tehovamet 
twee  beginselen,  en  die  elders  getuigt  :  Ik  ben,  die  ik  was  en  zijn  zal,  »  d.  i.  van 
eeuwigheid  dezelfde ,  vergelijke  raen  den  diepen  zin  van  die  Indische  opvatting 
in  het  II  boek  van  Polak,  bl.  17,  waar  van  den  Iscli-Bor  ,  als  het  oorspronkelyke 
Wezen ,  dat  wij  God  noemen,  getuigt  wordt.  »  Van  eeuwigheid  af  woonde  de 
liefde  (MajaJt)  in  God;  zij  was  van  eene  drievoudige  natuur,  de  scheppcnde,  de 
onderlioudende  en  de  onthindende  :  de  eerste  gepersonnifieerd  door  Brama ,  de 
tweede  door  Vischnu,  de  derde  door  Siva ,  en  daarom  leeren  wij  deze  drie 
magten ,  onder  verschillende  gestalten  en  gelijkvormigheden ,  te  aanbidden , 
als  Schepper  ,  Onderhouder  en  Ontbinder.  » 

«  De  liefde  [MajaJ  Gods  bragt  in  dat  stelsel  de  magt  (Jotna)  en  de  rnagt  in 
verbinding  met  den  tijd  (KaalJ  en  het  regelende  lot  (A  darista)  de  materie  of 
grondstof  (MoJiatJ  voort.  «  —  Ook  in  het  noorden  traden  naast  of  uit  Alfadr 
«  de  hoogste  en  oudste  «  aller  goden,  drie  scheppende  magten  op  :  Odin,  Wile 
en  We,  waarvan  wij  hier  den  dieperen  natuurkundigen  en  wijsgeerigen  zin 
niet  veider  kunnen  ophelderen. 

Genoeg ,  wij  zien  hier  in  verschillende  mythenstelsels  :  Monothéisme ,  Dua- 
lisme en  Trimurti  of  Trilogie  van  diepen  zin  en  wijsgeerige  beteekenis,  naar 
het  standpunt  der  bevatting  en  toenrnalige  natuur-beschouwing  ,  later  tôt  Poly- 
théisme (veel-godendom)  ontwikkeld. 

(18)  «  Ave  Gracia.  »  Onder  de  talrijke  legenden  en  mirakelen  van  Sancten  en 
Sanctinnen,  waaruit  eene  christelijke  mythologie  zou  zijn  zamen  te  stellen  , 
bekleedt  Maria  ,  ook  door  hare  vêle  mythische  attributen  van  Juno  en  Freya  , 
op  haar  overgebragt,  eene  uitstekendeplaats.  Zij  was  de  godin  der  middeleeuwen, 
dehemelkoningin,  de  herstelster  van  Adam's  en  Eva's  val.  In  de  speUngvanden 
Engelengroet  :  Ave  ,  dat  omgekeerd  Eva  is,  en  naar  het  middeleeuwsche 
standpunt  der  geestontwikkeling  eigenlijk  geene  speling,  maar  eene  voortzetting 
bevatvan  deparadijs-mythe,  eene  ontsluiting  van  de  poorte  des  reinen  tempels, 
waai'in  God  het  eerst  als  niensch  heeft  willen  wonen ,  opdat ,  naar  de  voor- 
spelling ,  het  zaad  der  vrouwe ,  den  kop  des  slangs  (symbool  des  tijds)  zou 
vermorselen. 

Veelvuldig  zijn  op  aile  die  momenten  (van  hare  onbevlekte  ontvangenis  af), 
die  haar  zoo  belangrijk  maken ,  de  Maria-legenden  ,  mirakelen  en  litteratuur. 
door  RoSENKRANZ ,  Geschichlc  der  Deutschen  Poésie  ini  Mille!-    aller  1830 , 


—  715  — 

uit  een  wijsgeerig,  gelijk  door  Gervintjs,  Z)eit(sc/ie  Litteralur ,  enz.  uit  een 
aestetisch  oogpimt  beschouwd.  Hoffman  von  Fallersleben  ,  gaf  eene  ge- 
heele  verzameling  van  Marialiederen ,  in  zijne  HorœBelyicœ,  Pars  II;  hare 
mj'thische  attriljuten  teekende  Grimm  aan  en  besprak  die  tôt  Dahlmann,  in  zijne 
Deutsche  Mijttiolorjie,  Gôttingen,  ISSS,  p.  XVIII-XX,  gelijk  ook  in  de  2»  éd.,  1843, 
van  dat  belangrijke  werk.  Ik  zelf  wijdde  een  geheele  rubriek  aan  hare  mirakelen, 
in  mijn  Mirakel-geloof  en  Mirakelen  in  de  Nederlanden ,  1845,  bl.  8  enz., 
aan  de  Maria-cultus  en  liederen,  in  mijne  Dietsche  Taal  en  Poezij,  Gorinchem 
1859,  van  bl.  237  tôt  het  beroemde  Stabat  Mater  van  Jacoponus  Benedictis, 
bl.  257-259;  zie  ook  eenige  harer  rnythische  attributen  in  mijn  Westland,  1844. 
bl.  381 ,  en  vooral  raadplege  men  Mensinga  ,  de  Vereerinrj  van  Maria,  in 
3  deelen  ,  Haailern,  1846. 

(19)  «il/ei  of  Maagdenfeest.  oGeenfeest  zoo  algemeen.inetblijde  deelneming. 
gevierd ,  als  dit  blijde  natuurfeest,  uit  de  oude  natuiu'-leer  ontspi'oten,  dat 
tusschen  het  Ostra-  en  Baldrfeest ,  tusschen  de  Lente-  evening  en  den  Zomer- 
zonnekeer,  de  voornaamste  plaats  inneemt,  en  allerwege  gevierd  werd.  Zie 
daarover,  wat  het  Noorden  betreft,  mijne  Verhandeling  over  de  Noordsche 
Godenleer,  Utr.  ,  1836,  de  aant.  bl.  82,  benevens  het  Westland,  bl.  279-319 
enz.  Wie  keiit  niet  het  vrolijke  Hei  't  ivas  in  de  Mei  !  enz.  door  ons  als  navol- 
ging  of  wijziging  van  een  overoud  heidensch  Mei-  of  Maagdenlied  geacht,  zie 
aldaar  bl.  348 ,  vooral  de  Dietsche  Taal-  en  Poezij,  waar  wij  't  gewijzigde 
Paterken,  als  satire  op  het  lustige  nonnenleven  beschouwden,  bl.  247 ,  220. 

(20)  «  Dood  van  een  lichtgod.   » 

Baldr.  In  aile  mythologiën  van  het  Oosten ,  met  het  Sabaeistne  verwant ,  of 
daaruit  ontsproten  ,  betreurde  men  den  dood  van  een  lichtgod ,  op  verschillende 
wijzen  gesymboliseerd.  Geen  wonder  ,  in  het  Dualisme  moest  beurtelings 
een  der  strijdende  partijen  bezwijken,  gelijk  de  nacht  als  de  dag  aanbrak, 
d.  i.  zich  met  geweld  baan  maakte,  of  la  nuit  «  lorsq.ie  le  jour  commence  à 
pointer ,  »  d.  i.  de  pimt  van  zijne  joiek  begon  te  vertoonen  ;  —  bezweek  de  dag 
dan  viel  de  nacht  in,  en  toont  dus  niet  rainder  vijandige  houding.  Op  grooter 
schaal  had  diezelfde  strijd  tusschen  Zomer  en  Winter  ,  als  lichtgod  en  die  der 
duisternis,  plaats.  De  dood  des  eersten  werd  als  algemeene  natuurramp  beweend, 
de  natuur  nam  zelfs  deel  aan  de  droefheid;  de  dood  des  laatslen ,  als  bloed- 
wraak,  wegens  den  dood  des  lichtgods ,  werd  met  gejubel  en  gejoel  gevierd. 
(Zie  aant. 16  het  Joelfeest).  Zoodanige  lichtgoden,  wier  dood  men  in  treurfeesten 
beweende,  waren  Thammuz  bij  de  Babyloniërs,  door  vrouwen  beweend  (Ezech. 
VIII ,  14)  de  Syro-Phœnicische  en  Grieksche  Adonis  ,  (door  een  wild  zivijn 
verslonden),  door  .\starte  bij  de  Phoeniciërs ,  gelijk  door  Venus  bij  de  Grieken 
betrein^d ,  ter  wiens  eere  treurfeesten  werden  gehouden  ;  de  Egyptische  Osiris  , 
door  de  slagen  van  Typhon  bezweken ,  dio  de  duisternis  is ,  en  door  Isis  (zijne 
vrouw  Isch  ^  de  maan)  beweend.  Isis  werd  ook  wel  als  moeder-aarde  vereerd. 
Apollo  of  Phœbus ,  die  den  zomiewagen  reed  bij  de  Romeinen ,  werd  uit  den 
hemel  gebannen;  doch  Baldr  bij  de  Scandinaviërs  (de  Phol.  Bal  bij  de  Ger- 
manen)  werd  door  Haudr  (de  duisternis  gedood),  door  Frigga  (de  aarde)  ja,  door 
de   gansche   natuur  beschreid.  Gelijk  Adonis  in  de  magt  van  Proserpina,  zoo 


716 


kwaiii  Baldr  in  rlie  vun  llela  (in  HeUicim)  tôt  wier  rijk  liij  na  zijn  verradelijken 
dood  afdaalde. 

De  natuurkimdige,  zin  en  beteekenis  dezer  natuvuTnythen  hebben  anderen, 
gelijk  ik-zelf  die  van  den  lichtgod  Baldr,  in  mijne  Verh.  over  de  N.  godenleer, 
.Utr.  1836,  trachten  te  verklaren.  In  het  Sabaeisme ,  en  daaruit  ontsprotene  stelsels, 
vierde  men  de  gioote  zonne-  of  keerpunt-feesten  ,  den  treurigen  dood  en  de 
blijde  opstanding  oï  verrijzing ,  of  wel  de  ç/eboorte  van  een  nieuwen  zonnegod. 
In  Egypte  wees  men  op  het  graf  van  den  herrezen  Osiris,  in  het  noorden  echter 
op  de  geboorte  van  een  nieuwen  lichtgod  Freyr.  ook  met  den  Egyptischen 
Horus  te  vergelijken.  De  rouwe  van  Isis,  als  vruchtdragende  aarde ,  werd  door 
de  Grieken  in  de  mythe  van  Demeter  en  hare  dochter  Persephone  (bij  de 
Romeinen  Ceres  en  Proserpina),  gelijk  in  het  noorden  op  Frigga  of  Freija , 
als  de  in  rouw  gehulde  natuur ,  overgebragt. 

Terwijl  echter  het  Oosten  door  het  li-dige  graf  op  herrijzing  wees,  vierde  het 
Noorden  herborlng  van  den  lichtgod.  Zoo  werden  in  de  tempel-mysteriën  der 
Egyptenaren,  Grieken,  ja,  in  de  mythen  van  het  oude  noorden,  de  gronddenk- 
beelden  der  aloude  zonnedienst  bewaard  ;  en  de  geweldige  dood  des  gods  ,  zoo 
als  wij  reeds  boven  aanteekenden  (zie  Everslagt  aant.  16)  door  den  priester  ot 
hlod-man,  door  fro-blod  of  bloed-otfer  gewroken  en  verzoend  :  eene  idée  van 
bloed-wraak,  bloedverzoening ,  die  soms  door  menschen-offer  bevredigd  werd. 
Wij  zagen  het  boven,  dat  dit  gronddenkbeeld ,  zelfs  in  de  voornaamste  Helden- 
dichten ,  tôt  schrikbarende  hoogte  was  opgedreven  ;  de  dood  van  Adonis  werd 
door  een  bloedstroom  aangekondigd,  en  welke  stroomen  bloeds  vloeiden  er  in 
de  Nïbelungen ,  als  natiiur-epos.  Men  verneme  hier  ten  slotte  wat  ook  Moxe  , 
over  die  bloed-idée  zegt  :  «  Ein  Grundgedanken  der  Helden-sage  —  naar  onze 
meening  ait  de  natuur-mythe  voortgesproten  —  ist  ans  der  V ergleichung  verschie- 
dener  Volker  deiitlich  zii  erkennen ,  nàmlich  der  ^lord  eenes  guten  Verwandten 
—  gelijk  in  de  bovenstaande  mythen ,  eines  guten  Gottes  —  und  die  Blut- 
rache  am  ganzen  Geslechte  der  Môrder;  das  ist  der  Hauptinhalt  des  Schanameh, 
der  Ilias,  der  Nibelungen  ,  des  Werin  von  Lothringen ,  —  eine  Ueberein- 
stimmung  der  bedeutendsten  epischen  Volker,  die  man  wohl  heachten  muss. 
Ich  lasse  dahin  gestellt ,  ob  dieser  Grundgedanken  der  Heldensage  bis  in  die 
Erinnerungen  der  ersten  Menschheit ,  bis  auf  Abels  Ermordung  zuriickgeht 
oder  nicht ,  und  mâche  nur  auf  die  BluU'ciche  aufmerksam  ,  welke  die  Ursache 
des  ewigen  Krieges  enthalt,  der  von  Geschlecht  zu  Geschlechte  fortdauert ,  und 
den  die  Sôhne  von  den  Vatern  erben  ,  bis  das  Verhaiigniss  erfiillt,  bis  der  Mord 
gesiihntist.  »  Zie  F.  J.Mone,  Unters.  zur  Teutsclien  Heldensage ,  Leipz.,  1836, 
§  5.  9. 

Hoe  veel  hooger  staat  ook  hier  weder  het  Christendom  door  den  zoendood  van 
den  Heiland  der  wereld,aan  wiens  kruis  ook  Maria  weende,  —  lees  het  onover- 
troffen  Stabat  Mater,  —  door  wiens  dood  en  voorbeeld  aile  bloedwraak  en 
liloedoffers,  het  zij  van  menschofdier,  zoo  verre  zijne  eenvoudig  verhevene  leer 
zich  uitstrekt,  werd  afgeschaft  :  onder  marteliugen  bad  hij  zelfs  voor  zijne  vijan- 
dcn  ;  wantzij  wistenniet,  wat  zij  deden.  Voorwaar  eene  goddelijke  liefde  !  hoe 
liolTend  die  tegenstelling  tegon  aile  bloedwraak  !  .loliannis  de  Evangelist  was 
ergctuige  van,  maarwieheeft  ook  zoo  zeer,  zoo  innig  diep  den  geest  des  grooten 


—  717  — 

Meesters  opgevat  als  hij ,  de  meest  geliefde  zijner  jongeren.  «  Si  la  mort  de 
Socrate  était  d'un  sage,  zegt  Rousseau,  celle  de  Jésus  était  d'un  Dieu  !  » 

(21)  «  Vitus-Schaar.  »  Regtelijk  Symbool.  Dat  bij  de  oude  zonne-  of  lichtfeesten 
tevens  Thesmophoriën  of  wetgevingen  en  regtspleging  plaats  hadden,  gelijk  ook 
zoen-  of  verzoenings-ofl'ers  gebragt  werden,  schijnt,  wat  het  eerste  betreft, 
reeds  uit  Zoroaster's  Sendavesta  (Send  ah  aeschta  =  vuur-wetj ,  gelijk  ook  uit 
de  Décade  van  Mozes,  door  donder  en  bliksem-vuur  vergezeld ,  te  blijken. 
Daardoor  boezemde  de  Jehova  der  Hebreërs,  gelijk  de  Jupiter  der  Grieken  ,  en 
de  Thor  of  Donderaar  (Donar)  der  Scandinaviërs  en  Germanen,  vrees  en  eerbied, 
schrik  en  beving  in  voor  hunnen  wil,  die  eene  Wet  was.  Zoo  toont  ook  Stuhr  in 
zijne  Abh.  ïiber  nordische  Alterthumer  (Berlin  1817,  §  148)  aan  :  «  dass  der 
rechtliche  Thing  spaterer  Zeiten  ,  und  wie  wir  ihn  nainentlich  auch  in  Island 
finden ,  sich  entwickelt  habe  ans  den  Volksversamliingen  ziir  Feier  der 
heiligen  Feste.  » 

Dan  gold  het ,  zoo  als  Ettmuller  uit  een  Yslandsch  gedicht  aanvoert  : 

1  thag  er  thingit ,  lesast  laugin  ; 
laumar  at  folgit ,  vistast  aumir. 
thomar  siôlga,  orlaug  saemiast  ; 
fioth  nu  virthist ,  eidur  setiast. 
lliitnug  dverrar ,  frendur  hittast  ; 
linnust  glathir,  aunat  spinnum. 
vehtith  tolla,  um  vorskuld  huhsith; 
veldith  prysith,  allt  skal  gialdast. 

Zie  Vaulu-Spa,  Leipz.,  1830,  §  XXIII,  in  mijn  Boetregt,  Delft,  1863,  bl.  51 , 
aldus  vertaald  : 

Van  daag  is  het  thing,  men  leest  de  Wetten; 

Het  volk  stroorat  toe  ,  armen  verzorgt  men  ; 

Vonnissen  velt  men,  twist  wordt  beslecht; 

Boete  bepaalt  men ,  eeden  worden  gezworen  ; 

De  volkshoop  neemt  toe ,  vrienden  vergaderen  ; 

Verheugden  ontinoet  men,  jaarrekeningen  sluit  men. 

De  schatting  vermeerdert ,  voorjaarsschuld  wordt  afgedaan, 

Overlieid  prijst  rnen  ,  ailes  zal  worden  vergolden. 

Bij  zulke  gelegenheden  was  bel  de  priestelijke  regter,  de  Bol-thing-her  =. 
d.  i.  Bol-regter,  die  in  naain  van  Bol,  Baldr  ,  de  hooge  God,  het  hoogste  regt , 
over  leven  en  dood  oefende,  dat  onherroepelijk  was,  gelijk  ook  de  vonnissen 
van  Baldr  zelf  «  onherroepelijk  »  heeten.  Op  dat  regt,  bel  oude  Boetregt ,  door 
Grimm  niet  genoegzaam  in  zijne  Beclitsalterlliumer  {Çio\.\..\%Wi:)  ontwikkeld,  hoe 
voortrelYelijk  ook  dat  werk  zij  ,  wijst  de  Vitus-scliaar ,  oorspronkelijk  de  Vair- 
of  «mx-schaar  (waarvan  het  wooid  :  Vii'-scara ,  later  in'o'-schaar),  ook  wel 
boete- oï  6i(<e-scAeergenaamd,  waaroverwij  het  noodigein  ow>  Boetregt,  oudheid-, 
geschied-  e)i  lelterkundig  onderzoek  (Délit  1863)  gezegd  hebben.  De  Heraldie 
blijft  dat  regterlijk  symbool  nog  in  verscheidene  gcslachten  bewaren,  en  toont, 
als  men   dat  wapen   onder  Noordsclie   en  Germaansche   stanimen   aandachtig 


718 


nagaat ,  tevens  eene  merkwaardige  ontwikkeling  vau  het  regtswezen  aan.  De 
oiidste  geslachten ,  waarbij  de  regtspraak  slechts  in  ééne  hand  berustte ,  voeren 
ééne  schaar  (symbool  van  magt)  ;  —  waar  men  reeds  voor  eene  meer  zekere 
reijftsbedeeling  zorgde ,  wordt  het  regt  door  twee  scharen  of  twee  regters  be- 
slist;  dit  herinnert  aan  een  Oosterschen  dwarskijker  en  behoort  tôt  het  dualisme 
van  het  regt;  terwijl  wapens  met  drie  scharen,  het  drietal  rechters  vertegen- 
woordigen,die,  gehjkde  Noordsche  Nornen  en  de  Grieksche  j¥oiren,  overleven 
en  dood  beschikten.  Het  vôôr  en  tegen  eener  regts-zaak  werd  thans  bepleit, 
waarna  de  voorzittende  regter,  die  drie  scharen  voerde,  vonnis  velde,  ordel 
sprak.  De  frankische  koning  Pipijn,  die  het  beschreven  regt  invoerde,  voegde 
daar  den  schrijver  of  griffier  aan  toe ,  en  zond  in  zijn  rijk  vier  graven  als 
Schaarmamien  rond ,  om  het  Waisarium  of  register  der  gewijsden  te  onder- 
zoeken,  gelijk  de  oiidheidkundige  Raepsaet,  (zie  zijne  Œuvres  complètes ,  t.  III, 
353)  onweersprekelijk  aantoont  :  Rex  Pipinus  in  quatuor  partes  comités  Scaritos 
ad  perquirendam  Waisariuyn  misit.  Die  Scaritos  waren  de  Scliaarmannen , 
die  overal  de  Vir-scara  =:  Manschaar,  later  Vierschaar ,  spanden,  die  alzoo  bij 
trapswijze  ontwikkeUng  uit  de  onde  feesten  en  feesttijden  was  ontsproten. 

Zoodanige  feesten  en  feesttijden  waren,  behalve  het  Mid-  summerfeest  aan 
Baldr  ,  de  voor-  en  najaars-eveningen  aan  Ostra  en  Harda  gewijd.  Even  als 
in  Grieksche  en  Romeinsche  verzoeningsfeesten  ,  hadden  dan  ook  hier  verzoe- 
ningen  plaats,  eene  navolging  alwederder  natunr,  waarin  de  strijd  tusschen  dag 
en  nacht,  zomer  en  winter  beslecht  en  aile  geschil  verelTend  werd.  De  geleerde 
Grimm  brengt  de  Noordsche  en  Friesche  Fosete  tôt  Forsete  of  Forseti  (van 
fo/'asico  =  voorzilten)  ter iig,  dat  wij  als  eene  uitbreiding  der  Baldr-dlenst,  als 
voorzitter  verklaren,  die  de  weegschaal  houdt,  zoo  als  ook  de  Zodiac  aanduidt. 
Zie  behalve  mijne  Edda-leer  over  Forsete  of  Forseti ,  Grimm  ,  Deuts.  Myth. 
1843,  §210-212. 

(22)  «  Baldr,  Bol,  Phol.  —  Apollo.  » 

Dat  deze  algemeen  vereerde  lichtgod,  in  menig  opzigt  met  den  zonnegod 
Apollo  gelijk  en  als  Phol,  Bol,  daarvan  afgeleidis,  kan  in  de  algemeen  ver- 
breide  natuurdienst  ook  bij  de  Germaansche  volken  niet  bevreemden.  De 
zonnegod  Elias  bij  de  Hebreërs  reed  op  vurigen  wagen  ,  met  vurige  paarden  ; 
Apollo  of  Plioebus  had  even  zoo  zijn  gespan  :  een  zonnewagen  en  vier  rossen  ; 
Baldr  of  Phol  daarentegen  bereed  een  Vùlon  of  Veulen.  De  mythe,  waaruit  dit 
blijkt  deelt  Grimm  mede,  en  schreef  daarover  eene  belangrijke  verhandeling  ter 
opheldering. 

Zij  luidt,  naar  een  Mersoburger  fragment  aldus  : 

Phol  ende  Wodan  viiorim  zi  holza , 
du  wart  démo  Balderes  Volon  sin  vuoz  birenkit  ; 
thu  biguolen  Sinthgmit,  Sunnà  ei-a  suister. 
thu  biguolen  Friia,  Voila  era  suister, 
tliu  biguolen  Wôdan  ,  so  hè  wola  conda , 
sôse  bem-enki,  sôse  bluotrenki ,  sose  lidii-enki , 
ben  si  bena,  bluot  zi  bluoda , 
lid  zi  geliden,  sose   gelimida  sin. 


719 


Wij  voegen  de  vertaling  van  Grimm  hierbij  : 

Phol  et  Wodan  profecti  sunt  in  silvam , 
tune  Balderi  equuleo  pès  contortus  est  ; 
tum  incantavit  eum  Sinthgunt,  Sunnaque  ejus  soror , 
tum  incantavit  eum  Frua,  FoUaque  ejus  soror, 
tum  incantavit  eum  Wodan,  sicuti  benè  novit , 
Tam  ossis  torturam,  quam  sanguiuis  tortiu'am ,  menibriquc 

[torturam  , 
os  ad  os ,  sanguinem  ad  sanguinem  , 
membrum  ad  membra,  ac  si  glutinata  essent. 

Zie  Jac.  Grimm,  in  de  Abh.  der  K.  Akad.  der  Wissenschaften  zu  Berlin  1842, 
fol.  1-24,  en  daaruit  tôt  proeve  van  taal  en  mythe  overgenomen  in  mijne  Dietsche 
Taal  en  Poëzij.  1859  bl.  14-15,  waar  ook  mijne  vertaling. 

(23)  «  Frigga  en  Freya.  »  Gelijk.  de  Isis  der  Egyptenaren.  de  maan  ,  en  bij 
den  dood  van  Osiris ,  de  aarde  schijnt  voor  te  stellen ,  zoo  worden  ook  in  de 
mythe  Frigga,  de  aarde,  niet  zelden  met  Freya ,  de  maan,  als  liefdes-godin  , 
verwisseld  ;  het  is  Frigga,  de  vruchtdragende  aarde  (van  Fri ,  Frig  =z  Vrucht), 
die,  even  als  Gères,  den  dood  des  lichtgods  beweent,  omdat  thans  hare  verbor- 
gene  vruchten  niet  kunnen  gedyen,  en  als  gestorven  in  de  moederschoot 
verborgen  liggen. 

Dezelfde  verwarde  voorstelling  heerscht  er  aangaande  hare  plaatsvervangster 
of  plaatsvervangsters  :  Maria  en  Onze  L.  Vroutv  (van  Fro  ,  Frowa,  =Vrouwe)  : 
ook  bij  de  toekenning  van  heidensche  attributen  der  lieide  eerstgenoernden 
aaii  deze ,  staat  men  niet  zelden  verlegen  of  die  aan  Maria  of  wel  eigenlijk 
aan  0.  L.  Vrouwe  zijn  toegekend  :  zoo  voerde  Isis  het  symbool  van  een 
schip  (waarover  straks  nader),  zoo  ook  Frigga  : 

De  vrouw  van  Odin 
Roeit  het  schip  der  aarde 
Moedig  en  lustig  ,  enz. 

En  in  een  middeleeuwsch  lied  staat  Maria  aan  het  roeder,  lerwijl  een  engel 
het  vol  geladen  schip  voort  roeit.  Is  ons  vermoeden  juist,  dan  heeft  men  Maria 
in  plaats  van  Frigga ,  en ,  om  de  naamsovereenkomst ,  ook  wel  van  Freya 
gescho  en,  waarvoor  anders  meer  hoofdzakelijk  Ae  Lieve  Vrouw  is  opgetreden  , 
die  evenwel,  ook  als  zwarte  Maria,  de  rouwe  over  den  dood  des  zoons  kan 
uitdrukken  ,  ten  zij  men  haar  (zoo  althans  de  L.  Vr.  van  Halle)  als  plaatsver- 
vangster eener  vroeger  plaats-god  of  godin  (byv.  Ilaldr,  Hela)  aanmerken  moet. 
Eene  eenige  Maria ,  de  moeder  des  lleilands ,  en  de  vêle  plaatselijke  Lieve 
Vrouwen  van  onderscheidene  lieftalligheid,  wettigen,  dunkt  mij,  deze  opvatting. 
De  eerste  werd  rceds  vroeg  als  Hemelkoningin  (gelijk  de  vrouw  van  Odin)  voor- 
gesteld  :  «  Auf  einem  alten  Bilde  zu  Nossen  im  Voigtlande  steht  auf  dem  Kleid- 
saume  des  heil.  Martin  :  Tor  e.  wor.  nor.  d.  i.  Tor  is  U  en  Ons  »  (ni.  Marten 
is  bij  Christenen,  wat  Thor  bij  U,  Heidenen,  is  (vergel.  over  S.  Marten, 
aant.  15).  «  Eben  so  sagten  die  Ileidenbckchrer  :  Maria  is  om  un  yr.  (Maria  is 
ons  en  U);  Maria  niimlich  als  Bild  fiir  Sonne  und  Mond  ,  als  llerrin  iibcr  Sonne 


—  720  — 

tind  Mond,  daher  man  sie  auch  mit  Sonneuumglânztem  Haupte  und  mit  auf  dem 
Monde  ruhenden  Fûssen  abbildete.  »  (Zie  Ettmuller  in  VmUn-Spa ,  p.  78.) 

Op  hare  attribiiten,  van  Frigga  en  Freya  ontleend,  komen  wij  met  een  enkel 
woord  terug.  Zie  inmiddels  :  Westland,  bl.  279,  380  enz.  en  het  voorlreffelijk 
werk  van  ï>>  Mensinga,  Vereering  van  Maria,  3  deelen,  Haarl.,  1846. 

(24)  «  S.  Michiel.  »  Niemand  kan  de  gepastheid  betwijfelen  om  Fosete  of 
Forseti ,  de  God  der  geregtigheid,  door  S.  Michiel,  met  de  iveegschaal ,  het 
symbool  der  (7ere(7/î£f/(e?d,  te  doen  vervangen,  gelijk  in  den  christen-kalender , 
het  geval  is.  Even  als  Themis  houdt  hij  dit  symbool,  ook  wel  daarom,  wijl  hij 
als  drakendooder  in  den  Apocalypsis ,  als  de  magtige  beschermer  der  onschuld , 
van  de  vrouwe  of  weduwe  met  haai'  kind,  optreedt.  Is  hij  hier  in  nood  de  Helper 
van  de  kinderender  weduwe?  Ook  worden  op  St.  Michiel  pacht  en  huurschulden 
vereffend.  In  den  berg  Gorgonus  was  ter  eere  van  dezen  «  Archangel  »  een 
»  kerc  gewyd  van  snoden  maecsel  geformeert,  ende  van  hemelscher  waerdicheit 
»  begaeft,  »  bij  Le  Long  ,  f.  267. 

(25)  «  X/™  maagden  en  X""  ridders.   » 

De  légende  der  XI""  maagden,  even  als  die  der  X"  ridders,  misschien  eene 
tegenstelling  van  elkander ,  wageu  wij  niet  op  te  helderen  ;  hoe  zeer  wij  ook 
geneigd  zijn ,  bij  de  laatsten  aan  de  Einheriar,  Odins  onsterfelijke  helden,  te 
denken.  De  légende  zelf  der XI"  maagden  wordt  medegedeeld  in  Gotfr.  Hagens, 
Rijmkronick  van  Keiden,  vers  153-374,  gelijk  in  een  latijnsch  opstel  bij  SURIUS 
de  probatis  Sanctorum  Vitis,  tom.  V ,  p.  lOUl ,  aangehaald  door  MoNE ,  Teutsche 
Heldensage,  1836,  p.  292. 

De  Ursula-maagden  behooren  in  Keiilen,  de  Achacio-ridders  op  den  Arath-berg 
bij  Alexandrie  te  huis.  Van  deze  laatsten,  Achacio  en  zijn  gevolg,  vermeldt  de 
kalender  bij  Le  Long,  Reformatie  van  Amsterdam,  1729,  fol.  265.  «  Doe  dese 
ons  Heer  gebeden  hadden ,  voir  aile  die  gène  die  hoir  passie  gedachten ,  ende 
si  een  godleke  antwoert  van  boven  ontfangen  ,  dat  hoir  gebed  verhoirt  was , 
voeren  si  tôt  die  hemelsche  Riken.   « 

Zij  werden  namelijk  gekruizigd. 

{%&)ii  Aller  Heiligen,  Allerzielen  en  Allerkinderen.  «Reedshet  oudeNoorden, 
Scandinavie ,  bezat  zijne  dooden-feesten ,  bij  den  aanvang  van  November ,  die 
de  Roorasche  kerk  als  Heiligen-  en  Zielen-feesten  overnam.  Dan  werden  daar 
lichten  ontstoken,  Angl-ôl  (Engelen-bier)  gedronken  ,  en  ongetwijfeld  menigen 
Minni-heker  tôt  aandenken  aan  afgestorvenen  geledigd.  Het  Panthéon  van 
Heidenschen  oorsprong  werd  reeds  in  614  aan  aile  Heiligen  en  Martelaren 
gewijd ,  nadat  ook  de  Grieksche  kerk  dit  feest  reeds  in  de  vierde  eeuw  had 
ingevoerd.  Het  ontsteken  van  bla-lys  (blaauw  licht)  tôt  aandenken  van  Aller- 
zielen en  kinderen ,  kan  ook  in  ons  volksbijgeloof  de  dwaal-  of  hipUchtjes 
(zieltjes  van  ongedoopte  kinderkens)  hebben  nagelaten.  Dat  het  Heidendom  die 
feesten  in  November  stelde,  aan  het  einde  van  het  afgeloopene  jaar,  waarin  zoo 
vêle  dagen  voorbij  gegaan  waren,  die  als  dooden,  gelijk  ook  de  afgestorvenen, 
der  menschen  en  kinderen,  herdacht  weHden,  is  niet  van  natuurlijken  grond 
ontbloot.  Daarover  handelde  de  beroemde  Finn  Magnusen  ,  in  zijn  Forste 
November,  en  Hist.  Kalendarisk  Underaôgelse  ,  voorkomende  in  het  Doensche 


—  721  — 

Tidskrift  for  Nordisk  Oldkyndighed  ,  1829  ,  en  daaruit  in  het  Hollandsch  vei- 
taald  door  M'  M.  Hettema,  Leeuw. ,  1835. 

(27)  «  S.  Nicolaas.  »  Niet  minder  rijke  beteekenis  dan  S.  Marten(zie  aant.l5) 
en  S.  Michiel  (aant.  24)  heeft  deze  Sanct  in  de  christel.  légende,  wiens  feest  zoo 
algemeen  gevierd  werd,  en  nog  vooral  bij  de  kinderen  in  eere  wordt  gehouden. 
Zelfste  Albanij  inNoord-Amerika,  waar  ik  in  1850  de  St.  Nicolaas-Maatschappij 
leerde  kennen,  wordt  onder  de  afstammelingen  der  oude  Hollanders  ,  zijn  aan- 
denken  bewaard.  Zie  raijne  Drinkpleijligheden ,  bl.  88.  Gelijk  S.  Marten  den 
armen  kleedt.  S.  Michiel  de  kindei'en  der  weduwe,  of  het  kind  der  Yrouwe, 
beschermt,  zoo  brengt  S.  Nicolaas  rijke  geschenken  ;  wij  vragen  het  dus,  is  hij 
patroon  of  schipper  van  het  rijk  geladen  schip ,  waarop  Maria  (zie  aant.  23)  het 
roeder  houdt,  tervvijl  een  weldoende  Engel  het  voortroeit  of  voortdrijft  ?  Het 
schip  der  aarde  ,  rijk  bevracht  in  Spanje,  woi'dt  thans  van  wintei-voorraad  ge- 
lost ,  en  onder  menschenkinderen  de  lading  uitgedeeld.  Zie  ook  Eelco  Verwys, 
Sinter-klaas  ,  's  Gravenh.,  1863. 

Op  een  ander  schip  ,  het  scheepje  van  Simon ,  komen  wij  beneden  terug. 

St.  Thomas  in  deze  maand  trekt  nog  onze  aandacht.  Heeft  ook  hij  geene 
schoone  beteekenis  :  het  jaar-,  en  de  dag-cyclus  spoeden  ten  einde  ,  Vidar ,  de 
peinzende  god  en  Jalkr  ,  de  afgeleefde  man ,  staan  aan  den  uitgang  des  jaars  ; 
zij  zien  de  duisternis  zegevieren ,  de  dood  over  de  natuur  heerschappij  voeren  : 
zal  er  een  nieuw  leven  in  de  natuur  ontwaken  ?  Een  stom  en  stil  gepeins  over 
zoo  gewigtige  vraag,  die  de  christen,  door  den  ongelovigen  Thomas,  ophetgebied 
van  den  geest  overbrengt.  Nergens  gepaster  dan  aan  het  einde  des  jaars  : 
wanneer  wij  hem  later  weder  ontmoeten,  isook  hij  van  de  opstanding  overtuigd, 
door  zelf  den  vinger  op  de  wonde  van  den  verrezen  He.land  te  leggen.  Hier  tast 
hij  in  de  duisternis,  ginder  in  het  licht.  Voor  hem  zelfs  is  de  Christus ,  de  God 
van  licht  en  liefde,  herrezen. 

(28)  «  Dagcirkels  »  en  dagen. 

Dat  jaar-  en  dagcirkels,  de  Zodiac-  en  weekgoden,  uit  de  noordsche  natuur- 
beschouwing  ontsproten,  en  oorspronkelijk  uit  het  Sabai'isme  voortkomen  of 
daarop  gegrond  zijn  ,  zullen  wij  thans  niet  meer  opzettehjk  behoeven  aan  te 
toonen.  Ook  de  Noordsche  week  telt  zeven  dagen  of  dagcirkels ,  gelijk  ver- 
moedelijk  de  oorspronkelijke  Cosmos  zeven,  later,  zon  en  maan  medegerekend, 
negen  groote  lichten  of  wereld-kringen.  (Zie  boven  aant.  4  en  5).  Ook  worden 
zij  in  twee  heiligtallen  van  kenbaar  lagere  en  hoogere  natuurbegrippen  ver- 
deeld,die,  wat  hunne  namen  betreft,  door  Grimm,  I,  112-115,  uitvoerig  behan- 
deld  zijn.  Daarbij  merken  wij  nog  op  ,  dat  het  eerste  drie-  of  heiligtal  oorspron- 
kelijk aan  de  vereering  van  zon,  maan  en  aarde  gewijd  schijnen:  een  aarddag 
QÏ  arc-tac  kcnt  Grimm  nog  in  Beijeren.  Doch  deze  werd  uit  den  rij  der  dagen 
uitgemonsterd  om  voor  den  thing-  of  re^fs-dag,  gelijk  ook  voor  Tys-  oi  dijsen- 
dag  te  wijken  ;  hoezeer  het  aard-  of  Harda-fee^t  (bij  zamentrekking  Har-fest 
oi  Herfst)  is  bewaard  gebleven.  Dit  drietal  was  alzoo  aan  de  drie  groote  repre- 
sentanten  der  stoffelijke  natuur  gewijd  ,  waai'aan  het  Heidendom  zijne  opzette- 
lijke  zon-  maan-  en  aardfeesten  wijdde. 

Hooger  begrippen  bespeurcn  wij  in  den  Wodans-  ofWoensdag,  dat  is,  aan  den 


—  722  — 

weldoener  gewijd  ,  waarop  men  zijne  wenschen  (wunsclij  aan  hem  opdroeg  ;.  de 
Thunar-  of  Donar-dag,  aan  den  dondergod ,  als  active  natuui  kracht ,  en  aan 
Frigga  of  Freya  als  passive  of  voortbrengende  aard-godin  toegekend.  Wij  zien  in 
die  Trimurti  den  Weldoener,  door  vruchtliaarmakende  en  vruchtvoortbrengende 
natuurkracht,  de  wenschen  der  menschen  bevredigen. 

En,  om  die  beide  heiligtallen  toi  het  groote  heilig-  of  zeven[a.\  vol  te  maken 
en  aanteviillen,  verschijiitaan  dit  einde  der  dagen ,  de  donkere:  Surtr,  Sathur  = 
à.  i.  de  ondoorgrondelijke  ,  de  Onbekende ,  maar  magtige  boven  allen ,  waarvan 
(Zie  mijne  Edda-leer,  inleiding  bl.  XII),  de  profetesse  van  het  noorden  sprak  : 

Dan  komt  de  magtige  , 
Tôt  den  godenraad ; 
De  sterke  van  boven  , 
Die  ailes  bestuurt; 
Hij  spreekt  het  oordeel  ; 
Hij  eindigt  allen  strijd  ; 
Stelt  vast  de  heilige  wet , 
Die  eeuwig  duren  zal. 

Ook  de  Grieken  hadden  hun  tempel  aan  den  onbekenden  God  gewijd,  waarvan 
Paulus  op  den  Areopagiis  getuigde  :  «  Dien  verkondigen  wij  U.  »  Zie  die  ont- 
moeting  van  den  grooten  Apostel.  Handelingen ,  XVII,  19/24,  waar  hij 
gewaagt  van  den  Heer  des  hemels  en  der  aarde  ,  die  daar  woont  in  tempelen, 
niet  met  menschen  banden  gemaakt. 

Eene  leer  die  op  den  teinpel  der  natuvr  (locjon)  terug  wijst. 

(29)  «  De  Apocahjpsis.  » 

Vroeger,  waar  ik  in  rnijn  Wesfland,  het  oud-noordsche  dichtstukde  Vaulit-spa 
van  IJsland  met  den  Apocahjpsis  van  Patmos  ,  en  een  middeleeuwsch  gedicht, 
den  Leeken-Spiegel ,  over  den  ondergang  der  wereld  ,  den  Ragna-raukr  of 
godenschemering  ,  in  vergelijking  bragt ,  is  het  wel  genoegzaam  gebleken  ,  dat 
bij  het  N.  dichtstuk  ,  gelijk  in  de  Apocahjpsis  ,  eene  onde  gezonkene  natuur- 
godsdienst  ten  grondslag  ligt.  Beide  schilderen  die  laatste  catastrophe  in 
eigenaardige  kleuren  ;  de  profetesse  of  Vaula  huit  die  voorstelling ,  als  een 
grootsch  epos  in  noordsche  beelden  en  stoffeert  het  grootsche  tafereel  met 
ijs-reuzen  (HrijmthrHsen),  met  onsterfelijke  helden  [El)iheriarJ,  en  goden  ;  — de 
Apocahjpsis  schildert  met  oostersche  beelden  en  vuurgloed  ,  en  schept  mysté- 
rieuse dieren  en  gedrocliten  :  terwijl  de  Aartsengel  en  engelen  deel  nemen  aan 
dien  laatsten  wereldstrijd.  (Zie  aant.  24.) 

Let  men  in  dit  mystérieuse  dichtstuk ,  een  phantastisch  Oostersch  helden- 
dicht ,  of  hoe  moet  men  het  noemen?  op  de  schildering  der  zeven  groote  hemel- 
lichteu,  op  historisch  gebied ,  opevenzoo  vêle  lichtpunten  of  gemeenten  in  de 
chr.  wereld  overgebragt  ;  let  men  al  verder  op  de  zeven  zegelen ,  die 
verbroken  ,  de  zeven  bazuinen  ,  die  geblazen  ,  de  zeven  donderslagen  ,  de  zeven 
engelen  met  zeven  fiolen ,  die  uitgestort  worden ,  de  zeven  plagen ,  die 
komenenz.,  dan  denkt  men,  bij  die  allegorische  voorstellingen  onwillekeui'ig  aan 
het  oude  heilige  zevental  der  natuurgodsdienst  van  de  Sabaeërs  ;  doch  de  zeven 


—  723  — 

groote  hemellichten ,  door  lien  vereerd  ,  zijn  hier  de  zeven  eerste  licliten  of 
gemeenten  in  de  christelijke  wereld  ;  de  gloeiende  phantasie ,  verheft  zich  op 
Patmos  boven  de  onde  natuurleer  ;  maar  worstelt  om  zich  door  allegorische  en 
phantastische  voorstellingen  daarvan  viij  te  malien.  Men  zie,  wat  Dupris,  die  aan 
de  analyse  van  dit  gloeiende  Oostersche  dichtstuk  een  geheel  boekdeel  (tome  VIII 
van  zijn  werk)  wijdt  daar  over  zegt.  «  La  plupart  des  animaux  mystérieux,  qui  y 
sont  mis  en  scène,  sont  empruntés  du  ciel  ou  de  la  voûte  azurée,  etc.,  »  terwijl  de 
grondslag  van  het  geheele  dichtstuk  ,  bij  hem  het  dogma  der  twee  beginselen 
(het  dualisme)  en  de  zielverhuizing  (metempsychosis) ,  hier  naar  het  glansrijk 
schitterend  hemelsch  Jérusalem  uitmaakt ,  waartegen  over  de  dichter  de  angst 
en  vrees  tracht  te  wekken ,  voor  die  eindelijke  catastrophe  ,  «  qui  viennent  à 
des  époques  périodiques  détruire  la  nature.  » 

Over  die  door  hem  genoerade  «  ruse  sacerdotale ,  «  deed  hij  zelfs  eene  be- 
schouwing  :  Apocatastases  ou  Restitittioiis  du  monde  «  voorafgaan.  Die  her- 
scheppingen  of  vernieuwingen  ,  hetzij  door  water  of  viuir ,  straalt  in  meer  dan 
een  rnythenstelsel  door  :  zoo  Apocahjpsis  als  Vaulu-spa ,  schilderen  een 
laatsten  luereldbrand,  en  daarna  vernieuwing  :  dan  verzamelen  de  goden  zich 
op  het  Ida-veld  om  dââr  te  bepeinzen  : 

«  Fimbidtir's  aloude  runen  » 
d.  i.  des  hoogen  Gods  aloude  leer. 

Die  aloude  leer,  welligt  uit  het  Sabaeisme  ontsproten  en  in  de  iempel-tnysteriën 
van  vêle  volkeren  in  symbolen  bewaard  ,  werd  door  de  Openbaring  van  het 
christendom ,  vaii  de  natuur  op  het  gebied  van  den  onsterfelijken  geest  over- 
gebragt.  Vergelijk  «  de  leer  der  onsterfelijkheid.  »  Westland,  §  67,  11.  365-375; 
over  24  zeven-iaWen ,  DuPUis,  t.  VIII,  p.  146  etc. 

(30)  «  NoRK.  »  Naast  Sxrauss  en  Dupuis  staat  in  onze  schatting  F.  Nork,  die 
het  historische  gebied,  zoo  in  localiteiten  als  wezenlijke  feiten,  voorbijziende , 
zich  ten  taak  schijnt  gesteld  te  hebben,  Abraham  en  de  aartsvaderen  tôt  mytho- 
logische  wezens ,  zelfs  den  bebloeden  rok  van  Joseph ,  tôt  sterrenhemel  met 
nevelvlekken ,  ja,  het  geheele  0.  T.,  ondanks  zijne  historié,  tôt  mythologie  te 
metamorphoseren  ;  zijne  werken  zijn  :  Mythen  der  al  ten  Perser  als  Quellen 
der  Glaubenslehre  und  Ritualen  etc.,  Leipz.,  1835;  —  Braminen  und  Rabbinen, 
oder  Indien  das  Stammland  der  Hebrâer  und  ihrer  Fabelen. ,  Meissen,  1836, 
en  het  reeds  genoemde  werk  :  der  Profet  Elias  ein  Sonnen-Mythus ,  Leipz.  , 
1837.  Veel  leerzaams  bevat  zijn  Fest.  Kalender,  enz. ,  2  deelen,  Stuttg.  ,  1847. 

Aannemende,  dat  ook  de  gewijde  verkondigers  der  Hebreërs  hunne  mythische 
voorstellingen  bezitten  ,  zal  men  er  toch  ook  de  historische  feiten  niet  in  ont- 
kennen  kunnen ,  die  nog  in  onzen  tijd  door  de  opdelvingen  in  Ninive  enz.  op 
nieuw  bevestigd  zijn.  Waar  ligt  dan  de  grens  tusschen  mythe  en  historié?  Men 
zij  toch  in  het  slopcn  omzigtig  ! 

(31)  «  Christelijke  mythologie.  » 

De  stof  daartoe  leveren  inzonderheid  de  traditiën  en  legenden  in  de  Roomsche 
kerk  in  eere  gehouden.  Anderen  zijn  verder  gegaan  en  hebben  het  christendom 
zelf  en  zijnen  Stichter  als  mythologie  en  mythe  beschouwd  ,  en  daardoor  veel 


—  724  — 

ergernis  verwekt  :  niemand  zoo  kras  als  Strauss,  in  zijii  Leben  Jes^i ,  eine 
mythe ,  die  evenwel  later  het  leven  van  Jesiis  als  «  historisch  factum  »  erkend 
heeft.  Naast  hem  staat  Dupuis  met  zijne  Origine  de  tous  les  cultes  (1835),  reeds 
boven  vermeld  (aant.  3).  Wat  hij  beoogde  teekent  hij  in  zijne  Introduction  zelf 
aan ,  waarin  hij  zijn  «  Examen  du  système  religieux  des  chrétiens ,  in  drie 
deelen  sphst.  »  La  première  contient  l'expHcation  de  la  fable  sacrée  de  l'intro- 
duction du  mal  dans  le  monde ,  par  le  fameux  serpent  des  Ilespérides,  qui  séduit 
Eve,  et  qui  rendit  nécessaire  l'arrivée  d'un  Réparateur,  qui  put  régénérer  la 
nature.  Cette  fable  se  trouve  dans  le  second  chapitre  de  la  Cosmogonie  hé- 
braïque ,  connue  sous  le  nom  de  Genèse.  » 

«  La  deuxième  traite  du  Réparateur,  de  sa  naissance ,  de  sa  mort,  de  sa  résur- 
rection, et  elle  nous  présente  l'ensemble  de  tous  les  traits  qui  lui  sont  communs 
avec  Mithra,  Adonis,  Horus,  Atys,  Osiris,  etc.,  enfin  qui  prouvent  jusqu'à 
l'évidence  que  ce  Réparateur  désigné  sous  le  nom  de  Christ  par  les  chrétiens, 
n'est  que  le  soleil  ou  la  divinité  adorée  par  tous  les  peuples  sous  tant  de  formes 
et  de  noms  différents. 

La  troisième  partie,  beaucoup  plus  absti'aite  que  les  deux  premières  ,  contient 
une  explication  de  la  fameuse  Triade  des  chrétiens  ou  de  la  triple  unité  ,  connue 
sous  le  nom  de  Père  ,  de  Fils  et  d'Esprit.   » 

Wij  zien  het,  deze  Mythologen ,  waarbij  wij  straks  ook  over  NORK  spreken  , 
werpen  met  het  bad  ook  het  kind  weg.  Eene  kardinale  dwaling  achten  wij  , 
dat  zij  niet  onderscheiden  :  Mythe  en  historié ,  voorstelling  of  vorm  van  inhoud 
en  geest.  Niet  de  vorm,,  het  woord,  de  letter,  —  maardegeest,  de  geest  der 
waarheid,  Gods  gedachte,  de  Xo^oç  van  Johannes  ,  is  het,  die  bezielt  en  levend 
maakt.  Die  gedachte  Gods  staat  in  de  natuur  in  eeuwig  beeldenschrift ,  in  het 
Evangelie  in  menschelijke  klankschrift  of  woorden  uitgedrukt  ;  de  God  nu  der 
Natuur  en  die  der  Openbaring  is  dezelfde  God  :  op  het  gebied  der  natuui-  en  van 
den  geest.  Maar  hoe  veel  hooger  staat  hier  —  wij  hebben  het  reeds  vroeger 
gezegd,  — de  voortreffelijkheid  der  reine  Evangelie-leer  en  christelijke  Open- 
baring, boven  aile  vroegere  natuurleer  en  mythen  !  Zij  leert  ons  God  kennen  als 
een  Geest,  dienelk  moet  aanbidden  in  geest  en  waarheid;  zij  ademt  en  openbaart 
ons  Zijn  geest  der  liefde,  die  ons  gebiedt  God  lief  te  hebben  boven  al —  en  aile 
menschen,  als  leden  van  één  gezin,  van  éénbloed,  als  zich  zelven;  voor  wie 
Christus,  de  Zon  der  geregtigheid  op  het  gebied  van  den  geest,  aile  bloedige 
offerdiensten  heeft  doen  vallen.  Met  goddelijke  almagt  en  liefde,  ontstak  Hij, 
door  zijne  ailes  omvattende  en  ailes  doordringende  leer  en  voorbeeld,  een  lamp 
op  ons  pad ,  een  licht  op  onzen  weg.  (Zie  ook  de  Inl.  van  mijn  Westland,  1844, 
bl.  XXIV.) 

Het  kan  ons  echter  niet  bevreemden,  dat  men  zijne  leer  en  Zeven,  ten  behoeve 
van  den  niet  anders  denkenden  mensch,  in  mythenvorm  heeft  ingekleed.  Nog 
tôt  in  de  middeleeuwen  ging  de  denkende  geest  op  dien  weg  voort  ;  hoezeer  ook 
het  historische  factum  en  de  historische  ontwikkeling  van  het  Christendom,  d.  i. 
Christus  geest  en  liefde  ,  in  den  menschelijken  geest  onmogelijk  te  ontkennen 
valt. 

Toi  die  mythische  voorstellingen  ,  die  zich  in  de  middeleeuwen  vooral  om  den 


—  725  — 

Christusen  zijne  Moeder  Maria  groepeerden,reken  ik  te  behooren  :  die  aan  zijii 
bloed  verbouden,  de  mythe  van  den  H.  Graal,  de  schotel,  waarin  Joseph  van 
Arimathea  zijn  bloed  opving  ;  deze  was  vervaardigd,  volgens  de  légende,  uit 
een  lichtsteen,  uit  Lucifers  kroon  geslagen  [Lucifer  van  Lux  en  fer  :  d.  i. 
lichtdrager);  het  waren  vooral  de  ^4r</mr-ridders  der  ronde  tafel ,  die  de 
geheele  wereld  ronddoolden,  cm  dien  schotel  of  beker,  die  verloren  was,  te  her- 
vinden.(Zie  diebeteekenisvolle  légende  zelf  bij  Clignett  en  Steenwinkel,  Spiegel 
Hist.,  II,  aant.  ilO,  en  over  de  Arthur-ridders  de  wijsgeerige  beschouwing  van 
RosENKRANZ ,  Gesch.  der  Poésie,  (1830).  Al  verder  teekenen  wij  als  chris- 
telijke  mythen-leer  aan,  de  attributen,  die  men,  ook  nog  in  de  middeleeuwen, 
op  Christus  en  Maria  van  vroegere  natuurgoden  en  godinnen  op  beide  heeft 
overgebragt.  Grimm  teekende  dien  aangaande  aan  :  «  Alterthumlicher  war  die 
iibertragiing  einzelner  eigenschaften  und  namen  des  Heilands ,  oder  jiidisch- 
christlicher  sagen  auf  den  heiilnischen  gott  ;  namentlich  der  mythus  von  Leviathan 
auf  Jormungandr.  Wie  Christus  durch  seinen  tod  die  ungeheui^e  schlange  ûber- 
wiiltigte  ,  besiegte  Thorr  den  Midgardsorm ,  und  beiden  kommen  âhnliche 
epitheta  zu.  Die  àhnlichkeit  der  zeichen  des  Kreuzes  (-}-)  und  hammers  (T)  dazu 
genommen,  wûrde  es  nicht  befremden,  wenn  die  neubekerhnten  Deutsche 
unter  Chrishts  sich  auch  noch  den  Herrn  des  Donners  und  verleiher  des  regens 
vorgestellt  hâtten  ;  desto  leichter  konnte  die  anwendung  auf  Maria,  Gottes 
lautter,  gemacht  werden  ;  wirklich  nennt  der  àlteste  troubadour  Christus  noch 
den  Herrn  des  Donners.  »  («  Jhesus  del  tro.  »  Grimm,  D.  M.  I.  166).  En  in  een 
middeleeuwsch  Kerslied,  door  mij  uit  HS.  medegedeeld  ,  heet  het  nog  : 

Hoerde  yeman  das  saghen  des  gelyc , 

Hies  *)  God  en  me^is  te  gader  ;  *  Hi  es. 

In  den  donckeren  wan  die  maghet 

Der  sonne-verlichter  ; 

Men  bant  zyn  hendeken  niet  sletten  "),  "  doeken. 

Die  die  sterre  ane  setten  , 

Doe  hi  den  hemel  wrachte  *")  ;  "'  schiep. 

Hi  weende  ooc  als  een  kindeken  mede , 

Die  donren  in  den  wolken  dede , 

Doe  hi  opvoer  mit  crachten. 

Men  zie  dit  Kerslied,  ten  deele  in  mijn  Westland,  184i,  bl.  361 ,  en  in  mijne 
Dietsche  T.  en  Poezij,  bl.  229,  als  navolging  van  den  Dies  est  lœtitia ,  in  zijn 
geheel  mededeeld. 

Overigens  is  het  in  de  apotheosw  van  Maria  niet  te  verwonderen ,  dat  hare 
vereering  (hyperduUaJ  soms  in  aanbidding  (latria)  overging.  Wij  hebben  hier 
het  oog  ,  vooral  op  den  Maria-psalter  van  Bonaventura,  waarin  hare  vereering 
als  Dea  universalis  ecclesiai  en  als  tegenstelling  van  God,  haar  cidminatie-punt 
bereikte;  terwijl  zij  in  dietsche  Maria-liederen  zelfs  genoenid  wordt  : 

Die  Moeder  Gots ,  die  Gots  Godinne 
XXIX  XXIIl  «2 

V 


—  726  — 

die  in  legen-processiën  regen ,  bij  aanroeping  en  aanbidding ,  met  opgeheven 
handen,  den  pais  of  vrede  schonk.  Zulk  eene  regenprocessie  van  1240  of  1244 
vermeldt  Grimm  (a.  w.  I,  159). 

«  Dreimaliger  umgang  des  clerus  und  volks  (nudis  pedibus  et  in  laneisj  blieb 
ohne  erfolg,  weil  man  bei  anrufung  aller  heiligen  der  miitter  Gottes  vergessen 
hatte.  Als  nun  der  chor  der  heiligen  sich  bei  Gott  um  regen  verwendete,  wider- 
sprach  Maria;  in  neiier  procession  wurde  ein  feierliches  sa/ue  regina  gesungen: 
et  cuni  serenum  tempus  ante  fuisset,  tanta  inundatio  pluviœ  facta  est,  ut  fere 
omnes ,  qui  in  processione  aderant ,  hac  illacque  dispergerentur.  »  En  eene 
bede  of  aanroeping  voor  pais  of  vrede  heb  ik-zelf  ter  boven  vermelde  plaatse , 
bl.  249,  medegedeeld.  Tôt  Maria  heet  het  daar  : 

Gheeft  ghy  den  pais  niet  door  uw  macht , 
Zoo  blyft,  eilaes  !  den  pais  verloren  ! 

Maar  welk  een  voortreffelijk  Moeder  maagden-lied ,  dat  aile  pelgrimliederen 
aan  de  boorden  van  den  Rhijn,  Maas  en  Sambre  overtrof,  waarin  zelfs  natuur. 
leer  doorscliemert  ,  hief  men  haar  te  Runxputten  in  Noord-Holland  aan  ; 
rnen  hoore  : 

0  Moeder  Maagd  !  Zie  naar  beneden 

Dees  groote  schaar  , 
OpoffVen  wierook  en  gebeden 

Op  't  groen  altaar. 
Laat  toch  geen  vonkjes  van  boven  gebreken , 

Opdat  alhier , 
Deze  offei'ande  worde  ontsteken 

Van  't  Hemelsche  vier.  — 
0  zoete  kapel,  daar  geen  geschemer, 

Noch  duister  is, 
En  daar  de  blaauw  gestarnte  hemel 

'T  Gewelfsel  is, 
Kruiden  en  bloemen,  blaadjes  en  siertjes 

Zijn  kerke-stof, 
Ja  zelfs  muzyken  de  vliegende  diertjes  , 

U  waardige  lof  ! 

Als  dat  niet  meer  is  dan  hyperdulia  dan  begrijpen  wij  het  niet.  Maar  hoe 
voortreffelijk  !  een  innig  gevoeld  Stabat  Mater  gelijk,  —  zong  men  in  Noord- 
Holland  ,  waar  men  bij  de  wijding  van  haren  tempel  ,  dâar  vroeger  Frigga 
vereerd  werd ,  het  kruis  plaatste  met  het  opschrift  : 

Ecce  cadit  Mater  Frisiœ. 

Of  vol  gens  anderen  :  Mater  Friggiœ ,  vergel.  Westla7id ,  bl.  381-382;  mijne 
Dietache  Taal  en  Poezij ,  bl.  247  enz.,  en  Grimm,  lui.  5  en  10;  voorts  158/59, 
en  289 ,  in  de  noot,  —  ook  Mensing  a.  w. 

(32)  «  Schip  van  Simon.  » 

De   Gliiisteu   Ivalender  teekent  hiei'  Sy))io>i  aan  ,   namelijk    Simon    Petrus, 


—  727   — 

en  doet  ons  denken  aan  het  schip,  waarmede  Jezus  de  zee  van  Genésareth  over- 
stak  naar  het  land  der  Gergesénen.  (Math.  VIII,  23  enz.,  Marc,  IV,  35  enz.) 
Dit  schip  is  in  den  Kalender  ongetwijfeld  het  symbool  der  kerk,  waaraan  in  de 
gewijde  tempelbouw  der  rniddeleeuwen  het  schip  der  kerk,  le  nef  (vau  noiis=z 
navis)  herinnert  ;  het  hbarniscli  scidp  van  /sis,  het  schip  der  aarde  van  Frigga, 
oï  \\e\.  voUjeladen  schip ,  waarop  Maria  het  roeder  houdt,  kan  er  rnede  verge- 
leken  worden  :  wij  rnoeten  er  evenwel  bij  aanteekenen ,  dat  Grimm  uit  een 
Kalendarium  in  Maart  «  Isidis  naviç/iutn  »  aanteekeut,  en  daardoor  het  bei'igt 
van  Tacitus  orntrent  het  liburnisch  schip  («  in  modurn  Uburnce  figuraturn))»),  bij 
de  Sueven,  schijnt  te  bevestigen.  Nog  omstreeks  1133  werd  bij  Inda  (In  Re- 
puariën)  een  schip  gebouwd  en  eerst  naar  Aken,  Maastricht,  Tongeren  enz. 
rondgetrokken,  waartegen  de  geestehjkheid  zich  als  tegen  een  «  sl'mdhaftes 
heidnisches  werk  »  verzette.  Zij  noemde  het  schip  onder  andere  schirnp- 
woorden  bevracht  met  v  maliç/norum  spiritûm,  simulacriini^  »  en  «  diaboli  ludi- 
hrium  »  enz.  Dit  kon  dus  wel  het  schip  van  Simon  Petrus  niet  zijn;  ook  niet 
dat  andere,  waartegen  in  1530  in  een  Limer  Rathsprotokol  een  verbod  werd 
uitgevaardigd  ;  want  hier  betrof  het  een  schip  op  St.-iSicolaas-avond. 

Denken  wij  dus  bij  het  scIdp  van  Simon  aan  het  symbool  der  kerk ,  "t  welk 
daar  drijft  op  den  stroom  des  tijds,  —  der  eeuwen,  dat  door  stormen  geslingerd  en 
met  ondergang  bedreigd  wordt  :  hoe  rijk  beteekenend  is  dan  ook  dit  symbool , 
vooral  in  onzen  tijd  ,  waarin  ,  op  het  gebied  van  den  geest ,  kerk  en  christendom 
door  revolutie-stormen  en  mannen  als  :  Strauss  ,  Dupuis  en  NORK  met  onder- 
gang bedreigd  wordt.  Vrees  evenwel  niet  gij  kleingeloovigen ,  de  geopenbaarde 
waarheid,  door  Natuur  en  Evangelie  beide  verkondigd,  zal  niet  vergaan  ;  Hij ,  die 
op  dit  schip  vaart,  die  in  de  duisternis  het  licht  ontstak,  zal  wind  en  stormen 
doen  bedaren  ! 

(33)  «  St.  Jans  geleide.  » 

Zie  over  de  drinkinstellingen  ,  St. -Jans  geleide  en  St.-Geertenminne ,  be- 
nevens  verdere  minni-dronken  ,  ook  nog  Grimm,  D.  Mijthol. ,  I,  bl.  52-55, 
waar  nog  enkele  varianteu  :  «  Johann  segoi  .  Johan  namen  en  Jo/iannes 
minne,  voorkomen. 


ESQUISSE 

D'ETHNOLOGIE  OCCIDENTALE, 


M.  P.-C.  VANDER  ELST, 

MEMBRE   CORRESPONDANT   A   RAVENBURG   (HAINAUT) 


Si  nous  nous  en  rapportions  aux  érudits  du  XVII^  siècle, 
la  question  ethnographique  américaine  serait  résolue  d'un 
trait  de  plume.  Sem  ,  ayant  peuplé  l'Asie  tout  entière  , 
eût  été  Tancètre  de  Taunax ,  père  des  IMongols ,  et  ceux-ci , 
après  avoir  colonisé  la  Chine,  eussent  peuplé  l'Amérique. 
Cependant  d'autres  savants  ont  établi  depuis  avec  quelque 
succès  que  les  Mongols  ne  pouvaient  être  rangés  parmi 
les  tribus  de  Sem. 

Depuis  un  siècle,  l'unité  de  la  race  humaine  a  été  aban- 
donnée pour  celle  d'une  trinité  d'abord  ;  races  blanche , 
jaune  et  noire;  puis  pour  la  quine,  en  y  ajoutant  la  race 
malaise  et  la  race  américaine  ou  rouge.  Depuis  lors  toute- 
fois ,  les  idées  semblent  se  reporter  de  nouveau  vers  le 
dogme  de  l'unité  de  race;  des  observations  plus  scru- 
puleuses faisant  reconnaître  dans  les  divergences  qu'on 
regardait  comme  originelles,  des  résultats  de  circonstances 
locales  réitérées  pendant  plusieurs  générations  successives  '. 

Commissaires  rapporteurs  :  MM.  H.  Schuermans  et  Eug.-M.-O.  Dognée. 

'  VouNF.Y ,  Voyage  eu  Egypte  ,  t.  I,  p.  67,  note.  —  Tableau  du  climat  et  du  sol 
ili's  Ktals-Unis,  p.  384.  —  A.  Hiumboldt  ,  Cosmos,  l.  1,  p.  291  et  292. 


—  739  — 

Quoi  qu'il  en  soit,  les  Américains  autochtones  forment 
une  race  aussi  distincte,  à  partir  de  l'horizon  historique, 
que  la  race  germanique  ou  slave ,  et  dont  le  caractère  le  plus 
apparent  est  la  couleur  de  cuivre  rouge.  Gomme  la  chasse 
constitua  longtemps  le  moyen  d'existence  du  plus  grand 
nombre  des  peaux-rouges  observés  par  les  blancs,  rien 
ne  s'oppose  à  ce  que  nous  considérions  la  présence  de 
l'homme  sur  le  nouveau  continent  comme  contemporaine 
de  ses  premiers  établissements  dans  l'ancien  monde.  Si  cette 
hypothèse  n'est  point  rejetée,  un  corollaire  se  présente  sous 
notre  plume ,  c'est  que  la  nuance  rouge  d'une  part  et  la 
haute  taille  des  Pampéens  d'autre  part  pourraient  bien 
avoir  été  les  conditions  primitives  du  genre  humain.  Les 
partisans  de  l'opinion  de  l'unité  de  l'espèce  en  concluent 
que  le  blanc,  d'une  part,  et  le  noir,  de  l'autre,  sont  des 
modifications  de  ces  conditions  originelles  *. 

Antérieurement  aux  colonisations  européennes  du  XVI^ 
siècle  les  traditions  indigènes  conhrment  certaines  analogies 
qui  avaient  conduit  à  attribuer  à  l'Asie  orientale  l'apport 
de  certaines  tribus.  Mais  indépendamment  d'immigrations 
d'habitants,  l'Amérique  ouvrit  son  sein  à  l'immigration 
d'idées,  importées  par  quelques  individus  peu  nombreux, 
et  c'est  sur  ce  genre  d'importation  surtout  que  nous 
appelons  l'attention  du  lecteur. 

g  1.  —ÉLÉMENTS  EUROPÉENS. 

A  la  vue  des  Romains  que  le  glaive  d'Alaric  avait  forcés 
de  chercher  un  refuge  à  Garthage ,  saint  Augustin  s'écriait  : 
«  Insensés,  quel  égarement  ou  plutôt  quelle  fureur?  Tandis 
que    les   nations  les  plus  éloignées  mènent  le  deuil  sur 

'  Eu.  P.\nchai:d  ,  La  bible  et  la  science  moderne ,  loi.  81).  —  Holl^bd,  l'Homme, 
passim. 


—  730  — 

vos  désastres,  vous  cherchiez  les  théâtres,  vous  vous  y 
précipitiez  en  foule,  vous  les  vouliez  pires  qu'auparavant. 
Vous  avez  été  dépravés  dans  le  bonheur,  et  l'adversité  n'a 
pu  vous  instruire.  Vous  avez  perdu  l'utilité  du  malheur, 
et  vous  voici  plus  malheureux  et  plus  corrompus  '.  »  Et  un 
long  gémissement  s'échappait  de  sa  poitrine  à  l'audition 
des  ravages  des  Barbares ,  jusqu'à  l'instant  où  leurs  armées 
cernant  Hippone  furent  témoins  de  sa  mort. 

Que  se  passait-il  donc  dans  ces  temps  d'agonie  de  la 
vieille  soci«Hé  trébuchante,  —  non  parmi  les  grands,  les 
saints  ou  les  savants,  mais  parmi  les  marchands?  Que 
souffrait ,  que  voulait ,  que  tentait  le  commerce  !  Que 
devenait  la  navigation? 

Alexandrie ,  nous  le  savons ,  florissait  encore  et  Venise 
allait  naître  dans  ses  lagunes.  Mais  l'Occident  commerçait 
aussi  avec  Garthage  ,  avec  Marseille,  avec  Gadir.  Depuis 
vingt  siècles  les  nefs  phéniciennes  voguaient  sur  la  Médi- 
terranée; depuis  près  de  dix  siècles  elles  avaient  tenté  des 
voies  moins  connues  sur  l'Atlantique  dans  les  directions  du 
nord  et  du  midi.  Les  fruits  de  tant  d'expériences  réitérées 
étaient-ils  perdus?  Les  connaissances  indispensables  à  la 
navigation,  de  long  cours  relativement  et  nécessaires  au 
commerce  avec  l'étranger,  avaient-elles  seules  rétrogradé 
dans  l'empire,  où  toutes  les  autres  branches  de  savoir, 
sinon  d'art,  avaient  progressé?  Nous  ne  le  croyons  pas. 
Mais  dans  ces  sphères ,  libres  encore ,  la  science  pouvait 
accroître  le  nombre  de  ses  adeptes ,  tandis  qu'ici  l'esprit 
de  monopole ,  la  sécrétivité  du  négoce  avait  couvert  d'un 
voile  impénétrable  au  consommateur  les  découvertes  et 
les  perfectionnements  additionnés  pendant  plusieurs  géné- 
rations successives  de  marchands. 

'  Civil.  Dei ,  1  ,  7. 


—  731  — 

La  navigation  ne  pouvait  se  passer  de  connaissances 
astronomiques;  de  là,  la  nécessité  pour  chaque  ville 
essentiellement  commerçante  par  la  marine ,  d'entretenir 
une  classe  spéciale  d'hommes  pour  ce  genre  d'opérations , 
et  dans  l'antiquité  ces  études  étaient  unies  au  sacer- 
doce. De  tels  collèges  étaient  les  dépositaires  de  toutes  les 
observations  recueillies.  Et  si  l'on  se  rappelle  combien  les 
Phéniciens  et  Carthaginois  étaient  jaloux  des  marchés 
qu'ils  s'étaient  créés  au-dehors,  combien  ils  redoutaient 
que  des  concurrents  s'élançassent  sur  leurs  traces ,  on 
comprendra  sans  peine  que  le  secret  sur  ces  choses, 
désiré  par  les  rnarchands ,  recommandé  sous  une  sanction 
pénale  par  l'autorité*,  fut  aisément  gardé  par  un  sacerdoce 
qui  appuyait  d'ailleurs  son  influence  sur  le  mystère  des 
oracles  divins.  C'est  à  cette  môme  disposition  que  nous 
devons  attribuer  la  destruction  des  archives  des  cités 
marchandes  de  l'époque.  Des  archives  ont  existé  -;  sans 
écritures  échangées ,  pas  de  commerce  à  l'extérieur 
possible. 

Selon  le  président  Des  Brosses ,  Gaddir ,  remplacé  par 
Cadix,  aurait  une  origine  contemporaine  des  conquêtes  de 
Josué  ^;  ce  qui,  selon  notre  calcul,  placerait  sa  fondation  à 
l'année  1453  avant  J.-G.  Mais  comme  la  plus  vieille  factorerie 
d'Afrique,  celle  d'Utique,  est  portée  à  l'an  1355,  et  celle 
de  la  Garthage  primitive  à  l'an  1068 ,  la  naissance  de  Gaddir 
nous  semble  devoir  être  classée  entre  ces  deux  époques  *. 
Cette  ville  qui  renferme  aujourd'hui  60,000  âmes  serait  en 
tout  cas  la  plus  vieille  de  l'Europe.  Fondée  par  les  Phéni- 


'  Jean  de  Muller,  Hist.  tiiiir.,  t,  I ,  eh.  8. 
-  Cfr.  Contant  Dorville,  t.  IV,  p.  103. 
'  Hist.  de  la  Rép.  rom.,  t.  I,  p.  365. 

*  La  colonie  roaduilc  par  Didon  st;  rappoito  à  l'an  871.  —  Gnddir  signifie  "  endos 
retranché.  »  Les  Grecs  la  nommèrent  Cotinuse,  c'est-à-dire  Planlis  d'Oliriers. 


—  732  — 

ciens,  elle  ne  prit  toutefois  son  développement  que  lorsque 
Carthage  prima  toutes  les  colonies  de  l'Occident.  Un  temple 
d'Hercule ,  bâti  sur  la  rive  orientale  de  l'île  qui  renfermait 
Gaddir,  dut  sa  célébrité  aux  pèlerins  qui  s'y  rendaient  en 
LTand  nombre  tous  les  ans  *.  Le  cérémonial,  conduit  selon 
le  rituel  tyrien,  y  était  solennel.  Plus  près  de  la  ville, 
mais  sur  la  rive  occidentale,  s'élevait  un  autre  temple  con- 
sacré à  Saturne  ;  enlin  à  l'embouchure  du  Betis  se  trouvait 
celui  du  jour  naissant  sous  le  nom  de  Lucifer,  à  l'endroit 
qu'occupe  aujourd'hui  San-Lucar  de  Barameda. 

Selon  Heeren  ce  fut  vers  l'an  480  avant  J.-G.  que  l'amiral 
phénicien  Himilcon  fonda  une  factorerie  en  Grande-Bre- 
tagne ,  et  que  les  relations  commerciales  de  Gaddir  sur 
l'Océan  prirent  un  développement  progressif.  Tyriens , 
Rhodiens,  Phocéens,  Corinthiens,  Syracusains  ,  Cartha- 
ginois, etc.,  étaient  en  relations  avec  Gaddir,  ou  fréquen- 
taient ses  marchés ,  et  les  traditions  qu'ils  y  puisaient 
étaient  confirmatives  des  leurs ,  sur  le  voyage  qu'avait 
fait  entreprendre  vers  l'an  610,  autour  de  l'Afrique, 
le  roi  égyptien  Neko  -. 

C'est  à  une  époque  voisine  de  l'an  430  que  l'on  fixe  le 
voyage  du  Carthaginois  Hannon  vers  le  cap  Nun.  Peu  après , 
les  îles  Canaries  furent  visitées.  Elles  offraient  tant  de 
charme  aux  marins  de  Carthage ,  que  le  Sénat  de  cette 
ville  crut  devoir  interdire  l'émigration  qui  se  manifestait 
déjà  dans  le  peuple.  Les  récits  qui  circulèrent  sur  ces 
pays  occidentaux  ne  tardèrent  point  à  être  connus  des 
Grecs ,  et  Aristote ,  qui  vivait  en  350 ,  les  exposa  ainsi  qu'il 
suit  : 

«  L'an  de  Rome  356  (sic,  soit  397  av.  J.-C.)  un  vaisseau 


'  Hisl.  de  In  Rép.  mm..,  1,  3(i6  ,  notes  sur  Hercule. 

-  Cfr.  VOLNEY ,  Recherches  nouvelles  sur  Phist.  nue,  t.  1,  p.  27i,  note. 


—  733  — 

carthaginois  ayant  pris  route  entre  le  couchant  et  le  midi 
osa  pénétrer  dans  une  mer  inconnue.  Il  y  découvrit  fort 
loin  de  la  terre  une  île  déserte,  spacieuse,  arrosée  de 
grandes  rivières ,  couverte  de  forets  dont  la  beauté  sem- 
blait répondre   à  la  fertilité    du  terrain. 

»  Une  partie  de  l'équipage  '  n'avait  pu  résister  à  la  ten- 
tation de  s'y  étabUr.  Les  autres  retournèrent  à  Carthage  , 
et  le  Sénat  auquel  ils  rendirent  compte  de  leurs  découvertes 
crut  devoir  ensevelir  dans  l'oubU  un  événement  dont  il 
craignait  les  suites;  il  fit  donner  secrètement  la  mort  à 
ceux  qui  étaient  revenus  sur  les  navires  ,  et  ceux  établis 
dans  l'ile  demeurèrent  sans  moyens  pour  revoir  leur 
patrie  -.  » 

Une  vingtaine  d'années  avant  ces  événements,  Platon 
écrivait  dans  Timée  et  dans  Gritias,  qu'un  prêtre  égyptien 
avait  dévoilé  à  Selon  l'existence  de  l'Atlantide  ,  pays 
situé  à  l'Occident,  au-delà  des  colonnes  d'Hercule.  Gritias 
ajoutait  que  ce  pays  était  aussi  grand  que  l'Asie  et  l'Afrique 
réunies;  qu'on  y  voyait  un  tem|)le,  de  mille  pas  de  long 
sur  cinq  cents  de  large ,  dont  l'intérieur  était  revêtu  d'or 
et  l'extérieur  d'argent  ;  qu'au-delà  de  cette  île  il  y  en  avait 
un  grand  nombre  d'autres  près  desquelles  on  trouvait  un 
continent  après  avoir  atteint  la  haute  mer.  Neptune  s'y 
était  établi,  continue-t-il ,  et  avait  partagé  le  pays  entre 
ses  dix  enfants,  le  dernier  avait  obtenu  en  partage  l'ex- 
trémité du  pays  de  Gaddir  ;  les  descendants  de  Neptune  y 
régnèrent  de  père  en  fils  plusieurs  siècles,  l'aîné  succédant 
toujours  à  son  père  ^  Les  marins  assuraient  à  Garthage 


'  Ils  étaient  probablement  d'une  tribu  de  Kabiles  et  de  Shilloks  selon  Demoulin  , 
Races  humgines. 

-  Aristole  à  Théopliraste ,  cité  par  Contant  Dorville  ,  V  ,  p.  C. 

'  BouviEK  ,  Panthéisme,  p.  37.  —  Beekman  ,  Histoire  des  îles;  soit  dans  l'Atlantide , 
les  Canaries  ,  Madère  et  les  Apores. 


—  734  — 

que,  dans  rOcôan,  de  fréquents  bas-fonds  arrêtaient  leurs 
courses  ^.  Leur  assertion  fut  appelée  en  témoignage  par  les 
écrivains  pour  appuyer  un  récit  de  Platon.  Il  avance ,  sur 
la  foi  d'un  prêtre  égyptien ,  que  l'Atlantide  s'abîma  dans 
les  flots  à  la  suite  d'une  nuit  et  d'un  jour  d'orage ,  de 
tempête  et  de  tremblement  de  terre  ^.  Qu'il  nous  suffise 
ici  de  retenir  que  les  îles  Canaries,  Madère  et  peut-être 
les  Açores  offrent  de  nombreux  indices  de  leur  dépendance 
de  Carthage  *.  Ces  rapports  ont  dû  exister  à  l'époque  de 
la  splendeur  punique ,  c'est-à-dire  jusqu'au  temps  des 
pertes  essuyées  en  Sicile. 

Ce  fut  à  la  suite  de  ces  revers  que  la  république  tenta 
de  compenser  ses  pertes  en  s'imposant  en  dominatrice  à 
l'Espagne  ,  jusque  là  son  alliée,  par  ses  nombreuses  relations 
avec  Gaddir.  Carthage  ,  qui  consacrait  dans  le  temple  voisin 
d'Hercule  les  prémices  de  ses  revenus,  la  dîme  des  dé- 
pouilles et  du  butin  pris  sur  l'ennemi  ^,  paraissait  recon- 
naître un  droit  d'aînesse  à  la  colonie  atlantique. 

Cependant,  à  côté  des  revers  des  armes,  les  peuples 
puniques  commençaient  à  éprouver  les  effets  de  la  concur- 
rence. Les  Grecs  entraient  en  partage  du  commerce  de  la 
Méditerranée,  et  les  Marseillais  tentaient  la  fortune  sur 
l'Océan,  depuis  que  leur  amiral  Pythéas  leur* en  avait 
montré  la  voie  ^  Toutes  ces  circonstances  contribuèrent  à 
aigrir  l'autorité  de  la  république   et,   par  conséquent,  à 


'  Les  varechs ,  ou  mare  dl  Sargasso. 

-  J.  DE  MuLLEK ,  Hist.  tiuiv.,  t.  I,  p.  U»0.  —  Ct'r.  Chaubabd  ,  ÊZe'wiens  rfe 
néologie,  p.  287.  —  Les  Floridiens  attribuent  un  déluge  du  lac  Téomi  à  ce  que  le 
soleil  suspendit  sa  course  pendant  24  heures ,  Contant  Dorville  ,  V  ,  p.  500. 

'  Heeiien  ,  Manuel,  p.  97  à  107.  —  A  Carvo ,  aux  Açores,  on  trouva  des  monnaies 
carthaginoises  et  cyrénaïques  ;  Podolyn  ,  Mémoires  de  la  Société  de  Golhenbourg , 
tab.  VI. 

*  Contant  Dorville,  IV,   157. 

•"  Anno    34.5   av.  .1.  C.  Cl'r.  Lelewell    Pythéas  de  Marseille. 


—  735  — 

rendre  son  joug  oppresseur  en  Espagne.  Elle  s'était 
assuré  au  détriment  de  ce  pays  des  revenus  indispen- 
sables à  son  existence ,  et  l'un  des  corollaires  de  cette 
situation  fut  d'attribuer  des  privilèges  de  prépondérance 
à  ses  négociants ,  à  l'égard  de  ceux  de  Gaddir  ses  anciens 
alliés.  Ce  fut  dans  la  période  suivante  qu'Eudoxe  de  Cyzique 
ayant  reconnu  à  Thèbes ,  dans  une  épave  de  la  mer  rouge  , 
la  proue  d'un  vaisseau  qu'il  avait  vu  à  Gaddir,  mettre  à 
la  voile  sur  l'Atlantique ,  obtint  d'être  placé  à  la  tète  d'une 
escadre  de  découvertes  qui  ne  reparut  point  '.  Aussi  peut-on 
aftirmer  qu'à  dater  de  l'an  221  avant  J.-G.  jusqu'à  la  chute 
complète  de  Carthage  en  206 ,  la  sympathie  des  Gadditains 
s'éloigna  successivement  de  leurs  compatriotes  d'origine, 
pour  se  rapprocher  des  Piomains ,  auxquels  ils  s'allièrent , 
en  206  à  l'intervention  de  Marcius  Septinius ,  mais  le  traité 
ne  fut  confirmé  que  l'an  74.  Ce  fut  sous  ce  protectorat  que 
Gaddir  réussit  à  concentrer  dans  son  port  une  grande  partie 
des  anciennes  consignations  en  compte  de  Carthaginois. 
Bientôt  ses  richesses  la  mirent  à  même  de  s'assurer  les 
dispositions  favorables  des  chefs  des  légions  romaines  2, 
et  les  ressources  immenses  que  les  deux  partis  romains,  en 
lutte ,  étaient  certains  de  rencontrer  dans  cette  ville ,  et 
toujours  sans  délai ,  eurent  pour  résultat  indirect  de  lui 
assurer  les  égards  déniés  au  reste  du  pays.  L.  Cornélius 
Balbus ,  l'un  de  ses  plus  riches  négociants ,  obtint  par 
l'entremise  de  Lentulus  et  de  César  ^  que  Pompée  lui 
assurât  la  qualité  de  citoyen  romain.  Cette  nouvelle  con- 
dition qui  donnait  à  Balbus  des  avantages  tout  personnels 
pouvant  devenir  pour  lui  des  privilèges  financiers,  fut  mal 

'  J.  CÉSAR  ,  De  liello  Civili,  Lilj    II. 

-  Malte-Buun  ,  t.  I,  p.  68. 

3  Des  Brosses,  t.  1,  p.  365,  citant  Jules  Capitolin.  —Ce  tut  vers  le  iru'nie  teniiis 
que  César  décida  sa  descente  en  Grande-Bretagne  ;  cfr.  Havekcamp  ,  cité  par  Des 
Brosses  ,  ibidem. 


—  736  — 

accueillie  par  ses  compatriotes.  Le  sénat  gadditain  en  con- 
testa la  valeur ,  parce  que  les  traités  interdisaient  à  Rome 
d'enlever  un  citoyen  à  une  ville  alliée.  La  cause  fut  intro- 
duite ;  Gaddir  fut  demanderesse  contre  Balbus ,  Grassus  et 
Pompée  défendus  par  Gicéron,  qui  obtint  gain  de  cause. 
Balbus ,  désormais  Romain,  parvint  au  consulat  l'an  36  avant 
J.-G.  et  son  fils  ayant  servi  la  république  obtint  l'honneur 
du  triomphe.  Gornelius  Balbus  mourut  si  riche  qu'il  laissa 
3.  0^  d'argent  à  chaque  citoyen  romain. 

Si  ce  chef-négociant  avait  abandonné  sa  patrie ,  celle-ci 
ne  tarda  pas  à  être  honorée  en  servant  d'asile  aux  gran- 
deurs politiques.  Juba,  roi  de  Mauritanie,  le  même  que 
Gésar  Auguste  tenait  en  si  haute  estime,  s'enorgueillit 
d'être  magistrat  municipal  de  Gaddir,  alors  dans  tout 
l'éclat  de  sa  prospérité  commerciale,  et  si  son  fils 
PLolémée  '  ne  lui  succéda  pas  sur  le  trône ,  il  fut  au 
moins  investi  de  la  même  magistrature. 

Depuis  la  chute  de  Garthage,  Gaddir  n'avait  fait  que  croître 
en  importance  commerciale.  Aussi  Strabon  écrivait-il  % 
vers  ce  même  temps  de  Juba  : 

«  Les  Gaditains  sont  ceux  qui  arment  les  plus  grands 
navires  ,  les  plus  nombreux  vaisseaux  pour  le  commerce 
de  la  Méditerranée  et  de  l'Océan.  » 

Désormais,  outre  ses  anciennes  relations,  Gaddir  traitait 
avec  la  Grande-Bretagne ,  avec  la  côte  armoricaine  ,  avec 
les  Mores,  avec  Alexandrie.  Le  souvenir  de  ses  expériences 
loin  d'être  éteint  brillait  dans  ses  comptoirs  ;  le  fruit  de  ses 
observations  accumulées  était  mis  à  proht  :  Juba  avait 
établi  des  teintureries ,  principalement  en  pourpre,  aux  îles 
Ganaries,  vers  lesquelles  l'attention  se  fixait   depuis   que 


'  Vers  1832  des  Brésiliens  prétendirent  avoir  découvert  son  tombeau  chez  eux 
-  Lib.  III,  chap.  5,  g  4. 


—  737  — 

Sertorius  avait  songé  à  y  chercher  un  refuge  *.  Statius 
Sebosus  recueiint  à  Gaddir,  pour  le  roi  Juba,  tous  les 
renseignements  que  l'on  avait  sur  ces  îles.  On  lui  dit 
qu'elles  étaient  au  nombre  de  cinq,  que  l'une  d'elles,  nom- 
mée Junonia ,  avait  un  petit  temple ,  une  autre  Canaria 
otîrait  des  ruines  d'anciens  édifices  2. 

Les  teintureries  spéciales  de  Juba  paraissent  avoir  été 
établies  à  Lancerote  et  Fortaventure ,  que  les  indigènes 
nomment  aujourd'hui  Titerogotou  et  Erbania.  On  recon- 
naît que  la  civilisation  y  lut  plus  avancée  que  dans  les 
autres  îles  ;  les  habitants  y  avaient  des  demeures  en 
pierres;  des  édifices  y  ont  laissé  des  débris.  Canarie, 
Chinerif,  que  nous  nommons  Teneriff,  et  les  anciens 
Niuialia;  Palma,  Gomer  et  Fer  conservèrent  une  popu- 
lation particulière  que  l'histoire  désigne  par  le  nom  de 
Guanches ,  et  qui  paraît  être  originaire  de  l'Atlas  ^. 

Ils  constituaient  plusieurs  États  dans  lesquels  la  monar- 
chie était  héréditaire.  Ils  rendaient  un  culte  au  soleil ,  à 
la  lune,  aux  astres,  et  la  divinité  suprême  recevait  d'eux 
le  nom  d'Achamas.  Toute  la  nation  était  divisée  en  deux 
classes,  les  nobles  ou  Achemenys  ,  et  les  plébéens,  Achi- 
caxnas ,  et  comprenaient  plusieurs  tribus  dont  l'une  était 
spécialement  chargée  des  embaumements.  Les  Guanches 
habitaient  particulièrement  les  grottes  et  les  cavernes , 
dans  certaines  desquelles  on  trouve  encore  leurs  momies. 
Ils  étaient  soumis  à  un  grand  prêtre ,  nommé  Faycas ,  qui 
pouvait  anoblir  les  plébéens. 

Ces  peuples  se  nourrissaient  de  lait — principalement  des 
chèvres  dont  les  troupeaux   constituaient  leur  principale 


'  Anno  87  av.  .1.  C.  ride  Plutarch  in  Sertorio.  —  CtV.  Huratio  Flacc.-Epod  ,  XVI. 

-  Pline,  VI,  37. 

^  Demoijlin,  Rares  humaines.  Tableau  final. 


—  738  — 

richesse ,  quoiqu'ils  tinssent  aussi  des  moutons  et  des 
porcs  —  et  de  pain  d'orge ,  grain  qu'ils  réduisaient  en  farine 
au  moyen  de  moulins  à  bras.  Ils  regardaient  avec  horreur 
toute  effusion  de  sang  humain,  et  avaient  la  singulière 
coutume  de  verser  de  l'eau  sur  la  tète  des  nouveaux  nés  ; 
la  femme  qui  avait  rempli  cette  formalité  comptait  désor- 
mais comme  membre  de  la  famille  du  nouveau  né  \ 

A  quatre-vingts  lieues  de  navigation  à  l'ouest  de  Fer  l'on 
rencontre  Madère  et  Porto-Santo ,  que  dans  le  moyen  âge 
les  navigateurs  trouvèrent  fort  boisées  vers  le  couchant;  et 
à  la  distance  de  deux  cent  vingt  lieues  se  présentent  les 
îles  Açores ,  dont  la  principale  est  Terceira.  Ces  îles  vol- 
caniques, sujettes  du  reste  aux  tremblements  de  terre, 
jouissent  du  climat  le  plus  enchanteur.  Le  moyen  âge 
connut  dans  l'île  de  Carvo  une  statue  équestre  dont  le 
bras  indiquait  l'Occident  -.  Ibn  Alwardi  avance  que  cette 
statue  fut  dans  la  suite  retournée  montrant  l'Orient.  Ne 
serait-ce  point  là  que  se  seraient  réfugiés  ces  exilés 
romains  que  les  proconsuls  avaient  privés  de  leurs 
langues  pour  avoir  blasphémé  contre  les  dieux  de 
l'empire  '? 

Le  mouvement  général  de  l'Océan  vers  l'ouest,  produit 
un  courant  qui  règne  entre  le  30»  lat.  Nord  et  le  10"  Sud, 
et  qui  agit  à  20  ou  30  lieues  de  la  côte  d'Afrique.  C'est 
pour  profiter  de  ce  courant  que  les  vaisseaux  européens 
descendent  jusqu'aux  Canaries  pour  traverser  l'Océan'. 

Cinquante  ans  environ  après  le  décès  de  César  Auguste , 
le  poëte  Sénèque,  né  à  SéviUe ,  voisinage  de  Gaddir, 
faisait  dire  au  cha3iu'  d'une   de  ses  tragédies  :   «  Un  jour 

'  CIV.  plus  loin. 

-  Malte  Brun,  Géog.  univ.,  liv.  XVI ,  XVIIl  ,  XXI ,  XLV. 

^  Contant  Dorville  ,  t.  IV,  p.  477. 

*  Malte  Brun,  Géog.  univ.  ,  p.  364,  t.  111,  p.  315.  (liv.  113.) 


—  739  — 

»  rOcéan  ne  séparera  plus  les  nations  ,  un  nouveau  Typhis 
»  découvrira  un  nouveau  monde ,  Thule  ne  sera  plus  la 
»  borne  de  la  terre  '.  »  Dans  le  môme  temps  les  navires 
chypriots  fréquentaient  le  port  de  Gaddir,  et  les  relations 
de  ces  peuples  y  étaient  entretenues  par  les  Juifs ,  que  la 
tradition  prétend  avoir  trouvé  un  asile  en  Espagne,  dès 
l'époque  de  la  captivité.  On  sait  que  saint  Paul  comptait 
visiter  cette  partie  d'Israël  quand  son  procès  lui  fut 
intenté  ;  et  l'on  pourrait  admettre  que  les  Asiatiques, 
signalés  comme  les  premiers  missionnaires  en  Grande- 
Bretagne,  avaient  fait  échelle  à  Gaddir,  s'ils  n'y  étaient 
établis.  Le  cosmographe  Ptolémée  de  Peluse,  qui  écrivit 
vers  l'an  140  de  notre  ère ,  fixa  à  l'île  de  Fer  le  premier 
méridien;  mais  il  pourrait  bien  avoir  imité  en  ceci  les 
astronomes  de  Gaddir,  chez  lesquels  il  dut  puiser  plus  d'un 
renseignement.  Ses  nombreuses  erreurs  sur  les  latitudes 
de  nos  côtes  occidentales  d'Europe,  semblent  dénoncer 
que  ces  indications  lui  furent  fournies  fautives  à  dessein, 
afin  d'égarer  les  spéculateurs  de  l'Orient  et  les  empêcher 
de  réussir  sur  les  marchés  des  Gadditains.  L'esprit  de 
monopole  produit  de  tels  faits. 

Pendant  tout  le  second  siècle  les  écrivains  nous  laissent 
ignorer  la  situation  commerciale  de  l'ouest  de  l'Espagne; 
mais  nous  ne  doutons  point  que  l'Océan  ne  continuât  à 
lui  révéler  ses  secrets.  Élien  de  Preneste,  qui  vivait  en  218 
de  notre  ère ,  écrit  :  «  L'Europe ,  l'Asie  et  l'Afrique  sont 
environnées  de  l'Océan,  mais  au-delà  se  trouve  un  conti^ 
nent  d'une  vaste  étendue ,  où  les  hommes  et  les  animaux 
sont  beaucoup  plus  grands  que  les  nôtres  et  vivent  plus 
longtemps.  Les  peuples  y  ont  des  usages  et  des  lois  contraires 
à  celles   des  autres   peuples,   et  une  incroyable  quantité 

'  Trag.  :  .Modea. 


—  740  — 

d'or  et  d'argent,  métaux  moins  estimés  parmi  eux  que  ne 
l'est  le  fer  en  Europe  '.  »  Depuis  les  entreprises  tincto- 
riales de  .Tuba,  les  relations  des  Gadditains  n'avaient  fait 
que  se  développer  dans  l'archipel  des  Canaries;  la  nature 
des  choses  l'indique  et,  sans  aucun  doute,  plus  d'une  fois 
déjà  la  plage  des  Açores  avait  vu  s'échouer  par  le  flux 
des  cadavres  humains  venant  de  l'Occident;  plusieurs  fois 
déjà  les  flots  avaient  vomi  sur  les  sables  de  Madère  des 
pièces  de  bois  dont  le  travail  attestait  la  main  de  l'homme. 
Ces  faits  constatés  au  XIIP  siècle  n'étaient  que  des  répé- 
titions -. 

Les  guerres  que  l'empire  soutenait  dans  le  nord  finirent 
par  être  funestes  au  commerce  de  Gaddir;  les  peuples 
germains  entamèrent  leurs  courses,  les  négociants  gaddi- 
tains eurent  à  lutter  contre  les  corsaires  franks  et  saxons, 
entre  les  années  276  et  280. 

Dans  ces  circonstances,  ils  ne  purent  se  méprendre 
sur  le  destin  réservé  au  colosse  impérial ,  dont  la  force 
pâlissait  à  vue  d'œil.  Les  différentes  écoles  de  philosophie, 
les  diverses  croyances  religieuses,  la  variété  des  églises 
chrétiennes  se  traitant  mutuellement  d'hérétiques,  la 
multiplication  de  compagnies  monastiques  de  tout  culte  et 
de  toute  école ,  dénonçaient  une  prochaine  transformation 
sociale.  Au  sein  de  cette  fermentation,  le  commerce 
aspirait  comme  toujours  au  règne  du  bon  ordre ,  et  les 
guerres  incessantes,  que  se  faisaient  les  prétendants  à  la 
couronne,  n'ont  pu  que  lui  faire  maudire  la  guerre,  source 
multiple  de  misères,  de  calamités  et  de  ruines.  Déjà  des 
écoles  philosoi)hiques  vernies  d'idées  chrétiennes ,  condam- 
naient également  l'activité  guerrière  qui  seule   dominait  la 


'  Cité  par  Contant  Douville  ,  V,  p.  7. 

-  LÉON  TniESSÉ  ,  Mort  île  Christ.  Colomb.,  Épliéitimiles ,  p.  V    341. 


— -741  — 

marche  de  l'autorité.  On  ne  peut  douter  que  le  collège 
sacerdotal  de  Gaddir,  voué  aux  observations  astronomiques , 
aux  études  météorologiques  et  conséquemment  à  l'ensei- 
gnement des  chefs-navigateurs,  dépositaire  des  relations 
rédigées  par  les  voyageurs,  les  ministres  du  culte  des 
dieux  et  surtout  de  l'Hercule  tyrien ,  la  principale  divi- 
nité des  navigateurs ,  n'aient  partagé  ces  sentiments  ,  et 
peut-être  avec  d'autant  plus  de  facilité  que  le  cours  de 
l'opinion  leur  indiquait  le  danger  qui  menaçait  la  position 
sociale  qu'ils  occupaient.  Aussi  lorsqu'on  325  Constantin 
rendit  le  décret  coniirmant  l'existence  politique  de  l'Église 
chrétienne  ,  le  sacerdoce  payen  de  Gaddir  n'a-t-il  pu  se 
tromper  sur  le  sort  qui  l'attendait.  Le  décret  de  Théodose 
en  376  ,  qui  extirpait  l'ancien  culte ,  donna  lieu  à  bien  des 
luttes  et  lui  révéla  que  la  mission  remplie  par  lui  touchait 
à  son  terme.  Pendant  plus  de  trente  ans  on  souffrit ,  et 
peut-être  que  dès  lors  des  Gadditains  cherchaient  déjà  un 
refuge  chez  les  Guanches. 

Mais  lorsqu'on  406  les  Alains,  les  Suèves,  les  Silinges  et 
les  Vandales  envahirent  l'Espagne  ,  la  foulant ,  la  pillant , 
la  rançonnant,  il  ne  s'y  trouva  plus  la  moindre  sécurité, 
non  seulement  pour  les  riches  marchands  ,  mais  même 
pour  ce  pauvre  peuple  auquel  ils  fournissaient  du  travail , 
pour  le  faubourien  de  Gaddir,  pour  le  prêtre  du  vieux  culte 
qui  n'avait  pu  renoncer  aux  formes  léguées  par  les  ancêtres. 
Une  lettre  de  saint  Jérôme  le  contirme.  «  L'Espagne,  dit-il,  est 
dans  la  consternation  et  se  sent  à  la  veille  de  sa  perte  ^  » 
Aussi  la  mer  libre  reçut-elle  ses  enfants. 

Dans  un  moment  de  danger  Carthage  avait  délibéré  si 
elle  ne  transporterait  pas  ses  citoyens  dans  les  îles  de 
l'Océan"  ;  maintenant  les  Gadditains  exécutaient  la  délibé- 

'  Epist,,  Acheronliae  ,91. 
-  Heeben  ,  passiin. 
XXIX  XXIII  63 


—  743  — 

ration.  Ils  fuirent  la  destruction ,  ils  fuirent  les  persécu- 
tions, et  lorsqu'en  408  le  Breton  Constantin  reconquit 
l'Espagne  ,  cinq  mille  hommes  avait  suffi  à  son  armée  , 
tant  le  pays  était  ruiné.  Mais  ce  fut  surtout  en  409  que 
les  Barbares  rançonnèrent  le  pays,  et  que  les  Silinges 
occupèrent  Cadix.  Depuis  lors  pendant  trente  ans  au 
moins  l'émigration  se  poursuivit  devant  les  ravages  de 
la  guerre ,  de  malheureux  fugitifs  dépossédés  confièrent 
leur  existence  aux  vaisseaux  qui  les  portaient  vers  un 
occident  inconnu  ;  et  soixante-dix  ans  plus  tard  l'évêque 
de  Rome  saint  Grégoire  écrivait,  sans  aucune  réserve,  qu'au- 
delà  de  l'Océan  Atlantique  se  trouvait  un  autre  monde. 

On  nous  accordera  que  les  fugitifs  trouvèrent  d'abord 
un  refuge  dans  l'archipel  des  Canaries,  Madère  et  les 
Açores.  Et  si  Ton  réfléchit  que  les  vaisseaux  des  Gadditains 
étaient  les  plus  grands  de  l'antiquité  ;  si  l'on  remarque 
l'expérience  que  leurs  marins  avaient  de  l'Océan,  comme 
produit  accumulé  des  observations  de  près  de  quinze 
siècles;  si  l'on  tient  compte  du  courant  est-ouest  de  l'At- 
lantique, riiypothèse  d'une  émigration  européenne  sur  le 
continent  américain,  provoquée  par  la  crainte  des  pouvoirs 
nouv.'aux,  n'est  pas  à  rejeter  d'une  manière  absolue.  Des 
îles ,  il  n'eût  peut-être  fallu  que  trente  jours  pour  atteindre 
les  côtes  où  l'Orénoque  déverse  ses  eaux  dans  l'Océan  \ 

Dans  les  temps  reculés,  disent  les  indigènes  de  ce  pays, 
alors  que  les  hommes  vivaient  comme  des  brutes ,  il  arriva 
de  l'Orient,  un  vieillard  étranger,  blanc  et  barbu,  ayant 
trois  noms  dont  le  plus  vulgaire  est  celui  de  Bochica.  Il 
apprit  aux  habitants  à  se  vêtir,  à  faire  leurs  vêtements, 

'  Selon  PhUNEft  Bky,  la  langue  bas(|ue  (l""  Eiisc)  n'a  de  véritable  affinité  qu'avec  les 
langues  de  l'Amérique.  Yijng  et  Akglade  ,  Revue  des  coiifs  scieniifiques  de  la  France 
et  de  l'étranger  ,  t.  IV,  n"  39.  —  24  aoijt  18G7.  —  (Indication  due  à  l'obligeance  de 

M.   H.   Scill'ERMANS.) 


—  74â  — 

à  bâtir  des  cabanes  ,  à  cultiver  la  terre ,  à  faire  du  pain 
de  manioc.  Sa  femme  par  méchanceté  détruisait  son  œuvre  ; 
il  la  punit  et  peu  après  rassembla  les  hommes  dans  la 
vallée  de  Bogota ,  construisit  des  villes ,  institua  le  culte 
du  soleil  et  se  retira  dans  une  vallée  où  il  vécut,  livré 
aux  phis  austères  pénitences  ,  puis  disparut  '.  Il  est  à 
remarquer  que  ces  peuples,  nommés  Muyscas  et  autres, 
sont  de  race  blanche.  Les  rochers  qui  bordent  l'Orénoque 
présentent  les  images  du  soleil ,  de  la  lune  et  des  instru- 
ments servant  à  fabriquer  la  farine  de  manioc.  Ce  serait, 
dit-on,  le  législateur  lui  môme  qui  aurait  tracé  ces  images. 

Les  habitants  des  rives  de  l'Orénoque  conservent  , 
comme  reliques  ou  amulettes ,  des  pierres  vertes  taillées 
en  forme  d'animaux  et  de  fruits.  Ces  pierres  n'ont  pu  être 
taillées  par  un  peuple  privé  de  fer,  et  leur  substance  - 
ne  se  trouve  nulle  part  en  Amérique.  On  a  découvert 
également  dans  ces  cantons  des  vases  de  forme  antique  et 
des  éméraudes  percées. 

Nous  disons  vases  de  formes  antiques,  non  que  nous 
fassions  la  moindre  allusion  à  ce  que  l'on  connaît  en 
Europe  comme  (jenre  antique;  c'est  au  point  de  vue 
général  que  nous  usons  de  cet  adjectif  et  relativement 
aux  âges.  Lorsque  l'homme  remplaça  l'usage  de  la  coquille 
par  l'écorce  séchée  des  cucurbitacés ,  il  acquit  promp- 
tement  l'expérience  que  ces  dernières  ne  pouvaient  résis- 
ter au  feu.  L'argile  humide,  gardant  l'empreinte  de  ses 
pas,  a  pu  de  bonne  heurel'inviter  à  s'essayer  au  modelage, 
et  l'écorce  des  courges  put  lui  servir  de  moule.  Des 
applications  de  ce  genre  nous  semblent  avoir  pu  se  révéler 
à  peu  près  partout  où   se  trouvaient  des    circonstances 

'  HuMBOLDT  ,  Monumenla  de  l'Amérhjue. 

-  Un  jade  ,  nu  un  feldspatli ,  (|ii'on  trouve  en   Espagne  ;  on  peut-i'Ire  la   rln'vsnlillie 
orientale  ? 


—  744  — 

analogues  ;  les  poteries  mal  cuites  des  âges  primitifs  ne 
sont  pas  la  découverte  d'un  seul  peuple ,  dont  la  connais- 
sance se  serait  transmise  de  l'un  à  l'autre. 

Nous  en  dirons  autant  des  armes  en  silex  et  en  autres 
pierres  résistantes,  dont  la  présence  a  servi  en  Danemark 
à  désigner  la  première  époque  de  l'âge  anté-historique. 
La  classiiication  qui  en  est  résultée ,  vraie  pour  ce  pays  , 
ne  nous  semble  pas  devoir  être  suivie  d'une  manière 
absolue.  Déjà  l'on  a  reconnu  que  des  ustensiles  en  silex 
furent  contemporains  d'ustensiles  en  bronze  ^  Nous 
regardons  même  l'usage  du  silex  comme  s'étant  perpétué 
en  Europe  jusqu'au  VI^  siècle  de  notre  ère  :  un  poëme 
de  cette  époque  "  l'indique  d'une  manière  positive.  A  l'ar- 
rivée des  Espagnols  en  Amérique ,  les  Mexicains  en  étaient 
à  l'âge  de  bronze,  mais  bien  des  tribus  indigènes  étaient 
encore  armées  de  haches  de  pierre.  Partout  l'homme  sut 
discerner  l'effet  que  produit  un  corps  dur  sur  celui  qui  l'est 
moins  ;  partout  le  besoin  de  conserver  quelque  souvenir  le 
porte  à  retracer  certaines  figures  qui  deviennent  pour  lui 
des  aide-mémoire.  Si  l'individu  est  enclin  à  en  agir  ainsi, 
la  tribu  ne  fera  pas  autrement  quand  il  s'agira  de  perpétuer 
le  souvenir  d'im  fait  d'intérêt  général.  En  ces  circonstances, 
au  nord  comme  au  midi ,  au  levant  comme  au  couchant , 
sur  le  globe  entier  presque  ,  nous  constatons  l'existence 
de  pierres  plantées  en  terre ,  de  j:)ettZt'ans  ,  aujourd'hui 
muets  pour  nous  ,  mais  qui  ont  eu  leur  signification.  Les 
pierres  dressées  aux  bouches  du  Jourdain  par  les  Rubé- 
nites  \  comme  la  pierre  que  Josué  éleva  sous  le  chêne  qui 


'  Fouilles  des  Palafitfes  en  Suisse. 

-  Hadebrand  et  Hildebrand ,  manuscrit  venant  de  Fulda  se  trouvant  à  Cassel ,  cité 
par  GiUMM.  Ampère  traduit  ainsi  le  passage  alt'-gué  :  les  liaclies  de  pierre  résonnaient. 
Cfr.  Chateauukiand,  Eludes,  111,  p.  131-131. 

'  Josué,  XXII.  10. 


—  745  — 

abritait  les  Anciens  à  Sichem  ^  et  qui  fut,  selon  Salvador  2, 
«  la  première  pierre  de  la  loi  fondamentale  d'un  peuple  », 
nous  paraissent  les  plus  anciens  monuments  connus  de  ce 
genre.  Quant  aux  cromlechs  et  aux  dolmens  ,  après  avoir 
lu  le  dçrnier  mémoire  de  feu  A.  Toilliez^  à  leur  sujet,  nous 
ne  pouvons  les  considérer  comme  monuments  historiques 
qu'au  point  de  vue  des  usages  auxquels  on  les  consacra , 
et  qu'assez  souvent  les  traditions  locales  font  entrevoir. 

Ces  considérations  nous  empêchent  d'accueillir  l'hypo- 
thèse de  l'existence  d'une  tribu  spécialement  vouée  à  la 
vulgarisation  de  l'usage  de  la  pierre  et  de  son  travail,  et 
en  répandant  les  connaissances  du  nord  de  l'Europe  jusqu'au 
centVe  de  l'Afrique  *  ;  de  même  qu'elles  nous  interdisent 
de  regarder  comme  de  race  pélagique  les  constructeurs 
de  la  muraille  d'aspect  cyclopéen ,  dite  de  VInca  Rocca, 
et  qui  se  trouve  à  Guzco  ,   près  de  la  Calle  del  triumf'o  ^. 

Les  Muiscas  possédaient  à  Sagomoso  un  temple  dédié 
au  soleil.  Son  grand-prêtre  ,  désigné  par  le  titre  de  Xèque 
(chelk?  J,éi'àit  recommandable  par  sa  science.  La  distri- 
bution du  temps,  en  usage  chez  ces  nations,  dénote  qu'elle 
était  le  fruit  de  l'expérience.  En  effet  trois  sortes  d'années 
étaient  en  usage  :  l'année  civile  ,  l'année  religieuse  et 
l'année  rurale.  La  première  comptait  20  lunaisons  ,  la 
seconde  30  et  l'année  rurale  12  seulement.  Ces  lunaisons 
étaient  de  30  jours  et  les  prêtres  seuls  décrétaient  les 
jours  à  intercaler.  Un  grand  cycle  de  60  années   rurales  , 

•  ID.,  XXIV,  27. 

-  Inslitiitions  de  Moïse,  t.  1,  \k  106. 

*  Quelques  faits  géologiques  pris  pour  le  résultat  du  travail  de  i'iioniine.  (Mémoires 
de  la  société  des  sciences  ,  etc.,  du  Hainaut  ,  186i-05,  |).  IX.) 

'  Revue  archéol.,  1803,  t.  VII,  p.  539. 

^  Franck  Leslie.  Ill-Netvs  n"  17  nuv.  186G,  p.  111  — E.  George  Squier,  Mémoire 
sur  les  découvertes  des  ruines  de  Fia  hunnaco,  lu  le  21  décembre  1806.  (N.  Y.  Times 
28  décembre  1866).  Ces  ruines  sont  à  12  milles  au  sud  du  lac  Titicaca. 


—  746  — 

20  années  religieuses  et  36  années  civiles  ramenait  raccord 
dans  ces  combinaisons. 

A  côté  d'un  grand-prêtre ,  ces  peuples  avaient  un  chef 
militaire  qu'ils  nommaient  Sak.  Au  douzième  siècle  de 
notre  ère ,  ces  peuplades  de  race  blanche ,  refoulées  en 
partie  au  S.  0.,  donnèrent  naissance  à  l'empire  des  Incas 
cîiez  lesquels  se  conserva  la  tradition  qu'un  jour  viendraient 
de  l'Orient  des  hommes  barbus ,  enfants  du  soleil  comme 
eux. 

Des  traditions  légendaires  mexicaines  reflètent  les  mêmes 
faits ,  en  les  modifiant  par  des  circonstances  locales  et 
linguistiques.  Vers  le  temps  des  rois  Olmèques  parut  dans 
l'Anwac  un  législateur ,  portent-elles ,  qui  est  nommé 
à  Tenochtitlan  :  Kwatselkowatl  et  à  Tlascala  :  Kamaxtli. 
C'était  un  homme  blanc  et  barbu  ,  accompagné  d'autres 
étrangers  qui  portaient  des  vêtements  noirs  ^  Il  venait 
de  l'Orient.  Remplissant  à  Tula  les  fonctions  de  grand- 
prêtre  ,  il  y  institua  des  olYrandes  de  fleurs  et  de  fruits 
et  se  bouchait  les  oreilles  lorsqu'on  lui  parlait  de  la  guerre  -. 
Il  était  revêtu  du  pouvoir  religieux  ,  et  son  compagnon 
Hwematl  de  l'autorité  civile. 

On  montrait  à  Cholula ,  comme  de  précieuses  reliques , 
des  pierres  vertes  qui  lui  avaient  appartenu.  On  attribue 
la  construction  du  palais  de  Mitla  à  cet  étranger  qui 
disparut  vers  le  nord-est  ^.  C'est  aux  Olmèques  qu'on 
attribue  aussi  les  pyramides  (Yzakwal)  de  Teotiwakan, 
dédiées  l'une  au  soleil  et  l'autre  à  la  lune ,  et  qui  sont 
parfaitement  orientées  '.  Les  ruines  de  monuments  reconnus 

'  Les  habitants  de  Madère  affectionnèrent  de  tout  temps  les  vêtements  noirs    Cfr. 
Contant  Dokville. 
-  CIV.  plus  haut. 

^  HiJMBOLD  ,  Vue  (les  Cordillières  ,  318. 
'  Cfr.  Maltk  Bhun  ,  Géoij.  univ.,  liv.  CV,  t.  "1,  p.  tti. 


—  747  — 

à  Aixmal,  Gopan  Palenqué,  semblent  appartenir  à  la  même 
civilisation. 

Mais  l'âge  de  ces  réformations,  quel  est-il? 

Tout  tend  à  établir  que  cet  état  de  choses  existait  dans 
l'Anwaç  *  avant  l'établissement  des  Toltèques  que  l'on  tixe 
à  l'an  648  de  notre  ère,  et  il  paraît  que  vers  la  même 
époque  les  Pampéens  de  l'Amérique  méridionale  refoulèrent 
vers  les  sources  de  l'Orénoque  et  du  Marignon  les  popu- 
lations blanches  qui  professaient  le  culte  réformateur 
adressé  au  soleil.  11  en  résulte  que  ces  dernières  durent 
arriver  antérieurement  dans  le  nouveau  monde,  et  l'époque 
des  années  440  à  440  n'est  donc  point  invraisemblable  '^. 

Lorsque  le  législateur  eût  quitté  l'Anwac  pour  le 
nord-est  il  prophétisa  que  ses  enfants  reviendraient  de 
l'Orient  pour  perfectionner  les  lois.  La  route  vers  le 
nord-est  le  conduisait  à  la  mer,  puis  probablement  de  là 
aux  Antilles ,  que  nos  fugitifs  ont  dû  également  visiter  ; 
car  un  vieil  indigène  de  Haïti  raconta  à  Christiphe  Colomb 
qu'une  semblable  prophétie  existait  dans  cette  île;  on  s'at- 
tendait à  voir  débarquer  un  jour  des  hommes  barbus  venus 
de  l'Orient  ^. 

La  destruction  qu'effectuèrent  les  Espagnols  au  XV^ 
siècle  dans  les  îles  de  Cuba  et  de  Haïti  n'a  pas  permis  de 
reconnaître  grand  chose  de  l'état  antérieur.  On  est  porté  à 
croire  toutefois  qu'une  même  tribu  originelle  habitait  ces 
îles  et  la  péninsule  d'Yucatan,  qui  dans  les  âges  intermé- 


'  Nom  indigène  du  Mexique.  1>en-Anak  était  le  nom  indigène  des  Piiéniciens? 

-  Selon  les  Mémoires  de  l'Académie  des  inscriptions,  anno  4761,  t.  XXVIII , 
en  458  des  Bonzes  auraient  quitté  la  Chine  pour  aller  prêcher  les  doctrines  lamiques  dans 
rAmvai'..  —  M.  Docnée  a  bien  voulu  me  signaler  un  article  de  Gustave  u'Iùchtiial 
intitulé  :  Origine  hnudhique  de  lu  civilisation  américaine  dans  la  Revue  arcliéoloyiquc  ; 
je  regrclic  vivement  de  n'avoir  pu  le  consulter. 

*  Cfr.  Contant  Douville  ,   V,  p.  31-35;   il  mentionne  des  liaches  en  pierre  verte. 


—  748  — 

diaires  reçut  une  autre  visite,  à  ce  qu'il  paiait.  Le  souvenir 
des  rapports  avec  la  grande  terre  d'Occident  n'aurait  pas 
tout  à  fait  péri  à  Cadix  sur  les  côtes  d'Espagne.  Un  saint 
évêque  de  ces  parages,  voulant  soustraire  son  troupeau 
aux  persécutions  des  Maures ,  le  fit  monter  sur  une  Hotte 
à  Lisbonne  et  l'accompagna  dans  une  île  lointaine ,  située 
à  l'ouest  de  Palma ,  l'une  des  Canaries,  et  que  les  légendes 
du  moyen  âge  nomment  «  île  de  St-Brandon  »  ^  Cette 
émigration  pourrait  se  placer  entre  les  années  760  et  764 , 
alors  que  les  Maures ,  déchirés  par  des  luttes  intestines , 
subissaient  encore  les  défaites  que  leur  imposait  Froila, 
roi  des  Asturiens. 

La  légende  rapporte  que  les  émigrés  construisirent  sept 
villes  dans  le  pays  où  ils  abordèrent  et  qui  reçut  le  nom 
d'Antilia.  Comme  écho  de  cette  légende  européenne,  nous 
signalons  le  fait  que  l'on  trouve  dans  la  péninsule  de 
l'Yucatan  des  ruines  d'édifices  ornés  de  la  croix,  et  que 
les  indigènes  ont  conservé  la  tradition  d'un  personnage  des 
temps  anciens,  'plus  beau  que  le  Soleil,  qui  résida  dans 
ce  pays  et  laissa  aux  habitants ,  comme  souvenir  de  son 
passage,  des  croix  à  révérer'.  Serait-ce  à  lui  qu'appartient 
le  nom  de  Kukulka  ? 

((  Je  ne  partage  pas  l'esprit  exclusif  qui  a  trop  souvent 
jeté  dans  l'oubh  les  traditions  populaires,  dit  Humboldt ; 
j'ai  au  contraire  l'intime  conviction  qu'avec  un  peu  d'appli- 
cation et  de  persévérance  on  parviendra  un  jour,  par  la 
découverte  de  faits  restés  jusqu'ici  entièrement  inconnus , 
à  résoudre  une  foule  de  problèmes  historiques  qui  se 
rapportent  aux  voyages  maritimes  des  premiers  siècles  du 
moyen  âge....  » 

'  Une  é|)opée  llaniande  est  intitulée    Voijage  de  Sl-Bmndaiu.   i'Av.  S.nellaert  , 
Uisl.  de  la  Litl.,  p.  59. 
'  Contant  Domville  ,  V,  p.  2"27. 


—  749  — 

M.  Letronne,  coirimeiitateur  de  l'ouvrage  :  De  mensura 
Orbis  Terrœ,  composé  en  825  par  le  moine  irlandais  Dicuil, 
démontre  que  des  missions  irlandaises,  chassées  des  îles 
Feroë  par  les  Normands ,  commencèrent  à  visiter  l'Islande 
vers  l'an  795.  Lorsque  les  Normands  occupèrent  cette  île , 
ils  y  trouvèrent  des  cloches,  des  livres  irlandais  et  d'autres 
objets  que  ces  anciens  colons  appelés  Papar  (Paepen)  y 
avaient  laissés.  Selon  leurs  traditions,  ces  moines  s'appe- 
laient «  hommes  de  l'ouest,  TJestmeyi  ».  On  en  a  inféré 
qu'ils  étaient  venus  du  continent  américain.  Des  Sagas ,  et 
même  le  Landmannabok  d'Islande,  désignent  par  le  nom 
de  Huitmannaland  a  pays  des  hommes  blancs  »  le  terri- 
toire des  États-Unis  actuels  et  de  la  Géorgie ,  pays  qu'ils 
nommaient  également  hiand  Mikla,  Grande  Irlande. 

Les  Islandais  qui,  comme  nous  le  verrons,  s'établirent 
sur  le  continent  américain,  apprirent  des  indigènes  qu'au 
midi  de  la  baie  Chesapeak  habitaient  des  hommes  blancs , 
à  cheveux  blonds  et  yeux  bleus  ;  qu'ils  étaient  vêtus  de 
longs  habits  blancs ,  portaient  devant  eux  des  bâtons  aux- 
quels étaient  suspendus  des  morceaux  d'étoffe  et  qu'ils 
parlaient  à  haute  voix.  Les  Sagas  racontent  que  vers 
l'an  982  Ari  Merson  fut  jeté  par  la  tempête  sur  la  côte 
d'Irlanda  Mikla ,  qu'il  y  fut  baptisé  et  qu'ayant  pu  obtenir 
la  permission  de  s'éloigner  il  fut  reconnu  plus  tard  par  des 
habitants  des  Orcades  '. 

L'extension  de  l'empire  des  Franks ,  produit  par  les 
conquêtes  de  Charlemagne ,  avait  mis  les  armes  aux 
mains  des  Normands.  Leurs  courses  maritimes,  réitérées 
pendant  des  siècles,  avaient  développé  chez  eux  l'amour  des 
voyages,  l'activité  des  entreprises  guerrières  sur  l'Océan; 
les  luttes  i)rovoquées   entre  les  deux  civilisations   euro- 

'  A.  DE  HuMBOLDT,  Cosmos ,  t.  11  ,  I».  198,  note  30,  p.  376  et  378,  note. 


—  750  — 

péennes  en  présence  eurent  toujours  pour  résultat  de 
pousser  à  la  course  ou  à  l'expatriation  des  individus 
victimes  des  hostilités.  Les  voies  de  l'Océan  n'eurent 
bientôt  plus  de  secret  pour  les  enfants  du  nord,  qui  avaient 
rançonné  Cadix  et  Séville  pendant  les  années  843  et  844  ^ 

En  874  Ingolfe ,  accompagné  de  plusieurs  familles  nor- 
wégiennes,  avait  cherché  un  refuge  en  Islande,  île  déjà 
connue  mais  n'ayant  jusque  là  servi  que  de  station  de 
pêche.  Vers  l'an  970,  le  Norwégien  Torwald,  condamné  à 
l'exil,  s'y  réfugia  avec  son  fils  Eric,  surnommé  le  Roux, 
qui  douze  ans  plus  tard  découvrit  le  Groenland  2.  La 
pêche  constituait  la  seule  industrie  de  ces  colons ,  qui 
l'exerçaient  avec  la  plus  grande  ardeur  à  travers  tous  les 
périls.  Heriold,  l'un  d'eux,  s'était  mis  en  route  avec  son 
fils  Biarn  en  lOOi  ,  leurs  navires  furent  séparés  par  le  gros 
temps ,  et  dans  leurs  courses  pour  se  rejoindre  Biarn 
aperçut  mie  terre  inconnue  couverte  de  bois  ,  et  à  peu  de 
distance  une  île  qu'il  ne  visita  point.  Il  rendit  compte  de 
cette  découverte  ,  lors  de  son  retour  au  Groenland. 

L'année  suivante  Leif,  fils  d'Eric,  brûlant  de  s'illustrer 
comme  son  père,  résolut  d'aller  à  la  recherche  de  cette 
terre  boisée.  Il  partit  donc  avec  Biarn  et  après  avoir 
découvert  deux  petites  îles  ^ ,  ils  abordèrent  à  un  pays 
voisin  d'un  grand  fleuve  '  ,  abondant  en  saumon ,  et  s'y 
établirent.  Ils  y  découvrirent  des  plants  de  vigne  indi- 
gènes et  nommèrent  ce  canton  \  inland  ^  L'année  suivante 

'  Uepping  ,  Hist.  des  expéditions  des  Normands,  t.  1,  ad  annum  853. 

-  Une  pierre  runique,  découverte  en  18'2-i  sur  le  territoire  des  Womans-Islnnds , 
porte  la  date  de  1135,  selon  Raske  et  Finn.  A.  ue  Humbold,  Cosmos,  t.  11,  p.  197 
et  note  27,  p.  375. 

'  Ile  Royale  ou  du  Cap-Breton,  et  ile  St-Jean  ou  du  prince  Edouard. 

''  Fleuve  St-Laurent.  Ils  nommèrent  son  embouchure  golfe  de  Markland.  Cfr.  Hafn  , 
Antiq.  Amer,  p.  4^21  ,  cité  dans  le  Cosmos. 

'■'  Répondant ,  selon  A.  de  Humboldt  ,  aux  États  modernes  de  Massachussets  Rhode- 
Island  et  Connecticut.  Cosmos,  t.  II,  p.  196,  citant  Rafn  et  Wilhelmi. 


—  751  — 

Thorwald  frère  de  Leif  se  rendit  en  ce  pays  ,  en  reconnut 
les  côtes  et  ûi  planter  une  quille  hors  de  service  sur  un 
cap ,  auquel  il  donna  en  conséquence  le  nom  de  Killarness. 

Nos  Scandinaves  ne  tardèrent  pas  à  rencontrer  des 
indigènes  que,  à  cause  de  leur  petite  taille ,  ils  nommèrent 
Skrœlingeji  \  Dans  une  lutte  contre  eux,  Thorwald  blessé 
à  mort  succomba  en  ordonnant  qu'on  plaçât  une  croix 
près  de  son  corps.  Le  cap  voisin  fut  nommé  Crossness. 

Deux  ans  plus  tai'd ,  un  Islandais  nommé  Torfin  partit 
pour  le  Vinland  accompagné  de  sa  femme,  de  cinq  autres 
femmes,  de  soixante  hommes  et  de  bétail  afin  d'y  former  un 
établissement  définitif.  En  1006  cette  colonie  trafiquait  avec 
les  indigènes  voisins,  et  trois  ans  plus  tard  Torfin  retourna 
en  Islande  avec  une  fortune  qui  engagea  ses  compatriotes 
à  visiter  les  mêmes  côtes.  Une  sœur  de  Leif  accompagna 
l'une  de  ces  expéditions  ;  elle  causa  des  dissensions  qui 
coûtèrent  la  vie  à  trente  hommes  ,  ce  qui  força  cette  femme 
à  retourner  au  Groenland.  La  nouvelle  de  cette  lutte 
poussa  un  prêtre  saxon  nommé  Jean  à  se  rendre  chez  ces 
colons  pour  y  affermir  le  christianisme  et  prêcher  sa 
doctrine  -.  Un  évêque  groenlandais  nommé  Eric  s'y  rendit 
aussi  en  1121 ,  indice  que  la  colonie  avait  pris  du  dévelop- 
pement. 


'  Probablement  des  Esquimaux;  sinon  une  peuplade  de  nains;  en  1866,  le  général 
MiLROY  découvrit  à  Watertown  (Tennessee)  cinquante  tondies  renfermant  des  squelettes 
de  nains  qu'il  envoya  à  la  Bibliothèque  de  Nashville  Franck-Leslie  ,  1.  G.  Newspaper  , 
4  août  1866. 

-  Mallet  ,  inlroducliun ,  t.  1,  cb.  11.  —  La  Société  des  Anliiiuaires  du  nord  , 
siégeant  à  Copenhague ,  entendit ,  dans  sa  séance  du  1 4  mai  1 859  ,  un  rapport  du 
D'"  C.  Hamlin  de  Bangor ,  sur  une  inscription,  dont  il  soumit  le  dessin,  découverte  en 
1856,  dans  l'île  de  Monlieigar  sur  la  côte  de  l'État  du  Maine,  l.  43"-i()  N.  et 
considère  cette  inscription  comme  se  rapportant  à  une  descente  laite  dans  l'île  par  les 
Normands,  lorsijue  dans  l'antiquité  ils  allaient  visiter  le  littoral  américain.  Procès- 
verbal  de  ia  séance,  pp.  6-8.  (Note  due  à  l'obligeance  de  M.  H.  Schieumans.) 


—  752  — 

Quoique  des  auteurs  estimables  aient  considéré  l'île  de 
Terre-Neuve  comme  répondant  au  Vinland,  ceux  des 
voyageurs  qui  ont  vu  cette  terre  désolée  ne  peuvent 
d'aucune  manière  y  reconnaître  les  traits  que  les  récits 
Scandinaves  donnent  au  Vinland ,  mais  qui  sont  applicables 
aux  îles  Cap-Breton  et  Prince  Edouard.  En  outre ,  entre 
le  bas  St-Laurent  et  la  baie  des  Chaleurs,  se  trouve 
un  canton  formant  presqu'île  du  reste  et  connu  sous 
le  nom  de  Gaspésie  ou  Gaspé.  La  tribu  indigène  qui 
habite  ce  pays  se  distingue  par  ses  mœurs  relativement 
polies.  Ehe  rendait  un  culte  au  soleil,  distinguait  les  aires 
des  vents ,  connaissait  quelques  étoiles  et  traçait  des 
cartes  assez  exactes  de  son  pays.  Avant  le  XVI®  siècle 
une  partie  de  ce  peuple  adorait  la  croix  et  conservait  une 
tradition  curieuse  sur  un  homme  vénérable  qui,  en  leur 
apportant  ce  signe  sacré,  l'avait  délivré  d'un  lléau  épidé- 
mique.  Cet  apôtre  pourrait  bien  être  l'évêque  Eric  que 
nous  avons  mentionné  '. 

Si  l'élément  européen  prenait  dès  lors  racine  par  le 
nord,  il  ne  serait  point  impossible  ,  quoique  incertain ,  que 
des  métis  africains  se  soient  infiltrés  en  Amérique  par  le 
midi.  Les  Maures  connaissaient  les  îles  purpurines  qu'ils 
nommaient  Chaledat.  Lakus  ou  Laku  était  Lancerote  ; 
Saali  ou  Sahelia  Fortaventura.  Plus  loin,  ils  connaissaient 
le  Pic  sous  le  nom  de  Chasoran ,  puis  les  autres  îles  sous 
le  nom  de  Kulhan  ,  Moustakkin  et  Ganaiii. 

En  4147,  huit  Maures  de  Lisbonne,  désignés  sous  le  nom 
d'Almagrw'im  ou  les  voyageurs,  entreprirent  une  expédition 
de  découvertes.  Ayant  navigué  onze  jours  à  l'ouest  et  vingt- 


'  Malte  Brun  ,  Géog.  univ.,  liv.  CX1X.  —  Les  côtes  nord-ouest  du  Labrador  furent 
nommées  par  les  Normands  llelluland  it  mickla  ,  l'île  Terre-Neuve  Helliiland  littla  ,  et 
la  nouvelle  Ecosse,  Markland.  (Costnos  ,  II,  p.  198,  et  notes  in  fine.) 


—  753  — 

quatre  au  midi,  ils  trouvèrent  plusieurs  îles '.  Dans  l'une 
d'elles  un  indigène  leur  apprit  que  l'Océan  était  encore 
navigable  à  trente  journées  plus  à  l'ouest ,  mais  que  là  des 
ténèbres  arrêtaient  tout  voyage*. 

C'est  peut-être  aux  navigateurs  arabes  et  mahométans  qu'il 
faut  attribuer  l'importation  de  l'élément  malais ,  que  quel- 
ques ethnologues  disent  être  transplanté  de  Madagascar , 
et  avoir  laissé  des  traces ,  quoique  faibles,  dans  l'Amérique 
méridionale  \ 

Une  tradition  anglaise  rapporte  que  Madoc,  filsd'Owen, 
prince  de  Galles,  découvrit  en  1170  après  quelques  semaines 
de  navigation  ,  une  terre  fertile  et  agréable  située  au 
couchant  de  l'Atlantique;  qu'il  y  demeura  assez  longtemps 
et  y  laissa  cent  vingt  hommes  avant  de  revenir  au  pays  de 
Galles.  Alors  il  équipa  une  flotte  montée  d'un  personnel 
nombreux  pour  retourner  au  pays  qu'il  venait  de  décou- 
vrir; on  connut  son  départ;  son  arrivée,  ni  son  retour 
jamais  *. 

Vers  l'an  1330  un  autre  récit  signale  les  établissements 
Scandinaves.  Une  barque  de  pécheurs  des  îles  Feroë, 
dit-on,  fut  jetée  parla  tempête  sur  les  côtes  de  l'île  East- 
Outland  ^  Les  pécheurs  furent  conduits  devant  le  prince 
habitant  une  ville  bien  bâtie  et  peuplée  ;  un  interprète 
qui  parlait  le  latin  et  qui  lui-même  était  une  épave ,  leur 
intima  l'ordre  de  rester  dans  l'île.  L'un  d'eux  parcourut 
le  pays  et  constata  son  étendue  relativement  à  l'Islande. 
Les    habitants    exerçaient    des    métiers    et  avaient   des 


'  Peut-être  les  îles  du  Cap  Vert.  —  Cfr.  A.  de  Humboldt  ,  Cosmos ,  11,  p.  183. 
-  Cfr.  Mfir  de  pluie  ,  ou  région  des  ralmes. 
3  Cfr.  Malte  Brun  ,  Géog.  univ. ,  III,  p.  95,  (liv.  XCVl.) 

''  Contant  Douville  ,  V,  p.  8.  —  A.   de  Hujiboldt,  Cosmos,  II,  p.  190.  —  Le 
barde  Mereditli  a,  dit-on,  chanté  ce  voyage  en  1475.  Ibidem,  notes,  p.  378. 
^  C'est-à-dire  :  terre  extérieure  du  Levant. 


—  754  — 

caractères  d'écriture.  Le  prince  avait  une  bibliothèque  de 
livres  latins  que  personne  ne  comprenait.  Le  commerce 
avec  le  Groenland  fournissait  du  soufre ,  de  la  poix  et 
des  fourrures.  Les  habitants  semaient  du  blé,  buvaient  de 
la  bière  ,  naviguaient  et  construisaient  des  maisons  de 
pierre. 

Le  prince,  appréciant  l'avantage  de  la  boussole  dont 
ces  pécheurs  feroëns  étaient  munis,  les  chargea  d'une 
expédition  maritime  vers  une  contrée  située  au  midi  et 
nommé  Droceo  ou  Drogeo.  A  peine  y  furent-ils  parvenus 
qu'ils  tombèrent  entre  les  mains  d'antropophages.  Un  seul 
d'entre  eux  fut  épargné  à  cause  de  son  talent  de  pécheur  ; 
il  devint  l'esclave  de  maitres  successifs  qui  lui  firent 
parcourir  l'intérieur  du  pays.  Il  finit  toutefois  par  revoir 
sa  patrie  et  assura  qu'il  avait  parcouru  un  pays  dont 
les  habitants  étaient  fort  barbares  ;  mais  que  plus  loin ,  au 
sud-ouest,  des  nations  plus  civilisées  connaissaient  les 
métaux  précieux,  bâtissaient  des  villes  et  des  temples, 
mais  olfraient  des  victimes  humaines  à  leurs  dieux  '. 

Les  livres  latins  signalés  rappellent  la  visite  de  l'évéque 
Eric;  cette  colonie  Scandinave  est  celle  du  Vinland,  et 
Droceo  doit  se  rapporter  à  la  côte  des  États-Unis.  Tout 
ce  récit  nous  fut  conservé  par  Nicolo  Ze.no,  qui  écrivait 
en  1380,  sans  qu'il  donne  la  date  de  ces  faits.  La  présence 
de  la  boussole  nous  révèle  qu'ils  sont  postérieurs  à  l'an 
1302,  époque  du  perfectionnement  et  delà  vulgarisation  de 
cet  instrument  '.  Mais  comment  arriva-t-il  que  cette  colonie 
disparut  ?  Fut-elle  dispersée  par  ces  nations  barbares ,  ou 
périt-elle   à  la  suite  de  l'invasion  de  la  grande  peste  qui 


'  Malte  Bbun  ,  Génrj.  tiniv. ,  liv.  XVII. 
-  A.  DE  HUMBOLDT  ,  Cofttnos  ,  t.  H,  |).  215. 


—  755  — 

ravagea  l'Europe  en  1347  *  7  C'est  ce  qu'aujourd'hui  on  n'a 
pu  encore  constater.  Quoi  qu'il  en  soit,  l'Europe  conservait 
la  révélation  de  l'existence  d'un  autre  monde  ;  en  1436 
Bianco  traçait  sur  sa  carte  la  terre  carrée-longue  d'Antilia 
qui  en  tenait  la  place  ;  enfin  le  3  août  1492 ,  Christophe 
Colomb  mettait  à  la  voile  à  Cadix  pour  aborder  aux  côtes 
des  Grandes  Indes ,  et  il  découvrit  le  nouveau  continent  le 
12  octobre  suivant.  Depuis  ce  jour  l'élément  européen 
a  conquis  une  telle  prépondérance  sur  le  territoire  de 
l'Amérique ,  qu'il  a  procuré  à  la  civilisation  humaine  un 
niveau  dont  les  temps  anciens  ne  la  croyaient  pas  suscep- 
tible. C'est  à  partir  de  cette  épof[ue  que  l'esprit  et  le  cœur 
ont  vécu  d'une  vie  nouvelle  et  plus  active,  que  des  vœux 
hardis  et  d'opiniâtres  espérances  ont  pénétré  peu  à  peu 
dans  toutes  les  classes  de  la  société  civile.  A  la  suite 
aussi  de  cet  événement,  la  rareté  de  la  population  répandue 
sur  une  moitié  de  la  terre ,  en  particulier  sur  les  côtes 
situées  à  l'opposite  de  l'Europe,  a  pu  faciliter  l'établissement 
des  colonies ,  que  leur  étendue  et  leur  situation  ont  solhcité 
à  se  transformer  en  États  indépendants  et  ne  subissant 
aucune  entrave  dans  le  libre  choix  de  leur  constitution 
politique.  Joignons-y  enfin  la  réforme  religieuse,  prélude 
des  grandes  révolutions  politiques,  qui  devait  parcourir 
toutes  les  phases  de  son  développement  dans  une  contrée 
devenue  l'asile  de  toutes  les  croyances  et  des  sentiments 
les  plus  divers  sur  les  choses  divines.  La  hardiesse  du 
navigateur  génois  est  le  premier  anneau  dans  la  chaîne 
sans  fin  de  ces  mystérieux  événements  ^. 

'  «  On  sait  qu'en  1347  un  vaisseau  fut  envoyé  dans  le  MarklanJ  pour  y  cherclier  du 
bois  de  construction,  qu'en  revenant  il  fut  assailli  par  la  tempête  et  relâcha  à  Strauniliord.  » 
Cosmos,  11,  p.  197  et  note  29,  p.  370. 

-  A.  DE  HuMBOLDT  ,  Cosmos  ,  t.  11,  p.  250. 


—  756  — 
g  2.  —ÉLÉMENTS  ASIATIQUES. 

En  1798,  le  chef  Miami  Michikinakoua  demanda  à 
Volney,  qui  lui  avait  exposé  l'hypollièse  de  l'origine  asiatique 
absolue  des  peaux-rouges,  pourquoi  ces  Tartares  qui  leur 
ressemblent  tant  ne  seraient  pas  au  contraire  venus  de 
l'Amérique.  Y  aurait-il  des  preuves  du  contraire  ^  ?  —  Il 
n'y  a  pas  de  preuves  en  effet.  Et  si  l'on  réfléchit  que  par 
Tartares  il  faut  entendre  spécialement  Mongols,  comme 
l'avançaient  les  ethnologues  antérieurs ,  l'hypothèse  que 
cette  nation  serait  le  résultat  d'un  croisement  de  sang 
peau-rouge  et  de  tribus  finnoises  et  peut-être  turques  , 
avenu  à  une  époque  anté-historique ,  nous  semble  pouvoir 
être  avancée.  On  a  constaté  ou  plutôt  signalé  des  analogies 
entre  les  Esquimaux ,  les  Samoyedes  et  les  Lapons  :  il 
est  des  écrivains  qui  rattachent  ces  derniers  à  la  souche 
mongolique  ,  et  l'on  sait  que  la  langue  laponne  est  un 
dialecte  finnois. 

Les  Tougatches,  qui  habitent  en  Amérique  la  rive  méri- 
dionale du  détroit  de  Bering,  font  partie  de  la  nation  des 
Toutclîkis  qui  occupent  les  deux  rives  du  détroit  ;  ceux 
d'Asie  sont  venus  de  l'autre  bord  2.  Les  Aléoutes  ont  des 
affinités  marquées  avec  les  Kuriliens  et  même  avec  les 
habitants  de  Jesso,  tandis  que  les  premiers  se  rapprochent 
des  Kamschadales.  Les  indices  d'une  antique  et  complète 
identité  entre  les  peuples  des  deux  côtes ,  à  cette  latitude , 
ne  font  pas  défaut.  Si  l'on  tient  compte  maintenant  de  la 
direction  du  courant  vers  les  côtes  d'Asie  et  que  l'on  se 
reporte  à  la  naissance  de  la  navigation ,  on  ne  rejettera  pas 
d'une  manière  absolue  l'émigration  américaine  vers  l'ancien 
continent,  dans  les  latitudes  que  nous  signalons. 

'   Tableau  du  sol  et  du  climal  des  Etats-Unis  ,  p.  385. 

-  PiNCKERTON  ,  Établissement  des  Snjthes  ,  p.  343  ,  citant  Linnée. 


—  757  — 

Dans  la  Scythie  extra  Imailm ,  à  l'Orient  du  Mustag , 
les  anciens  connurent  fort  imparfaitement  les  peuplades. 
Les  Arabes  qui  leur  succédèrent  dans  l'empire  de  l'Asie 
olj tinrent  un  peu  plus  de  lumière.  Mais  conservant  la 
nomenclature  traditionnelle  sur  les  peuples  éloignés ,  ils 
attribuèrent  aux  Mongols,  quand  ils  les  connurent,  l'appel- 
lation de  Magog  ?  De  là  beaucoup  de  ténèbres  répandues 
sur  les  origines. 

Abul  Gazi ,  l'un  de  leurs  écrivains  recueillit  les  traditions 
de  plusieurs  hordes  tartares.  Il  rattache  les  Mongols  à  la 
souche  de  Japhet  et  raconte  ce  qui  suit  : 

«  Turk ,  premier  chef  de  la  nation  ,  inventa  les  tentes  ; 
Taunax  ^  son  fils  et  successeur,  encore  révéré  chez  les 
Mongols,  découvrit  le  sel  :  une  pièce  de  viande  cuite  étant 
tombée  sur  un  bloc  de  sel  natif,  il  en  constata  la  saveur  et 
l'usage  bienfaisant.  Sous  le  gouvernement  d'Alanza,  arrière 
petit-fils  de  Taunax,  le  peuple  adorait  des  fétiches.  A  son 
décès ,  ses  fils  Tatar  et  Mongol  partagèrent  son  héritage  ; 
le  premier  eut  l'Occident ,  le  second  l'Orient.  » 

Le  génie  narratif  des  Orientaux  nous  dévoile  qu'il  ne 
s'agit  point  ici  d'individus,  mais  de  personnifications,  de 
collectivités ,  de  hordes  ,  de  tribus.  Turk  est  le  nom  national 
que  se  donnent  ceux  que  nous  nommons  Tartares;  c'est  ici 
l'image  de  la  horde  noiuade ,  mère  des  autres  ;  Taunax  , 
révèle  une  époque  et  une  manière  d'être  différente  de  la 
première  à  certains  égards,  et  qui  se  perpétua  jusques 
Alanza,  alors  que  la  mention  du  fétichisme  positif  dénonce 
une  nouvelle  mocUlication  sociale.  Le  partage  entre  Tatar 
et  Mongol,  fils  d'Alanza,  fait  allusion  à  une  divergence  de 
lignée  ;  Tatar  se  rapporte  aux  peuples  dits  de  race  turque, 
oïgoure,   finnoise,  etc.,   auxquelles  peuvent   se  raltaehei- 

'  Analogue  an  Tcnniis  de  Jistin  l't  ptuit-èlre  au  T'hIIimI  ili'  la  Gknèse  ,  XIV,  1. 
XXIX  NXIIl  G4 


—  758  — 

les  M  an  choux  et  les  Toiigoiises  ;  Mongol  représente  toutes 
les  nations  mongoliques  ,  savoir  Kalmouks  ,  Mongous , 
Japonais,  Coréens,  Chinois,  Indo-Chinois,  etc.  ,  c'est-à-dire 
ce  que  nous  nommons  le  Haut-Orient. 

((  Kara  succéda  à  Mongol  et  fut  père  d'Ogur,  le  brillant 
héros.  Lorsqu'il  succéda  à  Kara  il  détruisit  le  culte  des 
fétiches  et  fonda  un  grand  empire  qu'il  gouverna  72  ans. 
Il  eut  pour  successeur  son  fils  Kiun.  » 

Celui-ci,  qui  rappelle  le  nom  fameux  des  Huns,  Chimi 
ou  Hioug-nou ,  pourrait  être  le  même  que  le  grand  Teuman, 
qui  prenait  le  titre  de  Taushou ,  c'est-à-dire  lils  de  Dieu  , 
et  qui  vivait  210  ans  avant  Jésus-Christ.  Il  commandait  à 
tout  l'Orient  de  l'Asie  K  Après  son  règne  les  Mongols 
Hioug-Nou  soutinrent  de  longues  guerres  contre  les  Chinois. 
((  Ilkhan,  quatrième  successeur  de  Kiun,  fut  vaincu  par  le 
prince  tartare  Syunt.  Ce  fut  alors  que  Kayan  fils  d' Ilkhan  et 
Nagos  son  neveu  se  réfugièrent  dans  un  bon  pays  au-delà 
des  montagnes,  où  leur  peuple  demeura  quatre  cents  ans.  » 
Lorsque  ce  pays  ne  fut  plus  capable  de  les  contenir,  ils 
revinrent,  traversant  une  montagne  de  minerai  de  fer 
qu'un  forgeron  leur  découvrit.  Le  prince  qui  les  commandait 
se  nommait  Bertesene  ;  il  fonda  un  nouvel  empire  mongol. 

Après  de  longues  guerres  civiles,  dit  par  contre  l'histoire, 
la  nation  se  divisa  ;  une  partie,  sous  les  ordres  de  Punon, 
se  retira  dans  la  haute  Sibérie.  Plus  tard,  l'an  360  de  notre 
ère,  les  Huns  ayant  passé  le  Don  dominèrent  à  l'Orient  de 
l'Europe ,  jusqu'à  l'époque  où  Charlemagne  détruisit  l'état 
politique  de  leurs  derniers  représentants,  en  782. 

Nous  n'avons  jusqu'ici  considéré  que  l'état  chaotique  des 
éléments  que  fournira  l'Asie  ;  passons  en  revue  quelques 
faits  historiques  utiles  à  notre  étude. 

'  J.  Dk  Mii.i.EH,  flisl.  unir.,  t.  il,  \>.  00. 


—  759  — 

L'an  730  avant  Jésus-Christ,  Samarie  fut  prise  par  Salman 
Azar,  et  les  dix  tribus  dispersées  en  Asie.  En  717,  Ninive 
elle-même  fut  assiégée  et  emportée  par  Arbak ,  chef  des 
Modes.  Mais  sa  destruction  définitive  n'arriva  qu'en  597 ,  par 
le  fait  de  Cyaxare.  L'auteur  du  livre  apocryplie  qui  porte 
le  titre  IV  d'Esdras  ,  écrit  du  temps  des  rois  asmoniens 
sous  le  lo''  triumvirat,  dit  au  chapitre  XIII  :  «  Ce  sont 
les  dix  lignées  que  Salmanazar  mena  en  pays  étranger. 
Mais  ayant  pris  conseil  en  eux-mêmes  de  laisser  la  mul- 
titude des  Gentils  et  de  s'en  aller  dans  un  pays  plus  reculé , 
où  jamais  l'homme  n'habita,  pour  y  garder  au  moins  en 
ces  lieux  là  leurs  lois  qu'ils  avaient  méprisées  dans  leur 
pays,  ils  entrèrent  parles  détroits  du  fleuve  Euphrate.  .  . 
Car  il  y  avait  un  long  chemiii  à  faire  vers  cette  contrée  là , 
savoir  un  an  et  demi ,  et  ce  pays  s'appelait  ArzaretJi  et  alors 
ils  s'habituèrent  là  jusqu'aux  derniers  temps  »  (41  à  46  *.  ) 

Cette  migration  dut  être  plusieurs  fois  renouvelée.  La  dis- 
tance de  dix-huit  mois  convient  à  la  Chine  et  non  au  Caboul 
où  une  désignation  analogue  a  voulu  faire  fixer  le  pays 
d'Arzareth  '^.  Selon  divers  monuments  chinois  cités  par 
les  Jésuites,  les  Juifs  parurent  en  Chine  sous  la  dynastie  des 
Tchéou,  l'an  224  avant  J.-C.  alors  quAntiochus  les  per- 
sécutait. On  les  a  retrouvés  à  Cai-fond-fou  sur  le  Hoang-Ho, 
dans  le  lîonan  ,  et  selon  les  relations  arabes  ils  se  donnent 
le  nom  d'Israël  ^.  D'autre  part  Synmu ,  surnommé  Nino , 
fut  le  fondateur  de  l'état  politique  du  Japon  où  il  était 
étranger,  arrivant  de  l'ouest  et  étant  âgé  de  79  ans;  c'était 
en  002  avant  J.-C,  il  aurait  donc  eu  24  ans,  à  la  pre- 
mière prise  de  Ninive  *. 

'  C'est  sur  cette  liase  que  les  Mormons  uniéricains  ont  l'omit''  leur  h'gende. 
-  Malte  Brun  ,  Géog.  univ.  liv.   LV.   —  Un  canton  se  nomme  Hazarelli  ;  ce  nom 
signifie  :  des  gens  en  général. 

*  VoLNEY  ,  Hébreu  simplifié  ,  p.  373,  note. 

*  Cfr.  Pedro  Velasqlez  ,  Mémoires  de  l'expédilioii  de  la  ilérouverte  dl.mntaia  ; 
P.vRAVEX  ,  ses  écrits  comme  sinologue. 


—  760  — 

Si  la  date  de  l'arrivée  des  Juifs  en  Chine  est  l'année  224, 
elle  se  trouve  contemporaine  du  début  de  la  domination 
conquérante  de  Teuman  Tanshou  des  Hiongnous,  et  du 
règne  d'Eutydème,  roi  grec  de  la  Bactriane  qui  eut  Antiochus- 
le-Grand  à  combattre.  Ces  Grecs  de  la  Bactriane  dominèrent 
non  seulement  sur  une  partie  des  Indes,  mais  sous  leur  roi 
Ménandre  ils  conquirent  le  Thibet  ^  Soutenant  le  parti  boud- 
diste  contre  les  Brames,  il  n'est  point  improbable  qu'ils 
assurèrent  son  indépendance  dans  ces  provinces  conquises, 
(205  à  181  ^.)  Les  successeurs  de  Teuman  poussèrent  vers 
le  couchant  des  hordes  alliées  aux  Parthes  qui,  en  126 
avant  notre  ère ,  anéantirent  cette  monarchie  grecque. 

De  ce  qui  précède  nous  concluons  que  des  idées  juives, 
grecques  et  bouddhistes  se  répandirent  en  Asie  et  furent 
connues  dans  l'extrême  Orient,  au  moins  un  siècle  avant 
notre  ère  ;  et  quand  on  tient  compte  de  la  propension  des 
Orientaux  à  s'assimiler  toute  idée  spéculative  pour  par- 
venir à  la  traduire  eux-mêmes  en  symbole,  on  s'expliquera 
sans  peine  certaines  analogies  des  formes  extérieures  qu'on 
croit  qu'ils  importèrent  sur  le  continent  américain.  Car  si 
tous  les  Américains  ne  sont  pas  venus  de  l'Asie  dans  les 
âges  historiques,  on  ne  peut  aujourd'hui  révoquer  en 
doute  qu'ils  reçurent  dans  leur  sein  des  immigrations 
de  ce  continent. 

On  nomme  Laos  les  habitants  de  Tchiampa  dans  l'Indo- 
Chine,  ils  paraissent  ne  former  qu'une  nation  avec  les  LoZoa 
de  la  province  chinoise  Yunan  :  les  Kemois  de  la  Haute 
Cochinchine  leur   paraissent  également    apparentés.    Ces 


'  Heeken  ,  Manuel ,  p.  404. 

'  L'analogie  des  cultes  symboliques ,  lanii{ine ,  grec-cluétien  et  latin-chrétien , 
s"expli(]Utinl  complètement  de  cette  manière  ;  le  paganisme  symboli(|ue  grec  est  la  souche 
d'où  ils  surtjirent  tous  les  trois ,  malgré  les  ditlërences  radicales  des  dogmes  et  de  la 
crovance. 


—  761  — 

derniers  adorent  le  soleil  et  défendent  leurs  rizières  contre 
les  animaux,  par  des  opérations  magiques  \ 

Leurs  anciens  temples  pyramidaux  Cho-Madon  et  Cho- 
dagon,  au  Pégu,  et  Pika-Thou  à  Siam  sont  semblables 
aux  théocallis  du  Mexique  ';  le  palmier  est  indigène  dans  ces 
cantons,  et  la  langue  a  conservé  beaucoup  de  terminaisons 
en  tla  tu ,  itl  otl.  Ces  peuples  sont  grands,  nerveux, 
bien  faits  ;  leur  teint  tire  sur  le  rouge  ;  ils  ont  le  nez  un 
peu  aplati  et  de  longs  cheveux  noirs. 

Vers  le  nord-est  se  présente,  dans  l'Océan,  l'île  Formose 
dont  les  habitants  indigènes  ont  l'usage  d'enlever  les  che- 
velures des  ennemis  qu'ils  abattent  dans  les  combats;  ils 
conservent  précieusement  ces  dépouilles  en  témoignage 
de  leurs  victoires.  Lorsque  ces  chevelures  sont  le  produit 
d'une  victoire  nationale  on  les  arbore  sur  des  pieux  élevés  , 
et  la  tribu  tout  entière  forme  des  chœurs  de  danse  autour 
de  ces  trophées  sauvages  \ 

La  tradition  de  ces  insulaires  rapporte  que  dans  les 
temps  anciens ,  ils  ne  rendaient  leurs  hommages  qu'au 
soleil  et  à  la  lune  ,  lorsque  deux  philosophes  ou  magiciens 
s'érigèrent  en  inspirés  et  annoncèrent  une  réforme. 
Bizarrement  vêtus  ils  gravirent  une  colline  où  ils  prirent 
la  parole  et  par  leur  prédication  ils  parvinrent  à  persuader 
la  majorité  de  leur  auditoire.  Mais  lorsque ,  ayant  développé 
leur  doctrine,  ils  eurent  proposé  de  brûler  sur  rautel  du 
dieu  qu'ils  annonçaient  des  ca>urs  d'un  grand  nombre 
d'enfants ,  les  insulaires  voulurent  les  massacrer  ;  mais  ils 
parvinrent  à  échapper  ^  avec  leurs  adhérents. 


'  Malte  Brun,  Géoij.  unir.,  liv.  LXXHI. 

-  HuMBOLDT ,  Vue  des  CordUliéres. 

^  Contant  Dohville  ,  t.  I,  cliap.  X. 

*  ID.  ,  t.  1,  ch.  m. 


—  762  — 

La  Chine  qui  se  trouve  en  regard  de  l'île  Formose  offre 
un  sol  qui  va  s'élevant  à  partir  de  la  côte  jusqu'au  plateau 
central  de  l'Asie,  ancien  séjour  des  Mongols,  Une  tradition 
de  ces  populations  maritimes  porte  qu'à  la  suite  d'une  con- 
spiration contre  l'État ,  l'empereur  condamna  un  nombre 
considérable  de  familles  à  être  bannies ,  et  les  fit  transplanter 
dans  des  lies  alors  désertes  du  Japon.  Elles  ajoutent  qu'un 
autre  prince,  indigné  de  la  brièveté  de  la  vie,  fit  faire  une 
enquête  pour  découvrir  un  remède  qui  prolongeât  l'existence  ; 
qu'un  de  ses  médecins ,  las  de  son  autorité ,  lui  fit  croire 
que  ce  remède  existait  au  Japon  ;  que  c'était  une  plante 
fort  tendre  que  des  jeunes  filles  seules  pouvaient  cueillir. 
L'empereur  lui  donna  une  flotte  sur  laquelle  montèrent 
trois  cents  jeunes  filles  qui  se  rendirent  au  Japon  et  ne 
revinrent  plus  ^  Des  légendes  japonaises  nous  apprennent 
que  les  ermites ,  qu'ils  nomment  Jammanbôs  ,  sont  fort 
anciens  et  que  leur  fondateur  nommé  Gienno-Giossa , 
vivant  vers  l'an  600  de  notre  ère ,  découvrit  de  nouvelles 
routes  pour  l'avantage  des  voyageurs  2. 

Le  Japon  possède  de  temps  immémorial  des  relations 
de  commerce  fort  étendues.  Il  tire  du  Tonquin  et  de  la 
Gochinchine  entre  autres  de  la  calomine  ,  des  bois  do 
Tsiampa  et  de  Camboge ,  etc.  ^ 

La  fin  du  sixième  et  le  début  du  septième  siècle  de  notre 
ère  sont  témoins  de  l'expansion  de  la  puissance  chinoise , 
se  développant  avec  énergie  hors  des  limites  des  royaumes 
de  Shensi  etShansi,  dans  la  direction  des  côtes.  Sankwang 
conquit  successivement  toutes  les  provinces  où  jusque  là 
commandaient  des  princes  indépendants.  Il  se  fit  empereur 
et  prit  le  nom  de  Jangti. 

'  Contant  Dorvillk  ,  I,  1,  rli.  11,  y.  'M'^. 
-  iD.,  p.  223. 
^  ID.,  p.  347. 


—  763  — 

En  605,  il  s'était  emparé  du  Tuii({Liin  et  de  la  Cochiii- 
chine  et  avait  provoqué  ainsi  des  émigrations.  En  OiO  il 
attaque  les  îles  Lieukieou  ,  mais  s'en  revient  battu.  Il  tourne 
ses  armes  contre  la  Corée  qui  avait-soutenu  ces  insulaires. 
Jangti  mourut  étranglé  en  617.  Après  des  guerres  intestines 
réitérées,  les  Chinois  attaquèrent  de  nouveau  les  Coréens 
en  643  et  ne  parvinrent  à  les  soumettre  que  deux  ans  plus 
tard,  faisant  subir  un  alfreux  carnage  aux  vaincus. 

Toutes  ces  expéditions  dénoncent  un  mouvement  d'ex- 
pansion des  tribus  de  l'intérieur ,  chassant  devant  elles  les 
populations  maritimes  des  côtes  continentales  et  des  îles 
qui  leur  font  face.  Ces  tribus  maritimes,  habituées  à  la 
navigation,  cherchèrent  un  refuge  sur  leurs  proas  et  sur 
leur  jonques;  et  si  le  grand  courant  océanique  ne  permet- 
tait pas  à  ces  embarcations  relativement  fragiles  et  à  des 
connaissances  bornées,  de  gagner  la  haute  mer ,  les  canaux 
marins,  serpentant  au  travers  des  nombreux  archipels  que 
ces  fugitifs  fréquentaient  depuis  longtemps,  leur  offrirent 
un  asile  qu'ils  durent  chercher  successivement  à  Formose, 
à  Lieukiouw,  en  Corée,  au  Japon.  Grâce  à  ces  stations 
réitérées,  possibles  chez  des  peuples  menacés  des  mêmes 
ennemis,  ils  purent  suivre  ces  «  nouvelles  routes  décou- 
vertes pour  l'avantage  des  voyageurs ,  »  et  le  grand  courant 
put  être  neutralisé  en  se  tenant  en  vue  des  côtes  des  îles 
Kuriles,  Aléoute  et  Ounaluska,  et  gagner  ainsi  Noutka- 
sound  en  Amérique  '.  Une  légende  coréenne  fait  peut- 
être  allusion  à  cette  émigration.  Elle  porte  entre  autre  : 
qu'un  étranger  nommé  Chùnong,  c'est-à-dire  «  archer 
adroit  » ,  avait  excité  l'envie  du  roi  de  Corée ,  qu'exposé 

'  Dos  auteurs  avancent  l'iiypotlièse  i|ueles  îles  AU^outicnnes ,  (luela  carte  ligure  comme 
les  piles  d'un  pont  gigantesiiue  jeté  entre  les  deux  continents ,  auraient  Inniié  un 
istlmie  entre  les  deux  terres  fermes  dans  les  âges  anté-liisliirii|ucs.  (Note  tmirnic  par 
M.  H.  Schuermans.) 


—  764  — 

à  son  ressentiment  il  dut  prendre  la  fuite.  Arrivé  au 
bord  du  fleuve  Puschui,  sa  largeur  lui  ôta  l'espoir  de 
le  traverser.  «  dette  eau  empèchera-t-elle  que  je  me  sauve, 
s'écria-t-il ,  moi  qui  suis  de  la  race  du  Soleil  !  »  Aussitôt 
tous  les  poissons  formèrent  un  pont  sur  lequel  il  passa. 
Sur  l'autre  rive  il  rencontra  trois  personnages,  l'un  vêtu  de 
chanvre ,  l'autre  d'un  vêtement  piqué ,  le  troisième  d'herbes 
marines. 

Ils  hii  servirent  d'escorte  jusqu'à  la  ville  de  Kichingu  où  il 
prit  le  nom  de  Kau,  pour  rappeler  d'où  il  venait  ^  La  Corée 
est  nommée  Kau-li  par  les  indigènes. 

Les  Chinois  signalaient  depuis  treize  ans  déjà  ^  la  pré- 
sence de  chrétiens  dans  les  environs  de  Singan-Fou lorsqu'on 
648  de  notre  ère  les  Toultèques  parurent  tout-à-coup  aux 
frontières  de  l'Anawac  et  s'en  rendirent  maîtres  ^.  Loin  de 
détruire  le  peuple  déjà  civilisé  par  la  dynastie  olmèque , 
ils  confondirent  sa  civilisation  avec  la  leur.  Vers  l'an  700 , 
les  prêtres  de  l'Anawac  composèrent  un  code ,  des  lois  et 
des  rites  de  la  nation  ;  il  y  eut,  comme  toujours  en  pareille 
circonstance ,  transaction  entre  les  doctrines  religieuses  du 
peuple  et  les  conquérants.  Ces  derniers  du  reste  avaient 
des  idées  aussi  éloignées  de  la  bar])arie  que  les  disciples 
de  Kwatzlkwatl. 

La  forteresse  de  XocJiicalco  ou  a  Maison  des  fleurs  » 
se  rapporte  à  cet  âge  ;  les  offrandes  des  fleurs  continuèrent 
à  se  célébrer  jusqu'à  ce  que  d'autres  dominateurs  plus 
farouches  introduisirent  les  sacrifices  sanglants. 

'  Contant  Dorville,  t.  1,  cli.  VII.  —  Un  des  dialectes  mexicains  porte  le  nom  de 
Cora  ? 

2  Anno  635.  Malte  Brun,  Géoy.  univ.,  liv.  LXIV. 

^  Ce  sont  ces  Toultèques  qui  rendaient  aux  nains  un  culte  religieux,  paraît-il.  Les 
spécimens  de  ces  nains,  que  Barnuni  fit  voir  au  public,  reportent  les  idées  sur  le  culte 
des  Cabires ,  que  Pausanias  (Lacon  14,)  nous  dit  être  représentés  par  des  statues  de 
pygmées  (Benj.  Const.  ,  rfe  la  lelUj.  ,  t.  II,  p.  315.) 


—  765  — 

Le  livre  qui  renfermait  la  règle  disciplinaire  et  la  mesure 
du  temps  fut  nommé  Teo-AmoxtU  ^  Chez  ces  peuples  la 
plus  courte  période  de  temps  était  de  cinq  jours  ;  quatre 
de  ces  semaines  formaient  le  mois  ,  qui  comptaient  donc 
20  jours ,  18  mois ,  ou  72  cinquaines  se  succédant  sans 
interruption  d'ordre ,  de  plus  une  cinquaine  supplémentaire 
complétait  l'année  de  365  jours. 

On  suivait  cette  marche  pendant  52  ans ,  puis  on  inter- 
calait 13  jours  pour  redresser  les  bissextiles. 

L'année  religieuse  était  divisée  en  demi-lunaisons  de 
13  jours  ;  28  de  ces  demi-lunaisons  formaient  l'année,  moins 
environ  1  '/^  jours.  Mais  après  13  ans  on  ajoutait  une 
treizaine ,  et  par  ce  moyen  les  deux  années  commençaient 
ensemble.  A  la  lin  des  52  ans  la  nouvelle  treizaine 
compensait  les  jours  bissextiles  du  calendrier  civil. 

Peut-être  peut-on  considérer  comme  un  extrait  postérieur 
du  Teo-Amoxtli,  le  tableau  hiéroglyphique  des  migrations 
des  Aztèques  qui  porte  à  dix  le  nombre  des  tribus  émigrées. 
Parmi  elles ,  on  peut  mentionner  outre  les  Toultèques  ,  les 
Chichimèques ,  les  Nahualtèques  qui  étaient  limitrophes. 
Sur  le  Rio-Ghila  des  indices  récents  dénoncent  le  premier, 
ou  au  moins  l'un  des  premiers  sièges  des  Aztèques  ^  : 

Les  Zapotèques  ont  encore  des  représentants  le  long  de 
la  rivière  Eldorado.  Leurs  monuments,  préservés  jusqu'au- 
jourd'hui, portent  le  caractère  japonais^. 

Les  Toultèques,  dont  l'étabhssement  est  contemporain 
de   la  dispersion  des  Parsis  et  des  disputes  monothéliles 


'  MOKE ,  Hisl.  des  peuples  américuins  ,  p.  158.  —  CIV.   1'anchai:d,  La  bibl.  et  la 
science  moderne  ,  p.   120. 

-  Malte  Brun,  Géo(i.  univ.  ,  p.  99. 
'  E.  Caffin. 


—  766  — 

de  Byzance ,  conservèrent  le  pouvoir  pendant  près  de  cinq 
siècles. 

Pendant  le  X'"'^  siècle,  la  horde  de  Kitans  avait  con- 
stitué une  puissante  ligue  entre  les  tribus  noi'd-nord-est 
de  l'Asie  pour  s'opposer  aux  agressions  chinoises.  Au  XI^ 
siècle  l'une  de  ces  populations  liguées  se  détacha  pour 
prendre  un  essor  qui  lui  fut  propre;  c'étaient  des  Mongols 
dont  le  chef  Gassac  jeta  les  fondements  de  leur  future 
puissance ,  vers  1090.  Son  lils  Pissoukaï  lui  succéda  en  1120 , 
étendit  ses  conquêtes  et  ayant  traversé  l'Altaï  *,  il  avait 
poursuivi  à  outrance  les  populations  nomades ,  chasseresses 
et  pastorales,  qui  ne  s'étaient  point  soumises,  expéditions 
qui  furent  terminées  en  1133.  Ces  nations  proscrites  et 
poursuivies ,  appartenant  partie  aux  Mongols  mômes , 
maison  majorité  aux  tribus  finnoises,  vont  reparaître  sur 
le  sol  américain. 

Les  Ghippeways  racontent  qu'ils  sont  venus  de  l'ouest  ; 
qu'ils  ont  dû  traverser  une  mer  couverte  de  glaçons ,  étant 
poursuivis  par  des  peuples  barbares  2.  Les  Kolougis ,  aguer- 
ris et  belliqueux,  forgent  le  fer,  fondent  le  cuivre  et 
fabriquent  à  l'aiguille  une  sorte  de  tapisserie ,  nattent  avec 
goût  des  corbeilles  et  des  chapeaux  de  roseau  et  savent 
tailler  et  polir  la  pierre  ^.  Les  Mandanes  sont  doux  et 
courtois,  il  y  a  une  certaine  noblesse  dans  leur  ma- 
nière de  combattre  et  une  fidélité  qénéreuse  dans  leurs 
affections.  Ils  sont  presque  blancs  ,  ont  la  taille  médiocre 
et  les  formes  un  peu  massives.  C'est  le  caractère  que 
la  tradition  attribue   aux  nations  anciennes   de  l'Ohio  où 


'  L'Altai  fouinil  des   minerais;  la  forgeiie  du  Ter  existe  près  de  ces   iiioulagfues,  de 
temps  immémorial. 
-  Malte  Bhun  ,  Géog.  uniu.,  liv.  XCVl. 
'  Lapeyuouse  ,  cil.  V. 


—  767  — 

l'on  remarque  encore  leurs  oppida  ^  Les  Mandanes 
fabriquent  des  vases  en  terre  cuite  et  de  la  verroterie  pour 
les  ornements.  Leur  législateur  était  venu  de  l'ouest , 
il  était  blanc  et  portait  une  robe  faite  de  la  fourrure  de 
quatre  loups  blancs.  11  fumait  le  calumet  de  Paix.  Ces 
peuples  se  nommaient  eux-mêmes  «  la  nation  des  faisans.  )> 
Les  intrépides  Alénomènes ,  dit  le  major  Pike,  se  distinguent 
par  la  beauté  de  leurs  traits,  par  des  yeux  grands  et 
expressifs,  et  un  teint  plus  clair  que  celui  des  autres 
Chippewais  2. 

Ces  tribus  diverses  ,  liées  de  parenté  et  d'idiome  avec 
les  Finnois ,  ont  émigré  d'Asie  et  constitué  le  noyau 
d'Allegivis  blancs,  de  qui  sont  provenus  les  ]\Iandanes. 
D'autres  tribus  apparentées  aux  Mongols,  ocre  de  nuance, 
ont  également  émigré  en  môme  temps ,  et  le  nombre  de 
leurs  troupes  ayant  été  d'abord  plus  considérable  que  celui 
des  Finnois ,  ils  refoulèrent  devant  eux  les  tribus  indigènes 
de  l'est  américain ,  les  Caraïbes ,  ou  Gallegos ,  et  les  Tupas, 
auxquelles  ils  semblent  même  s'être  mêlés.  Dès  l'an  1100 
l'empire  des  Toultèques  est  agité  ;  bientôt  son  histoire  est 
obscurcie  par  suite  des  attaques  qu'il  éprouve  de  la  part 
des  nations  du  nord.  Enfin  les  nations  orientales  du 
continent  américain ,  culbutées  par  les  invasions  des 
Asiati(iues ,  se  ruent  sur  l'Ainvac ,  détruisent  tout  sur  leur 
passage  ,  gagnent  Condinamarca ,  refoulent  la  race  blanche 
de   l'Orenoque   vers    le    midi  ,   où    elle   va  constituer   un 


'  On  trouve  dans  l^mérique  du  nord  dos  lunndiis  entourés  de  fossés  et  de  jetées. 
Le  plus  considérable  est  placé  à  Grave-Creek  sur  rOhio.  La  roche  de  Taunton 
(Massachusset)  est  revêtue  d'une  inscription  dont  les  caractères  sont  identiques  à  ceux 
des  inscriptions  de  Fezzan  et  de  l'Atlas,  «  ï)'  Maynard,  /,'/;  dranip  dans  les  mers 
horàales  »  p.  160.  —  Note  due  à  l'obligeance  de  M.  H.  Sciu;eh.m.\ns. 

-  Voijmjes ,  t.  1,  p.  151,  —  Volney  ,  I.  IV,  p.  381  et  p.  -158,  liiiniiliis  de  l'an 
1300  de  notre  ère. 


—  768  — 

nouveau  foyer  de  civilisation  aux  bords  du  lac  Titicaca  , 
tandis  que  les  ïupas  s'étendent  dans  le  Brésil  et  les  Caraïbes 
leurs  voisins,  presque  leurs  alliés,  occupent  la  Guyane  et 
les  petites  Antilles.  L'étendue  du  territoire  parcouru  s'ex- 
plique lorsqu'on  réfléchit  que  toutes  ces  tribus  étaient 
composées  de  chasseurs  et  de  pasteurs ,  et  que  l'immigra- 
tion asiatique  réduisait  les  moyens  de  subsistance,  en 
doublant  d'un  coup  les  consommateurs.  Il  dut  en  être 
autrement  pour  les  tribus  agricoles.  L'Anwac  demeura 
désolé  jusqu'en  1170  époque  à  laquelle  la  tribu  Ghichimèque 
s'empara  de  l'autorité  qu'elle  conserva  huit  années.  Les 
Nahualtèques  lui  succédèrent  et  dominèrent  jusqu'en  1194. 
Ce  fut  alors  que  parut  la  puissante  tribu  des  Aztèques , 
issue  de  souche  identique  à  celle  des  Toultèques ,  aban- 
donnant le  pays  d'Astlan ,  qu'on  croit  avoir  avoisiné  le 
Rio-Gila.  Mexi,  leur  chef,  la  conduisit  dans  l'Anwac  et  s'em- 
para de  la  ville  de  Tenochtitlan ,  nommée  depuis  Mexico. 
Après  cette  longue  anarchie  et  les  désastres  éprouvés 
par  les  ravages  des  barbares  ,  le  culte  rehgieux  fut  com- 
plètement modifié  ;  des  victimes  humaines  furent  dès  lors 
immolées  sur  les  autels  du  grand  dieu  des  Aztèques 
Vistlipusth,  qui  pourrait  bien  être  une  épreuve  nouvelle 
du  Vishnou  de  l'Inde  ;  comme  Tescatilputza  en  serait  une 
autre  du  Tossitoku  des  Japonais  ;  Tlalocl  et  Tazli  d'une 
image   de  leur  Daikok  et  de  leur  Daibut. 

G.  DE  HoRNE,  auteur  de  :  Oricjo  Amerlcanorwm ,  lib.  IV  , 
outre  la  visite  probable  des  côtes  qu'il  attribue  aux  Car- 
thaginois, regarde  l'immigration  des  tribus  tartares  comme 
très  ancienne.  Il  trouve  même  l'élément  chinois  dans  la 
formation  de  l'empire  du  Pérou.  Facfour ,  roi  dans  la  Chine 
méridionale  ou  Maimjy ,  ayant  succombé  dans  la  guerre 
que  lui  faisait  Kublaï-kan ,  monta  sur  sa  flotte  et  se  réfugia 
en  Amérique  ,  selon  lui. 


—  769  — 

Ces  luttes  et  conquêtes  des  Tar tares  de  Kublaï  eurent 
lieu  entre  les  années  1270  et  1290.  La  boussole  était  alors 
en  usage  en  Chine  '  ;  la  navigation  y  était  donc  déjà  assez 
perfectionnée  pour  lui  faire  tenter  de  grandes  entreprises 
dans  un  moment  désespéré.'  Le  grand  Océan  fut  parcouru 
par  des  Européens  eux-mêmes  avant  le  XVP  siècle.  En 
1863  on  découvrit  dans  une  des  îles  de  cet  Océan  le  corps 
d'un  Européen  accompagné  d'une  inscription  indiquant 
son  nom  et  l'année  1421,  soit  plus  de  50  ans  avant  le 
voyage  de  Colomb.  Ce  corps  avait  été  préservé  par  le 
Guano  '. 

Les  Péruviens  reconnaissaient  qu'Atahualpa  était  leur 
^3me  inca.  Si  nous  prenons  pour  la  moyenne  des  règnes 
17  ans  comme  dans  certains  États  de  l'Asie  ,  nous 
trouvons  221  ans  qui  ôtés  de  l'année  1530 ,  occupation 
des  Espagnols  ,  nous  ramènent  à  l'an  1309  pour  l'époque  du 
règne  de  Manco-Capac,  époque  qui  concorde  avec  l'hypo- 
thèse de  Hornes,  alléguée  ci-dessus.  Cependant  Manco 
venait  de  l'est  et  non  du  couchant^. 

Aucune  des  immigrations  que  nous  avons  signalées  n'a 
été  assez  considérable  pour  effacer  complètement  le  carac- 
tère originel  des  nations  indigènes.  Mais  chacune  lui  a 
imprimé  certaines  modifications.  La  race  blanche,  venue 
dans  la  vallée  de  TOrénoque ,  en  Gaspésie,  à  Yucatan,  et 
sa  variété  linnoise  sur  l'Ohio,  a  depuis  longtemps  produit 
des  tribus  métisses ,  comme  il  en  a  été  des  indigènes  avec 
les  races  asiatiques  de  la  nuance  ocreuse. 

'  Cfr.  A.  DE  Hlmboldt  ,  Cosmos,  t.  Il,  p.  211 

-  L'inscription  portait  Chrislophoru  Delnno  1121  ,  cité  par  le  Courrier  du 
Havre  \863. 

^  Maynard  ,  Un  drame  dans  les  mers  boréales  ,  rapporte  d'après  des  journaux 
anglais  du  mois  d'avril  1857,  qu'il  existe  en  Chine  des  manuscrits  Tort  anciens, 
1000  ans  de  date  selon  eux  ,  oii  sont  relatés  divers  voyages  de  Chinois  sur  le  continent 
américain  (note  due  à  l'ohligeance  de  M.  H.  SciiUEnsivNs). 


—  770  — 

Il  est  à  remarquer  que  les  peuples  produits  par  ces 
accroissements  successifs  et  qui  se  sont  livrés  à  la  culture  des 
terres  ont  des  demeures  fixes ,  et  se  sont  maintenus  et 
développés  jusqu'aujourd'hui;  tandis  que  les  autres,  inca- 
pables de  se  livrer  à  d'autres  industries  qu'à  la  chasse  et 
à  la  pêche,  s'éteignent  peu  à  peu ,  et  que  l'on  calcule  déjà 
l'époque  où  dans  l'Amérique  du  nord  le  dernier  peau- 
rouge  chasseur  aura  rendu  la  vie. 

Les  partisans  de  l'opinion  absolue  des  variétés  originelles 
des  races  s'étayeront  de  ces  faits  comme  preuve  d'inca- 
pacité native  de  changer  leur  genre  de  vie  ;  mais  par 
contre  des  observations  nombreuses  tendent  à  établir  le 
contraire 

■  La  théorie  de  la  variété  originelle  des  races  humaines 
fut  exposée  en  premier  lieu  par  le  philosophe  Epicure. 
«  Les  embryons  de  toutes  les  espèces,  dit-il,  étaient  déposés 
»  dans  la  terre.  Ces  foetus,  renfermés  dans  une  enveloppe 
»  membraneuse,  dormirent  jusqu'à  ce  qu'une  pluie  survint  ; 
»  alors  le  soleil  ayant  échauffé  la  croûte  terrestre  humide, 
»  les  embryons  rompirent  leur  enveloppe  et  la  terre  fut 
»  peuplée  ^  »  Sans  l'indiquer,  Niebuhr  2  développe  cette 
théorie.  Il  faut  observer,  dit-il,  que  les  nations  qui  ont  le 
même  caractère  distinctif  et  la  même  langue  sont  très 
souvent  placés  sur  des  côtes  opposées ,  sans  que  rien  auto- 
rise de  supposer  que  l'une  de  ces  côtes  soit  la  patrie  primitive 
des  liabitants  de  l'autre.  Gela  est  analogue  à  la  géographie 
des  espèces  animales  et  végétales,  dont  les  vastes  zones 
sont  partagées  par  des  montagnes  et  renferment  des 
mers  limitées  dans  leurs  circuits.  PJen  n'oblige  de  penser 
que  la  création  n'a  eu  lieu  qu'une   seule   fois ,   elle   peut 


'  Salgues  ,  I,  p.  10. 

-  Histoire  romaine  ,  1,  p.  l>>  et  p.  160. 


—  771  — 

avoir  été  renouvelée  pour  les  diverses  races  d'hommes  à 
des  époques  plus  ou  moins  éloignées.  Dieu  ne  vieillit  point, 
il  ne  se  fatigue  point  de  créer,  de  conserver ,  de  changer , 
d'élever.  Cette  théorie  n'est  point  hostile  au  récit  de  la 
Genèse  comme  on  pourrait  se  l'imaginer  à  première  vue  , 
car  cette  dernière  présente  en  réalité  la  création  de  Thomme 
collectif  '.  Mais  en  divisant  la  personnification  de  ce  récit 
antique,  on  sape  le  principe  de  l'égalité  humaine,  comme 
le  signale  le  commentaire  hébreu  '. 

Niebuhr  pourtant  ne  décide  pas  absolument  contre  la 
théorie  d'unité  :  «  Ceux  qui  font  remonter  l'humanité  à 
un  seul  couple  doivent  recourir  au  miracle ,  dit-il ,  pour 
expliquer  l'existence  des  diverses  races  d'hommes  et, 
quant  aux  langues,  s'appuyer  sur  la  confusion  de  Babel  \ 
L'admission  de  pareils  prodiges  ne  blesse  pas  la  raison, 
continu e-t-il ,  les  débris  d'un  monde  primitif  montrent 
qu'avant  l'ordre  des  choses  actuel  il  en  existait  un  autre , 
et  l'on  peut  admettre  que  celui-ci  marche  depuis  son  com- 
mencement et  que  cependant  il  a  subi  un  jour  des 
changements  essentiels.  »  Il  conclut  en  disant  que  la 
raison  veut  que  nous  reconnaissions  que  toute  origine  est 
au-delà  de  notre  conception,  qui  ne  peut  saisir  que  des 
développements  et  une  marche  progressive  et  que  l'auteur 
de  recherches  historiques  doit  se  restreindre  à  remonter 
de  degré  en  degré  dans  le  temps.  C'est  ce  que  nous 
avons  fait  dans  cette  rapide  esquisse. 

1  Gen.  I,  17;  11,  1. 

-  «  Adam  est  seul  de  la  première  création  atiii  ([ue  personne  ne  puisse  dire  :  <-  Je  suis 
de  plus  noble  race  que  toi.  »  (Michna)  —  ("fr.  A.  dk  Humdoldt,  Cosmos  ,  t.  1,  p.  296. 

*  Cfr.BLUMENiîACH,  De  variekite  nciliva  (jencris  hnmani.  —  Zimmermanîs  (Vollmer  ?) 
L'homme ,  passim. 


TABLE  DES  ^lATÏÈRES. 


l'AC.E. 

SiL;it>s  ligulin-  (('iiuque  fomaiiiej,  par  M.  H.  Schuermans ■"> 

Promenade  à  l'église  roinaiie  d"Alden-Eyck  (Liinbourg),  par  M..I.Gielen.  '294 
Fictions  du  marquisat  de  l'empire  romain,  par  M.  P. -G.  VANnEn  Klst.  .  . .  30'2 
On  an  inscribed   Cromleac  neai'   llathkenny  ,  County  Meath,  Ireland,  by 

E.-A.  CONWELL,  Esq.  M.  R.  I.  A :HU 

Ambivariten  en  Toxanders.  Etymolische  studie,  door  M.  L.  Torfs ^^21 

Quelques  renseignements  concernant  la  famille  de  Pierre-Paul  Rubens  et 

le  décès  de  David  Teniers,  par  M.  Louis  Galesloot 340 

Le   monument   funéraire  romain  du  musée  des  beaux-arts  d'Anvers,  par 

M.  A.  Wagener o6i 

Tanchelijn,  door  M.  II. -Q.  Janssen  ,  predikant  te  St-Anna  ter  ^liiiden. .  .  ^^4 
Documents  relatifs  à   la  formation  et  à   la  publication  de  l'ordonnance  de 

Marie-Thérèse,  du  20  Mars-i3  Novembre  1773,  qui  alVrancbit  les  peintres. 

les  sculpteurs  et  les  architectes,  aux  Pays-Bas,  de  l'obligation  do  se  fairi> 

inscrire  dans  les  corps  de  métiers.  Communication  de  M.  L.  Gai.esi.oot.     451 

Die  Bedeutung  des  Namen  Antverpo,  durch  Doctor  Gari,  Hoi./er 559 

Quelques  légendes  romantiques  d'entre  Meuse  et  Ilbin.  par  M.    P. -G.  Van 

nER  Elst •5*><> 

Les  campagnes  de  Charles-le-Téméraire  contre  les  Liégeois  (^1465-1468)  . 

par  M.  P.  Henrard 5Hi 

Cosmos  en  Zodiac  der  Scandinaviëi-s.  met  aanteekeningen  volgens  oenen 

christelijken  kalender  der  XIV«  eeuw,  door  M.  D.  Btiddijsgh' <>7!i 

Esquisse  d'ethnologie   occidentale,  )jar  M.    P.-G.  Vaniier  Ei.sr 72S 


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